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Le territoire de l'Oklahoma s'ouvre à la colonisation
lors de la grande ruée vers les terres de 1889.
À Fort Smith, le juge Isaac Parker
est chargé de rendre la justice
chargeant les marshals adjoints
et la police indienne de Lighthorse
de patrouiller sur les vastes territoires frontaliers.
Des écoles missionnaires sont envoyées pour convertir
les indiens à la doctrine religieuse occidentalisée.
Au cours de l'été 1895, cette formule conflictuelle
se traduit par des actes de violence
commis par une bande de jeunes hors-la-loi
connus sous le nom de Rufus Buck Gang.
Basé sur une histoire vraie.
Territoire de l'Oklahoma, Nation Chocktaw,
Prison de Fort Smith
1er juillet 1896
LA SAINTE BIBLE
Bonjour, soleil.
Je n'ai jamais cru avoir grand-chose à perdre.
Mais maintenant, ils m'ont séparé de mes frères.
Je sais que nous nous retrouverons
une fois que nous aurons quitté cette terre.
C'est la dernière fois que je te vois te lever.
Mon dernier matin sur ta terre verte.
Tout semble beaucoup plus beau
quand on sait que c'est la dernière fois qu'on les voit.
Pas de danse sur votre musique païenne, Rufus Buck !
Et pas de prières à vos dieux animaux.
Tu ne parleras pas non plus dans tes langues de sauvages.
Nous tuerons l'Indien en toi, Rufus Buck,
pour sauver l'homme.
En Collaboration avec
Salut, l'ami.
Un Film de
J'ai entendu dire que vous étiez fossoyeur.
On m'a dit que vous aviez enterré des gens célèbres.
Je vous offre un verre ?
Un cognac !
Étagère du haut.
Plus haut.
Étagère du haut, Bob.
Ah.
Vous vous appelez Creuseur ?
Creuser des tombes, c'est ce que je fais.
J'aimerais penser que ça ne me définit pas,
mais c'est le cas.
Parlons un peu de la fin de la frontière.
Surtout pour des hommes comme vous et moi.
Vous êtes allés là-bas.
Qu'avez-vous vu ?
J'ai vu trop de jeunes imprudents
finir avec des balles dans le crâne.
Mais pour ce qui est de la fin du Far West, dans mon esprit,
il s'est terminé le 1er juillet 1896.
Que s'est-il passé ?
Le dernier gang de hors-la-loi a été pendu
à Fort Smith.
J'étais là pour faire le sale boulot sur une tombe anonyme.
Qu'est-ce que ce gang avait de si spécial
pour réussir à mettre fin au Far West ?
Doucement, c'est de l'or liquide.
Vous voulez entendre la fin de l'histoire ou pas ?
Ils se faisaient appeler le gang de Rufus Buck.
Des adolescents.
Moitié noirs, moitié indiens.
Ils se sont rencontrés
lors de la pendaison de Cherokee Bill.
Sur la route de Fort Smith, en mars 96.
Ils avaient l'intention de se soulever ou de se venger
des blancs qui leur avaient volé leurs terres.
Certains disent qu'ils étaient hantés
par des esprits sauvages, des fantômes d'Indiens
et d'esclaves morts au combat.
D'autres qu'ils étaient des tueurs insensés,
trop jeunes pour faire la différence.
Ils ont abattu le shérif John Garrett.
Mais leur règne de terreur
a commencé avec la famille Palmer.
Propriété de la famille Palmer,
Nation Choctaw.
32 km à l'extérieur de Fort Smith
Allons dire au revoir à Paul et à Tommy.
LA NUIT OÙ ILS SONT VENUS À LA MAISON
Je suis prêt, papa.
Oh Tommy, ne soit pas trop pressé.
J'ai presque fini.
Pourquoi ne pas venir ici nous faire un gros câlin ?
Tommy !
On a préparé assez de nourriture pour deux jours.
Trois, au cas où vous en auriez besoin.
Au cas où vous serez retenu.
Merci.
Il y a aussi de la viande séchée que tu peux mâcher,
si tu es dans le pétrin.
Conceptrice de Costumes
Tommy.
Bande Originale de
- Oh, je t'aime. - Je t'aime.
- Tu es grand maintenant. - Oh.
Toi et ton père devez veiller l'un sur l'autre.
Tu exagères.
Fort Smith n'est qu'à 30 km, nous y serons ce soir.
On se ravitaillera dans la matinée,
puis on rentrera directement à la maison.
Il suffit de laisser une lanterne allumée
sous le porche pour nous.
Dès qu'on entendra la calèche arriver, on fera du café.
Grand-mère ?
Oui, c'est ça.
Et on fera un gâteau au chocolat demain.
Je veux y aller avec toi, papa, s'il te plaît ?
Je ne suis pas allée en ville depuis mars dernier.
Je sais.
La prochaine fois, d'accord ? - Je t'en prie.
Tu dois rester ici.
Tu dois aider maman et mamie à faire les conserves.
D'accord ?
Je te ramènerai quelque chose de spécial.
Je déteste faire les conserves.
Je vais faire en sorte que tout soit sous contrôle
quand tu seras parti.
Les tribus ont été aussi calmes que des souris
surtout depuis que le juge Parker a commencé
à en pendre un certain nombre.
Produit par
Très bien, Tommy, viens.
On a un programme à respecter.
Producteur
Bonne chance.
Embrasse tes parents pour nous.
Producteur
- Au revoir, papa, je t'aime. - Je t'aime aussi.
Je vais faire du bon travail avec les conserves.
D'accord.
Co-écrit par
Peut-être que pour ma surprise, tu m'apporteras
cette robe vichy que j'ai choisie dans le catalogue ?
Non.
Peut-être ?
Je ne sais pas de quoi tu parles.
Mais je t'aime !
Je t'aime aussi !
Réalisé par
Grand-père dit que le juge Parker a raison
de pendre les hors-la-loi en public.
C'est une pratique effroyable.
Je ne conçois même pas que dans un monde civilisé
on puisse se permettre d'en faire autant.
Mais notre prédicateur dit "qu'œil pour œil",
c'est dans la Bible.
Oui, un œil pour un œil, mais si les deux hommes
finissent aveugles, à quoi cela sert-il ?
Je crois qu'il y a un ruisseau là-bas.
On va s'arrêter ici.
Pourquoi ne pas remplir la gourde ?
D'accord.
Papa !
Papa !
Tu vas bien ?
Je crois qu'on a récupéré votre cheval, shérif.
Il n'est pas attelé à cette charrette ?
Je suis aveugle si ce n'est pas lui, Maoma.
Et bien.
On dirait qu'on a deux voleurs de chevaux.
On n'est pas des voleurs de chevaux !
Non, ce cheval est à moi.
Je l'ai acheté il y a cinq ans à Fort Smith.
J'ai toujours l'acte de vente.
Vous n'auriez pas cet acte de vente sur vous ?
Non, je n'ai pas l'acte de vente sur moi,
mais les éleveurs du coin savent que c'est mon cheval.
Il s'appelle Casey.
Nous ne sommes pas les éleveurs du coin, n'est-ce pas ?
Et ce cheval, c'est le mien.
Il ne s'appelle pas Casey, mais Démon.
Et tu l'as volé.
Ce qui est un délit de pendaison dans ces parages.
Si ma compréhension de la loi est correcte.
Écoute bien, mon vieux.
Vous avez commis une transgression grave
en volant la monture de notre bon shérif.
Il n'a pas plus de 19 ans.
Comment pouvez-vous être shérif ?
Il est plus vieux qu'il n'en a l'air !
Nous sommes sa troupe.
Nous avons été légalement mandatés
par les chefs de la tribu Creek.
On ne va pas se laisser faire par des voleurs de chevaux.
Les gars, je propose qu'on fasse d'abord un procès.
On doit toujours avoir un procès équitable
avant une pendaison.
Sam.
Maoma.
Allons-y et attachons-le.
Monsieur, vous faites une énorme erreur.
Je vous jure que ce cheval est à moi.
Maoma.
Ce cheval est à moi, je ne suis pas un voleur de chevaux.
Maoma, va chercher le garçon.
Non, non, non, non, non.
Non, vous ne pouvez pas faire ça.
Vous ne pouvez pas nous dire
ce que nous avons le droit de faire.
Papa !
Mais si vous vous comportez bien,
je laisserai votre garçon vivre et partir en liberté.
Papa, non !
Pas besoin de s'énerver, mon garçon.
Tu sais, quand j'étais à l'école,
on m'a raconté une histoire sur votre Dieu blanc,
comment il a tué tout votre peuple dans un déluge
car ils étaient des méchants et des pécheurs.
Tu crois en Dieu, mon garçon ?
Bien sûr. Dieu est bon !
Dieu est bon.
Pourquoi vous a-t-il laissé revivre ?
Pour venir prendre la terre des Indiens ?
Ne vois-tu pas qu'il est possible
qu'un nouveau déluge soit nécessaire ?
Nous n'avons pas fait ça à votre peuple, mon ami.
Hé !
Nous ne sommes pas vos amis.
Hé, Lewis.
Combien d'hommes avons-nous pendus
qui prétendaient être innocents, si nous les avions écoutés,
ce que nous n'avons pas fait.
Tout à fait, Lucky.
Nous avons vu clair dans leurs sales mensonges.
Je vous en supplie, s'il vous plaît.
S'il vous plaît, ne faites pas ça.
Bon, d'accord.
Nous n'aurons plus besoin de témoignages.
La justice va maintenant être rendue.
Oui.
OK, les gars, allez-y et soyez le jury,
je serai le juge.
Combien d'entre vous
pensent que ce voleur de chevaux est coupable ?
Oui.
- Oui. - Oui.
Les "oui" l'emportent.
Alors, coupable.
La sentence est la mort par pendaison.
Papa !
Non !
Sam.
Papa !
Papa !
Papa !
Papa, non !
Attends un instant.
Laisse-le avoir une petite minute avec son fils.
- Tommy, viens ici. - Non, papa !
Hé, hé.
Tu seras un bon garçon, d'accord ?
Prends soin de ta mère.
Ne la laisse pas avoir pitié de moi.
Fais-lui savoir que je suis retourné au Seigneur, d'accord ?
Sam.
Arrête !
Arrête !
Papa, s'il te plaît !
Non !
Non, papa !
Non, papa !
Échangeons ces chevaux,
laissons ce garçon et son chariot.
Terrain de camping de Peta Nacona.
Nation Creek
Fillette.
Où est ton gardien ?
Tu sais de qui je parle.
Peta Nocona.
Gardien du harem.
Va le chercher.
Pourquoi êtes-vous ici ?
Allez-vous en.
Fillette, tu ferais mieux d'aller le chercher maintenant.
Comment puis-je vous aider ?
Le shérif Garrett a été tué récemment, M. Nocona.
Mais vous le savez déjà.
En tant que guérisseur,
vous savez tout ce qui se passe dans la nation Creek.
Les gens me disent des choses
parce qu'ils me font confiance.
Je vais prendre mon déjeuner.
Venez.
John Garrett a été tué un peu plus loin sur la route.
Mangez.
Buvez avec moi.
Je vous ferai apporter son corps.
Je suppose que vous savez qui l'a assassiné.
Savoir est un mot bien trop fort.
Je soupçonne que c'était le jeune Rufus Buck
et quelques autres garçon.
Les frères Davis, Lewis et Lucky.
Peut-être Sam Sampson et Maoma July.
Ils ont tous assisté
à la pendaison de Cherokee Bill à Fort Smith.
Un petit merle m'a dit
que cela avait mis en rage les jeunes métis.
Ils ont ressenti le besoin de tuer quelqu'un.
Quelqu'un de blanc, bien sûr.
Où pensez-vous que ces cinq-là se trouvent aujourd'hui ?
Qui le sait ?
Mais ils n'iront pas loin.
Pourquoi ?
Parce qu'ils sont très stupides.
Et la stupidité est le pire des dangers.
Surtout maintenant qu'ils ont pris goût au sang.
Mais pouvez-vous les blâmer ?
De tuer ?
Ce ne serait que justice.
Et vous, M. Maledon ?
Je ne les blâme pas, je les pends.
Comme le veut la loi.
La loi de l'homme blanc a dicté
que des générations d'hommes et de femmes indiens
soient massacrés sur leurs propres terres.
Sans parler des Africains
qu'ont été amenés ici enchaînés.
Cette loi dont vous parlez,
c'est un juge inconstant en effet
de ce que vous prétendez être juste.
Hum.
Hé, avez-vous un crachoir ?
Merci.
C'est une sale habitude, monsieur.
Hum.
Eh bien, vous avez beaucoup de ces jeunes squaws
qui courent partout pour votre plaisir.
Est-ce une sale habitude ou une prédilection ?
Je mélange les deux, George.
Je m'occupe de mon peuple
comme de la famille, M. Heck Thomas.
Hum.
M. Nocona, vous nous avez donné les noms des tueurs.
Nous vous en sommes reconnaissants.
Ces missionnaires...
Ils pensaient faire le travail de leur dieu,
en chassant les démons païens de nous, les sauvages.
Quoi qu'il soit arrivé à Rufus Buck et à son gang,
ils ont été transformés par les blancs.
J'appelle ça la mort par la civilisation.
Hum.
Eh bien, c'est une bien triste histoire.
Qu'est-ce que ce Rufus a de si spécial ?
Ils pensent qu'il est destiné à devenir un grand leader
et à chasser tous les hommes blancs de la terre.
Je ne peux pas dire que je sois d'accord sur son avenir,
mais je ne suis qu'un simple guérisseur.
Alors, tu penses que tu vas prendre
ton tour de promenade de sitôt, George ?
Laisse-moi monter un peu plus.
Ce lumbago est en train de me tuer.
Tu n'as pas de lumbago.
Je t'ai vu te pavaner sur les potences
comme si tu étais un putain de chat avec un canari.
Tu n'as pas de lumbago.
Le lumbago fait mal tout le temps.
Je ne laisse pas les gens le voir.
Oh, donc c'est ta fierté qui te fait monter, hein ?
Non.
L'apparence et le style.
C'est ce qu'il faut avoir.
Si tu n'as pas ça,
tu n'es rien d'autre que de la peau et des os.
En plus, il y a cet écrivain, Crosby,
il va faire un article sur moi pour un roman à quatre cents.
Tu seras le prochain Buffalo Bill Cody ?
Non.
Juste un simple bourreau.
Avec une légende à entretenir.
George, comment diable tu es devenu une telle célébrité
pour pendre des gens.
Je ne suis pas qu'un bourreau.
Je suis marshal adjoint, tout comme toi.
J'ai eu ma part d'affaires difficiles.
Pas autant que toi, mais une bonne demi-douzaine.
Oh, oh, oh.
Oh, George. Regarde.
Garçon.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
C'est bon, fiston.
Nous sommes des marshals fédéraux de Fort Smith,
du juge Parker.
L'homme qui a tué mon père avait aussi un badge.
Il a dit que mon père était un voleur de chevaux.
C'est ton père à l'arrière, fiston ?
Oui, monsieur.
L'homme avec l'insigne
m'a laissé l'emmener chez moi pour l'enterrer.
Tu peux me dire qui a fait ça à votre père ?
Le shérif et quatre hommes.
Il a dit qu'ils étaient ses adjoints.
Ils étaient tous jeunes, certains étaient métis.
Emmenons-le avec nous.
D'accord, Tommy.
Je veux que tu restes ici, fiston, d'accord ?
- Oui, monsieur. - Tu t'occupes des chevaux.
Allons-y, George.
Où est Jolene ?
Bon sang, George, fais sortir ce garçon d'ici !
Elle est quelque part dans la maison.
Il n'a pas besoin de voir ça, sors-le d'ici !
Jolene !
Elle pourrait encore être à l'intérieur !
Nous mourrons tous.
C'était leur tour.
Détends-toi.
Heck Thomas était un dur à cuire.
Il a remis beaucoup d'âmes comme ce Maoma
à des types comme moi, bien qu'aucun n'aurait imaginé
que la petite Jolene ferait les honneurs avec une fourche.
Quelque part dans la nation Cherokee
Bonjour, cousin.
Si ce n'est pas Charles Buck lui-même.
Ça va, la pêche ?
Tu nous as pris assez pour le dîner ?
Je n'ai rien attrapé du tout.
Une prise et je l'ai perdue.
Comment vas-tu, Rufus ?
Mieux que jamais.
Et toi ?
Dégoûté.
Ma mère et mon père veulent que je continue à fréquenter
cette école indienne.
Ils ne me laisseront pas abandonner.
L'école indienne...
Qu'est-ce qu'ils essaient de t'apprendre là-bas ?
Comment ressembler davantage à un visage pâle ?
À nous dire que notre mode de vie est révolu ?
Je ne me nourris pas du tout de leur poison.
On a même commencé à les voler, à les tuer.
On va les faire fuir de cette terre.
Et on va prendre leurs femmes aussi,
comme ils ont pris les nôtres.
Nous sommes sauvages et libres.
Sauvages et libres, hein ?
C'est qui "nous", Rufus ?
Oh, tu les connais.
Sam, Lucky, Lewis.
Et Maoma ?
Une petite fille blanche l'a tué
pendant qu'on la kidnappait.
On va la vendre à ce guérisseur de la nation Creek.
Mais sur le chemin vers la nation Creek,
on va faire un gros coup.
Tous les blancs du coin auront peur de nous.
Je pourrais prendre la place de Maoma ?
C'est ce que je pensais.
En voyant tout ce sang sur toi, le sang de Maoma,
ça me donne envie de te tuer.
Pour mon cher frère disparu.
La cabane du contrebandier.
Au fin fond de la nation Cherokee.
D'accord.
C'est quoi le jeu ici, chef ?
On va prendre ce qu'on veut ?
Tout à fait, Lucky.
Hé !
Hé, Bart !
Sors de là !
Qu'est-ce qui te prend ?
À force de me crier dessus, j'ai renversé mon whisky.
Baisse-toi et lèche-le alors.
Bart, tu en as encore plein là d'où il vient,
n'est-ce pas ?
Je...
Oui, je...
Je vais retourner au trou et vous apporter de l'eau-de-vie.
N'appelez pas ça de l'eau-de-vie, bon sang.
C'est comme ça que tu l'appelles
quand tu la dilues pour la donner aux Indiens.
Tu les soûles et tu les plumes.
J'ai passé du temps avec ton défunt père.
Je lui donnais toujours du whisky gratuitement, Rufus.
Tu t'en souviens, n'est-ce pas, fiston ?
Oh, bien sûr, bien sûr, bien sûr.
Je m'en souviens.
Je me rappelle que tu avais l'habitude de le diluer
et que tu nous faisais payer le triple du prix
pour une bouteille.
La même bouteille que les visage pâles
ne veulent même pas toucher.
Pas vrai ?
Le même visage pâle qui nous donnait des babioles
et a volé nos terres ?
Tu te rappelles ?
On va chasser tous les visages pâles.
De nos jours, on est trop nombreux.
Nous sommes en 1895.
Vous ne pouvez pas chasser un homme blanc
en le massacrant et en le scalpant
de gauche à droite.
Nous devrions apprendre à nous entendre.
L'homme blanc et l'homme rouge
et même l'homme noir.
Tais-toi, vieil homme.
Va nous chercher du whisky.
Ne fais pas le malin, prends-en un pour chacun d'entre nous.
Ça ne me dérange pas.
C'est juste que...
Je cache la bonne marchandise derrière,
je reviens tout de suite, les gars.
Attendez moi ici.
Qu'est-ce que tu fais là, Bart ?
Waouh, hé, Rufus.
Hé.
Je veux dire...
On peut vendre tout ce whisky et ces fusils
pour beaucoup d'argent, Rufus.
Bien sûr, Lucky.
On va se saouler et faire une sacrée fête.
Vas-y et dédie ça à Maoma, notre cher frère disparu.
Il est mort pour notre cause.
Si je devais choisir un homme
pour ramener le reste de cette bande d'enfoirés
ce serait Heck Thomas.
Combien en as-tu combattu ?
Le droit n'est pas ma spécialité.
Le droit, c'est le métier...
Des hommes comme le vieux juge Parker
et son bourreau public, George Maledon.
Chambres du juge Isaac Parker
Ce sont les bâtards les plus diaboliques du territoire.
Je me réjouis à l'idée de leur donner
une dose de leur propre médecine.
Mes cordes se tendront.
C'est une promesse.
George, on ne pends pas un homme !
Je ne pendrai pas un homme !
La main de Dieu se répand dans tout ce pays !
La loi pend l'homme.
La loi, George.
Maintenant, vous me dites qu'au moins un de ces desperados
n'aura pas à souffrir des douleurs de votre corde ?
Heck l'a trouvé.
Il était coincé comme un cochon avec une fourche.
L'un des Palmers l'a eu en pleine figure.
Tu penses que cette jeune fille aurait pu faire ça ?
Qui sait ?
Quelqu'un l'a fait.
Mais elle a disparu.
Et Heck, il veut la retrouver
avant que quelque chose de pire n'arrive.
Ce Heck Thomas, c'est un renégat.
Es-tu d'accord avec moi sur ce point, George ?
Il est du type de la justice des frontières.
Nous avons besoin de plus d'entre eux.
Après avoir enterré les corps, j'ai ramené le garçon.
Et Heck, il va les traquer à la première heure.
Un homme courageux ou stupide.
Ou peut-être un peu des deux.
Il veut sauver cette fille.
Tu penses vraiment qu'elle est encore en vie, George ?
Je l'espère.
Mais si elle ne l'est pas, je les pendrai deux fois.
J'ai faim.
Arrête de te plaindre.
Assieds-toi patiemment.
Charlie reviendra bientôt avec des provisions.
J'ai besoin d'un moment privé.
J'ai besoin d'un moment privé !
Détache la salope.
Laisse-la faire ses besoins.
Et quand elle aura fini,
attache-la à l'arbre là-bas.
Assure-toi de faire des nœuds bien serrés.
Regarde-toi, Rufus.
Elle n'ira nulle part.
Surtout si je lui monte dessus.
Attends un peu. Non, non.
Je veux y aller en premier.
Vous devriez aller chercher plus de bois pour le feu.
Tu n'es pas mon chef.
Hé, arrête tes conneries.
On va devoir opérer comme une unité soudée,
on va lever une armée.
J'appuie ce qu'il a dit.
Allez-y.
D'accord, d'accord, Rufus.
On s'en va.
Ne t'inquiète pas.
Tu es prête pour tes moments privés ?
Tu pensais pouvoir nous échapper, salope ?
Dieu me sauvera !
Il n'y a pas de Dieu ici avec nous.
Poste de commerce de l'armée américaine
Nation Chickasaw
Frère !
Traître.
Il essayait d'envoyer un télégramme
alors j'ai cloué le bâtard.
Ah oui ? Qu'ils envoient ce télégramme.
Qu'ils répandent les nouvelles du gang de Rufus Buck.
Qu'ils sachent qu'on fait régner la terreur
dans toute cette ville.
Maintenant, on est célèbres.
Ils seront bientôt tous là, ne devrions-nous pas partir ?
Qu'ils envoient leurs meilleurs éléments.
On va aussi se débarrasser de ces imbéciles.
On va reprendre tout ça par le sang.
Muskogee, Oklahoma Territoire Creek Nation
Sam Sixkiller.
Mon vieil ami.
Police indienne
Je me doutais que tu te montrerais, Heck.
Cet homme est le caporal Paden Tolbert.
Il a entendu dire que tu étais à Muskogee la nuit dernière,
posant des questions sur Rufus Buck.
Aucun d'entre eux ne parle aux étrangers,
surtout aux hommes de loi Mugani.
Les hommes de loi Mugani ?
Je suis curieux.
Qu'est-ce qu'un homme de loi Mugani ?
Un homme blanc, comme vous.
Tolbert, c'est ça ?
Caporal Tolbert.
Vous êtes un policier indien,
j'espère que cette information vous intéressera.
Rufus Buck et sa bande,
ont assassiné un homme de loi Mugani.
John Garrett.
Et après l'avoir tué,
ils se sont rendus dans un ranch où ils ont trouvé
deux femmes Mugani qu'ils ont violées et torturées.
Et quand ils ont fini avec elles,
ils les ont égorgées comme de vrais animaux de ferme.
Ensuite, ils ont trouvé trois hommes Mugani.
Ils ont pris l'un d'entre eux
et ils ont décidé de le pendre,
devant son fils Mugani
pour qu'il puisse le regarder mourir.
Alors quand vous me dites que les gens à qui vous parlez
ne veulent pas parler à un homme de loi mugani,
cela ne me surprend pas.
Ce qui me surprend, c'est que les gens à qui vous parlez
veulent parler à un homme de loi
de n'importe quelle couleur.
Bref, Sam.
J'ai suivi ces garçons pendant quelques kilomètres
jusqu'à ce que la piste s'arrête à Durham Creek.
Tu veux que je monte une troupe pour les traquer ?
Non, je ne veux pas de votre troupe dehors
en train de tourner autour du pot.
Vous allez faire fuir ces garçons d'ici
jusqu'à la fin des temps.
Je vais y retourner, reprendre les traces
et suivre ces garçons jusqu'à l'endroit
où ils se terrent
et ensuite je vais leur tendre une embuscade.
Je sais que vous n'êtes pas du genre à vous associer,
mais j'aimerais que tu fasses équipe avec Paden.
De cette façon, vous pouvez vous porter garant
l'un de l'autre.
Je ne veux pas d'un soulèvement Cherokee.
Si les gens pensent que ces garçons ont eu droit
à une justice de justicier sans un procès équitable,
ça pourrait mal tourner.
La situation est déjà grave, Sam Sixkiller.
Et tu me connais,
ce vieil homme de loi Mugani travaille mieux seul.
C'est pareil pour moi.
Je ferais un meilleur travail sans vous.
Vous ne feriez que vous mettre en travers de mon chemin.
Voilà, tout est réglé.
Oui, Heck Thomas.
C'est une sale habitude.
Comment tu appelles ce foutu cigare
que tu tiens à la main ?
C'est un cigare de prière.
Le tabac vient de mon peuple.
Et le whisky ?
Il vient des Muganis.
L'homme blanc l'a inventé
pour empêcher les Cherokee de dominer le monde.
Eh bien, je vais trinquer à ça.
Sam Sixkiller est en partie blanc.
Son père était Cherokee Lee, Redbird Sixkiller.
Red s'est battu avec des Creeks,
il en a tué six et ils l'ont tué.
Je ne le savais pas.
Que s'est-il passé alors ?
Sa mère ne pouvait pas s'en occuper.
Alors elle l'a envoyé dans un pensionnat indien,
à Carlisle, en Pennsylvanie.
C'est ainsi qu'il a été éduqué.
Hum.
Et toi, où as-tu été éduqué ?
Je ne raconte pas d'histoires sur moi.
Seulement sur les autres ?
Uniquement sur les autres.
C'est la façon de faire d'un vrai détective.
L'opérateur télégraphique de Western Union
a reçu un message incomplet du poste de commerce de l'armée.
Quand il a essayé de répondre, il n'a pas eu de réponse.
La ligne était coupée.
Il estime que les fils ont été coupés.
Quel était le message envoyé ?
Un signal de détresse de l'armée.
Le genre qu'ils utilisent pour les attaques indiennes.
D'accord, merci.
Espérons que votre cigare de prière fonctionne
et qu'il nous portera chance.
Tu es prêt, M. Paden Tolbert ?
Aussi prêt que toi, M. Heck Thomas.
POSTE DE COMMERCE DE L'ARMÉE AMÉRICAINE
J'aurais aimé qu'on se rencontre à l'église.
On aurait pu être des petits copains.
Je préférerais mourir.
Qu'est-ce qu'il y a, chérie ?
Tu n'aimes pas les garçons Indiens ?
Je n'ai que 17 ans et je n'ai peur de personne.
Quand j'aurai 18 ans,
je serai un homme riche dans le gang de Rufus Buck.
Tu ne vivras pas aussi longtemps.
Tu seras abattu ou pendu.
Tu veux dire comme ton père ?
Tu sais ce que Rufus lui a fait, hein ?
Il l'a joliment pendu.
Petite morveuse.
Joliment pendu.
Je te déteste !
Allez, ma puce.
Je peux être gentil aussi.
Charles !
Laisse-la tranquille.
Elle est à moi, pas à toi.
Il va falloir qu'on dégage.
Bon sang, Rufus ? Pourquoi se presser ?
Parce qu'on va devoir se préparer.
Pourquoi ? A cause des soldats de Fort Smith ?
Même sur une piste rapide,
ils ne seront pas là avant trois heures.
Et ils auront toujours besoin de se rassembler d'abord.
Toute de suite.
J'ai dit que nous allons partir.
Mais Rufus, on ne doit pas pouponner Jolene ?
Si on veut la vendre.
C'est vrai.
Si on veut qu'elle soit toute belle
et bien habillée, alors...
Je peux proposer quelque chose, chef ?
On ne peut pas la faire tourner une fois ?
Pour qu'elle devienne de la marchandise endommagée ?
Et qu'on doive la vendre à petit prix ?
Hum ?
Je vais vous dire le nom de l'homme
à qui je vais la vendre.
Oh, c'est un mauvais "hombre."
C'est Peta Nocona.
Tu sais comment il les aime ?
Il les aime jeunes.
Il les aime blanches.
Lucky !
Et il les aime vierges.
Chef,
je les aime aussi comme ça.
Moi aussi !
C'est ce que tout le monde aime.
C'est bon.
Lewis !
Pourquoi tu as l'air si morose,
tu continues à boire tout ce whisky ?
Tu ne veux pas venir avec nous ?
Je me sens coupable par rapport à certains innocents
que nous avons tués.
Pas tous, mais certains.
Bon sang, Lewis !
Il n'y a rien d'innocent quand il s'agit de blancs.
Tu as oublié ?
Ils nous ont volé notre terre.
Ils nous ont assassinés par milliers.
Ça n'a rien d'innocent.
Ils sont trop puissants, Rufus.
On peut faire ce qu'on veut pendant un moment,
mais ils nous traqueront et nous tueront.
Pas si nous levons une armée indienne.
Une nouvelle génération de guerriers courageux.
Nous n'avons pas peur de mourir pour la terre indienne.
Prêchez.
Tu crois vraiment qu'on pourrait effrayer
tous les blancs, cousin ?
La seule chose que les blancs craignent, c'est ça.
Si vous me suivez,
je vais faire de vous les rois de ce nouveau monde.
D'accord ?
Tout ce que vous verrez, tout ce que vous voudrez,
ce sera à vous de le prendre.
Où naît la méchanceté des hommes ?
Jésus a dit qu'il avait vu Satan tomber du ciel
comme un éclair.
Le diable a été précipité sur terre pour marcher parmi nous.
Qu'est-ce que cela a à voir avec quoi que ce soit ?
Quelque chose a possédé ces garçons.
Ce qu'ils ont fait était contre nature.
À moins que quelque chose ne pénètre en vous
comme un parasite et qu'elle s'empare de vous
et de votre ange guardien.
Comment Heck et Paden les ont-ils attrapés ?
Il y a eu un grand échange de coups de feu
ou quelque chose comme ça ?
Oh, oh, oh.
Doucement.
Pas trop vite.
Vous en aurez pour votre argent.
À VENDRE À PETIT PRIX
Nation Chocktaw de Fort Smith
Tommy ?
N'ayez pas peur.
Ils ne pourront plus jamais te faire de mal.
C'est ce que je me dis à chaque fois
que j'actionne ce levier.
Ils ne feront plus jamais de mal à personne.
Et ceux qui sont toujours en liberté ?
Tu es un bon garçon.
Que dirais-tu si ce qui t'est arrivé
soit raconté au monde entier ?
Je connais un écrivain qui peut publier ton histoire.
Ils sont toujours là, quelque part.
Rufus Buck et son gang.
Oui, mais tu ne les reverras jamais vivants.
Heck les traque.
Ils peuvent courir et se cacher comme des rats,
mais ceux que Heck ne tuera pas, mes cordes auront.
Ce qui m'inquiète le plus, c'est ma sœur.
Tu crois qu'elle est encore en vie ?
Je prie pour qu'elle le soit.
Et que Heck la ramène.
POSTE DE COMMERCE DE L'ARMÉE AMÉRICAINE
Il y a quelqu'un ?
Il y a quelqu'un ?
Marshal adjoint Heck Thomas !
Posez vos armes
et sortez les mains en l'air,
je vous promets un procès équitable !
Oh mon Dieu.
Rue principale, Nation Choctaw de Muskogee
Je garderai les rênes à portée de main, chérie,
tu ne veux pas aller chercher mes médicaments ?
Tu crois que ça te fait vraiment du bien, Sam ?
J'ai lu des choses à ce sujet.
C'est de l'alcool et du parégorique.
Eh bien, ça m'aide à dormir.
Chambres à louer
Bonjour ?
M. Foster ?
Désolé, Mary.
Je savais que vous veniez, mais la nature a appelé.
J'ai les médicaments de Sam juste ici.
75 cents, comme d'habitude.
Sam ?
Sam !
Comme on s'y attendait,
ils ont coupé le fil télégraphique,
on ne peut pas contacter le vieux Sam Sixkiller
pour qu'il nous envoie des renforts.
En attendant, allons inspecter cette scène de crime
avant qu'elle ne disparaisse.
Que vois-tu ici ?
On dirait que les tueurs sont partis par là.
Oui, je vois ça.
Tu vois ici ?
Ici, nous avons un certain nombre de chevaux
avec des cavaliers.
L'autre a l'air de tirer un chariot.
Tu as raison.
Et Jolene ?
Qu'est-ce que tu crois qu'il lui est arrivé ?
Peut-être qu'ils la gardent en vie pour leur plaisir,
que Dieu nous en préserve,
ou qu'ils la détiennent pour une grosse rançon.
Cela ne m'étonnerait pas de la part de ces salauds.
Hum.
Eh bien, je vois que tu ne défends pas
leurs manières d'Indiens renégats.
Ce ne sont pas des Indiens, ce sont des métis.
Parfois, ça les rend fous.
Je vais devoir en tenir compte dans mes calculs.
Maintenant, qui, à leur avis,
paierait une grosse rançon pour Jolene ?
Sa famille n'est pas vraiment royale
à en juger par leur ranch.
Et Peta Nocona ?
Le vieux guérisseur indien.
Il les aime jeunes.
On dit qu'il paie pour les jolies.
Elle pourrait bien être avec lui.
Je suis allé chez lui
et je ne peux pas te reprocher ton travail de détective.
Pas du tout, partenaire.
Tu es mon partenaire maintenant ?
CARREFOURS NATION CHEROKEE
Je viens de croiser cet amateur de biscuits,
Sammy Sixkiller.
Je les ai tués sur le wagon, lui et sa vieille.
J'attendais ça depuis longtemps, les gars.
Cet homme était une honte pour nous, les Indiens.
A quelle distance se trouve le gars
qui va acheter Jolene ?
Pas très loin.
Dans la nation Creek.
À environ 30 km, on y sera à la tombée de la nuit.
Alors quoi, on va juste la lui vendre ?
Qu'est-ce qu'il va faire d'elle ?
Il a déjà quatre femmes.
Il n'aime pas les garder quand elles ont plus de 18 ans.
Il les noie, les écorche.
Ça n'a pas d'importance.
Il aime juste en garder quelques-unes pour le travail.
Cuisiner et nettoyer pour lui.
Hé, les femmes ne sont bonnes qu'à ça, non ?
À baiser et à travailler.
Très bien, tout le monde. En selle.
Cabane de George Maledon à Fort Smith, Nation Choctaw
Tommy !
C'est bon de te voir.
J'avais peur que tu ne viennes pas.
Entre.
Tommy, je m'appelle Seth Crosby.
J'écris pour le journal Pictorial de Frank Leslie,
j'écris aussi des romans à quatre sous.
Justement, je travaille en ce moment même
sur celui de M. Maledon.
Il me l'a dit.
M. Maledon m'a raconté ce que tu as vécu.
Tu es un jeune homme courageux.
Je ne le pense pas.
C'est difficile de passer les nuits.
Tu en as parlé à tes grands-parents ?
Ma grand-mère pleure toutes les nuits.
Elle essaie d'étouffer ses pleurs dans son oreiller,
mais je les entends tout de même.
Je veux juste tuer les gens qui ont tué ma famille
et enlevé ma sœur.
La ferme de Patterson.
Frontière entre les nations Cherokee et Creek
Puis-je vous aider ?
Puis-je vous aider, fiston ?
Bonjour.
On est en route pour la nation Creek.
On voyage depuis un jour et demi.
On espérait que votre femme pourrait peut-être
nous préparer un repas chaud, bien entendu,
nous vous paierons 20 $.
Quel est votre nom, monsieur ?
Où sont mes manières ?
Je suis le shérif John Garrett.
Police indienne.
Et voici mes adjoints.
Nous avons l'intention de traquer un homme
du nom de Rufus Buck.
Avez-vous entendu parler de lui ?
Nous avons entendu parler de lui.
Mais il n'opère pas dans le coin.
Oui, nous ne le pensions pas non plus.
On pense qu'il se cache dans la nation Creek,
mais on doit prendre toutes nos dispositions
pour être sûrs de rester sur sa trace.
Maintenant, ils ont faim et sont épuisés.
Pourriez-vous nous trouver un peu de nourriture ?
Je peux probablement trouver quelque chose.
Ça pourrait suffire à vous nourrir tous.
Sauf peut-être le grand.
Je vais voir avec ma femme
s'il reste des morceaux de poulet.
On va rester ici un moment, ma belle.
Tu ferais mieux de ne pas faire d'histoires.
Sinon, on vous tuera, toi et le fermier.
D'accord ?
Elle dit qu'elle en a assez.
Elle s'assurera que vos ventres sont pleins.
Entrez tous et asseyez-vous autour de la table.
Faites comme chez vous.
Et bien monsieur, nous vous sommes très reconnaissants.
Je peux vous demander les 20 dollars d'avance ?
Pas de problème, monsieur.
Comment puis-je vous aider, messieurs ?
On vient pour parler de Rufus Buck.
Qui est votre ami cherokee ?
C'est mon partenaire.
Paden Tolbert.
Tolbert ?
C'est un nom français.
Un homme blanc a nommé mon arrière-grand-père
alors qu'il était contrôleur
dans la guerre des Français et des Indiens.
Je vois que vous suivez ses traces
en traquant ces jeunes ruffians dans la nature.
Eh bien, nous avons des raisons de croire
qu'ils ont kidnappé une jeune fille
après avoir tué ses parents
et nous ne pensons pas qu'ils vont demander une rançon.
Quelles seraient, selon vous, leurs intentions ?
Peut-être qu'ils pensent pouvoir vous la vendre.
Je vous ai dit qu'ils étaient stupides, n'est-ce pas ?
Eh bien, vous avez dit quelque chose dans ce sens, oui.
Je ne paierais pas pour cette fille
car je ne voudrais pas être pendu.
Maledon se chargera volontiers de cette affaire.
Mais que diriez-vous de nous aider dans notre enquête,
ce qui vous mettrait du bon côté de la loi.
Hum.
Votre côté.
Le côté que vous appelez la loi
est aussi véreux que le côté criminel.
Vous ne faites que l'habiller de manière élégante.
C'est tout simplement une question d'argent.
Il se dépense dans les deux sens, n'est-ce pas ?
Hum.
Suggérez-vous que nous vous payions
pour obtenir des informations ?
Non.
Rien d'aussi déplaisant.
Je vais vous aider, messieurs.
Quelles informations avez-vous, Nocona ?
S'ils se dirigent par ici, ils sont déchaînés
et ils vont violer et tuer.
Qui, M. le guérisseur ?
Les fermiers de cette région.
La ferme Patterson me vient à l'esprit.
Oui, je connais cet endroit.
Ces garçons ont été arrachés à leurs parents,
abusés sexuellement, comme je l'ai été dans ma jeunesse.
Ça n'excuse pas ce qu'ils ont fait.
Non, ce n'est pas une excuse.
Mais c'est...
Quoi ?
C'est le fondement de beaucoup de mal.
C'est un très bon repas, Mlle Ellie.
Nous vous en sommes très reconnaissants.
Nous avons besoin de toute notre énergie
pour poursuivre les méchants.
Oui.
Et Rufus Buck est l'un des pires.
Je suis curieux, M. Spencer.
Je vous prie de me le dire, comment êtes-vous
devenu propriétaire de ce petit bout de terrain ?
Mes parents nous l'ont léguée, à moi et à Ellie.
Et nous avons construit une cabane au passage
pour pouvoir les aider à travailler les champs.
Maintenant, nous gardons la cabane pour les invités
et nous avons emménagé ici.
C'est pas mal, ça.
On s'en sort, mais ça demande beaucoup de travail.
Hum.
Par contre, je ne peux pas m'empêcher de me demander
comment votre mère et votre père ont acquis la ferme ?
À qui ont-ils versé de l'argent ?
Nous n'avons payé personne.
Quand le territoire s'est ouvert, les colons sont venus,
ont pris des terres, ont fait quelque chose de leur vie.
Ils ont travaillé dur.
Ce genre d'opportunité n'existe pas dans l'Est.
Ça ne vous a pas dérangé, ni à vous ni à votre père
que c'était déjà une terre indigène ?
Pour être honnête, nous n'y avons jamais vraiment pensé.
Vous savez, c'est le gouvernement qui fait la loi,
pas les Indiens.
D'ailleurs, ils ne la travaillaient pas.
Ils se contentaient de la laisser dépérir.
Nous n'avons rien fait de mal
et les parents de mon mari non plus.
Tout ce qu'ils ont fait était juste et légal.
Selon quelles lois ?
Les Indiens ont des lois.
Les Indiens ont des façons de faire.
À mon avis, cette terre a été volée.
Oui, toute cette histoire me contrarie.
Ça ne devrait pas être comme ça, Rufus.
Je veux dire, Shérif Garrett.
Si ça ne te dérange pas, Rufus...
Nous n'avons pas beaucoup de temps.
Négocions.
C'était un très bon repas, Mme Ellie.
Mais la nourriture n'est qu'une des pulsions animales.
Disons 20 $ pour le repas
et pourquoi pas 3 $ pour nos autres appétits ?
Vous êtes fou !
Elle ne va pas vous laisser la violer et moi non plus !
Waouh !
Vous n'aimez pas le prix ?
Et si on l'augmentait de deux sous ?
Maintenant Ellie, c'est votre chance
de sauver la vie de votre mari.
Nous vous donnons le choix,
c'est beaucoup plus que ce que nous avons eu
quand nos terres ont été volées,
nos femmes violées, nos enfants tués.
Nous n'avons rien à voir avec cela !
C'était il y a 1000 ans.
Vous continuez à me traiter de fou,
mais vous ne voyez pas que c'est moi
qui contrôle la situation
ou vous êtes trop stupide pour le voir, fermier ?
À ce stade, je ferai tout ce qu'il faut
pour sauver nos vies.
C'est très sensé, Mme Ellie.
Et tant qu'à faire, autant en profiter.
On n'obtient que ce qu'on investit.
N'est-ce pas, les gars ?
Oui.
C'est ça.
Je ne veux pas perdre du temps, Rufus.
Tais-toi.
Et si on tirait au sort ?
La carte la plus haute gagne.
Lewis ?
Yupi !
J'ai un as.
Vous ne pouvez pas faire mieux que ça.
Ce n'est pas juste !
Ce n'est qu'un enfant.
Le roi.
On dirait que je serai le deuxième.
Tu vois à quel point je suis diplomate, mon pote ?
Oh, six.
Pour moi c'est encore pire, j'ai eu un trois.
C'est dommage.
Vas-y, Charles.
Je ne t'avais pas dit que tu réussirais bien
une fois que tu nous aurais rejoints ?
Viens, ma belle.
Oh, hé !
Vous irez tous en enfer !
Vous feriez mieux de me tuer.
- Ma belle, rentre là-dedans. - Et fais vite !
Parce que ces garçons ont faim.
Oh, ouais !
N'essayez rien de malin.
Fais ce que je dis et on te laissera vivre,
d'accord, chérie ?
Et ne t'inquiète pas.
Tu vas passer un bon moment.
Tu vas t'amuser.
Arrête de pleurer.
On commence jeune avec nos squaws, d'accord ?
Ne t'inquiète pas.
Ce n'est pas drôle, arrête.
On va s'éclater.
Arrête !
Arrête.
Arrête ça.
Aïe !
Aïe !
Doucement, doucement.
Tout doucement.
Comme ça ?
Comme ça.
Chut.
Allez, petit.
Chut.
Allez, mon garçon.
Allez, du calme, du calme, du calme, du calme.
Désolé, les garçons.
Dame chance est encore avec moi !
Allez.
Ellie et Jolene se sont enfuis.
Avec les hommes de loi qui traquaient les garçons
à travers le territoire indien
où les frontières entre les terres civilisées
et la nature sauvage sont floues.
Et la morale des hommes peut également devenir floue
dans ces contrées impitoyables.
Marshal !
Marshal ! Marshal !
Je suis Ellie Patterson.
Ils ont tué mon mari, ils ont essayé de me violer
et je me suis enfuie.
Où sont-ils ?
Ils sont à la maison.
C'est une bande de métis.
Il a dit qu'il s'appelait Shérif Garrett.
Qui est cette fille ?
Je suis Jolene Palmer.
Ils ont tué ma mère, ma famille, ils m'ont gardée
pendant des jours contre ma volonté,
jusqu'à ce qu'elle arrive.
Très bien, écoute-moi, petite.
Tu l'emmènes en ville pour qu'elle voie le docteur.
Tu voles comme le vent, tu m'entends ?
- Oui, monsieur. - Allez-y !
Cela se termine maintenant !
Hé, c'est bon, Charlie.
Les garçons attendent.
Dépêche-toi.
Allez !
Très bien, Charlie.
Allez, ton temps est écoulé.
Cette salope !
Hé, elle s'enfuit !
Marshal Heck Thomas !
Vous êtes en état d'arrestation !
Très bien, les gars, restez ou vous êtes !
À la fenêtre, à la fenêtre !
Vous voulez la paix ?
Venez la chercher !
Hé ! Je veux vous parler !
Allez, viens !
Hein ? Allez, espèce d'abruti !
Vous pouvez vous battre et mourir ici
ou vous pouvez retourner dans la cabane
et faire face à la justice.
Merde !
Tant que vous n'aurez pas participé à une fusillade,
vous ne saurez jamais ce que c'est.
Vos sens sont dans le brouillard.
C'est comme si le temps s'arrêtait
et qu'on entrait dans un état de rêve.
Dans ce monde, tout est possible.
Des exploits audacieux ou déshonorants.
Les hommes durs restent concentrés,
alors que les autres meurent comme des chiens.
Arrêtez de tirer, bon sang !
Tu gaspilles des balles.
Eux aussi.
On doit les garder coincés dans cette maison, d'accord ?
Ils vont manquer de munitions.
Alors j'ai besoin de toi, écoute-moi !
Écoute, bon sang !
Fais le tour
pour couvrir l'arrière de la maison.
Tu m'as compris ?
Tu as pigé ?
Super plan, tant que je ne me fais pas buter.
Je t'avais dit que tu serais bon
dans les romans à quatre sous, Heck.
Comment as-tu su qu'on était ici ?
Je me suis arrêté chez Peta Nocona.
Je pensais que ton lumbago était grave.
C'est le cas.
J'ai de tristes nouvelles pour toi.
Sam Sixkiller et sa femme ont été tués.
Je crois que c'est le gang Rufus qui les a tués.
Où ça ?
A Muskogee.
Ceux qui l'ont tué sont à l'intérieur de la maison
et nous tirent dessus.
Je vais couvrir l'arrière. - Je te couvre.
Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
J'ai un plan.
L'un d'entre nous redirige les tirs.
Deux d'entre eux vont les chercher
pendant que les deux autres se glissent par derrière.
Et si l'un d'entre nous les gardait coincés
pendant que trois s'enfuient ?
S'enfuir où ?
Dans la forêt !
N'importe où !
On fera comme Custer et ses hommes.
Custer ?
Qu'est-ce qu'il y a de si bien chez Custer ?
Ils ont gardé leur dernière balle pour eux,
quand ils ne pouvaient plus rien faire.
Ils se sont fait sauter la cervelle.
Les lieutenants de Custer ne voulaient pas être torturés.
Ces garçons ne supportent rien.
Ils ne veulent pas être punis.
Toi, tu veux ?
L'homme blanc ne torture pas.
Il se croit plus civilisé que nous.
Alors, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
Ils vont nous faire un procès
et c'est là qu'on pourra nous défendre.
Le monde entier saura ce que nous avons fait et pourquoi.
Nous irons probablement prendre la corde,
mais parfois ils peuvent se montrer indulgents.
Adieu.
Nous savions tous que nous en arriverions là.
Les jetons se sont empilés contre nous.
Tout au long de notre vie ça a été comme ça.
Ce fut un plaisir de traîner avec vous, les gars.
Hé, hé, hé.
De quoi tu parles, Rufus ?
Très bien.
Tu essaies de te moquer de nous ?
Tu as parlé de lever une armée indienne ?
Tu as dit qu'on allait lever une armée indienne.
Qu'en est-il de cela ?
C'était vous, mes frères.
Nous pourrions tout aussi bien
être prêts à dire que c'est la fin.
À moins que quelqu'un
ne veuille distraire les hommes de loi,
tandis que le reste d'entre nous sort par l'arrière.
Ce serait un honneur, Rufus.
Lewis.
Tu leur donnes du fil à retordre, d'accord ?
Dis à maman que je l'aime.
Je tire mon chapeau au gang de Rufus Buck.
Si vous voulez vous rendre, posez vos armes
et sortez avec vos mains là où je peux les voir.
On n'est pas des crétins !
Vous allez nous abattre !
Pas si vous vous rendez, espèce d'abruti !
Je suis le marshal Heck Thomas et ma parole a du poids.
Allez !
Paden, tu restes à l'arrière !
Allez !
Allez, espèce de petit fils de pute.
Allez !
Où sont les autres garçons ?
Surprise, surprise.
Surveille-le, George.
Ne bouge pas.
Tu as un bon cou à étirer.
Ils sont tous sortis ?
Oui.
Je commence à manquer de munitions, Rufus.
On n'aura pas besoin de beaucoup de munitions
pour ce que je leur réserve.
Mettons un peu de peps dans nos pas.
Les garçons, on va mettre un peu d'espace
entre nous et eux, d'accord ?
D'accord ? - OK, on y va.
Ici, nous avons deux jeux de traces.
Un seul ici,
on dirait qu'il y en a deux ou trois de ce côté.
Séparons-nous, tu t'occupes de ces traces,
je m'occupe de celle-ci.
Bonjour, marshal.
Allez-y, faites demi-tour pour moi.
Comme de la mélasse.
Ouah !
Moins vite.
Faites-moi plaisir et lâchez votre arme.
Vous m'avez entendu,
j'ai dit de jeter ce fusil.
Celle-là aussi.
Pendant que vous y êtes, allez-y et jetez votre couteau.
Je ne vais pas vous déshabiller, ne vous inquiétez pas.
Merci beaucoup.
Ah, le grand Heck Thomas.
Pour attraper le petit Rufus Buck.
Tu as amené plus d'hommes à être pendus
que n'importe qui dans ce territoire indien.
J'en suis honoré.
Et je donne à chacun d'entre eux
la chance de se rendre,
tout comme je vous donne maintenant, Rufus Buck.
Oh, c'est vrai ?
Oui, c'est ça.
Merde, il ne reste qu'une balle.
- Fils de pute ! - Hé ! Sam !
Tu vas bien ?
- Oui, je vais bien, Lucky. - OK.
Tu es à moi, mon garçon.
Souviens-toi du nom Lucky.
Lucky !
Laisse tomber, petit.
Ou je vais te faire tomber.
La mort ou la justice, hein ?
À vous de choisir.
On dirait que vous serez considéré comme un homme
qui s'est fait avoir par Rufus Buck.
Et on se souviendra de toi comme d'un lâche meurtrier.
Un violeur et un tortionnaire de femmes et d'enfants.
Tout ça pour quoi, fiston ?
La couleur de leur peau ?
La même chose que votre peuple nous a fait !
Tout ce qu'on a fait,
c'est vous donner la possibilité de vous civiliser.
Tu ne peux pas arrêter le progrès, fiston.
Eh bien, on dirait que je vais devoir arrêter le progrès.
Paden !
Je crois que tu ferais mieux d'aller aider ton partenaire.
Je vais m'occuper de ces pauvres types.
Vas-y.
Vas-y, fiston ?
Tu es rapide à quel point ?
Si tu crois être assez rapide, vas-y.
Content que tu aies enfin arrivé, partenaire.
Je vois que vous vous êtes trouvé une petite marionnette.
C'est un bon petit Indien.
C'est lui qui te donne tous les ordres ?
Tu as prêté allégeance au drapeau,
hommage à la police indienne.
Cet homme blanc ne se soucie pas de toi.
Cet homme ne se soucie pas du tout de toi.
Je peux nous faire reprendre le dessus.
Je vais nous faire revenir.
Notre culture, notre terre, notre langue.
Je te le promets, je te le promets.
Je vais déclencher une révolution.
Tu écoutes cet homme blanc, il ne fera rien d'autre
que prendre, prendre et prendre.
J'ai juste besoin que tu fasses une chose pour moi.
Juste une chose.
Tue cet homme blanc.
Tu m'entends ?
Tue cet homme blanc.
Tue cet homme blanc !
Tue cet homme blanc tout de suite !
Je ne peux pas faire ça.
Ça n'arrivera pas.
Vous avez assassiné mon ami.
Votre gang devra répondre de ses actes devant la justice.
L'homme doit décider un jour
qu'il doit s'élever au-dessus du niveau de l'animal.
Non pas que les animaux soient mauvais,
ils ont des instincts purs.
Mais l'homme, un homme peut toucher le visage de Dieu
et vivre dans cette présence surnaturelle.
Il faut beaucoup de mort
pour voir les choses sous cet angle.
Et croyez-moi,
j'ai tout vu, une pelle à la main.
Mais comment cela se termine-t-il ?
Je ne saurais le dire.
Je ne suis pas la faucheuse.
Je ne suis qu'un simple fossoyeur
avec un goût pour le bon Cognac.
Pour les gens de l'histoire.
Pas pour moi.
Nous mourrons d'envie de savoir.
L'histoire d'un homme est l'histoire de tous les hommes.
Souvenez-vous en, étranger.
Seule la tombe reste invaincue
et c'est ce qui me permet de rester en activité.
Mais j'ai vu tous leurs fantômes.
Et je vais vous dire lequel
a rencontré son créateur en premier.
La prison de Muskogee City Creek Nation
Très bien, écoutez !
Je sais que vous voulez la justice.
Et vous voulez la justice tout de suite.
Ouais !
Mais ce n'est pas comme ça que fonctionne la loi
et vous le savez.
Euh, Shérif.
La loi ne fonctionne pas très bien ici.
Mais je suis prêt à parier
que cette corde fonctionne très bien.
Ça n'arrivera pas, partenaire.
Ce n'est pas comme ça que ça va se passer.
Qui a dit ça, shérif ?
Ne m'obligez pas à vous tirer dessus, monsieur.
Shérif, vous savez aussi bien que moi.
Ces garçons dans cette cellule, ils doivent être pendus !
Ils doivent être pendus ce soir, vous le savez.
Ce que je sais,
c'est que l'homme à ma droite est George Maledon.
Le bourreau !
Le bras droit du juge Parker pour les cravates.
George et moi avons dû chasser avec acharnement
pour amener ces tueurs ici
pour qu'ils puissent faire face à la justice.
Et Dieu m'en est témoin, nous ferons en sorte
que justice soit faite.
Nous emmenons ces garçons à Fort Smith demain,
pour qu'ils puissent faire face au juge Parker.
Et n'importe qui, n'importe lequel d'entre vous,
fils de pute qui essayerez de nous arrêter,
vous ferez face à la même marque de punition
que ces garçons sont sur le point d'affronter.
Ces garçons seront dans le train de la prison
demain à midi.
Maintenant, allez-y.
Rentrez chez vous.
Allez !
Partez !
Vous n'avez plus rien à faire ici.
Prenez votre corde avec vous, monsieur, allez-y.
Ces fils de pute.
De quoi vous mêlez-vous ?
Heck.
On a une histoire à raconter.
C'est l'écrivain dont je vous ai parlé.
Faites-le entrer.
D'après ce que j'ai entendu, vous n'avez pas grand-chose
à vous mettre sous la dent en matière de défense.
C'est votre chance de raconter votre version de l'histoire,
si vous voulez.
Vous êtes le chef, n'est-ce pas ?
Rufus Buck de l'infâme gang Rufus Buck.
C'est ça.
C'est moi.
Grand commandant et martyr de la prochaine révolte.
C'est de ça qu'il s'agit ?
Une sorte de mouvement pour la liberté ?
Eh bien, c'est grâce à mon nom que vous vendez des livres
et des journaux, n'est-ce pas ?
Je suis Rufus Buck,
je suppose que tout dépend de ce que je dis.
Oui, M. Buck.
C'est un point important.
Vous voulez qu'on se souvienne de vous, n'est-ce pas ?
Oui.
Le journal Pictorial de Frank Leslie
est le meilleur endroit pour y veiller.
Jesse James était un tueur froid comme la pierre.
- Jesse James ? - Le Jesse James.
Mais nous avons nettoyé son image et maintenant
c'est un héros confédéré qui a été accusé à tort.
Jesse James.
George.
Juste pour que tu saches, Paden et moi,
nous ne viendrons pas à Fort Smith avec toi
dans le train demain.
Tu sais que je n'aime pas les salles d'audience.
On va rester ici à Muskogee.
Eh bien, Heck,
je te remercie pour tout ce que tu as fait pour nous.
Quand tu veux, vieux partenaire.
Ouais.
Pensez-vous que la méchanceté que vous avez subie
pendant votre enfance vous a fait dévier du droit chemin ?
Eh bien, notre père était bien pire.
Bien pire que les écoles indiennes.
Notre père était
probablement l'homme le plus méchant
dans ce monde.
Ouais, on pourrait penser qu'être un esclave libéré
l'aurait guéri de cette malédiction,
mais il s'en prenait surtout à moi, à mon frère
et à notre mère, qui était aussi Creek.
Vous allez écrire ça ?
Oui.
D'accord.
Et vous, M. Buck ?
C'est votre histoire, en tant que leader de cette révolution
que nos lecteurs veulent le plus connaître.
Ma mère, mon père ?
Ils n'avaient rien à voir avec les leurs.
Il n'y avait pas d'os méchant dans leur corps.
Ma mère était noire, mon père était Creek.
Ils aimaient leur petite vie simple au sein de la tribu.
Je n'ai rien vu de mal à ça,
jusqu'à ce que je devienne un peu plus vieux.
J'ai vu ce que vous faisiez à notre peuple
et j'ai commencé à détester ma mère et mon père
d'avoir été si faibles.
Ils essayaient d'être comme vous, les blancs.
Ils m'ont raconté des histoires
sur comment les Indiens parcouraient librement la terre
et qu'il y avait des millions de bisons.
Quand je leur ai demandé
ce qui était arrivé à tous ces bisons,
ils m'ont dit que les visages pâles les avaient tous tués.
Et sans bisons, il n'y aurait plus d'Indiens.
Pas de bisons à chasser, à manger,
pas de bison pour faire notre cuir,
pour nous habiller et nous abriter.
C'est l'une des raisons pour lesquelles je vous déteste.
Mais vous n'avez pas tué que des blancs.
D'autres Indiens étaient aussi vos victimes.
Ces garçons se battaient de l'autre côté.
Quelque chose nous a possédés, c'est tout.
Un esprit maléfique.
Est-ce un esprit différent du grand esprit
dont vous avez parlé ?
C'est possible.
Ou vous savez quoi ?
Ça pourrait juste être cette personne diabolique
dont les gens de la Bible n'arrêtent pas de parler.
Celui dont ils nous ont parlé à l'école indienne.
Que t'est-il arrivé à l'école indienne ?
Ne vous inquiétez pas.
Il m'est arrivé la même chose qu'à tous les autres.
Mais c'est l'origine de tout ce mal.
Au diable avec votre histoire d'origine.
Je vous déteste tous
pour ne pas permettre à ce monde
d'être tel que le grand esprit voulait qu'il soit.
Et comment voulait-il qu'il soit ?
Un endroit où mon père pourrait se promener librement,
un endroit où ma mère n'était pas enchaînée
et un endroit où vous êtes restés chez vous !
Vous avez eu ce que vous vouliez ?
Oui, monsieur.
Bien.
Je vous avais dit que je vous rendrais célèbre.
Eh bien, je ne sais pas, les gars,
mais je crois qu'il a avalé cette histoire, sans broncher !
On va être célèbres, hein ?
Et toi, Rufus ?
Tu n'en as rien à faire de ces histoires de buffles
et de grands esprits, hein ?
Je ne reconnaîtrais pas un bison d'un taureau, mec.
Je ne suis même pas sûr de l'existence d'un grand esprit.
Tout comme l'homme blanc
n'est pas sûr de l'existence d'un Dieu.
Mais s'il y en a un, comment a-t-il pu
nous laisser nous en sortir avec tout ce qu'on a fait ?
On ne s'en est pas sortis, n'est-ce pas ?
Hé, Rufus.
Tu penses que notre histoire
va faire une différence au tribunal ?
Pas la moindre.
Mais nous aurons une histoire
quand nous serons morts et enterrés.
Je ne dois pas attendre une fin heureuse.
Non, mon ami.
Les histoires de ce genre ne finissent pas bien.
Pas comme dans les romans à quatre sous
avec les fusillades fantaisistes,
entre les publicités pour les cigares et les savons.
La justice est peut-être aveugle,
mais elle est une salope froide
pour l'homme avec les chaînes.
Allez, les gars.
Continuez.
J'ai dit aux habitants que c'était à midi,
mais c'est le train de six heures du matin.
Peut-être que ce train ne viendra pas, mon vieux.
Pile à l'heure.
Ni Tommy Palmer ni Jolene Palmer
ne témoigneront au tribunal.
Pourquoi ?
Tommy les a vus lyncher son père.
Jolene les a vus violer et tuer sa mère.
Ouais.
La peine de mort est une chose certaine.
Oui, c'est ce qu'on peut penser.
Les procureurs ont décidé de juger les garçons en premier
pour le viol de Mme Rosetta Hassan.
C'est arrivé il y a environ trois semaines.
Il est passible de la peine de mort
au même titre que l'assassinat.
Bien que ces garçons n'aient pas réussi à tuer
cette pauvre femme.
Je crois que certains pensent
que le viol est pire que le meurtre.
Ils ont fait tellement de mal.
Qui pourrait les déclarer innocents ?
Le procureur pense que ce serait trop dévastateur
pour Tommy et Jolene, surtout à leur âge.
Il dit que s'il n'obtient pas le verdict de culpabilité
comme il le souhaite,
nous pourrons toujours les juger à nouveau
pour le meurtre de la famille Palmer.
Je ne comprendrai jamais les lois des blancs.
Cela t'évite d'essayer de comprendre
ce qui ne peut pas être compris.
Je voulais aussi te remercier
d'avoir toujours assuré mes arrières, partenaire.
Pareil pour moi, partenaire.
C'est offert par la maison, les gars.
Paden Tolbert.
On va se saouler.
A Rufus Buck et ses garçons pendus.
Palais de justice du juge Isaac Parker Nation Choctaw
Prenez votre temps, Mme Hassan.
Je leur ai demandé s'ils étaient chasseurs.
Il s'est contenté de rire et lui a demandé de l'eau.
Mon mari, un homme généreux qu'il est,
a envoyé mon frère chercher un seau au bord du ruisseau.
Puis celui qui avait l'air vraiment méchant
a fait avancer son cheval devant les autres
et m'a fait un signe avec son chapeau.
J'ai alors regardé mon mari
car je savais que nous aurions de la chance
de voir un autre jour sur cette terre.
Je voulais désespérément sauver mon mari et mes bébés.
Je me suis dit que ma propre vie n'avait pas d'importance
si cela pouvait les empêcher d'être tués.
Mais que Dieu me vienne en aide,
je pense qu'une partie de moi
souhaitait également sauver ma propre vie.
Et maintenant, je dois vivre cette existence misérable
parce que je n'ai pas eu le courage des saints
et des martyrs auxquels je crois.
S'il vous plaît, continuez, Mme Hassan.
Ils m'ont emmenée derrière la grange,
m'ont obligée à me déshabiller
et m'ont tenue en joue
pendant que tous les quatre me ravageaient.
Je vais faire régner l'ordre dans cette salle d'audience !
Pouvez-vous désigner dans cette salle les quatre hommes
qui vous ont fait ça ?
Eux.
J'ai écrit un poème,
ils ne vont pas me traiter de tueur stupide.
J'ai rêvé que je n'étais pas là.
Et quand les anges sont tombés,
je n'ai jamais rien vu d'aussi beau,
une ficelle et des cheveux d'or.
Ils avaient l'air si soignés,
ils chantaient si bien
et ils jouaient de la harpe dorée.
J'étais sur le point d'en choisir un
et le prendre dans mon cœur.
Mais au moment où j'ai commencé à plaider,
j'ai pensé à toi, mon amour.
Je n'en avais jamais vu de si belle,
sur terre et au ciel.
Au revoir, ma chère épouse.
Au revoir, ma chère mère.
Mes sœurs aussi.
Alors, vous étiez là pour la pendaison ?
J'y étais.
J'ai vu la jeune Jolene dans la foule avec son frère Tommy.
J'ÉTAIS SUR LE POINT DE CHOISIR UN ANGE
Elle était impressionnée par le spectacle.
Et le gang, les sanglots étouffés.
ET DU SANG...
Ils essaient d'être des hommes courageux,
mais ils ressemblaient à de jeunes garçons.
Ce n'était pas eux la terreur du Far West,
à l'exception de Rufus Buck.
Il avait l'air mélancolique, ne les quittant pas des yeux.
La jeune Jolene...
Je jurerais avoir vu une larme couler
de sa jolie petite joue quand Maledon a tiré le levier.
Et le gang de Rufus Buck a disparu pour toujours.
Ah.
Hé, Vato.
À l'aube, j'apporterai les pelles.
Ne sois pas en retard.
Un autre soldat mort.
Je vous remercie pour cette belle soirée
et je vous dis "adios."
Eh bien, c'était un sacré voyage.
C'est ce que je dirais.
J'ai rêvé que j'étais au paradis...
Co-producteur Exécutif
Producteurs Associés
Responsable d'unité de Production
Premier Assistant Réalisateur
2e Assistant Réalisateur
Distribution
♪ Elle est inconnue ♪
♪ Peut-être qu'avant de mourir, je pourrai m'endormir ♪
♪ Avant que ces démons n'essaient de sauver mon âme ♪
♪ Tandis que la lune tombe du ciel nocturne ♪
♪ Je me demande, pourquoi essayer ? ♪
♪ Pendant que cette misère où les étoiles m'attendent ♪
♪ Alors que j'essaie d'apaiser mon esprit ♪
♪ Alors que je cherche ce morceau ♪
♪ Il est tout autour de moi. ♪
♪ Bénis soient-ils, c'est difficile à trouver ♪
♪ Peut-être qu'avant de mourir, je pourrai m'endormir ♪
♪ Avant que ces démons n'essaient de sauver mon âme ♪
♪ Tandis que la lune tombe du ciel nocturne ♪
♪ Je me demande, pourquoi essayer ? ♪
♪ Maintenant, mon esprit descend et commence à me hanter ♪
♪ Je ressens que mon âme essaie de s'éloigner ♪
♪ Alors que mon monde s'écroule tout autour de moi ♪
♪ Je ne sais pas si c'est un rêve ou un autre jour ? ♪
♪ Peut-être qu'avant de mourir, je pourrai m'endormir ♪
♪ Avant que ces démons n'essaient de sauver mon âme ♪
♪ Tandis que la lune tombe du ciel nocturne ♪
♪ Je me demande, pourquoi essayer ? ♪
♪ Tandis que la lune tombe du ciel nocturne ♪
♪ Je me demande, pourquoi essayer ? ♪
♪ Tandis que la lune tombe du ciel nocturne ♪
♪ Je me demande, pourquoi essayer ? ♪
♪ Tandis que la lune tombe du ciel nocturne ♪
♪ Je me demande... ♪
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