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Musique douce
---
Cigales
---
- Hein ?
Qu'y a-t-il ?
- Félix te cherche.
- Tu l'as vu ? - Oui, il est passé à la maison.
- Maman l'a vu ?
- Ben ouais.
- Qu'est-ce qu'elle a dit ? - Qu'il était super beau.
---
- Tu dis rien à maman. - Non. Pourquoi tu lui dis pas ?
- Ça la regarde pas. C'est ma vie.
- Si tu lui disais, elle dirait rien.
- Je veux pas qu'elle me questionne. "Il fait quoi ? Il vient d'où ?"
- T'es amoureuse ?
Allez, dis-moi. T'es amoureuse ?
- Tu le trouves comment?
- Je sais pas, je suis un garçon.
---
Rires
- Allez, on débarrasse. Les enfants, aussi.
- On va aller faire un gros dodo.
- On débarrasse un petit peu.
- On peut se baigner ? - Non. D'abord la digestion.
- Allez, maman. - Arrête. Tu iras après la sieste.
- On fait plus la sieste, on est plus des gamins.
- Je suis pas un gamin, mais je fais quand même la sieste.
- Arrête ! Lâche-moi !
Arrête ! Rire
- Allez.
Hop. - Maman.
- Au lit, mon grand. File. - Arrête.
Cigales
---
- Ton copain allemand est passé.
- Je sais.
-Il a l'air sympa. Félix ?
- Hum. - Tu devrais l'inviter
à dîner un soir. - Non.
Il est trop con.
---
- Oh. Oh. Oh. Oh. Oh. Pleurs de bébé
On tape sur un clavier.
---
Gémissements
---
Forte respiration
Musique douce
Cigales
- Tu le vois ? - Oui.
Il est là. - Où ça ?
- Là. Il joue aux raquettes.
Juste là. Tu le vois ?
Allez, on y va ?
- Tu crois ?
- Mais oui. Allez, viens.
- Le v'la. Le v'la.
Retourne-toi. Il va pas te voir. - Ta gueule.
- Salut Félix.
(Accent allemand) - Salut.
Ah. Petit rire
Hallo Isabelle.
- Hallo.
- Je te présente un copain,
Milan. - Salut.
- Bonjour.
- Tu vas bien ? - Oui. Bien et toi ?
- Écoute... Très bien.
La plage, le soleil. La fête, quoi.
Petit rire Du coup ce soir,
on va aller dans une boîte... Si ça te dit.
- D'accord. OK. - Cool. Très bien.
On se retrouve en ville ?
- Si tu veux, oui. - Ben super.
- A ce soir. - Génial. Ciao.
Petit rire
Cris d'enfants
---
- Hey ! - Wow.
- Hein ? - Parfait.
- Finis. Faut le tourner.
- Je finis rien. J'allume. - Directement ?
- Ça va comme ça ?
Je te plais ? - On dirait une pute.
- Tu trouves ? - Ben ouais.
Regarde-moi.
- Va doucement. - Hum.
C'est mieux comme ça.
- Allez, j'y vais.
Va voir les parents et je sors par derrière.
- Ouais. Tu me raconteras ?
- Promis.
Soupirs
Cigales Musique jazz
- T'es pas couché, toi ? - Non.
- Tu fais quoi? - Ben rien.
- Et ta soeur ? - Elle dort, je crois.
- Ah bon ? Elle devait pas voir son amoureux allemand ?
- Elle s'en fout. -Il parle français ?
- Ouais, il parle français. - Ah, bien ?
- Oui, pour un Allemand.
Rires
- Mets ton pyjama et va te coucher.
- Ouais. - Allez.
- Bonne nuit, mon amour.
En allemand - On est restés à la plage.
Avec Milan, que je t'ai présenté.
On a fait du bodysurf.
Tu en as déjà fait ? - Oui.
Petit rire
Musique POP
- Tu veux une glace ?
---
- Bonsoir monsieur. - Bonsoir.
Et voilà pour vous. 6 euros.
---
- Merci. - Bonne soirée.
- Merci.
---
Allons sur la plage.
Petit rire
Brouhaha au loin
- Tu veux ?
---
C'est bon ?
- Très bon.
---
Première fois ?
- Oui.
- N'aie pas peur.
Boucle de ceinture
Fermeture Éclair
Gémissement
---
Il gémit.
---
Elle gémit froidement.
---
---
Il jouit. Elle gémit.
Gémissements
---
- Merci pour ce soir.
- Bonne nuit, Isabelle.
- T'es pas déjà couchée ? - Tu vois bien.
- Tu viens d'où ? Ta mère le sait?
- Non. T'es pas obligé de lui dire.
(Qu'est-ce que
(tu fais là ?)
- Je t'attendais.
Alors ?
- C'est fait.
- T'as couché avec lui ? - Oui.
- C'était comment ?
- J'ai pas envie d'en parler.
- Tu m'avais promis.
Ça s'est mal passé ?
- Mais non. Allez, va te coucher.
Soupir
Victor ?
Tu racontes rien à maman ?
- Ouais.
Porte
Brouhaha
- Bonjour.
- Ah le beau Félix. Ça va ?
- Bonjour madame. - Bonjour.
Patrick, c'est Félix.
- Bonjour. - Salut.
- Véronique, Peter, Félix.
- Ah bonjour. - Félix.
- Salut. - Enchanté.
- Ça va,
Félix ? - Salut Victor.
En forme ? - Ouais, ouais.
- Je peux me mettre avec vous ? - Oui.
- On va se baigner ?
- Ouais, bonne idée.
- Patrick ? - J'arrive.
- Venez avec moi.
- Victor, tu viens ? - Pas tout de suite.
- Attention Victor. Rires
- Y a pas de méduses aujourd'hui?
Petit rire
Elle est pas froide ?
- Elle est bizarre,
ta soeur, hein ?
- Pourquoi ?
- Je sais pas.
J'ai jamais vu une fille comme elle. - Normal.
T'es allemand et elle est française.
Petit rire
- Victor, tu m'aides ?
- Ouais.
- On l'attend pas ?
- Elle voulait pas qu'il vienne. - Bon.
- Oh...
-17. Tu prends les cadeaux ? - Ouais.
- Ben vas-y alors.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE
- On chante faux.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE ISABELLE
JOYEUX ANNIVERSAIRE
- Allez souffle. Tu vas pas pleurer ?
Allez.
Chanson douce
Acclamations
"L'amour d'un garçon" (Françoise Hardy)
- Moi qui avais peur
- T'as fait des photos ?
- De tout et rien
J'ai bien changé
---
Tu as fait de moi
Je le vois bien
Tout autre chose
Je ne suis plus, c'est vrai
Celle que j'étais
La petite fille que tu as connue
Moi, je ne le suis plus
l'amour d'un garçon
Peut tout changer
Je sais cela
---
Car chaque caresse
Chaque baiser
Ont fait de moi
Rien que par toi déjà
Ce que je suis
Une femme qui t'aime plus que sa vie
C'est ce qu'a fait, tu vois
l'amour
De toi
- C'était Félix.
---
Brouhaha
Bip * -Sixième étage.
- Entrez.
Bonjour.
Léa.
- Bonjour.
- Je sais, j'ai menti pour mon âge.
Tout le monde
fait ça, non ?
Ça vous dérange ?
- Non.
- Vous ne ressemblez pas aux photos du site.
- Je sais.
- Vous voulez boire un verre ? - Non.
Si, je veux bien de l'eau.
- Asseyez-vous.
Vous êtes ravissante.
Mieux que les photos.
Étudiante ?
- Oui.
- Oui. C'est la crise, hein ?
Vous avez quel âge ?
-20 ans.
- Tu as de très beaux yeux.
Mélancoliques.
Tu fais très jeune, tu sais ?
- Oui. On me le dit souvent.
- On peut se revoir ?
- Vous avez mon numéro. - Tu peux les soirs ?
- Non, qu'en fin d'après-midi et pas le week-end.
- Dommage.
- Au revoir.
- Au revoir.
Métro
---
Brouhaha
---
Métro
---
Qu'est-ce que t'as écrit, là ? - Audace.
- J'ai préparé à manger. T'as juste à faire réchauffer.
- OK.
- A demain. Victor, tu continues de réviser ta grammaire.
- Ouais. - Salut Mouna.
- A demain.
- Salut.
- Je suis crevée.
Musique pop On tape sur un clavier.
---
Porte
- Tu pourrais frapper.
- Que fais-tu ? - Fous-moi la paix.
- Tu regardes des trucs de cul ?
Soupir
Dégage-
Petit rire - Moi, je vais manger.
Porte
Elle tape.
* Gémissements
*---
- On n'est pas sérieux, quand on a 17 ans.
Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
On va sous les tilleuls verts de la promenade.
- Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits -la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
- Nuit de juin ! 17 ans ! On se laisse griser.
La sève est du champagne qui vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
- Le coeur fou robinsonne à travers les romans.
Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants.
- Et comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
Sur vos lèvres alors meurent les cavatines.
- Vous êtes amoureux. Vos sonnets la font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire...
- Ce soir-là... vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
On n'est pas sérieux, quand on a 17 ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
Musique douce
- On note que Rimbaud traite de "l'enivrance" de la nature.
Et des excès qui mènent à l'amour justement,
quand on est jeune, car l'amour passe par l'excès.
- A 17 ans, on peut tomber amoureux en vacances et vivre une histoire
et quand on va retourner au lycée,
on racontera qu'on est tombé amoureux
et que l'été était beau.
- C'est cette amoureuse qui montre
qu'il est un homme : passage à l'âge adulte.
Donc c'est l'ivresse de l'été et l'insouciance, la liberté,
le bonheur, la joie.
- Dans la 3e strophe, "Robinsonne" c'est un néologisme ?
C'est par rapport à Robinson Crusoé.
On part à l'aventure 2 mois et on est un peu seul.
-Il commence
comme il finit.
Et la vie, c'est souvent représenté par un cercle continu
et infini et qui se répète quoi qu'il arrive.
- C'est pas uniquement un poème sur la rencontre, c'est...
C'est comme un... diagnostic.
Sur... Sur les rêves d'amour, de jeunesse.
Isabelle ?
Tu viens à la cantine ? - J'arrive.
- Ton mec ? - Comment tu sais ?
- Ça se voit. T'es à fond.
Il est pas au lycée ? - Non, t'es folle.
-Il a quel âge ? -32.
- Y en a marre des petits cons.
Il fait quoi ?
-Il bosse dans un cabinet d'avocats.
- Ah c'est cool.
- Tu vois le vieux qui nous avait abordées ?
- Heu... Oui.
- Une copine a vécu la même chose. Sauf qu'elle y est allée.
- Ah bon ?
- Tout ça pour se payer un sac Prada.
- Pourquoi elle fait toujours la gueule ?
- Dommage qu'on ait pas gardé son numéro.
- T'es sérieuse ? - Mais non.
Je déconne. En plus, je hais les sacs Prada.
Petit rire
- J'y vais.
- Tu rentres à quelle heure ?
- Tard. Je prépare un exposé chez Claire.
- C'est toi qui as mon chemisier en soie ?
- Non. - T'es sûre ?
- Oui. Fais pas chier.
- Oh.
- Un autre ton !
Bonne journée.
- Salut.
- Comme elle te parle...
- C'est bon.
Métro
---
- Pardon.
Soupir
Musique jazz
---
- Bonjour.
- Bonjour.
- Asseyez-vous.
---
Vous vous appelez comment?
- Léa.
- Très bon choix.
Vous avez quel âge ?
-20 ans.
- Et vous êtes étudiante ?
- En 2e année de Lettres.
- Où ça ? - La Sorbonne.
---
'Ça Va pas ?
- Si. Si. Ça va.
- Caresse-toi la chatte.
Gémissements
Ceinture
Elle gémit.
---
Sois naturelle.
Regarde pas ma queue.
Retourne-toi. Montre-moi ton cul.
Gémissements
---
A quatre pattes.
---
Il jouit.
---
Tiens.
- Je peux prendre une douche ? - Non.
Douche
---
Qu'y a-t-il ?
- Mon argent.
- J'arrive.
Chasse d'eau
---
- C'est 300.
- Tu les vaux pas.
- On avait dit 300.
- Dégage ou je préviens tes parents que tu fais la pute.
Métro
SMS entrant
Métro
---
- Je veux d'abord l'argent.
- OK. Mais pour 500, tu suces sans capote ?
- Je sais pas.
- T'inquiète pas, je suis marié.
Gémissements
---
*Musique classique (opéra)
*.--
Tu fais ça à plein temps ?
- Non, juste des fois comme ça.
- Tu connais l'expression ? - Non.
-"Pute d'un jour, pute toujours." Petit rire
*.--
Ah... Bon, je te dépose où ?
- Au métro, ça ira.
- OK.
*.--
Musique classique douce
---
Porte
- Bon.
Porte
---
Tu savais qu’Isabelle était là ?
- Non. Je l'ai pas entendue. - Elle prend encore une douche.
- C'est un truc de filles.
---
Porte
Tu travailles ? - Oui. J'ai une dissert' à rendre.
- T'as dimanche pour bosser. - Je rangerai.
- OK.
T'as pas oublié le théâtre ce soir ? - Emmenez Victor.
-Il dort chez un copain. On aimerait que tu viennes.
- Ça me fait chier.
- Faut que tu t'aères la tête.
Moi à ton âge...
- Je sais. T'allais à des boums, tu t'éclatais, etc.
- On part à 20h et après on dîne au resto avec Peter et Véro.
Eau qui coule.
---
ça Va?
- Tu es là. - Vous attendez depuis longtemps ?
- Salut. - Faut qu'on y aille. Vous êtes où ?
- Heu... Nous, on est... Balcon.
- On est juste là.
On se voit à l'entracte. - Ouais.
Sonnerie
---
- Où est-ce qu'ils sont?
Ouh ! Ouh!
Brouhaha
---
Musique douce
---
- Allez, viens.
Sonnerie
---
- Mesdames, messieurs, veuillez regagner vos places. Merci.
- T'as vu ta mère ? - Non.
- Ça va commencer, là.
- Pardon. Excusez-moi.
Pardon.
Y avait une de ces queues. SMS
Hum, hum.
Musique douce
---
* -Sixième étage.
---
Doux gémissements
- Tu aimes le théâtre ?
- Pas vraiment.
- T'étais avec tes parents ?
- Oui. Enfin, c'était mon beau-père.
- Ta mère aussi est une très belle femme.
Elle ne se doute de rien ? - Non.
- Vaut mieux pas.
Tu m'as menti pour ton âge, non ?
Hum ?
T'es majeure au moins ?
- Évidemment.
J'ai eu 18 ans cet été.
(Merci)
- T'en vois beaucoup d'autres ?
"A quoi ça sert" (Françoise Hardy)
- Comme foi j'ai un coeur
Oui ne peut rien promettre
A qui l'amour fait peur
Mais qui t'aime peut-être
Gémissements
A quoi ça sert
De le cacher ?
A quoi ça sert
D'y échapper ?
Je n'ai rien à t'offrir
Que ce que mes yeux voient
Tu ne veux pas souffrir
Mais qui ne souffre pas
A quoi ça sert
De l'éviter
A quoi ça sert
De t'en aller
---
A rester dans ta tour d'ivoire
En broyant du rose ou du noir
Tout seul
Comme on n'est
Pas très malheureux
On n'oublie qu'on est pas heureux
Tout seul
Tout seul
---
- Y a quelqu'un ?
Eau qui coule.
---
- Maman m'a dit pour ta copine.
- N'importe quoi.
- Tu peux le dire à ta soeur.
- T'as écrit à ton Allemand ?
- Non.
- Tu veux pas le revoir ? - Pour quoi faire ?
Il habite pas là. Et Félix, c'était rien.
Tu l'aimais bien ?
- Ouais, il était sympa.
Sympa. ça suffit pas.
Tu me dis le nom de ton amoureuse ?
Ou de ton amoureux.
- Non, je suis comme toi, je suis pas amoureux.
Qu'est-ce que t'en sais ?
Tu te branles ?
- C'est bon, arrête. T'es vraiment une obsédée du cul.
- Ça te choque ? - Ta gueule.
- Tu mates des trucs sur Internet? - Je regarde la télé.
* Télévision
SMS entrant
- Attends.
- Vous voulez pas ?
Vous êtes marié ?
- Oui...
- La femme au théâtre ?
- Non. Rire
C'était ma fille.
- Ah.
- J'ai jamais été un bon père.
Je me suis peu occupé d'elle.
Elle m'en a voulu longtemps et puis après...
Ça va mieux. On s'est rapprochés.
On va au théâtre, au cinéma ensemble et ça nous fait plaisir.
- Et un bon mari?
- J'essaie.
Et toi ?
- Quoi ?
- Ton père.
- Y a rien à dire. C'est mon père.
- Hum...
Tu peux te déshabiller.
Ceinture
Gémissements
---
Il respire fort.
---
Il hoquète.
Elle gémit.
Georges ?
Georges !
Oh putain...
Georges.
Elle respire fort.
---
Elle souffle.
---
Georges !
Merde. Putain.
Forte respiration
---
Bruit de chute.
Musique intrigante
Ah...
Aïe.
Elle souffle.
Putain de merde.
Elle pleure. Eau qui coule
---
Musique triste
---
- Comment tu t'es fait ça ?
- Je te dis, je suis tombée après ma douche.
- Mais ça, avec cette manie de prendre plein de douches.
Je te mets un pansement. Tu vas avoir une croûte.
- Elle va durer longtemps ? - Le temps de cicatriser.
Voilà. Un beau pansement.
Ça me rappelle quand tu rentrais de l'école en sang.
Comme un garçon manqué.
- Bonjour. Excusez-moi. - Bonjour.
- Mme Bontale.
- Un rendez-vous ? - Non. Police judiciaire.
- Ma fille, Isabelle ?
- Isabelle ou... Léa.
- Léa ? C'est le prénom de ma mère. Je comprends pas.
- C'est bien votre fille ?
Non ?
- Oui, je crois. Oui.
- Georges Ferrière fréquente votre fille.
- Votre fille
mène une double vie.
Elle se prostitue.
- Elle a 17 ans. Vous vous trompez. - C'est bien elle.
- Votre fille
est mineure. Elle est considérée comme victime de cet homme.
Par contre, une enquête est ouverte
pour savoir si ses actes de prostitution sont de sa volonté
ou liés à un réseau.
Avec Internet, les enfants ont accès à des sites de rencontres,
ça les inspire. Faut le contrôle parental.
Vous contrôlez ses messages sur son téléphone ?
- Ben non.
- Mme Bontale, ça, vous étiez au courant?
- Tu savais ?
- Non.
Cloches
---
- Tu viens à la fête de Benoît? - Je sais pas.
-Il a l'appartement tout le week-end. Ça sera bien.
- Bof. Je sais pas.
- Etienne sera là. C'est l'occasion qu'il se passe un truc, non ?
- Ouais.
- Viens avec ton mec. - Non, c'est fini.
- Oh merde. T'es triste ?
- Non, c'est mieux ainsi. Trop d'écart d'âge.
- Et Etienne, il vient pas ?
- Tu pars déjà ? - Oui. Ta mère est rentrée.
- Qu'y a-t-il ? - Ça me regarde pas.
Qu'est-ce qu'elle a ? - Je sais pas.
A demain.
- T'es déjà rentrée ?
- File, faut que je parle à ta soeur.
Tu viens ici, s'il te plaît.
Je sais tout.
Pour Léa.
Tu restes ici.
La police est venue. Pourquoi tu m'as rien dit?
- Dit quoi ?
- Dit quoi ? Ce que tu fais.
La pute !
C'est ça, la pute ? Ça te fait rire ?
Et la mort de cet homme, tu réalises ?
Tu réalises ?
T'es dégueulasse !
- Aïe. - Tu réalises ?
Ce que tu me fais, tu réalises ?
Elle pleure.
Tu réalises ? - Aïe.
Tu réfléchis pas.
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Pourquoi tu fais ça ?
Le chagrin que tu me fais, tu réalises ?
---
Elle reprend sa respiration.
---
Isabelle...
S'il te plaît.
Isabelle.
---
Pardon.
Excuse-moi.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Elles pleurent.
---
Mon bébé.
---
Mon amour, mais pourquoi?
---
Mais pourquoi?
---
T'as mis des préservatifs au moins ?
- Oui.
- Tu me jures que c'est fini ?
- Mais oui.
- Prends les pommes de terre, Victor.
A table.
- J'ai une bonne nouvelle.
- Quoi ?
- Pour les vacances.
- Ça marche ?
- Le chalet est libre en février.
- On va au ski ?
- Oui. Tu passeras ton flocon. - Ouais.
Je suis meilleur que toi. - C'est ce qu'on verra.
Rire
- Tu viens
avec nous, Isabelle ?
- Ben oui. Pourquoi?
- Qu’ai-je pu faire de mal ?
- Arrête de culpabiliser.
- Mais pourquoi?
- Car ça sert à rien.
- Comment j'ai pu ne rien voir ?
- Faut dire, elle est si belle ta fille...
- Que veux-tu due '?
- C'est normal qu'elle ait eu des propositions.
- Tu déconnes ? - Quoi ?
- C'est normal qu'elle fasse la pute ?
- C'est pas ce que j'ai dit.
- Dis pas de conneries.
- Que t'a-t-elle dit exactement ?
- Rien. Elle explique rien.
La police dit qu'il faut lui laisser le temps de comprendre.
- Hum.
Avec la mort de cet homme, elle a arrêté.
- Et s'il était pas mort?
- Hum.
Elle aurait continué, tu réalises ?
- Elle a besoin d'autorité. Envoie-la chez son père.
- On a déjà assez de problèmes comme ça.
- Elle va faire sa déposition chez les flics demain.
Envoie-la chez un psy et vous déciderez ensuite.
Faut pas sur-dramatiser.
- Et je sur-dramatise ? Tu réalises ce qu'elle a fait ?
- Évidemment. Faut marquer le coup. La surveiller et la punir.
- Je l'ai privée d'ordinateur et de sorties.
- Et ton fils, il a compris ? - Ben j'imagine.
Il a vu la police et a entendu ma conversation avec Mouna.
Je lui parlerai demain.
- Très bien.
- Tu crois que j'ai la tête à ça ?
- Je veux te prendre dans mes bras.
Soupir
- Excuse-moi.
Musique douce
---
- Un homme m'a suivie après le lycée.
Il m'a proposé de l'argent. - Vous avez accepté ?
- Non.
Il m'a laissé son numéro au cas où je changerais d'avis.
-06 23 21 46 37.
---
- Quand l'avez-vous rappelé ?
- Une semaine après.
- Vous vous êtes vus où ?
- A l'hôtel Intercontinental, près de l'Opéra.
On tape sur un clavier. - Ça vous a plu ?
- Pas tout de suite.
Au début ça m'a dégoûtée puis, j'ai voulu recommencer.
- Comment vous avez recommencé ?
- J'ai vu un reportage sur les étudiantes qui manquent d'argent.
* -Un homme de 50 ans proposait des services contre rémunération.
- J'ai acheté un téléphone et ça a commencé.
On tape sur un clavier.
- Vous comptez continuer ?
- Je sais pas.
C'était une expérience. - Oui peut être dangereuse.
Vous savez pas sur qui vous tombez. Personne vous défend.
Vous êtes une proie facile.
Les prostituées se font agresser, violer, sans parler des meurtres.
C'est de l'argent et un engrenage faciles.
Bon.
Revenons-en à M. Georges Ferrière.
Aviez-vous vu quelque chose ? Vous saviez
qu'il était cardiaque ? - Non.
Il prenait des médicaments. - Ah. Quels médicaments ?
- Je sais pas. Du Viagra.
- Des jeux sadomaso ?
Des jeux qui auraient mal tourné ? Strangulation ? Brutalité ?
- Non, c'était normal.
Musique douce
- Pourquoi vous être enfuie ? - Je savais pas quoi faire.
On tape sur un clavier.
- Combien de temps après son décès êtes-vous partie ?
- Je sais pas. J'étais sous le choc.
- Vous êtes sûre qu'il était mort? - Oui.
- Vous aviez déjà vu un mort?
- Mon grand-père, mais c'était pas pareil.
- Vous lui avez pris
de l'argent ?
- Oui. Ce qui était prévu.
---
C'est vous qui gardez mon argent? - Votre mère, vous êtes mineure.
---
- T'as fini ? - Ouais.
- Lave-toi les dents et au lit. - OK.
- Je vous laisse entre vous. - Reste, c'est important.
Hum, hum.
Bon, euh...
A l'hôpital, on m'a conseillé quelqu'un de très bien.
- Je suis pas malade.
- Tu as besoin de parler à quelqu'un.
- J'ai pas envie.
- On est obligés de te faire suivre une psychothérapie.
- Vous pouvez pas me forcer.
- Tu préfères ça ou l'hôpital psychiatrique ?
Soupir
- C'est pour ton bien.
Ça peut pas te faire de mal. Il faut essayer.
- On fait quoi de mon argent?
- On pourrait le donner à une association caritative,
pour la réinsertion des prostituées.
- Ouais.
- Connards.
Porte claquée
Porte
- Ça a été un choc. J'ai pas compris et euh...
Je comprends toujours pas.
Isabelle a toujours eu ce qu'elle voulait...
Je gagne très bien ma vie.
Elle a toujours été gâtée.
Je lui donne de l'argent pour qu'elle
s'achète ce qu'elle veut.
- Tu avais besoin d'argent ?
- Non.
- Tu t'es fait payer pour
connaître ta valeur ?
- Non, c'était plus simple.
- Comment tu peux dire ça ?
- Laissez-la parler.
Et c'était des hommes plus âgés ?
- Ben oui.
- De l'âge
de ton père ?
- Ou du vôtre.
- Tu peux m'en parler ?
- Y a rien à dire.
- Son père et moi sommes séparés depuis 7 ans.
Il vit en Italie. Il s'est remarié il y a 4 ans.
Il a eu un bébé. Isabelle le voit pendant
les vacances. - Tu t'entends avec lui ?
- Normal, c'est mon père.
-Il te manque ? - Non.
- T'as aussi le droit de lui en vouloir
ou d'être triste.
Il verse une pension ?
- Oui, bien sûr. Tout est très clair entre nous.
-Il te donne de l'argent?
- Oui. A mon anniversaire. A Noël.
- Assez ? - Oui.
- Combien ?
-500 euros, pour Noël. Et pour mon anniversaire.
-Il a oublié cette année. -Il m'a envoyé un chèque.
- Tu me l'as pas dit.
- Bon. Maintenant Isabelle,
on pourrait déterminer un cadre pour nos rencontres.
Tu accepterais de venir
une fois par semaine ?
- C'est combien ? -70 euros.
- C'est tout ?
Léger rire
- C'est mon tarif.
- Bon ben je... Je peux payer avec l'argent des passes ?
- Ah non, c'est pas une bonne idée. Enfin, je sais pas,
non ?
- Isabelle a raison.
C'est son argent.
Elle l'a gagné.
- Salut Isabelle. - Salut.
Bonjour les enfants.
- Bonjour. - Salut Lucie.
- Alors ?
- Ça va. Elle est comme d'habitude.
- Elle porte quoi?
- Le moustique.
- Salut Isabelle.
- Salut Véro, ça va ?
- Crevée avec Sophie qui fait ses dents mais ça va.
- Je lui donne un biberon ? - Oui. Tout est dans la cuisine.
- Au revoir. - Au revoir. Fais-le chauffer.
Elle devrait pas se réveiller.
Regarde mes dessins.
- Vous n'embêtez pas trop Isabelle et dans 1 h, au lit.
- D'accord.
- Si t'as faim, tu te sers.
- D'accord.
- Bon courage. On rentre pas tard.
- Bonne soirée.
Petit rire
Vibreur
---
Porte
Rire
---
- Bonsoir.
- Ah bonsoir.
Je m'étais endormie.
- Ça s'est bien passé ?
- Très bien. - Sophie s'est réveillée ?
- Non. Je l'ai vue, elle dormait très bien.
- OK. Il est 1h 15,t'es arrivée à 19h30. Ça fait 6 h.
- Hum oui.
- T'as de la monnaie ? J'ai que 50 euros.
- Tu veux combien ? -10 euros.
- Tiens.
- Merci.
- Je te raccompagne ?
- Oui.
- Peter, attends.
- Quoi ?
- Je la raccompagne.
- T'es sûre ? - Oui, oui.
- Pourquoi t'as pas voulu que ce soit Peter ?
- Je t'ai dit, il se lève tôt. - T'as pas confiance en moi ?
- Mais bien sûr que si. - T'as pas confiance en lui ?
- Qu'est-ce que tu dis ?
- Je sais que maman t'a dit.
- Hum, hum.
- C'est pas moi qui suis dangereuse.
- Qu'insinues-tu ?
* Télévision Pas s'approchant
---
- Bonsoir.
- Ah. Salut. Ça va ?
- Je me suis fait 60 euros.
- Quoi ?! - Baby-sitting.
- Très drôle.
Qu'est-ce que tu regardes ? - Rien. Des conneries.
- Tu m'attendais ? - Non.
- Maman est couchée ?
- Oui. Elle était crevée. C'est pas facile en ce moment.
- Pourquoi ?
- Fais pas l'innocente, tu sais très bien pourquoi.
Qu'est-ce que t'as ? - Tu me fais rire.
- Je te fais rire ? - Hum, hum.
Tu me rappelles un mec avec qui j'ai couché.
Un client.
* -—-
- A quoi tu joues ? - Je joue pas.
- Fais attention à ta mère, elle est fragile.
Elle a besoin que tu lui parles, de comprendre.
C'est dur pour une mère. - J'ai rien à dire. C'est ma vie.
- Fais un effort. Sois sympa. Elle est choquée.
- Et toi, t'es choqué ? - Oui, moi aussi.
Mais qu'importe, je suis pas ton père.
- Et qu'en penses-tu ?
- Tu traverses une adolescence où on veut essayer des choses,
tester ses limites, transgresser.
- T'as déjà couché avec une pute ?
- Ça te regarde pas.
- Mais si. Dis-moi.
Rire
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Rien. On discute.
- Va te coucher.
* zut-l
- Je suis désolé. - Je sais. Dis rien.
- Et la pension ?
- Je sais pas.
- Elle a le vice en elle. - Qu'est-ce que tu dis ?
- Comme elle te regardait.
- T'exagères. Elle est juste dans la provocation.
- C'est ma fille, elle me dégoûte.
- Faut que vous vous parliez calmement.
Où tu vas ?
Porte
- Que fais-tu là ?
T'as vu l'heure ?
- J'ai quelque chose à te proposer. - Quoi ?
Si on partait en week-end à Londres pour faire du shopping ?
Les parents de Peter nous prêtent leur studio. Et on pourrait voir
une comédie musicale.
- J'aime pas les comédies musicales.
- Qu'a-t-on fait pour que tu fasses ça ?
Je comprends pas.
Avant, on était proches. Tu me disais tout.
C'est à cause de Patrick ? - Mais non.
- Que dit ton psy ?
- Des conneries. - Oui ?
- Je veux pas t'en parler.
- Je peux comprendre. Moi aussi j'ai fait des bêtises.
- Toi aussi... t'as fait la pute ?
- Je suis ta mère.
C'est normal de vouloir que les choses aillent bien.
- Je sais pour toi et Peter.
- De quoi tu parles ?
- Vous couchez ensemble ?
- Si je te disais oui, ça changerait quoi ?
- Que tu me fais confiance.
- Tu me fais peur.
- J'aimais prendre rendez-vous.
Discuter sur Internet.
Parler au téléphone.
Écouter les voix.
Imaginer des choses.
Et puis y aller.
Découvrir l'hôtel.
Ne pas savoir sur qui j'allais tomber.
C'était comme un jeu.
- Un jeu... dangereux ?
- Non.
Enfin si, un peu.
Je ressentais presque rien.
Mais quand j'y repensais après, à la maison,
ou au lycée,
j'avais envie de recommencer.
Avec un autre.
- Jusqu'à la mort de cet homme.
- Oui.
Georges.
- Tu l'as vu plusieurs fois, ce Georges ?
- Oui.
- Pourquoi ?
-Il était gentil.
Avec lui, c'était plus tendre.
Il voulait pas grand-chose, juste...
me caresser.
Me regarder.
Sauf la dernière fois,
où il m'a demandé de me mettre sur lui.
Et il est mort.
Après ça, j'avais plus envie.
Je me sentais sale.
- Sale ?
De quoi?
- De l'avoir tué.
Musique douce
---
Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'ai couché avec Etienne.
- C'est ce que tu voulais.
- Non.
J'étais nulle.
Il me fait la gueule.
Il a fait comme s'il m'avait pas vue.
- Ça s'est mal passé ?
- Ça a duré 3 min.
J'ai même pas compris qu'il avait joui.
- C'est pas grave.
Tu l'as fait, t'es débarrassée.
Elle pleure.
Pleure pas.
Elle renifle.
La 1re fois c'est toujours comme ça.
Qu'est-ce que t'en sais ? T'es vierge.
T'as couché avec ton avocat? - Non.
Non, j'ai lu plein de témoignages. C'est toujours la même histoire.
Elle renifle.
- Et Etienne, il sera à la fête de Benoît, samedi ?
- Oui.
- Je viendrai avec toi.
- Merci.
- C'est bon.
- Maman est d'accord ?
- Ouais. Elle a parlé à mon psy.
- Y aura qui ? - Des gens de ma classe.
Je suis pas trop moche ?
- Non, ça va.
Tu te maquilles pas ?
- Tu crois ?
- Un peu quand même.
Tu sais ce que fait une fille de ma classe ?
- Quoi ? - Elle roule une pelle pour 5 euros.
- C'est pas cher.
T'as payé, toi ? - T'es folle. J'ai pas besoin.
- Y a pas de honte. C'est bien pour s'exercer.
- Hum.
Tu vois mon pote, Marco ?
- Oui, je crois.
-Il veut coucher avec une fille.
-Il a pas les moyens.
- T'as pas arrêté ?
- Mais si, je déconne.
Sonnette
- J'y vais.
C'est pour moi. Tu dis rien.
- Salut. - Salut.
- Prête ? - Oui.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Ça va ? - Et vous ?
- Oui, merci.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Tu rentres pas tard et tu m'appelles.
- Je t'appelle. - OK.
Bonne soirée. - Bonne soirée.
- Bye. - Amusez-vous bien.
T'inquiète pas. Faut lui faire confiance.
"Midnight City" (M83)
---
- Hey. Salut.
Ça va ? - Oui et toi ?
- Ça va. Tu vas où ?
- Je me balade.
---
On vomit.
---
- Salut Isabelle.
- Salut.
- T'as trop chaud ?
- J'avais besoin d'air.
- Moi aussi.
J'ai trop bu.
On te voit jamais d'habitude.
- Claire a insisté.
- Elle a bien fait.
Tu veux une clope ?
- Ouais, merci.
---
- Si je t'embrasse, tu m'envoies chier ?
---
Excuse-moi, je suis con.
---
- OK. Embrasse-moi.
- T'es sûre ?
- Oui.
Musique électro en fond
---
Le volume de la musique augmente.
---
-Isabelle !
Allez, tu viens.
---
"Première rencontre" (Françoise Hardy)
Je restais seule dans ma chambre
Rêvant de celui qui viendrait
Me sortir un jour de l'enfance
Et avec qui je partirais
Loin
S'il m'avait fallu le décrire
Bien sûr, je me serais trompée
Mais j'aimais déjà son sourire
Avant de l'avoir rencontré
---
- Tu viens chez moi?
---
- Pas le 1er soir.
---
Quand je l'ai vu, c'était un peu ça
Il n'avait rien de plus qu'un autre
Mais j'ai su que c'était celui-là
Et pas un autre
Porte
Gémissements
- Le brunch est prêt.
Merde.
Gémissements
---
- Ils arrivent? - Oui. On a qu'à commencer.
- C'est le printemps aujourd'hui. - Oui, je sais.
---
- Excuse-moi.
Je sais pas ce que j'ai.
Qu'est-ce que tu fais ? - Laisse-moi faire.
Gémissements
---
---
Il jouit.
---
Forte respiration
---
- Ah ben oui, c'était léger. Rires
- Bonjour.
- Bonjour. - Salut Alex, assieds-toi.
- Isabelle arrive ? - Elle prend sa douche.
- T'as pas pris de douche ? - Non, pas encore.
Ça se voit ?
- Non, ça se sent.
Rires
- Toujours du café ?
- Oui. Merci. - C'était
comment, le concert? - Super.
J'adore ce groupe. On est pas restés après.
- Pourquoi ? - Parce que
Isabelle voulait rentrer.
- C'est pas ma faute.
- Je sais.
Elle pense qu'à bosser.
- Un croissant?
- Pour éviter les embouteillages. Du coup, plus un rond.
Obligé d'aller sur la plage à vendre mes trucs.
Rire Je te jure.
- Non !
- On a fait comme ça. On a vendu des trucs.
- Ça s'est bien
passé ? - Oui.
Qu'est-ce que tu fais ? Il reste qu'un croissant.
- On part où en vacances ?
- C'est un sujet de discorde entre Monsieur et moi.
J'aimerais retourner au clos.
- Ouais. - En tout cas, 2 semaines au moins.
Porte
- Tu lis quoi?
- Laisse-moi.
- Qu'y a-t-il ?
- Rien. Je veux lire en paix.
- Tu veux sortir ?
- Si, mais plus tard.
- Tu me fais la gueule ?
- C'est fini, Alex.
Qu'est-ce qui est fini ? - Nous.
- Pourquoi ?
- Je suis pas amoureuse de toi.
- Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Rien.
C'est moi, c'est comme ça.
- On est bien ensemble ?
Ça se passe bien, non ? - Oui.
- Laisse-nous du temps.
Porte
- Vous faites quoi?
- Rien. - Tu viens jouer ?
- Vas-y.
- Où est Alex ? -Il est parti.
- Pourquoi il m'a pas dit au revoir ?
-Il avait l'air triste.
-Il t'a dit quoi ? - Rien. Il voulait pas jouer.
- Tu lui as dit? - Non.
-Il se doute ?
- Mais non.
Bip
Bips
---
Musique douce
---
Musique jazz - Bonjour mademoiselle.
- Bonjour.
---
- Bonjour. - Bonjour.
- Je vous sers quelque chose ? - J'attends quelqu'un.
- Très bien.
---
- Bonjour.
- Je peux m'asseoir ? - Oui.
---
- Vous buvez quoi?
- Comme vous.
- Vous êtes sûre ? - Oui.
- S'il vous plaît. Deux whiskys.
J'ai trouvé votre numéro dans son carnet.
Léa.
- C'était mon pseudo. - Je sais.
Je voulais vous voir.
Savoir à quoi ressemblait la dernière fille qui a vu mon mari.
- Je suis désolée.
- Ne vous reprochez rien, il était malade.
Mourir en faisant l'amour, c'est une belle mort.
---
Vous êtes jeune.
Et très belle.
- Merci.
- Trop belle. Je ne vous imaginais pas ainsi.
- Moi non plus.
- Ah oui?
Il vous a parlé de moi?
- Non, jamais.
Léger rire
- Vous avez
quel âge vraiment ? -17 ans.
-17 ans...
Bel âge.
J'avais 17 ans quand j'ai rencontré
Georges.
Je savais qu'il voyait d'autres femmes.
Au début, ça fait mal mais...
Finalement, ça m'arrangeait.
J'ai toujours été... mélancolique.
Si j'avais été courageuse, moins timide,
j'aurais aimé qu'on me paie pour me faire l'amour.
Mais j'ai jamais osé.
J'y ai pensé parfois. Un fantasme.
Maintenant, je serais trop vieille. C'est moi qui payerais.
---
Ça se passait dans la chambre 6095, n'est-ce pas ?
- Oui.
- Je l'ai réservée.
J'aimerais que vous m'accompagniez.
300 euros.
C'était votre prix ?
Porte
Porte
Alors, c'était ici ?
- Oui.
- J'avais besoin de voir cette chambre.
On s'est aimés jusqu'au bout.
Toujours avec cette même tendresse.
- Je me déshabille ?
- C'est pas utile.
Venez vous allonger à côté de moi.
- J'avais aussi besoin de revoir cette chambre.
Merci.
Petit cri
Musique douce
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"Je suis moi" (Françoise Hardy)
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