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Original subtitles

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1 Alors, M. du Lac. Depuis quand êtes-vous mort ?

Je dis que vous le feriez pour 10%.

Pour l'ensemble des travaux ?

Ces hommes vous regardent de haut.

Ne connaissez-vous pas votre valeur ?

Il ne voulait pas me dire comment il a fait.

Ne faites pas ça ici ! Pas avec ma famille

J'aimais mon frère plus que quiconque sur Terre.

Paul ! Paul !

Paul est en enfer à cause de toi.

Aidez-moi, s'il vous plait !

J'ai couché avec le diable.

Sois mon compagnon, Louis.

Synchro par Firefly Traduit par la communauté - www.MY-SUBS.com ~

C'est Vénitien.

Un contemporain de Tintoretto

"Marius de Romanus".

Jamais entendu parler de lui.

Peu de ses travaux subsistent.

M. de Pointe du Lac convoite le rare.

Vous avez entendu ça ?

Je n'arrête pas d'entendre ce son.

Eh bien, le bâtiment oscille un peu,

mais c'est conforme à sa conception, compte tenu de sa hauteur.

On appelle ça le gémissement.

Ça ne perturbera pas votre repas, qui est prêt.

Vous avez toujours travaillé pour lui ?

Asseyez-vous.

Signé un accord de confidentialité ?

Est-ce seulement professionnel ou lui et vous... ?

Je sers un dieu.

C'est un honneur pour moi de servir.

M. de Pointe du Lac vous rejoindra pour le 7e service.

Le 7e ? Attendez, combien y-a-t-il de service ?

Vous me faites grossir pour la fin inévitable ?

Terrine de foie gras de canard, fruits marinés,

bonbon aux pommes rôties.

Le voilà.

Vous avez manqué au moins 3 ou 4 espèces en voie de disparition.

Je veux m'excuser pour mon emportement de tout à l'heure.

Je peux vous assurer, que cela ne se reproduira pas.

La mémoire est un monstre.

Nous oublions, elle non.

Ceci est la session 2, Louis de Pointe du Lac

On peut baisser la musique ?

Ajoblanco.

Pain, amandes concassées, ail, huile d'olive, et sel,

une garniture de raisins verts,

et AB négatif, frais de la ferme.

Bon appétit.

Une partie de moi s'interroge sur la ferme.

Deux vampires entrent dans une église.

C'est là que nous nous étions arrêtés.

La béatitude qui suit l'assassinat d'un prêtre.

La béatitude était simplement une étape dans ma transformation.

la douleur a suivi, une douleur saisissante et implacable,

par laquelle je passerais avant le début de mon apprentissage.

Qu'est-ce qui se passe ?

Ton corps est confus.

Tes poumons sont comme de l'eau, ton coeur, du feu.

Tu as l'impression de mourir,

parce que tu es mourant.

Et puis, il y a les vomissements.

Je reconnais l'hypocrite que je suis,

insistant sur la propreté après avoir abusé

mais une élimination appropriée est la pénitence d'un vampire rassasié.

Et on n'a pas toujours un cimetière bien situé

à proximité, donc...

Nous vivons du sang des vivants.

Bois le sang d'un défunt

et ça t'aspirera vers la mort,

avec ta victime.

Louis.

Voilà l'étincelle.

Le sang de Lestat ricanait en moi,

taquinant mes sens, illuminant le quartier

avec des détails accablants,

comme si j'avais marché ma vie entière comme un homme mort,

et maintenant, mort, je pouvais enfin recevoir

les secrets de l'existence.

Vous étiez bourré, quoi.

Au delà de l'entendement.

Tes oreilles capteront le monde

comme une symphonie insupportable.

Suivez ma voix, un seul souffle.

Tes yeux vont errer, conduits par ta faim.

As-tu faim, Louis ?

Ils étaient tes frères et sœurs,

maintenant ils sont tes inférieurs savoureux.

Un jeune tempranillo, charnu et âcre.

Un Primitivo, des notes de fer, plutôt ordinaire sinon.

Une paire de cabernets vieillis en fût de chêne, épais et moelleux..

♪ Way haul away ♪

- ♪ We'll haul away, Joe ♪ - La chasse est un art.

Tu as le pouvoir de soumettre qui tu veux,

mais parfois la retenue est ton arme la plus puissante.

♪ Way haul away, we'll haul away, Joe ♪

♪ Way haul away, we'll haul away, my Rosie ♪

- ♪ Way haul away ♪ - Lui.

Directement vers la plus jolie fille

de la fête.

J'admire l'esthétique,

mais tu passeras la majorité de ta soirée

à essayer de le séparer de son équipage.

Tu feras la course avec le soleil jusqu'à sa mort,

et quand il sera porté disparu le matin,

tu auras la moitié de la frégate sur le qui-vive, à sa recherche.

Au début, c'est mieux de laisser la nourriture venir à toi.

Tenez.

J'étais un oisillon dans le nid de Lestat...

Pas encore prêt à chasser, mais désireux de se nourrir.

Alors, j'emmène ma fille.

pour regarder les chevaux, euh, des palominos.

Vous savez, ces espèces indiennes qui...

qui courent librement dans l'Ouest, et, je dois dire,

je m'en sors plutôt bien, vous savez ?

C'est un nouveau siècle,

nouveau travail, donc je suis en train d'envisager l'idée

de lui en offrir un,

vous savez, un cheval spécial.

Nous descendons à la foire.

Elle dit, "Papa, pourquoi ce cheval marche-t-il si drôlement ?

Pourquoi son dos tout froissé comme ça ?"

Je lui dis, "Chérie, une fois que le travail

a épuisé un cheval...

c'est ce qui arrive..."

Amusant, leurs incessantes questions à cet âge.

C'est vrai.

Je lui dis, "C'est la nature des choses.

Quelqu'un doit

récolter l'avoine, quelqu'un doit récolter le maïs,

la herse, le motoculteur."

Pourquoi vous êtes là, messieurs ?

Que faites-vous pousser ? Du coton ?

Du sucre.

Du sucre... du sucre.

Attention, mon cher, tu commences à l'effrayer.

Alors, je regarde le visage de ma fille rempli de larmes

et je lui dis, "Maggie,

c'est pourquoi ton père vend des tracteurs."

International Harvester Farmall.

Allez-y, prenez-la. Ça pourrait être utile.

Donc

Je parle des moteurs à essence,

une bête de somme à pignon ouvert.

C'est chic, chez vous.

Pour être clair ici, messieurs, nous...

nous sommes ici pour parler d'équipements agricoles.

- N'est-ce pas ? - Mm.

Et un tracteur customisé, vous savez,

va non seulement augmenter votre récolte,

mais ça va empêcher les larmes de vos enfants.

Oh, merci.

Vous, euh, sur votre manche...

Quand tu veux, Louis.

Je le savais. Je savais que vous...

C'est quoi ce bordel ?

Le cou. Mords le cou, Louis.

Non...

Non, ne mords pas le sang.

Tu le suces.

Oui, c'est mieux.

Bien.

Pour notre prochain tapis, je pense à du persan.

Arabesque peut-être.

Il faut trouver un moyen plus efficace pour se débarrasser des déchets.

La première fois est la plus difficile.

Bientôt ce sera naturel.

Tu finiras par apprécier, ses variations, ses petites surprises.

Je... dois rentrer à la maison.

C'est ta maison maintenant, Louis. Respire.

Je dois récupérer l'argent des piaules.

J'ai tout l'argent qu'il nous faut. Respire.

Je dois aller voir Grace et Paul.

- Oh, mon cher. - Tu ne m'entends pas, putain !

Je dois rentrer à la maison.

Tu vas trouver ça très compliqué.

C'est quoi ce bordel ?

Hé, là.

C'est prélevé sur mon salaire.

Seigneur Jésus !

Laisse-moi entrer !

Laisse-moi entrer, bon sang !

Ouvre cette putain de porte !

Le soleil donne la vie à tout sauf à nous.

J'aurais dû te l'apprendre.

La vie d'un vampire a ses défis

et ses récompenses...

... mais la Nouvelle-Orléans, avec sa musique, sa culture,

sa cuisine, ses chantiers navals, ses congressistes,

les touristes en quête de sensations fortes loin de chez eux,

l'attitude de laisser-faire de la police locale

oh, oui...

... le cadre parfait pour une maison de vampires...

... une romance de vampires.

Je ne dormirai pas là-dedans.

Tu auras le tien bien assez tôt.

Tu as eu une longue vie, Louis,

et une si extraordinaire à venir.

Repose-toi.

C'est bon.

Tu peux être au-dessus.

Une sacrée cuite.

Il a précipité tête baissée la découverte

comme si c'était quelque chose à mettre derrière nous.

Mort, renaissance, coming out, homicide,

Trop de première fois pour une seule nuit.

Coming out ?

Vous avez volé son père à une fille, peut-être un poney de compagnie.

Quel rôle joue la sexualité là-dedans ?

C'est une question compliquée, Daniel,

et nous ne devrions pas l'associer avec la mort du vendeur.

Faites-moi plaisir.

Pour satisfaire votre fixation, être transformé par Lestat,

être désiré par lui, coucher avec lui

était une sorte d'ouverture à cette partie de ma nature.

À la honte des théoriciens queer du monde entier.

Je suis entré dans ce cercueil de mon plein gré.

Dans le calme de l'obscurité,

nous étions égaux.

Maître blanc, élève noir, mais égaux dans le calme de l'obscurité.

La provocation.

Est-ce l'outil principal avec lequel on repart

après avoir téléchargé vos cours sur Internet ?

Lapin, trois façons, et Vulpes rueppellii,

ou renard des sables de Ruppell.

Revenons au vendeur pour une seconde.

Il est clair que vous étiez hanté par lui, le...

Le goût de son sang au fond de votre gorge,

dans vos gencives.

Laissez-moi vous demander, Daniel,

est-ce que vous contemplez la vie du lapin avant de le couper ?

Ou est-ce que vous coupez simplement ?

Les vampires sont des tueurs,

des prédateurs supérieurs dont les yeux perçants

sont faits pour leur procurer du détachement,

la capacité de voir une vie humaine dans son intégralité,

pas avec un chagrin mièvre,

mais avec l'excitante satisfaction

d'être la fin de cette vie

et d'avoir une part dans le plan divin.

Ne vous attendez pas à ce que tous les lecteurs avalent ça.

C'est le but.

Notre livre doit être un avertissement autant que possible.

C'était le bon questionnement.

J'étais hanté par le vendeur, et en tant que vampire naissant

je n'ai pas facilement accepté de tuer.

Quand j'ai commencé à apprendre l'anglais, je l'abhorrais.

Chaque mot ressemblait à une poignée de porte qui tombait de ma bouche.

Un chapeau est un hat, une étoile était une star.

Tuer des gens n'est pas une seconde langue.

Mais quand j'ai commencé à rêver en anglais,

c'est à ce moment-là que je l'ai embrassée.

Et maintenant, je dois remercier les consonnes anglaises

pour cette étonnante mâchoire.

Ce sont des cauchemars que je fais, Lestat, pas des rêves.

Finn, comment va ton bras ?

Il guérit correctement ?

Il va peut-être te falloir un vrai docteur, mon ami.

Mon bras va bien.

Fais-moi savoir si tu as besoin d'un médecin.

Il y a quelque chose, M. du Lac.

La nouvelle maison de jeu que vous réparez pour l'édile,

j'aimerai la gérer.

Je suis bon avec les gens, et je suis bon avec les chiffres.

Je vais en parler à Fenwick.

Merci beaucoup.

Il ment, tu sais.

Il pensera que je suis un comptable.

Non, il veut le poste pour pouvoir te voler.

Surfacturer les boissons et les femmes...

pas assez pour que tu le remarques, mais assez pour qu'il en fasse

un "bon extra", comme il dit.

Et tu sais ça parce que tu es entré dans sa tête à l'instant ?

Les vampires peuvent lire dans les pensées, mon cher.

Bien sûr.

Et tu comptes garder ça pour toi pendant longtemps ?

Tu vas m'obliger à supplier ?

On pourrait croire que lire dans les pensées

est un don très utile, mais, en réalité, c'est assez banal.

J'oublie que je peux le faire la plupart du temps.

C'est vrai ?

Toute pensée humaine se résume à trois choses

"Je veux de la nourriture", "Je veux du sexe", "Je veux rentrer chez moi".

Tu vois cet homme juste là ?

Je veux que tu enlèves chaque son

jusqu'à ce que tu trouves les battements de son cœur.

Maintenant, garde les battements.

Tu entends ses poumons qui se vident et se remplissent d'air ?

Son esprit est juste un autre son de son corps.

Un jour et demi depuis mon dernier repas.

L'Église dit : "Priez pour cela".

Le Seigneur ne peut pas me donner de la nourriture.

"Je veux de la nourriture". On y va ?

Ce n'est pas tromper, avec une femme

parce que je ne peux pas être enceinte.

"Je veux du sexe".

Je vais quitter cette ville et devenir quelqu'un.

- Ce n'est pas... - Donne-lui un moment.

Ou je vais juste rentrer chez moi.

Voilà.

Attends. J'ai vu un petit flash de sa maison à l'instant.

Oui.

Tu verras, tes pouvoirs augmentent,

tu peux voir leurs pensées, c'est presque comme un court-métrage.

Des spectacles d'images ternes et monotones.

C'est un cadeau distrayant, les songeries mesquines de la viande.

Concentre-toi sur moi alors.

À quoi je pense, maintenant ?

Tu devras me le dire toi-même.

Un sacrifice est fait quand le sombre cadeau est partagé.

Tu ne peux plus lire dans mes pensées ?

Les architectes de notre création veulent nous humilier.

Nous sommes à la merci de la discrétion de l'autre

Tout comme la viande.

Tu n'es plus l'un d'entre eux, débutant.

Tu cours après les fantômes de ton ancien toi.

Je vais t'en débarrasser.

Mon refus de me séparer de l'humanité

était une lutte constante dans mon existence vampirique.

Je pensais qu'il était essentiel de maintenir des liens.

Mais ça devenait de plus en plus difficile.

Le rideau se lève à 8 heures.

Nous ne resterons qu'une heure.

On sera en retard, et nous manquerons l'entrée de Nora

avec le sapin de Noël.

Tu ne vas rien manquer.

Regarde ce que le vent a apporté.

Mama.

Tu te souviens de Lestat.

Madame de Pointe du Lac,

Merci pour l'invitation.

Je ne me souviens pas l'avoir invité mais s'il vous plaît,

passez un bon moment malgré votre costume trop élégant.

Je vois que vous avez un groupe de banjo dans votre cour d'entrée.

Madame.

Louis.

Etait-ce nécessaire ?

Tu déménages à 800 mètres

et tu ne viens pas voir ta famille pendant une demi-saison.

Ne reviens pas fragile, fils.

Je n'ai pas entendu frapper à ma porte.

C'est à 800 mètres dans les deux sens, maman.

Regarde ses ongles.

Il se fait faire les ongles.

Et les lunettes ?

Une certaine mode que certains hommes comme lui aiment

Seigneur.

L'ophtalmologue dit que je dois les porter à partir de maintenant.

Des yeux sensibles.

Tu as vu Grace ?

Vous avez vu mon alligator, madame ?

Je dois l'avoir perdu

près du bol à punch.

Oh, ça fait trop longtemps.

Je sais, je sais.

Attends.

Bon sang.

Tu vas faire de moi un oncle ?

- Qui te l'a dit ? - Personne.

- C'était Levi. - J'ai deviné par l'apparence...

- Ça ne fait pas assez longtemps. - ... de ton visage.

- Il ne devait le dire à personne. - Et...

- Et quoi ? - Et...

- Et quoi ?

Ce sera des jumeaux.

Tu es un charlatan maintenant ?

Tu m'as manqué, Louis.

Oui.

Tu m'écoutes ?

Regarde-moi, Louis.

Enlève tes lunettes et regarde ta petite sœur.

Ne fais pas ça. Rends-les moi.

Tes yeux...

comme un vitrail d'église.

Les mêmes yeux, le même moi.

Tu es différent.

Mieux, je dirais.

Tu te caches à nouveau aussi longtemps

et je te traquerai et je te giflerai à revers.

J'ai quelque chose pour toi.

Oh, non, Louis.

Qu'est-ce ? Je n'ai pas besoin de ton argent.

C'est pas pour toi, c'est pour les bébés.

Arrête avec "les bébés".

Un seul suffira.

Il y en a deux.

Bien.

Ce sera utile, alors.

Levi n'est pas l'homme d'affaires que tu es.

Alors, comment ça se passe dans le district ?

Bien, sûrement, si c'est un supplément.

Je sais que c'est difficile de le voir maintenant,

mais M. Fenwick aura

la maison de passe la plus rentable

de ce côté de Basin Street.

L'édile le pense certainement,

mais alors vous devez vous demander pourquoi il m'a envoyé.

Nouvelle entreprise, nouvel associé.

Non, monsieur, M. Carlo, je ferais la même chose.

Tu as ton propre avocat, n'est-ce pas, garçon ?

Non, monsieur.

Mais moi, je ne suis pas un édile, n'est-ce pas ?

Non, vous êtes son associé.

Ces balcons, ils doivent être uniquement décoratifs.

Les lois de construction ne les autorisent pas pour les entreprises.

Seulement si on appelle ça un balcon.

Comment vous appelez ça ?

Une sortie de secours.

C'est malin, mon garçon.

C'est très malin.

Bien.

Douze salles, une bonne acoustique pour les musiciens.

C'est bon pour ceux qui attendent.

Le mieux est de noyer les affaires derrière les murs.

Oui.

Oh, mais vous avez du plomb dans la cervelle,

n'est-ce pas ?

Je sais que certaines finitions semblent lourdes à porter,

mais le nom de l'édile est en jeu,

donc chaque détail doit crier "exclusivité"

Vous êtes brillant et travailleur, hein ?

Je suppose que vous supervisez toutes étapes de la construction ?

Oui, monsieur.

Une sortie de secours.

Maintenant, je dois dire, j'avais des doutes, mais

vous avez vraiment mérité vos 15%.

Vous êtes vraiment un Nègre exceptionnel.

Merci, monsieur.

"Sortie de secours".

- "Nègre d'exception". - Ah, oui.

"Merci, monsieur."

C'était l'appel et la réponse de ma vie entière.

Je les avais laissés me parler comme ça depuis si longtemps

que j'avais arrêté de l'entendre.

"Oui, monsieur".

"Bien sûr, monsieur."

Sujet, verbe, accord, "monsieur".

Sourie, acquiesce, "oui, monsieur".

Ils venaient tous du même organe à l'intérieur de moi.

un organe inconnu de la science à l'époque.

Quel scientifique chercherait un organe qu'on ne trouve que

chez les hommes noirs qui utilisent leur faiblesse pour s'élever ?

Mais je n'étais plus un homme.

J'étais quelque chose d'autre.

J'avais des pouvoirs maintenant et des décennies de rage à gérer,

et c'était à la fois aléatoire et malheureux,

que cet homme ait choisi cette nuit-là pour me chercher.

Si ce n'avait été lui, ça aurait été le suivant.

Louis, mon garçon, j...

C'était l'envoyé de ton associé !

- J'avais faim. - À un jet de pierre

de votre lieu de travail.

- À quoi tu pensais ? - Il m'a manqué de respect.

Comment a-t-il fait ça ?

Il m'a dit que j'avais fait du bon travail.

Tu es une encyclopédie de confusion.

Il y a des choses...

que tu ne comprends pas sur l'Amérique, Lestat.

Oui, reprenons cette conversation.

Colorés, blancs.

Créole, français.

Queer, demi-queer, principalement queer, qu'est-ce que c'est ?

Non-discriminant.

Une situation compliquée

que nous avons là.

Deux curés

disparaissent, les gens disent, "Bien.

Probablement des pédophiles".

Mais ça, c'était un homme important en ville.

La police va le rechercher, débutant.

D'où cette bête, hein ?

Non, tu dois te retenir, débutant !

Arrête d'utiliser ce mot tout de suite,

on dirait "esclave".

- Ne le dis pas. - Eh bien, c'est ce

à quoi ça ressemble.

C'est ce que je ressens parfois.

Et le carrousel tourne à nouveau.

Va te faire foutre.

Je n'aime pas m'endormir en colère.

Pour information, si quelqu'un t'avait manqué de respect,

je l'aurais tué moi-même.

Qu'est-ce que je peux faire pour me faire pardonner ?

Je veux acheter le Fair Play Saloon.

C'est ambitieux.

Si tu ne veux pas aider, je le ferai moi-même.

Ridicule de ta part de mélanger les affaires des humains et des vampires.

Ça finit toujours mal.

Mais comment puis-je t'arrêter ?

Comment pourrais-je te dire non ?

Signez ici et ici et ici.

Eh bien, je ne vois pas la clause dans ce document

où je continue à manger, boire, et forniquer

à l'œil.

Louis ?

Vous avez ma parole, et ma parole est plus épaisse que le papier...

- Mm. - ... Tom.

C'était un grand et tendre geste de la part de Lestat.

C'est une très grande échelle que vous grimpez, M. du Lac.

J'étais maintenant le propriétaire

du club le plus brillant du district.

Mon club, mes règles.

J'ai ouvert les portes à tous ceux avec de l'argent à dépenser.

J'ai mieux payé le personnel, mieux payé le groupe,

tout en aidant ceux qui avaient été avec moi

dans le quartier à s'améliorer.

- Miss Williams. - M. Du Lac.

Et c'était un source d'orgueil inutile

que de rembourser chaque centime que j'avais emprunté à Lestat.

C'était tout ce que j'avais jamais voulu ou souhaité.

Et pour couronner le tout on y trouvais des proies.

Les gars, vous savez où je peux trouver le Fair Play Saloon ?

Vous avez environ cinq ans de retard.

Combien de temps restez-vous en ville ?

Oui, je suis juste...

De 1912 à 1917,

J'ai gagné une montagne d'argent,

assez pour prendre ma retraite et être enterré comme un pharaon.

Mais dans mes fonctions principales d'exécuteur testamentaire,

j'avais été bien négligent.

Nous l'avons appelé Benjamin.

Benny.

Tu as vu les jumeaux, au moins ?

- Non, madame. - "Madame" ?

Tu me trouves si vieille ?

Non, je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer

d'autres membres de la famille.

J'ai été occupé par le travail, et, tu sais...

Lui ?

Tu connais ma situation.

Comment ça se passe avec...

C'est toujours Lestat ?

Oui, c'est Lestat.

Il reste du gumbo sur le fourneau.

Il était très bon ce soir.

Je vais t'en préparer.

Ça va.

Tiens ton neveu.

Lui, c'est le calme.

Les deux autres...

les jumeaux ?

Que le seigneur nous aide.

Et voilà.

Encore chaud.

Alors ?

Non, tiens.

Tu as l'air d'aller bien.

Tu devrais rester dormir.

Maman serait ravie de te voir.

Voyons s'il se rendort, voyons.

Chérie, les jumeaux de nouveaux !

- Grace ! - Bon.

Je vais vite voir ce qu'il y a.

Oh, non, je...

Je ne tue plus.

Ma dernière victime date de l'année 2000.

Le bug de l'an 2000 ?

Je veux que nos lecteurs le comprennent.

D'accord.

Vous avez mangé le bébé ?

Je suis maître de mes instincts.

Et qu'en est-il des autres ?

Ils ont maîtrisé les leurs ?

Tout le contraire.

La plupart sont esclaves du sang,

épuisés de se cacher depuis des décennies, des siècles,

avides d'augmenter en nombre.

Deux questions...

avez-vous mangé le bébé ?

Et la pandémie est-elle l'occasion qu'ils espéraient ?

La pandémie, le délitement des bases géopolitiques.

Comment le savez-vous ?

Vous discutez sur 8chan ?

Je les entends.

Nos pensés peuvent parcourir des milliers de miles

l'une vers l'autre.

Je peux me tenir sur mon balcon, fermer les yeux,

et leurs intrigues m'arrivent à toute vitesse.

L'un d'eux, une brute de Madagascar,

a nommé cela "la grande conversion".

La grande conversion ?

Eh bien, bonne chance, car la plupart des gens aiment

faire une partie de ballon l'après-midi,

ou aller à la plage, peut-être,

prendre le soleil.

Oui.

Que ferait un accro à la méthamphétamine,

fils de mineur de Virginie-Occidentale, de la vie éternelle ?

Avez-vous mangé le bébé ?

Ou le jeune Arabe dont la famille a été éliminée...

- Vous l'avez mangé ? - ... par un drone de l'ouest ?

Vous avez sans doute raison.

- Bonjour, Damek. - Bonjour.

Il est américain, Damek.

Vous aimez Dubaï ?

Je n'ai pas eu le temps de faire du tourisme.

Allez à Kite Beach.

C'est bien.

Des cerfs-volants.

Merci, Damek.

À bientôt.

Je vous disais, je ne tue plus.

Vous avez peut-être un problème de boisson.

Rashid !

Le bébé.

Benny ? Benny !

Je le tenais dans mes bras...

et j'étais près de le tailler en pièces.

Je ne pourrai jamais le contrôler.

Tu sautes des repas, ces temps-ci.

Ne crois pas que je n'ai pas vu.

C'était mon neveu.

Tu dois arrêter de les voir, Louis.

Ils vont avoir peur de toi, si ce n'est pas déjà le cas.

Je ne peux pas.

C'est un rite de passage pour nous tous.

Si tu aimes ta famille, comme je sais que c'est le cas,

épargne-lui la grande douleur que tu lui causes.

Je n'aurai jamais ma propre famille, n'est-ce pas ?

Pas de fils, pas de filles.

Je suis ta famille, Louis.

Tu devrais me jeter dans l'incinérateur

et en faire un autre.

Quel gâchis ce serait.

J'ai parcouru deux siècles cette Terre et je peux dire

que tu n'as pas de jumeau.

Personne d'aussi furieux, aussi têtu, aussi peu arrangeant,

- aussi exaspérant... - Ça a bien l'air nul.

aussi tendre, dévoué, prévenant,

aussi imparfaitement parfait que tu l'es devenu.

Tu es une exaltation à chaque crépuscule, Saint Louis,

et je ne voudrais pas qu'il en soit autrement.

Voici une idée : prenons des vacances.

Que dirais-tu de Rome ?

Rome ? En Italie ?

Tu préfèrerais Rome au Wisconsin ?

Je peux pas tout laisser et partir à Rome.

J'ai un commerce à tenir.

Laisse L'Azalée entre les mains capables de Miss Bricktop

et suis la voie Appienne.

Comment traverser l'Atlantique avec des cercueils ?

C'est un désagrément, mais pas impossible, de toute évidence.

Comment les transporter du bateau au train à la voiture ?

Les changements peuvent être contraignants, je te l'accorde.

On peut peut-être engager un bagagiste sourd et aveugle

et le tuer quand on arrive à l'hôtel.

L'Inghilterra, je pense.

Imagine-nous chasser entre le Caffe Greco

et l'Escalier de la Trinité-des-Monts.

Mais tu as raison. Dommage.

Nous devrons nous contenter que Rome vienne à nous.

Oh, un autre opéra.

Pas un autre opéra.

"Don Pasquale", le chef-d’œuvre comique de Donizetti.

Je le connaissais, j'ai vu la première

à la salle Ventadour il y a 73 ans

et je m'en souviens comme si c'était hier.

J'ai failli manger mon neveu.

C'est les débuts de la soprano américaine Sofia Consoli,

la 5e étape sur 22 dans sa tournée,

l'orchestre devrait être en grande forme.

J'ai une loge privée, et j'ai fait faire des smokings.

J'ai négligé notre romance.

Et un élève persévérant mérite une récompense divine.

Il avait du charisme pour moi, ces premières années, Lestat.

Prodigieusement charmant, occasionnellement attentionné.

Il était mon meurtrier, mon guide, mon amant et mon créateur...

tout cela en même temps.

Il ne m'a pas choisi pour que je sois son paillasson.

Mon indocilité lui plaisait,

mais il y avait certainement

une sorte d'adoration de mon côté.

La terre sous mes pieds se faisait liquide.

Le statut dont je jouissais à Storyville

n'allait pas jusqu'aux gestionnaires et parrains

du French Opéra House au carrefour de Bourbon et Toulouse.

Nous fîmes comme toujours pour y éviter les conflits.

Je me faisais passer pour son valet, marchant un pas derrière lui,

prenant son manteau une fois à nos sièges,

restant debout au fond de la loge

jusqu'à ce qu'on baisse les lumières, et ne m'asseyant à côté de lui

qu'une fois l'ouverture entamée.

Et, à nouveau...

il savait user de son charme.

Alors que j'étais assis là, essayant de pratiquer la retenue,

bouillonnant dans mon indignation...

Lestat sut se saisir de cette occasion pour me désarmer.

Il y a une chose, sur le fait d'être un vampire,

que je crains par-dessus tout...

c'est la solitude.

Tu n'imagines pas ce vide...

qui s'étire, une décennie suivant l'autre.

Tu m'évites de ressentir cela, Louis.

Nous devons rester ensemble, faire attention,

et ne jamais nous quitter.

Combien y en a-t-il ?

Il ne peut pas y avoir que nous.

Combien de vampires ?

Pas beaucoup, j'en ai peur.

Peut-être 100.

101.

La production itinérante de "Don Pasquale"

n'était pas de qualité,

mais la soprano fut tout ce que Lestat avait promis.

Et pour ce qui est de la musique,

Lestat séparait l'homme de la nourriture.

La musique transperçait son âme damnée.

Et tout humain participant à sa création

existait pour lui à un niveau élevé.

J'étais ému de voir que lui aussi avait ses attachements humains.

Et il cette femme semblait chanter pour nous,

exprimant un amour difficile

que nous-mêmes avions souvent du mal à communiquer.

Toutefois, un problème

menaçait de faire éclater la bulle de nos vacances italiennes :

Le ténor qui jouait Ernesto.

En étant gentil, il n'évoluait pas

dans la stratosphère musicale de la soprano...

... et Lestat était contrarié.

Je ne comprends pas comment quelqu'un comme ça

peut faire de la scène.

Je sais que c'est une compagnie indépendante,

mais doivent-ils chercher leurs talents sur le bord des routes ?

Il n'arrangeait rien que la majorité du public

ne semblait rien remarquer.

Ainsi le mépris de Lestat oscillait entre le ténor

et les balourds incultes du parterre.

Le rideau tomba comme une guillotine,

et Lestat sauta sur ses pieds, jouant l'appréciation,

ce qui ne pouvait signifier qu'une seule chose...

la chasse était lancée.

Je me tenais là, tentant d'oublier ma complicité,

alors que les verres circulaient et les fausses éloges

coulaient à flot.

Et je fus surpris lorsqu'une vague de nausée me submergea.

Voilà que j'étais son élève depuis six ans,

et rien n'avait changé depuis le vendeur de tracteurs.

Ce pauvre homme était le fils de quelqu'un,

le frère de quelqu'un,

et il allait être massacré.

Pour quoi ?

Une note déplaisante ?

C'est faux.

Il ouvrit la partition devant le ténor

et chanta l'air comme il devait l'être.

Et on voyait tous les doutes que le jeune homme avait

sur son art,

sur lui-même, exposés sur son visage plaisant qui acquiesçait.

Lestat lui a enlevé toute une vie de confiance, de joies,

en moins d'une demi-heure.

Ainsi, plus aucun de tes sons ne polluera ce monde.

Pourquoi tu fais ça, Lestat ?

J'aime le faire. Cela m'amuse.

Eh bien, moi pas.

Tu n'as pas à l'humilier.

Tu n'es pas forcé d'apprécier !

Tue-les rapidement s'il le faut, mais fais-le !

Accepte ce que tu es !

Tu es un tueur, Louis !

Venez, mon cher,

venez mourir sur le sofa.

J'étais dans le déni.

Car pour donner la mort,

Lestat était un artiste.

Il avait délicatement entaillé l'homme, qui ne pouvait plus appeler à l'aide,

et sa mort était ainsi lente, méditative.

Et, y assistant, j'ai ressenti un poids.

J'écoutai ses pensées, alors que Lestat buvait,

et cette fois, elles venaient en images.

Je pouvais voir sa vie telle qu'il s'en souvenait.

Les scènes d'une enfance italienne...

le cortège pascal dans un village de montagne,

une après-midi en mer avec son père,

observant les bateaux des pêcheurs

encerclant lentement un banc de thons.

Une histoire de morceau de pain mouillé dans sa poche.

Si tu m'écoutais, si tu te soumettais enfin à ta nature,

tu serais comblé, Louis, rempli de tout ce qu'est la vie.

Tu verrais la mort dans toute sa splendeur,

la vie comme elle n'apparaît que sur le point même de mourir.

De toutes les créatures, toi seul

peut contempler la mort avec autant d'impunité.

Toi seul, sous la lune montante...

peut frapper telle la main de dieu.

Et je le dis pour la troisième et dernière fois...

il avait un charme convainquant.

Et j'étais encore largement sous son influence.

Nous avons vidé le ténor de son sang durant des heures, cette nuit-là.

Lestat, complètement fasciné.

Moi, faisant semblant de l'être.

Craignant de décevoir.

Lestat avait tort.

Je n'aurais jamais été doué.

Je n'aurais jamais pu savourer cet arrière-goût.

J'étais un assistant rempli de honte,

un tueur maladroit, un vampire raté.

J'essaie de manger un plat humain une fois par semaine

pour maintenir le lien.

Il y avait une remarque désinvolte sur ce dessert dans vos mémoires.

J'espère que cela ne vous gêne pas.

Quel goût a-t-il pour vous ?

Le goût de presque toute nourriture humaine...

de colle,

de craie,

de savon.

J'ai pris ce dessert après avoir demandé ma première femme en mariage,

après avoir pu oser le faire.

Nous étions à Paris.

Un petit café de la rue Servandoni,

tout en haut de Saint-Sulpice.

Je connais. C'est une belle rue.

Alice...

la moitié de son sourcil était blond, comme croisé.

Elle la teignait toujours en brun.

J'aimais quand elle n'y touchait pas.

Synchro par Firefly Traduit par la communauté www.MY-SUBS.com ~

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