All language subtitles for YOUNG AND BEAUTIFUL

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Musique douce

---

Cigales

---

- Hein ?

Qu'y a-t-il ?

- Félix te cherche.

- Tu l'as vu ? - Oui, il est passé à la maison.

- Maman l'a vu ?

- Ben ouais.

- Qu'est-ce qu'elle a dit ? - Qu'il était super beau.

---

- Tu dis rien à maman. - Non. Pourquoi tu lui dis pas ?

- Ça la regarde pas. C'est ma vie.

- Si tu lui disais, elle dirait rien.

- Je veux pas qu'elle me questionne. "Il fait quoi ? Il vient d'où ?"

- T'es amoureuse ?

Allez, dis-moi. T'es amoureuse ?

- Tu le trouves comment?

- Je sais pas, je suis un garçon.

---

Rires

- Allez, on débarrasse. Les enfants, aussi.

- On va aller faire un gros dodo.

- On débarrasse un petit peu.

- On peut se baigner ? - Non. D'abord la digestion.

- Allez, maman. - Arrête. Tu iras après la sieste.

- On fait plus la sieste, on est plus des gamins.

- Je suis pas un gamin, mais je fais quand même la sieste.

- Arrête ! Lâche-moi !

Arrête ! Rire

- Allez.

Hop. - Maman.

- Au lit, mon grand. File. - Arrête.

Cigales

---

- Ton copain allemand est passé.

- Je sais.

-Il a l'air sympa. Félix ?

- Hum. - Tu devrais l'inviter

à dîner un soir. - Non.

Il est trop con.

---

- Oh. Oh. Oh. Oh. Oh. Pleurs de bébé

On tape sur un clavier.

---

Gémissements

---

Forte respiration

Musique douce

Cigales

- Tu le vois ? - Oui.

Il est là. - Où ça ?

- Là. Il joue aux raquettes.

Juste là. Tu le vois ?

Allez, on y va ?

- Tu crois ?

- Mais oui. Allez, viens.

- Le v'la. Le v'la.

Retourne-toi. Il va pas te voir. - Ta gueule.

- Salut Félix.

(Accent allemand) - Salut.

Ah. Petit rire

Hallo Isabelle.

- Hallo.

- Je te présente un copain,

Milan. - Salut.

- Bonjour.

- Tu vas bien ? - Oui. Bien et toi ?

- Écoute... Très bien.

La plage, le soleil. La fête, quoi.

Petit rire Du coup ce soir,

on va aller dans une boîte... Si ça te dit.

- D'accord. OK. - Cool. Très bien.

On se retrouve en ville ?

- Si tu veux, oui. - Ben super.

- A ce soir. - Génial. Ciao.

Petit rire

Cris d'enfants

---

- Hey ! - Wow.

- Hein ? - Parfait.

- Finis. Faut le tourner.

- Je finis rien. J'allume. - Directement ?

- Ça va comme ça ?

Je te plais ? - On dirait une pute.

- Tu trouves ? - Ben ouais.

Regarde-moi.

- Va doucement. - Hum.

C'est mieux comme ça.

- Allez, j'y vais.

Va voir les parents et je sors par derrière.

- Ouais. Tu me raconteras ?

- Promis.

Soupirs

Cigales Musique jazz

- T'es pas couché, toi ? - Non.

- Tu fais quoi? - Ben rien.

- Et ta soeur ? - Elle dort, je crois.

- Ah bon ? Elle devait pas voir son amoureux allemand ?

- Elle s'en fout. -Il parle français ?

- Ouais, il parle français. - Ah, bien ?

- Oui, pour un Allemand.

Rires

- Mets ton pyjama et va te coucher.

- Ouais. - Allez.

- Bonne nuit, mon amour.

En allemand - On est restés à la plage.

Avec Milan, que je t'ai présenté.

On a fait du bodysurf.

Tu en as déjà fait ? - Oui.

Petit rire

Musique POP

- Tu veux une glace ?

---

- Bonsoir monsieur. - Bonsoir.

Et voilà pour vous. 6 euros.

---

- Merci. - Bonne soirée.

- Merci.

---

Allons sur la plage.

Petit rire

Brouhaha au loin

- Tu veux ?

---

C'est bon ?

- Très bon.

---

Première fois ?

- Oui.

- N'aie pas peur.

Boucle de ceinture

Fermeture Éclair

Gémissement

---

Il gémit.

---

Elle gémit froidement.

---

---

Il jouit. Elle gémit.

Gémissements

---

- Merci pour ce soir.

- Bonne nuit, Isabelle.

- T'es pas déjà couchée ? - Tu vois bien.

- Tu viens d'où ? Ta mère le sait?

- Non. T'es pas obligé de lui dire.

(Qu'est-ce que

(tu fais là ?)

- Je t'attendais.

Alors ?

- C'est fait.

- T'as couché avec lui ? - Oui.

- C'était comment ?

- J'ai pas envie d'en parler.

- Tu m'avais promis.

Ça s'est mal passé ?

- Mais non. Allez, va te coucher.

Soupir

Victor ?

Tu racontes rien à maman ?

- Ouais.

Porte

Brouhaha

- Bonjour.

- Ah le beau Félix. Ça va ?

- Bonjour madame. - Bonjour.

Patrick, c'est Félix.

- Bonjour. - Salut.

- Véronique, Peter, Félix.

- Ah bonjour. - Félix.

- Salut. - Enchanté.

- Ça va,

Félix ? - Salut Victor.

En forme ? - Ouais, ouais.

- Je peux me mettre avec vous ? - Oui.

- On va se baigner ?

- Ouais, bonne idée.

- Patrick ? - J'arrive.

- Venez avec moi.

- Victor, tu viens ? - Pas tout de suite.

- Attention Victor. Rires

- Y a pas de méduses aujourd'hui?

Petit rire

Elle est pas froide ?

- Elle est bizarre,

ta soeur, hein ?

- Pourquoi ?

- Je sais pas.

J'ai jamais vu une fille comme elle. - Normal.

T'es allemand et elle est française.

Petit rire

- Victor, tu m'aides ?

- Ouais.

- On l'attend pas ?

- Elle voulait pas qu'il vienne. - Bon.

- Oh...

-17. Tu prends les cadeaux ? - Ouais.

- Ben vas-y alors.

- JOYEUX ANNIVERSAIRE

- On chante faux.

- JOYEUX ANNIVERSAIRE

JOYEUX ANNIVERSAIRE ISABELLE

JOYEUX ANNIVERSAIRE

- Allez souffle. Tu vas pas pleurer ?

Allez.

Chanson douce

Acclamations

"L'amour d'un garçon" (Françoise Hardy)

- Moi qui avais peur

- T'as fait des photos ?

- De tout et rien

J'ai bien changé

---

Tu as fait de moi

Je le vois bien

Tout autre chose

Je ne suis plus, c'est vrai

Celle que j'étais

La petite fille que tu as connue

Moi, je ne le suis plus

l'amour d'un garçon

Peut tout changer

Je sais cela

---

Car chaque caresse

Chaque baiser

Ont fait de moi

Rien que par toi déjà

Ce que je suis

Une femme qui t'aime plus que sa vie

C'est ce qu'a fait, tu vois

l'amour

De toi

- C'était Félix.

---

Brouhaha

Bip * -Sixième étage.

- Entrez.

Bonjour.

Léa.

- Bonjour.

- Je sais, j'ai menti pour mon âge.

Tout le monde

fait ça, non ?

Ça vous dérange ?

- Non.

- Vous ne ressemblez pas aux photos du site.

- Je sais.

- Vous voulez boire un verre ? - Non.

Si, je veux bien de l'eau.

- Asseyez-vous.

Vous êtes ravissante.

Mieux que les photos.

Étudiante ?

- Oui.

- Oui. C'est la crise, hein ?

Vous avez quel âge ?

-20 ans.

- Tu as de très beaux yeux.

Mélancoliques.

Tu fais très jeune, tu sais ?

- Oui. On me le dit souvent.

- On peut se revoir ?

- Vous avez mon numéro. - Tu peux les soirs ?

- Non, qu'en fin d'après-midi et pas le week-end.

- Dommage.

- Au revoir.

- Au revoir.

Métro

---

Brouhaha

---

Métro

---

Qu'est-ce que t'as écrit, là ? - Audace.

- J'ai préparé à manger. T'as juste à faire réchauffer.

- OK.

- A demain. Victor, tu continues de réviser ta grammaire.

- Ouais. - Salut Mouna.

- A demain.

- Salut.

- Je suis crevée.

Musique pop On tape sur un clavier.

---

Porte

- Tu pourrais frapper.

- Que fais-tu ? - Fous-moi la paix.

- Tu regardes des trucs de cul ?

Soupir

Dégage-

Petit rire - Moi, je vais manger.

Porte

Elle tape.

* Gémissements

*---

- On n'est pas sérieux, quand on a 17 ans.

Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,

Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !

On va sous les tilleuls verts de la promenade.

- Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

L'air est parfois si doux qu'on ferme la paupière ;

Le vent chargé de bruits -la ville n'est pas loin -

A des parfums de vigne et des parfums de bière...

- Nuit de juin ! 17 ans ! On se laisse griser.

La sève est du champagne qui vous monte à la tête...

On divague ; on se sent aux lèvres un baiser

Qui palpite là, comme une petite bête...

- Le coeur fou robinsonne à travers les romans.

Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,

Passe une demoiselle aux petits airs charmants.

- Et comme elle vous trouve immensément naïf,

Tout en faisant trotter ses petites bottines,

Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...

Sur vos lèvres alors meurent les cavatines.

- Vous êtes amoureux. Vos sonnets la font rire.

Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.

Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire...

- Ce soir-là... vous rentrez aux cafés éclatants,

Vous demandez des bocks ou de la limonade...

On n'est pas sérieux, quand on a 17 ans

Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

Musique douce

- On note que Rimbaud traite de "l'enivrance" de la nature.

Et des excès qui mènent à l'amour justement,

quand on est jeune, car l'amour passe par l'excès.

- A 17 ans, on peut tomber amoureux en vacances et vivre une histoire

et quand on va retourner au lycée,

on racontera qu'on est tombé amoureux

et que l'été était beau.

- C'est cette amoureuse qui montre

qu'il est un homme : passage à l'âge adulte.

Donc c'est l'ivresse de l'été et l'insouciance, la liberté,

le bonheur, la joie.

- Dans la 3e strophe, "Robinsonne" c'est un néologisme ?

C'est par rapport à Robinson Crusoé.

On part à l'aventure 2 mois et on est un peu seul.

-Il commence

comme il finit.

Et la vie, c'est souvent représenté par un cercle continu

et infini et qui se répète quoi qu'il arrive.

- C'est pas uniquement un poème sur la rencontre, c'est...

C'est comme un... diagnostic.

Sur... Sur les rêves d'amour, de jeunesse.

Isabelle ?

Tu viens à la cantine ? - J'arrive.

- Ton mec ? - Comment tu sais ?

- Ça se voit. T'es à fond.

Il est pas au lycée ? - Non, t'es folle.

-Il a quel âge ? -32.

- Y en a marre des petits cons.

Il fait quoi ?

-Il bosse dans un cabinet d'avocats.

- Ah c'est cool.

- Tu vois le vieux qui nous avait abordées ?

- Heu... Oui.

- Une copine a vécu la même chose. Sauf qu'elle y est allée.

- Ah bon ?

- Tout ça pour se payer un sac Prada.

- Pourquoi elle fait toujours la gueule ?

- Dommage qu'on ait pas gardé son numéro.

- T'es sérieuse ? - Mais non.

Je déconne. En plus, je hais les sacs Prada.

Petit rire

- J'y vais.

- Tu rentres à quelle heure ?

- Tard. Je prépare un exposé chez Claire.

- C'est toi qui as mon chemisier en soie ?

- Non. - T'es sûre ?

- Oui. Fais pas chier.

- Oh.

- Un autre ton !

Bonne journée.

- Salut.

- Comme elle te parle...

- C'est bon.

Métro

---

- Pardon.

Soupir

Musique jazz

---

- Bonjour.

- Bonjour.

- Asseyez-vous.

---

Vous vous appelez comment?

- Léa.

- Très bon choix.

Vous avez quel âge ?

-20 ans.

- Et vous êtes étudiante ?

- En 2e année de Lettres.

- Où ça ? - La Sorbonne.

---

'Ça Va pas ?

- Si. Si. Ça va.

- Caresse-toi la chatte.

Gémissements

Ceinture

Elle gémit.

---

Sois naturelle.

Regarde pas ma queue.

Retourne-toi. Montre-moi ton cul.

Gémissements

---

A quatre pattes.

---

Il jouit.

---

Tiens.

- Je peux prendre une douche ? - Non.

Douche

---

Qu'y a-t-il ?

- Mon argent.

- J'arrive.

Chasse d'eau

---

- C'est 300.

- Tu les vaux pas.

- On avait dit 300.

- Dégage ou je préviens tes parents que tu fais la pute.

Métro

SMS entrant

Métro

---

- Je veux d'abord l'argent.

- OK. Mais pour 500, tu suces sans capote ?

- Je sais pas.

- T'inquiète pas, je suis marié.

Gémissements

---

*Musique classique (opéra)

*.--

Tu fais ça à plein temps ?

- Non, juste des fois comme ça.

- Tu connais l'expression ? - Non.

-"Pute d'un jour, pute toujours." Petit rire

*.--

Ah... Bon, je te dépose où ?

- Au métro, ça ira.

- OK.

*.--

Musique classique douce

---

Porte

- Bon.

Porte

---

Tu savais qu’Isabelle était là ?

- Non. Je l'ai pas entendue. - Elle prend encore une douche.

- C'est un truc de filles.

---

Porte

Tu travailles ? - Oui. J'ai une dissert' à rendre.

- T'as dimanche pour bosser. - Je rangerai.

- OK.

T'as pas oublié le théâtre ce soir ? - Emmenez Victor.

-Il dort chez un copain. On aimerait que tu viennes.

- Ça me fait chier.

- Faut que tu t'aères la tête.

Moi à ton âge...

- Je sais. T'allais à des boums, tu t'éclatais, etc.

- On part à 20h et après on dîne au resto avec Peter et Véro.

Eau qui coule.

---

ça Va?

- Tu es là. - Vous attendez depuis longtemps ?

- Salut. - Faut qu'on y aille. Vous êtes où ?

- Heu... Nous, on est... Balcon.

- On est juste là.

On se voit à l'entracte. - Ouais.

Sonnerie

---

- Où est-ce qu'ils sont?

Ouh ! Ouh!

Brouhaha

---

Musique douce

---

- Allez, viens.

Sonnerie

---

- Mesdames, messieurs, veuillez regagner vos places. Merci.

- T'as vu ta mère ? - Non.

- Ça va commencer, là.

- Pardon. Excusez-moi.

Pardon.

Y avait une de ces queues. SMS

Hum, hum.

Musique douce

---

* -Sixième étage.

---

Doux gémissements

- Tu aimes le théâtre ?

- Pas vraiment.

- T'étais avec tes parents ?

- Oui. Enfin, c'était mon beau-père.

- Ta mère aussi est une très belle femme.

Elle ne se doute de rien ? - Non.

- Vaut mieux pas.

Tu m'as menti pour ton âge, non ?

Hum ?

T'es majeure au moins ?

- Évidemment.

J'ai eu 18 ans cet été.

(Merci)

- T'en vois beaucoup d'autres ?

"A quoi ça sert" (Françoise Hardy)

- Comme foi j'ai un coeur

Oui ne peut rien promettre

A qui l'amour fait peur

Mais qui t'aime peut-être

Gémissements

A quoi ça sert

De le cacher ?

A quoi ça sert

D'y échapper ?

Je n'ai rien à t'offrir

Que ce que mes yeux voient

Tu ne veux pas souffrir

Mais qui ne souffre pas

A quoi ça sert

De l'éviter

A quoi ça sert

De t'en aller

---

A rester dans ta tour d'ivoire

En broyant du rose ou du noir

Tout seul

Comme on n'est

Pas très malheureux

On n'oublie qu'on est pas heureux

Tout seul

Tout seul

---

- Y a quelqu'un ?

Eau qui coule.

---

- Maman m'a dit pour ta copine.

- N'importe quoi.

- Tu peux le dire à ta soeur.

- T'as écrit à ton Allemand ?

- Non.

- Tu veux pas le revoir ? - Pour quoi faire ?

Il habite pas là. Et Félix, c'était rien.

Tu l'aimais bien ?

- Ouais, il était sympa.

Sympa. ça suffit pas.

Tu me dis le nom de ton amoureuse ?

Ou de ton amoureux.

- Non, je suis comme toi, je suis pas amoureux.

Qu'est-ce que t'en sais ?

Tu te branles ?

- C'est bon, arrête. T'es vraiment une obsédée du cul.

- Ça te choque ? - Ta gueule.

- Tu mates des trucs sur Internet? - Je regarde la télé.

* Télévision

SMS entrant

- Attends.

- Vous voulez pas ?

Vous êtes marié ?

- Oui...

- La femme au théâtre ?

- Non. Rire

C'était ma fille.

- Ah.

- J'ai jamais été un bon père.

Je me suis peu occupé d'elle.

Elle m'en a voulu longtemps et puis après...

Ça va mieux. On s'est rapprochés.

On va au théâtre, au cinéma ensemble et ça nous fait plaisir.

- Et un bon mari?

- J'essaie.

Et toi ?

- Quoi ?

- Ton père.

- Y a rien à dire. C'est mon père.

- Hum...

Tu peux te déshabiller.

Ceinture

Gémissements

---

Il respire fort.

---

Il hoquète.

Elle gémit.

Georges ?

Georges !

Oh putain...

Georges.

Elle respire fort.

---

Elle souffle.

---

Georges !

Merde. Putain.

Forte respiration

---

Bruit de chute.

Musique intrigante

Ah...

Aïe.

Elle souffle.

Putain de merde.

Elle pleure. Eau qui coule

---

Musique triste

---

- Comment tu t'es fait ça ?

- Je te dis, je suis tombée après ma douche.

- Mais ça, avec cette manie de prendre plein de douches.

Je te mets un pansement. Tu vas avoir une croûte.

- Elle va durer longtemps ? - Le temps de cicatriser.

Voilà. Un beau pansement.

Ça me rappelle quand tu rentrais de l'école en sang.

Comme un garçon manqué.

- Bonjour. Excusez-moi. - Bonjour.

- Mme Bontale.

- Un rendez-vous ? - Non. Police judiciaire.

- Ma fille, Isabelle ?

- Isabelle ou... Léa.

- Léa ? C'est le prénom de ma mère. Je comprends pas.

- C'est bien votre fille ?

Non ?

- Oui, je crois. Oui.

- Georges Ferrière fréquente votre fille.

- Votre fille

mène une double vie.

Elle se prostitue.

- Elle a 17 ans. Vous vous trompez. - C'est bien elle.

- Votre fille

est mineure. Elle est considérée comme victime de cet homme.

Par contre, une enquête est ouverte

pour savoir si ses actes de prostitution sont de sa volonté

ou liés à un réseau.

Avec Internet, les enfants ont accès à des sites de rencontres,

ça les inspire. Faut le contrôle parental.

Vous contrôlez ses messages sur son téléphone ?

- Ben non.

- Mme Bontale, ça, vous étiez au courant?

- Tu savais ?

- Non.

Cloches

---

- Tu viens à la fête de Benoît? - Je sais pas.

-Il a l'appartement tout le week-end. Ça sera bien.

- Bof. Je sais pas.

- Etienne sera là. C'est l'occasion qu'il se passe un truc, non ?

- Ouais.

- Viens avec ton mec. - Non, c'est fini.

- Oh merde. T'es triste ?

- Non, c'est mieux ainsi. Trop d'écart d'âge.

- Et Etienne, il vient pas ?

- Tu pars déjà ? - Oui. Ta mère est rentrée.

- Qu'y a-t-il ? - Ça me regarde pas.

Qu'est-ce qu'elle a ? - Je sais pas.

A demain.

- T'es déjà rentrée ?

- File, faut que je parle à ta soeur.

Tu viens ici, s'il te plaît.

Je sais tout.

Pour Léa.

Tu restes ici.

La police est venue. Pourquoi tu m'as rien dit?

- Dit quoi ?

- Dit quoi ? Ce que tu fais.

La pute !

C'est ça, la pute ? Ça te fait rire ?

Et la mort de cet homme, tu réalises ?

Tu réalises ?

T'es dégueulasse !

- Aïe. - Tu réalises ?

Ce que tu me fais, tu réalises ?

Elle pleure.

Tu réalises ? - Aïe.

Tu réfléchis pas.

Qu'est-ce qui t'a pris ?

Pourquoi tu fais ça ?

Le chagrin que tu me fais, tu réalises ?

---

Elle reprend sa respiration.

---

Isabelle...

S'il te plaît.

Isabelle.

---

Pardon.

Excuse-moi.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Elles pleurent.

---

Mon bébé.

---

Mon amour, mais pourquoi?

---

Mais pourquoi?

---

T'as mis des préservatifs au moins ?

- Oui.

- Tu me jures que c'est fini ?

- Mais oui.

- Prends les pommes de terre, Victor.

A table.

- J'ai une bonne nouvelle.

- Quoi ?

- Pour les vacances.

- Ça marche ?

- Le chalet est libre en février.

- On va au ski ?

- Oui. Tu passeras ton flocon. - Ouais.

Je suis meilleur que toi. - C'est ce qu'on verra.

Rire

- Tu viens

avec nous, Isabelle ?

- Ben oui. Pourquoi?

- Qu’ai-je pu faire de mal ?

- Arrête de culpabiliser.

- Mais pourquoi?

- Car ça sert à rien.

- Comment j'ai pu ne rien voir ?

- Faut dire, elle est si belle ta fille...

- Que veux-tu due '?

- C'est normal qu'elle ait eu des propositions.

- Tu déconnes ? - Quoi ?

- C'est normal qu'elle fasse la pute ?

- C'est pas ce que j'ai dit.

- Dis pas de conneries.

- Que t'a-t-elle dit exactement ?

- Rien. Elle explique rien.

La police dit qu'il faut lui laisser le temps de comprendre.

- Hum.

Avec la mort de cet homme, elle a arrêté.

- Et s'il était pas mort?

- Hum.

Elle aurait continué, tu réalises ?

- Elle a besoin d'autorité. Envoie-la chez son père.

- On a déjà assez de problèmes comme ça.

- Elle va faire sa déposition chez les flics demain.

Envoie-la chez un psy et vous déciderez ensuite.

Faut pas sur-dramatiser.

- Et je sur-dramatise ? Tu réalises ce qu'elle a fait ?

- Évidemment. Faut marquer le coup. La surveiller et la punir.

- Je l'ai privée d'ordinateur et de sorties.

- Et ton fils, il a compris ? - Ben j'imagine.

Il a vu la police et a entendu ma conversation avec Mouna.

Je lui parlerai demain.

- Très bien.

- Tu crois que j'ai la tête à ça ?

- Je veux te prendre dans mes bras.

Soupir

- Excuse-moi.

Musique douce

---

- Un homme m'a suivie après le lycée.

Il m'a proposé de l'argent. - Vous avez accepté ?

- Non.

Il m'a laissé son numéro au cas où je changerais d'avis.

-06 23 21 46 37.

---

- Quand l'avez-vous rappelé ?

- Une semaine après.

- Vous vous êtes vus où ?

- A l'hôtel Intercontinental, près de l'Opéra.

On tape sur un clavier. - Ça vous a plu ?

- Pas tout de suite.

Au début ça m'a dégoûtée puis, j'ai voulu recommencer.

- Comment vous avez recommencé ?

- J'ai vu un reportage sur les étudiantes qui manquent d'argent.

* -Un homme de 50 ans proposait des services contre rémunération.

- J'ai acheté un téléphone et ça a commencé.

On tape sur un clavier.

- Vous comptez continuer ?

- Je sais pas.

C'était une expérience. - Oui peut être dangereuse.

Vous savez pas sur qui vous tombez. Personne vous défend.

Vous êtes une proie facile.

Les prostituées se font agresser, violer, sans parler des meurtres.

C'est de l'argent et un engrenage faciles.

Bon.

Revenons-en à M. Georges Ferrière.

Aviez-vous vu quelque chose ? Vous saviez

qu'il était cardiaque ? - Non.

Il prenait des médicaments. - Ah. Quels médicaments ?

- Je sais pas. Du Viagra.

- Des jeux sadomaso ?

Des jeux qui auraient mal tourné ? Strangulation ? Brutalité ?

- Non, c'était normal.

Musique douce

- Pourquoi vous être enfuie ? - Je savais pas quoi faire.

On tape sur un clavier.

- Combien de temps après son décès êtes-vous partie ?

- Je sais pas. J'étais sous le choc.

- Vous êtes sûre qu'il était mort? - Oui.

- Vous aviez déjà vu un mort?

- Mon grand-père, mais c'était pas pareil.

- Vous lui avez pris

de l'argent ?

- Oui. Ce qui était prévu.

---

C'est vous qui gardez mon argent? - Votre mère, vous êtes mineure.

---

- T'as fini ? - Ouais.

- Lave-toi les dents et au lit. - OK.

- Je vous laisse entre vous. - Reste, c'est important.

Hum, hum.

Bon, euh...

A l'hôpital, on m'a conseillé quelqu'un de très bien.

- Je suis pas malade.

- Tu as besoin de parler à quelqu'un.

- J'ai pas envie.

- On est obligés de te faire suivre une psychothérapie.

- Vous pouvez pas me forcer.

- Tu préfères ça ou l'hôpital psychiatrique ?

Soupir

- C'est pour ton bien.

Ça peut pas te faire de mal. Il faut essayer.

- On fait quoi de mon argent?

- On pourrait le donner à une association caritative,

pour la réinsertion des prostituées.

- Ouais.

- Connards.

Porte claquée

Porte

- Ça a été un choc. J'ai pas compris et euh...

Je comprends toujours pas.

Isabelle a toujours eu ce qu'elle voulait...

Je gagne très bien ma vie.

Elle a toujours été gâtée.

Je lui donne de l'argent pour qu'elle

s'achète ce qu'elle veut.

- Tu avais besoin d'argent ?

- Non.

- Tu t'es fait payer pour

connaître ta valeur ?

- Non, c'était plus simple.

- Comment tu peux dire ça ?

- Laissez-la parler.

Et c'était des hommes plus âgés ?

- Ben oui.

- De l'âge

de ton père ?

- Ou du vôtre.

- Tu peux m'en parler ?

- Y a rien à dire.

- Son père et moi sommes séparés depuis 7 ans.

Il vit en Italie. Il s'est remarié il y a 4 ans.

Il a eu un bébé. Isabelle le voit pendant

les vacances. - Tu t'entends avec lui ?

- Normal, c'est mon père.

-Il te manque ? - Non.

- T'as aussi le droit de lui en vouloir

ou d'être triste.

Il verse une pension ?

- Oui, bien sûr. Tout est très clair entre nous.

-Il te donne de l'argent?

- Oui. A mon anniversaire. A Noël.

- Assez ? - Oui.

- Combien ?

-500 euros, pour Noël. Et pour mon anniversaire.

-Il a oublié cette année. -Il m'a envoyé un chèque.

- Tu me l'as pas dit.

- Bon. Maintenant Isabelle,

on pourrait déterminer un cadre pour nos rencontres.

Tu accepterais de venir

une fois par semaine ?

- C'est combien ? -70 euros.

- C'est tout ?

Léger rire

- C'est mon tarif.

- Bon ben je... Je peux payer avec l'argent des passes ?

- Ah non, c'est pas une bonne idée. Enfin, je sais pas,

non ?

- Isabelle a raison.

C'est son argent.

Elle l'a gagné.

- Salut Isabelle. - Salut.

Bonjour les enfants.

- Bonjour. - Salut Lucie.

- Alors ?

- Ça va. Elle est comme d'habitude.

- Elle porte quoi?

- Le moustique.

- Salut Isabelle.

- Salut Véro, ça va ?

- Crevée avec Sophie qui fait ses dents mais ça va.

- Je lui donne un biberon ? - Oui. Tout est dans la cuisine.

- Au revoir. - Au revoir. Fais-le chauffer.

Elle devrait pas se réveiller.

Regarde mes dessins.

- Vous n'embêtez pas trop Isabelle et dans 1 h, au lit.

- D'accord.

- Si t'as faim, tu te sers.

- D'accord.

- Bon courage. On rentre pas tard.

- Bonne soirée.

Petit rire

Vibreur

---

Porte

Rire

---

- Bonsoir.

- Ah bonsoir.

Je m'étais endormie.

- Ça s'est bien passé ?

- Très bien. - Sophie s'est réveillée ?

- Non. Je l'ai vue, elle dormait très bien.

- OK. Il est 1h 15,t'es arrivée à 19h30. Ça fait 6 h.

- Hum oui.

- T'as de la monnaie ? J'ai que 50 euros.

- Tu veux combien ? -10 euros.

- Tiens.

- Merci.

- Je te raccompagne ?

- Oui.

- Peter, attends.

- Quoi ?

- Je la raccompagne.

- T'es sûre ? - Oui, oui.

- Pourquoi t'as pas voulu que ce soit Peter ?

- Je t'ai dit, il se lève tôt. - T'as pas confiance en moi ?

- Mais bien sûr que si. - T'as pas confiance en lui ?

- Qu'est-ce que tu dis ?

- Je sais que maman t'a dit.

- Hum, hum.

- C'est pas moi qui suis dangereuse.

- Qu'insinues-tu ?

* Télévision Pas s'approchant

---

- Bonsoir.

- Ah. Salut. Ça va ?

- Je me suis fait 60 euros.

- Quoi ?! - Baby-sitting.

- Très drôle.

Qu'est-ce que tu regardes ? - Rien. Des conneries.

- Tu m'attendais ? - Non.

- Maman est couchée ?

- Oui. Elle était crevée. C'est pas facile en ce moment.

- Pourquoi ?

- Fais pas l'innocente, tu sais très bien pourquoi.

Qu'est-ce que t'as ? - Tu me fais rire.

- Je te fais rire ? - Hum, hum.

Tu me rappelles un mec avec qui j'ai couché.

Un client.

* -—-

- A quoi tu joues ? - Je joue pas.

- Fais attention à ta mère, elle est fragile.

Elle a besoin que tu lui parles, de comprendre.

C'est dur pour une mère. - J'ai rien à dire. C'est ma vie.

- Fais un effort. Sois sympa. Elle est choquée.

- Et toi, t'es choqué ? - Oui, moi aussi.

Mais qu'importe, je suis pas ton père.

- Et qu'en penses-tu ?

- Tu traverses une adolescence où on veut essayer des choses,

tester ses limites, transgresser.

- T'as déjà couché avec une pute ?

- Ça te regarde pas.

- Mais si. Dis-moi.

Rire

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Rien. On discute.

- Va te coucher.

* zut-l

- Je suis désolé. - Je sais. Dis rien.

- Et la pension ?

- Je sais pas.

- Elle a le vice en elle. - Qu'est-ce que tu dis ?

- Comme elle te regardait.

- T'exagères. Elle est juste dans la provocation.

- C'est ma fille, elle me dégoûte.

- Faut que vous vous parliez calmement.

Où tu vas ?

Porte

- Que fais-tu là ?

T'as vu l'heure ?

- J'ai quelque chose à te proposer. - Quoi ?

Si on partait en week-end à Londres pour faire du shopping ?

Les parents de Peter nous prêtent leur studio. Et on pourrait voir

une comédie musicale.

- J'aime pas les comédies musicales.

- Qu'a-t-on fait pour que tu fasses ça ?

Je comprends pas.

Avant, on était proches. Tu me disais tout.

C'est à cause de Patrick ? - Mais non.

- Que dit ton psy ?

- Des conneries. - Oui ?

- Je veux pas t'en parler.

- Je peux comprendre. Moi aussi j'ai fait des bêtises.

- Toi aussi... t'as fait la pute ?

- Je suis ta mère.

C'est normal de vouloir que les choses aillent bien.

- Je sais pour toi et Peter.

- De quoi tu parles ?

- Vous couchez ensemble ?

- Si je te disais oui, ça changerait quoi ?

- Que tu me fais confiance.

- Tu me fais peur.

- J'aimais prendre rendez-vous.

Discuter sur Internet.

Parler au téléphone.

Écouter les voix.

Imaginer des choses.

Et puis y aller.

Découvrir l'hôtel.

Ne pas savoir sur qui j'allais tomber.

C'était comme un jeu.

- Un jeu... dangereux ?

- Non.

Enfin si, un peu.

Je ressentais presque rien.

Mais quand j'y repensais après, à la maison,

ou au lycée,

j'avais envie de recommencer.

Avec un autre.

- Jusqu'à la mort de cet homme.

- Oui.

Georges.

- Tu l'as vu plusieurs fois, ce Georges ?

- Oui.

- Pourquoi ?

-Il était gentil.

Avec lui, c'était plus tendre.

Il voulait pas grand-chose, juste...

me caresser.

Me regarder.

Sauf la dernière fois,

où il m'a demandé de me mettre sur lui.

Et il est mort.

Après ça, j'avais plus envie.

Je me sentais sale.

- Sale ?

De quoi?

- De l'avoir tué.

Musique douce

---

Qu'est-ce qu'il y a ?

- J'ai couché avec Etienne.

- C'est ce que tu voulais.

- Non.

J'étais nulle.

Il me fait la gueule.

Il a fait comme s'il m'avait pas vue.

- Ça s'est mal passé ?

- Ça a duré 3 min.

J'ai même pas compris qu'il avait joui.

- C'est pas grave.

Tu l'as fait, t'es débarrassée.

Elle pleure.

Pleure pas.

Elle renifle.

La 1re fois c'est toujours comme ça.

Qu'est-ce que t'en sais ? T'es vierge.

T'as couché avec ton avocat? - Non.

Non, j'ai lu plein de témoignages. C'est toujours la même histoire.

Elle renifle.

- Et Etienne, il sera à la fête de Benoît, samedi ?

- Oui.

- Je viendrai avec toi.

- Merci.

- C'est bon.

- Maman est d'accord ?

- Ouais. Elle a parlé à mon psy.

- Y aura qui ? - Des gens de ma classe.

Je suis pas trop moche ?

- Non, ça va.

Tu te maquilles pas ?

- Tu crois ?

- Un peu quand même.

Tu sais ce que fait une fille de ma classe ?

- Quoi ? - Elle roule une pelle pour 5 euros.

- C'est pas cher.

T'as payé, toi ? - T'es folle. J'ai pas besoin.

- Y a pas de honte. C'est bien pour s'exercer.

- Hum.

Tu vois mon pote, Marco ?

- Oui, je crois.

-Il veut coucher avec une fille.

-Il a pas les moyens.

- T'as pas arrêté ?

- Mais si, je déconne.

Sonnette

- J'y vais.

C'est pour moi. Tu dis rien.

- Salut. - Salut.

- Prête ? - Oui.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Ça va ? - Et vous ?

- Oui, merci.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Tu rentres pas tard et tu m'appelles.

- Je t'appelle. - OK.

Bonne soirée. - Bonne soirée.

- Bye. - Amusez-vous bien.

T'inquiète pas. Faut lui faire confiance.

"Midnight City" (M83)

---

- Hey. Salut.

Ça va ? - Oui et toi ?

- Ça va. Tu vas où ?

- Je me balade.

---

On vomit.

---

- Salut Isabelle.

- Salut.

- T'as trop chaud ?

- J'avais besoin d'air.

- Moi aussi.

J'ai trop bu.

On te voit jamais d'habitude.

- Claire a insisté.

- Elle a bien fait.

Tu veux une clope ?

- Ouais, merci.

---

- Si je t'embrasse, tu m'envoies chier ?

---

Excuse-moi, je suis con.

---

- OK. Embrasse-moi.

- T'es sûre ?

- Oui.

Musique électro en fond

---

Le volume de la musique augmente.

---

-Isabelle !

Allez, tu viens.

---

"Première rencontre" (Françoise Hardy)

Je restais seule dans ma chambre

Rêvant de celui qui viendrait

Me sortir un jour de l'enfance

Et avec qui je partirais

Loin

S'il m'avait fallu le décrire

Bien sûr, je me serais trompée

Mais j'aimais déjà son sourire

Avant de l'avoir rencontré

---

- Tu viens chez moi?

---

- Pas le 1er soir.

---

Quand je l'ai vu, c'était un peu ça

Il n'avait rien de plus qu'un autre

Mais j'ai su que c'était celui-là

Et pas un autre

Porte

Gémissements

- Le brunch est prêt.

Merde.

Gémissements

---

- Ils arrivent? - Oui. On a qu'à commencer.

- C'est le printemps aujourd'hui. - Oui, je sais.

---

- Excuse-moi.

Je sais pas ce que j'ai.

Qu'est-ce que tu fais ? - Laisse-moi faire.

Gémissements

---

---

Il jouit.

---

Forte respiration

---

- Ah ben oui, c'était léger. Rires

- Bonjour.

- Bonjour. - Salut Alex, assieds-toi.

- Isabelle arrive ? - Elle prend sa douche.

- T'as pas pris de douche ? - Non, pas encore.

Ça se voit ?

- Non, ça se sent.

Rires

- Toujours du café ?

- Oui. Merci. - C'était

comment, le concert? - Super.

J'adore ce groupe. On est pas restés après.

- Pourquoi ? - Parce que

Isabelle voulait rentrer.

- C'est pas ma faute.

- Je sais.

Elle pense qu'à bosser.

- Un croissant?

- Pour éviter les embouteillages. Du coup, plus un rond.

Obligé d'aller sur la plage à vendre mes trucs.

Rire Je te jure.

- Non !

- On a fait comme ça. On a vendu des trucs.

- Ça s'est bien

passé ? - Oui.

Qu'est-ce que tu fais ? Il reste qu'un croissant.

- On part où en vacances ?

- C'est un sujet de discorde entre Monsieur et moi.

J'aimerais retourner au clos.

- Ouais. - En tout cas, 2 semaines au moins.

Porte

- Tu lis quoi?

- Laisse-moi.

- Qu'y a-t-il ?

- Rien. Je veux lire en paix.

- Tu veux sortir ?

- Si, mais plus tard.

- Tu me fais la gueule ?

- C'est fini, Alex.

Qu'est-ce qui est fini ? - Nous.

- Pourquoi ?

- Je suis pas amoureuse de toi.

- Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Rien.

C'est moi, c'est comme ça.

- On est bien ensemble ?

Ça se passe bien, non ? - Oui.

- Laisse-nous du temps.

Porte

- Vous faites quoi?

- Rien. - Tu viens jouer ?

- Vas-y.

- Où est Alex ? -Il est parti.

- Pourquoi il m'a pas dit au revoir ?

-Il avait l'air triste.

-Il t'a dit quoi ? - Rien. Il voulait pas jouer.

- Tu lui as dit? - Non.

-Il se doute ?

- Mais non.

Bip

Bips

---

Musique douce

---

Musique jazz - Bonjour mademoiselle.

- Bonjour.

---

- Bonjour. - Bonjour.

- Je vous sers quelque chose ? - J'attends quelqu'un.

- Très bien.

---

- Bonjour.

- Je peux m'asseoir ? - Oui.

---

- Vous buvez quoi?

- Comme vous.

- Vous êtes sûre ? - Oui.

- S'il vous plaît. Deux whiskys.

J'ai trouvé votre numéro dans son carnet.

Léa.

- C'était mon pseudo. - Je sais.

Je voulais vous voir.

Savoir à quoi ressemblait la dernière fille qui a vu mon mari.

- Je suis désolée.

- Ne vous reprochez rien, il était malade.

Mourir en faisant l'amour, c'est une belle mort.

---

Vous êtes jeune.

Et très belle.

- Merci.

- Trop belle. Je ne vous imaginais pas ainsi.

- Moi non plus.

- Ah oui?

Il vous a parlé de moi?

- Non, jamais.

Léger rire

- Vous avez

quel âge vraiment ? -17 ans.

-17 ans...

Bel âge.

J'avais 17 ans quand j'ai rencontré

Georges.

Je savais qu'il voyait d'autres femmes.

Au début, ça fait mal mais...

Finalement, ça m'arrangeait.

J'ai toujours été... mélancolique.

Si j'avais été courageuse, moins timide,

j'aurais aimé qu'on me paie pour me faire l'amour.

Mais j'ai jamais osé.

J'y ai pensé parfois. Un fantasme.

Maintenant, je serais trop vieille. C'est moi qui payerais.

---

Ça se passait dans la chambre 6095, n'est-ce pas ?

- Oui.

- Je l'ai réservée.

J'aimerais que vous m'accompagniez.

300 euros.

C'était votre prix ?

Porte

Porte

Alors, c'était ici ?

- Oui.

- J'avais besoin de voir cette chambre.

On s'est aimés jusqu'au bout.

Toujours avec cette même tendresse.

- Je me déshabille ?

- C'est pas utile.

Venez vous allonger à côté de moi.

- J'avais aussi besoin de revoir cette chambre.

Merci.

Petit cri

Musique douce

---

"Je suis moi" (Françoise Hardy)

---

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.