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Perte de puissance dans le moteur principal !
La fusée se détourne de sa trajectoire.
Destruction !
Attends une seconde, je me branche sur les cours du soja.
Qu'est-ce qu'il raconte, ça continue à monter.
Quand ça commence à baisser, je t'envoie l'ordre et tu vends.
Bon, écoute...
je règle mon divorce et je rentre par le premier avion.
D'accord. Endors-toi, mon gros.
Salut ! On ferme la boutique.
Merci.
Excusez-moi, pardon, merci.
Pardon, excusez-moi !
Bonjour. Stéphane Marchado.
- Monsieur Markado ! - Marchado.
Je suis Maître Bonaventure, votre avocat, bienvenue au Vénézuela.
Mon confrère m'a envoyé de Paris tous les papiers.
Auriez-vous l'obligeance de me faire avancer ?
Oui, certainement.
Je suis pressé, le rendez-vous avec le juge est à quelle heure ?
Il y a un problème avec votre dame.
Quoi ? Elle refuse de divorcer ?
Non, là n'est pas le problème.
Le problème est qu'elle n'est pas au courant de votre requête de divorce.
J'ai tout envoyé à la poste de Cavayano, personne n'est venu chercher.
J'ai fait 7 000 kilomètres pour rien ? Mais je me remarie dans un mois !
Monsieur Marchado, à l'impossible nul n'est tenu.
Allez à Cavayano, revenez avec votre dame et les papiers signés.
Je vous obtiendrai aussitôt un rendez-vous avec le consul français, mon beau-frère.
C'est où, Cavayano ?
Cavayano , c'est là.
- Mais c'est le bout du monde ! - Hein !
Une chaleur, chez vous !
Respire à fond.
Je vais louer un avion privé et faire l'aller-retour dans la journée.
Il faut absolument que tu sois rentré pour la grande conférence...
de Shugaku après-demain.
Ecoute, Charlotte, je fais le maximum.
Il a accepté d'être témoin à notre mariage.
Oh, Stéph, je t'aime, je t'aime, je t'aime !
Moi aussi, je t'aime.
Allez ! On est partis.
Ah, monsieur Marchado, homme à femme, homme à grappe.
Comme dit la coutume chez nous :
"Trou du c... la femme, chausson par la fenêtre".
Pas d'inquiétude, monsieur Marchado, ici, les pluies sont de courte durée.
Et comme on a la coutume de dire chez nous :
"qui va trop vite au c... n'a pas mouillé ton parfum".
C'est une photo qui a 13 ans, elle a dû changer un peu depuis.
Il dit que ça fait six mois qu'elle n'a pas retiré son courrier.
Il sait où elle habite ?
Lipolipo.
- A Lipolipo. - Lipolipo.
Je ne t'entends pas, Stéph.
Débrouille-toi, tu dois être là demain matin, mets le turbo !
Rouston est fou-furieux.
Ecoute, Richard, je suis planté, elle habite dans un bled.
- Je sais même pas comment on y va. - Par voie fluviale, monsieur Marchado.
- Comment ? - Je dois vendre le soja avant le week-end.
Je vends à Chicago ?
Non, ça peut encore monter.
Je déciderai à l'ouverture du marché de Tokyo.
Salut !
- C'est comment, le nom du village ? - Lipolipo.
Vous avez tort de ne pas m'emmener.
- Comme dit la coutume... - Ta gueule !
C'est vrai, il fait chier, à la fin !
Il dit que c'est pas loin, ça fait quand même plus de 3 heures qu'on est partis.
Voilà Lipolipo !
C'est ça, Lipolipo ? Il y a un malentendu, c'est pas possible.
Je vais me renseigner, vous m'attendez 5 minutes.
Au prix que je vous paye, 5 minutes, ça va, quand même.
Bonjour.
Je cherche une femme blanche...
qui s'appelle Patricia Marchado. Vous l'avez vue, déjà ?
- Paliku ! Paliku ! - Non, Patricia Marchado.
Paliku ! Paliku !
Patricia ?
Patricia ?
C'est moi, Stéph.
Tu me reconnais ?
Tu tombes mal, la truie est en train d'accoucher. Tu m'attends dehors ?
"Tu m'attends dehors". Non mais, je rêve !
Mais c'est pas vrai !
On a été mariés un an, elle m'a laissé tomber sans aucune explication.
Depuis, plus de nouvelles. Comment je l'ai retrouvée ? Je vous passe les détails.
Je me tape 7 000 bornes en avion et 3 heures de pirogue, je la retrouve dans ce gourbi...
ça fait 13 ans qu'elle m'a pas vu, elle me fait attendre comme à la sécu.
Non, mais c'est pas vrai !
Tu es venu pour divorcer ?
- Oui. - Pas de problème, je suis d'accord.
Ecoute, Patricia...
Non, Paliku, mon nom indien, c'est Paliku, et elle c'est Pontipee.
Bonjour madame.
Ecoute, Paliku, devant ton accueil chaleureux, on ne va pas traîner !
- Il y a des papiers à signer au consulat. - Regarde !
Je dois être de retour demain soir, tout est à mes frais.
Demain, c'est la cérémonie des enfants, je ne peux pas la rater.
- Après-demain, si tu veux. - Non, c'est pas possible.
Ecoute... Patriku... toi tu as une fête mais moi j'ai une très grosse affaire...
et la pirogue m'attend.
Les gamins disent que le piroguier est parti, il pouvait plus attendre.
Qu'est-ce qu'il fait ? Revenez !
Vous ne pouvez pas me laisser là !
Ne touchez pas à ça !
Muluku dit que tu peux dormir avec les célibataires.
Ou alors, Pontipee te propose, tu lui as tapé dans l'œil.
T'as faim ?
Non, merci, je n'ai pas envie de choper des amibes.
Il y a une chose que tu sais pas, Stéphane.
Il y a plein de choses que je sais pas.
Le nom de la médaille d'or de lancer du poids aux JO de Moscou en 80...
pourquoi tu t'es tirée il y a 13 ans...
Pour le lancer du poids, je te réponds tout de suite...
c'était Kissiliev avec 21 mètres 35.
Et si je suis partie, c'est à cause de la cinquième ligne de téléphone.
Pardon ?
Un matin, l'installateur est venu brancher la cinquième ligne.
Il m'a demandé si j'étais la standardiste.
Et j'ai réalisé que j'étais devenue la standardiste...
et quand la ligne a sonné, j'ai pris mes affaires et je suis partie.
Avec l'installateur ? Il était indien ?
C'est vrai, j'étais pas toute seule.
Je suis partie pour continuer à t'aimer.
Bien sûr, toujours on fait comme ça.
Quand on aime les gens, on s'en va sans prévenir.
Remarque, ça doit faire du bien.
Moi, j'ai pas dormi pendant 2 ans, je suis devenu spécialiste des marchés asiatiques.
Il n'y avait que moi de réveillé à l'ouverture de la bourse de Hong-Kong.
C'est difficile à dire, aide-moi, tu m'écoutes pas.
Je fais que ça ! Je suis coincé ici pour 48 heures, alors j'ai tout mon temps.
Je t'écoute.
Putain, Tokyo !
T'es là, Richard ? OK. Et je me balance sur la bourse de Tokyo.
Ça vous la coupe, hein ?
- Dis-donc, mais c'est formidable ! - C'est comme ça le satellite, aujourd'hui.
Il y a 2 semaines, on a acheté 4 500 tonnes de soja sur le marché de Hong-Kong...
et on va revendre tout ça sur Tokyo.
Alors, comme je te disais, je ne suis pas partie toute seule.
Regarde ! 172 dollars, ça a un peu baissé.
- J'étais enceinte de toi. - Pas grave, on va vendre quand même.
Je suis partie avec ton fils.
171 dollars... Non.
J'avais toujours rêvé de l'Amazonie, alors j'y suis partie avec lui...
pour l'élever dans la forêt avec tous les petits animaux.
171,25 ! Pas question !
Je peux te le présenter, il est là-bas près du feu.
171,25... 171,75... Allez, vends !
Et c'est vendu. Et voilà le travail, 130 000 dollars de bénef.
Qu'est-ce qu'elle disait ?
Attends ! Qu'est-ce que tu m'as dit ?
Je t'ai montré ton fils.
- Mon fils ? Mais quel fils ? - Ton fils, là-bas, près du feu.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
C'est l'histoire d'une femme enceinte qui pète les plombs...
et se casse à l'autre bout du monde pour élever son enfant...
parce que dans la famille "jeunes loups de la finance"...
elle n'a pas envie de devenir la mère...
du petit Marchado junior de chez Marchado, Marchado et associés.
Tu te rends compte de ce que t'as fait ? T'es complètement gelée !
Ben oui ! Et je crois que tu aimais bien ça.
Au fait, il s'appelle Mimi-Siku.
Ça veut dire "pipi de chat".
Mais ici ce sont les enfants qui choisissent leur nom à 8 ans.
Il a choisi, on peut rien faire.
Mais on est chez les fous !
Comment tu peux être sûre qu'il est de moi ?
Tu es le seul homme que j'ai aimé.
Je lui ai encore rien dit, si tu veux, je lui en parlerai pas.
Non ! Ne touchez pas ça. On ne touche pas ça !
Arrêtez ! Tire-toi de là, toi !
Qu'est-ce qu'ils m'ont fait ?
Plus de batterie !
Vous avez pas une prise ?
Mimi-Siku ?
Euh... Je voudrais que tu saches...
- Stéphane ! Stéph ! - Oui ?
Mimi-Siku veut t'emmener en forêt.
Mimi-Siku ?
Mimi-Siku.
Ah oui !
Ça se confirme. - Va, il t'attend.
Je l'ai vu hier soir, il allait dans le hamac d'une gamine.
C'est pour ça qu'il manque encore une casserole.
Qu'est-ce qu'il fait avec des casseroles ?
Ici, c'est comme un bouquet de fleurs, une bague, c'est un cadeau.
Je monte là-dedans ?
- Baboons ! Baboons ! - Singes, singes.
- Tunas... tunas. - Tunas... L'eau.
- Okko... Okko. - Okko... Oiseau.
- Okko. - Oui, Okko... Oiseau.
Non ! Okko est Okko. Oiseau est pampoko.
Attends ! Tu parles français ?
Oui. Paliku a appris moi "le corbeau et le fromage".
"Maître corbeau dans son arbre alléché tenait un morceau de renard dans son bec".
Jean de la Fontaine, 1642 - 1945 !
Vali ! Vali !
Tu lui as donné une pépite d'or contre une casserole en alu ?
Tu aurais pu acheter le bateau avec ça.
Pas pépite d'or. Caillou doré. Bon troc.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Oh, la vache !
Burudu.
Pour toi.
Peur ?
- C'est dangereux comme serpent ? - Oui, Burudu donne la mort.
Cou cassé. Sang pisse du nez.
J'ai l'impression qu'il bouge encore, il est vraiment mort ?
Non, fait dodo. Maintenant est mort.
Toi toujours rester avec moi, maintenant ?
Je voudrais bien, mais c'est pas possible, je suis pas habitué comme toi à la forêt.
Kwatta ! Beaucoup bon goût.
Ça va, c'est déjà bourré de serpents !
Si toi rester, moi apprendre à toi pêcher, chasser et faire troc.
Moi je sais très bien faire troc. Moi grand troqueur.
Demain moi renter dans mon pays pour troc très important.
Dans pays à toi, grande flèche qui pique cul du ciel comme sur collier Muluku.
Oui, la tour Eiffel, c'est chez moi, c'est très haut.
Tour Eiffel. Toi emmener moi tour Eiffel ?
Oui. Pourquoi pas un jour ?
Quand moi un homme, toi emmener moi tour Eiffel.
D'accord, quand tu seras un homme.
- Wakatepe ! - Wakatepe !
Mimi, bouge pas ! Mimi, attention !
Bouge pas, Mimi, attention, il y a une grosse araignée.
Elle vient vers moi !
Elle m'attaque !
Faut pas crier, sinon, My-oteka attaquer.
My-oteka gentille, mais kikouyay beaucoup méchant, toi avoir peur.
C'est quoi, kikouyay?
C'est un cauchemar, ici !
Baboon ! Baboon !
Ils t'ont baptisé. C'est à cause des poils sur la poitrine, comme les singes.
- Non, je veux pas de ça ! - Allez, tout le monde en fume, ici.
Non, merci, la journée a été assez éprouvante comme ça.
Tu vas le vexer.
Qu'est-ce qu'il dit ?
Il annonce à la forêt qu'ils vont être admis parmi les hommes.
- Qu'est-ce qu'il dit ? - Il dit qu'il est fier de Mimi-Siku...
et que toi aussi, son père, tu dois être fier de lui.
Oui, je suis fier, mais ça ne va pas être du gâteau.
Oui, mais attention, il ne faut pas qu'il se relâche au deuxième trimestre.
Quelques fois, après de bons résultats, on a tendance à se laisser aller...
et les notes s'en ressentent.
Moi être un homme maintenant, Baboon.
Moi vouloir emmener grand-père Muluku avec nous demain à Paris.
Ah oui ?
Tu as promis à Mimi de l'emmener à Paris quand il serait un homme ?
Eh bien, c'est un homme, et demain, il voudra emmener Muluku avec lui.
Il n'est pas question d'emmener Muluku ni personne à Paris !
Nous demain aller à consulat à Caracas tous les deux...
nous signer le divorce, moi prendre grand oiseau de fer et rentrer à Paris.
Je lui ai promis de l'emmener quand il sera grand, mais pas demain, c'est pas possible.
Je suis en plein boulot, je me marie dans un mois, c'est pas possible.
"Demain, peut-être, j'ai du boulot"...
Ces mots n'existent pas ici. Il sait même pas ce que ça veut dire.
C'est pas de ma faute si vous comprenez rien, dans ce pays.
Et puis pourquoi il parle à peine français, ce gosse ?
C'est monstrueux d'élever les enfants comme ça.
- Je vais te coller la DDASS ! - Personne t'a demandé de venir.
Tu ne tiens même pas une promesse faite à ton fils ?
Je me suis mise en colère.
Ça fait 14 ans que ça ne m'était pas arrivé.
Tu te rends compte ?
Monsieur !
- Monsieur, s'il vous plait... - Oui ?
Pourriez-vous dire au jeune homme qui est avec vous de cesser d'uriner...
sur la porte avant gauche de l'appareil ?
Excusez-le.
Content d'être avec toi, Baboon.
T'as eu des informations, des tuyaux ?
- De quoi tu parles ? - Du soja !
Ce matin, on était à 149 dollars la tonne.
- On est mal, on est mal ! - Comment ça, on est mal ?
- T'as pas vendu ? - Ben non, tu m'as pas confirmé.
- Mais c'est pas vrai ! - D'habitude, tu confirmes toujours.
Richard, t'aurais dû vendre, c'est clair, non ?
Qu'est-ce qu'il veut, le petit gitan, laver les carreaux de mes lunettes ?
- C'est mon fils, je t'expliquerai. - T'as un fils ?
Mais à qui on va refourguer cette option, maintenant ?
C'est ce que je te dit, on est mal. En plus Rouston veut pas nous couvrir.
Evidemment, il va pas couvrir une connerie pareille !
Par ici, monsieur. Votre sac.
- D'où il sort, le petit ? - De la forêt.
Il n'a jamais quitté la forêt, c'est le fils de Patricia.
Je l'ai emmené pour qu'il apprenne un peu, qu'il voit autre chose que les indiens.
Quoi, les indiens ? Je comprends rien.
- Je t'expliquerai. - Charlotte, elle est au courant ?
Allo, Charlotte, juste un peu fatigué par le voyage, à part ça aucun soucis.
Tout s'est bien passé. Ah bon, une surprise ?
Et bien moi aussi.
Bonne chance avec Charlotte.
Tu restes un peu avec Richard ?
Charlotte ?
Charlotte ?
Charlotte ?
Mon amour, je suis là.
Robe de mariée "new age" !
- Ah oui. - J'ai choisi la date.
Ça sera le 12 ! Le 12, tu imagines ?
C'est formidable, mais pourquoi le 12 ?
Le 12, c'est Za-Zen.
Nous serons au sommet de notre perfection cosmique et sensorielle.
- Il n'y a rien de mieux que le 12. - Attends, ça doit être formidable, mais...
j'ai peur que ça soit un petit peu juste, le 12.
- Tu n'es pas divorcé ? - Si, enfin, pratiquement...
il reste des papiers à recevoir, une formalité.
Maître Dong avait tout calculé. Lune montante, biorythme harmonisé...
troisième cycle de l'année du chien.
Et si on ne se marie pas le 12, ça nous reporte en plein dans l'année du porc.
On ne va tout de même pas se marier l'année du porc !
Ça peut être très mignon, les porcs.
Non, c'est un gros problème.
Charlotte !
Charlotte, il y a un autre problème.
Qu'est-ce que c'est ?
Qui n'est pas un problème d'ailleurs.
Il n'est pas là ? Dites à monsieur Fouat de me rappeler d'urgence...
j'ai une excellente affaire à lui proposer.
Dans ma voiture. Il a le numéro de mon portable.
- Cadeau pour My-oteka. - Ah oui ? Ça va lui faire plaisir.
- C'est qui, My-oteka ? - Copine à moi.
Ah oui ? Et c'est quoi, déjà, ton nom ?
Mimi-siku.
Mimi... Sikou ?
Ou Mimi-Siku, c'est comme on veut, ça veut dire "pipi de chat".
C'est un prénom inventé, parce que là-bas, chacun choisit son prénom.
C'est comme nous si on s'appelait "tasse à café" ou "chaise de jardin".
C'est un prénom inventé, quoi.
Tu connais la phrase de Lao-Tseu sur l'inattendu ?
Non.
Aveugles, nous suivons le sentier de la vie...
la petite perle sur ton chemin, la verras-tu ?
Tu vois, ton fils, c'est la petite perle.
Bon...
excuse-moi, mais je vais me préparer.
- Alors. - Ça va aller.
J'ai 2 ou 3 idées que j'ai envie d'essayer, je passe un coup de téléphone.
Viens ! Je vais te présenter à Charlotte.
Charlotte... Charlotte...
Je viens te présenter mon fils, Mimi-Siku.
Bonjour, petite perle.
Arrête !
Arrête, Mimi !
Oui, de la part de Richard Montignac.
Par ici... là, c'est ta chambre, tu vas dormir ici.
Là, c'est très important, c'est les toilettes...
comme je t'ai montré dans l'avion.
- Stéph, viens vite ! - J'arrive.
Non, je préfère attendre.
Il s'agit d'un investissement très rentable à très court terme.
Arrêtez de tourner autour du pot, Montignac.
De quoi s'agit-il ?
Une affaire où vous pouvez gagner beaucoup.
Il y aurait à saisir au vol 4 500 tonnes de soja, mais il faut faire très vite.
Vous vous foutez de ma gueule ? Espèce d'escroc.
On est mal, on est mal !
C'est pas vrai, il tient pas en place !
Baboon ! Baboon ! Baboon !
- Oh putain ! Mimi ! - La tour Eiffel !
Mimi, regarde pas en bas.
- Pourquoi ? - Mimi, descends !
Il est grand, village à toi.
Combien de temps tu m'as dit qu'il restait à Paris ?
On est mal, on est mal !
On a encore chuté d'un dixième de point. On va pas leur donner ?
- Du caviar, Richard ? - Bonsoir.
Je viens, je donne à manger à Little Buddha.
J'ai préparé son dîner, mon amour.
Merci. Bonsoir, Mimi.
- Dis bonjour, Mimi. - Je m'appelle Charlotte...
mais tu peux m'appeler "tasse de café" ou "chaise de jardin".
C'est toi qui choisis. Bonsoir, mon chéri.
Wakatepe !
Ils font comme ça, chez eux.
C'est un vrai petit homme des cavernes.
Beaucoup manger, le chat. Faut donner bon manger le chat.
Comme ça, quand nous manger le chat, beaucoup bon goût.
Il n'est pas très gentil, ce petit sauvage.
T'es un vrai petit sauvage, toi. Viens, Little Bouddha.
Excuse-moi, il faut que j'appelle Maître Dong, tous mes chakras se referment.
Je crois que c'est mieux.
- C'est quoi qui se referment ? - Ses chakras.
- Chakras ? - Points d'entrée des énergies cosmiques.
- Quand c'est refermé, ça lui... - Spéciales, tes gonzesses...
- toujours sorties de l'asile. - Oh, ça va !
Fait bon manger ta femelle.
Il a l'air gentil, mais on a du mal à se concentrer quand il est dans la pièce.
- On l'emmène au bureau ? - Non, tu l'emmènes pas au bureau ?
J'attendais la confirmation ! Il fallait me confirmer !
La stratégie était excellente, mais on a eu un problème de communication.
Mon petit Marchado, n'oubliez-pas qu'on investit pour nos clients.
Monsieur Roustan, on est resté dans des limites raisonnables, à peine à moins 9 %.
- Peut-être un peu plus. - Pas grand-chose.
Cadeau pour toi.
Pour moi ? C'est gentil, mon grand garçon...
mais j'ai tout ce qu'il me faut à la maison.
- Toi beaucoup casseroles ? - Oui, moi beaucoup casseroles.
Il y en a des grandes, des moyennes, des petites.
Toi beaucoup t'amuser la nuit.
Vous me prenez pour un con, ou quoi ?
Vous croyez que je dois couvrir vos conneries ?
Tu vois, il est pour toi.
149, à la clôture à 140, et si ça se trouve, demain on sera à 120 !
- Il y a 4 500 tonnes ! - Calculez la différence...
et je vous mettrai le nez dans votre merde !
Il y a un arbitrage négatif, et ça en prend exactement le chemin.
Il va falloir qu'on paye, et je peux vous assurer que ce ne sera pas moi !
Trouvez une solution, sinon, il va y avoir de la viande sur les murs !
Qu'est-ce qu'il fait ?
- Arrêtez de hurler ! - Il a raison !
Si je vous ai donné une part de ma société, c'est pour m'associer avec...
- Bénéfices. - Et non pas avec...
Pertes !
My-oteka !
Tout va bien !
Il faudrait que tu dormes un peu, tu es nerveux avec le décalage horaire...
tu te rends pas compte, mais... monsieur Bénéricteur, s'il-vous-plait.
- Monsieur Bénéricteur... - Je veux plus la voir, cette bête !
My-oteka toujours dormir. Manger et dormir.
Attention, toujours dormir, sinon...
Il devait confirmer.
- Pardon ? - Rien.
Mais ça m'énerve, il est en train de me foutre en couchette !
Arrête, Mimi !
Tu as vu ? Il a pigé comment ça marchait, il commence à apprendre.
Tu devrais dormir, t'es crevé, tu t'aperçois de rien.
Que ça m'énerve, ça !
Arrête, Mimi !
Je veux bien m'excuser, mais c'est assez perturbant.
Il y a 2 ans, quand je t'ai demandé un bébé, tu as refusé.
Tu m'as dit : "ça empoisonne l'existence, etc.".Et j'avais beaucoup de peine...
et c'est vraiment grâce à Maître Dong que j'ai réussi à me stabiliser.
Et là, tu amènes ton enfant, déjà tout grandi...
et qui n'a rien à faire en ville...
je veux dire, c'est comme les grands chiens dans un appartement, alors écoute...
ça, plus ton divorce plus tard, excuse-moi, mais c'est trop !
On arrête tout, compteur à zéro !
Je te rappelle que c'est toi qui voulait qu'on se marie le 12...
et que c'est pour ça que je suis parti à l'autre bout du monde pour divorcer.
Résultat, retour à Paris avec 4 500 tonnes de soja en portefeuille...
risque de faillite et compagnie, plus "Danse-avec-les-loups" dans la valise.
Alors, s'il y en a un qui doit dire "flute", c'est quand même moi !
Qu'est-ce que je vais faire de toi ?
Mimi, qu'est-ce que t'as fait ?
Mimi, on peut pas faire ça ici.
On tue pas les oiseaux.
Je vais te montrer ce qu'on mange.
C'est ça, le petit déjeuner.
Je reviens.
Allo !
Stéph, je suis avec un avocat d'affaires, Maître Joanovici...
il a peut-être une affaire pour le soja, on passe te prendre dans 5 minutes.
Charlotte, je t'appelle tout à l'heure, dors !
Mimi, il faut que je m'en aille pas longtemps...
pour faire troc. Toi, tu vas rester à m'attendre.
- C'est très important de savoir attendre. - Moi vouloir faire troc avec Baboon.
C'est pas possible, ça.
- Il faut que je m'en aille, je suis obligé. - Quoi, obligé ?
Obligé, c'est quand on doit faire une chose même si on n'a pas envie.
Moi vouloir aller tour Eiffel.
Mimi, pas aujourd'hui, on ira dimanche.
Tu dois rester avec Charlotte.
Sois très gentil avec Charlotte, toujours sourire.
Et pas tirer sur les animaux, pas besoin de chasser, moi revenir avec manger.
D'accord ?
Hein ? Allez ! Baboon revenir très vite.
Hein ! Hein !
Pas de bêtises, hein !
Babooooon ! Babooooon !
Baboon revenir !
C'est pas la peine d'attendre, il va pas tomber.
Moi veux voir tour Eiffel !
Stéphane, je te présente Maître Joanovici, avocat d'affaires.
My-oteka ! My-oteka !
My-oteka ! My-oteka !
My-oteka !
My-oteka ! My-oteka ?
Beau foufouillon, toi !
Foufouillon ! Quel sauvage, ça !
Mes amis investisseurs sont des personnes pour qui...
le contact humain, la parole donnée...
comptent tout autant sinon plus qu'un papier griffonné...
c'est une autre mentalité.
Bonjour, pas là, message après le bip.
Charlotte, je pourrai pas rentrer pour le déjeuner.
On a des clients étrangers très importants à voir...
et ça risque d’être plus long que prévu, je ne peux pas faire autrement.
Je sais que c'est pas facile pour toi, mais si tu peux...
faire manger Mimi-Siku, ça m'arrangerait bien.
Il est enchanté de rester avec toi et vous allez très bien vous entendre.
Je rentre dès que possible. Je t'embrasse.
Ne t'inquiète pas.
Elle va bien finir par s'y faire. Il est attachant, ce gamin.
Vous avez un fils, monsieur Marchado ?
Eh oui.
Quel bonheur ! Les enfants, c'est le sel de la terre...
hélas, je n'ai pas la joie d'en posséder moi-même...
madame Joanovici est inféconde.
Comme on dit chez nous, "trou du c... la femme, chausson par la fenêtre".
Alors, vous dites ça aussi chez vous ?
Ça s'est passé à 20 centimètres de mon visage...
la pauvre bête a été embrochée.
Dans un sens, elle a pas eu le temps de souffrir.
Sur le volet, là !
Où ça ? Il n'y a rien.
Je vous assure, un gros machin d'indien tout droit.
- Une plume ? - Non, pas une plume. Pour piquer.
Un truc, je ne trouve pas le mot. Comment les indiens qui font comme ça ?
Ah, une flèche ?
Une flèche ! Une grande flèche toute droite. Tenez...
ça venait du balcon là-haut, je vous assure.
De chez monsieur Marchado ?
Je vous assure, un grand machin tout droit.
Une grande flèche toute droite ? On va surveiller.
Si vous voyez encore des indiens, n'hésitez pas à me prévenir...
je sors mon habit de cow-boy.
Mes amis financiers préfèrent le calme d'un petit hôtel de charme...
au luxe tapageur des Hilton, Sheraton, Plaza et compagnie.
Ça nous rassure, c'est les frais qui nous bouffent ici.
Petrouchka !
- Monsieur Montignac, monsieur Marchado. - Enchanté !
Bonjour, messieurs.
Entrez !
- Asseyez-vous. - Merci.
Moi, français mal ! Petrouchka, traduction !
Monsieur Koutchnoukov vous écoute.
Vous connaissez la situation un peu tendue sur le marché du soja.
Portons un toast !
On va peut-être parler des modalités de paiement ?
Mes amis financiers présentent les meilleures garanties...
Excusez-moi.
Au revoir, messieurs, excusez-moi.
- Pourquoi t'es pas resté où je t'ai dit ? - Moi aller voir tour Eiffel.
Ecoute, Mimi, je suis pas organisé pour m'occuper de toi en ce moment...
je suis obligé de t'emmener, alors ne complique pas la situation.
Obligé !
Mimi !
Mimi !
Reviens !
Mimi !
Mimi !
Mimi, je suis très content de t'avoir avec moi...
mais ici, c'est la ville, tu comprends ?
On ne peut pas courir au milieu des voitures, c'est dangereux.
Quand on veut visiter un monument, on paye un ticket.
On tue pas les oiseaux et on ne s'habille pas n'importe comment.
Je sais que tu connais pas tout ça, alors, il va falloir que tu apprennes.
Tu veux bien apprendre ?
- Allez, monte. - Alors, ducon, tu la bouges, ta caisse ?
- Ta gueule ! - Ta gueule !
Moi bien apprendre, Baboon ?
- Ça va, Mimi ? - Bien apprendre fait mal.
Ça va aller.
Un cercle est un carré, un carré est un cercle.
Charlotte !
Charlotte ?
Je suis là !
Viens, c'est toi qui va lui donner les fleurs.
Charlotte ?
Stéph, il y a une énorme araignée dans l'appartement !
Enlève ça tout de suite !
Tu la vois ?
Je veux plus voir cette saloperie ! Au panier !
Elle est très dangereuse, elle a essayé de m'attaquer, tu la vois ?
Oui, je m'en occupe, ma chérie.
My-oteka, dormir !
Tu veux apprendre ? Alors, leçon numéro 1...
les gens dans les appartements, et les mygales dehors !
My-oteka !
Monsieur Maréchal !
- C'est comme un animal domestique. - C'est tout sauf un animal domestique.
Un gros tourteau tout velu.
C'est l'incarnation de l'horreur. Si ça se trouve, elle a pondu des œufs partout.
Mon amour, je te promets, on va faire venir la dératisation.
Ça ne suffit pas, il faut déménager.
Je reviens.
Quelque chose de tout velu avec de très grandes pattes !
Une cigogne ?
Merci de m'avoir laissé seul avec les ruskoffs...
ils m'ont fait boire des litres de vodka, on a topé, topé, je sens plus mes doigts.
Rends-moi mes clefs !
C'est une aliénation totale, je vais chez Maître Dong.
- Je l'ai jetée par la fenêtre. - Le gamin par la fenêtre ?
Il est toujours là et bien vivant.
C'est dur bien apprendre.
Une chose toute velue, avec des grandes pattes qui tricotent.
Un pull-over ?
Charlotte, je suis sûr que Dong a un avis très cartésien...
mais je préfèrerais en parler directement avec toi.
D'accord, je t'embrasse, à demain.
T'arrêtes avec ta pomme de terre ? Je t'ai montré ta fourchette.
Pourquoi Charlotte partie ?
Me prends pas pour un con, tu sais très bien pourquoi.
T'as qu'une femelle ?
Evidemment, j'ai qu'une seule femme.
Moi avoir plein femelles. Toi pas voir ?
Si, mais quand on aime quelqu'un...
comment t'expliquer ?
C'est comme si on avait une grande image devant les yeux.
Ça prend toute la vue, ça cache le reste, on voit pas les autres femmes.
Moi voir quand même les autres.
Allo ? Salut Richard.
My-oteka!
Merci, si Marie est d'accord, ça m'arrange bien.
My-oteka !
- Toi dormir. Moi réveiller toi Lipolipo. Mimi ?
Mimi, je pourrai pas m'occuper de toi demain, alors j'ai eu une idée.
- Ça ne me dérange pas du tout. - Les enfants, venez dire bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour à tous ! - Bonjour.
Il dit bonjour à la télé !
D'où vient Mimi, il n'y a pas de télévision.
Il craint, son pays !
T'inquiète pas, tout va bien se passer.
Il est là, le petit bonhomme !
Tu aimes ? Il y en a pour une bonne fortune.
Celui là, je crois qu'il vient de chez toi.
Stéph, t'as vu ? Il me reconnaît, il suit mon doigt.
Non, il ne le fait pas quand il y a du monde.
C'est couillon, hein ?
Baboon ! Baboon ! Même rivière que dans village à toi !
Ah oui, c'est la Seine, là-bas.
Si tu remontes le courant, tu vas à la tour Eiffel.
Par là, grand lac salé.
C'est une boussole ! Malin comme un singe !
Allez, on y va.
Je vais te montrer le jardin.
- "Mimi-Siku" ! - C'est pas un nom, ça !
Et Roch Voisine, tu crois que c'est un nom ?
Je la supporte plus, 12 ans, c'est l'âge con.
On va la mettre en pension.
Tu viens, Stéph ?
Il préfère dormir dans son hamac, il accroche ça où il veut dans le jardin.
- Toi avoir froid. - Il faut lui parler normalement, Marie.
Je te fais confiance, Mimi ?
Wakatepe, Baboon !
Wakatepe !
Tu viens, Baboon ?
Comme vous le voyez, mes amis lettons n'ont qu'une parole.
On va compter tout ça !
Qu'est ce qu'il se passe ?
Mr. Koutchnoukov est très vexé de votre manque de confiance...
si vous voulez compter, il préfère cesser toute négociation.
Pas de problème, on ne va pas compter.
Attendez, il faut que je parle avec mon associé.
Du liquide ? T'es complètement malade.
On va pas blanchir l'argent de la mafia russe.
Il y a pas d'autre solution, la côte est tombée à 110, on perd une fortune.
On va payer, on vend nos parts, moi je vais emprunter et toi hypothéquer ta baraque.
- J'ai des gosses à nourrir, moi ! - Moi aussi, figure-toi.
Oui, mais moi, mes gosses, c'est Reebok et Nintendo...
pas cacahouètes, bananes et Kit-et-Kat.
C'est du poisson, tu aimes le poisson, Mimi-Siku ?
Ça pas poisson. Pas bon goût.
Il faut d'abord le faire cuire, voyons !
L'associé de mon père a un fils sauvage avec un nom à coucher dehors...
enfin, je suis obligée de l'amener avec nous.
Sophie ! Jonathan ! A table, mes enfants !
Elle a dit "à table" !
Je te laisse, il y a ma mère qui gueule, je te rappelle.
Soso, je t'ai déjà dit de ne pas manger avec ton Walkman sur les oreilles.
Et moi, je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler comme ça.
J'ai déjà un nom ridicule, c'est pas la peine d'en rajouter.
Maman, je crois que Mimi a fait une bêtise.
Qu'est-ce que tu fais ? Il ne faut pas faire de feu dans le jardin !
Qu'est-ce que tu fais griller ?
Qu'est-ce que tu manges ?
Bon poisson. Beaucoup bon goût.
- Où as-tu été chercher ça ? - Réserve maison.
Maman, il a bouffé les poissons à papa !
Mon dieu ! Les poissons de Richard !
Sophie, il a mangé les poissons de l'aquarium à papa !
Tant mieux, ils étaient nazes, ces poissons.
Mimi, il fallait pas faire ça !
Le papa de Sophie et Jonathan va avoir beaucoup de peine.
Il les aimait beaucoup, ses petits poissons.
Tu peux pas te rendre compte, il est aquariophile.
Toi pas pleurer. Rivière, beaucoup poissons.
T'en veux ?
Baboon ! Baboon !
- Jamais, il nous lâche la grappe ? - Oui, il est bizarre.
Baboon ! Baboon !
Allez, viens, tu vas nous attendre là-bas !
Allez, viens !
Eclate-toi !
Moi pas savoir quoi faire.
Mais c'est pas vrai ! T'as rien à faire, t'avances. T'es vraiment un connard, toi.
Fais dodo !
Moi venir avec toi.
Toi pas avoir peur, moi défendre toi.
Il m'a mordu jusqu'au sang ! C'est un malade !
800 000 dollars en liquide, ça pue, c'est de l'argent sale !
C'est ce que j'ai pensé.
Je me suis demandé si la mafia russe ne cherchait pas à blanchir de l'argent.
Mais qui sont ces gens ?
Un groupe financier d'Europe de l'Est qui préfère garder l'anonymat.
Mais sur lequel nous avons les meilleures garanties.
Sinon, Stéph n'aurait jamais signé, ni moi.
- Et où est Marchado ? - Marchado ?
- Marchado. - Marchado, il a signé, il est là !
On vide son sternum, et on ouvre bien grand les chakras.
Encore un dernier.
Fini pour aujourd'hui.
Il faudrait que tu penses à la comptabilité !
Tout était prêt pour le 12.
T'as complètement déstabilisé Charlotte...
elle a au moins 6 chakras de refermés !
L'escroc, te mêle pas de ça, sinon, je vais te refermer tes chakras vite fait.
- Bonsoir, mon amour. - Mon chéri, je suis heureuse de te voir.
- On va dîner ? - Oui, où ça ?
J'ai une petite idée.
- Là, ça te va ? - Oui, c'est merveilleux !
C'est une question d'espace-temps.
Ton fils est très mignon, mais il a 2 000 ans de retard.
L'est est silencieux, l'ouest est éloquent.
Le petit homme des cavernes vient de l'ouest, il y a une action de nuances.
Tu ne crois pas qu'il serait mieux dans son village avec ses copains ?
"Tasse de jardin" ou "chaise à café" ?
Charlotte, on est tous les deux.
Dans quelques jours, je reçois mes papiers pour le divorce, on est en harmonie...
Mimi-Siku est chez Richard, tout va bien.
C'est vrai. Excuse-moi, mon chéri, on va passer une soirée exquise !
- Toi pas faire dodo ? - C'est les singes qui grimpent aux arbres.
Si tu crois que c'est comme ça qu'on impressionne les femmes civilisées...
Femmes ?
Enfin, je veux dire, ça m'impressionne pas du tout.
- Ton rêve, c'est de m'avoir. - Tu crois moi chasser toi ?
Je crois toi chasser moi.
Richard, on est arrivés !
Tu devrais pas te mettre dans des états comme ça.
Marie !
Marie !
Je vais te faire un Alka-Seltzer.
Marie, il y a un problème !
Ils peuvent plus respirer.
Ils vont crever !
Sophie ! Oh, oh !
Richard ! Richard !
Calme-toi, Marie, je comprends rien.
Non, c'est pas possible !
Bon, j'arrive, j'arrive.
Où est-ce qu'on est ? Déposez-moi vite sur le quai.
Excuse-moi, ma chérie, j'en ai pour une demi-heure.
Stéph, il a violé ma fille !
N'exagère pas, Marie, il ne l'a pas violée !
Je sais pas ce qu'il a fait à ma fille, mais il a niqué mes poissons.
J'espère qu'elle n'est pas enceinte.
Eh bien tu seras grand-mère !
Relax, Marie !
Mimi, tu fais que des conneries, pourquoi ça avec Sophie, elle a 12 ans !
- Elle demander à moi. - Comment ça, elle t'a demandé ?
Demandé avec les yeux.
Bon, allez, viens, monte, mets tes affaires derrière.
Il oublie ses poissons, tiens !
- Non, pas dans la voiture ! - Poissons, beaucoup bon goût !
Tu peux pas revoir Sophie, ses parents ne sont pas d'accord.
Ne sois pas triste.
Quand tu vas retourner à Lipolipo, tu retrouveras plein de filles.
Maintenant, moi comme toi, aimer une seule femelle.
Quand tu l'as devant les yeux, plus voir les autres.
Désolé, Mimi, il va falloir que tu l'oublies.
Quand Paliku partie, toi oublier ?
Non.
Mais tu as toujours l'image devant les yeux.
Et elle s'éloigne.
Et un matin, tu vois ta vie devant toi...
et cette petite image, en plein milieu...
elle est belle, ça s'appelle un souvenir.
Un jour, une nouvelle image arrive, et un nouvel amour reprend.
Première image toujours derrière ?
Merde !
Allo !
- Charlotte, j'ai pas pu repasser. - Ça fait 2 heures que je t'attends...
plantée sur ce radeau de la méduse.
Ton fils passe avant tout...
pour moi, c'est un très mauvais karma, je ne rentre pas à la maison.
- Ecoute, Charlotte ! - Je ne rentre pas !
Je pars chez Dong pour renforcer mon équilibre.
J'entends plus rien !
Toi oublier !
- Elle va aller en pension ! - Ferme-la !
C'est ton oncle qui va aller te chercher.
J'irai pas dans ta pension de merde !
Ne le prends pas comme ça, tous tes cousins y sont.
- Ils sont tous tarés. - Attention, Sophie, ça va tomber !
Pour ta famille, elle a pas tort.
Sophie va aller en pension !
Stéph, faut qu'on se voit, c'est grave !
Ecoute, Richard, c'est pas aussi grave que tu croyais.
D'accord, j'arrive.
Tu m'as dit : "le matin, image très loin".
Mais Sophie toujours ici.
Je vais arranger ça avec son père, d'accord ?
Je reviens, j'en ai pour une heure.
C'est combien de temps, une heure ?
Une heure, ben, euh...
Tiens, tu vois la tour Eiffel ?
Quand le soleil sera derrière, ça fera une heure.
- Wakatepe, Baboon ! - Wakatepe !
Stéph !
Alors, qu'est-ce qu'il y a de si grave ?
Il n'y a rien de grave.
Les lettons nous invitent à déjeuner, c'est tout.
- Hein ? - Les lettons, les ruskoffs !
C'est pas bientôt fini, cette histoire-là ?
J'ai pas que ça à faire, mon gosse m'attend, et il faut que je te parle.
Moi aussi, il faut que je te parle, ton gosse peut attendre 5 minutes.
Pour une affaire de 800 000 dollars, on peut au moins manger avec les clients.
- Me dis pas que t'as vendu ? - Heureusement qu'on a vendu.
Je sais pas si t'as vu le cours du soja ce matin, ça va être Tchernobyl !
Comment ça, "on a vendu" ?
- J'ai rien signé, moi. - Signé, payé, c'est vendu, quoi.
- Tu as imité ma signature ? - J'ai pas imité, j'ai signé pour toi.
Pour ta femme, pour ma famille, pour ma maison.
T'étais pas là, il faut bien un capitaine à bord !
Je sais pas si je vais continuer à travailler avec toi.
mais en plus je vais te coller un procès au cul.
Viens au moins déjeuner !
Je déjeune avec personne.
Moi aussi, je voulais déjeuner avec personne, faut pas dramatiser.
- Un problème, monsieur Montignac ? - Aucun.
S'il te plait, Stéph, faut pas rester couillons.
Un matin, monsieur Koutchnoukov achète à un ami un porc magnifique.
Cet ami très cher lui avait garanti une très bonne affaire.
Le soir même, le porc était au lit avec une fièvre de cheval.
Monsieur Koutchnoukov demande le remboursement, l'ami très cher refuse.
Monsieur Koutchnoukov, très contrarié...
lui a coupé tous les doigts de la main gauche.
Et l'ami très cher a remboursé de la main droite.
Ah, c'est marrant comme anecdote.
Monsieur Koutchnoukov a la très désagréable certitude...
que vous vous êtes comportés comme son ami très cher.
- Non, ça n'a rien à voir. - Ta gueule !
Vous deux, je vous ai à l'œil.
Ah, vous parlez le français, monsieur Koutchnoukov ?
Hélas, il le lit aussi, monsieur Marchado.
Et maintenant, rendre l'argent et reprendre votre soja pourri.
Sinon, je vous coupe les doigts !
Mais on est en France, ici ! Et il y a des lois, figurez-vous !
Et quand on a signé des papiers, ça s'appelle des contrats !
Et on ne reviens pas dessus quand ça vous chante !
Il a raison, quand c'est signé, c'est signé !
Hélas, mes amis ne plaisantent pas, ils en sont très capables.
En tant qu'intermédiaire, ils n'ont prélevé sur mes phalanges...
qu'un petit pourcentage que vous venez de déguster en salade.
Alors, couilles douces...
rendre l'argent aujourd'hui...
sinon, salade de doigts...
goulash paprika...
chachlik de doigts, compris ?
- Sophie ? - Mimi !
Sophie, raccroche immédiatement !
Mimi, elle va raccrocher !
Je vous déteste, je voudrais que vous soyez tous morts !
Sophie !
Sophie !
- Je vous jure, il dort sur son balcon. - Monsieur Marchado ?
Oui, dans un... mais comment ça s'appelle ?
Ça ressemble à un filet à provisions.
- Je ne vois pas. - Avec des échelles pour le tenir.
- Un sac poubelle ? - Mais non, pas un sac poubelle !
Un chose... comme les indiens ils ont pour dormir.
Les fameux indiens, hein !
Un indien !
Oh pétard, mais qu'est-ce qu'il fait là celui-là ?
Viens un peu par ici, toi ! Mais d'où tu sors, toi, hein ?
Lipolipo ! Fais dodo.
Au secours, les indiens attaquent monsieur Maréchal !
Avec tout le soja que vous avez racheté...
vous allez pouvoir ouvrir une chaîne de restaurants chinois.
Au prix où vous nous reprenez nos parts, épargnez-nous vos blagues à 10 francs !
Encore occupé ! Faut qu'on repasse à la maison.
On a pas le temps ! Si les russes voient qu’on n’est pas là, on va être mal !
Arrête !
Richard, je n'en peux plus !
- Je m'en sors plus avec elle ! - On est dans la merde...
des clients demandent le remboursement, on va peut-être devoir vendre la maison.
Ils vont piquer votre sale fric ?
- Remonte avant que je t'en file une ! - Frappe-moi et j'appelle la DDASS !
- Taisez-vous, j'entends pas la télé. - Ah oui, et ça, tu l'entends ?
- Oh, Richard, il n'a rien fait ! - Et moi, qu'est-ce que j'ai fait ?
Richard, excuse-moi, c'est encore occupé, faut que j'y aille.
Me laisse pas, on est dans la merde...
tu restes avec moi jusqu'à ce qu'on ait rendu l'argent.
Laisse ce téléphone, ils vont jamais pouvoir nous joindre.
Sophie, tu descends dîner ?
Je comprends pas ça répond nulle part.
Vous voulez vraiment rien manger ?
C'est pas vrai ! On va se faire bouffer les doigts...
et elle nous demande si on a faim !
Je reviens. S'ils appellent, tu me joins dans la voiture.
Viens, Sophie !
Qu'est-ce qu'il fout ? Qu'est-ce qu'il fout ?
Mais vous savez, je l'avais déjà dit à monsieur Maréchal...
qu'il y avait des choses bizarres qui se passaient.
Et puis comme ça, sur moi, ça a fait "Fuiiiiit".
Mimi ?
- Un truc pour souffler. - Une flûte ?
Non, comme ont les indiens, pour souffler.
J'ai entendu "fais dodo" très distinctement, et après, le trou noir.
- Oui, monsieur Marchado ? - Non, rien.
Mes parents m'ont mis 2 ans en pension, j'ai trouvé plein de copines.
Tant mieux pour toi, mais moi j'irai pas.
- Qu'est-ce que tu fais ? - J'aime pas les haricots verts.
Richard, va parler à Sophie, tout ce qui vient de moi, elle le prend mal.
Plus tard !
Plus tard quand ? Quand tu sera complètement saoul ?
Et que tu ne pourras plus articuler.
Ça va, j'y vais. Il faut que je fasse tout dans cette maison.
Mimi !
Moi marcher beaucoup. Suivre mon cœur sur la rivière.
Allo ? Oui, c'est moi. Nous avons les sous.
Mes amis souhaiteraient le calme et la discrétion d'un rendez-vous...
dans les toilettes de la gare de l'Est.
Sans faute. Nous y serons dans une demi-heure. Pas de problème.
Pas police.
Monsieur Koutchnoukov serait très contrarié si vous préveniez la police.
Pas question. Pourquoi la police ? Quelle police ?
Ah, cette musique ! Elle va finir par réveiller Jonathan.
Ah, Stéph est toujours pas revenu, on est mal, on est mal !
Je suis là dans 5 minutes.
Le petit a encore disparu, téléphone décroché, ta fille l'aurait pas rappelé ?
Je paierai et je m'en fous ! Mets le turbo !
Sophie ?
Sophie, ouvre immédiatement !
Richard ! Ta fille s'est enfermée dans sa chambre et ne veut pas répondre !
Richard, monte !
Une minute !
- Richard, elle s'est enfermée. - Ah oui ?
Tu vas voir ce que c'est qu'un mec !
Viens !
Sophie !
Ta fille est avec son amoureux !
- Richard ! Ils ont volé la malette ! - Ils ont volé la malette !
- Ils ont volé la malette ! - Tiens !
- Richard, ne recommence pas ! - Mais quoi ! J'ai rien fait !
Il est parti avec Sophie et il a volé la malette.
Mais où, où ?
Sophie !
- Sophie ! - Mimi, arrête ! Revenez !
- Sophie ! - Mimi ! Reviens !
- Sophie, reviens. - Ils ne peuvent plus nous entendre.
Viens !
Comment tu veux qu'on les rattrape avec ça ?
Raplique !
Il y a plus d'essence dans le Zodiac.
- Je sens bien que tu rames plus. - Je peux pas, mes mains sont glacées.
Sois heureux, ça veut dire que t'as encore tes doigts.
Je rame !
- Cassé ? - Non, plus d'essence.
Attendre là-bas la fin de la nuit...
et partir quand soleil levé.
J'ai trouvé ça pour allumer le feu.
Pas bon.
C'est meilleur, ça.
Indienne, maintenant, toi choisir ton nom.
- Uku-me. - Uku-quoi ?
Uku-me veut dire : "brume de la pluie sur l'eau de la rivière".
C'est joli.
- Tout, ça, c'est la faute du petit singe. - La faute à qui ?
Tout est de ta faute ! Et arrête de traiter mon fils de singe ou je t'en fous un coup !
C'est pas lui qui a piqué la mallette, il ne sais même pas ce qu'est l'argent.
Il est vicieux comme un singe.
Arrêtes ! T'es malade ?
Regarde ! Le Zodiac !
Sophie !
Papa chercher nous.
C'est pas nous qu'il cherchent, c'est leur sale pognon.
Les enfants, vous êtes là ?
Regarde !
Mimi ! Mimi, Sophie ! Oh !
Les enfants, rentrez !
- Mimi ? - Sophie !
Sophie, reviens, ou je te fous une rouste !
Mais ta gueule ! Pourquoi veux-tu qu'elle revienne ?
T'arrêtes pas de la frapper, c'est pour ça qu'elle s'est tirée.
Tu te rends compte du père que t'es ?
Tu comprends pas que tu l'emmerdes ?
T'emmerdes ta femme, t'emmerdes tes gosses...
tu m'emmerdes depuis des années.
Je rattrape tous tes coups foireux depuis 20 ans, tu nous emmerdes !
Tu rattrapes tous mes coups foireux parce que je suis un con ?
Je ne sais pas comment m'habiller parce que je suis un con !
Et je gifle mes enfants parce que je suis un con !
Les enfants, revenez !
Tu as gagné, ils sont partis, maintenant.
Bien sûr, ils sont partis. Tu as tout le temps raison.
Ben oui.
Là où tu te goures, c'est que tu crois savoir ce qu'est être un père.
Tu joues au papa depuis 3 jours et tu veux me donner des leçons.
Mes enfants, ça fait 12 ans que je me lève avec eux tous les matins.
Il y a pas une minute où j'ai pas peur pour eux.
On va faire comme tous les cons de pères qui ont des enfants qui fuguent...
on va aller voir la police pour qu'ils les retrouvent.
Puis on va rendre les sous aux bouffeurs de doigts.
Ce gamin, tu le rends à sa maman, il est malheureux ici.
On va vendre ce soja pourri et on va tout reprendre à zéro.
D'accord. T'es en train de me dire que j'ai plus rien, quoi.
Comme moi.
Quelle Police ?
Richard !
On a l'argent !
C'est heureux, car monsieur Koutchnoukov allait couper les doigts de votre fils.
Juste ce qu'il fallait pas faire.
On touche un cheveu de mes enfants, et je deviens un lion !
Si vous comptez, je préfère cesser les pourparlers !
Monsieur Montignac, je participerais volontiers à cette partie de gifles...
Hélas, votre retard m'a encore couté 3 phalanges.
Le soja.
Monsieur Montignac, si vous avez d'autres affaires intéressantes...
je vous saurais gré de ne plus avoir recours à mes services.
- Et ma petite fille ? - J'appelle la police.
Le prenez pas sur ce ton, sinon, vous êtes pas sortis de l'auberge.
Avec contrôle de la DDASS et compagnie !
Quand on laisse ses gamins dans les rues, faut pas s'étonner.
La porte ouverte, entrez.
- Ils vont prendre ! - Ouais !
- Baboon ! - Viens, Mimi, on s'en va.
Viens, ma chérie, c'est pas grave.
Alors, vous avez raison, c'est pas grave, on a que ça à faire, tirez-vous !
Baboon, moi vouloir revenir à Lipolipo, pays à moi.
Qu'il y retourne dans son pays et qu'il nous foute la paix.
C'est vraiment une éducation de lopette.
Ta gueule !
Attention, tu restes poli, sinon ça va péter.
Ta gueule !
- Vous allez un peu trop loin ! - Ne me touchez pas !
Fais dodo !
- Qu'est-ce qu'il a fait ? - Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Pousser le nerf.
- Qu'est-ce qui lui est arrivé ? - C'est le petit, un truc d'indien...
avec le pouce, comme ça !
- Tu veux que je lui casse le doigt ? - Ça ne marche pas du tout !
Quand pouce pas marcher, indien faire ça.
Tiens ! Quand toi tue une mouche, toi vrai indien.
Je vais m'entraîner pour venir chasser avec toi.
- Toi jamais venir à Lipolipo. - Si, un jour, dès que je pourrai.
Un jour ? Moi pas te croire.
Toi toujours obligé travail. Sophie aussi.
Je suis sûr que Sophie va t'écrire.
Moi savoir pas lire.
Tu vas demander à Paliku, elle va t'apprendre.
Moi pas pleurer. Moi un homme !
Tu l'ouvriras dans l'avion.
- Wakatepe, Baboon ! - Wakatepe !
Vas-y, on t'attend.
Mon chéri !
Les papiers du divorce sont arrivés du Vénézuela.
Et Maître Dong a tout calculé, on peut se marier le 14.
Formidable !
Stéph, on a traversé un potentiel dépressif, mais, bon...
c'est qu'un passage qu'il faut savoir transcender.
- Et maître Dong... - Il est là ?
Oui, dans la cuisine.
Stéph, il va falloir que tu t'investisses à fond...
toi aussi, t'as des problèmes de chakras.
Il va s'installer un moment avec nous...
une sorte de ménage à trois, et il va nous aider à rétablir l'harmonie.
Il va t'expliquer tout ça mieux que moi, je vais le chercher.
Maître Dong ?
Stéph !
Tu as vu ?
Le soja est en train d'exploser !
Bravo, les petits gars !
Joli, joli, très fort !
Là, vous m'en bouchez un coin !
Mais comment vous avez fait pour avoir l'info sur l'embargo ?
Ne dis rien !
Monsieur, excusez-moi, quelqu'un est arrivé pour vous.
Bon, on vous laisse.
- Montignac, Marchado, vous restez ici. - Ah bon ?
Après ce coup d'éclat...
j'ai décidé de vous offrir le bureau de directeur à Stockholm.
Mais vous allez me rendre service, vous emmenez Montignac avec vous...
parce que je ne veux plus le voir ici.
En prime, vous allez travailler avec mademoiselle Van Hodden.
- Enchanté. - Très heureuse de vous connaître.
- Un problème, Marchado ? - Non, pas du tout.
Stockholm, c'est très agréable, l'été dure à peu près 6 semaines mais...
il fait très chaud, et l'hiver, il fait nuit toute la journée...
mais on s'y habitue, et en fait, c'est très intime.
- Ça va nous faire du changement. - Quel changement ? On reste avec Stéph.
- Papa, quand est-ce qu'on décolle ? - Et celle-là, tu veux la voir décoller ?
Qu'est-ce que j'ai dit ?
Qu'est ce qu'il fout ?
Les passagers pour Stockholm...
- Je vais essayer de vous placer ensemble. - Merci.
Cartes d'embarquement ! On est mal, mal !
Richard, je l'ai eue !
Je l'ai eue !
"Du palais d'un jeune lapin...
dame belette un beau matin...
s'empare".
Baboon ?
Mimi, j'ai réussi, la mouche, je l'ai eu avec la sarbacane !
- Menteur ! - Tu me crois pas ?
- Tu veux que je te montre ? - Quand ? Un jour ?
Non, tout de suite.
Baboon ?
Alors ?
Toi indien, bienvenue à Lipolipo.
Tu vas m'apprendre à chasser ?
Tiens ! Cadeau pour toi.
Va bien, Sophie ?
Oui.
Oui, je crois.
- Uku-me ! - Mimi !
Oh non, on est mal, on est mal !
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