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L'H0MME DE SAN CARLOS
Cette histoire est v�ridique.
C'est celle de mon pere, telle qu'il me l'a racont�e.
Bien avant ma naissance,
un apres-midi brulant de l'ann�e 1874,
il arriva a Tucson sur le toit de la diligence.
- Senor, une chanson? - Je suis press�.
Je joue pour un verre et je chante pour deux!
- Plus tard. - C'est maintenant que j'ai soif!
Entendu. Vous commencez a jouer,
et je vais chercher de l'eau.
De l'eau?
Je n'avais encore jamais vu de prise si facile.
Je les ai cueillis au milieu de la riviere.
Qu'est-ce que c'est?
Des scalps apaches! Des sauvages! Quatre hommes et deux femmes.
Des femmes! Vous devez etre fier de vous.
Non.
La prime est moins forte.
- Ils vous voulaient du mal? - Au contraire!
lls vont nous rapporter 300 dollars de l'autre c�t�.
Et vous les traitez de sauvages!
M. John Clum est la, Gouverneur.
- On nous a pr�venus de votre arriv�e. - Merci de me recevoir.
Voici mes collaborateurs, MM. Powers, Lang, Chandlers et Tripps.
Snyder, allez chercher le g�n�ral Wade.
Oui, Monsieur.
- Vous trouverez tout en ordre. - Bien sur, asseyez-vous.
Ainsi, Washington pense que c'est une bonne id�e
que des organisations religieuses s'occupent des int�rets des Indiens.
Le D�partement de l'lnt�rieur le pense.
L'id�e n'est pas mauvaise
mais je reste sceptique, R�v�rend Clum.
Je ne suis pas r�v�rend.
Mais vous etes envoy� par l'�glise r�form�e hollandaise.
J'ai suivi la formation mais je n'ai pas l'�loquence requise.
Je serai mieux employ� ici.
Nous sommes loin de tout.
Ou plut�t, les �glises orientales sont loin.
Comment pourraient-elles comprendre nos problemes?
Les problemes des etres humains sont les memes partout.
Si elles voyaient un raid de Geronimo,
je doute que le couplet du sauvage opprim� tiendrait.
Le g�n�ral Wade, notre commandant territorial.
Et voici M. Clum, G�n�ral.
M. Clum doit prendre le contr�le de la r�serve apache de San Carlos.
La situation est sous contr�le!
J'ai chass� Geronimo au Mexique.
On ne l'a pas aper�u depuis deux mois.
La quasi totalit� desApaches de la r�gion
est sous bonne garde dans la r�serve.
Lisez mon rapport!
Washington a �tudi� de nombreux rapports, Monsieur.
Ces dix dernieres ann�es, l'arm�e a d�pens� 3 millions de dollars par an
aux fins d'exterminer lesApaches,
sans succes. - Nous y arriverons!
Si des incomp�tents ne s'en melent pas.
Les �liminer n'est pas une solution humaine.
C'est le seul traitement qu'ils comprennent!
C'est le seul qu'ils ont jamais re�u!
L'�tat a r�alis� que son devoir
�tait de prot�ger les tribus.
Il a d�cid� d'en faire des citoyens utiles.
Faire desApaches des citoyens?
Oui, Monsieur.
Comment ferez-vous?
Je ne sais pas encore. Je n'aijamais vu d'Apache.
Mes ordres sont de coop�rer avec vous, M. Clum.
Le capitaine Larsen commande la cavalerie a San Carlos. �coutez-le.
Messieurs, merci de m'avoir re�u.
N'h�sitez pas a faire appel a nous.
- Les colporteurs sont interdits. - Je ne vends rien.
Comment expliquez-vous cet accoutrement, alors?
- Je cherche le capitaine Larsen. - C'est moi.
Que voulez-vous?
Vous etes le nouvel agent?
Le g�n�ral Wade m'a pr�venu.
Montrez-lui ses quartiers!
Oui, Monsieur.
Par la.
- Vous restez longtemps? - Pourquoi?
Le dernier a tenu trois semaines.
- C'est le record? - Pour ceux qui ont surv�cu!
Nous voici arriv�s.
Je suis Geronimo! Je tue! Je tue!
Je n'ai pas peur des Blancs.
Attention! Tout va bien?
Et voila.
Que lui est-il arriv�?
Elle est veuve.
CesApaches en font des tonnes.
Elles se coupent les cheveux et se noircissent
pourfaire fuir les autres hommes.
�a, un logement?
Personne ne reste assez longtemps pour le retaper.
C'est justice si l'on pense au jardin d'�den.
Vous ne lisez pas la Bible?
Pas r�cemment.
Vous devriez vous procurer une arme.
Pour quoi faire?
Pour les serpents, pour commencer.
- Que se passe-t-il? - Le comit� d'accueil!
Quel coin chaleureux!
Que font-ils?
On les ramene a la fin de la journ�e.
Qui sont-ils?
Devant, c'est Eskiminzin, le chef. Et derriere, son fils, Santos.
Ils sont encha�n�s?
lls se sont enfuis apres le dernier raid de Geronimo!
- Ils allaient le rejoindre? - Non.
Ils sont partis par peur.
- De qui? - De nous. De l'arm�e.
- Je vois. Comment sont-ils revenus? - D'eux-memes.
Dehors, ils mourraient de faim sans armes.
C'est ainsi que vous les r�compensez?
Les ordres sont les ordres.
Un instant, Capitaine!
- Je vous demande d'�ter leurs cha�nes. - Vous avez beaucoup a apprendre!
Nous les attachons pour les priver de chefs.
Lib�rez-les et tout peut arriver.
J'insiste.
Hors de question.
Vous avez l'ordre de coop�rer.
Et les ordres sont les ordres!
Les Indiens relevent de l'arm�e.
- Plus maintenant! - Tres bien, Clum!
Merci, Capitaine.
Lib�rez-les.
Je suis le nouvel agent.
Il n'y aura plus de cha�nes. Rejoignez les v�tres.
Tianay,
ton deuil a assez dur�.
Je veux revoirtes cheveux longs
et ton visage non macul� de poussiere.
Du balai!
Merci.
Beaucoup veulent vous remercier.
J'en fais partie.
�a aurait d�ja du etre fait.
Comment avez-vous le pouvoir de commander aux soldats?
Tout est affaire de politique.
Qu'est-ce que c'est?
Ce serait trop long a expliquer.
Que font-ils?
lls fetent leur lib�ration.
Ce sont des cris de guerre!
lls boivent du tiswin, c'est interdit!
C'est ainsi que tu le remercies d'avoir lib�r� les chefs?
C'est un Blanc!
Sans votre stupidit�,
ce ne serait pas arriv�.
Renvoyez vos hommes.
Sur le champ!
C'est Disalin qui a commenc�.
Punissez-le.
Non, c'est a vous de d�cider de sa punition.
Vous etes le chef de cette tribu.
Nous avons �t� vaincus. Il n'y a plus de chef.
C'est faux! On vous a beaucoup pris, pas seulement la terre.
On vous a priv� de votre fiert� et de vos traditions.
Je vais m'assurer qu'une partie vous soit rendue.
Je suis la pour vous aider a diriger la r�serve.
Merci, encore.
Tant que je ne serai pas sur de toi, tu ne seras plus chef.
Lib�rez-le!
C'est le quartier g�n�ral.
Faites-vous d'abord annoncer!
Je ne vous reverrai pas, Capitaine.
Demain matin, vous quittez San Carlos.
De quel droit donnez-vous des ordres?
Du droit que m'a donn� le pr�sident Grant.
Tres bien, Clum.
C'est la seule fa�on de me d�barrasser de vous!
Vous nous manquerez!
O� sont partis les soldats?
Je leur ai dit de quitter la r�serve.
Pour combien de temps?
Pourtoujours, je l'espere.
- C'est la v�rit�? - Oui, Eskiminzin.
J'en ai rev� sans pouvoir y croire.
J'espere que du bon en ressortira.
Trop d'Apaches ont souffert a cause de quelques-uns.
Les crimes doivent etre punis, mais avec justice.
J'ai longtemps cherch� a comprendre la justice des Blancs!
Voila comment je vois les choses.
Nous aurons notre propre police et notre propre tribunal.
Quand un Apache commettra un crime,
la police Apache vous l'amenera pour etre jug�.
On ne nous avait jamais dit
que nous pouvions penser par nous-memes.
Parlez a votre peuple. Votre d�cision sera la bonne.
Le Bon Esprit ne nous a pas oubli�s. Peut-etre.
Ce sont les policiers.
Parfait.
Je m'appelle Taglito.
Alchise.
Chato.
Mahtla.
Et votre fils, Santos?
Plus tard. Peut-etre.
Dites a votre peuple que des demain, il y aura du travail pourtous.
Et qu'ils seront pay�s.
On construira des b�timents
et un magasin o� ils s'approvisionneront.
C'est bien.
Bonjour.
Voici Tono, mon fils.
Tu disais que tu n'avais pas peur.
Pardonnez-lui.
�a lui passera peut-etre.
Eskiminzin m'a envoy�e pour vous faire a manger et rester avec vous.
Je suis sur que vous cuisinez mieux que moi
et qu'Eskiminzin veut etre aimable...
C'est aussi mon choix.
Votre choix?
J'en ai le droit car je suis veuve.
Une femme ne peut pas appartenir a un homme avant le mariage.
Mais si elle est veuve,
alors c'est diff�rent.
Ce n'est pas possible.
Je ne suis pas comme les autres veuves.
Je n'ai appartenu qu'a mon �poux.
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Je serai couverte de honte si vous me renvoyez.
C'est le souhait d'Eskiminzin.
Attendez.
Vous...
Comment vous appelez-vous?
Tianay.
Si vous voulez rester ici...
Ne vous inqui�tez pas.
C'est pour vous.
Ils sont plus adapt�s que vos habits.
- J'en suis sur. - Chez lesApaches,
on n'accepte pas un cadeau sans rien donner en retour.
Tout ce que j'ai est a vous.
Vous me le donneriez?
Et plus encore.
Non, non, non... �a suffit!
- Il vous va mieux qu'a moi. - Merci.
Eskiminzin, je veux vous parler au sujet de Tianay.
Vous l'aimez?
C'est une femme formidable mais j'ai d�ja une fianc�e.
O� est-elle?
Pas ici pour s'occuper de vous. C'est pourquoi j'ai envoy� Tianay.
C'est une brave femme. Son mari �tait un guerrier.
Quand il est mort, elle est morte aussi.
Vous devriez etre fier de lui avoir redonn� le gout de vivre.
Dans ma culture, je ne peux avoir qu'une femme.
Vous renverriez Tianay?
Non, mais je voulais que vous compreniez.
Un homme doit �couter son coeur. Puisse le v�tre etre de bon conseil.
Je l'espere.
Pourquoi vous faites des pattes d'oiseaux?
J'envoie un message a une personne chere qui est loin.
Avec des pattes d'oiseaux?
Ce sont des lettres.
Mises dans le bon ordre, elles forment des mots.
Cette feuille voyagera par diligence et partrain
avant d'atteindre sa destinataire.
Quel est votre nom?
Clum.
Clum. C'est un dr�le de nom.
Monsieur, pour les petits gar�ons.
Laisse-moi finir maintenant.
Il s'appelle Clum. C'est dr�le.
Tono! �a ne se fait pas de se moquer.
Peu importe s'il n'y a pas de viande. Nous avons l'habitude d'avoir faim.
Mais la chasse a toujours fait partie de nos traditions.
Nous chassons, nous n'�levons pas la viande derriere des cl�tures.
Je sais �a.
Vous voulez nous rendre nos traditions.
On nous a pris nos fusils.
Si nous les avions, nous pourrions chasser.
Je ne sais pas si je pourrai vous les rendre.
Mais je vais m'assurer que nous recevions les vivres.
Mon ventre n'entend pas ces belles promesses.
Il n'y a pas de boeuf et pas grand chose dans votre magasin.
Nous vivions pareils avec les soldats.
J'ai attendu mais puisque le boeuf n'est toujours pas la,
je vais a Tucson d�couvrir pourquoi.
Je suis Geronimo! Je tue tous mes ennemis!
Un instant, jeune homme!
Tuer n'est pas une solution.
Tu seras diff�rent de Geronimo.
Je serai un chef, comme mon pere. Il a tu� beaucoup d'ennemis.
Non, Tono, ce n'est pas pour toi.
Tu dois etre fier d'etre un Apache mais apprendre aussi des Blancs.
C'est leur monde maintenant.
Je serai un bon chef.
J'en suis sur.
Et je tuerai tous mes ennemis!
C'est un petit guerrier. Il vous embete?
Non, bien sur que non.
Je ne vous ai jamais vue habill�e comme �a.
Mon deuil est fini.
Combien de temps dure-t-il?
Ce n'est pas une question de temps, mais de coeur.
Mes cheveux vont repousser. Ce sera plus facile de me regarder.
�a l'a toujours �t�. Ne les laissez pas pousser.
Monsieur!
Monsieur!
M. Clum.
Nous nous sommes rencontr�s a Tucson.
Oui, je me souviens... d'une histoire de cheveux.
Vous descendiez la frontiere pour r�cup�rer de l'argent.
Je leur raconte?
J'ai d�ja eu pire.
- Que s'est-il pass�? - Ils chassaient sur notre terre.
C'est de la viande apache.
Lequel a tir� sur vous?
Que d�cidons-nous? Comment punissons-nous?
Si desApaches volaient la viande des Blancs,
ils seraient tu�s.
Nous ne sommes pas aussi civilis�s.
Prenez la viande. Remettons-les a leur police.
Mettez-les dans les chariots.
Que se passe-t-il?
lls chassaient ill�galement sur la r�serve.
Nous avons d�ja chass� par ici.
Cette r�serve est vou�e a la protection desApaches.
Ils ont voulu le tuer.
Il va bien.
Il n'y a pas eu de mal.
Je vous demande de juger ces deux hommes.
Vous n'allez pas �couter ce cingl�?
Je suis pay� pour �couter tout le monde.
Vous avez le droit de porter plainte contre eux.
C'est bon, dispersez-vous.
Le boeuf que j'ai command� il y a 3 semaines n'est pas arriv�.
Je ne sais pas qui est derriere �a,
mais personne ne r�ussira a nous affamer.
- Qui pourrait le vouloir? - Presque tout le monde a Tucson.
Rendez-moi les fusils que vous avez confisqu�s.
Donner des fusils aux Apaches?
- A des gens qui ont faim. - Impossible.
- Ils appartiennent au gouvernement. - Techniquement, oui.
Donnez l'ordre de me les rendre.
Venez les chercher cet apres-midi.
Merci.
Taglito, vous n'avez pas beaucoup d'amis dans cette ville.
Je pense en avoir autant que vous. Peut-etre.
Pourquoi dites-vous toujours peut-etre?
Nous ne pouvons jamais etre surs de rien. Peut-etre.
H�, Clum!
Que faites-vous en civil?
J'ai divorc� de l'arm�e. Honorablement.
Venez prendre un verre pourfeter �a, Clum.
Clum!
Voila un nom qui sonne bien. Venez, Clum!
Je reviens vite, Taglito.
Peut-etre.
H�!
- Tu tiens encore debout? - Bien sur!
Tu devrais etre raide mort.
Je ne te dis pas comment tenirton bar.
Verse-moi plut�t de cette mixture.
Allez, donne-moi la bouteille!
Me traiter comme un ivrogne!
Al'arm�e! On y est mieux dehors.
Vous avez des projets, Sweeny?
J'en avais mais en ce moment, ils sont un peu flous.
Je vais retourner dans l'lowa.
J'�tais forgeron la-bas avant de m'engager.
Je vais peut-etre faire �a.
Apres toutes ces ann�es, vous ne l�chez pas les chevaux?
J'en ai assez de les monter mais pas de les chausser.
Et �a paye bien.
Vous savez, il fait bon vivre dans l'lowa.
Tout est vert. Quand �a pousse.
J'ai l'estomac plein de poussiere et de cactus.
Regarde qui est la!
Comment etes-vous sortis?
Le Sh�rif n'allait quand meme pas vous prendre au s�rieux!
Pourquoi devraient-ils etre en prison?
Cet amoureux des Indiens nous a accus�s d'avoir tir� sur un Apache.
On ne met pas les gens en prison pourtuer desApaches.
On leur donne une m�daille!
Et toi, fais attention qui tu traites d'amoureux desApaches!
- Cet homme est mon ami. - �a vaut aussi pourtoi!
Ton ami vit avec lesApaches.
Je ne sais pas si je peux te battre, mais �a vaut le coup d'essayer.
On dirait que je vais...
J'aurais du partir ce matin.
Et abandonnertout �a?
C'�tait un cauchemar?
lls �taient beaucoup plus nombreux.
Je ne peux pas m'empecher de l'ouvrir!
Premier jour en civil, premiere bagarre perdue!
Sobre, �a aurait �t� diff�rent.
Sobre, ma grand-mere a le-dessus!
O� sommes-nous?
Pas dans l'lowa.
C'est quoi, des pierres?
- Non, des fusils. - Des fusils?
Nous allons chasser a San Carlos.
C'est vous que les Indiens chasseront!
Je prends le risque.
Saluez quelques amis pour moi la-haut!
H�, attendez!
J'ai besoin de vous Sweeny. Pour entra�ner ma force de police.
Quelle police?
Les meilleurs guerriers apaches.
Ces types ont du frapper plus fort que je ne le pensais.
- J'ai a vous parler. - Ne parlez plus.
Vous ne m'attirez que des ennuis.
Il n'y aura pas d'ennuis.
Des Indiens avec des fusils, pas d'ennuis?
Arretez de me suivre.
Si vous acceptez, vous pourrez reprendre le magasin a San Carlos.
Je ne suis pas commer�ant, je suis forgeron.
Vous pourriez en tirer un bon profit.
Un bon profit?
- Que fait ce soldat ici? - Il est avec nous maintenant.
Pour nous apporter des promesses?
L'�tranger a rapport� nos fusils pour chasser.
Ils seront donn�s aux meilleurs chasseurs.
Ils ne les garderont que deux jours.
Vous devez vous y tenir,
car en cas de probleme, les soldats reviendront.
C'est entendu.
Les policiers peuvent choisir leur arme.
Ils la garderont en permanence.
Chato! Alchise!
Son deuil est bien fini!
- Que lui est-il arriv�? - Laissez tomber.
Que vous est-il arriv�? Vous avez bu du tismen?
Peut-etre. Peu importe.
C'est pourtoi.
Un fusil jouet.
Tu es le chef de la police.
O� sont les balles? Je ne peux pas tirer.
Tu en auras quand tu sauras t'en servir.
Je suis Geronimo!
Je sais que vous pensez agir pour notre bien,
mais ce n'est pas sans danger pour vous.
Je ne pense pas.
Je sais que si. Beaucoup ne cesseront jamais de vous hair ici.
Santos.
Donnez-lui six balles.
C'est plus qu'assez pour vous.
C'est �trange de tenir un fusil?
C'est aussi naturel que le soleil sur mon visage.
Tu n'es pas soumis comme beaucoup ici.
Il n'y pas d'honneur a etre soumis.
On pourrait se servir des fusils pour chasser du plus gros gibier.
C'est bon de te revoir en chasseur.
C'est encore mieux quand on a une femme.
- Tu peux en avoir beaucoup. - Tu as compris.
Avant l'arriv�e de l'�tranger, tu devais m'�pouser.
J'en avais parl� a mes amis.
Tu t'es avanc� peut-etre.
Nous savons ce qu'il en �tait.
Maintenant, tu es presque sa femme.
- Ton pere me l'a ordonn�. - Ta vue est troubl�e, femme!
Regarde la couleur de ta peau avant d'oublier ce que tu es.
Bonne chance pour la chasse.
9-7-3-7-7-9.
Disalin.
Six balles.
Gardez-le jusqu'a demain soir mais ne quittez pas la r�serve.
Guerriers apaches!
Venez avec moi!
Tuez les yeux blancs!
Vous ob�issez a un chef
qui est une femme!
Venez avec moi! Redevenez des hommes!
Tono, recule!
Apaches!
Vous avez des armes!
Vous etes libres!
Battez-vous comme vos peres!
Donner un fusil a ce cingl�!
Que vont-ils dire a Tucson d'un Apache qui d�fend un Blanc?
lls �taient plus que deux Apaches.
Ils �taient freres.
Je reviens.
Les Apaches se transmettent une part de leur douleur.
Je prendrai la v�tre.
Je vais bien, mais merci quand meme.
Vous me fuyez, mais beaucoup ici ne me trouvent pas laide.
Peut-etre que c'est diff�rent pour un Blanc.
Vous n'etes pas laide, Tianay.
En r�alit�, ce serait plus facile si vous l'�tiez.
- Vous pr�f�reriez que je sois laide? - Non, ce n'est pas �a.
J'aime d�ja une femme que je vais �pouser.
C'est bien pour un homme d'avoir plusieurs femmes.
Et les femmes partagent lest�ches.
Notre Dieu et nos lois nous l'interdisent.
Votre Dieu est bon peut-etre.
Il ne s'offusquerait pas si vous �tiez diff�rent sur ce point.
Tianay, il est �crit dans la Bible: Notre Dieu est un Dieu jaloux.
Nos femmes aussi.
Taglito a tu� son propre frere.
Par amour pour vous, et non par haine pour Disalin.
Maintenant il voudrait etre votre frere, si vous l'acceptez.
Ce serait un honneur.
Vos deux sangs se m�langent, mais restent entiers.
Le sang mel� de vos peres sera transmis a vos enfants.
Car le sang est la vie et ne meurt jamais.
Vous partagez le meme sang.
Meme �loign�s, vous serez toujours ensemble.
Vous etes unis comme freres.
Demi-tour!
Gardez le rythme!
Vous etes comme un pere pour ses enfants.
Plut�t comme un r�v�rend pour ses ouailles.
Expliquez-moi.
Eh bien, Tianay,
les Blancs ont plusieurs chefs religieux.
Certains sont appel�s r�v�rends.
Ils enseignent aux gens a vivre selon les pr�ceptes de Dieu.
Atraiter les autres comme on voudrait etre trait�.
Les Blancs tuent lesApaches pour qu'ils les tuent en retour?
Non. Mais c'est la seule fa�on pour vous de l'expliquer!
II y a tellement a apprendre.
Une vie ne me suffira pas.
C'est notre cas a tous.
La plupart d'entre nous ne se comprendront jamais.
Je me comprends.
Bien.
Caporal Rilsy, rompez les rangs.
Garde-a-vous!
Rompez!
- Ils ont l'air affut�s. - Je me suis assez �poumon�, �a suffit.
- Vous abandonnez? - J'ai droit a une permission.
Je ne suis pas devenu un Indien.
J'ai besoin de la civilisation, des femmes et du whisky!
Trois jours a Tucson feront mon affaire.
Nous nous passerons de vous.
- Ramenez des bonbons pour le magasin. - Des bonbons?
Chez Miller, ils ont un rouleau de soie rouge.
Je voulais en acheter la derniere fois. Vous pouvez m'en prendre?
Un rouleau de soie
et la pire gueule de bois de ce c�t� du Mississippi!
Vous etes revenu, Sweeny.
Tucson est toujours debout?
En partie.
J'avais dit la pire gueule de bois de ce c�t� du Mississippi!
Vous avez tenu parole.
Vous pensiez que j'oublierais!
Merci, Sweeny.
Tout ce dont j'ai besoin, c'est de trois jours de sommeil.
C'est pour vous.
Je n'ai rien pour vous.
Je sais que c'est votre tradition.
Mais dans ma tradition,
II n'y a pas de mal. Prenez.
Le rouge porte bonheur.
C'est pourquoi je l'ai choisi.
J'espere qu'il vous en apportera.
J'ai failli oubli�.
Ceci est arriv� pour vous.
Mary sera a Tucson la semaine prochaine!
Vous ne pourrez pas en dire autant de moi!
Nous nous marierons sur le champ.
La c�r�monie aura lieu ici, avec le gouverneur, le g�n�ral...
Vous ne lui avez pas �crit �a?
Bien sur que si.
Vous ne pensez pas que ces gens vont venir?
Ce sera l'occasion de voir la r�serve.
Bonne id�e, nous inviterons tout le monde.
Pour le moment, je vais dormir. R�veillez-moi pour le mariage.
Oh, John.
- Mary, tu es superbe. - Je suis couverte de poussiere!
Nous avons du heurter toutes les pierres de l'Arizona!
Je sais o� �a fait mal.
Je me sentirai mieux apres un bain chaud.
C'est elle?
Tout le monde croit que vous �pousez une Indienne.
Mary, voici Compos. Il sera notre t�moin.
- Vraiment? - Je sourirai!
Allons-y, finissons-en.
Le juge de paix va aller d�jeuner.
Le juge de paix!
Nous devions nous marier a San Carlos!
Tout ne s'est pas pass� comme pr�vu.
Et le gouverneur? Et tous ses amis?
Ce devait etre un grand mariage.
J'ai amen� ma robe de mari�e.
Mary, il y a eu un probleme.
Personne n'a voulu venir. Je ne suis pas tres aim� par ici.
Tu n'es pas aim�? Mais pourquoi?
C'est a cause de mes Apaches. Je t'expliquerai plus tard.
Je pourrais prendre ce bain chaud.
Ma robe de mari�e est vraiment belle
maistout ce qui compte, c'est toi et moi.
Vous attendrez pour �a. Venez!
Compos, retenez le juge de paix dans son bureau.
Tu porteras cette robe.
Mary, acceptez-vous de prendre cet homme pour �poux l�gitime,
de l'honorer et de lui ob�ir, jusqu'a ce que la mort vous s�pare?
Oui.
LesApaches!
John, acceptez-vous de prendre cette femme pour �pouse l�gitime?
LesApaches!
Oui.
En vertu des pouvoirs qui me sont conf�r�s,
je vous d�clare mari et femme.
- John, que se passe-t-il? - J'ai une petite id�e.
Peloton, halte!
A gauche!
Repos!
- Que se passe-t-il? - Nous sommes la pour le mariage.
Vous avez besoin d'amis.
Merci, Sweeny. Nous sommes d�ja mari�s.
Mary, voici Tom Sweeny.
- Enchant�e. - Enchant�, Madame.
Et ses policiers.
Messieurs, ma femme.
Vous etes entre de bonnes mains.
J'en suis sure.
Nous aurons quand meme une r�ception de mariage.
- Que font ces sauvages ici? - Bonjour, G�n�ral. Gouverneur.
Ils sont venus pour mon mariage, comme personne ne pouvait.
Gouverneur Safford, G�n�ral Wade, voici ma femme, Mary.
- D�sarmez ces Apaches. - Un instant, G�n�ral!
Ces armes ne sont pas charg�es.
Montrez-lui, Sweeny.
Peloton, garde-a-vous!
Pret a tirer.
Feu!
Maintenant, elles sont vides.
Qui est cet homme?
Un de vos anciens associ�s, Monsieur.
- Associ�? - C'est le sergent Sweeny.
Il a d�missionn� de la cavalerie.
Vraiment, G�n�ral?
II vaudrait mieux leurfaire quitter la ville.
Ils ne veulent aucun mal.
J'appr�cierais qu'ils restent. Nous aimerions divertir les v�tres.
Les miens?
Vous etes devenu un Apache.
Peut-etre.
Nous aimerions vous montrer des danses tribales.
Comme un �change culturel.
Je n'y vois aucun mal.
Si cesApaches sont en paix, nous nous devons de coop�rer.
Coop�rer!
Ce fut un plaisir, Mme Clum!
Tous mes voeux de bonheur.
Avec un tel homme, vous ne vous ennuierez pas!
Merci, Monsieur.
Ta venue nous a port� chance, Mary.
C'est la premiere fois que lesApaches et les Blancs se rencontrent ainsi.
Nous pouvons tous etre fiers.
Il faut se pr�parer pour ce soir.
�a ne peut pas attendre, John?
Eh bien, nous devrions...
Je suppose que nous devrions...
Tom, je vous rejoins un peu plus tard.
Beaucoup plus tard.
Tres int�ressant, Clum.
Ces danses ont bien une signification?
Oui, Monsieur. C'est une danse guerriere.
Chaque fois qu'ils sautent, ils tuent un ennemi.
Taglito a du tuer quelqu'un d'important.
Probablement un g�n�ral.
Je dois vous rendre justice.
Il y a eu beaucoup d'opposition contre vous.
Nous nous sommes peut-etre tromp�s.
- Je voudrais qu'ils vous entendent! - Je le leur dirai.
Dor�navant, je vous soutiendrai.
Il n'y aura plus de probleme d'approvisionnement.
Merci, Gouverneur.
J'ai �t� tres impressionn� par votre �pouse.
Pr�sentez-lui mes excuses pour ne pas etre venu a votre mariage.
- Bien sur. - Merci.
- Veuillez m'excuser. - Certainement.
- Bonne nuit, G�n�ral. - Bonne nuit.
Adroite!
Compagnie, halte!
Vas-tu enfin abandonner ce Blanc?
Viens avec moi rejoindre Geronimo.
Nous ne sommes pas n�s pour garder le bl� et le b�tail.
Alors ton pere a tort et Geronimo a raison?
II n'y a de bonheur nulle part,
mais mieux vaut etre mort que soumis.
J'aurais pr�f�r� avoir un mari soumis plut�t que mort.
- C'est votre femme? - Oui, c'est Mary.
Eskiminzin, le chef de San Carlos.
Enchant�e.
Une bonne �pouse doit etre forte pour porter le bois.
C'est ce qui me pla�t.
Faites-la courir en la suivant avec un fouet.
Qu'elle se frotte les jambes avec de la graisse animale.
�a les rend plus fortes.
Vous avez raison.
Je commencerai le traitement demain.
Vous apportez des cadeaux, Monsieur?
Bien sur. Je vous ai apport� une nouvelle amie.
- Mary, voici Tono. - Bonjour, Tono.
Et sa mere, Tianay.
Enchant�e.
Bienvenue.
Merci.
C'est notre maison.
Maison?
Tu as bien dit maison?
Ces maisons en adobe sont tres ing�nieuses.
Il y fait frais en �t� et chaud en hiver.
C'est d�ja quelque chose.
Mary, j'aurais du te pr�venir au sujet des conditions de vie ici.
J'avais peur que tu ne viennes pas.
Des fauves ne m'auraient pas empech�e de te rejoindre.
Nous en avons aussi.
Je fermerai la porte.
Avec un peu de peine, nous pourrions rendre cette maison habitable.
Oh, pardon! Vos bagages, Madame.
Je vais r�cup�rer mes affaires.
Tom vivait ici. Il d�m�nage au magasin.
J'espere que �a ne vous d�range pas.
Non, je serai bien.
�a ne presse pas a la minute.
Si j'�tais a sa place, je ne voudrais pas qu'il s'attarde.
Je vais te donner un coup de main, Sweeny...
Il a compris!
II ne fera pas un si mauvais mari.
Ce doit etre lourd Laissez-la sur le lit.
Je pense que c'est tout.
Vous pouvez partir maintenant.
Je voudrais rester ici.
D'accord.
- Alors, je peux rester? - Si vous voulez.
�a ne vous d�range pas qu'il ait plusieurs femmes?
Bien sur que si!
Mais je peux rester!
Vous voulez dire de fa�on permanente?
Je ne comprends pas.
Vous voulez vivre ici?
Je me suis bien occup�e de lui.
Ensemble ce sera plus facile.
Vous avez v�cu ici?
John, je veux te parler.
Bien sur, ma ch�rie. Qu'y a-t-il?
Veuillez nous excuser.
Pourquoi ne m'as-tu pas parl� d'elle?
- J'allais le faire. - Elle dit qu'elle a v�cu ici.
Beaucoup de leurs coutumes te para�tront �tranges.
�tranges! J'appelle �a plus qu'�trange!
Elle m'a �t� donn�e par Eskiminzin.
Donn�e?
Oui... Je veux dire, non.
On me l'a envoy�e pour s'occuper de la maison.
Ces gens sont susceptibles.
- Je n'ai pas su quoi faire. - Ce n'est pas vrai, a l'entendre.
Elle ne voulait pas le dire de cette fa�on.
Dis lui juste de s'en aller et ce sera fini.
On ne peut pas la chasser comme �a. Ce serait mal vu et elle serait vex�e.
Et moi, que crois-tu que je ressens?
John, o� sont pass�s tes principes?
Nulle part, ils n'ont pas chang�.
Je sais que c'est difficile de comprendre ces gens,
mais j'espere qu'avec le temps, tu apprendras a les aimer.
O� est Monsieur?
- O� est Monsieur, Madame? - Dedans, pourquoi?
Geronimo arrive!
Geronimo.
C'est la premiere fois que je le vois.
Que veut-il?
Vous n'etes pas sur vos terres. Que voulez-vous?
Voir mes freres apaches.
Voir s'il y a encore des guerriers.
- J'ai besoin de guerriers apaches. - Pourquoi?
Pour les conduire au bout du chemin o� les morts attendent Geronimo?
Les sages savent que se battre pendant plusieurs saisons
n'arrete pas l'homme blanc. - Tu as peur des Blancs.
Taglito!
Tu as chevauch� avec moi.
Toi, Santos!
Tu t'es battu a mes c�t�s.
J'ai leur promesse de ne pas quitter San Carlos.
Mais si vous pensez que la vie est meilleure avec lui, partez.
Vous avez votre r�ponse.
�coutez-moi.
Vous et votre tribu etes les bienvenus ici.
- Mais il y a des regles. - Quelles regles?
Ne pas quitter la r�serve et abandonner vos armes.
Ils ont des fusils.
Les policiers font appliquer la loi.
Vos sous-chefs pourront en faire partie.
Vos fusils seront confi�s a nos chasseurs.
Les autres ne seront pas arm�s.
Mieux vaut se couper les mains qu'abandonner nos armes.
Ce n'est pas notre avis.
Je parlerai a mon peuple.
Pr�venons l'arm�e du retour de Geronimo.
Pas encore. Il a dit qu'il parlerait a son peuple.
Qu'il les ramene ici, s'il le souhaite.
Il est tres courageux.
C'est le premier Blanc qui tient tete a Geronimo.
Je suis fiere de le servir.
Je vous remercie de vous etre occup�e de M. Clum,
mais je peux m'en charger maintenant.
Vous serez plus heureuse avec les v�tres.
Ce n'est pas a vous de me dire de partir.
C'est ma maison et mon mari, Tianay. Vous n'avez rien a faire ici.
C'est l'homme qui commande. Il est content de moi.
Il vous l'a dit?
Les mots sont inutiles.
Je le vois dans ses yeux, la fa�on dont il me traite.
Quittez cette maison sur le champ.
Que se passe-t-il?
J'en ai assez de ses insinuations!
Elle part ou c'est moi!
Je suis d�sol�, Tianay.
Mais vous devez partir.
Vous voulez que je parte?
�a vaudrait mieux.
Mary est ma femme,
et chez nous, un homme ne peut avoir qu'une femme.
- J'aurais voulu... - On dirait qu'elle est chez elle,
qu'elle t'appartient!
Tu te comportes comme une enfant.
Nous avons une mission a accomplir!
- Pourquoi pleures-tu? - Pour ma mere.
- Je vais quitter cet endroit. - O� vas-tu?
Rejoindre Geronimo.
C'est un chef. Aucune femme ne lui dit comment vivre.
Geronimo est un grand guerrier!
Tu viendrais avec moi?
Dans les montagnes?
Dans les montagnes. Partons!
Bonne nuit.
Mary, attends. S'il te pla�t.
Ce qui s'est pass� avec Tianay a pu mettre les gens en colere.
Et qu'en est-il de nos sentiments?
Mes sentiments ne changeront jamais.
Mais ce serait bien d'avoir une autre femme, non?
Peut-etre trois ou quatre!
Je pensais plut�t a cinq.
Je ne trouve pas �a dr�le.
- J'en suis heureux. - Heureux?
Quand un homme aime une femme, il aime la savoir jalouse.
- Je ne suis pas jalouse! - Si!
Je serais jaloux moi-aussi si Santos te faisait les yeux doux.
Comment peux-tu penser �a?
Tu l'as bien pens�, a mon sujet.
Cette fille est amoureuse de toi.
Je pense qu'elle m'aime bien.
Mary, �a a �t� un probleme. Mais pas pour moi, pour elle.
Si tu l'ignores, comme je l'ai fait, �a lui passera.
Ils ne comprennent pas qu'on ne puisse d�sirer qu'une femme.
Je ne le comprends pas moi-meme,
mais c'est mon cas.
Je suis d�sol�e, ch�ri.
Oui?
Deux des enfants sont partis.
- Qui? - Tono et Pica.
Nous avons cherch� partout.
Ils sont introuvables.
Si je connais bien Tono, il va rejoindre Geronimo.
- Geronimo? - Il en parle tout le temps.
- Je peux le retrouver. - Envoyons la police.
Non.
C'est ma faute si Tono est parti.
C'est a John d'y aller.
Je viens avec vous.
Avance, Pica!
Je suis fatigu�.
- Les guerriers ne sont pas fatigu�s. - J'ai faim. Les guerriers ont faim.
Geronimo nous donnera a manger et un fusil.
Nous tuerons beaucoup d'ennemis.
Je ne veux pas tuer. J'ai froid. Je veux rentrer a la maison.
- Tu n'es pas courageux. - Si,
mais j'ai encore plus peur.
- C'�tait quoi? - Un coyote.
- Un coyote? - Oui.
Un coyote tres bruyant. Comme un lion.
Acc�l�rons, nous y sommes presque.
Pica, attends-moi!
Tu vois, je te prot�gerai.
Monsieur!
Laissez-moi parler a Tono.
Pourquoi etes-vous venu, Monsieur?
Nous ne pouvions pas te laisser partir.
Nous avons besoin de toi a San Carlos.
Je ne serai jamais chefla-bas. Je vais rejoindre Geronimo.
La vie avec Geronimo est dure. Ses guerriers ont toujours faim.
Ils ne peuvent pas s'arreter car les soldats sont a leurs trousses.
Je veux vivre avec vous.
Maintenant que j'ai une femme, il n'y a plus assez de place.
Je croyais que c'�tait ma mere.
Si j'ai de la chance, un jour, j'aurai un petit gar�on comme toi.
Tu pourras lui apprendre a courir, a chasser et a nager comme un Apache.
Je veux etre votre fils.
Toi et lui pourrez etre freres de sang comme Taglito et moi.
J'ai besoin de toi, Tono.
Tu ne t'enfuiras plus, c'est promis?
Bien!
Geronimo!
Geronimo.
Il y a des bless�s a l'arriere.
Geronimo a attaqu� le convoi. Les soldats l'ont chass�!
Les soldats.
Ils seront bient�t ici.
- Partons loin d'ici, Eskiminzin. - Pour mourir de faim?
Pour vivre comme des lapins?
Nous avons des fusils. Rejoignons Geronimo.
- Il ne rampe pas, lui. - Il n'a que la mort a offrir.
Mieux vaut �a que les soldats.
Nous partons mais pas pour rejoindre Geronimo.
Vous ne devez pas partir. Vous etes chez vous ici.
Seulement si nous vivons.
Vous avez vu ce qui arrive quand l'arm�e prend le pouvoir.
Je refuse d'etre encha�n�!
Prenons les fusils! Rejoignons Geronimo!
Vous etes fou?
II faudra me tuer.
- Vous ne laissez pas le choix. - Il y a le choix.
Geronimo doit etre arret�.
Sinon, il y aura toujours plus de morts.
Si vous l'attrapez, les ennuis cesseront.
Geronimo a de nombreux guerriers.
Il a raison. Ils n'auraient pas une chance.
Meme votre frere blanc parle contre vous.
Menez-moi a lui.
Vous iriez voir Geronimo?
Oui. J'essaierai de le convaincre d'accepter la paix.
Vous n'y arriverez jamais
mais je vous menerai a lui.
Il est courageux.
C'est mon souhait que les chasseurs l'accompagnent.
Taglito, donnez un fusil a chaque homme qui vient avec nous.
Chito, chargez le chariot.
Vous ne pouvez pas mettre votre plan a ex�cution.
Laissez faire l'arm�e, c'est son boulot.
Le mien est de prot�ger ces gens contre l'arm�e et Geronimo!
J'ai tout entendu, John.
- Parlez-lui. Qu'il m'�coute. - Il ne veut pas.
Je dois le faire, Mary. Je pensais que tu comprendrais.
J'ai essay�.
�a n'a pas �t� facile pour moi.
Je n'ai pas �t� �lev�e pour cette vie. J'ai essay� de ne pas fuir mon devoir.
J'ai essay�, John, parce que je t'aime.
Mais �a ne suffit pas.
Tu places ces Indiens au-dessus de tout.
Je ne suis pas venue ici pour etre veuve.
Je te le demande de tout mon coeur, n'y va pas!
Je vais revenir.
Je ne suis pas assez forte pour attendre cette �ventualit�.
Tom, allez avec Mary a Tucson et veillez sur elle.
Je viens avec vous.
Je devrais etre fusill� pour �a.
Vous le serez surement.
Mon fils vient aussi.
Tres bien, Santos.
Que le Bon Esprit vous accompagne.
Merci, Tianay.
En avant, marche!
O� allez-vous?
Je rentre chez moi.
Mais il se tournera vers moi, si vous partez.
N'est-ce pas ce que vous voulez?
Je le veux lui.
Il aime mon peuple.
C'est un homme fort, comme l'�tait mon mari.
Un tel homme doit trouver du r�confort aupres de sa femme.
Elle doit s'incliner devant sa volont�, comme l'arbre sous le vent.
Faire passer sa vie avant la sienne.
C'est la femme qui doit donner la force a l'homme.
Je ne suis pas aussi forte que votre peuple.
Nous sommes forts car notre vie est dure.
Comme la v�tre le sera.
Si vous partez, je m'occuperai de lui.
Mais c'est vous qu'il aime.
Montons le camp ici.
- Vous etes en colere, Monsieur? - Non.
En fait, je suis content. Tu as besoin d'une le�on.
Que va-t-il apprendre? Comment Geronimo se bat?
Ce serait moins risqu� si je lui racontais.
Geronimo ne lui ferait pas de mal.
Combien de temps comptez-vous mettre pourtrouver Geronimo?
Pas longtemps.
- O� peut-il etre? - AOjo Caliente.
Vous n'avez pas la bonne adresse.
Nous l'y avons cherch� une douzaine de fois.
Vous faites autant de bruit qu'un troupeau de bisons!
A combien de jours est Ojo Caliente?
- Un jour. - Deux.
Je dis un.
Va pour deux jours. On aura un jour de plus a vivre.
Et on r�fl�chira a un piege a tendre a Geronimo.
�a ne marchera pas, Tom.
Il est trop intelligent pour se laisser prendre.
Soyons aussi intelligents et rentrons a San Carlos.
La seule chose a faire est de tomber dans son piege.
Et c'est intelligent, �a?
Si on fait croire a Geronimo qu'on est tomb�s dans son piege.
A quoi ressemble Ojo Caliente?
Je vais vous montrer.
Il y a un comptoir ici,
entour� de montagnes. Comme �a.
Ils ont aper�u notre force de police
et vu que nous n'�tions pas un danger.
Mais ils ne savent pas que nous amenons du renfort.
Ils restent trois fois plus nombreux.
Nous devons les surprendre.
Si nous envoyons notre police en avant,
les autres pourraient escalader la montagne pour nous couvrir.
Vous pensez comme un Apache.
Non. Comme G�d�on.
Qui?
G�d�on a vaincu ses ennemis avec l'aide du Seigneur.
- C'est dans la Bible. Juges 7 et 8. - La Bible?
G�d�on �tait surpass� en nombre par les Midianites.
Il divisa ses hommes en trois colonnes et encercla le camp.
Au signal, ils soufflerent dans leurs trompettes.
Les Midianites crurent qu'ils �taient des milliers.
La Bible dit:
lls resterent chacun a sa place autour du camp,
et tous les hommes du camp se mirent a courir.
Ce G�d�on n'a jamais combattu d'Apaches.
Nous n'en tuerons jamais assez.
Nous n'allons pas tuer.
Mais si nous tirons en l'air au meme moment,
l'�cho fera croire a une multitude.
C'est completement fou.
Personne n'a jamais escalad� ces montagnes.
Vous pensez en soldat.
Pouvez-vous y etre a temps?
Nous partons. Attendez demain matin.
Taglito, a mon signal, vous tirerez en l'air.
Sweeny, vous allez avec Taglito.
Santos conduira mon groupe au comptoir.
Il vaut mieux qu'il reste avec vous.
Il n'y aura pas de probleme avec Santos.
Je reste avec vous.
Taglito ne lui fait pas confiance.
Tout ira bien.
Ne lui tournez pas le dos, quoi qu'en dise la Bible.
Le Blanc vient de San Carlos avec ceux qu'il appelle sa police.
- Qui les conduit? - Santos.
- Combien sont-ils? - Vingt.
Vingt?
- Tu es sur qu'ils ne sont pas plus? - Non.
Nous sommes en danger.
- Sont-ils arm�s? - Tous saufl'�tranger.
Il se bat avec des paroles mais nous avons des fusils.
Allons-nous a leur rencontre?
Non, nous les attendrons ici, tremblants comme des feuilles.
Non.
C'est mieux avec �a.
Il nous faudra une heure pour monter la-haut.
Un coup de feu les alerterait. Toi, viens avec moi.
Je suis venu parler avec vous. Une fois pour toutes.
Pour vous, peut-etre.
De nombreux Blancs dorment ici pour l'�ternit�.
Pas du sommeil des braves. Ils sont morts comme des femmes.
En criant et en montrant leur douleur.
Il y a eu assez de morts. Arretons �a.
Il n'y en aura plus
lorsqu'il n'y aura plus de chien blanc sur le territoire apache!
Vous devez vous rendre.
Vous en remettre a la cl�mence du gouvernement.
Vous etes venu pour nous dire �a?
Je vous ai demand� de venir vivre a San Carlos
pour le bien de votre peuple. Je vous le redemande.
Ce sera bien.
Nous resterons assis devant nos tipis comme ces...
femmes.
Et quand nous serons soumis,
on nous donnera des fusils pour prot�ger les Blancs.
C'est ce que vous voulez?
Vous rentrez avec nous.
Vous parlez avec courage mais vous ne parlerez plus longtemps.
Et alors, je vous cracherai dans la bouche!
Geronimo,
vous etes en �tat d'arrestation.
Dites a vos guerriers de poser leurs armes.
- Que faites-vous ici? - C'est moi qui commande.
A partir d'aujourd'hui, vous redevenez un simple agent.
Vous d�pendez directement de moi.
On ne peut pas m�langer la loi civile et la loi militaire.
C'est l'�tat d'urgence. L'arm�e a repris le contr�le.
Voici votre �tat d'urgence, G�n�ral. C'est bien Geronimo.
Ma force de police l'a captur�.
Doit-on les encha�ner aussi?
Prenez-le et partez.
Nous n'avons pas besoin de vous.
Besoin ou pas, j'ai des instructions de Washington
de placer la r�serve sous contr�le militaire.
- Et... - Je sais, G�n�ral,
les ordres sont les ordres.
Je n'entends pas autre chose de l'arm�e.
Eh bien, j'en ai assez.
Je ne vivrai pas avec les militaires.
Je m'en vais!
Attendez!
Vous nous avez dit de ne pas fuir devant les soldats.
Et c'est vous qui fuyez.
Je vous en prie, �coutez.
Beaucoup de choses ont chang�.
Les soldats ne resteront pas �ternellement.
Vous etes comme un fils et un frere.
Sans vous, nous serons perdus.
Qui s'occupera de nous?
II a raison, John.
Je ne m'attendais pas a te voir ici.
Quand tu es parti, j'ai muri.
Parfois murir prend du temps.
Et parfois quelques jours suffisent.
Je comprends ce que c'est d'appartenir a quelque chose qui nous d�passe,
comme tu leur appartiens.
Eskiminzin,
des que je serai repos�, nous parlerons au g�n�ral.
Je suis Monsieur!
Je capture tous mes ennemis!
John Clum a pass� le reste de sa vie a se battre pour les Indiens
mais son reve d'un gouvernement autonome
ne se r�alisa que longtemps apres sa mort.
En novembre 1955, le gouvernement des �tats-Unis
transf�ra l'administration de la r�serve aux Apaches eux-memes...
Adaptation: Cl�mentine Fullias Sous-titrage: ALL CUTS STUDIO
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