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S�nateur Friedman, vous avez tr�s ouvertement critiqu�
le pr�sident ces derniers mois
pour sa mollesse envers la Russie.
Les Russes sont une menace.
Leur pr�sident a d�clar�, de fa�on non �quivoque,
son intention de nous ramener en 1985.
Ils viennent de relancer leur programme nucl�aire.
Ils ont envoy� trois sous-marins Akula
dans la mer de Bering il y a cinq jours.
On est tellement obs�d�s par le Moyen-Orient
que personne ne remarque le gros ours brun
qui se dresse juste devant nous.
S�nateur Darden, on sait que vous avez de nombreux
rapports d'affaires et int�r�ts financiers en Russie.
Vous partagez les craintes du s�nateur Friedman ?
Eh bien, mes int�r�ts, comme vous les appelez, en Russie
se limitent � des �changes commerciaux
au nom des citoyens de mon �tat...
Je crois qu'en criant au loup...
le s�nateur Friedman cherche avant tout
� faire augmenter son prochain budget...
Je vous en prie. Sachez que la Russie a actuellement
dix fois plus d'agents secrets � l'int�rieur de nos fronti�res
que durant la Guerre froide... Ouvrez-vous les yeux...
En fait, ne serait-il pas plus sage de vous d�partir
de vos int�r�ts en Russie... compte tenu de la situation ?
J'ai toujours fait preuve de transparence
au sujet de toutes mes transactions...
C'est d'ailleurs pour �a que vous �tes au courant...
S�nateur, le pr�sident vous r�pondrait sans doute
que la peur n'est pas constructive...
que la peur est une des armes
de pr�dilection des politiciens...
mais qu'elle ne fait certainement pas
- avancer les choses... - Il s'en va.
Enfin !
All� ?
Vous n'avez pas transf�r� l'argent...
La situation est un peu d�licate...
Nous avions un accord... s�nateur...
et nous avons des attentes...
Eh bien, vous saurez que j'en ai strictement rien � foutre
de vos attentes... N'appelez plus jamais ici...
Il a conclu un accord.
Oui. Ou plut�t, il en a refus� un.
Et alors, qu'est-ce qu'on fait de �a ?
Darden a re�u un appel.
Il se dirige vers l'ascenseur.
Ah, bon sang ! On l'a attaqu� !
Derri�re l'immeuble !
C'est une affaire int�rieure.
Vous n'avez ni juridiction,
ni autorit�, ni droit de regard.
On file cet homme depuis un mois.
Il s'agit d'un meurtre. C'est pas un attentat terroriste.
Vous allez devoir attendre.
Ah oui ? Attendre quoi ? On peut savoir ?
Lui.
Veuillez rester derri�re le ruban.
Pouvez-vous nous dire
ce qui s'est pass� ?
Monsieur l'agent...
Reculez, s'il vous pla�t !
Directeur Highland.
Monsieur, pourquoi la CIA ?
Ici l'agent Weaver...
Oui, monsieur...
Entendu, monsieur.
- On d�gage ! - � qui t'as parl� ?
Au directeur Bell. Il veut qu'on rentre.
Pas de question et pas un mot.
C'est vous qui filiez le s�nateur ?
Oui, monsieur.
Il communiquait avec des gens de Moscou, mais c'est jamais
- all� plus loin. - Je sais. Comment est-il mort ?
On l'a attaqu� par derri�re, en plein dans notre angle mort.
C'est arriv� tellement vite !
Pouvez-vous nous donner quelques d�tails sur l'incident ?
- Concentre-toi ! - Regarde bien la balle.
- Vas-y, mon grand ! - L�chez pas, les gars !
Ouais, excellent !
Vas-y, cours !
- Au but ! Allez, cours ! - On continue comme �a.
Beau travail, les gars !
Excusez-moi, vous avez l'heure ?
Non, non. Je n'ai pas de montre. D�sol�.
Ah. C'est juste que mon mari a dit qu'il serait l� vers 9 h.
Il adore le base-ball.
Vous �tes la m�re de quel joueur ?
Decker, l�, au deuxi�me but.
Ah oui. Il est dou�. Retir� !
Il lance tr�s bien.
Je suis Molly.
Paul. Enchant�.
- C'est lequel, votre gar�on ? - Plus qu'une manche, les gars !
- On l�che pas ! - Oh non, je n'ai pas de gar�on.
- Bien jou� ! - Non, c'est que je vis...
tout pr�s d'ici et j'aime bien venir regarder les matchs.
- C'est sympathique. - H�, bravo !
La vie r�v�e, hein ?
Seigneur...
Je n'aurais jamais cru
que quelqu'un arriverait un jour � surprendre Paul Shepherdson.
Oui, oui. Comment t'es entr� ici ?
C'est notre boulot !
Tu sais que j'ai le t�l�phone ?
C'est Cassius.
Il a r�apparu.
Tom...
ce que tu dis n'a aucun sens.
Cassius n'a pas donn� signe de vie depuis 20 ans.
Dis �a au s�nateur Darden.
On l'a retrouv� dans une ruelle, la gorge tranch�e.
C'est un imitateur.
C'est ce que tout le monde dit.
Enfin, presque tout le monde.
Tom, il y a eu une p�riode...
o� j'en savais plus sur lui que sur moi-m�me.
Cassius est mort.
Pour une fois, Paul, je crois que tu as tort.
Il y avait de la surveillance ?
Oui, plusieurs agents �taient...
CIA
Bon retour, monsieur.
Oui, eh bien,
rappelez-moi le plus t�t possible.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Messieurs.
Paul, le directeur Roger Bell.
- Monsieur Shepherdson. - Le FBI ?
La bureaucratie a chang�, mon ami.
Aujourd'hui, on partage notre fardeau.
C'est gr�ce � Paul que nous avons mis
la main au collet du clan Cassius,
les sept tueurs sovi�tiques. Le nom de code fait r�f�rence
aux s�nateurs romains qui ont tu� Jules C�sar.
Vous les avez tous attrap�s sauf un, si j'ai bien compris.
Il manquait Cassius, c'est bien �a ?
C'est exact. Mais �a, ce n'est pas son oeuvre.
- J'en suis s�r. - Moi, je crois que �a l'est.
Qui c'est, celui-l� ?
Celui-l�, c'est un de mes hommes,
l'agent Ben Geary. Il en sait probablement plus sur Cassius
que n'importe qui au FBI.
Ou � la CIA, m�me.
Paul, nous aimerions que vous travailliez ensemble.
Vous �tes s�rieux ?
Alors, dites-moi, Geary, vous faisiez quoi
quand le Mur est tomb� ?
Je regardais �a � la t�l�vision.
Comme tous ceux qui sont ici aujourd'hui.
Ouvrez le dossier, s'il vous pla�t.
OK, l�, �a va. Remarquez que l'entaille commence au centre
de la gorge et se prolonge vers le haut.
D'habitude, l'entaille commence en haut et suit
un mouvement lat�ral car le tueur fait glisser
le couteau d'une oreille � l'autre.
Pas Cassius. Ses entailles sont toujours les m�mes,
faites par un droitier, mais qui remontent
� partir du milieu du cou.
Je n'ai jamais compris pourquoi.
Quoi qu'il en soit, c'est un imitateur.
Alors, c'est �a, votre meilleur agent ?
Monsieur Shepherdson,
j'ai consacr� mon m�moire de ma�trise
�... � Cassius.
J'ai retrouv� et interrog� les rares personnes
� avoir �t� les t�moins de ses crimes
qui soient encore en vie. Je suis m�me retourn�
sur les lieux de tous ses meurtres connus
et j'ai refait chacun de ses pas.
Je le connais bien.
Et pour moi, �a ne fait absolument aucun doute :
ce meurtre est l'oeuvre de Cassius.
Vous le connaissez...
Harvard, c'est �a ?
Oui, c'est exact.
Et vous �tes le fils d'un attach� en... Turquie ?
Mon p�re travaillait dans des ambassades...
aux quatre coins du monde. Et comment le savez-vous ?
J'ai lu votre dissertation.
- Vous l'avez lue ? - Oui.
Je sais que vous avez tent� de me parler pendant des mois.
Voici pourquoi j'ai refus�.
Parce que vous, vous n'�tes jamais all� sur le terrain.
Parce que vous ne le connaissez pas.
Et que vous n'�tes qu'un rat de biblioth�que.
- Monsieur Shepherdson... - Supposons un instant, Geary,
que j'ai tort et que vous l'avez perc� � jour,
qu'est-ce qui va se passer ensuite ?
Vous n'avez pas peur qu'il veuille s'en prendre � vous ?
C'est exactement...
pour �a que je suis l�.
Je rentre chez moi. Et j'aimerais
qu'on me laisse tranquille, compris ?
On d�tient Brutus.
Quoi ?
Igor Ivanovitch Kozak, alias Brutus,
est vivant et incarc�r� au p�nitencier Brinkerman.
C'est impossible puisqu'il l'a tu� � Salzbourg en 99.
Je l'ai atteint d'une balle dans la poitrine.
Il a fait une chute de trois �tages.
- Et a surv�cu. - Pourquoi tu n'as rien dit ?
Tu voulais prendre ta retraite, Paul.
J'ai bien peur que les retrait�s
ne perdent certains privil�ges.
Tu sais quoi ?
Oublie-moi, Tom.
Je veux parler � Highland.
Je sais bien que vous �coutez. Passez-moi � Highland.
Ceci est un message enregistr�...
Le directeur Highland fait dire qu'il doit rencontrer
le pr�sident demain matin...
Selon lui, vous savez ce que �a veut dire...
Bonjour. Deux caf�s, s'il vous pla�t.
Bonjour, monsieur. Tout de suite.
Les espions ne sont pas cens�s entretenir
de petites habitudes.
C'est un luxe qu'on peut seulement se permettre
- quand on est directeur. - Et voil�. Bonne journ�e.
- Merci. - Merci beaucoup.
Merci.
Je t'ai donn� 20 ans, Tom.
Tu m'as promis que je pourrais avoir une vie.
Je n'ai jamais vraiment aim� le caf� de la Maison blanche.
Je crois que c'est la porcelaine centenaire
qui lui donne un go�t aigre.
Depuis que je suis directeur, y a eu trois pr�sidents, Paul.
Et je n'aurais sans doute jamais eu ce poste
si tu n'avais pas �pingl� le clan Cassius.
Pourtant, dans 20 minutes, le pr�sident me dira s�rement
que je devrai quitter mon poste
si on ne coince pas celui qui a tu� le s�nateur Darden.
Ce n'est pas Cassius, Tom.
Tu ne l'as pas arr�t�.
Parce que Cassius est mort.
Dans ce cas, prouve-le.
Avis � tous les membres du personnel...
- Vous �tes pri�s de vous... - Monsieur Shepherdson ?
... devront �tre transmis au secr�tariat
aujourd'hui avant 17 h... sous peine de sanctions...
Vous �tes...
Paul Shepherdson.
Vous �tes analyste pour l'agence ici, � Paris,
depuis trois ans. De quoi vouliez-vous me parler ?
Du clan Cassius, monsieur.
Je sais o� il se trouve.
Je peux les �pingler pour vous.
FBI
Alors ?
- Qu'est-ce que �a a donn� ? - J'en sais rien.
Le directeur Bell �tait pr�sent ?
Oui, mais pas que lui.
- Ils �taient tous l�. - Tu fais chier !
�a fait un an de plus que toi que je travaille ici
et j'ai encore jamais vu le directeur en personne.
Tu vas aller sur le terrain avec les pros.
- T'as de la veine. - Ils n'ont encore rien dit.
�a veut dire que t'as vu juste d�s le d�but, hein ?
Agent Geary...
Oui, monsieur... Oui, monsieur...
J'y serai. C'est parfait.
Alors ?
C'est parti !
Euh... c'est... c'est... c'est surr�aliste.
J'ai pass� tellement de temps
� �tudier votre travail avec Cassius.
J'ai l'impression de vous conna�tre.
Ce n'est pas le cas.
Non. Je voulais seulement dire que...
que j'ai tent� de r�fl�chir comme vous.
J'ai essay� de me mettre � votre place.
Vous apparaissez sur la plupart des photos de sc�nes de crimes.
Vous pourriez peut-�tre en signer une pour moi ?
Bien, �a, �a serait vraiment une premi�re.
Quand vous �tiez � Budapest en 91, avez-vous remarqu�
- un sch�ma r�current... - Oui. Agent Geary...
Dites-moi pourquoi...
pourquoi est-ce qu'un gars qui s'int�resse � un espion
qui tue aux quatre coins du monde
travaille au FBI plut�t qu'� la CIA ?
Bien... j'ai toujours �t� s�r
que Cassius se cachait aux �tats-Unis.
R�fl�chissez. Y a pas de meilleure planque
pour un ancien espion sovi�tique.
Vous en �tiez convaincu
au point d'en faire une carri�re ?
Oui. On peut dire �a.
J'ai une question, moi aussi.
Sauf qu'apr�s, vous la bouclez, d'accord ?
Pourquoi ils vous ont rien dit pour Brutus ?
C'�tait pourtant votre travail d'�pingler le clan Cassius.
Alors, qu'est-ce qu'ils craignaient, au juste ?
Que je le tue.
Qu'est-ce qu'il y a dans la mallette ?
De la motivation.
Vous croyez qu'il va parler ?
Pas � moi.
Refermez la porte !
On a l'autorisation !
Tu parles russe, toi, hein ?
Je l'ai appris � l'�cole, oui.
J'ai quelques mots de russe pour toi.
J'ai lu que vous aviez... travaill� avec Cassius.
C'�tait dans une vie ant�rieure.
Vous savez o� il se cache ?
Pourquoi est-ce que tu veux ?
Du calme ici !
Est-ce que Cassius serait en vie ?
Il a tu� un s�nateur.
Qui c'est, lui ?
J'ai entendu dire que vous r�clamez ceci
depuis pr�s de dix ans.
Donne-la-moi.
Apprenez-moi quelque chose sur Cassius
et elle est � vous.
Un contact avec le monde ext�rieur ?
Donne-moi �a, fils de pute !
Alors parlez-moi un peu de Cassius. Il vous a form� ?
� quoi il ressemble ?
Eh bien, dans ce cas,
vous passerez le reste de votre vie dans le silence.
Gardien !
Attends !
C'est d'accord.
Il s'est fait un nom d'abord comme soldat.
Mais plut�t que de suivre la voie facile
et d'aller � l'acad�mie, il a d�velopp�...
- d'autres techniques. - Et il vous a form� ?
Il nous a tous form�s... � sa mani�re.
Il voulait que les meilleurs...
On a d� faire nos preuves...
On est six hommes seulement � avoir surv�cu.
Et avec lui, on est devenus
le clan Cassius.
- Vous ne l'avez jamais revu ? - Non.
Il nous faisait parvenir nos cibles
gr�ce aux courroies de transmission habituelles.
Mais il planifiait tout.
Ses renseignements �taient toujours pr�cis.
Et son instinct, pour frapper de fa�on efficace,
�tait infaillible.
Qu'est-ce qui lui est arriv� ?
C'est simple, il a fait une erreur.
Il a voulu vivre en dehors des param�tres.
Quel genre de param�tres ?
Les param�tres d'un assassin.
Qu'est-ce que vous lui avez fait ?
- Donnez-lui la radio. - Non, je veux savoir exacteme...
Donnez-lui la radio ! ! !
Faites ce que je dis ! Tout de suite !
Allez, on sort d'ici.
Venez !
Gardien !
Qu'est-ce qui vous a pris ?
Pourquoi vous ne m'avez pas laiss� finir ?
Parce qu'il vous mentait.
J'ai d�j� tent� de le tuer pour une raison.
Mais l'id�e du c�ble est pleine de bon sens.
�a explique pourquoi l'entaille part du milieu
et finit sur les c�t�s. Vraiment �a change un tas de choses.
Il faut que j'aille au bureau demain matin
et que je compare les entailles avec celles
d'autres meurtres en Europe.
- Qu'est-ce qu'il a ? - Des crampes.
- Et il a vomi du sang. - Emmenez-le dans la salle 3.
- Allez, vite. D�tachez-le. - Excusez-moi.
- C'est fait. - Il me faut un bol ! Vite !
Voil�.
Il a vomi des piles ?
Ne bougez pas ! D'accord. OK.
OK.
Vite ! Appelez la s�curit� !
- Restez ici ! - Attention !
Ne bougez pas ! Attendez qu'il parte !
D�gagez !
T'as aval� les piles, c'est �a ?
C'est plus facile de s'�vader d'un h�pital que d'une prison.
Gen�ve...
Tu �tais l�, pas vrai ?
Je sais pas de quoi tu parles.
T'�tais l�, c'�tait toi.
J'ai jamais tu� personne � Gen�ve.
- Tu mens, j'en suis s�r. - Mais qui es-tu ?
C'est moi qui t'ai tir� dessus � Salzbourg.
Et c'est moi qui t'ai form� � Moscou.
Cassius ?
J'ai jamais... je n'ai su, pour Gen�ve,
qu'une fois que tout �tait fait.
Ils ont fait venir quelqu'un sans aucun lien avec toi.
C'est aussi ce que les autres ont dit.
Et est-ce qu'ils t'ont dit que c'�tait une personne affili�e
� la bande du Caucase noir ?
Un soldat, il me semble... euh...
Je pourrais t'aider � le retrouver.
On est du m�me endroit, toi et moi.
Je t'admire depuis toujours.
T'es un mod�le pour moi.
C'est s�rieux. Je t'assure
qu'il faut r�examiner tous les dossiers...
Non, non...
Il faut absolument qu'on se rejoigne au bureau
demain matin, tr�s t�t.
Ce que j'ai appris aujourd'hui va s�rement nous permettre
de lier d'autres meurtres au tueur du clan Cassius.
- Ben, tu viens ? - Il faut que je te laisse...
Oui. Natalie a besoin de moi.
On se voit demain.
Salue-le de ma part.
J'ai bien h�te de voir ce bistrot dont du parles.
C'est surtout l'ambiance que j'aime.
Ah, crois-moi, tu ne seras pas d��ue.
Et tu connais le propri�taire, c'est �a ?
Oui, c'est un vieil ami.
Qu'est-ce qui s'est pass� ? Il faut appeler la police.
- Agent Geary. - Agent Geary...
il faut qu'on se voie...
Ah non, je suis d�j� en route. Donne-moi cinq minutes.
Je veux que vous vous retiriez de l'enqu�te.
Vous voulez que j'abandonne juste comme �a ?
Cassius...
se contrefout de ceux qu'il doit �liminer.
S'il s'en prend � moi, je suis pr�par�. Pas vous.
Vous avez une femme et deux enfants.
Oui, et ils sont conscients
de l'importance de mon travail.
Et avez-vous pens� � ce que vous ferez
quand vous l'aurez trouv� ?
C'est la seule chose � laquelle je pense.
Et maintenant que c'est concret, je suis encore plus d�termin�.
Je veux comprendre qui il est, je veux savoir ce qu'il pense.
Et ensuite ?
Apr�s, je veux l'envoyer en prison. Pour toujours.
C'est quoi, tous ces dossiers ?
Je fais de la recherche.
De la recherche...
Vols... Volskrant... Vols...
De Volkskrant.
C'est un quotidien qui para�t en Hollande. La troisi�me page cite
un homme tu� avec un fil de fer,
dix jours seulement avant la premi�re �lection libre
- chez les Russes. - Cassius ?
- C'est ce que je crois. - Demande-leur de m'affecter
� ce dossier, je t'en supplie !
J'en ai vraiment assez des putains de fraudes fiscales.
Je suis s�rieux.
Agent Geary...
O� �a ?
Alors...
Vous... quand vous aurez...
vous aurez fini de prendre des photos du corps,
pourriez-vous en prendre sur... le cou, des gros plans du cou.
- Puis il est venu ici, c'est �a ? - C'est exact.
Faudra faire des analyses plus pouss�es.
Ah oui, c'est vrai ?
Vous en avez d�j� mang� ? C'est la chose
la plus piquante que j'ai jamais mang�e.
J'avais litt�ralement la gorge en feu.
- Agent Geary, je vous �coute. - Salut.
- Bonne journ�e ! - Bonne chance !
Apparemment, Brutus a aval� les piles
de la radio qu'on lui a donn�e.
Je pr�sume qu'il a fait des appels, s'est trouv� un refuge.
Quelqu'un a pr�venu Cassius.
Il n'est pas du genre � tol�rer les tra�tres.
Il l'a tu� parce qu'il nous a parl� ?
C'est probable, oui.
Il nous faut tous les relev�s t�l�phoniques
de tous les cellulaires et t�l�phones de l'h�pital.
Excellente id�e, oui.
Vous savez,
j'ai toujours pens� que...
que Cassius revenait sur les lieux de ses crimes...
pour observer les enqu�teurs.
Il serait � ce point vaniteux ?
Je crois que c'est, en partie, de la vanit�.
Mais c'est aussi pour voir � qui il se mesure.
Vous voyez le gars derri�re ?
Le manteau brun ?
Il a �t� fabriqu� en Russie.
Pardon, monsieur !
Monsieur !
Merde ! Poussez-vous !
OK.
Je crois qu'il vaut mieux qu'on se s�pare.
- Oui. - Vous allez par l�.
Tr�s bien.
- J'ai perdu sa trace. - Oui, moi aussi.
J'ai pr�venu les coll�gues. Il porte un manteau de su�de brun,
les cheveux blond-ch�tain courts, style arm�e.
Non, c'�tait pas lui.
Il �tait trop grand...
et trop militaire, trop costaud, trop jeune...
Pour tout plein de raisons, c'�tait pas lui.
Pourquoi est-ce qu'on s'est lanc� � sa poursuite ?
Il s'est enfui.
Il avait s�rement quelque chose � se reprocher.
Vous avez faim ?
H�, Paul !
- Voici ma femme Natalie. - Bonjour, monsieur Shepherdson.
- Appelez-moi Paul. - Oh, Paul.
�a fait longtemps que je n'ai pas �t�...
invit� � manger chez quelqu'un.
Alors je ne sais pas trop ce que je dois faire.
Eh bien, c'est facile. Il vous suffit de sourire
et de me dire que vous aimez ma cuisine.
Oui, madame.
- "Madame" ? T'as entendu �a ? - Ouais.
Eh bien, suivez-moi, monsieur.
Soyez le bienvenu
dans notre humble demeure.
Est-ce que tu m'aides
- � faire � manger ? - � faire � manger ?
Je suis vraiment pas dou� pour faire la cuisine.
C'est facile. T'as qu'� prendre le papa et � le placer
- dans la cuisine. - C'est ton papa ? Fais voir.
H�, Paul...
Je vous pr�sente notre gar�on.
C'est Nicholas.
Ouais.
- Ouais ? - Il vous ressemble beaucoup.
- Non. - Oui. Il a votre nez.
Tout le monde dit qu'il ressemble � mon p�re.
�a me fait plaisir, puisqu'il est mort il y a dix ans.
- Oh, je suis d�sol�. - Non, �a va.
Ben, vous pouvez pas le renier.
Vous avez des enfants, Paul ?
- Non. Non, aucun. - Je vous sers un verre ?
- Oui, volontiers. - Tu veux t'en charger ?
- Ouais, viens ici, mon tr�sor. - Tu tiens sa t�te ?
- Mon beau gar�on. - Va voir maman.
Tu viens, Lucy ? Viens m'aider, ma chouette.
Paul, qu'est-ce que vous buvez ?
Vodka martini.
D'accord.
Sec. Avec... un oignon, si vous en avez.
Vous savez, je crois que vous pourchassez Cassius
depuis trop longtemps.
C'est ce qu'il boit.
Oui. Eh bien... � force de chercher � le comprendre,
j'ai pris quelques-unes de ses habitudes.
Eh bien, dans ce cas-l�, je vais prendre la m�me chose.
Les enfants sont couch�s.
Enfin !
Vous allez sans doute trouver �a �trange,
mais d'une certaine fa�on, je m'identifie � lui.
- � qui ? - � Cassius.
Je ne vois pas comment on peut s'identifier
- � ce genre d'homme. - Non...
J'avoue que c'est un peu fort, mais j'ai...
- un immense respect pour lui. - OK, Geary.
On va mettre quelque chose au clair.
Il ne m�rite pas votre respect ni votre admiration.
Ce n'est rien de plus qu'un tueur.
Il n'a pas de famille comme vous,
il n'a pas une femme charmante, comme la v�tre.
Et sa vie... ne valait rien.
La seule bonne chose qu'il ait faite, c'est dispara�tre.
Vous comprenez ?
Vous ne trouvez pas que d'exceller dans ce qu'on fait,
�a m�rite le respect ?
Le respect, c'est la derni�re chose que j'�prouve
- pour un animal comme lui. OK ? - Ouais, mais...
Attendez un instant. Je dois aller pisser.
J'expose simplement les faits.
Paul, c'est une obsession.
Je sais, oui.
Et c'est comme �a depuis longtemps.
Il n'en d�mord pas.
Cassius...
Et... et vous.
Tr�s honn�tement...
j'ai bien h�te que cette histoire soit finie.
Votre mari...
se mesure � une cr�ature...
qu'il croit conna�tre, mais il se trompe.
Cassius...
a laiss� votre mari... vivre
simplement parce qu'il ne repr�sentait aucune menace.
Qu'est-ce que �a veut dire, "il a laiss� mon mari vivre" ?
Il aurait entendu parler de mon mari ?
Je suis s�r que oui.
Vous avez vraiment lu mon m�moire ?
Oui. Oui, je l'ai vraiment lu.
Ah, d'accord.
Et ?
Tr�s bien.
Je crois...
que vous...
que vous �tes pass� � c�t� de la vraie question.
Ah, d'accord. Laquelle ?
Vous expliquez quand et comment a agi Cassius,
mais vous ne vous demandez jamais pourquoi.
Pourquoi est-ce qu'avec le temps,
ses cibles sont devenues plus al�atoires ?
Pourquoi a-t-il disparu ?
Le jour o� vous saurez... pourquoi...
vous pourrez dire que vous le connaissez.
� demain. Remerciez Natalie encore une fois.
On a v�rifi� les appels de l'h�pital.
- Et ? - Rien.
Dommage.
- Oui. - Oui.
Y a quand m�me une chose qui... je ne comprends pas
comment Cassius... comment est-ce qu'il a pu savoir
qu'on avait emmen� Brutus � l'h�pital
et qu'on ne l'avait pas soign� � la prison.
Les Russes ont sans doute achet�
un employ� de la prison.
Ils ont voulu s'assurer qu'il ne parle pas.
- Oui, sans doute. - Oui. Bonne nuit, Geary.
S'il vous pla�t !
Vous connaissez tous Martin Miller. C'est l'analyste en chef
des op�rations int�rieures russes. Allez-y, Marty.
Il y a six mois,
des hommes ont tu� deux patrouilleurs frontaliers
et vol� leur camionnette. On a retrouv� le v�hicule
une semaine plus tard dans un stationnement de Tucson.
Aucune empreinte. Les gars savaient ce qu'ils faisaient.
Ils se sont gar�s juste assez loin des cam�ras
pour �viter qu'on les identifie.
Les policiers locaux ont pr�sum� qu'ils �taient mexicains.
Puis on a trouv� ceci.
La cam�ra de l'auto-patrouille ?
Exact.
La police de Tucson faisait l'essai de cam�ras
� haute r�solution dans certaines voitures.
Des agents russes, tous connus de nos services.
Et d�sormais aux �tats-Unis.
H�, c'est le gars au manteau brun.
Exact. Et ce n'est pas tout.
Attendez !
Une minute ! Stop !
Ah, le fils de pute...
Bozlovski.
C'est juste. Yohan Bozlovsky.
Ex-agent des Spetsnaz
et du KGB.
En 90,
Bozlovski et la 10e brigade de montagne du Caucase noir
sont all�s � Varsovie pour ex�cuter des alli�s
du mouvement Solidarit�.
J'ai cherch� cet homme... pendant un an
apr�s la chute du Mur.
Il s'�tait... volatilis�.
Comme Cassius.
� quoi tu penses, Paul ?
On a ici un... un tueur sovi�tique
qui dispara�t au fin fond de la Libye ou de l'Afghanistan
au m�me moment o� on constate que Cassius s'est �clips�.
Vingt ans plus tard, il refait surface.
Et un de nos s�nateurs se fait �gorger dans une ruelle.
Y a quelque chose qui cloche.
C'est vrai, c'est un ex des Spetsnaz et...
et puis il est connu de tout le monde.
Oui, mais peut-�tre bien que c'est ce qu'il voulait.
En lui cr�ant un... un alter ego visible
qui serait connu de tous, il brouillait des pistes
et trompait tous ceux qui �taient apr�s lui.
Comment on a su que Boz �tait �... � Varsovie en 90 ?
On l'a appris comment ?
Parce que les Russes nous ont dit qu'il s'y trouvait !
La d�sinformation �tait l'arme
la plus puissante des Sovi�tiques
- avant la chute du Mur. - C'est juste.
Oui.
- �a pourrait �tre Bozlovski. - J'en suis persuad�.
De quoi avez-vous besoin ?
De rien. Non, il risque de dispara�tre � nouveau
s'il d�couvre qu'on est � ses trousses.
O� est-ce qu'on va ?
- Amber. - Amber ?
Oui.
Ce gars-l� fait venir des trucs de Russie.
Y a rien qu'il peut pas importer.
Allez vers le fleuve.
C'est une prostitu�e ?
Si les Russes se servaient de leurs femmes
plut�t que de missiles,
on porterait tous des chapeaux de fourrure � l'heure qu'il est.
Vous saviez que c'est le fleuve le plus pollu� du pays ?
En plein c�ur de la capitale nationale.
L'endroit parfait pour une maison.
Amber ?
- Attends ! O� tu vas, toi ?! - Non !
- Tu restes ici ! - Non !
Non !
L�che-moi !
- La ferme ! Merde ! - Non !
Calme-toi ! Je veux seulement qu'on discute !
Calme-toi ! Parle-moi.
Bozlovski ! Je veux Bozlovski ! O� est-il ?
Je sais pas de qui tu parles ! L�che-moi !
O� est Bozlovski ?
Je connais personne de ce nom-l� !
Aidez-moi, quelqu'un !
Au secours !
Tu me fais mal !
Tu vas la fermer ?! Arr�te de crier, sale putain !
Dis-moi ce que je veux savoir !
Arr�te !
Je t'en supplie ! Non !
O� est Bozlovski ?!
Je vais te tuer ici m�me
et jeter ton corps dans le fleuve. Je suis tr�s s�rieux !
Ne me tue pas...
- O� est-il ? - Je t'en prie,
ne me tue pas, je sais rien.
C'est faux. Tu n'es qu'une menteuse.
Paul, on est venus sans mandat...
Vous, montez dans la voiture et fermez-la !
- O� est-il ?! - Non !
Fais pas �a, je t'en supplie.
Laissez-moi l'interroger !
Piti�...
Je te jure que je sais rien.
Piti�...
Tu as beaucoup de chance, tu le sais ?
Debout !
�a, ce sont mes deux enfants.
La plus vieille s'appelle Lucy, elle a cinq ans.
Et le b�b� s'appelle Nicholas, il a quatre mois.
- Ils sont mignons. - Merci. C'est gentil.
Tenez. Vous pouvez l'appeler avec mon cellulaire.
Vous lui avez vraiment montr� des photos de vos enfants ?
On nous apprend quelques petits trucs � Quantico.
Quantico... le truc du bon et du m�chant, �videmment.
Ouais.
On apprend � cr�er des liens.
Fantastique.
Oui.
Je sais...
je sais o� se trouve la personne que vous voulez voir.
OK ? Alors vous pouvez me suivre.
Qui es-tu ?
Je suis son fr�re.
�coutez, je vais vous montrer o� Bozlovski se cache.
Comment tu t'appelles ?
Leo.
- Leo, donne-moi ton t�l�phone. - Quoi ?
Ton t�l�phone.
Voyons voir...
Dis-moi, Leo... t'aurais pas appel� tes amis
pour les pr�venir de notre arriv�e ?
Non. Non, je vous assure.
Je te pr�viens, si �a tourne mal, Leo,
je reviens foutre deux balles dans la t�te de la fille
et je balance son corps dans le fleuve.
Puis je me charge de toi.
OK.
OK.
J'ai compris.
C'est bon.
Vous allez lui foutre deux balles dans la t�te...
C'�tait ma fa�on de cr�er des liens.
OK.
Voil� sa planque. OK ?
Bozlovski est ici. Allez-y.
Non, non, non. Am�ne-toi.
T'as combien de filles sous ton aile ?
- Hein ? Allez, dis. - Quoi ?
- Cinq, dix ? - Non.
Encore plus que �a ? Combien ? Hein ?
- Deux. - Comment ?
Deux.
Deux ?
Tr�s bien. Si tu m'am�nes � Bozlovski,
alors tu peux poursuivre tes affaires,
et on ne s'est jamais vus. D'accord ?
Vous ! Euh... appelez des renforts
ou faites ce qu'on vous a appris � Quantico.
Et restez pr�s de la porte.
Ne bougez pas.
- Allons-y. - Il vient avec nous ?
Ah non, il reste � la porte. Vas-y.
Merveilleux.
Surtout que j'�tais le meilleur de ma classe
en surveillance de porte.
Ouvre.
Il para�t que tu poses beaucoup de questions sur moi.
Tu connais mon nom ?
Shiran.
Entrer par le Mexique, c'�tait brillant.
- Tr�s brillant. - Mais comment tu le sais ?
Tu travailles pour quelle agence ?
Ils disent que t'as tu� un s�nateur.
Ils croient que c'est toi, Cassius.
Tu crois vraiment...
que je suis assez stupide
pour appeler ici avec mon propre t�l�phone ?
Tu crois que je me pr�occupe
de ce que tu peux faire � cette pute ?
Oui...
Je me suis d�j� fait passer pour lui.
S'ils veulent que je sois Cassius,
je deviens Cassius.
Peut-�tre, mais ce n'est pas toi.
Ah non ?
Comment tu peux en �tre s�r ?
Parce que c'est moi, Cassius.
Cassius...
Faut retrouver Bozlovski.
... Shepherdson est mont� avec Leo
pendant que vous attendiez en bas. C'est �a ?
Oui, je surveillais la porte.
- Vous �tiez l� ? - Oui, monsieur.
J'ai entendu des coups de feu
- et je suis mont� imm�diatement. - OK, d'accord. Montrez-moi �a.
OK, Geary, vous pouvez partir.
C'est la liste de tous les num�ros qui se trouvaient
dans le cellulaire de Bozlovski.
Qu'est-ce que tu fais apr�s le boulot ?
- H�, Olly, viens. - � plus tard.
T'as travaill� � la capture Moussalino.
- Oui. Pourquoi ? - Tu as appliqu� une th�orie
pour conna�tre ses d�placements.
Oui, oui. Chercher un fugitif, c'est � peu pr�s la m�me chose
que de rep�rer une esp�ce en voie de disparition :
on �limine les endroits o� il n'ira pas
pour r�duire suffisamment le rayon de recherches.
Je vois, d'accord.
- Tu veux te joindre � moi ? - �a, oui.
- Suis-moi. - T'es s�rieux ?
Bon, qu'est-ce que t'attends de moi ?
Vers la fin de sa carri�re,
ses meurtres n'�taient plus seulement pro-sovi�tiques.
Il tuait aussi des Russes, ainsi que des Anglais, des Polonais,
- des Tch�ques, et j'en passe. - En quelle ann�e ?
Vers 1988.
�a n'a jamais eu de sens.
Je crois que quelque chose m'a �chapp�.
Qu'est-ce qui te fait croire �a ?
T'as de nouveaux renseignements ?
Paul Shepherdson...
Oui ?
Tu crois que c'est lui ?
Il fait partie de la bo�te depuis 25 ans !
Oui, je sais bien. C'est pour �a que j'ai besoin de toi, OK ?
J'ai lu et relu tous ces dossiers au moins 1000 fois
et je vois toujours la m�me chose.
Essaie de trouver quelque chose de diff�rent.
OK. Oui, d'accord. Euh...
Mais si t'as raison, Ben,
�a voudrait dire que, depuis le d�but...
il se pourchasse lui-m�me ?
Il aurait tu� le s�nateur ?
Si tout �a s'av�re juste, oui.
Agent Geary.
Oui, salut. J'ai une question � propos d'un dossier.
Il est bleu et, � l'int�rieur, une note dit :
"Ne peut pas �tre Cassius, trop de questions."
Non, c'est un canular.
C'�tait plut�t une imitation grossi�re de Cassius...
Entendu. Je vais l'exclure.
Je vais me chercher un caf�. Je t'en rapporte un ?
Ah non, �a va, merci.
Ah... bon sang !
Vous �tes mon sauveur !
Vous auriez pu vous blesser.
Oui. Je vais...
Ne descendez pas.
D'accord.
Je veux que vous disiez � votre mari
de demander une r�affectation.
Il n'a qu'� dire que c'est trop pour lui, trop pour sa famille,
peu importe. Vous devez juste le convaincre de laisser tomber.
Paul, je ne vois vraiment pas ce que je...
�a devient impossible pour moi de le prot�ger. Cassius est fou,
il s'en rapproche dangereusement.
Il ne m'�coutera jamais.
Aucun de mes arguments ne le fera changer d'avis.
Il va le tuer, Natalie !
Quoi ?
Vous entendez ce que je vous dis ?
Le tuer...
Cassius... a tu� de nombreux hommes
bien plus exp�riment�s que Ben.
Il se moque de vous,
il se moque de votre famille,
et je vous jure qu'il tuera votre mari.
Et sans la moindre h�sitation,
comme �a !
Et �a ne lui fera ni chaud ni froid.
J'ai rassembl� les photos
de tous les meurtres et je les ai plac�es
en ordre chronologique. La ligne rouge indique le moment
o� ses meurtres sont devenus incoh�rents et inexplicables.
- D'accord. - Tout ce que tu dois faire,
c'est �mettre une hypoth�se nulle et la v�rifier.
Si t'arrives pas � la prouver,
�a signifie que ton hypoth�se de d�part est juste.
- Un instant... - Attends, prenons un fait.
Tu crois que Cassius retourne sur les lieux de ses crimes.
- Pas vrai ? - Oui.
On a des photos de tous les meurtres.
Formulons l'hypoth�se selon laquelle
Stephen Hawking est Cassius.
Notre hypoth�se nulle est donc :
Stephen Hawking n'est pas Cassius.
On essaie alors de prouver l'hypoth�se nulle,
soit que le physicien n'est pas Cassius.
Si on le prouve, l'hypoth�se de d�part est fausse.
Si on arrive pas � le prouver,
tout d�pend de la valeur pr�dictive,
on aura fait la preuve statistique
que l'hypoth�se est juste
ou que Stephen Hawking est Cassius.
Ouais.
Je dormais pas, moi, pendant le cours de statistique � Harvard.
Hou ! Le caf� fait dr�lement effet !
J'en ai pour une minute.
"Paul n'est pas Cassius."
"Paul est Cassius."
Nom d'un chien...
Ch�ri...
Salut.
H�... il va bien, mon grand ?
Oui, mais il s'ennuie de toi.
Ah oui ?
Qu'est-ce qui ne va pas, ch�ri ?
Natalie, tu sais que je vous aime
- plus que tout, pas vrai ? - Oui, bien s�r.
Qu'est-ce que c'est que cette question ?
Ben ?
�a va.
Je... je suis juste...
euh... je voulais seulement te pr�venir
que je dois travailler toute la nuit.
Mais ce sera bient�t fini.
D'accord.
Ben...
Oui ?
Tu sais...
- Paul m'a demand�... - Paul ?
Tu... tu as parl� � Paul ?
Il est venu me voir aujourd'hui
et il m'a dit
� quel point cette enqu�te �tait dangereuse et...
Ch�rie...
Ne crois pas un seul mot de ce qu'il te dit, d'accord ?
C'est un vieil homme amer
qui se croit encore au temps de la Guerre froide.
Crois-moi, l'enqu�te touche � sa fin.
- C'est promis ? - Oui. Mais l�,
faut que j'y aille.
Natalie...
Non, c'est rien. � demain.
J'ai fouill� dans la vie de Bozlovski,
comme vous l'avez demand�.
Ce gars-l� est une v�ritable machine � tuer.
N'importe o�, n'importe quand.
Il a tu� avec toutes les armes imaginables.
�a va des fusils de pr�cision comme le M24
jusqu'au vieux clou rouill�.
O� �tait-il en juin 1998 ?
�a dit qu'il a pris l'avion pour Gen�ve, en Suisse,
sous le pseudonyme de Ted O'Leary.
Il y est rest� quatre jours.
O� es-tu ?
C'est pas vrai !
Bozlovski !
Ah, bon sang...
Bozlovski a tu� sa famille.
Donc pendant toutes ces ann�es...
il n'a cherch� qu'� se venger.
- Agent Geary. - O� �tes-vous ?
Vous avez trouv� mon message sur votre pare-brise ?
Je connais la v�rit�.
Vous recherchez Cassius depuis longtemps, pas vrai ?
Oui.
Et je l'ai enfin trouv�...
On dirait bien.
- O� est Paul Shepherdson ? - Aucune id�e.
Tu veux conserver ton petit commerce
ou tu veux que tous les agents du district te tombent dessus ?
J'ai qu'� passer un appel. Alors dis-moi o� il est !
- Allez-y. - Merci.
C'est bon, laissez-le passer !
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
- Vous avez tout vu ? - Ouvrez la barri�re !
Ouvrez cette foutue barri�re tout de suite ! Allez !
J'aurais d� savoir, Paul !
Comment j'ai pu rater �a ?!
Dire que, depuis le d�but,
Cassius �tait juste � c�t� de moi !
D�posez votre arme, Geary !
Et pourquoi je vous ferais confiance ?
- Hein ? - OK.
Vous voulez qu'on parle de confiance ?
Cinq vertical : Cassius.
Soixante-dix horizontal : Yepatb.
�limin� !
Trente-deux vertical : Bixot.
Sorti !
C'est un code sovi�tique vieux de 30 ans.
Vous aviez quel �ge quand votre famille est arriv�e ici ?
� peu pr�s dix ans ?
Dix ans ?
Ils ne vous ont pas laiss� le choix, hein ?
Vous avez �crit une th�se qu'on ne pourrait pas ignorer.
Le FBI vous a tout de suite offert un emploi.
Vous avez �pous� une femme et fond� une vraie famille,
pour que �a ait l'air vrai !
Vous avez toujours men� une double vie.
Vous avez �gorg� le s�nateur parce que...
vous �tiez le grand expert.
Et vous pouviez convaincre les Am�ricains
que Cassius l'avait tu�.
En ouvrant une enqu�te, on for�ait Cassius � se montrer.
On m'a donn� l'ordre de vous tuer...
puis de rentrer � Moscou.
Je prends l'avion ce soir.
Tout seul ?
C'est �a, la vie que vous voulez ?
Cassius...
Cassius va nous �chapper.
H�, �coutez-moi.
Il est bless�, il est coinc�.
Il ne dira rien, il ne se laissera pas faire.
Il ne se laissera pas capturer vivant.
Entendu.
Tenez bon.
Paul...
Merde !
Rentrez � la maison...
voir...
Occupe-toi du bless�.
Ne bougez pas. On va simplement vous examiner.
Est-ce que vous avez mal ?
On a besoin d'une ambulance...
Jetez un coup d'�il
� la montre de Cassius.
La couronne.
C'�tait �a, son arme.
�a explique l'angle des blessures.
On vous attend pr�s du quai num�ro 10.
C'est Bozlovski qui a
la gorge tranch�e.
J'ai entendu un coup de feu.
Quand je me suis retourn�,
j'ai vu Paul s'effondrer.
Mais il avait eu le temps d'enrouler le fil de fer
autour du cou de Cassius.
Cassius a tir� sur Paul.
Oui, l'analyse le prouvera.
Paul aura attrap� Cassius, finalement.
En effet.
Bravo, agent Geary.
Vous devriez peut-�tre fouiller ce navire.
Cassius n'�tait pas ici pour rien.
C'est bon. Partons.
D'accord. Laissez-moi faire le tour pour m'assurer...
Vous deux, vous restez ici.
- Qu'est-ce que c'est ? - �a vient du bateau, monsieur.
Ben !
J'ai une question.
�a vous dirait de venir travailler pour nous ?
Monsieur Highland ?
On a d�j� envoy� quelqu'un.
On s'en reparle.
- Merci, ma grande. - Je vais la refermer.
- Je pense que c'est parfait. - Oui.
Sous-titrage : CNST, Montr�al
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