All language subtitles for La chimera (fr) 2023

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Original subtitles

Chant de cigales

Musique intrigante

(En anglais) Alors, c'est toi ?

-Hein ?

-Mon dernier visage de femme.

Rire

Roulement d'un train

-T'as remarqué que le soleil nous suit ?

Il nous suit.

Crescendo de roulement

-Billet !

-Tenez. Cliquetis

-Bonjour, votre billet, s'il vous plaît.

-Le voici. -Merci.

-Monsieur ?

Cliquetis

Monsieur ?

Vous étiez en plein rêve.

Désolé, mais vous ne saurez jamais comment il va finir.

Rire Puis-je avoir votre billet ?

-C'est ça, son billet ?

Rire

Murmure suspicieux

Claquement

-Demande-lui.

-Excuse-moi. J'ai une question.

Tu viens d'où ?

-Tu viens de loin, non ?

-Oui, un peu.

-TU VIENS D'OÙ ? Rires

-C'est pas important.

Vous êtes d'ici ?

-OUI.

-Ça se voit tant que ça ? -Oui.

Rires Ça se voit.

-C'est sûr, madame la campagnarde.

Rires

-Vous ressemblez vraiment...

aux femmes qu'on voit sur les tableaux...

très anciens.

-Des peintures anciennes ?

-C'est votre profil.

-Le mien ? -Oui.

Il est un peu

Euh, je sais pas si vous connaissez

Vous avez un profil

-Un gros nez ?

Rires -Non, non, au contraire.

Il est beau. Très beau.

-Ah ! Alors, t'es un scientifique ? -Non.

Je suis...

Reniflements

-Oh, mon Dieu ! Qu'est-ce que ça pue ici !

C'est quoi ? Ce beau monsieur ne se lave pas beaucoup ?

Rires

Depuis combien de temps on n'a pas changé de chaussettes ?

C'est votre jour de chance. Regardez.

-Eh non ! Il faut de nouvelles chaussettes honnêtement.

Vous puez. Un peu de parfum, les filles ?

Pour apaiser vos narines délicates.

Dites-lui qu'un homme aussi charmant ne peut pas empester comme ça.

Comment vous pouvez rester à côté de cette puanteur ?

Il va fumer pour couvrir l'odeur. -Ça suffit !

Rires

-Waouh ! J'ai rien senti de pareil depuis ma sortie de prison.

-Hé, c'est bon ! La ferme, putain !

Soupir

Gémissement du chien

-Hé !

Hé !

Calme-toi, mon ami.

Attention, les filles Il est dangereux.

Tu sais quoi ? C'est cadeau, les chaussettes.

Pouilleux

Il y a un criminel de deux mètres de haut,

messieurs, mesdames.

Allez, allez ! Jetez-lui des chaussettes à la figure.

Achetez des chaussettes !

Des chaussettes !

Du parfum, de l'après-rasage !

Chaussettes, parfum, après-rasage !

Soupir

"L'Orfeo - Toccata" (Monteverdi)

Gémissement du chien

Cliquetis

-Qu'est-ce que tu vois ?

-Des gens. -Moi aussi, je peux les voir ?

LA CHIMÈRE

Sifflet du train

Soupir

Arthur !

Arthur !

Coups de klaxon Allez, monte !

-Que fais-tu ici ?

-C'est Spartaco qui m'a dit que tu arrivais.

Il a payé l'avocat pour te faire sortir. C'est normal qu'il me le dise.

-Spartaco ? De quoi il se mêle ?

Je le rembourserai.

-Hein ? -Je lui rendrai tout son argent.

-Non, t'inquiète. Il veut rien. Il veut juste que tu passes le saluer.

-Le saluer ?

Va te faire foutre !

-Oh ! Allez, Arthur !

Ne pars pas comme ça !

Tu vas quand même pas t'énerver pour ça, non ?

Arthur !

S'il te plaît, arrête-toi. Écoute-moi.

On est désolés pour ce jour enfin, pour cette nuit-là.

Arthur, on n'avait pas vu que t'étais si loin derrière.

Soupir

-Gaspille pas ta salive.

-"Gaspille pas ta salive" ?

C'est moi qui te l'ai appris, "gaspille pas ta salive".

-À la maison.

Musique ska italienne

Coups d'accélérateur

Non, non ! Pas ici.

À la maison ! Je veux voir personne.

-Oh ! Personne...

Allez ! Cinq minutes.

C'est tes amis, non ? Juste un petit verre.

Hé, le voilà ! Your boy!

-Arthur ! Enfin, le voilà. -Alors ?

Plus de barbe, t'es tout pâle... Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

-Les gars, j'emmène Arthur chez lui.

Il s'installe et il viendra plus tard pour qu'on porte un toast. Pas vrai ?

-On boit un verre après tout ce temps ? -Non, merci.

-Eh ben, on monte alors. Allez ! -Non.

-Mario, une bouteille. -Ça marche !

Rire

-Fait chier !

Soupir agacé

-Bon, ben, j'aurai essayé.

Aboiements au loin

Cris d'oiseaux

Cris d'oiseaux

Cris d'appel

Grognement

Braiment d'un âne

Cris d'oiseaux

Claquements

Soupirs d'effort

-Euh, excusez-moi -Arthur ?

-Oui.

-C'est toi, pas vrai ?

-Oui, je cherche madame Flora.

-Oui, je sais. Elle parle que de toi.

"Arthur par ci, Arthur par là."

-Je peux la voir ? -Oui.

Je pense que oui.

Tout de suite ? -Oui, si possible.

-D'accord, je vais t'accompagner.

Madame. Madame ?

-Tu as fumé ? Mais je te l'ai interdit.

Ça abîme ta voix. -Il est là.

-Oh... Enfin !

Oh, mon ami !

Mon gentil et cher ami à moi !

Mon seul ami !

Emmène-moi là-bas.

Regarde ce désastre. -Ça ne va pas ?

-Cette jambe marche couci-couça.

Celle-là fonctionne, regarde. -Oui.

-Je peux la bouger, sans aucun problème.

Tranquille ! Celle-là...

Alors, fauteuil roulant. Mais il est très confortable.

C'est une grande invention, le fauteuil roulant.

Regarde, je t'avais dit qu'il reviendrait,

ce mauvais garçon.

Ce jeune homme est le fiancé de Beniamina.

Allez, va faire du café. Allez, va !

Des pas s'éloignent.

Tu l'as retrouvée ?

-Pas encore, non.

Soupir -Beniamina

Ne te décourage surtout pas.

Tu la retrouveras.

Continue.

-Oui, mais...

Je n'ai pas pu la chercher là où j'étais.

-Oui, mais

Tu trouves toujours une solution, non ?

Tu continues à la chercher ? -Oui, bien sûr.

-Comment ça, il est déjà prêt ?

Mais ce café est froid.

Mais non, un nouveau ! Il faut faire un nouveau café.

-Flora, c'est très bien.

C'est bon, merci.

-Regarde comme il est gentil.

Comme il est mignon.

Tu as déjeuné ?

Murmure désapprobateur

Je vais prévenir les filles.

Que fais-tu plantée là,

sans rien dire ?

-Que dois-je faire ?

-Va faire les vocalises.

Avec les "rrrrrr".

Et apporte du bois, ça aide à faire de l'exercice.

On ne chante pas

avec le cerveau, mais avec le corps. Va, va !

C'est une petite fouine.

Tu connais le mot "fouine" ?

Elle essaie d'écouter ce qu'on dit.

Tu ne trouves pas ?

-Peut-être, oui.

-Elle veut chanter.

Rire discret

Mais comment dire ? Elle chante faux.

Rire Elle chante comme une casserole.

La pauvre !

"L'Orfeo - Ritornello" (Monteverdi)

Vocalises

Quinte de toux

Bonjour, Sista. Comment tu vas ? -Bien, t'es contente ?

-Oh, c'est ma petite fleur !

Bonjour, mon amour. -Bonjour, maman.

-Bonjour. Regardez qui est là. -Bonjour, mamie.

-Oh, mon amour ! Comment tu vas ? -Bien.

-Maman, comment tu vas ? -Oui, très bien. Regarde qui est là.

-Alors, maman, tu es heureuse ?

-Oui, je suis contente. Il est là.

-Bonjour. -Arthur est là.

-Arthur, tes yeux brillent.

Tu ne te sens pas bien ?

T'es pas assez couvert. -Il joue au gros dur sans manteau,

et ensuite, il tombe malade. -Mais tu as des vêtements ?

-Il y a les affaires de papa. Toux

-Des pantalons, des pulls... Je te prépare ça.

-Ce sont les habits d'un mort.

-Et alors ? -"Et alors ?"

Tu t'entends ?

-Tu sais, celui qui a tout à ce niveau-là ?

-La peau lainée. -Oui, c'est ça.

C'est parfait. Ça tient chaud.

-Bon, d'accord.

-Oh, Italia ! Merci.

Merci, ma belle.

Mange, mange.

-C'est qui, elle ?

-C'est la nouvelle élève de chant. -Chut !

-Tu crois qu'elle a entendu ?

Rire

-Quoi, il avait pas déjeuné ?

-Tu appelles ça un déjeuner ?

-On aurait dû faire du rosbif ?

-Ces pâtes sont blanches et trop cuites.

-Que dis-tu ? Elles ont l'air très bonnes.

C'est bon ? -Hm !

-Italia est une très bonne cuisinière et est très douée pour la musique.

-En musique ? Si seulement elle chantait juste.

-Nella ! -Tu lui dis ?

-Oui, je vais lui dire. -OK, vas-y.

-Arthur, on t'a trouvé du travail.

Un travail normal.

Dans une entreprise de bâtiment.

-Vas-y, dis-lui. -Moi ?

Je lui dis quoi ? -Qu'il peut commencer.

-Tu peux même commencer demain.

-Non, merci.

-T'es vraiment un imbécile. Tu sais ça ?

Et dire que Beniamina t'aimait énormément.

Comment elle a fait ? Oh...

-Elle l'aime encore.

Ça suffit, Nella. Assieds-toi.

Assieds-toi !

-Maman, ça va ? -Oui, oui.

Regarde-moi ça. Tintement

Pas à l'approche

-Italia, s'il te plaît, tu peux débarrasser son plat ?

Et apporte un briquet pour la cigarette d'Arthur.

Merci.

-Il va fumer dans la maison ? -Il a le droit ?

-Oui, c'est un homme. Seuls les hommes ont le droit.

Elle ne nous a jamais laissées le faire.

-Je vais préparer les vêtements.

-Quelle élève obéissante.

-C'est pas une élève.

C'est une bonne qui se fait passer pour une élève.

On l'a toutes compris, non ? -Bien sûr, ça se voit.

Maman sait se faire servir sans payer les gens.

C'est une manipulatrice. -C'est bon, on arrête avec ça.

Brouhaha de dispute

Cris de bébé

Ça suffit, stop, on arrête.

-Chut ! -Quoi ?

-Vous avez entendu ? -Quoi ?

-J'ai entendu un bébé qui pleure.

-J'entends rien. -C'est un agneau.

Toux -Non, c'est pas un agneau.

C'est un bébé qui pleure.

Quintes de toux

Respiration fébrile

Quinte de toux

Chant de cigales

Pas à proximité

Claquement

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Madame Flora m'envoie pour t'amener ces deux choses.

Soupir agacé

Ben, je t'en prie !

Quinte de toux

Pour la fièvre.

Un thermomètre.

Oh, mais t'es fou !

Qu'est-ce que tu fais ? Tu vas le casser.

Tu vas le casser.

Quinte de toux

T'es plutôt bien installé.

C'est beau.

C'est quoi, tous ces trucs ? -Non, non...

S'il te plaît.

Des objets anciens.

Des trucs que de nombreux yeux ont vus.

-Hein ?

-Des choses déjà vues par beaucoup "d'œils".

-C'est "yeux".

Les yeux.

C'est pas "œils", c'est "yeux". -Merci.

-Si tu veux, je te donne un cours accéléré.

Rire

-Toi ?

-Oui.

C'est un bon refuge ici.

T'es avec les plantes, les arbres

Même l'endroit où je suis née était entouré d'arbres.

(En portugais) Andiroba,

Jacaranda

C'était la seule chose que j'aimais là-bas.

Souffle

Soupir amusé

-Pourquoi tu ris ? Rire

-Regarde, là...

C'est pas bizarre, ça ?

Il ressemble à une personne plantée avec la tête en bas.

Mais si !

Là où les branches se divisent.

Tu vois ?

-Non.

-Ah ! Là, il est mieux. Quinte de toux

Peut-être que là tu vois mieux ce que je dis.

-Non, non !

Fracas

Soupir

-Mais c'est quoi ?

-Merde ! C'est quoi, ce bordel ?

-Arthur !

Arthur !

"L'Orfeo - Scorto Da Te Mio Nume" (Monteverdi)

-Arthur, attends. Laisse-moi t'expliquer.

-Non, laisse-moi t'expliquer. -Comment ça ?

-Laisse-moi t'expliquer !

Arthur, laisse-moi t'expliquer ! Cris d'effort

Calme-toi, je vais t'expliquer !

-T'as cru qu'on te les avait volés sous ton petit sapin ?

Rire

-Voilà ! Tout est là.

Soupir agacé

-On pouvait pas les laisser.

Les policiers fouinaient après ton arrestation.

-Oui, ils nous ont interrogés.

-Ils voulaient te piéger pour augmenter la peine.

-Et toi, tu débarques comme une furie !

-Et ça, tu vas en faire quoi ?

-Je me demande.

-Je crois que je vais les apporter à Spartaco.

J'ai une dette envers lui. Rire

-Oui, emmène-les

à Spartaco.

Je suis sûr qu'il va en rire,

de tes trucs.

-Tu sais quoi ? Au lieu de lui apporter tes petits trucs,

ajoutons d'autres pièces, ce serait mieux.

-Bonne idée !

-Maintenant qu'on est tous réunis -Non, merci !

Chocs métalliques

-C'est mon oncle.

-Tu veux quoi ? -La pioche.

-OK, dépêche-toi. -Il est toujours en vie, lui ?

-Tu nous déranges.

Allez !

Allez, dépêche !

-Le pauvre

Raclement métallique

-Arthur, tu veux finir comme lui ?

Abruti par la fatigue,

courbé par la vie, un soumis avec la bite molle.

Rire -Ha ! La bite molle !

-Allez !

Tu nous la feras pas.

Je sais très bien que toi aussi,

tu penses à tout ce qui reste encore là-dessous.

-Ah, il reste un paquet de trucs.

Oh, allez -Chut !

Cris d'oiseaux

Cris de corbeaux

Soupir

Cris de corbeaux

Cris festifs

Cris de corbeau

-ARTHUR !

Ambiance festive Musique de fanfare

-Vive l'épiphanie !

Rire -Il est complètement ivre.

Attends, attends. Et voilà, on va t'enlever ça.

-Non ! -Et je vais la mettre ici. Voilà !

-Oh ! Blonde ! -T'es magnifique !

-Non ! Rires

-Mets-la !

-Excusez-moi ! -Allez !

Rires -Excusez-moi, s'il vous plaît

Rires Je peux Excusez-moi !

Une photo, s'il vous plaît !

Une photo ! Je peux vous prendre en photo ?

-On prend une photo ?

-Juste une photo. -C'est sympa !

Photos, photos, photos ! Vas-y, prends la photo.

-Non ! Non, ne te cache pas.

Une seule photo, s'il te plaît.

-D'accord. -OK.

-Non !

Non, s'il vous plaît !

-Pardon, on se connaît ?

-Mais c'est qui ?

-Mais j'ai entendu parler de vous. Et de lui.

L'Anglais.

-Moi ? -Oh !

-Je suis une amie de Spartaco.

-Ah, t'es amie avec Spartaco ? -Oui.

Mais il est vraiment très malpoli, votre ami.

-Mais non ! Quand il boit, il est comme ça.

-C'est un rustre.

Rire -Toi, t'es amoureuse.

-Et si c'était le cas, vous me le conseilleriez ?

-Ah ouais ! On pourrait te le conseiller.

Mais il regarde plus les filles.

Parce qu'il pense qu'à une seule, qui n'existe plus.

Cri amusé

Rires

-Bon, ne bougez plus !

-T'as vu comment il m'a tiré ?

"La Traviata - Noi Siamo Zingarelle" (Verdi)

Brouhaha festif

-Mister !

Mister !

Mister !

Venez avec moi. J'ai une bonne affaire.

C'est quelque chose d'important.

Il y a plein de trucs.

Mais on fait moitié-moitié. D'accord ?

-Mario. Mario !

Viens voir le petit trou qu'elle a laissé.

Il est tout rond. Rire

Mon grand-père me disait toujours :

"Avant d'épouser une femme, tu l'emmènes faire pipi sur du sable.

"Si le trou qu'elle laisse est un beau trou, bien rond et profond,

"alors, tu l'épouses.

"Mais si au contraire, ça part dans tous les sens, ben..."

-C'est pour ça que tu t'es jamais marié. Rire

-Quoi qu'il en soit, peut-être que c'est la bonne.

Tu l'as vue ?

Cette femme est un ornement de la nature.

-Si tu le dis.

-Mélodie, tu sais ce que tu es ?

Un ornement de la nature.

Rire -Merci, Pirro !

Tu peux m'aider ? Par où je passe ?

Ah !

-Voilà ! Comme ça. -Merci.

Rire -Je t'en prie.

Attention... -Oui.

-Et on tourne. -Hou !

-Hou là là ! -Hou là là !

-Maintenant, on va te montrer des choses

que les archéologues n'auraient pas imaginées.

-Je trouve qu'ils sont vraiment fascinants, les Étrusques.

Ils sont tellement bohémiens, si loin du mythe de la romanité.

C'est comme -Pirro !

Comme le dit ma tante :

"Peut-être que si les Étrusques étaient encore là,

"il n'y aurait pas eu ce machisme en Italie."

Vous savez que chez les Étrusques,

c'étaient les femmes qui commandaient.

-Je suis là ! -Bravo ! Très bonne observation.

-Ah, voilà Katir. -Je suis là.

-Il était temps ! -Bah, je suis qu'un peu en retard.

-D'accord, mais on t'attendait. -Allons-y, venez.

Allez ! Mister ?

On y va ! C'est plus haut.

-Où ? -Là-haut.

-Là-bas ? -Oui.

C'est ici qu'est le trésor.

Il y a plein de choses.

Mais bon... On s'est mis d'accord hier, hein ?

Pas d'entourloupes.

Longue inspiration

-Il y a rien là, Katir.

-Tu vois bien que la terre a pas été retournée.

-C'est juste un trou.

-Tu te trompes. -C'était une étable.

-N'importe quoi !

Dans cette région, mes ancêtres ont trouvé beaucoup de choses.

De belles jarres, une lance...

Même une statue, très jolie. -OK, mais elles sont où ?

-Hein ? Ils ont tout jeté parce qu'ils ont eu peur.

Les idiots !

-Bon ! Si le maestro veut bien inspecter la zone

-Très bien. Soupir

-Et tu offres pas un petit truc à notre maestro ?

Alors qu'il est de retour. -Cherche, tu dois avoir.

Laisse tomber ! Il l'a ? -Oui, il l'a, sa bouteille.

-Allez, allez. Donne.

-Attends. -Il l'a trouvée.

-Bois. -Parfait.

-À moi, à moi !

-Allez, dépêche. Moi aussi, j'ai soif.

-Ah ! Moi aussi, j'en veux.

-Pirro, je peux en avoir ? -À moi !

-Bien sûr !

Grondement d'orage

Grondement d'orage

Grondement d'orage

Bruissement des feuilles

Grondement d'orage

Respiration fébrile

-Alors ?

-Hé ?

-Oui...

-Katir, t'as mis quoi, là-dedans ? Tu vois pas qu'il est mal ?

-C'était du Fernet. -Du Fernet ?

-Et tout le monde en a bu.

-Comment tu te sens, hein ?

-Je me sens mal ! -Oh, il se sent mal !

-Je me sens mal !

-N'importe quoi ! Il fait semblant. Gémissements

Il faisait que monter et descendre.

-Rien à voir ! Tu l'as empoisonné.

-T'es carrément fou !

-Non, mais regarde ce qu'il a fait. -Vous voulez m'embobiner.

Je creuse avec vous. -Tais-toi, Katir.

-Vous me l'avez promis ? -On te l'a promis ?

Mais qui a dit qu'on allait creuser, hein ?

Tu veux creuser ? Ça t'obsède ?

Ben, vas-y. Creuse un joli petit trou.

-Pas tout seul, non !

-Non, pas tout seul ? Et pourquoi pas tout seul ?

Rires discrets

Fais-le, ton joli petit trou. Pourquoi pas, hein ?

Gémissement Pourquoi ? Réponds.

-À cause des esprits. -Tu sais qu'il y a des esprits ?

-Non, pas tout seul. -T'as peur des esprits, hein ?

T'as peur qu'ils t'attrapent

et qu'ils te suivent jusqu'à chez toi ?

-T'as peur, hein ?

-T'as peur qu'ils te suivent jusque dans ton lit ?

Respiration haletante Cris effrayants

Ils arrivent !

Rire

Respiration haletante

Alors, c'est où ? -Là.

-Là ?

Hululement

Chant féminin dissonant

-Non, la note n'était pas juste. Écoute.

Note de piano Chant

OK, on recommence.

Piano Chant

Italia ?

Il y a une fuite ici aussi. Apporte quelque chose.

Bon sang...

C'est pas possible, cette pluie.

Ah, misère

Quel désastre

Mais... ta voix descend.

Ton personnage est en train de s'adresser à un dieu

pour lui ouvrir son cœur.

C'est pas le moment que ta voix descende.

-Hm... Oui.

-Allez, va repasser. Fais attention à tes plis.

Une note juste, un pli parfait.

Mais tu m'écoutes ?

Italia ?

Tu es vraiment dans les nuages.

Zou ! À ton repassage.

-Oui. Très bien, madame. -Discipline.

Piano Chant

Gémissements de bébé

-C'est quoi ?

-Chut !

C'est pas, "c'est quoi ?"

Viens, mon amour.

C'est, "c'est qui ?"

Colombina !

Viens ici.

Viens ici, Colombina.

Babillages

Prends ton frère.

Occupe-toi de lui et cache-toi dans la chambre.

Allez. Chut !

Ne pleure pas.

Allez.

Allez.

Qu'est-ce que tu cherches ?

Une tige en fer ?

Très, très longue ?

Je l'ai posée en haut de l'armoire.

T'es vraiment dangereux. -Italia ?

Clochette

Italia ?

Clochette

Italia ? -Oui, madame !

Bruissements

-La voilà !

La pierre.

Encore de la pierre.

Et voilà !

Bon sang...

Hululement

-Les gars,

il y a un passage. Mais quelqu'un est déjà entré.

-La pierre, elle est flinguée.

Soupir

-Oh

Ah, quelle horreur !

Souffle

-Vous voyez quelque chose ?

-Regarde ça. Il y a plus rien.

Rien du tout. -Regarde s'il y a un péroné.

-Même pas une petite bague.

C'est quoi, ça ? -Regardez !

Le trousseau ! Il est là. Regardez tout ce qu'il y a.

-Bon sang ! -Mélodie, tiens.

Oh... C'est un lécythe.

Regardez ça.

C'est des figures rouges.

-Oh, c'est beau.

-Allez, on prend tout. -Allez, mets.

Même la terre, oui.

-Ceux qui travaillent sont pâles et jaunes.

Ils se déplacent à pied et jamais à cheval.

Ceux qui travaillent deviennent voûtés,

ceux qui ne travaillent pas deviennent friqués.

Rires Cris joyeux

Allez, on trinque !

-Hé ! Y a Katir qui arrive. -Katir arrive.

-SANTÉ !

-Ah, vous êtes là ? -Katir !

-"Ah, vous êtes là ?" -Filous !

-"FILOUS !" -Escrocs !

-"ESCROCS !"

-Vous faites la fête avec mon trésor.

-"Ouste ! Ouste !"

-Ouste, toi-même !

-"Allez, dégage !"

-C'est ça, salut ! -Misérables voleurs !

Rires Que le diable vous emporte !

Cris moqueurs

PAUVRES TOMBAROLI

Carillonnement

Musique folklorique italienne

-Mes amis, nous allons vous chanter une histoire

qui s'est mal terminée pour les protagonistes.

Mais dans cette aventure,

ils ont mis absolument tous leurs espoirs, leur talent,

leurs besoins, et leur désir de bouleverser le destin.

Voici le premier couplet.

Il était une fois Un étranger charmant et élancé

Venant d'Angleterre ou d'Irlande

Grâce à ses talents de sourcier

C'est le véritable pilier d'une bande

De l'archéologie, il tomba amoureux

Mais il ne l'épousa pas Et maintenant, il trafique

Les choses enfouies sous terre

Avec ses amis, les pilleurs de tombes

Ils ont un lien Avec ce qui est enfoui sous terre

Ils sont sept Et on les appelle tombaroli

Carillonnement

Certains deviennent pilleurs de tombes pour réaliser l'ancien rêve collectif

des paysans pauvres : trouver un trésor,

un passeport enterré pour s'envoler loin de la pauvreté.

D'autres sont simplement victimes de la soif de richesse,

un fléau qui afflige l'humanité.

Et ils basculent facilement dans la criminalité.

Guitare Carillonnement

Tout le monde N'est pas capable d'affronter

La loi, l'obscurité, les âmes des morts

Certains tremblent rien que d'y penser

D'autres possèdent un passeport Pour l'aventure

Ce sont des nuits passées à veiller

Des escapades à travers bois et jardins

Une vie passée dans l'ivresse

-Hé ! On y va. -Oh !

-Une vie passée dans l'ivresse À rêver de fortune et de richesse

-Salut ! On allait partir.

Carillonnement

Musique de tarentelle

Les pauvres tombaroli Voleurs aux yeux de l'État

Cherchaient un boulot bien payé

Pensez, mes amis, à ce que fait la loi

-Oh !

-Celui qui t'exploite, elle le protégera

Dans cette situation Impossible de porter un jugement

Le tombarolo est une goutte d'eau dans la mer

Une goutte d'eau dans la mer

-Je ne vois rien du tout.

Allons voir là-bas.

Rires contenus -Dans cette situation

Impossible de porter un jugement

Le tombarolo est une goutte d'eau dans la mer

Une goutte d'eau dans la mer

Instrumental

-Ils sont là. Vas-y, cours !

(Anglais) -Hé, vous !

Photo ?

Photo ? -Moi ?

Je vais leur faire la photo.

Attendez, attendez.

Déclic C'est parfait.

-Ah, merci ! C'est magnifique.

-De rien. -Magnifique.

-C'est le temple ? -Oui, oui. Temple.

-C'est beau. Très beau.

-AU REVOIR ! -AU REVOIR !

-Qu'ils sont gentils, ces messieurs.

Musique intrigante

Soupir amusé

Rires

COURS D'ITALIEN EN ACCÉLÉRÉ

Piano

MALIN

CHAPARDER

JE VAIS TE TUER

QUELLE GALÈRE !

Musique électro

-Italia ! Apporte le thé.

Tu connais ça ?

Essaie. C'est très bon.

ON EST D'ACCORD

UNE ENTENTE SECRÈTE

EXCELLENT !

QU'EST-CE QUE TU VEUX ?

RIEN.

-Je peux y aller ?

-Oui, vas-y, vas-y.

-Fabia ! -Quoi ?

-Tu nous les sers, ces pâtes ? -Attends, je suis en train de mélanger.

-Fourchettes ! -Oui.

Cris d'oiseaux

-Je vais chercher le thermos. -Oui, bonne idée !

Elle a oublié le thermos, mais après, on y va.

Tu viens avec nous, n'est-ce pas ?

-Oui, bien sûr.

-Arthur, tu es maigre !

Tu es maigre comme un clou.

Tu manges ? -Oui.

-Tu manges suffisamment ? -Oui.

Mais oui. Murmure inquiet

-Quand Beniamina reviendra parmi nous, ça ne lui plaira pas.

Va chercher des biscuits à la cuisine. -Non...

-Ça te donnera des forces.

-Il ne faut pas que Madame te voie.

-Je peux venir avec vous ? -Non.

-Pourquoi, s'il te plaît ? -Je t'ai dit non.

-Vous partez longtemps ?

-J'arrive.

Une heure ou deux.

Dès que vous entendrez la porte, cachez-vous dans la chambre.

-Maman -Ça suffit !

Ciao !

Ciao !

Pleurs

Tu t'en occupes.

Émission de télévision

Gémissements du bébé

Attends !

Je peux ?

-Garde-la.

Carillonnement

-C'est quoi ?

-Euh...

C'est un truc qui fait du bruit.

-Je peux regarder ? -Oui.

Carillonnement

-Ah ! Ça s'appelle une cloche.

Ça s'appelle une cloche.

Madame aussi m'appelle toujours avec une cloche.

-Tu peux la garder.

-C'est un cadeau ?

Pour moi ? -Allez, on y va.

-Merci, mais...

Attends.

-Tu vois ? La gare est juste là.

-Ah oui, super.

-On est presque arrivés.

Ah ! Je voulais tellement revoir cet endroit.

La ville. Et la campagne.

Combien de fois je suis venue dans cette gare

pour récupérer mes filles qui revenaient de voyage.

-Ri-par-bel-la !

-Ah ! Cette jambe me fait mal. -"Riparbella".

-Moi, je les ai fait voyager, mes filles.

C'est important de voyager.

Et Beniamina avait la bougeotte.

Elle prenait un train, un autre, encore un autre...

Car elle est curieuse.

Elle aura de quoi raconter à son retour.

-Excusez-moi Maintenant, elle est à qui ?

-La gare ? -Oui.

-À personne.

-Comment ça, "à personne" ?

-Elle est publique. Elle est à tout le monde.

-Pardon, mais elle est à tout le monde ou à personne ?

-Oh ! T'es compliquée, toi.

C'est une gare abandonnée.

Soupir

Chant de cigales

-D'accord, c'est noté.

À la semaine prochaine !

-Bonjour, on vous apporte les chiots.

-Euh...

Un instant.

L'Anglais est là.

Oui, il est là.

-C'est un chiot ?

-Oui. -Je peux le voir ?

-Oh non, il vaut mieux pas. -Tout va bien.

-Monsieur Harrison ?

M. Harrison, quelle surprise !

Bon retour ! Venez, je vous en prie. -Merci.

-Excusez-moi, j'étais là avant.

-Ce sont des cas particuliers, madame. C'est une urgence.

Bip

Spartaco sera très heureux

d'apprendre ton retour.

Combien de pièces ? -18.

-18 ?

C'est tout ? -C'est tout.

Grondement mécanique

Bip

-Euh...

L'estimation est en cours.

Bip Oui ?

Euh

Spartaco dit : "Enfin, tu t'es souvenu de moi."

-Écoute, tu peux garder ma part. Je veux pas avoir de dette.

-La sienne seulement. -Oh, ben oui !

-Spartaco s'attendait à mieux après tout ce temps.

-Comment ça, "mieux après tout ce temps" ?

-Il y a un lécythe du quatrième siècle avec la femme voilée.

C'est rare, ça, non ?

-Et la kylix ? -Avec le faon qui court.

-Spartaco dit que ce sont des objets du quotidien.

-Quoi, du quotidien ? -Des tombes de pauvres.

-Quoi, "de pauvres" ? -Ben, ils étaient pas tous pharaons.

-Non, mais j'y crois pas ! Ce mec dit n'importe quoi.

-Bien reçu.

Il a décidé de tout prendre.

Voici l'argent.

À prendre ou à laisser. -On prend.

Soupir -Vérifie qu'ils n'ont pas expiré.

Raclement de gorge

La pelle !

C'est pour quoi faire ?

-Euh... Ben, c'est pour planter des fèves.

-Des fèves en cette saison ?

Quelle idée !

-Ah, c'est peut-être pour ça qu'elles ont pas poussé.

-Je t'avais dit que c'était pas la saison.

-Moi, j'y connais rien.

-Ne faites pas les malins. On vous a à l'œil.

Surtout lui, l'Anglais

C'est clair ?

-Voici leurs papiers.

-Merci.

Désolé.

Je peux ? Merci.

-C'est quoi, ça ?

L'objet, là, il appartient pas à l'État ?

Non ! En dessous.

-Celui-là ? -Oui.

C'est une propriété de l'État ?

-Non, non. C'est un truc à moi.

Arthur, tu m'avais dit le nom. Ça s'appelle comment déjà ?

-Euh, un phallus apotropaïque.

-Oui. Un phallus... "apostrophique".

Donc, vous connaissez... -Oui, je sais ce que c'est.

-Oui, oui. Moi aussi, je connais.

-Ça appartenait à mon grand-père qui l'avait hérité de son grand-père.

Oh, Mario ! -Hé, il manque ici.

-Tout ça, c'est pour toi.

-Je vais compter. -Oh, mais vas-y, compte !

-Il y a 50 000 qui manquent. -Quoi ? Tout est là.

-Pourquoi on gagne moins que Mario ?

-On est allés voir Spartaco, on a pris des risques.

Ce travail doit être rémunéré. -J'ai autant travaillé que lui !

-Arthur ?

Arthur ?

-Regarde.

-Je voulais leur montrer

ta maison.

-Bonjour. -Bonjour.

-Elle ressemble à un balai.

Rire

Elle l'embrasse, carrément ?

-Holà, il y a du monde

Cirillo.

Et Colombina.

Et moi, je suis Italia.

-Bonjour, enchanté. -Enchanté.

-Et viva Italia ! Rires discrets

Musique de tango

-Imbécile ! La glace avant la boisson. Qui t'a appris à travailler ?

-C'est pas grave. -Imbécile !

-C'est bon, j'ai dit que ça allait.

-Merci.

-De rien.

-Merci, Viva Italia. On trinque ?

-La chaise !

-HEY!

HEY!

Caquètements

-Voilà pour vous.

-Oh ! Elle ressemble à un balai, mais elle sait y faire avec les hommes.

Caquètements

-À mon tour !

À moi ! Je veux chanter !

Je veux chanter aussi !

-Qu'est-ce qui se passe ? Il monte sur scène ?

-Hé ! Qu'est-ce qu'il fait, Katir ?

-Allez, Katir ! Allez !

Musique de tango

Ouais, Katir !

Rire Vas-y, Katir ! Donne tout.

Bravo, Katir !

-Bravo, Katir ! Applaudissements

-Faites du bruit pour ce merveilleux chanteur.

Musique swing

Cris enthousiastes

-À poil !

Rires

-Viens avec moi.

Musique salsa

Rires

Mes amis, ils sont tellement cons.

Rire discret

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Allez ! Tous à l'eau !

Rires

-J'ai trouvé un moyen de transport.

Ah, non ! Fais pas ça.

Rires

-Bon ! Moi, je vais me baigner.

-Oh, les gars ! Regardez ce que j'ai trouvé.

Le Cratère d'Euphronios.

Rires

-Faut être fou pour se baigner ici.

Regarde, il y a des liquides toxiques.

Rires

-Allez, Fabiana !

Cette eau a des pouvoirs électrisants.

-Arrête, c'est toxique !

La dernière fois, il y avait de la mousse.

-Mais ça va te rendre plus belle.

Rires

-Oh, elle est froide !

-Tu veux aller te baigner ? -Hé ! Attrape, Mario.

-Moi, j'y vais pas. -Allez, Pirro !

-On y va tous les deux, on lui saute dessus.

-Quoi ?

-Oh, ça va ! Laisse-le tranquille. Il est assez grand.

Rires

-Non, non, non !

Désolé, j'arrête ! -Qu'est-ce que tu fais ?

-J'abandonne. -Oh, allez !

-Non, non ! On arrête. -Allez !

Rires

-Allez, on y va ?

-Non -Allez, viens !

Mario !

-Allez, c'est bon ! On arrête.

-Hé ! Qu'est-ce que tu lui as fait, hein ?

Tu l'as ensorcelé ?

T'es une sorcière ? Rire

-C'est quoi, cet endroit ?

Ça ressemble à une décharge.

-Non. En fait, on vient toujours ici. C'est une sorte de cimetière.

Non, mais regardez ça !

-Un cimetière ? Dans quel sens ?

-Comment ça, dans quel sens, Viva Italia ?

Tu vois, tous ces trous ? Ici, là...

C'est des tombes.

-Allez, arrêtez ! -Bravo, les gars !

-Allez, on y va.

S'il te plaît, on s'en va. C'est moche.

-T'as peur ?

Mais non, t'as peur ?

Hé, Viva Italia a peur des tombes !

-N'importe quoi.

-Mais c'était il y a 2 000 ans !

Rires -Mais non !

Faut pas avoir peur. -Oui, elle a peur !

Respiration fébrile

-Hé, on essaiera encore, hein ?

-Ouais, on va réessayer.

-Oh ?

Le maestro a senti quelque chose. Attention !

-Il se sent mal ? Qu'est-ce qu'il a ?

-Non, non. C'est juste ses chimères. C'est tout.

Attends, il te l'avait pas dit ? Ce qu'on fait pour gagner de l'argent ?

-Non.

-Allez chercher les pelles. -Ben, on pille les tombes.

-Allez, creuse.

-Là, là.

-Vas-y, continue.

-On vient toujours ici,

mais c'est le soir où on porte nos beaux habits que t'as des visions.

-Oh !

-Alors ? -Arrêtez ! Arrêtez !

Arrêtez ! -Qu'est-ce qu'elle veut ?

-Chut ! -Pourquoi elle crie ?

-Laisse-les se concentrer. Ils trouveront bien quelque chose.

-Pardon, mesdames ! -Quelque chose ?

-Oui, le trousseau funéraire. -Allez, allez !

-Comment ça ? -Les choses laissées pour les morts.

Oui. Eux, ils croyaient que ça pouvait sauver leurs âmes.

C'était pour sauver les âmes. -Oh, les âmes ?

-Fabiana. Surveille si quelqu'un arrive. Allez !

-Ouais... "Fabiana, fais ci, Fabiana, fais ça."

Carillonnement

-Arthur ?

Ça aussi, c'était à un mort ?

-Fais voir...

Ça se pourrait, oui.

-C'était dans la tombe d'un enfant. -Oh !

Fabiana ! -Quoi ?

-Aide-moi à les arrêter. Allez, s'il te plaît !

-Non, laisse-les faire leur travail.

Ça suffit, arrête ! -Mais regarde ce qu'ils font.

Ils dépouillent des âmes.

-Ce qu'elle est pénible. -Oh, elle m'énerve.

Je la supporte plus.

-Il y a des choses en bas qui ne sont pas faites pour les yeux des humains,

mais pour les âmes.

-Putain, qu'est-ce qu'elle raconte ? Rires

-Qu'est-ce qu'elle raconte ? -Tu comprends, Arthur ?

"C'est pas des choses pour les yeux des humains."

Mademoiselle, je te trouvais sympa.

Mais là, tu me fais chier. Alors, tu dégages.

-Allez, dégage de là ! -Barre-toi !

-Allez, viens. -Fabiana...

-Tais-toi. -On doit appeler la police.

-Quoi ? La police ?

Quelle police ? -Dégage cette idiote d'ici.

-J'y crois pas.

-Et Beniamina ?

Elle sait ce que tu fais ?

-Il t'a même pas dit

que Beniamina était morte ?

Eh ben, on est bien...

-Rentre chez toi.

J'hallucine.

-Bravo, c'est ce qu'il faut faire. -Allez, viens.

-Fais-la partir. -Je repasse après.

-Et emporte ce balai. -Allez, vas-y.

-Je vous maudis !

-Bouge de là ! -Dégage !

-Et t'as pas intérêt à appeler qui que ce soit.

-Tu vas t'en prendre une.

Ah, c'est pas vrai !

S'ils te disent de te taire, tais-toi.

Tu m'entends ?

Tu m'entends ?

Celle-là, alors

-Là ? Je sens quelque chose. Choc métallique

Faut agrandir le trou. -Vas-y, agrandis.

Respiration heurtée

-Creuse, vas-y. Creuse un peu.

-Il y a un truc, là. -Mario !

-C'est là.

-Putain de merde ! Elle est intacte.

-Allez

Respiration heurtée

-OK

Chocs métalliques

Chocs métalliques étouffés

-Bon sang ! C'est vraiment bien scellé.

Raclements métalliques étouffés

Doucement, doucement.

Comme ça. Allez, allez !

Glisse-la par ici. -Vers le bas ?

-Attends... Allez, allez !

-Allez, ensemble ! Cris d'effort

Grondement mystérieux

-La lampe.

-Mario ! -Oh ?

-Le briquet.

-Fais attention.

Soupirs admiratifs

-Il y a des animaux.

(Bon sang, quelles merveilles !)

-On dirait des offrandes votives.

Il y a de l'eau.

-Il y a des peintures partout.

-C'est magnifique !

Regardez ça !

-Oh, ce que c'est beau !

Respiration fébrile

-Bien sûr, les âmes !

Les Étrusques l'ont laissée ici pour nous.

Rires

-Ça fait 2 000 ans qu'elle nous attend ici.

-Quel beau cadeau ils nous ont fait.

-Regardez ça, c'est spectaculaire.

La vache que c'est beau ! -Incroyable.

-Mario, c'est une déesse.

-J'en reviens pas, j'en reviens pas.

J'en reviens pas.

-Ça, c'est pas des trucs funéraires. C'est un sanctuaire.

Un temple.

-On va tous devenir riches.

-Mais comment on va la transporter ?

On n'a pas le camion.

-On la sort de là, et après, on la cache dans le buisson.

-Oui. Et quand Fabiana arrivera, on chargera la statue dans le camion.

-Allez, prends ça.

-Je vais le mettre ici.

Vas-y, frappe-la avec la pierre. -Fais attention.

-Allez, un coup sec.

-Très bien, voilà.

Rire

Passe-la-moi.

On va casser ici. Ensuite, on passera à l'animal.

-Pourquoi ?

Vous faites quoi, putain ?

-Hé ! Du calme. Non !

-C'est quoi, ce bordel ? -Calme-toi.

-Vous faites quoi, là ? -Calme-toi, on va tout recoller.

On va les recoller. -Pourquoi vous avez fait ça ?

Pourquoi ? -On doit les sortir morceau par morceau.

-Quoi, morceau par morceau ? Comment on les sort ?

-C'est comme ça qu'on fait d'habitude ! -Pourquoi ?

-Tu te calmes et je t'explique ! -Hé ! Calme-toi.

-Calme-toi, merde ! -Calme-toi.

Allez, tu te calmes. Sirène de police

-Stop ! -Oh, bordel...

Respiration fébrile

Je vais aller voir. -On est mal barrés.

-Chut !

-Il faut qu'on se barre d'ici.

-Mon père va me tuer. Si on va en prison, mon père va me tuer.

Respiration fébrile

-Oh, merde ! L'autre, elle a vraiment appelé la police.

-Ils sont deux.

-Ils sont deux ? Ben, on est plus qu'eux.

(-Putain de merde !)

-Oh, vas-y doucement.

-Il y a deux policiers.

Sirène de police

-Pirro !

Il y en a deux. -Deux quoi ?

-Deux voitures. -Deux voitures ?

(Putain, ils sont combien ?)

Un, deux,

trois, quatre, cinq Claquements de portières

six, sept !

Ils ont tout mis dans leur budget défense ?

Oh ! Ils sont trop. Il faut s'enfuir.

Allez ! -Il a raison.

-Allez ! -On y va.

-Venez.

Respiration haletante

Il faut y aller. Il y a plein de policiers.

-Allez, viens !

-On laisse tout ici. Prends rien.

-Tu veux refaire du trou ?

Arthur !

Arthur !

Allez, Arthur !

-En voilà un ! En voilà un !

Où tu vas comme ça ? Cris amusés

Ah ! Il y en a un autre. C'est bon !

Cours, sinon on va te rattraper.

-Ils déguerpissent comme des lapins.

Rires

Respirations haletantes

-Arthur ! -T'arrête pas.

T'arrête pas !

Choc métallique Cri de douleur

(-Arthur, Arthur...)

(Allez, viens. Viens là-dessous.)

-Installe-le là. Allez !

Allez, pose-toi là.

-Mais pourquoi ?

Pourquoi ils nous suivent pas ?

-Heureusement qu'ils nous suivent pas.

-Quelle merde, bon sang ! On était riches.

Mario marmonne.

-Pirro, pourquoi ?

Pourquoi ils nous suivent pas ? Pourquoi ?

"Vorrei Spiegarvi" (Mozart)

-Rospo, alors,

elle vient, cette corde ?

-Allez, dépêche-toi !

-Fermez la caisse.

Allez, fermez-la.

-Merci. -De rien.

Cri

Cris d'oiseaux

Soupir de frayeur

Respiration fébrile

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-C'est Arthur. -Oh, il est revenu.

-Je pensais que c'était un fantôme.

-C'est Arthur. -Ah !

Flora marmonne.

-Tu veux quelque chose ? Elle râle.

-On l'a mise à la porte. -Elle a trouvé les enfants.

-Italia, cette sorcière

-Je vous ai toujours dit que je la sentais pas.

-Je l'ai jamais aimée.

-C'est moi qui ai entendu le bébé pleurer.

-On l'a toutes dit, les filles. Arrêtez.

-Et tu sais ce que maman a découvert ?

Qu'elle ne cachait pas qu'un enfant. -Mais deux.

-Oui ! -Et si ça se trouve, il y en a plus.

-Et vous me traitiez de folle ?

-Maman, tiens. -Mets-le là.

-Et elle a piqué le thermos de maman.

Elle a pas honte. Si j'avais su, je l'aurais pris pour moi.

(Quelle voleuse !)

Une menteuse et une voleuse. -Faut toujours que tu exagères.

Maman, ça n'a pas dû être facile de trouver ces deux-là devant toi...

Les enfants. Soupir amusé

-Vous avez été des enfants, vous aussi.

-Pauvres petits ! Elle les cachait sous le lit.

-Comment tu te sens maintenant ?

-Vieille.

-C'est cette maison, maman.

-Oui, elle tombe en ruines.

C'est un taudis. -Hm !

-Tu te rends pas compte que l'air est humide, qu'il est mauvais ?

-On va essayer de te mettre dans un endroit plus beau.

-Puisque tu n'as plus d'élève.

-Tu verras, on a trouvé une super clinique.

Elle est magnifique. -Oui, ils s'occuperont bien de toi.

-Elle est entourée de verdure, plein de fleurs.

Et tu te feras plein de nouveaux amis. -C'est pour ton bien.

-Je peux la prendre ? Comme tu t'en sers pas...

Tu la veux, toi ? -Vas-y, prends-la.

(-On va pouvoir tout vendre.)

-Mais c'est de la folie !

Et si Beniamina revenait ?

Elle ne trouverait personne pour l'accueillir.

-Maman,

elle reviendra pas.

Cris d'oiseaux

-Spartaco !

-Il n'y a personne. On va fermer. -Non, ouvrez la porte.

-Spartaco n'est pas là. -C'est très important.

-Appelez-le. -Je lui parlerai, moi.

-Ce n'est pas possible. -Je vais défoncer son interphone.

Mais...

-Pirro ! -Mélodie ?

-Où est Spartaco ? -Spartaco n'est pas là.

Grognement Il sera de retour la semaine prochaine.

Il vous faut quelque chose ?

Je peux vous aider ?

(En anglais) -La prochaine pièce

sera le moment tant attendu.

S'il vous plaît !

Soupirs admiratifs

Oui, je sais.

Elle est à couper le souffle.

Cette pièce fait partie d'un héritage

qui date d'avant 1937,

mais qui est restée dans l'ombre toutes ces années.

Que dire ?

Le dos, s'il vous plaît.

Combien de gens paieraient pour voir ça ?

Des milliers ? Des millions ?

Des milliards ?

Détails !

Ici, nous sommes devant la nouvelle "Vénus de Milo",

la nouvelle "Victoire de Samothrace".

C'est elle.

La déesse des animaux.

S'il vous plaît.

Je vous présente

la "Cybèle de l'Étrurie".

Applaudissements à proximité

Qui est cette femme ?

Qui est-elle ?

-C'est qui, Spartaco ?

-C'est elle, ma tante. Elle est très sévère.

(-Spartaco est juste là.) -Elle est antique et moderne.

-Cette femme, là ?

(-Chut, s'il vous plaît !)

-Et cela signifie qu'elle peut être

chacun de nous.

-Pardon, mais regardez qui est là.

-Certification ? Datation ?

(-Vas-y !) -Documents ?

-Peut-on voir les documents ?

-Bien sûr.

Les documents, s'il vous plaît.

Les documents !

D'après la datation au carbone, elle date du Ve siècle avant J.-C.

(-Allez, sortez.) -Dans un état de conservation parfait,

hormis la tête.

Sa valeur est inestimable.

Mais nous sommes ici pour ça :

pour estimer

l'inestimable.

Un instant, je vous prie.

Pourquoi tu les as amenés ici ?

-Je sais, mais... écoute. -Non, c'est une enchère privée.

(-Je sais !)

-Il y a que des conservateurs de musée.

-Ils ont un truc super important. L'Anglais est là.

Il faut que tu lui parles.

-Écoute, Spartaco.

Il faut qu'on parle.

-Et voilà, ceci est mon visage.

-Tata ! Arthur -Arrête.

Ma nièce a été très amusée d'assister à l'expression de ton

Comment vous appelez ça ?

Ah oui ! Ton don.

Je t'en prie.

Le don de trouver des choses cachées.

-Tata, écoute -Chut !

-Pardon, les Américains veulent vous parler.

-Ah ? Oui... Offre-leur encore du champagne.

Vas-y, vite !

J'arrive, vas-y.

Soupir amusé

Tant que tu t'acharneras à te salir

et à jouer au délinquant,

tu resteras toujours le même.

Regarde-les.

Regarde-les.

Ce qu'ils font les valorise.

Ils se prennent pour des trafiquants d'art,

des prédateurs,

Mais ce ne sont que des petits rouages

Chuintements puissants

à notre service.

Ils finiront dévorés par la rouille.

Il n'en restera rien.

-Alors ?

-Je demandais à mon ami Arthur si ma statue vous plaisait.

-Notre ami Arthur t'a pas dit ? Justement, on est là pour ça.

Pour la statue. -C'est la nôtre, hein ?

-Je voulais te le dire. -C'est absurde.

Elle possède déjà un certificat de provenance.

-Nous, on a sa caboche.

-Quoi ? -La tête.

La statue, c'est nous

qui l'avons trouvée. Donc, on a sa tête.

-Eh oui ! Elle est là-dedans.

Arthur, prends-la. Tiens.

(-Je t'avais dit que c'était important.)

-T'as dit que la statue était inestimable.

Et sa tête, à combien tu l'estimes ?

-Du chantage ? -Tout à fait, du chantage.

-Autrement, on peut aller à l'intérieur

et raconter à tous tes amis comment tu déniches

ces pépites.

-Allez, laisse-moi voir cette tête.

Voyons si elle vaut quelque chose.

-D'abord, le prix. -La tête.

-D'abord, les sous. -La tête.

-D'abord, le prix.

-Insiste pas trop. Il n'y a que moi qui peux vous l'acheter.

-Ouais, t'es sûre ?

-Oui. -OK. Messieurs ?

-Tais-toi ! Elle est fausse.

-Comment ça ? -Elle est plus que vraie.

C'est nous qui l'avons trouvée sous terre.

-Le prix. Nous, on veut savoir le prix. Musique majestueuse

Le prix ! Grognements

-Arthur ?

Très cher.

Laisse-moi voir cette tête.

Respiration haletante

Crissement de plastique

-Maintenant, tu la vois.

(-Ta beauté n'est pas faite pour les yeux des hommes.)

-Arthur ?

Elle m'a l'air intéressante.

Gémissement d'effort

Cris affolés -Mais t'es fou ?

-Oh, c'est pas possible !

-C'est pas possible ! J'y vais.

Roulement de train

Chuchotement

Grincement métallique

-Euh, excusez-moi...

-Oh, c'est vous ?

-Un briquet, s'il vous plaît.

-Gardez-le, il pourrait vous servir.

Pendant que j'y pense,

je voulais vous demander...

Vous ne sauriez pas où est passé mon trousseau, par hasard ?

-Comment ça ?

-Mon trousseau funéraire.

Il y avait un askos décoré.

Puis, il y avait deux amphores en céramique grise,

une grande et l'autre, plus petite.

Et aussi une fibule en or. Elle était attachée ici.

J'y tenais.

Et je me disais que peut-être

-Mais je...

Je comprends pas.

-Excuse-nous. En fait, on...

-On en profite parce que t'es devant nous...

-Nous aussi, on a perdu nos trousseaux funéraires.

-Oui, il y avait une kylix qui était plutôt grande,

avec des yeux pour boire.

Il y avait quoi dessus, déjà ?

-Un faon... qui court. -Voilà ! Elle était belle.

Je l'aimais beaucoup.

-Oui, et moi, ils m'avaient laissé un objet vert,

comme un genre de grelot. Avec un oiseau dessus.

-Il était trop mignon. -Il était en bronze.

-TU L'AS VU ?

-L'ami ! L'ami !

-Non, regarde qui est là !

Rires

-Attends une minute. Je dois te demander un truc.

Merci, je peux ?

Non, je voulais savoir si tu as vu quelque chose.

Une chose que j'avais et que je ne trouve plus.

Et honnêtement...

Carillonnement

Musique folklorique à la guitare

(En italien) -Dans l'âme du monde

Il y a vie, mort et amour

Beaucoup de mystère et au fond

La joie et la douleur

Mais si les hommes restaient

Comme les oiseaux en vol

S'ils n'avaient pas

Que l'argent pour boussole

Ils seraient en harmonie Entre l'extase et le mystère

Ni ballottés toute leur vie Entre le sacré et le profane

Ni obsédés jour et nuit Par le gain immédiat

Et par l'angoisse du profit Qui a tout englouti

Alors que se concluait

La grande transaction

Chez l'Anglais brûlait

La flamme de la rébellion

Mais il ne fut pas compris

On le prit pour un fou

Pour une espèce d'ahuri

Et la dispute éclata d'un coup

Les insultes se mirent à voler, Les cris, la stupeur

Mais il ne fut pas perturbé Par toute cette clameur

Il eut envie à ce moment-là

D'une vie épanouissante

Avec le cœur nourri

D'une source enrichissante

Il tenta de voler Ses ailes ne tinrent pas bon

Il resta cloué au sol Avec ses vieux démons

-Que faites-vous ?

-Arrêtez-vous. Vous ne pouvez pas passer.

-Il décida de revenir après avoir erré

Coups de sifflet

-Mais tout avait changé

-Partez !

-Monsieur, s'il vous plaît. -Trop changé

-S'il vous plaît. -Va te faire foutre.

-Merci.

Tu nous fais toujours attendre, hein ?

Et là, j'ai fait "tut-tut-tut !"

Soupir

Rire

Oh, Melchiorre ! -Hein ?

-Hé, Melchiorre -Ne pense pas à lui.

Il est mort. Hein ?

Allez, on va porter un toast. On porte un toast ?

Santé ! Santé !

Musique festive

-Mister ! Mister !

Oh ! Oh, mister !

Viens par ici. C'est à toi que je cause.

Qu'est-ce que tu fiches ici ?

-Alors ? -Regarde dans quel état tu es.

-Mister, t'as fait quoi ?

-Tes fringues sont toutes déchirées. C'est quoi, ça ?

Viens manger avec nous, OK ?

-Ouais, viens manger avec nous.

-Oublie vite tes guignols d'amis.

-Ils comprennent rien à rien.

-Allez, viens. On va t'emmener dîner.

-Oui, emmenons-le dîner.

-Dans un endroit agréable. Et on pourra boire un bon verre de vin.

-Tu vas te régaler et prendre un peu de poids.

Car là, tu ressembles à un fakir. -Un fakir ?

-Il ressemble vraiment à rien, le pauvre.

On va passer une belle petite journée tous ensemble.

On ira dans un endroit agréable.

-Un endroit sympa, allez ! -Un endroit agréable.

-Quand ?

Hé !

-Si tu veux revoir maman, il faut que tu te reprennes en main.

C'est un ordre.

C'est ça ? -Hein ?

Oui.

Rires

Grognement

J'y vais ? -Vas-y.

Murmure

Soupir amusé Encore.

-Encore ?

-Allez, aide-moi.

-C'est mieux ?

-Beaucoup mieux.

-Je mets celle-là ?

-"Celui-là".

-Ah ! Je t'ai eu !

À toi de m'attraper !

-Ça a un peu changé.

Cris joyeux d'enfants

-Viens avec moi. Allez, viens !

-Hé ! T'es qui, toi ?

Salut. -Salut.

-Non ! Non !

Attends, je te montre.

Claquements

Il frappe. -Excusez-moi !

Excusez-moi.

-C'est pour quoi ? -Bonjour.

-Bonjour.

(En portugais) -Je savais pas où tu étais.

Tu avais disparu.

Personne ne savait où tu étais. -Mais maman

-Y a pas de "maman" qui tienne.

T'exagères, Colombina.

Je savais pas où tu étais.

Mon cœur a failli s'arrêter.

-C'est lui qui m'a suivie.

-Tu nous as trouvés ?

-C'est toi qui as fait ça ?

Tout a totalement changé.

Rires C'est beau.

-Oui, tu vois... On a occupé la gare.

Oui, on a déjà fait tellement de travaux.

-Oui, et c'est pas encore fini.

-Hé ! Tu peux nous donner un coup de main ?

-Elle était à personne. -Ou à tout le monde.

-Ou à tout le monde.

-Oui, c'est un système d'hébergement temporaire.

-Mais la vie aussi

est temporaire.

-Fabiana ? -Oui, elle vit aussi avec nous.

-Mais regardez qui est là... Salut.

Alors, qui m'aide à décharger ?

-Moi, j'arrive ! -Allons décharger, les enfants.

-Allez, on se dépêche ! -Allez, on y va !

-T'as acheté quoi ? T'as fait les courses ?

-Allons décharger. Viens ! -T'as pu tout trouver ?

Tant qu'il y a des chips et du pop-corn. -Désolé.

-Tu auras du pop-corn si t'es sage quand je te ferai le shampoing.

Ils ont tous des poux.

Fais attention.

-C'est bon ?

-J'ai pas envie d'attendre.

-C'est bon. Maintenant, on met ça.

-Non, Mariasole vérifie de toute façon.

-Viens, je vais te mettre le produit. -Non, Fabi

-Allez, laisse-moi regarder si tu en as aussi.

-Excuse-moi.

Je vais t'en mettre encore.

Maintenant, les poux ont disparu.

Ne pleure pas.

Gémissements discrets

C'est entré dans tes yeux ? -Non.

-De toute façon, j'en avais marre d'eux aussi.

Toujours à faire les chefs, à donner des ordres.

Et toi, alors ? Tu avais disparu où ?

-Excusez-moi.

J'étais en train de penser...

Arthur pourrait rester avec nous.

-Moi ? -Oui.

-Pour combien ?

-Un petit peu.

-Tu sais t'occuper d'enfants ?

Il pourrait faire du baby-sitting quand on est au travail.

-Ou réparer l'électricité.

-Ou bien, il pourrait

changer les fenêtres.

-Nettoyer la salle d'eau.

-On cherche un homme de ménage.

-Oui. Tu sais cuisiner ?

Faire de la bolo ?

-Des crêpes ? Rires

-Un massage ? -Vous êtes folles.

-Tu seras notre serviteur. -Oui !

Rires

-Tu nous apporteras le petit-déjeuner au lit tous les matins ?

Rires

-Han ! J'en ai trouvé un. Le pou était sur ta tête.

-C'est pas possible ! Non... -Hé !

-Ben Rires

-Les enfants, venez rincer vos cheveux.

-Non, non !

Je suis le serviteur.

Soupir amusé

De l'eau coule.

Tintement

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Rien.

-Je m'en fous.

Va-t'en.

Souffle -Quelle galère !

-Hé !

-Moi

et toi,

on a une entente secrète.

-Non...

(Non.)

"L'Orfeo - Sinfonia" (Monteverdi)

Cris d'oiseaux

Rires à proximité

Soupir

Rires discrets

Rien du tout.

-T'es fatigué, Arthur ?

-T'es déjà crevé, Mister ? -Il est fatigué ?

-Il y a rien.

-Comment ça, il y a rien ? Spartaco dit

que tu es le meilleur dans ce domaine. Allez ! Trouve quelque chose.

-Il paraît que t'es le roi de la baguette.

-Je vais te présenter quelqu'un. Viens, viens.

Hé, machin !

-Viens ! -Viens là ! Allez, dépêche-toi.

Hé, Rospo ! Va le chercher, allez.

Il est mort ou quoi ? -Mais non, il est vivant.

-Viens.

Sifflotement

Allez, viens.

Allez, debout. -Aide-le.

-Allez, on y va.

C'est ton chien ?

Coucou.

-Voyons ce qu'il y a dans ta poche. -Vide tes poches.

-Vide-les. On va rien te piquer, t'inquiète.

-Allez, vide tes poches et montre-nous.

Tintement

-C'est de l'or, c'est de l'or ! -De l'or pur.

-Dis-lui où tu l'as trouvé.

Où tu l'as trouvé ?

(Néerlandais)

-J'ai rien pigé. -Tu peux trouver des petits trucs jaunes

comme ça, Arthur ?

Rires

Respiration fébrile

-Ici.

-On dirait qu'il y a quelque chose, là.

C'est sûrement ici.

-Hé, il y a quelque chose !

Il y a quelque chose. On dirait une galerie.

Regardez, c'est une galerie.

-T'as vu quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

-Arthur !

Arthur !

Viens, Arthur.

-Faut que quelqu'un descende. -Oui.

Roucoulements de pigeon

-Allez, Arthur. Viens.

Saute dedans.

-Saute, allez !

-Saute. -Pourquoi moi ?

-À toi l'honneur ! C'est toi qui l'as trouvé.

On fonctionne comme ça par ici.

-T'inquiète pas.

-Saute !

-Et dis-nous ce que tu vois. -Ne te fais pas mal.

Roucoulements de pigeon

Respiration fébrile

Éboulement Cris d'Arthur

-Arthur ! -Oh, Arthur !

Arthur ! -Tu nous entends ?

-Arthur !

Respiration haletante

Cris de rage

Respiration paniquée

Respiration haletante

Respiration fébrile

Inspiration fébrile

Respiration haletante

Inspiration heurtée

Respirations soutenues

Cris d'oiseaux

Musique majestueuse

Musique de rock folk italienne

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