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Original subtitles

Aujourd'hui, nous sommes plus proches que jamais...

Aujourd'hui, nous sommes plus proches que jamais

de la victoire.

Certains...

Certains parlent déjà de la...

de la plus grande...

Certains parlent déjà

de la plus grande victoire

dans l'histoire

de l'humanité.

Certains parlent déjà de la plus grande...

Nous sommes aujourd'hui

plus proches que jamais de la victoire.

Certains parlent déjà de la plus grande victoire

dans l'histoire des campagnes militaires.

Aujourd'hui, je vous annonce

que le groupe armé connu sous le nom

des Forces de l'Ouest du Texas et de la Californie

a subi un cuisant revers,

une lourde et écrasante défaite

aux mains des soldates et des soldats

de l'armée des États-Unis qui combattent sur le front.

Les citoyens du Texas et de la Californie

seront toujours les bienvenus à réintégrer ces États-Unis,

dès que leur gouvernement illégal et sécessionniste

aura été renversé.

Je confirme également que l'Alliance de la Floride

a échoué dans sa tentative

de forcer le peuple courageux des deux Carolines

à se joindre à l'insurrection.

Citoyens des États-Unis d'Amérique,

ALLOCUTION DE LA MAISON BLANCHE

nous sommes aujourd'hui plus proches que jamais

de la victoire,

alors que nous éliminons les dernières poches de résistance.

Que Dieu vous bénisse tous

et que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.

GUERRE CIVILE

- J'attends depuis deux heures. - Dégagez !

J'ai un bébé.

- On veut de l'eau ! - Ouais !

Lee.

- Calmez-vous ! - Poussez-vous !

Allez, cassez-vous !

Vous ne pouvez pas faire ça.

Ça suffit !

Calmez-vous tout de suite !

Dégagez !

Viens, mets-toi là.

Ça va ?

Oh, merde.

- Quoi ? - Vous...

Vous êtes Lee Smith.

C'est incroyable.

- Prends ça. - Oh, non, je ne peux pas...

Tais-toi et prends-le, OK ?

Merci beaucoup.

- Courez ! - Oh, merde !

Courez !

On s'est réveillés dans une chambre double à Des Moines,

en Iowa et c'est lui qui portait mon anneau de mariage.

- Ouais. - C'est pour toi !

Je l'ai fait pour toi !

- Un autre verre. - Salut. Comment ça va ?

Fait chier, le wifi tourne au ralenti.

Selon ce qu'on m'a dit, ce sera le 4 juillet.

Selon ce qu'on t'a dit...

Comme si tout le monde ici

n'avait pas déjà entendu ces conneries.

Le 4 juillet, Sammy.

Les perspectives sont encourageantes.

Les Forces de l'Ouest sont postées à 200 km de Washington.

L'Alliance de la Floride n'est pas loin au sud.

Les Forces de l'Ouest ne sont pas postées.

Elles sont à l'arrêt. Il y a des problèmes d'intendance.

Mais c'est la course à Berlin,

il n'y a aucune coordination entre les Sécessionnistes.

Vous verrez.

Dès que Washington sera renversé, ils s'entretueront.

C'est pas vrai.

C'est arrivé tous les soirs cette semaine. Ils vont brancher le générateur.

J'avais presque terminé le téléchargement.

Alors, dites-moi, qu'est-ce que vous comptez faire demain ?

Vous restez à New York ou vous vous aventurez sur la route ?

Va te faire voir.

Je t'en prie, Joe.

Pour que tu puisses arriver avant nous ?

J'aurais aucune chance, même si je voulais.

Nous allons à Washington D.C., Sammy.

On part demain matin à l'aube.

Vous allez sur la ligne de front, j'imagine.

Non. Non, pas sur la ligne de front.

D.C.

Quoi ?

Je vais photographier le président.

Et Joe va l'interviewer.

Photographier et interviewer le président.

À D.C. ?

C'est ça l'idée.

Vous vous foutez de ma gueule, c'est pas vrai !

Vous êtes sérieux ?

Ils tirent à vue d'œil sur les journalistes dans la capitale.

Ils nous voient comme des combattants ennemis.

Ça fait 14 mois qu'il a pas accordé une seule entrevue.

Et comment vous allez faire ça ?

C'est simple, on va être là avant les autres.

Tu crois que les gens se ruent

pour se faire exécuter sur la pelouse sud ?

Sammy, le 4 juillet, le 10 juillet,

les Forces de l'Ouest, les foutus maoïstes de Portland.

C'est la même chose.

Washington D.C. va chuter

et le président sera tué d'ici un mois.

S'entretenir avec lui est la seule histoire qui compte.

Ça compte seulement si ton histoire est publiée.

Y a moyen que je t'enlève cette idée de merde de la tête ?

Comment sera la route d'après toi ?

Y a aucune route directe.

Les autoroutes sont bloquées de New York jusqu'à Philadelphie.

Il faut aller vers l'ouest, peut-être jusqu'à Pittsburgh,

et contourner par la Virginie-Occidentale.

On dirait que tu avais déjà prévu tout le trajet.

Pas vrai, Sammy ?

Ouais, OK.

J'avais l'intention d'aller là-bas moi aussi.

- J'en étais sûr. - Pas à D.C. !

J'en ai rien à foutre de votre pacte de suicide.

Je veux aller à Charlottesville, sur la ligne de front.

- Sammy. - Écoutez,

- même si nous sommes des rivaux... - On n'est pas des rivaux.

Tu crois que j'en ai quelque chose à foutre

que tu travailles pour ce qui reste du New York Times.

Vous croyez que je suis trop vieux.

Que je suis pas assez rapide.

On se trompe ?

Non.

C'est vrai.

Mais...

je dois vraiment vous expliquer pourquoi je dois aller là-bas ?

Si tu veux aller sur la ligne de front, y a la moitié de la presse qui sera là-bas

- dans les prochaines 24 heures. - Si je comprends bien,

je vais devoir faire de l'autostop pour m'y rendre ?

Je monte dans ma chambre.

Je vais finir le téléchargement et m'évanouir dans mon lit.

J'espère que ce sera terminé à mon réveil.

Pour ma part,

si Sammy vient avec nous, j'y vois aucun inconvénient.

- À vous de prendre la décision. - Merci, Lee.

Ouais, merci, Lee.

Je passe pour le méchant.

Madame ? Je dois vous avertir que si vous prenez l'ascenseur,

il y a parfois des pannes de courant, ce qui pourrait occasionner un retard.

Un retard ?

Vous pouvez toujours utiliser l'escalier.

Ma chambre est au 10e.

À vous de choisir, madame.

Madame Smith ?

C'est moi.

Vous vous souvenez de moi ? Plus tôt aujourd'hui ?

Ouais. Qui t'a dit que je séjournais ici ?

C'était pas mon intention de vous traquer.

Mais... je sais que la presse utilise cet hôtel

et...

je voulais vous dire merci et vous rendre votre veste.

Non. Garde-la, c'est bon.

- Mais je suis sûre... - Garde-la.

T'auras aussi besoin d'un gilet pare-balle

et d'un casque si tu prévois assister

- à d'autres événements du genre. - Ouais !

C'est ce que je veux faire. Je suis photographe

et je veux devenir photographe de guerre en fait.

D'ailleurs,

vous avez le même nom que mon héroïne.

Lee Miller.

C'était l'une des premières photojournalistes à Dachau.

- Vous la connaissez ? - Ouais,

- je sais qui est Lee Miller. - Évidemment.

Mais je voulais vous dire que vous êtes aussi mon héroïne

et... vous avez le même nom qu'elle.

Ouais, merci.

C'est ma célèbre homonyme.

- Comment tu t'appelles ? - Jessie, Jessie Cullen.

Alors, Jessie, je dois...

je dois monter jusqu'au 10e étage.

Mais si jamais je te revois,

il vaut mieux que tu portes ta veste et ton gilet pare-balle.

Promis.

On peut se parler ?

C'est quoi ce bordel ?

Qu'est-ce que cette fille fait là ?

Écoute, elle est venue à notre table hier soir

après que tu sois montée dans ta chambre, on a discuté et...

elle est très cool.

Et elle veut venir avec nous.

Alors, elle nous accompagne ?

Lee, tu laisses Sammy nous accompagner.

Tu crois qu'il pourra courir et se mettre à couvert

quand les balles siffleront au-dessus de sa tête ?

T'as remarqué que c'est une enfant ?

Elle a quoi ? 23 ans ? Et elle veut faire ce qu'on fait.

Elle veut faire ce que toi, tu fais.

Il faut bien commencer un jour.

Tu étais beaucoup plus âgée à tes débuts ?

Peu importe ce qu'il se passe,

elle devra descendre à Charlottesville.

OK, en route.

À 1 380 kilomètres de Washington D.C.

Tu ne veux pas rater ça.

Monsieur le président, regrettez-vous certaines actions

mises en œuvre au cours de ce 3e mandat consécutif ?

J'ai pas l'intention d'y aller mollo avec lui.

Monsieur le président, a posteriori,

croyez-vous qu'il était judicieux de démanteler le FBI ?

Passif-agressif.

Monsieur, vos politiques ont-elles évolué

en ce qui concerne le recours aux frappes aériennes massives

- envers vos concitoyens ? - Ouais, là on est d'accord.

Assure-toi de poser toutes tes questions

avant de te faire éliminer.

Y a une station-service là-bas.

C'est ouvert.

Il nous reste un demi-réservoir.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Si on a l'occasion de faire le plein,

- Il faut y aller. - OK.

Je peux vous aider ?

On veut juste faire le plein.

Vous avez un permis de carburant ?

Non, en fait, on est simplement de passage.

Je peux rien faire, désolé.

Et si on paie ?

J'avais pas l'intention de vous en faire un cadeau.

- Au prix fort. - On parle de combien ?

300. Pour un demi-réservoir et deux bidons ?

À ce prix-là, vous avez un sandwich.

On a au salami ou aux œufs.

300 canadiens.

OK.

Hé ! Tu te dégourdis les jambes ?

Non, j'ai vu quelque chose depuis la route.

On n'en a pas pour longtemps.

D'accord.

On a un accord ?

Ouais, c'est bon.

Allez, vas-y. Va voir.

Je lui ai dit,

ça me dérange pas si elle regarde.

- C'est qui eux ? - Des voleurs.

Je t'en prie. J'ai des enfants.

Je le connais ce gars-là.

J'allais à l'école avec lui.

Il me parlait pas beaucoup.

Il est plus bavard maintenant.

Depuis deux jours, on se demande

ce qu'on devrait faire avec eux.

On n'arrive pas à se décider.

Voilà ce qu'on va faire.

Tu peux mettre fin au suspense

et prendre la décision pour nous.

Je peux leur mettre des balles tout de suite.

Ou les tabasser encore un peu, ou...

les suspendre là-bas et...

et on les laissera partir dans deux-trois jours peut-être.

Tire à pile ou face si tu veux.

Tu pourrais pas aller là-bas ?

- Tu veux que j'aille là-bas ? - Ouais.

Je voudrais te prendre en photo.

OK.

- Je me place là-bas, c'est ça ? - Ouais.

Où est-ce que tu me veux exactement ?

Pourquoi pas entre les deux ?

OK.

J'ai pas pris de photo.

J'ai pas pris une seule photo.

J'ai complètement oublié que j'avais mon appareil sur moi.

Mais... Oh, mon Dieu ! Mais pourquoi ?

- J'aurais juste dû lui dire de ne pas les tuer ! - Ils les auraient tués quand même.

- Comment tu le sais ? - Écoute, il ne le sait pas,

mais ça n'a pas d'importance.

Une fois qu'on commence à se poser toutes ces questions,

on n'arrête pas, alors on évite de le faire,

on prend des photos pour que les autres se posent ces questions.

Tu veux être journaliste, c'est ça la job.

- Eh, Lee. - Quoi ?

Vas-y doucement.

Dis-moi qu'est-ce que j'ai dit de mal ?

T'as rien dit de mal, mais elle est bouleversée, la petite.

Lee ne sait pas ce que c'est que d'être bouleversé.

T'insinues que je manque d'empathie ?

C'est toi l'idiot qui l'a laissée venir.

Ce qui s'est passé là-bas

n'est rien en comparaison avec ce qui nous attend.

Tu dois comprendre que...

Bon, elle pleure, génial.

La banquette arrière est pour les enfants

et les personnes âgées.

Comment on en est arrivé là ?

Lee, tu veux pas la fermer ?

Lee a raison.

Je ne referai plus la même erreur.

Les conditions du soi-disant Sommet de la paix

ne pouvaient qu'être rejetées, totalement rejetées,

par tous les Américains sensés et raisonnables.

Je n'ai qu'une chose à dire aux sécessionnistes.

J'ai prêté allégeance

au drapeau des États-Unis d'Amérique.

Nous sommes prêts à remplir la promesse de nos aïeux.

Je salue notre drapeau, notre nation,

et Dieu.

Arrête-toi une minute.

Tu crois que c'est un bon endroit

- pour faire une pause pipi ? - Stationne-toi, s'il te plaît.

Viens avec moi.

Allez, viens.

Vas-y.

Tu veux que je prenne l'hélicoptère ?

Ouais.

Ça fera de bonnes images.

Un FE2.

On n'en voit plus beaucoup maintenant.

Ouais.

Ce sont les appareils de mon père en fait.

T'inquiètes, il est pas mort.

Il...

est sur sa ferme au Missouri.

Il fait comme si rien se passait dans le pays.

Lee...

Je m'excuse de m'être immiscée dans votre groupe, d'accord ?

Je suis sûre que ça ne te fait pas plaisir

et je suis sûre que tu crois que j'y connais rien, mais...

C'est pas ça qui me met en colère, Jessie.

J'en ai rien à faire de ce que tu sais

- ou de ce que tu fais. - OK !

Mais t'es bien en colère contre moi.

Y a aucune façon que tout ça ne soit pas une erreur.

On est tous dans le même bateau.

Joel, Sammy, toi et moi.

- C'est mon choix. - Ouais.

Et je m'en rappellerai si tu perds ton sang-froid,

si tu te fais exploser ou tuer.

Tu prendrais des photos si je me faisais tuer ?

Qu'est-ce que tu crois ?

À 818 kilomètres de Washington D.C.

Chaque fois que j'ai survécu à une zone de guerre,

et que j'avais la photo,

je croyais envoyer un message fort chez nous.

Ne faites pas cette erreur.

Pourtant, nous y voilà.

Alors, c'est existentiel.

Quoi donc ?

Ce qui te ronge.

T'inquiètes pas pour moi, Sammy.

Est-ce que j'ai le droit de dire que je me souviens de toi à son âge ?

- Et j'étais pas si différente. - Tu n'étais pas si différente.

Tu crois peut-être que t'es dure avec elle,

mais je crois plutôt que t'es dure envers toi-même.

- Ça va, l'écrivain. - Bon sang, Lee !

Ça suffit.

C'est la pure vérité.

Et pour ton information, oui, je m'inquiète pour cette fille.

Et je m'inquiète pour toi aussi.

Pourquoi tu t'inquiètes pour Lee ?

Elle ne croit plus au pouvoir du journalisme.

L'État-Nation s'est effondré.

Ça, j'avoue que je sais pas, Sammy.

Mais ce que je sais...

c'est que ces coups de feu,

ça m'excite beaucoup et ça me fait bander comme un cheval.

Regardez ces trucs qui illuminent le ciel.

C'est pas notre histoire.

Ouais.

Mais toi, tu comprends. Bang, bang !

Il est pas question qu'on aille là-bas pendant la nuit

Mais demain peut-être.

S'ils se tirent encore dessus, on ira jeter un coup d'œil.

Cool.

Merci.

Y aura de l'action demain.

On va là-bas ?

Oh, ouais.

Mais pas toi.

Non, toi...

toi, tu vas rester à couvert.

- Je veux pas rester à couvert. - T'as pas vraiment le choix.

Je vais pas rester à couvert.

Si tu voyais ta tête.

T'as la peur au ventre, pas vrai ?

T'arriveras pas à fermer l'œil de la nuit.

Si tu veux un conseil, n'espère pas dormir.

Comme ça, si tu dors, ça sera une belle surprise.

Toi, tu vas dormir ?

J'ai une vieille boîte d'Ativan.

J'en ai plein, je peux t'en donner si tu veux.

Oh, non. Ça va.

Ou je veille avec toi.

Je te tiens compagnie.

Non, c'est gentil.

Je voudrais pas être un fardeau

ou t'empêcher de dormir.

Ouais.

Mais sérieusement,

s'il y a un problème ou si tu paniques,

hésite pas à me réveiller.

C'est pas cool d'être seul quand on a peur.

Merci, Joe.

Y a pas de quoi.

Tous à terre ! J'ai dit :

"Allez sur le côté du bâtiment !"

Ça va, Mike ?

Sortez-moi d'ici, allez ! Merde !

Je vous ai dit d'aller sur le flanc droit du bâtiment !

Compris !

Aidez-moi, merde !

Tiens-toi prêt. Préparez les fumigènes.

Sortez- moi d'ici !

- Bordel ! - Grenades fumigènes !

Préparez-vous.

Trois, deux, un ! Allez-y !

- Merde ! - Mike est touché.

- Non ! - Merde !

- Est-ce que ça va ? - Ils vont m'avoir !

- Allez le chercher ! - Vas-y ! Maintenant !

Allez, bouge-toi !

Mike est touché ! Faut le tirer de là !

Ils ont eu Mike.

Reculez !

Laissez-nous passer !

Je m'occupe de toi. Tiens bon.

Merde, donne-moi la bande de gaze.

Merde !

Merde !

Oh, non.

Oh, mon Dieu !

Ça, c'est de l'action !

VIRGINIE-OCCIDENTALE

À 465 kilomètres de Washington D.C.

- La presse ? - Oui, madame.

Vos cartes d'identité.

OK, vous restez ici cette nuit ?

Ouais, une nuit.

Stationnez-vous là-bas.

Il y a une cantine où vous pouvez manger,

mais aucune tente n'est disponible.

Merci beaucoup.

Viens par ici.

T'es doué.

Huit, neuf, dix !

- Va jouer avec eux. - Je vais leur montrer.

- Ouais ! - Regarde ça. J'y vais !

10, 12, 13 !

Allez, allez !

C'est à toi, Sammy.

Je t'ai apporté quelque chose.

Oh, merci.

N'oublie pas de manger.

Ouais, je meurs de faim.

Je vais manger plus tard. Ça d'abord.

Tu développes tes négatifs sur la route.

Ouais, je me suis procuré une chouette trousse de voyage.

Tu m'impressionnes.

Tu veux savoir le secret pour que le révélateur soit à point ?

Température corporelle.

- Brillant. - Merci.

Alors, pourquoi tu me raconterais pas ton histoire,

comment tu es devenue photojournaliste ?

Tu la connais pas ?

Je croyais que j'étais ton héroïne.

Ouais, Je la connais.

Quand tu étais à l'université,

tu as pris la fameuse et légendaire photo des ANTIFAS

le jour du massacre.

Ensuite, tu es devenue

la plus jeune photographe de Magnum photos.

Ça ressemble à ma page Wikipédia.

Raconte-moi, qu'est-ce qu'il manque ?

Je sais pas.

Plein de trucs.

D'accord, les négatifs seront prêts dans dix minutes,

alors, tu peux m'en dire davantage ?

Tes parents sont où ?

Ils sont sur une...

- une ferme eux aussi. - Ah ?

Ouais, mais au Colorado.

Eux aussi, ils font comme si rien se passait.

Tu m'étonnes.

Ces négatifs sont secs.

Tu veux les voir ?

Ouais.

Il faut toujours un téléphone, même sans réseau.

Je veux pas que tu voies ça.

La plupart sont floues.

Le temps d'exposition est trop long.

Et plus loin ?

Pour en avoir une bonne, il faut en prendre au moins 30.

C'est une superbe photo, Jessie.

Tu seras où alors ?

C'est moi ou on a franchi un portail temporel ?

On se croirait dans une autre dimension.

Hé, salut. Bienvenue.

Vous pouvez jeter un coup d'œil.

Salut.

Par curiosité...

Vous êtes au courant qu'il y a...

une importante guerre civile

qui fait rage à travers tout le pays ?

Ouais, mais on essaie de rester à l'écart.

À l'écart ?

Avec tout ce qu'on voit aux nouvelles,

c'est beaucoup mieux comme ça. Vous pensez pas ?

Ouais.

Faites-moi signe si vous voulez essayer quelque chose.

Merci.

- Lee. - Hum ?

Quoi ?

T'es trop usée par la guerre pour l'essayer ?

Bon sang.

Je ne me suis pas regardée dans un miroir depuis...

Oh, mon Dieu ! Ça va, ferme-la.

Retourne-toi, je veux prendre ta photo.

Non.

Non, s'il te plaît.

Oui.

Alors, tu la prends cette photo ?

Tu m'as dit de prendre mon temps.

Ouais, mais y a un moment idéal et tu vas le laisser passer.

Je veux pas rater ton moment idéal.

Non, non, ça, c'était pas le moment.

OK.

Une autre.

- Lee ? - Oui ?

T'es jolie quand tu souris.

Voilà.

Vous en pensez quoi ?

Ouais, c'est joli.

J'ai pas le droit à une photo moi aussi ?

Oh, ouais.

Mais tu sais quoi ?

Je suis presque à court de films.

Tu es méchante.

Je m'en vais.

Je vais essayer ça.

Finalement, t'as acheté quelque chose ?

Elle, oui.

Elle paye son truc.

C'est étrange.

C'est comme si je retrouvais tout ce que j'avais oublié.

C'est amusant.

Je me disais que c'est comme si je retrouvais

tout ce dont je me souviens.

Regarde sur le toit en face.

Sois discrète.

Cet endroit n'est pas pour nous, Lee.

C'est trop monotone.

Je reste disposé à accepter la capitulation

complète, immédiate et sans condition

À 283 kilomètres de Washington D.C.

des Forces Sécessionnistes.

Afin de libérer le peuple des États soumis

et de commencer à reconstruire notre grande nation.

J'en ai assez de ces conneries.

Il pourrait aussi bien dire n'importe quoi.

Qu'est-ce que tu crois qu'il va dire

si j'arrive à mettre un micro devant lui ?

Il va bafouiller. Ceux qui se font arrêter...

Kadhafi, Mussolini, Ceausescu,

ce sont souvent des hommes médiocres dans le fond.

Au final, Joe, il va te décevoir.

Tout ce que j'espère,

c'est qu'il soit pas mort quand j'arriverai.

Oh, un instant.

PAYS DES MERVEILLES

À trois kilomètres, y avait un embranchement.

On devrait peut-être faire demi-tour

- et prendre une autre route. - Tu vois quelque chose ?

Non.

Rien ? Y a personne, aucun mouvement, rien ?

Non.

OK. Je vais avancer encore un peu.

Alors, on continue ?

Fait chier !

Tu vas où ?

Avec eux.

Commence pas à jouer les héros !

Tu fais profil bas, d'accord ?

Sans blague ?

J'irais pas plus loin si j'étais vous.

C'est un bon tireur.

Qu'est-ce qui se passe ?

Il y a quelqu'un dans cette maison.

Il est coincé.

On est coincés.

D'après vous, c'est qui ?

Aucune idée.

OK. Eh !

On est de la presse.

Cool.

Maintenant, je comprends

pourquoi c'est écrit sur votre véhicule.

Vous êtes des Forces de l'Ouest ?

Vous êtes sous les ordres de qui ?

On obéit aux ordres de personne.

Quelqu'un essaie de nous tuer.

On essaie de tuer ce quelqu'un.

Vous savez pas pour quel camp il se bat ?

Je vois.

Vous êtes attardé.

Vous comprenez rien à ce que je raconte, c'est ça ?

Qu'est-ce qu'il y a dans cette maison ?

Un gars qui nous tire dessus.

Les gars.

Vous pouvez la fermer ?

J'ai une bonne nouvelle.

Tu devrais peut-être t'allonger sur la banquette.

Merci, Sammy, mais... ça va.

Crois-en l'expérience d'un vieux routier.

Dès que tu peux, tu fais la sieste.

On ne sait jamais ce qui nous attend

quand on est sur la route.

Ouais, d'accord.

- Sammy ? - Quoi ?

Y a une voiture qui s'approche plutôt vite.

C'est qui selon toi ?

J'en sais rien, ils sont peut-être pressés, c'est tout.

Ouais. Ils sont pressés, ça, c'est sûr.

Ils sont presque sortis de la route dans le dernier virage.

OK.

On va pas faire la course avec eux dans ce tank,

alors, tu vas ralentir.

- Et puis laisse-les passer. - Compris.

Ne les regarde même pas.

Regarde droit devant.

Et ouais, encore des cons.

C'est quoi ce bordel ? Tony ?

- Mais qu'est-ce que tu fais là ? - Comment ça va ?

Tu m'as foutu la trouille, bordel !

Parfait ! C'est ce que je voulais !

Qu'est-ce que tu fais dans ce coin perdu ?

Aucune idée, Joe ! Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ?

Va te faire foutre !

Va te faire foutre !

Le monde est petit, non ?

Le monde est petit, mon œil. Ils nous suivaient, y a pas de doute.

Tu lui as dit où on allait avant de partir de New York ?

- Tu déconnes ? - Hé, Tony.

Est-ce que Joe t'a dit où on allait

- avant de partir de New York ? - Je sais pas, Lee.

Il était pas mal saoul et il tentait de charmer

la jeune fille qui est assise à l'arrière.

- Oh, merde. - T'es un crétin.

- J'étais complètement fini. - Lee !

J'en ai marre de Bohai.

Il est désagréable avec moi et il conduit comme un malade !

Tony, qu'est-ce que tu fous ?

Je m'invite dans votre voiture !

- Il est malade ! - Tony !

T'as perdu la tête ? T'es débile.

T'as juste à conduire tout droit, Lee !

Fais chier !

T'inquiète pas, je l'ai déjà fait !

Conduis tout droit ! Conduis tout droit, Lee !

Merde ! Donne-moi la main !

T'as complètement perdu la tête.

Tu es vraiment un malade !

C'est vraiment génial !

Je veux le faire aussi.

- Quoi ? - Hé ! Bohai, j'arrive !

Bordel ! Lee, continue tout droit !

Ma nouvelle passagère !

C'est beaucoup mieux, beaucoup mieux !

- Maintenant, range-toi ! - Bye-bye, Tony ! Bye-bye !

- Rendez-vous à Washington ! - Au revoir !

Il conduit vraiment comme un malade !

Où est-ce qu'ils sont ?

Je le sens pas du tout.

Il est passé où ton gars, Tony ?

Il fait juste déconner, c'est tout.

Je veux pas qu'il déconne.

Je veux que Jessie revienne avec nous.

Détends-toi, Lee. Il roule vite pour faire de l'effet.

- Tout va bien. - Va te faire foutre !

Comment tu peux savoir que tout va bien ?

Tu les vois ? Merde !

Merde !

Bordel !

Merde.

Il faut aller les aider.

- Maintenant. - Si on va là-bas,

- ils vont nous tuer. - Non.

Ce ne sont pas les forces gouvernementales.

Pas dans ce coin. On a nos cartes de presse.

- On est OK. - Je ne crois pas

que ces gens ont envie qu'on les voie faire ce qu'ils font.

Tu vois quoi, Lee ?

- Ils parlent. - C'est sûrement pour les effrayer.

Ils ont tué tout le monde dans ce foutu camion.

Ils ont peut-être tué tout le village, ils vont pas arrêter pour nous !

Mais on sait pas d'où viennent ces morts.

Est-ce que les morts sont en uniforme ?

Ce sont des civils.

Moi, j'y vais.

- Moi aussi, j'y vais avec toi. - J'y vais aussi.

Je vous assure, tous mes instincts me disent qu'ils vont nous tuer, OK ? Nous tuer !

Toi, tu restes. Tu restes ici,

t'es trop vieux pour courir, d'accord ?

Merde ! Merde !

C'est pas vrai !

- Qui va parler avec eux ? - Moi.

OK.

Wyatt, il en reste un dans le camion.

Salut, les gars.

Qu'est-ce qui se passe ?

Écoutez, je crois qu'il y a un petit malentendu.

- Ah, ouais ? - Oui, monsieur.

Les deux personnes qui sont là, ce sont mes collègues.

Quel genre de collègues ?

Des journalistes, monsieur.

En fait, on est de passage, c'est tout.

De passage vers où ?

- Charlottesville. - Charlottesville ?

Vous allez faire quoi à Charlottesville ?

De la randonnée.

La nature.

En fait, on va...

Non, on va couvrir l'université, le campus, ouais.

Ils ont lancé un nouveau programme,

ils vont rouvrir toute l'école. C'est une...

c'est vraiment une bonne nouvelle.

Et je...

je crois que c'est ce qu'il nous faut, non ?

Ouais.

Ce gars est votre collègue ?

- Ouais. - Ce gars-là ?

Oui, monsieur, c'est mon...

Ce gars-là ?

Monsieur...

Je veux juste...

Juste quoi ?

- Juste quoi ? - Vous savez quoi ?

- Quoi ? - Je vous en prie.

- Je vous en prie ? - Monsieur...

- Monsieur ? - S'il vous plaît.

Allez, parlez.

On est des journalistes américains.

- Ça, vous me l'avez déjà dit. - OK, nous...

On travaille pour Reuters.

Reuters, c'est pas très américain.

C'est une agence de presse pour laquelle nous travaillons.

Je sais ce qu'est Reuters.

OK, monsieur, je veux juste dire...

- Vous voulez dire quoi ? - On est des Américains.

D'accord ?

D'accord.

Vous êtes quel genre d'Américains ?

Vous êtes du centre ? Vous êtes du sud ?

Alors ?

De la Floride.

Floride ?

Centre ?

Et toi, la petite, tu viens d'où ?

Dis-lui, Jessie.

- Du Missouri. - Missouri ?

Ils appellent cet État le...

- le Show-me state. - Oui.

C'est comme ça qu'on l'appelle, non ?

Oui.

Pourquoi on l'appelle comme ça ?

Je sais pas.

Tu sais pas ?

C'est américain.

- C'est très américain. À 100 %. - Oui.

Et vous, madame, vous venez d'où ?

Du Colorado.

Du Colorado.

Colorado, Missouri...

C'est ça que j'aime entendre, vous voyez ?

C'est américain.

C'est qui là derrière vous ?

Hé ! Mon vieux !

Allez ! Parle-moi de toi. Tu viens d'où ?

Hein ? Tu viens d'où ?

Quoi ? Tu sais pas parler ? T'es muet ?

Non...

Tu sais pas parler notre langue ?

Oui, tu sais, ou, oui, tu sais pas ?

Bon, OK.

Quand tu vas ouvrir la bouche

et que tu vas me dire d'où tu viens,

fais en sorte que je comprenne ce que tu dis, OK ?

D'où tu viens ?

Je viens de Hong Kong.

- Oh, la Chine. - Oui.

La Chine.

- Non ! - Quoi ?

- Je vous en prie, arrêtez. - Quoi ?

- Non ! - Espèce d'enfoiré !

Pour qui tu te prends ? Je vais te percer la peau,

Latino de merde !

Montez dans la voiture !

Montez dans la putain de voiture !

- Allez, dépêche-toi ! - Vite !

- Il faut qu'on arrête. - Qu'est-ce que tu racontes, Sammy ?

- Je peux pas conduire. - On peut pas arrêter.

On a pas le choix, faut que tu conduises ?

Joe, il est blessé. Il perd du sang.

Non, non, non, non, non ! Merde !

Merde.

OK, sors de là. Descends.

Allez, viens. Tiens, bon.

Viens, Sammy.

OK. OK.

Allez.

Merde !

BASE MILITAIRE DES FORCES DE L'OUEST CHARLOTTESVILLE

On vient d'apprendre pour Sammy.

- Et les deux autres gars. - Tony.

Bohai. C'est leur nom.

Lee, vraiment, je suis désolée.

- Je sais que vous étiez proches. - Ouais. C'est vraiment débile.

Ouais, c'est vraiment débile.

C'est atroce et débile.

Alors, attends d'entendre ce que ces deux enfoirés ont à dire.

Joe, du calme, j'essaie de parler à Lee à propos de Sammy.

Ouais, je sais, j'ai entendu vos condoléances.

C'est très touchant.

Maintenant, dites-lui ce qui se passe.

On aimait Sammy, on l'aimait tous.

Merci, Anya.

Bordel ! Les Forces de l'Ouest

avancent vers Washington.

Ce matin, les Forces gouvernementales

ont pratiquement capitulé, elles sont vaincues.

Ouais. C'est... C'est exact.

Washington n'est protégé que par une poignée de soldats

et d'agents des services secrets.

Les Forces de l'Ouest vont donner l'assaut.

Ce qui veut dire qu'il est trop tard.

On a manqué notre coup.

Et la mort de Sammy n'aura servi à rien du tout.

Où est Joel ?

Il a besoin de digérer tout ça.

Ouais, moi aussi.

Je connaissais à peine Sammy, c'est pas comme vous, mais...

Ouais, tu l'as connu.

L'homme qui était avec toi, voilà qui il était.

Ça peut sembler un peu tordu,

mais il aurait pu mourir de tellement...

tellement d'autres façons.

Et ça aurait été bien pire.

Il ne voulait pas se retirer.

Au cours des derniers jours,

je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie.

Et je ne me suis jamais sentie aussi vivante.

Retirez-vous !

- Attendez ! - Il y a un tireur embusqué !

Un homme à terre !

Allez, bougez !

Avancez ! Avancez ! Plus vite ! Attendez !

Grouillez-vous !

Lee ?

Allons-y.

On a reçu de l'aide ! De l'aide !

Les renforts sont arrivés !

Avancez !

Nous avançons en position.

Je vous reçois cinq sur cinq. Ennemi à midi.

- Courez ! Courez ! - Vite ! Dépêchez-vous !

On les tient, on les tient, on les tient !

Go, go, go, go ! Cours ! Plus vite !

Rendez-vous à la position de blocage tout de suite !

Allez ! Vite !

Maintenant !

Attention ! Baissez-vous ! Baissez-vous !

- Feu ! - Attention !

Merde !

C'est pas vrai ! Penche-toi !

Allez ! Couvrez nos arrières !

Dépêchez-vous !

Maintenant !

On vient en renfort. Qu'est-ce qu'on fait ?

Il y a deux hommes là-bas et deux autres dans la tour.

D'accord, je peux tirer un obus et détruire la tour.

Ouais, allez-y, détruisez-la. Tout de suite.

Compris. Soldat ! Écoute-moi ! On va tirer une roquette !

- Compris. - Reculez !

Qu'est-ce que vous foutez, merde ? Écartez-vous !

Tour de mitrailleuse sur le côté nord de la 17e rue.

On fonce dans cette direction.

- Tirez ! - Allez !

- Allons-y ! On y va ! - Dépêchez-vous !

Allez ! Allez !

Allez, allez, allez, allez, allez !

Par ici !

Lee, on doit sortir d'ici, d'accord ? Je vais t'aider.

T'es prête ? On y va ! Maintenant !

Baissez-vous ! Baissez- vous ! Baissez-vous !

Vas-y, feu !

On fait sauter la barricade. Passez derrière.

- Reculez. - Compris.

Attention !

Avancez ! Avancez !

- Les gars, on y va ! - Allez, dépêchez-vous !

Allons-y !

- Allez-y ! - Jessie !

- Grouillez-vous ! - Reviens, tout de suite !

Sécurisez le périmètre !

Allez, droit devant !

Contre le mur ! Attention, ça va exploser !

Mettez-vous à l'abri ! Ils tirent des mortiers !

- Deux hommes ! - Allez-y !

- On peut y aller ! Maintenant ! - Allez, foncez !

Préparez-vous. À mon signal !

Oh, mon Dieu !

Bordel, je suis juste à côté.

Les gars ! Attention ! J'y vais !

Les Forces de l'Ouest ont atteint

le périmètre de la Maison-Blanche.

Le président est maintenant encerclé.

Nous avons accédé aux lieux par l'Avenue de la Pennsylvanie

où, comme vous pouvez... Merde !

Donne-moi une minute.

On va devoir recommencer.

T'as des bonnes prises ?

Le mémorial de Lincoln.

Et toi ?

Les Forces de L'Ouest qui descendent des hélicoptères

sur le toit du foutu Pentagone.

Mais ce qu'on veut, c'est la photo-choc !

Tu sais s'il est à l'intérieur ?

Ils ont obtenu des renseignements

des généraux qui se sont rendus hier.

Le président est dans ce foutu bâtiment !

Merde !

Qu'est-ce qu'ils vont faire de lui s'il l'attrape ?

Le tuer.

Pas de capture.

Ce sera à celui qui pourra lui mettre une balle en premier !

Eh, Lee !

C'est nous qui allons prendre la photo-choc !

Je vois la limousine. Y a deux VUS à l'extérieur.

Le président sort de la Maison-Blanche !

L'enfoiré, il prend la fuite !

Tirez sur le cortège présidentiel !

C'est la limousine du président !

Y a un autre véhicule !

Ici, la limousine présidentielle a été arrêtée

par les Forces de l'Ouest, alors qu'il tentait de s'échapper.

- Il est pas dans cette voiture. - La voie est libre.

- Il est pas là-dedans. - Quoi ?

Quoi ?

OK, on la suit.

- Quoi... - Allons-y, Jessie !

- De quoi tu parles ? - Allez, maintenant !

Suis-moi, suis-moi.

Les reporters ont quitté les lieux.

Ne tirez pas ! Ne tirez pas !

Avancez ! Allons-y !

Encerclez la voiture.

Y a personne dans ce bâtiment.

Vous restez en dehors de notre chemin !

Suivez-moi.

Ne tirez pas !

Je répète, ne tirez pas !

Je suis seule.

Je ne suis pas armée.

Je suis dans la salle de presse.

Je suis l'agent du service secret Joy Butler.

- Lâchez ça. - C'est pas une arme.

Je suis ici pour parler.

- On y va. - Suivez-moi.

Je suis ici pour négocier la reddition du président.

Il est ici.

Vous êtes des Forces de l'Ouest ?

Je vous laisse deviner.

Est-ce que le président peut être confié à votre garde

- en toute sécurité ? - Oui, madame.

Nous allons prendre grand soin de lui.

- Emmenez-le ici. - On ne l'emmène nulle part

avant d'avoir conclu un accord acceptable.

Vous devez accorder un laissez-passer au président.

Il doit pouvoir se rendre sur un territoire neutre.

Nous voulons le Groenland ou l'Alaska.

Non, aucune condition. Emmenez-le ici.

On doit avancer, sergent.

Madame, le président est...

Soldats ! Préparez-vous !

Avancez !

- Au mur ! Au mur ! - Allez ! Au mur !

Contact visuel !

Vas-y. Fonce.

Je suis à vide ! Un chargeur !

- Mets-toi à couvert. - Oui.

Mets-toi à couvert.

- Sur ta droite ! - Déposez les armes !

Les gars ! La grenade ! Sors la grenade !

J'y vais.

- Je suis à sec. - Recharge !

Un chargeur !

Tireur à gauche.

- Ouais ! Recharge ! - Lance-le !

C'est parti !

Go ! Allez-y ! Avancez !

Attends ! Attends !

Allez à gauche !

Chef ! La voie est libre sur la gauche !

Compris !

De l'autre côté.

- On va de l'autre côté. - Compris.

Allons-y ! Écoute, je vais de l'autre côté

pendant que tu couvres mes arrières.

- Sergent, tu vas à gauche ! - Suivez-moi.

Je vais à gauche. Restez derrière moi.

- Compris ! - Les gars, vous êtes prêts ?

- Préparez-vous, - On y va !

- On y va ! - Avancez !

On y va !

Allez-y !

Ça va ?

Restez au sol.

- Attention, fusée. - Allez !

Il faut avancer !

- Allez-y ! Allez-y ! - Continuez, avancez !

J'y vais !

Prêt !

Préparez-vous à passer à l'assaut final !

Attention ! Mettez-vous à l'abri !

Je n'ai plus de balles ! Un chargeur !

Tout le monde est prêt ?

Attendez !

Attendez !

J'ai besoin d'une déclaration.

Ne les laissez pas me tuer.

Ouais.

Ça fera l'affaire.

Sous-titrage : difuze

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