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LES CHEVALIERS DE LA MORT
HOPITAL MILITAIRE
Ne dites rien : il est psychiatre.
Harold Long, consultant en guerre psychologique. Lisez.
Chercher � se faire peur, c'est banal.
Sauf quand on est un vieux g�n�ral de 60 ans.
Le g�n�ral Woody Grove, chef d'�tat-major des arm�es.
- A son �ge... - Et l'amiral Jackson.
Il a voulu traverser l'Atlantique en cano� par vent de force 8.
- C'est tout ? - Six.
Disons plut�t sept.
Mme Peel, je vous pr�sente le Dr Harold Long.
Enchant�e.
- Et maintenant ? - Lamble.
Gordon Lamble section armement chimique.
Qu'a-t-il fait ?
Escalad� la cath�drale Saint-Paul, mais il est tomb�.
Il est mort ?
Quelques bleus, �gratignures, et l�g�res blessures internes.
Il est revenu � lui ?
- Mme Peel peut-elle rester ici ? - Avec plaisir.
- Et vous, o� allez-vous ? - Sous les drapeaux !
- Le bureau du g�n�ral Grove. - Vous le connaissiez ?
Tout le monde le connaissait.
Il �tait tr�s accessible. Les hommes l'adoraient.
M. Steed, du Minist�re. Cdt Robertson.
Merci, Stanhope.
- Vous amenez les ennuis ? - Au contraire.
Je ne vous laisserai pas tra�ner son nom dans la boue.
Vous le connaissiez bien ?
Depuis l'�cole militaire.
J'en ai connu des g�n�raux, mais aucun n'�tait � sa hauteur.
- Vous �tes un peu partial... - Bien s�r !
Il avait la bont� d'un C�sar
la t�nacit� d'un Wellington, et le g�nie d'un Napol�on.
- Du beau monde... - Les meilleurs.
Pourquoi cherchait-il � se faire peur ?
A moto.
Je ne sais pas, honn�tement.
Phr�nologie... On reconna�t bien un cr�ne de militaire.
A sa forme d'obus.
Un adolescent en qu�te d'�motions, soit,
mais un homme m�r couvert d'honneurs...
Il n'�tait pas fait pour se tourner les pouces.
- Dans l'administration... - Exact.
Coller des timbres tr�s peu pour lui.
- Un soldat, pas un gratte-papier. - Vous l'admiriez.
Et comment !
Je rentre � Londres pour calmer les esprits sur cette affaire.
Bless� � la guerre ?
Non, sur le parcours d'assaut.
Fermez la porte.
Rendez-vous, vous �tes cern�s !
Vous �tes cern�s vous voyez bien !
Jetez les armes sortez mains en l'air.
- C'est votre derni�re chance ! - Alors, il va sortir ?
C'est du tout cuit. Ils vont se rendre.
D'habitude, on essaie de viser
le seau.
Beau tir !
Au cricket je me d�fends plut�t bien.
Je crois que c'en est fini de notre vieux seau.
Depuis quand Groves avait-il cette moto ?
Elle n'�tait pas � lui, il l'avait emprunt�e.
- Dr�le d'id�e. - En effet.
- Vous n'�tes pas surpris ? - Il avait de dr�les d'id�es.
Par exemple ?
Traverser le bassin de Canton � la nage en tenue de combat.
- A son �ge ? - Il �tait en forme.
- Stanhope ! - A vos ordres !
D�sol� de vous interrompre, on vous attend au champ de tir.
J'y vais.
- Il a pu vous renseigner ? - Tr�s bien.
Rien de plus beau qu'une grenade.
En effet.
N'�coutez pas trop Stanhope.
C'est un meneur d'hommes ils lui sont d�vou�s.
Merci de l'avertissement.
Jupiter.
Mercure. J'ai une mission pour vous, de la part d'Apollon.
Dangereuse ?
- Tr�s ? - Tr�s dangereuse.
Quel danger ?
Danger de mort.
- De quoi s'agit-il ? - Gordon Lamble.
Il est devenu froussard. Il doit �tre �limin�.
Vous n'allez pas faire comme lui, n'est-ce pas ?
Bien. Sept secondes de d�lai.
Je compte jusqu'� 3.
Lamble, dites-vous ? Quand ?
Le plus t�t possible. Ce soir ?
Allongez-vous, d�tendez-vous, ne pensez qu'au probl�me actuel.
Concentrez-vous. Ensemble, nous allons
trouver une solution. Je r�capitule.
Vous avez compris en voyant Lamble sur le rebord de la fen�tre.
Il �tait agit�, perturb�, pris d'une anxi�t� croissante,
mais vous n'avez pas essay� de l'aider de peur qu'il tombe.
C'est l� une r�action normale la plus sens�e.
Long parle de psychose traumatique.
lncontr�lable, agit�...
Cette position est tr�s confortable.
Les plumes blanches !
� Woody, de la part du lieutenant-colonel Watson
Je cherche le Lt-col Watson.
Vous n'avez pas de chance, il est l�-haut.
Alors, Watson, �a gaze ?
R.A.S., �a marche au quart de tour. A propos...
Vous m'entendez, Freddy ? Appelez la blonde du pub pour moi.
- Dites-lui que je passe ce soir. - Entendu.
Le num�ro est dans ma veste.
- Piste pr�te pour l'atterrissage. - Re�u. J'arrive.
Contr�lez votre vitesse !
- Redressez ! C'est dangereux ! - Arr�tez, je sais ce que je fais !
Mauvais axe d'approche !
Il est devenu fou !
C'est trop tard.
- R�capitulons. - Deux roses noires.
- Trois cadavres. - Quatre plumes blanches.
Et cinq ratons laveurs.
Chaque fois, le sch�ma est le m�me.
Trois hommes respect�s.
- Pas des psychopathes. - Pas que l'on sache...
Mais ils jouent avec la mort.
Comme des hippies irresponsables.
Robertson dit s'�tre bless� au parcours d'assaut.
Et alors ?
Il n'y a pas de parcours d'assaut.
J'ai h�te de le rencontrer. Comment dois-je m'y prendre ?
Montrez-lui...
vos protub�rances.
Il est f�ru de phr�nologie.
Emma Peel, de chez Willis & Ferguson, ench�res,
expertises.
Entrez, je vous attendais.
Excusez-moi, je m'attendais � voir arriver un antique barbon
appuy� sur une canne noueuse.
- Vous �tes d��u ? - Au contraire.
Qu'en pensez-vous ?
Je pense que nous pouvons vous d�barrasser de �a.
C'est le souhait de la famille.
Moi, j'aurais tout laiss�.
Tel qu'il l'avait arrang�.
�a vous int�resse ?
L'habitude. C'est mon hobby, la phr�nologie.
Vous �tes tr�s �tonnante. Comment classez-vous Napol�on ?
- Alpha alpha... - Moins.
Moi aussi, j'aime la phr�nologie. C'est bien �a, alpha alpha moins ?
A mon sens, oui.
Il n'arrivait pas � la cheville d'Alexandre.
- Ou C�sar. - Washington ou Hannibal.
La chose militaire me fascine.
- Pourquoi cela ? - Sa philosophie de la vie.
Le sens du d�fi le go�t du changement,
l'aventure, l'exaltation, le danger.
J'en oublie les bonnes mani�res.
Je vous offre un verre ?
L'aventure, l'exaltation...
De la litt�rature, tout �a. Il n'y a plus de guerres.
Ou elles se font dans un fauteuil.
La vie militaire dont vous parlez a chang�.
Elle a plut�t �volu�.
Les vrais soldats ne sont pas tous morts.
Mais si !
Morts. D�pass�s. Des dinosaures.
Les jeunes qui n'ont pas connu le pass� ont moins de mal.
Moi, je l'ai connu.
J'ai connu la vraie vie de soldat celle dont vous parlez.
�a vous change un homme, la vie au coeur de l'action.
Et toujours le danger, vous n'imaginez pas.
Le danger pour compagnon, toujours l� pr�s de vous.
Confidentiel.
Allez donc visiter le mus�e du r�giment, tant que vous y �tes.
Je vous y rejoins.
- � tout � l'heure. - C'est cela.
Apollon ? Mercure. J'ai trouv� les documents.
Non, plus rien qui relie Groves � l'organisation.
Je suis en train de les d�truire.
Pourquoi le danger ? Escalader Saint-Paul, jouer avec le feu ?
Ces hommes n'avaient plus rien � prouver. Colonels, g�n�raux.
Pourtant, chacun d'eux cherchait son propre nirvana.
Ce que nos amis zen appellent satori.
Comme une drogue ?
Qui ne laisserait aucune trace.
Une organisation d'autodestruction.
"D�sir de Mort S.A.R.L.".
Et les tremblements ? Comment les expliquer ?
R�actions nerveuses. Comme les soldats qui rentrent du front.
lci Long.
Pour vous.
Parlez plus fort.
lci Stanhope. Il faut que je vous voie.
- Demain ? - Non, ce soir,
J'ai quelque chose d'int�ressant.
Je vois... O� vous voudrez.
L'aire de tir de grenades ?
- Quelle heure ? - 21 h 30.
Bien, j'y serai.
- �a avance ? - Peut-�tre.
Je vous dirai �a plus tard.
Je suis l� !
Sur l'aire de tir !
C'est vous, M. Steed ? Je suis l�.
"Manton House ouvert au public de mai � octobre.
"Tous les jours sauf le mercredi."
Mus�e militaire, maison natale du colonel Jolian Adams.
Tomb� de cheval � un d�fil�.
- Ne s'est jamais r�veill�. - Mort � Saratoga.
- Vraiment ? - �tape suivante ?
L'actuel conservateur du mus�e est un autre Col. Adams.
Encore un v�t�ran de l'arm�e des Indes...
Je vais aller lui parler. Et Robertson ?
J'ai touch� la corde sensible.
C'est curieux. Sur la question du danger, il a r�agi vivement.
A moi aussi, il a r�agi. Tr�s gentiment.
D�licate attention, des chocolats.
- Vous les avez ouverts ? - Non, pourquoi ?
N'y touchez pas. Donnez-les-moi.
�loignez-vous.
Vous voyez quelque chose ?
- Je m'en doutais. - Quoi ?
J'ai d�j� vu �a.
Ils sont pi�g�s ?
Quoi qu'il advienne,
ne touchez pas ceux qui sont emball�s.
Pourquoi ?
Ce sont mes pr�f�r�s.
On d�couvrit plus tard que 9 000 Anglais
avaient tenu en respect 40 000 Russes.
Cette bataille fut appel�e la "Bataille des Soldats".
lnkerman ?
Exact.
Le g�n�ral Forsyth Adams, 1841-1909.
- L'agent secret. - Exact.
Le g�n�ral Archibald Adams.
1917. Tu� sur la Somme. Une forte t�te.
- Et vous �tes la derni�re ? - Oui. Et je devine votre pens�e.
- "Vraiment le fond du tonneau." - Pas du tout.
Les femmes en ont eu assez d'attendre.
Je ne fais jamais attendre une jolie femme...
- Vous vous moquez ! - Ch�re madame...
Colonel... Si �a ne vous g�ne pas.
C'est tr�s int�ressant.
Le blason de la famille Adams.
Accord� par charte en 1803. Rose noire rampant.
- Et la plume blanche ? - Couchant, bien s�r.
Bien s�r.
"La rose noire du courage",
comme la d�crivait le Col. Sommes Adams.
Dans la salle Waterloo.
Avec les moustaches et le teint plut�t rubicond ?
Splendide biblioth�que.
- La plus grande collection priv�e. - Ah bon ?
Tout jeune officier d�sireux de faire sa culture peut venir.
C'est un peu leur club, ils viennent quand ils veulent.
Parfois un peu turbulents.
Vous savez ce que c'est !
Mais ce sont de braves gars.
Ces autographes doivent valoir une fortune. Arm�e am�ricaine.
C'�tait avant qu'il devienne pr�sident.
Lui �tait l� avant de rejoindre la 8e arm�e.
Il y a m�me un b�ret � lui dans la salle Allerman.
- Vous connaissiez le Gal. Groves ? - Woody.
Bien s�r. Un joli coeur.
- Il savait draguer les poulettes. - Quelle fin tragique...
Et g�n�reux.
Il passait des heures ici � aider les jeunes officiers.
Tr�s g�n�reux.
- Dr�le d'id�e, la moto. - Pas du tout.
Il �tait pr�t � toutes les exp�riences.
T�l�phone.
- La barbe ! Excusez-moi. - Faites.
- Occupez-vous de M. Steed. - A vos ordres.
Vous �tes en avance.
Vous, enfin ! J'avais cru m'�tre tromp�.
- Vous �tes de la section nord ? - Exact.
- Peters. - John Steed.
- Le Col. Adams est au courant ? - Non, elle est dans son monde.
Elle nous refait le D�barquement dans son potager.
Mais venez visiter le Saint des Saints.
- Et dans le nord ? - �a bouge beaucoup.
- Vous n'�tiez pas � Liverpool ? - H�las non.
Je me demande comment vous vous en �tes tir�s.
Moi aussi.
- �a se reproduira peut-�tre. - En effet.
La salle de la rose noire.
Six figures de bravoure.
Je le reconnais.
P�gase.
- Tu� dans un accident d'avion. - J'en ai entendu parler.
�a en fait, des pertes !
- Autant que chez vous. - Exact. Simple commentaire.
Le Livre du Courage, les plus grands actes de bravoure.
"� titre posthume".
- Les autres vont arriver. - "� titre posthume".
- Ce soir est un grand soir. - Ah bon ?
- Apollon sera l�. - Bien.
Au fait...
- Votre nom ? - Eh bien ?
Quel est-il ?
Steed, vous le savez.
Votre nom de code.
Attendons plut�t l'arriv�e des autres. Apollon et Cie.
- Pourquoi ? - Soit. Bacchus.
Servez-vous, mon vieux.
- Mme Peel, comment va ? - Tr�s bien.
Faites une pause. Vous n'arr�tez pas.
Je finis cette �tag�re.
Merci pour les chocolats. Ils �taient d�licieux.
Etes-vous occup�e, apr�s ?
Qu'avez-vous en t�te ?
- Vous �tiez sinc�re, l'autre jour ? - A quel sujet ?
Vous parliez du piment de la vie,
de la routine du quotidien. Je me suis dit...
Nous avions l'air d'accord.
On ne parle que de s�curit�, de la naissance � la mort.
- Ceintures de s�curit� ! - Soupapes, garde-fous, r�glements.
C'est comme conduire en seconde !
Exactement !
Vive le danger ! Autrefois, l'homme survivait � la force du poing.
- A la pointe de l'�p�e ! - Maintenant, il est ramolli. Mort !
- D�shydrat�. - St�rile.
- Craintif. - Insipide.
Atrophi�.
- M�tro-boulot-dodo. - Mots crois�s.
- Vie �triqu�e. - Maison � cr�dit.
La vie, �a se d�vore !
Allons-y !
O� ?
Un endroit qui devrait vous int�resser.
Messieurs, Mme Peel peut-�tre une nouvelle recrue.
Enchant�.
Une belle Diane, ou Ath�na.
- Vous pr�parez un spectacle ? - Nous avons une organisation.
- Vous ne m'aviez rien dit. - Vous non plus.
Si j'avais su...
- Cette mission �tait tout indiqu�e. - En effet.
Pardon... M. Steed du minist�re de la Guerre.
- Responsable du fonds Groves. - Et membre potentiel ?
Pourquoi pas ? Amazone.
- Apollon aimera �a. - Peut-�tre.
Mme Peel ne sait pas tout des "Chevaliers de la Mort".
- Mettez-la au courant. - Bien s�r.
C'est votre prot�g�e. Initiez-la vous-m�me.
Je vois.
Nous sommes les Chevaliers de la Mort.
Notre but : rendre son sel � la vie.
Sortir de cette fameuse torpeur.
Les membres sont tri�s sur le volet.
La rose noire est notre embl�me. Comme vous voyez,
nous avons eu d'illustres membres.
Puis-je m'asseoir ? L'humidit� me fait souffrir.
Comment gagne-t-on sa rose ?
Une s�rie de tests. Nos "travaux d'Hercule".
Psychologiques et progressifs.
- Et en cas d'�chec ? - N'en parlons m�me pas.
Exact.
- J'ai une petite question. - Allez-y.
Le danger inh�rent � la fonction de soldat ne vous suffit pas ?
On pourrait le croire, mais il n'y a plus assez de guerres.
Le danger est un besoin.
Comme la nourriture.
On m'avait promis la Cor�e,
j'ai eu Paris.
Chypre ? J'aurais bien voulu.
Attach� d'ambassade � Washington.
La Malaisie la jungle, les bandits...
Total : la Tour de Londres.
D'o� les Chevaliers de la Mort.
Toujours pr�te � vous joindre � nous ?
Vous ne pourrez pas faire marche arri�re.
- Je sais. - Bien.
Je pr�pare votre initiation.
Excusez-moi.
- C'est plus clair ? - Oui.
Une bande de fous parano�aques.
Et surtout, dangereux.
Mais qui est Apollon ?
Le grand chef. Apollon est son nom de guerre.
- Et le v�tre ? - Bacchus.
- Je m'en serais dout�e. - Bon choix, non ?
C'est pr�t. Vous venez, Steed ?
Le temps de finir cet excellent cognac. Et d'inspecter les lieux.
- Bonne chance, Mme Peel. - Bonsoir... M. Bacchus.
Voici le 1er test.
Concentration et sang-froid.
Vous marchez sur les planches, cercles enfil�s sur les c�bles
sans les toucher.
- Simple. - Un jeu d'enfant.
Tout d�pend de ce m�canisme.
Albert va vous montrer.
Ces c�bles sont �lectrifi�s.
J'enclenche le m�canisme.
Si vous les touchez Iorsque la fl�che est dans le blanc,
une cloche sonne.
En revanche, dans la zone noire...
Il faut traverser la pi�ce
sur les planches.
Quand vous voulez.
Silence, vous voulez la tuer ?
Asseyez-vous.
5 000 volts. Il ne faudrait pas qu'elle se d�concentre.
Magnifique. Du grand art !
Bravo, Mme Peel. F�licitations.
Apollon !
A vous aussi, Steed. Bienvenue chez les Chevaliers de la Mort.
Beau travail.
- Qui vous a dirig� sur Manton ? - Stanhope.
Pauvre Stanhope...
Que pensez-vous de ma petite organisation ?
Je suis impressionn�.
Pur hasard.
Je traitais des cas de psychose traumatique pendant la guerre.
J'ai d�couvert qu'une petite proportion,
peut-�tre 1 %, souffrait de r�gression mentale
parce que le stress de la guerre leur manquait.
Par habitude, conditionnement.
Et �a vous a fait r�fl�chir.
Je m'interrogeais sur ces hommes
qui avaient aim� faire la guerre.
Toute cette �nergie potentielle.
Cette �nergie destructrice.
Il �tait possible de la contr�ler.
De la canaliser.
J'y suis arriv�.
Ces hommes, l�-haut
ils ne peuvent plus se passer du danger.
- Ils en ont besoin. - Comme des drogu�s.
On pourrait appeler �a une accoutumance au danger.
Et de m�me qu'un drogu� a toujours plus de besoins...
C'est pareil pour le danger.
Exactement.
Ils se mettent en danger, ils escaladent Saint-Paul.
Mais �a ne leur suffit pas.
Mais ils vont affronter un danger plus grand encore.
Mon plus beau troph�e.
Depuis des si�cles,
les hommes r�vent de voler la couronne � la Tour de Londres.
Mais il y a toujours eu trop d'obstacles, de dangers.
Vous me suivez ?
Or, pour ma petite troupe, le danger sera un stimulant.
Face � face avec la mort.
Certains mourront mais peu importe.
�a n'en sera que plus doux.
- Quand est-ce pr�vu ? - Demain.
Je donne les derni�res instructions ce soir.
Ce sera le crime du si�cle.
Bien s�r...
vous ne serez plus l� pour en entendre parler.
Quel dommage...
Au revoir, M. Steed.
- C'est � quel sujet ? - Je vais vous tuer.
Ne vous en vantez pas trop.
- J'ai dit : "Je dois vous tuer." - Mince !
La bourse a perdu un point.
Levez-vous !
- Pourquoi ? - Parce que je vais vous tuer.
- Je suis bien mieux assis. - Levez-vous !
J'ai dit : "Levez-vous."
Votre main ne tremble pas.
lmpassible.
O� est le danger, si je suis menott� ?
Il y en a plus � collectionner les timbres !
En revanche si nous �tions � �galit�...
Face � face � une table.
Pistolet au milieu.
Ce serait autre chose.
La chaise, l�-bas.
Asseyez-vous.
Je compte � 3.
A 3...
D�sol�, je ne suis pas disciplin�.
Donnez-moi �a.
- Comment avez-vous fait ? - J'ai fait un noeud avec mes draps.
Ce vieux truc !
Pourquoi toujours rechercher l'originalit� ?
Demain, votre mission exigera de vous un courage extr�me.
La Tour, messieurs.
Son tr�sor.
Il est � nous rien ne nous arr�tera.
Vous croyez ?
Trois contre un. Pas tr�s stimulant !
Respectons les r�gles.
Jouons � armes �gales.
Un combat singulier. D'homme � homme.
Moi, contre le plus courageux.
Votre glorieux chef. C'est au docteur
de donner l'exemple.
Mon Dieu !
lmpossible de m'arr�ter !
Quel chahut !
Apollon ! Il n'est pas arm�.
Le th� est pr�t. Venez le chercher !
Comment �tes-vous tomb� sur ces Chevaliers ?
Tr�s simple.
Groves est mort, j'ai rencontr� Long qui m'a dirig� sur Robertson
par qui j'ai connu Stanhope qui m'a renseign� sur Manton
o� j'ai connu le Col. Adams.
Simple comme bonjour.
- El�mentaire. - Rudimentaire.
On y va ?
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