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En 1804, le Pr�sident Thomas Jefferson
envoya Meriwether Lewis et William Clark en mission
pour explorer les vastes territoires inconnus du Nord-Ouest.
Ce que peu de gens savent, c'est qu'il y eut une seconde exp�dition
men�e par deux autres hommes,
des hommes n'ayant peut-�tre pas le courage,
la vision ou l'intelligence de Lewis et Clark,
mais n�anmoins des hommes.
Leur histoire, telle qu'elle leur arriva, commence � Arlington, en Virginie.
Il faudra plus que deux mauviettes pour me contenir !
J'esp�re que Satan en personne te br�lera la chair jusqu'aux os !
Eh bien, madame !
L�chez-moi !
Fichez-moi la paix !
Plus vite, mon brave. Plus vite. Mais pas trop.
Aussi vite que possible tout en gardant un niveau de confort tol�rable.
La vie d'un homme est en jeu.
Non !
Le 25 mars 1804,
Bartholomew Hunt,
un pisteur employ� par l'arm�e des �tats-Unis d'Am�rique,
a �t� d�clar� coupable d'ivrognerie et de tapage
en la pr�sence d'un officier.
Ensuite,
il a forc� cet officier � traverser un r�fectoire bond� en valsant.
Avez-vous quelque chose � dire ?
Oui.
Quand je serai mort et que je serai pass� dans l'autre monde,
je veux que vous me descendiez de cette potence
et que vous embrassiez mon cul poilu !
Pendez-le !
Descendez-le et �tranglez-le !
Pendez-le !
Que Dieu ait piti� de cet homme.
�cartez-vous. Reculez.
J'ai une demande de gr�ce sign�e de la main du Pr�sident Jefferson.
Vous voyez ? Il a sign� l�. "Thomas Jefferson."
- D�sol�. - Merci.
M. Hunt, j'ai l'intention d'�tre le premier homme � ouvrir la route du Pacifique.
Mais j'ai besoin d'un excellent guide.
Si vous vouliez un pisteur, pourquoi m'avoir choisi ?
- Pourquoi pas William Clark ? - Vous ne pensez pas que j'ai essay� ?
Meriwether Lewis l'a eu avant moi. Ces deux-l�, je ne les supporte pas.
Lewis et Clark ci, Lewis et Clark �a.
On verra qui parlera d'eux quand on sera les premiers au Pacifique.
On verra qui sera invit� partout.
On verra qui se servira de son exp�rience pour faire une carri�re politique.
Dans les livres d'histoire,
Lewis et Clark seront � peine une note en bas de page,
et moi, monsieur, je serai l'histoire.
Mes mains vont devenir calleuses, mes dents pourront jaunir,
j'aurai peut-�tre des douleurs aux articulations.
Oui, cette mission va �tre difficile, ne vous y trompez pas.
Nous allons devoir affronter les sauvages et les ours.
Et ces ours sont f�roces, sachez-le. Rien � voir avec les ours de cirque...
- avec leurs petits chapeaux. - Cela semble merveilleux, monsieur.
Peu d'hommes auraient le courage d'entreprendre un tel projet.
Je n'ai pas peur, M. Burr. Mon intelligence me prot�gera.
Je suis un homme de science, un homme instruit,
un homme qui sait comment acheter les meilleurs livres.
On mangera de la peur au petit-d�jeuner et de la terreur au d�jeuner.
Hein, M. Hunt ?
M. Hunt ?
Je m'inqui�terais plus au sujet des Indiens que des ours.
Il est de notori�t� publique
que lorsque les sauvages capturent un homme blanc,
ils lui ouvrent le cr�ne,
lui enl�vent le cerveau et le mangent
avec une fourchette grossi�re. Alors...
Avez-vous �t� le t�moin de telles atrocit�s, M. Hunt ?
J'ai d�j� vu les fourchettes.
Vous semblez �tre homme � appr�cier un bon whisky.
Merci, monsieur.
Mais je crains que l'�bri�t� ne me fasse oublier mes bonnes mani�res
en si bonne compagnie.
Seigneur, je ne vous demande pas d'�tre compl�tement so�l.
Je vous proposais seulement d'y go�ter.
Soit, go�tons-y.
Pas mauvais.
Allez donc vous chercher votre propre bouteille.
Bonjour.
J'ai demand� � Jonah de vous porter ici, hier soir.
La grange semblait �tre le seul endroit convenable pour votre �tat.
Je pense que quelque chose n'allait pas avec ce whisky.
J'ai la t�te fracass�e.
Je suis �tonn� que vous ayez la gueule de bois,
si l'on consid�re tout ce que vous avez r�gurgit� sur le clavecin.
�coutez. Je suis d�sol�.
Je ferais mieux d'y aller.
M. Hunt, je ne peux pas faire cette exp�dition sans vous.
Je vous propose qu'on s'associe. Qu'en pensez-vous ?
Inutile de g�cher votre salive.
Je suis aussi pr�t � vous payer 100 $.
- 200 $. - 125 $.
150 $.
Tope-l�.
De grandes choses nous attendent. Nos noms seront bient�t sur les l�vres...
Sur les l�vres de gens tr�s importants.
Vous m'�coutez, M. Hunt ?
Je pense que ces cochons aimeraient avoir un peu d'intimit�.
Au diable. J'ai pay� un bon prix pour voir �a sur sc�ne � Louisville.
�videmment, ces cochons �taient habill�s comme le roi et la reine de France.
Des costumes. Du vrai th��tre.
Je cherche Leslie Edwards.
- C'est moi. - Je m'appelle Jackson.
J'ai toujours r�v� de voir l'Oc�an pacifique avant de mourir.
S'il vous pla�t, emmenez-moi.
Un vieux sac d'os comme vous ne ferait pas 100 m�tres en amont.
Dans un mauvais jour, je pourrais encore vous flanquer une racl�e,
esp�ce de bite de corbeau boursoufl�e.
- Impossible. - Je sais.
S'il vous pla�t, emmenez-moi. Je dois voir le Pacifique.
- Comment refuser le r�ve d'un vieillard ? - Je ne pourrais pas et je ne le ferai pas.
Jackson, vous pouvez nous accompagner.
- Cul de bourrin. - Crotte !
- Aidez-nous � charger les canots. - Je ne peux pas. Je suis un vieillard.
Edwards, cet homme dit que vous l'avez engag� comme interpr�te.
- Vous devez �tre Guy Fontenot. - C'est exact.
Il para�t que vous ma�trisez les langues
des populations indig�nes d'ici au Pacifique.
- Qui vous a dit �a ? - Vous, dans votre lettre.
Ma lettre ?
La lettre.
- Oui. Alors c'est vrai. - Merveilleux.
Dans quel canot serons-nous ?
- Nous ? - Fontenot veut emmener sa femme.
- Il sait que c'est impossible. - Ce n'est pas ma femme.
Pas ma femme. Je l'ai achet�e.
Elle est ma propri�t�.
Tr�s bien, j'ai not� la distinction.
Malheureusement, voyez-vous, les canots sont enti�rement charg�s
et nous n'avons m�me pas pris mes chapeaux et mon service � th�.
Ils disent que tu ne peux pas venir.
Vous ne m'avez pas laiss� finir.
Nous pouvons s�rement faire de la place. Qui a besoin de th�, apr�s tout ?
Que ce soit bien clair,
si je vois un homme en train de la regarder,
je le d�couperai comme un cochon.
Entendu, je verrai si je peux ins�rer �a dans mon discours.
P�re.
Notre P�re dans les cieux,
b�nis-nous alors que nous quittons le monde chr�tien
et donne-nous le courage d'apporter Ton �vangile d'amour et de tol�rance
aux sauvages ignorants et pa�ens qui nous attendent.
Amen.
- Bien. Allons-y ! - Attendez, M. Hunt. Attendez tous.
J'ai pr�par� quelques mots pour comm�morer notre d�part.
C'est parti.
Messieurs, nous allons nous embarquer pour une aventure sans pr�c�dent
dans le vaste Nord-Ouest.
H�las, Lewis et Clark ont deux semaines d'avance sur nous,
aussi le temps est-il compt�.
Nous allons remonter le Missouri.
Quoi ? � contre-courant ?
�a serait pas plus facile de descendre le Mississippi
- au lieu de remonter le Missouri ? - Oui, certainement.
On pourrait aller � la Nouvelle-Orl�ans � la place.
Messieurs, nous sommes d�j� all�s � la Nouvelle-Orl�ans.
J'y suis all�, monsieur. C'est merveilleux.
Moi aussi, j'y suis all�. La cuisine vaut le voyage � elle seule.
La cuisine, monsieur.
La Nouvelle-Orl�ans.
Tr�s bien !
Tous ceux trop l�ches pour vivre la plus grande aventure
de l'histoire de notre jeune pays
et qui pr�f�rent la d�cadence de la Nouvelle-Orl�ans, eh bien...
qu'ils y aillent.
M. Hunt, faites quelque chose.
Le prochain qui part pour la Nouvelle-Orl�ans
s'y rendra avec une balle de plomb dans le dos !
Dois-je vous rappeler que vous avez tous sign� des contrats ?
Et eux ?
- Leur cas sera r�gl�. - Par qui ?
- Tr�s bien, ils se sont �chapp�s. - Maintenant, au canot !
Tout le monde.
C'est ainsi que d�bute notre voyage.
Je crois que les hommes et moi sommes tr�s excit�s
et tr�s impatients de voir ce qui nous attend.
Merci, Higgins.
Votre musique sera une compagne agr�able durant notre long voyage.
Messieurs, nous allons suivre la carte du trappeur Pierre LeBlanc
qui a explor� le Missouri en 1792.
Hunt, vous avez vu la plupart de ces territoires.
Dites aux hommes ce � quoi ils peuvent s'attendre.
D'accord. Bon,
- je me souviens surtout des animaux. - Les animaux.
Des b�tes terrifiantes des montagnes et des plaines.
J'ai vu un ours si puissant
qu'il avait coup� le corps d'un homme en deux avec ses m�choires.
J'ai vu un blaireau avec des pattes aussi grandes que des po�les � frire.
Elles pourraient vous arracher le visage. D'un coup !
On ne peut rien faire. C'est arrach�.
Un jour, un faucon est descendu du ciel
et a arrach� les yeux d'un homme de leurs orbites.
Le type criait : "Je suis aveugle, je ne vois rien !
"Je peux pas l'enlever ! "
- Deux fois, alors que je p�chais... - Hunt,
- je crois que vous leur faites peur. - Il vaut mieux qu'ils sachent.
�a donne du courage de savoir contre quoi on se bat.
Il y a un animal, l� !
Tuez-le !
On n'arrive pas � le tuer.
On est tous morts !
- Mon Dieu, sauvez-nous ! - Ne tirez pas !
Ce n'est qu'un �cureuil.
Il a quelque chose entre les pattes !
31 mai 1804.
C'est notre premi�re nuit en territoire sauvage.
Dor�navant,
difficult�s et privations nous accompagneront constamment.
Jonah, c'est �pouvantable, ici.
L'eau est loin d'�tre aussi chaude qu'en Virginie.
Je ne saurais, monsieur.
Pour ma part, je me suis lav� les parties dans l'eau glaciale de la rivi�re.
Je pense que... Oui, je vais mettre ma robe de chambre � motifs cachemire.
- C'est votre pr�rogative, monsieur. - C'est vrai.
M. Hunt souhaite vous voir, monsieur.
Je voulais vous avertir que le moral des hommes est d�j� au plus bas.
C'est la premi�re nuit en plein air. Comment est-ce possible ?
Certains d'entre eux vous trouvent distant, pas assez attentionn�.
D'autres trouvent que les nobles buts que nous avions au d�part
ont �t� abandonn�s pour des profits rapides.
Il faut savoir ce genre de choses.
... et on est tous dans le m�me bateau. Nous ne sommes pas diff�rents.
Sauf en ce qui concerne notre rang dans la soci�t� et dans cette compagnie.
Faisons un peu plus connaissance.
Que faites-vous durant vos loisirs ?
Vos loisirs.
Le temps que vous avez pour vous quand vous ne travaillez pas.
Les loisirs... Peu importe.
Vous qui vous tripotez l'estomac, levez-vous et parlez-nous un peu de vous.
- Moi, monsieur ? - Oui, vous. Bidwell, c'est �a ?
Oui, monsieur. Que vouliez-vous savoir ?
N'importe quoi. D'o� venez-vous ? Parlez-nous de votre famille.
Je m'appelle Bidwell, monsieur.
Oui, �a, je sais.
Bon. Bien. Quelqu'un d'autre ?
Monsieur, Higgins a une histoire.
Oui. Celle-l�, vous allez l'adorer.
Tr�s bien, Higgins. La parole est � vous.
C'est arriv� l'�t� dernier � la ferme de mon oncle en Virginie.
Mon fr�re et moi, on venait de faucher un champ
et on �tait en train de d�ner � l'ombre d'un orme.
Il est all� chercher de l'eau � la crique, et pendant qu'il �tait parti,
j'ai pris un bol rempli d'un pudding d�licieux
et dedans, j'ai mis non pas une,
mais deux grosses crottes de mouton.
Quand il est revenu, je l'ai encourag� � go�ter le pudding.
Et aussi vrai que je suis devant vous ce soir, il l'a fait.
Il a tout mang�. Du pudding � la merde.
Il a mang� du pudding � la merde.
- Vous avez donn� du fumier � votre fr�re. - Oui.
Effectivement, c'est tr�s dr�le.
Racontez-lui la fin. C'est le meilleur.
Et pour �tre tout � fait honn�te, monsieur, je n'ai pas de fr�re.
C'�tait moi ! C'est moi qui ai mang� la merde de mouton. Je le jure !
Oui, la chute est bonne.
Je pense que nous avons suffisamment fait connaissance pour ce soir.
Comme on s'amuse.
Il n'a pas de fr�re.
Higgins, quand j'ai dit que votre musique serait appr�ci�e, je ne voulais pas dire...
Vous ne connaissez pas un autre air ?
- Non, monsieur. - Mais bien s�r que si.
Joue-leur la m�lodie lancinante que tu m'as jou�e ce matin.
Silence.
- Qu'y a-t-il ? - Les Indiens.
Ce sont des lowa.
Fontenot, saluez cet homme dans sa langue.
Pourquoi est-ce que je ris ?
Voyez-vous, des centaines de langues que je parle couramment,
celle-ci n'en fait pas partie.
Pas de chance.
Ils font du commerce avec les Blancs. Il parle sans doute anglais.
Bonjour. Je viens vous donner les souhaits de paix de Thomas Jefferson,
le grand chef des Blancs.
Vous l'avez insult�. Vous avez oubli� de vous pr�senter.
Je m'appelle Bartholomew Hunt,
et voici Leslie Edwards.
� vous.
On m'a dit que vous parliez anglais. Est-ce vrai ?
- Nous faisons des progr�s, je crois. - Je vais essayer un truc.
Nous voulons essayer...
Laissez tomber.
Nous venons en paix de la part du Pr�sident Jefferson.
- Vous... - Hunt.
- Je suis le chef Deux Routes. - Si vous �tes chef, lui, c'est qui ?
Il s'appelle Brindille Tordue. Il n'est pas tr�s normal.
Je l'ai. Maintenant, qu'est-ce que j'en fais ?
- Mettez-le. - D'accord.
Bonne nouvelle. Ils vont nous laisser en vie.
Nous laisser en vie ?
J'ai d� leur donner quelques babioles � vous, �videmment,
afin qu'ils ne nous tuent pas.
- Ils semblaient si amicaux. - Les sauvages sont comme �a.
Ils pr�tendent �tre votre ami, boivent un verre, vous �coutent.
L'instant d'apr�s, ils vous vident le cerveau � la petite cuill�re.
Avec une fourchette, vous voulez dire.
�a d�pend de la tribu.
M. Hunt, les lowa ne nous auraient jamais tu�s.
Je sais.
Je ne voulais pas transporter ce bazar pendant tout le voyage.
Au secours ! Allez-vous-en !
Mais que se passe-t-il ?
Bidwell, du calme.
Que se passe-t-il ?
Monsieur, cet horrible Fran�ais m'a arrach� l'oreille.
C'est une exag�ration ridicule.
Mes excuses, Bidwell.
Il a regard� dans notre tente.
Il a regard� ma femme. Il a vu ses seins.
Ses seins ? Vous avez vu ses seins ?
Je l'ai dit et je le r�p�te :
tout homme qui la regardera, mourra.
Regardez-moi. Je vais faire une exp�rience.
Bidwell ?
Vous m'entendez ?
Je vous entends, Pratt.
�a marche.
Bien s�r que �a marche. Il est juste...
Allons dormir.
Bonne nuit, Bidwell.
La course vers le Pacifique continue.
Bien que toujours d�termin� � battre Lewis et Clark,
je catalogue de nouvelles vari�t�s de faune et de flore.
Je semble �tre le seul homme int�ress� par la science,
� part Pratt et son exp�rience douteuse sur l'oreille de Bidwell.
Cette plante s'appellera Fleur d'Amanda.
M. Hunt, puisque vous �tes mon associ�, vous devriez nommer nos d�couvertes.
- Moi ? - Oui.
Vous pourriez nommer l'endroit o� la rivi�re se s�pare en deux.
Il y a peut-�tre quelqu'un de cher que vous aimeriez immortaliser ?
Quelqu'un de cher ?
Oui. Bien s�r.
Je sais.
Cet endroit s'appellera Nellie de Pittsburgh.
Une pute galloise qui faisait des trucs avec le bras qui lui restait,
� vous faire oublier ce machin sur son cou.
En permettant � M. Hunt de nommer certaines de nos d�couvertes,
j'ai d�brid� son imagination.
Il tient � pr�sent � ce que je lui apprenne � lire.
Son enthousiasme me rappelle l'�colier que j'�tais.
- Vous �tes pr�t ? - Oui.
Parfait.
Voici la majuscule...
"A."
Un jour, je suis all� � l'�cole,
mais cette damn�e ma�tresse m'a dit que j'�tais incapable de me concentrer.
Eh bien, prouvons qu'elle avait tort, d'accord ?
�a fait des ann�es que j'attends que quelqu'un me dise �a.
Recommen�ons.
Hunt.
Voici la majuscule "A."
La majuscule "A."
J'ai compris.
Bien.
Et voici la minuscule...
"a."
La...
minuscule...
"a."
Oh, mon Dieu.
J'ai compris. D'accord.
- Et voici la... - Assez !
Vous voulez que ma t�te explose ?
Au nom de tout ce qui est bon et bien,
assez pour aujourd'hui !
En �change des le�ons de lecture, M. Hunt me rend la pareille
en m 'enseignant ses connaissances de la nature sauvage.
Le bison n'est pas loin.
Vous le savez rien qu'en reniflant ses excr�ments ?
Non, je vois le troupeau, l�.
Alors pourquoi...
Non, je ne devrais pas.
Je ne peux pas...
Edwards !
Vous n'�tes pas en train de donner des noms sans moi, associ� ?
Non.
- Qu'est-ce que vous regardez ? - La lune. Je regardais la lune.
La lune me rend romantique.
Oui.
Vous avez d�j� �t� amoureux, M. Hunt ?
J'ai d�j� mis la t�te sous un ou deux jupons.
Seigneur.
Pourquoi vous et les autres r�duisez-vous tout au vulgaire ?
Je pensais que c'�tait assez �dulcor� pour vous.
M. Hunt, voyez l'objet de mon d�sir.
Voyez cet ange venu du ciel.
"Un ange venu du ciel."
Oh, mon Dieu.
Dor�navant, ne vous approchez pas de moi.
Quoi ? Non.
Non. Allez-vous-en, esp�ce de mufle fran�ais !
Derri�re Fontenot.
Maintenant, vous voyez ?
Oui, je vois.
Bon, �a suffit.
J'ai dit bon, M. Hunt. �a suffit.
Je comprends.
Vous voulez la regarder tout seul.
Vous voulez �tes seul pour pouvoir serrer la main de Ben Franklin.
Vous savez, polir le robinet.
Polir le robinet ? Jonah le fait pour moi.
C'est �a.
Quoi ? Non.
M. Hunt, je vous assure que je n'ai jamais...
10 juillet.
J'ai pouss� les hommes,
et je suis certain que nous ne sommes pas loin de Lewis et Clark.
Cependant, � cause des courants, j'ai suppos� qu'on avancerait mieux
en portant nos canots sur les prochains kilom�tres.
Ce n'est pas facile, mais ce n'est rien en comparaison des courants mortels
auxquels nous serions expos�s sur le puissant Missouri.
C'est parti !
R�veillez-vous tous.
Oh, mon Dieu.
Quoi que vous fassiez, ne bougez pas.
S'il vous voit bouger, vous �tes mort.
- J'ai le nez qui me gratte. - Ne le grattez pas.
- Je crois qu'il y a un insecte dedans. - Attendez.
Je crois qu'il s'en va.
- Je vais me gratter. - Si vous faites �a, vous �tes mort.
Je ne sais pas ce qui est pire : l'ours ou mon nez qui me gratte.
Non.
C'est l'ours qui est pire. Absolument !
Le pauvre homme.
Bidwell, vous m'entendez ?
Je crains que l'ours n'ait tu� M. Bidwell, monsieur.
Il n'a pas pu communiquer avec son oreille.
�a ne marche pas comme �a. �a ne marche pas du tout.
Et quand bien m�me, il ne pourrait pas parler avec.
Laissez tomber.
Aidez-moi.
- Bidwell ! - Monsieur.
Monsieur, je suis all� en enfer et j'en suis revenu.
Je vois �a.
Vous voudrez sans doute prendre la t�te de l'exp�dition de chasse
contre cette terrible b�te.
Oui, �a m'a bri�vement travers� l'esprit.
- Mais j'ai une meilleure id�e. - Oui, monsieur ?
Je vais vous fabriquer la plus belle jambe de bois que vous ayez jamais vue.
Mais, et l'ours ?
N'ayez crainte, Bidwell. D'ici 20 ans, les ravages de l'�ge
s'occuperont de l'ours bien plus cruellement que nous ne pourrions le faire.
La revanche est une belle chose, monsieur.
29 juillet.
Nous arrivons au dernier campement avant les territoires sauvages
et Dieu sait quoi d'autre.
BIENVENUE � SNAKES BEND
- Voil�. On dirait bien qu'on est arriv�s. - Attendez. Je peux le lire.
Pour l'amour du ciel !
Il y a �crit : "Bienvenue � Snakes Bend."
Oh, mon Dieu, oui.
En route.
Snakes Bend. J'y �tais presque.
�a, je sais.
TAVERNE
Oui, c'est une taverne.
J'ai pens� que ce serait un beau geste de leur offrir quelques chopes de bi�re.
Un beau geste, vraiment.
Nous savons ce qui vous arrive quand vous buvez.
Tout � fait.
Et c'est pourquoi vous devriez aller au magasin g�n�ral maintenant.
Bien, messieurs. Amusons-nous.
- Au capitaine Edwards. - Au capitaine Edwards.
Excusez-moi. J'ai entendu dire qu'il y avait des hommes de bonne compagnie, ici.
Je veux vous dire
que je sais ce que c'est d'avoir quitt� la civilisation depuis longtemps,
et que je comprends les besoins en boisson et en nourriture,
ainsi que le d�sir de la compagnie de jeunes femmes.
- Des femmes. Il a des femmes. - O� sont-elles ?
Attendez-moi dehors. Je vais vous mener � elles.
Venez.
Messieurs ?
Ma femme me g�te quand je veux.
Moi aussi, je vais devoir d�cliner. J'ai fait une promesse � quelqu'un.
Vraiment ?
Oui, j'ai promis � mon m�decin
que je ne ferais pas ce genre de chose.
- Vous avez le n�ud qui coule ? - Non.
Pas plus que la normale. Il coule quand il le faut
et ne coule pas le reste du temps.
�a sera tout ?
Voyons. Des haricots, de la corde.
Y a-t-il un barbier en ville ?
- C'est moi, monsieur. - Tr�s bien.
Faites-moi la barbe et les cheveux.
Au fait,
vous puez comme un truc qui serait pass�
par les entrailles d'une vieille femme malade.
Je vais peut-�tre aussi prendre un bain, alors.
Bonne id�e.
Par ici, messieurs. Ne soyez pas timides.
Venez faire connaissance avec ces dames.
Je ne vous avais pas dit qu'elles �taient magnifiques ?
Vous n'avez pas de vraies femmes ?
Ce sont peut-�tre des prostitu�es, mais elles ont leur dignit�.
Qui veut se pr�senter le premier ?
Bonjour, ma ch�re. Je m'appelle Hieronymus Pratt.
Avez-vous de la famille � Richmond, en Virginie ?
Certaines de ces mouches �taient l� avant moi.
- Je viens de voir Hidalgo. - Hidalgo ? Avec tous ses hommes ?
Non, seulement une demi-douzaine. Mais ils viennent par ici !
J'offre un double salaire � qui prendra ma place.
J'ai entendu parler de cet Hidalgo.
Un Espagnol qui �cume le Nord-Ouest.
M�me les fous pensent qu'il est...
Vous avez dit quelque chose ?
Non, je...
Vous avez fait une remarque sur mes cheveux.
- Non. - Pourquoi pas ?
Ils ne vous plaisent pas ?
- Si, ils sont jolis. - "Jolis" ?
Mes cheveux sont magnifiques.
Ils sont longs et doux
et brillent quand la lumi�re les traverse. Vous ne le voyez pas ?
- Oui, ils sont tr�s beaux. - Tr�s beaux, oui.
C'est tout ce que j'ai � dire.
D�sol� de vous avoir fait peur.
�a alors !
Bien.
- Beau travail. - Merci, monsieur.
Je tends � l'excellence dans mes diverses professions.
Dites-moi, parmi ces professions, n'exerceriez-vous pas...
La taxidermie ?
Non, j'allais dire dentisterie.
Je suis avant tout taxidermiste.
Mais j'ai d�j� travaill� sur les dents des animaux que j'empaillais.
Voyez par vous-m�me.
Bien.
Parce que j'ai une molaire qui me travaille depuis St. Louis.
Je peux vous aider, monsieur.
Il a dit : "Je sais, ce n'�tait pas un cheval, c'�tait un �ne."
Ses cheveux sont parfaits.
Magnifiques.
C'est votre femme ?
Elle m'appartient.
- Et qui �tes-vous ? - Guy Fontenot.
Vous pouvez m'appeler Hidalgo.
Hidalgo.
J'�cume les territoires du Nord-Ouest � la recherche d'un endroit merveilleux.
Un endroit o� la terre tremble et parle
et o� une croix blanche marque la place d'un secret ancestral.
Et quel est ce secret ?
Vous essayez de m'avoir avec vos questions pi�ge.
Mais vous n'apprendrez rien, � moins de vous joindre � nous.
Venez. Vous �tes parfait.
Si vous venez avec nous,
tout ce qui vous appartient m'appartient aussi.
Et sinon ?
On vous arrache le c�ur, on vous coupe les membres et on vous d�p�ce vivant.
- Je viens avec vous. - Bien. J'en suis ravi.
- �a devrait vous insensibiliser. - D'accord.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous essayez de me tuer ?
Posez �a. Posez �a et arrachez ma dent.
Nom d'un chien.
Bon. Dites : "Ah."
- � l'arri�re. - D'accord.
Elle est bien accroch�e.
- Allons-y. - Ne l'emmenez pas.
Prenez-moi � la place.
Mettez vos mains sur vos hanches.
Non. Comme �a.
Dire que j'ai �vit� le dentiste pendant des ann�es car j'avais peur d'avoir mal.
Regardez �a.
Non. Je pense que je pr�f�re la femme. Allons-y.
Vous ne pouvez pas emmener une femme contre sa volont�.
Bien s�r, il est peut-�tre temps pour elle de prendre son envol.
Tiens, tiens.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
H�, gamin.
Ta m�re veut que tu lui rendes sa po�le quand t'auras fini de jouer avec.
Toi et tes copines en armure, je vous provoque en duel.
- Nous tous ? - Toutes les demoiselles.
Nous sommes pr�ts � nous battre, se�or.
D'autant que vous ne survivrez pas au premier affrontement.
Quelle sera votre arme ?
Pistolets, �p�es ou poings nus ?
L'alcool.
L'alcool ?
Le temps est �coul�.
D�sol�.
Je vous jure que �a ne m'�tait jamais arriv�.
Bravo, M. Hunt. Je suis tr�s impressionn� et reconnaissant.
Vous conviendrez peut-�tre � pr�sent
que l'alcool peut avoir ses avantages.
Vous m'avez sauv� la vie.
Vous conviendrez peut-�tre � pr�sent
que l'alcool peut avoir ses avantages.
Vous venez juste de le dire.
Si �a ne vous d�range pas,
il est temps que la boisson fasse effet.
Au feu !
Mes meubles. Mes rideaux. Mes femmes !
Pratt est encore l�-bas !
C'est de ma faute, capitaine.
Elle a dit que �a ne la d�rangeait pas que je fume. Je l'ai crue.
Allons chercher Hunt � la taverne et retournons au canot.
Je pense que nous avons vu tout ce que Snakes Bend a � nous offrir.
Mon pauvre c�ur.
Je demande la permission d'aller voir comment va ma femme.
Je veux v�rifier ses pansements et voir si elle peut avaler quelque chose.
Vous vous rendez compte, bien s�r, que votre femme
est une poup�e de paille ?
Oui, monsieur. C'est pour �a qu'elle a br�l� si facilement.
LEWIS ET CLARK - 7 AO�T 1804
Zut.
Qui est-ce ?
Bonsoir. Je r�coltais des �chantillons d'�corce pour le Pr�sident Jefferson.
De l'�corce. J'en ramassais.
Des �chantillons d'�corce.
Vous n'�tes pas comme les autres.
Vous �tes plus doux, plus d�licat.
De fa�on assez brute, non ?
Pas du tout. Regardez-vous.
La finesse de vos poignets...
une peau de b�b�...
presque pas d'�paules.
Bon, je crois que vous m'avez assez flatt�.
Regardez-moi. Je me conduis comme une b�te.
�a m'a bien plu.
Non, non. C'est impossible.
Je suis promis � une autre.
De plus, nous venons de mondes diff�rents.
Vous �tes primitive et vous suivez vos plus bas instincts,
moi, je viens d'une culture qui valorise la moralit� chr�tienne.
Un de plus ne peut pas faire de mal.
Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
Shaquinna.
Je ne vois pas comment il est possible
que la rivi�re remonte et traverse ces montagnes jusqu'� la mer.
La rivi�re ne peut rien remonter.
Alors notre voyage est termin�.
Jamais. Nous continuons.
Nous aurons atteint le sommet des Rocheuses dans un mois,
puis nous construirons des canots
et nous redescendrons la face ouest avant les premi�res gel�es.
29 octobre.
Ce que nous esp�rions n'�tre que quelques flocons s'est av�r� �tre bien plus.
Nous en sommes � la moiti� du voyage et nos provisions sont presque finies.
Le seul homme qui tient le coup semble �tre Pratt
qui mange les restes de sa femme de paille.
Quant � moi, je semble avoir attrap� un l�ger rhume.
Quoi ?
- Mais qu'est-ce que vous faites ? - Les derniers sacrements.
Non, pas question.
N'essayez pas de m'enterrer vivant.
Allez-vous-en.
Maman.
Je peux faire un rem�de qui le gu�rira.
Mais il me faut un �uf d'aigle, ou il mourra.
Un �uf d'aigle.
- C'est tout ? - Oui.
Vous savez,
les derni�res cr�atures qu'on a vues �taient avant la neige �ternelle.
C'est tr�s courageux de faire �a pour votre ami.
Je ne fais que mon boulot.
Je ferais mieux d'y aller.
Oh, mon Dieu.
Il faut un �uf d'aigle ou il mourra.
Il mourra.
Oh, mon Dieu.
Pr�sident Jefferson, je vous implore.
Si nous ne donnons pas le droit de vote aux ours, ils se soul�veront
et ils prendront le Congr�s.
Et c'est nous qui jouerons dans les cirques avec des petits chapeaux.
Pr�sident Jefferson, il y a quelques mois, j'ai vu une Indienne nue.
Quand j'ai vu cette Indienne nue, j'ai eu des pens�es impures.
Quelque chose en moi a chang� en territoire sauvage.
Vous devez vous reposer.
J'ai vu une Indienne nue.
Non !
Bon.
O� es-tu ?
Prot�ge tes petits b�b�s.
Bon.
Allez, fichu oiseau ! Viens me chercher !
Je l'ai.
Vous l'avez cass�.
Je n'avais besoin que de la coquille. Merci.
Le rem�de marche.
Je peux l�cher le bol ?
- Shaquinna. - Oui.
Votre fi�vre a baiss�.
Merci d'�tre rest�e avec moi.
C'est M. Hunt que vous devriez remercier.
Il a risqu� sa vie pour vous ramener un �uf d'aigle.
J'aurais pu juste ramener la coquille, mais on n'a pas pris la peine de me le dire.
Merci, M. Hunt.
On va construire des canots pour atteindre le Pacifique � la fonte des neiges.
Je ne sais pas comment exprimer...
mes sentiments.
Ne parlez pas de vos sentiments. Je ne veux pas vous frapper.
- Cependant... - Je suis s�rieux.
�a alors.
- Quelle chance. - Quoi ?
Lewis et Clark, et ces idiots sont � pied.
Ils marchent car ils pensent que la rivi�re est trop dangereuse en amont.
- On devrait faire pareil. - Je ne vois aucune raison.
Il y a un vieux proverbe qui dit : "Rapides le matin."
- Oui ? - C'est tout.
M. Hunt, c'est notre chance de d�passer Lewis et Clark.
On les d�passerait peut-�tre,
mais �a ne vaut pas le coup de risquer la vie des hommes.
Je vous assure que tout ira bien.
J'esp�re vraiment que vous avez raison.
Ne vous inqui�tez pas, messieurs.
Suivant mes calculs, nous avons moins de cent m�tres de rapides devant nous.
Chapeau, monsieur. On a r�ussi.
Messieurs, nous avons d�pass� Lewis et Clark.
Rassemblez les d�bris du canot
- et ce qui reste de nos provisions. - Non.
Pardon ?
Vous avez failli nous faire tuer pour pouvoir �tre c�l�bre.
J'en ai assez. Je quitte cette exp�dition.
- Et notre association ? - Notre association ?
Sur la rivi�re, vous vous en fichiez bien.
Eh bien, maintenant, c'est moi qui m'en fiche.
Qui vient avec moi ?
J'en ai assez de vous deux.
J'ai pass� ma vie � essayer de voir le Pacifique
et j'y vais tout seul. Qui m'accompagne ?
Jonah, � qui serez-vous fid�le ?
Je suis votre esclave. � votre avis ?
- Merci, Jonah. - Je vais avec M. Hunt.
Nous ne sommes pas loin. Quelques centaines de kilom�tres.
Nous y serons les premiers. Faites-moi confiance, le pire est pass�.
Le pire ne sera jamais pass�. Pas avec ce dandy � notre t�te.
Si vous voulez vivre, venez avec moi.
R�fl�chissez bien, messieurs. Pensez par vous-m�mes.
Ou bien pr�f�rez-vous que M. Hunt r�fl�chisse � votre place ?
Mon P�re pense pour moi,
et d'apr�s lui, je serais bien fou de ne pas accompagner Hunt.
Non, mon p�re. Attendez.
Il vaut mieux penser par soi-m�me.
Et je pense que nous devrions continuer jusqu'au Pacifique.
Vous �tes courageux, Bidwell.
Comment peux-tu dire �a ?
C'est toi qui as eu le plus de mal.
Attaqu� par un ours, l'oreille arrach�e par un Fran�ais.
C'est vrai, monsieur. J'ai eu ma part de m�saventures.
Mais je ne peux pas abandonner M. Edwards maintenant.
Il a �t� le seul � avoir eu ce r�ve,
et maintenant, nous sommes si proches
que je le crois quand il dit que le pire est pass�.
Quand j'ai dit que le pire �tait pass�, j'ai peut-�tre parl� trop vite.
Mais maintenant, pour s�r...
Bidwell, � terre !
D�sol�, je visais la t�te.
Attendez ici !
Nous allons descendre vous capturer.
Je veux qu'ils meurent en sous-v�tements.
C'est bien pire, vous ne trouvez pas ?
Pr�parez le gantelet.
- Quoi ? - Le gantelet.
J'ai d�cid� qu'ils mourraient par le gantelet.
- Le... - Le gantelet !
D'accord. Calmez-vous.
Vous pensez que je ne sais pas o� est le gambit ?
- Le gomblit ? - Sanchez.
Le gantelet.
Vous et le Fran�ais, pr�parez le gantelet.
D�sol� de devoir abr�ger nos �bats, mon petit chat.
Si vous me touchez, je vous tue.
Emmenez-la.
Frappez-le.
�a, c'est du spectacle.
Br�lez-vous les pieds, bande de l�ches.
Attendez.
Regardez la donzelle.
Qui a eu l'id�e du ma�s ?
Et maintenant, ils s'enfuient. Hector, Ferdinand, rattrapez-les !
Attrapez-les.
Par l�.
Vite, ils sont presque l�.
- Mon Dieu. - Allez.
- Venez. - Partez sans moi.
- Vous pouvez le faire. - Sauvez-vous.
Je n'oublierai jamais, Bartholomew.
Maintenant, nous allons vous tuer, se�or, et ramener votre t�te � Hidalgo.
Mais nous avons un service � vous demander.
Oui. Souvent, quand on ram�ne une t�te � Hidalgo,
elle est fig�e dans une expression de terreur.
Hidalgo serait vraiment content si vous pouviez sourire quand on vous tue.
Allez au diable.
Vous avez vu votre horrible expression quand vous avez dit �a ?
- Dites : "Ouistiti." - Oui. Dites : "Ouistiti."
Vous voyez, on est oblig� de sourire quand on dit ouistiti.
Dites : "Ouistiti."
Crevez, esp�ce de b�tards espagnols !
Ouistiti, bande de fils de putes.
Vous savez, ce que vous avez fait pour moi,
c'�tait vraiment gentil.
- �a va. Ne... - Vous ne comprenez pas.
C'est juste que personne n'avait jamais fait �a pour moi.
Et...
Merci, c'est tout.
Merci.
Surtout quelqu'un comme vous,
qui aurait pu se faire tuer si facilement.
Je pense qu'il dort.
Je pense qu'il est mort.
D�sol� de vous avoir fait peur.
Je me reposais simplement les yeux.
Nous avons besoin d'aide.
Je vais vous aider. Je suis un fier guerrier.
- Attendez, laissez-nous vous expliquer. - On n'a pas le temps.
Nos hommes sont retenus en captivit� par au moins 20 conquistadors.
Y a-t-il d'autres hommes de votre tribu qui peuvent nous aider ?
Des hommes un peu plus jeunes que vous, peut-�tre ?
Oui.
Je vais couper les cheveux de cette femme.
Quelqu'un peut deviner pourquoi ?
- Pour nous distraire ? - Non.
- Parce qu'elle vous l'a demand� ? - Non.
Je sais !
Ses cheveux sont plus beaux que les v�tres et vous �tes jaloux.
Non.
Je vais le faire parce qu'ils ne sont pas aussi beaux que les miens.
Parce que, m�me si elle ne l'admet pas, elle pense :
"� quoi bon avoir des cheveux quand on voit les siens ?"
- Vous comprenez ? - Non, pas vraiment.
Je ne comprends pas.
Peu importe. De toute fa�on, je vais tous vous �corcher vifs.
- Pr�parez-la. - Pr�parez-la.
Vous disiez que les braves que vous avez convoqu�s �taient plus jeunes que vous ?
Ils le sont. Puma Rapide a deux ans de moins que moi.
Montagne Solide a...
- Quatre. - Quatre ans de moins.
Merci beaucoup d'�tre venus, mais,
on va sans doute faire �a tous seuls.
Au moment de la bataille,
nos esprits s'�l�veront et nous donneront la force
de combattre.
C'est ainsi que nous devons voyager.
De cette fa�on, nous gardons nos forces pour la bataille.
- Arr�tez. - Quoi encore ?
Puma Rapide doit encore faire un petit arr�t.
Je suis d�sol�.
Bon, c'est la derni�re fois.
Que tous ceux qui en ont besoin le fassent maintenant. Je ne m'arr�te plus.
Je ne vois pas comment ces Indiens vont nous aider.
Il ne faut peut-�tre pas compter sur eux. Je peux peut-�tre faire rire Hidalgo.
�a devient bien trop difficile.
On finira de lui brosser les cheveux apr�s sa mort.
Arr�tez, se�or.
C'est all� trop loin. Vous devez lib�rer Shaquinna.
Quelle arrogance !
Vous �tes cern�s par une arm�e d'Indiens qui, � mon commandement,
descendront sur vous avec la furie des quatre cavaliers de l'Apocalypse.
Et on en a plus que quatre.
Et ils ont des noms comme Aigle �lanc�, Montagne Solide
et plein d'autres comme �a.
Eh bien, o� sont ces braves ? Montrez-les-moi.
Montrez-les-moi � moi aussi.
Je suis l'un de ces braves.
Moi aussi.
Et moi aussi.
Quelle arm�e !
Pourquoi nous battre ?
Si on attend quelques heures, ils mourront de vieillesse.
Et vous croyiez que je ne pouvais pas m'�chapper ?
Vous...
J'ai une id�e. Partez en courant dans les bois
et je compte jusqu'� trois avant de faire un autre trou
dans votre cul poilu de Fran�ais.
"Cul poilu de Fran�ais." Vous m'avez bien eu.
"Je fais un gros trou dans votre cul poilu de Fran�ais." Eh bien...
Se�or ! Regardez ce que je tiens.
Votre femme.
- Je m'en occupe. - Non.
Vous en avez assez fait, Bartholomew !
- Leslie ! - Viens !
Il est temps pour moi de me battre.
Hidalgo est � moi.
Monsieur, vous �tes un l�che. Vous vous �tes enfui avec une femme.
Et maintenant, je vais vous donner une le�on.
Vous �tes tr�s courageux ou bien stupide.
Il n'y a peut-�tre pas beaucoup de diff�rence entre les deux.
Vous �tes intelligent.
Apr�s votre mort, j'examinerai votre cerveau pour voir s'il est diff�rent
des autres cerveaux que j'ai pu voir.
Mon Dieu !
Salut, t�te d'�uf !
Taisez-vous !
Vous m'avez vu tel que je suis vraiment, se�or.
Je ne suis qu'un gros homme chauve
qui implore votre piti�.
Edwards, nous venons de voir Lewis et Clark.
Ils sont � un kilom�tre et se dirigent vers l'oc�an.
Mon Dieu ! Alors venez. Nous pouvons encore les battre !
H�, se�or !
L'histoire de ma perruque, �a reste entre nous, hein ?
Oh, mon Dieu !
On a r�ussi.
Pas encore.
Ils vont atteindre l'oc�an avant nous.
La seule fa�on de les battre, c'est de descendre cette falaise.
En tant que chef de cette exp�dition,
c'est moi qui vais descendre.
Leslie.
Ne descendez pas. Vous allez vous tuer. Je devrais y aller.
Sottises.
Alors c'est pour votre bien.
En quoi est-ce que c'est suppos� �tre pour mon bien ?
D�sol�, ce coup devait vous mettre K.-O.
Voyons. �a devrait faire l'affaire.
Qu'est-ce que vous faites ? Allez-y ! Il va y aller.
Pratt.
Donne-moi le drapeau.
Bonne chance.
Oh, mon Dieu !
Oh, non.
Oh, mon Dieu ! Non !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu ! Non !
S'il te pla�t, l'oiseau, ne me fais pas mal.
Pose-moi, esp�ce de sale oiseau !
Oh, mon Dieu !
Hunt ! Vous avez r�ussi !
On a tous r�ussi !
Attendez. Comment �tes-vous arriv�s ici ?
On a trouv� une piste indienne.
C'�tait tr�s bien.
Oui, ils avaient m�me taill� des petites marches.
Dommage qu'on n'ait pas pris le temps de regarder, l�-haut.
Leslie, regardez !
Vous arrivez trop tard !
On vous a battus !
Oui ! Rentrez chez vous, bande de nuls !
Messieurs, nous sommes les premiers � avoir conquis ce grand continent.
- Il est temps de rentrer. - Oui.
Mais pourquoi est-ce que �a doit finir ici ?
- De quoi parlez-vous ? - Je vous parle d'exploration !
Regardez, messieurs.
Nous avons conquis ce continent. Que dites-vous d'en essayer un autre ?
On peut remonter au d�troit de B�ring, un pont de terre et de glace qui va en Asie.
On pourrait y aller � pied.
� pied en Asie.
�a me pla�t.
Et pourquoi s'arr�ter l� ?
On pourrait continuer jusqu'en Europe.
Edwards et Hunt, les premiers Am�ricains � aller � pied en Europe.
La cuisine vaut le voyage � elle seule.
La cuisine, monsieur.
� No�l prochain, nous boirons le champagne � Paris.
French
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