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Original subtitles

Mais comment pouvait-il les baptiser ?

C'est juste une rivière ordinaire.

Il n'y a que les Juifs qui peuvent se baptiser

dans une rivière ordinaire, sale et puante.

Bienvenue à Sobibor!

Bienvenue dans votre nouvelle vie !

Maintenant, c'est votre maison !

Bienvenue à Sobibor!

Bienvenue dans votre nouvelle vie !

Maintenant, c'est votre maison !

Je me demande si on nous sépare pour longtemps.

Comment ça va se passer ?

Pour trois journées entières !

C'est à cause de leur ordre allemand.

Ils sont fous de l'ordre.

Pouvons-nous faire confiance aux Allemands ?

Tu paniques de nouveau !

Quel nerveux de compagnon que j'ai !

Jacob, nous allons travailler comme d'habitude.

Et nous sommes immortels.

Pourquoi Ça 7

Parce que nous sommes bijoutiers.

Et l'or est plus fort que la mort.

Vous aurez vos valises plus tard.

Tout sera bien gardé.

Ne vous en faites pas.

Je ne m'en fais pas. Merci.

Bienvenue au camp de Sobibor.

Ici vous pourrez travailler en bonne conscience et vivre en dignité

en attendant votre transfert vers les zones libérées par le Reich.

Ne vous en faites pas.

La séparation des hommes et des femmes est temporaire.

Pour des raisons d'hygiène, il faut prendre une douche.

C'est pour éviter une épidémie de typhus.

C'est un peu ennuyeux, mais bien en ordre.

Et puis, tout le monde va se rencontrer.

Gardez vos reçus pour trouver facilement vos bagages

et vous installer dans les maisons.

Acceptez n'importe quel travail.

Pourquoi ?

Pour garder la vie.

Y a-t-il des artisans parmi vous ?

Cordonniers, charpentiers,

forgerons,

selliers, couseuses, tailleuses ?

Bijoutiers ?

Je suis bijoutier!

Et lui aussi, il est mon compagnon.

Bijoutiers ?

Je suis bijoutier.

Voici, la bague,

je l'ai faite.

C'est l'alliance de ma femme.

Parfait. On trouvera du travail pour les bijoutiers.

Qu'est-ce que je t'ai dit? Reste à côté de moi, Jacob !

Couseuses,

tailleuses !

Suivez la procédure.

Il vous faut vous déshabiller complètement.

Les femmes vont prendre une douche en premier.

Je viens avec toi. Maman, papa, allez sans nous.

Je veux rester avec Shlomo.

Rivka, maman et papa vont être fâchés.

Je te ferai de belles boucles et je te les apporterai demain.

Des petites, aux pierres bleues.

Je ne veux pas de pierres bleues, je veux des rouges !

Rivka,

ton frère doit se préparer.

Ce n'est pas pour longtemps.

On lui a confié un travail.

C'est très important.

Ne gratte pas ton bouton, sinon il y aura une trace!

Demain, je vais y mettre de la térébenthine.

Maman !

À demain matin, mon fils !

La douche, enfin !

Oui, deux jours de route sans douche, c'est terrible !

Enlevez-les plus vite !

Passez, passez !

Gardez l'enfant près de vous.

Arrête. Vas-y !

Wagner!

Quoi ?

Qu'en penses-tu ?

Cela l'excite ou rien ne marche plus pour lui ?

Ils sont venus ici du camp de Minsk.

Ils ont essayé de fuir, mais ils ont échoué.

C'est étrange qu'on ne les ait pas tués.

Jetez le Russe dehors !

Pourquoi tu nous racontes tout ça ?

Je fais connaissance.

Nous sommes des gens paisibles, des artisans.

Nous sommes en vie parce que nous suivons les règles.

Tu es un provocateur.

Et si nous te dénonçons ?

Pourquoi on ne t'a pas fusillé à Minsk ?

Mes frères pensent que tu n'es pas juif.

Assez.

Regarde.

Je suis circoncis comme vous.

Je suis juif comme vous.

C'est un drôle de réseau clandestin qu'ils ont ici.

Ils tremblent et prient.

Lâches.

Comme du bétail marchant à l'abattoir. Lâches!

Youtres !

Sasha, partons sans eux.

Je vais ronger ce barbelé avec mes dents.

- Et on te mitraille de la tour. - Parle pas de malheur!

Alors, Sasha, que décidons-nous ?

Nous sommes ici depuis deux jours seulement et eux depuis longtemps.

Ils savent tout sur le camp et les alentours.

Ça ira. On va les convaincre.

On y va.

Maman n'a vu des choses pareilles que dans les vitrines.

Tu imagines ?

Nous n'osions même pas approcher

en craignant de casser quelque chose.

Et je me suis promis que j'offrirai à maman

tous les trésors du monde !

Et alors ? L'as-tu fait ?

Non, je ne l'ai pas fait.

Je ne pouvais que regarder et admirer.

Mais maintenant, je vais me rattraper !

Les Juifs en ont plein !

Mais, comme on dit,

tu n'emporteras pas une obole dans l'autre monde.

Ce n'est plus aux Juifs.

C'est au Reich allemand, maintenant.

Ne gâche pas, Wagner.

Cela ira bien à mes mains aristocratiques.

Aristocratiques ? Toi ? Depuis quand ?

Tu as travaillé au chantier avec mon frère.

Wolff, c'est pour toi !

Cela sera parfait pour toi !

Regarde, Beckmann !

Tu as l'air chic!

Un joli Juif!

Veuillez passer au troisième camp.

Prenez une douche, s'il vous plaît, pour désinfection.

Je suis bijoutier.

Voici, la bague.

Je l'ai faite.

C'est l'alliance de ma femme.

Bien. Je ferai une exposition après la guerre.

Vous allez mourir de jalousie.

Vous n'avez pas le droit de sortir.

Pas après l'extinction des feux.

Je ne suis pas sorti. Tu l'as rêvé.

Je vous ai vu sortir de la baraque, Sasha.

Vous manigancez de nouveau quelque chose ?

Non.

Pourquoi vous...

Pourquoi vous tentez le diable ?

Essayez d'oublier Minsk.

Minsk...

Ce n'était pas votre faute.

Mais vous êtes vivant.

Ne voulez-vous pas vivre ?

Non.

Non, Lyuka. Pas comme ça.

Personne ne veut vivre comme ça.

Personne.

Mais il faut supporter.

Supporter et espérer.

C'est impossible de s'évader du camp.

Vous avez été prévenus, messieurs les Juifs.

Que tout le monde le sache : ceux qui fuiront mourront.

Et des innocents vont payer de leur vie pour eux.

C'était comme ça, et ça sera toujours comme ça.

Donc, surveillez les autres attentivement

et rapportez toute activité suspecte à vos kapos,

messieurs les Juifs !

Et maintenant, on va fusiller chaque dixième d'entre vous.

C'est dur, mais c'est juste.

À genoux, s'il vous plaît !

Un, deux, trois, quatre, cinq,

six, sept, huit, neuf, dix.

Gustav, pas de précipitation ! Tu perds le rythme.

Que faites-vous, Juifs ?

Vous méritez votre destin !

Couche-toi.

Les cendres de vos parents vous volent au visage.

Et vous les avalez ?

Soyez maudits !

Vous mentez. Ma sœur est vivante.

Je lui ai fait des boucles d'oreilles

avec des pierres rouges.

Mon papa est vivant.

Les Allemands m'ont promis !

Et les Allemands sont fidèles à leur parole.

Soyez maudits !

Soyez tous maudits !

Soyez tous maudits !

Couche-toi, fils de pute !

Soyez tous maudits ! Soyez tous maudits !

Je viens avec toi. Maman, papa, allez sans nous.

Je veux rester avec Shlomo.

Rivka, maman et papa vont être fâchés.

Je te ferai de belles boucles et je te les apporterai demain.

Des petites, avec des pierres bleues.

Je ne veux pas de pierres bleues, je veux des rouges !

Oui, nous avons un comité. Tu as bien deviné.

Nous avons besoin d'un commandant avec une expérience militaire.

Nous avions un Hollandais, Joseph Jacobs,

un officier naval, un mec courageux.

La préparation avançait, Joseph la dirigeait,

mais kapo Berliner l'a flairé et l'a dénoncé.

Ils ont torturé le Hollandais pendant deux jours,

mais il ne nous a pas trahis.

Les Allemands ont fusillé 76 personnes.

Et mes Juifs ont complètement perdu courage.

Combien de reçus ton comité a donnés aux gens à la gare ?

En leur promettant que tout irait bien ?

Nous essayons de survivre

POU!' NOUS venger.

Vous essayez de survivre tout court.

Un Reich, un Führer!

Haim.

Quelque chose d'intéressant?

Je n'ai pas encore vu les boutons de manchettes que vous vouliez.

Parce que tu cherches mal !

Parce que tu es paresseux !

Tu es très paresseux !

Est-ce que tu penses que j'aime te frapper ?

C'est ce que j'ai trouvé.

Ce sont des articles du train de Paris.

Oh là là.

Cela vient d'un banquier probablement.

Wagner va pisser de jalousie.

Est-ce que Wagner a quelque chose de pareil ?

Je n'en ai jamais vu de pareil.

Du cuir cher. Maison Chanel.

Quel arôme !

As-tu jamais entendu parler du cuir qui sente les fleurs ?

Il sent très bon.

Bon, je dois te récompenser pour ton travail bien fait.

Du Cognac français !

Aujourd'hui, tout est français, et c'est pas de la piquette !

Bois.

Je suis juif... Je ne peux pas...

Pourquoi ?

Notre foi ne le permet pas.

Et tu as la foi ?

Nous l'avons tous.

Enlève ton pantalon.

25 coups pour toi. Compte-les.

Si tu perds le compte, je recommence.

Un.

- Deux. - Faux. On recommence.

Un.

- Deux. - Plus fort !

Un!

Deux!

- Trois ! - Plus fort !

Quatre !

Cinq 1

Six 1

Sept g

Huit!

Faux. Depuis le début !

Un.

Deux.

Trois.

Quatre.

Cinq 1

Six 1

Sept g

Arrêtez de vous tourmenter.

Il ne faut pas.

Ils attendent que je fasse des miracles.

Et qu'est-ce que je peux faire ?

♪ étais un idiot

jouant au héros et au sauveur à Minsk.

Des gens sont morts.

Et moi, je suis vivant.

Assez.

♪ ai perdu.

Ce cauchemar se terminera un jour.

Quelques-uns survivront.

Oui.

C'est sûr.

Et je prie...

pour que ce soit vous, Sasha.

Dieu va nous sauver.

Il suffit de ne pas l'empêcher.

Sasha!

Il nous faut juste supporter.

Supporter et espérer.

Quatre !

Cinq 1

Six 1

Sept g

Huit!

Neuf!

Dix 1

Est-ce que ça te plaît ?

Non.

Et si lui te l'offrait ?

Mets-lui le collier.

Vas-Y-

Elle est si belle.

Qu'en penses-tu ?

Vas-y,

dis-lui.

Tu es très belle.

Maintenant, embrasse-la, Juif.

Embrasse-la ! Embrasse-la !

Vas-y, embrasse-la !

Pardon, je ne peux pas te protéger.

Fais ce qu'il dit.

Non, non, non !

Plus de passion !

Plus!

Embrasse-la avec passion !

Passion !

Continue !

Embrasse-la !

Continue, continue !

Continue ! Continue !

Encore, encore,

encore !

La première femme que j'ai eue était juive.

Elle m'aimait et je l'aimais plus que tout.

Nous voulions nous marier.

Mais mon père était antisémite.

Il m'a interdit

et j'ai obéi.

Et elle est partie en Amérique.

Et qu'est-ce que je fais ici ?

Je tue des Juifs !

Et à qui la faute ?

Dis-moi !

Est-ce sa faute parce qu'elle m'a laissé ?

Ou la mienne seulement?

À qui la faute ?

C'est la faute de mon père.

C'est à lui.

Sa faute !

À mon père ! À mon père !

À mon père !

À mon...

Pourquoi ce Juif est encore vivant ?

Toi.

Viens ici !

Je te donne cinq minutes pour fendre cette souche.

Si tu n'y arrives pas,

nous fusillerons chaque dixième personne ici.

Compris ?

Cinq minutes.

Vas-y, commence !

Dépêche-toi !

Sasha!

Il faut juste supporter.

Supporter et espérer.

Quatre minutes et demie.

Bien.

Veux-tu une pomme ?

Merci,

je n'ai pas faim.

Prends-la.

La nourriture que je reçois ici

me suffit pleinement.

Ce n'est pas encore fini.

N'aie pas peur.

N'aie pas peur.

Veux-tu du sucre ?

Comment t'appelles-tu ?

Tu dis rien ?

Alors, je vais t'appeler Silencieux.

Silencieux.

D'accord ?

Silencieux.

Depuis quand tu es là ?

Presque un an.

Alors pourquoi es-tu encore vivant ?

Ne dis pas ça comme ça, Sasha.

Je suis un bon travailleur.

On a besoin de bons travailleurs partout.

Avant l'occupation,

j'étais directeur d'un marché à Gliwice.

Je sais tout faire,

je peux organiser les gens,

mais je ne pourrai pas les mener.

Nous avons besoin d'un commandant avec une expérience militaire.

Sasha ?

Une approche typique des Juifs...

Oui, Sasha.

Nous...

avons besoin d'un Moïse.

Assez. Au lit.

Sasha...

Il ne faut pas se comporter comme ça ici.

Laisse tomber ton orgueil.

♪ y réfléchirai.

Sasha!

Ils vont nous dénoncer à Berliner

s'ils nous voient ensemble encore une fois.

Ils ne veulent pas une nouvelle évasion.

Ils craignent de nouvelles exécutions.

Ma femme...

Tu es ivre de nouveau.

Tu m'envies ?

Tu as 15 ans, mais tu bois de la vodka chaque jour.

♪ ai 100 ans.

Que dirait ton père ?

Il ne dira plus rien.

Shlomo, tu as les mains en or.

Qu'est-ce que tu fais de toi ?

Salut, les youtres.

Attendez...

Où l'as-tu pris ?

Parfois, je trouve de la nourriture parmi les affaires que je trie

et j'arrive à en cacher un peu.

Vous en voulez ? Servez-vous, s'il vous plaît.

Je ne vais pas manger cela.

Laissez-le tranquille.

Tous ces gens ont disparu,

mais la nourriture reste.

Bien sûr qu'ils ont disparu.

On vient de brûler 100 personnes et nous bouffons ici,

en sécurité, et torchons les fesses des Allemands !

Ne sois pas un idiot.

Sasha, tout le monde est là.

Il faut décider, Sasha.

Hier, Neumann m'a apporté des dents en or

avec des morceaux de mâchoire

pour que je lui fasse une épingle à cravate.

Comment puis-je rester sobre ?

Bienvenue à Sobibor!

Bienvenue dans votre nouvelle vie !

Bienvenue dans votre nouvelle vie !

Maintenant, c'est votre maison !

Au travail ! Au travail !

Quoi ?

Doucement, doucement...

Quoi ?

Léo, Léo !

Viens ici !

Qu'est-ce qu'il dit?

Joli tir, n'est-ce pas ?

Vous ne dites rien ?

Et celui-ci ?

C'est un tir parfait, M. Unterscharführer.

Il ne parle pas allemand.

Oubliez.

Bienvenue à Sobibor!

Bienvenue dans votre nouvelle vie !

Maintenant, c'est votre maison !

Il a dit que le train venait de Betzec.

Betzec a été liquidé en trois jours suivant les ordres du commandement.

Et maintenant, c'est à nous de recycler les cadavres ?

Non, merci.

Ils ont pensé à tout.

Betzec est un camp, comme Sobibor.

Mais il est plus à l'est, plus proche du front.

Qu'a-t-il dit avant de mourir ?

"Allemen, allemen"...

Qu'est-ce que ça veut dire ? Que voulait-il ?

C'est du yiddish.

Cela veut dire "Vengez-nous, mes frères".

Mais comment pouvons-nous les venger ?

Betzec...

a été détruit parce que les troupes soviétiques avancent à l'ouest,

vers nous.

Peut-être qu'il nous faut maintenant juste attendre l'Armée rouge

et survivre ?

Attendre combien de temps? Un an ?

Vous ne tiendrez pas jusque-là.

Ils vont tous nous tuer d'un jour à l'autre.

Tu es un rat!

Je vais te tuer, salaud !

Arrête.

Arrête.

Notre camp est le suivant.

Il sera liquidé.

Ils vont tous nous tuer, les kapos aussi.

Cet homme du train qui a été tué par Berg,

il était kapo à Betzec.

Donc ils vont nous tuer tous ensemble.

Vous pensez que je suis un indic ?

Je suis prof de physique !

Durant toute ma vie, j'ai eu un pointeur dans mes mains.

Et maintenant, je suis là.

As-tu déjà tué ?

Non.

Pourras-tu tuer ?

Je ne sais pas...

Un provocateur n'aurait pas répondu comme ça.

Il a accès à tous les locaux où résident les officiers.

Ils sont douze.

Ils sont le cerveau de Sobibor.

Si nous détruisons le cerveau, nous les tuons tous.

Comment ça ?

Les égorger.

Les déchirer,

les étrangler.

On élimine les officiers, on prend leurs armes,

et on part tous par le portail central.

Avec les armes, ce sera plus facile...

Tout le monde.

Tout le camp.

Comment ?

C'est tout le monde, ou personne.

Des questions ?

Rompez.

Dis à tes gens qu'on a besoin de munitions. Qu'ils en trouvent.

- Comment ? - Je ne sais pas.

C'est toi le directeur de marché.

Je demanderai aux femmes. Elles sauront quoi faire.

Est-ce difficile tout seul ?

Tiens bon.

Cours, maintenant.

Papa nous apprenait, à Rivka et moi, à pardonner aux gens.

Aux gens, oui.

Tu es mon père, maintenant.

Sasha,

Tu crois qu'on y arrivera ?

Ou ça sera comme à Minsk ?

Ça m'est égal,

Même si ça se termine comme à Minsk.

Je ne peux plus tenir.

Arrête !

Juive!

Tu l'as volée ?

Je suis de bonne humeur, aujourd'hui.

Viens ici, madame gros seins !

Viens ici !

Regarde, ça lui plaît. Oh, oui !

Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce que c'est ?

Où l'as-tu pris ?

Où?

Et quoi, maintenant?

Je dirai aux Allemands que le chauve est malade.

Ils ne le chercheront pas avant demain.

- Tu es sûr ? - Oui.

Demain, alors.

Demain.

Demain, un par un , on va attirer tous les officiers aux ateliers,

tous les douze.

Trois seront en mission.

Reste neuf. D'autant plus simple.

Utilisez n'importe quel prétexte.

Dites-leur que vous avez trouvé de beaux objets :

des bottes, des vareuses, tout ce que vous voulez.

Le plus dur sera de les attirer sans éveiller les soupçons.

Qui peut s'en charger ?

Je peux.

Thomas.

Appelez-moi Toïvi.

C'est une bonne option.

Quel âge as-tu, Toïvi ?

Je peux le faire.

Je nettoie leurs chaussures et d'autres objets.

Je les connais bien.

Je sais comment leur parler de beaux objets.

Ils vont me croire, ils vont venir.

Viens ici, Toïvi.

Tu amèneras trois officiers chez les tailleurs,

et trois officiers chez les cordonniers.

Arkady s'occupera d'eux.

Non. Neumann et Beckmann resteront au bâtiment administratif.

Bzhetsky, tu y feras passer deux hommes.

Je m'occuperai de Frenzel. Borya, tu couperas l'électricité.

Je ne pourrai pas faire passer deux hommes, un seulement.

Je peux le faire entrer et sortir.

♪ ai un laissez-passer.

Moïse, tu iras chez Neumann.

Quand nous aurons fini avec tous les officiers,

Bzhetsky donnera le signal du rassemblement.

On se rassemblera sur la place d'appel.

Qu'est-ce que c'est ?

Quelqu'un s'est encore évadé ?

Ne vous mettez pas ensemble dans la formation.

Vous aurez plus de chances de survivre.

- Bzhetsky, réveille-toi ! - Allez ! Allez!

A genoux !

Regarde la flaque qu'ils ont faite !

Ça sent la pisse juive !

À la santé de notre Oberscharführer Frenzel !

Hourra ! De la musique!

Regardez, mon cheval est mort.

Toi, viens ici ! Avance !

Viens !

Un!

Deux!

Trois !

Trois !

Quatre !

Cinq...

Six...

Sept...

Huit.

Il faut porter des chaussures propres

en partant dans l'autre monde.

Vous, les Juifs, ne savez rien de la beauté.

Les Juifs n'ont pas le sens de la beauté.

De sales bottes, de sales mains, de sales oreilles, de sales pensées.

Dégueulasse !

As-tu peur ? Prends exemple sur lui !

Il n'a plus peur de rien et de personne !

Nettoie les bottes !

Arrête avec tes photos.

Je ne suis pas à mon avantage, aujourd'hui.

Nettoie les bottes ! Nettoie-les !

Nettoie les bottes !

Nettoie-les !

Nettoie-les !

Zut !

Bravo, Fesses Fouettées !

Buvons ensemble !

Ta foi te l'interdit?

Il faudra te baptiser.

Maintenant, ton nom n'est plus Haim,

c'est Heinz.

Maintenant, nous sommes amis, Heinz. Bois.

Les Fesses Fouettées

n'apprécient pas l'honneur ?

Lèche tout jusqu'à la fin.

Un Aryen t'a offert à boire !

Et tu m'as dit que tu ne buvais pas, que ta foi te l'interdisait...

Et voici que tu lapes !

On ne peut jamais faire confiance aux Juifs.

Je suis Jean le Baptiste !

Les Juifs !

Je suis Jean le Baptiste !

Jean le Baptiste !

Je suis Jean le Baptiste !

Où est ma femme ?

Rends-moi ma femme !

Rends-moi ma femme !

Voilà ta femme !

Rends-moi ma femme !

Rends-moi ma femme !

Laissez passer !

S'il vous plaît.

Je le tue ?

Non.

Ma selle !

♪ ai le cheval le plus rapide.

Celui qui pourra me doubler

aura une caisse de Cognac !

Allez !

Amusez-vous.

Cours !

Cours !

Cours !

Plus vite !

Plus vite !

Plus vite !

Cours !

Plus vite !

Plus vite !

Plus vite !

Plus vite !

Plus vite !

Cours !

Plus vite !

Une belle soirée ! À la prochaine !

À la prochaine ! Attention à ne pas tomber de la voiture !

Sasha!

Dieu merci, vous êtes vivant !

Vous êtes vivant, Sasha !

Sasha, vous êtes vivant, mon Dieu !

Mon Dieu, pourquoi l'avez-vous fait?

Je voulais simplement être un cheval.

Un cheval? Pourquoi?

♪ ai eu très peur...

Je voulais plaisanter.

Je voulais te faire rire.

Ce n'était pas drôle.

C'était une mauvaise farce.

♪ ai compris pourquoi tout cela...

Pourquoi cette guerre...

Ce sale camp de la mort...

♪ ai compris.

Tout cela c'était pour...

Pour quoi?

Pour te trouver.

Je suis si bien, maintenant.

Vraiment ?

Mon Dieu...

Merci.

Regarde bien. Tu prends le tabouret

et tu le mets juste ici

de cette façon, quand l'Allemand s'assoit,

son dos sera tourné vers Arkady.

C'est clair ?

C'est clair.

Je te montre encore une fois, au cas où.

Tu prends le tabouret, tu le mets juste ici,

pour que le dos de l'Allemand soit tourné vers Arkady.

Clair ?

Oui, c'est clair.

Bien, alors montre-moi.

Comme ça ?

Oui.

Et toi, Arkady...

Va, Borya, va.

Bon, si vous savez tout...

C'est un très bon manteau, très à la mode.

Mais si vous n'en voulez pas, je vais voir M. Beckmann.

Beckmann s'en passera. Allons-y.

Si le manteau est vraiment bon, je te donnerai du sucre.

Tu aimes le sucre, n'est-ce pas ?

Oui, j'aime beaucoup, M. Berg !

Ils arrivent !

C'est trop tôt ! Je ne suis pas encore prêt !

L'Unterscharführer pouvait venir que maintenant.

À la lumière, s'il vous plaît.

Oui, oui !

Wagner et Beckmann vont crever de jalousie.

Par ici.

Viens ici.

Juif!

Rends-moi l'arme !

Ce n'est pas pour toi !

Tu n'oseras pas tirer !

Il y aura trop de bruit.

Trop de bruit?

Et il ne faut pas que tu en fasses.

Pourquoi vous vous êtes arrêtés ?

Au travail, au travail !

Au travail !

Juste pour vous, M. Unterscharführer,

que pour vous, un manteau en cuir.

Que pour vous !

Un habit cher qui vient de Paris !

Il s'est agenouillé devant moi, ce chien.

Aucune fierté.

Tu as bien fait, Yusef.

Oui, j'ai bien fait...

♪ avais une femme et quatre enfants.

♪ ai bien fait...

Quelque chose exprès pour vous, M. Oberscharführer !

Venez !

Un habit cher qui vient de Paris.

Où ça?

Pardon...

Une pièce unique, M. Oberscharführer.

Un manteau en cuir.

Un habit cher, en provenance de Paris.

Est-ce que Beckmann a quelque chose de pareil ?

C'est un objet unique ! Qu'en pensez-vous ?

Beckmann a un fétiche pour les bons articles en cuir.

Dois-je le proposer à M. Beckmann, alors ?

Pourquoi ? Je prends ce manteau avec moi.

Essayez-le,

je ferai quelques retouches...

pour l'ajuster à votre silhouette.

Tout le monde va vous admirer!

Bon, d'accord.

Mais fais vite.

Une photo ?

Bien sûr.

Où sont ces bottes qu'on m'a tant vantées ?

Essayez-les, s'il vous plaît.

Ne fais pas pipi dans ta culotte, petit Juif...

C'est moi qui vais vous tuer.

Les femmes me disent que je sens le cadavre.

Je suis la Mort!

Garçon, où es-tu ?

Je vais te punir!

Maman... Maman...

Qu'est-ce que tu fais par ici ?

- Je vous ai apporté l'épingle. - Mets-la ici.

Tu voulais des boutons de manchettes ?

Je les ferai avec tes dents !

Vous avez appris aux Juifs à tuer...

Tu es à l'heure!

Tu prendras un couteau, tu iras et l'égorgeras.

Tuez-moi... tuez-moi...

- Je ne peux pas... - N'aie pas peur de lui.

- Pardonnez-moi... - Aie peur de moi !

Laisse-le tranquille !

- C'est fait, commandant. - Bien.

Sasha, Moïse ne peut pas. Il a peur du sang.

- Qui ira chez Neumann ? - Où est Bzhetsky ?

- Trouve Bzhetsky vite ! - Oui !

Léo, j'en ai apporté.

Tu es si brave, ma fille.

♪ ai tué Neumann.

Bravo, gars, bravo !

Sasha, il y a autant de cartouches !

C'est assez pour faire une percée. Allons-y !

Non, Borya, non. Tout le monde doit s'échapper.

♪ ai tué un homme.

Je l'ai tué.

Léo, qui de tes gens peut aller chez Beckmann ?

- Je ne sais pas. - Je peux !

♪ ai accès à ces baraques.

Selma, dis-leur que je peux le faire.

Veux-tu de l'eau chaude avec du sucre ?

Non. Pas de sucre.

Je ne mangerai plus jamais de sucre.

Ils t'ont pris ton enfance.

Et tu nous aides à leur prendre leurs vies.

C'est juste, Toïvi.

Trouve Shlomo

et ne quitte pas des yeux Frenzel.

Il saura le faire, Sasha.

Comment as-tu réussi ?

Qu'est-ce que tu as dans ton cœur qui les a fait t'écouter ?

Sasha a le camarade Staline dans son cœur.

Comme nous tous.

Mais qu'est-ce qu'il fait?

Où est tout le monde ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Où est tout le monde ?

Lève les gens !

Dis-leur de se lever !

Levez-vous ! Levez-vous tous !

Léo l

Dis-leur de courir!

Dis-leur de courir!

Courez ! Courez !

Levez-vous ! Levez-vous !

Allez !

Allez !

Allez !

Tout ira bien !

S'il te plaît, Silencieux !

Courons !

Je t'en prie, courons !

Le mauvais sort...

Lyuka:

Lyuka:

Sasha,Sasha!

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