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Original subtitles

LEGITIME VIOLENCE

Major, ça me fait peur de voir tous ces gens.

Alors mets tes lunettes, John.

Bienvenue à la maison. Connaissez-vous Elizabeth ?

- Colonel Nick Row. - Bienvenue. Ravi de vous voir.

- Bienvenue à la maison.

Bienvenue, Major.

Bienvenue, Major.

Major Rane, je suis sûr que tout le monde voudrait vous entendre dire quelques mots.

C'est bon d'être de retour.

Nous savions dès le début...

Que notre président et tout notre pays seraient derrière nous.

La foi en Dieu et en nos familles était ce qui nous gardait en vie.

Quant à moi,

Je dirais que cette expérience a fait de moi un homme meilleur...

un meilleur officier, et un meilleur américain.

Merci à tous.

Bon retour parmi nous.

- Je vous souhaite beaucoup de chance. - Merci, mon colonel.

Charlie, votre femme et votre fils sont là pour vous.

Salut papa.

- Bonjour fils, comment vas-tu ? - Bien.

Je suis tellement heureuse... Viens, ils sont impatients de te revoir.

Même ton père est ici. Il a insisté pour venir.

- Regardez qui est ici. - Il est de retour !

- T'as l'air en forme, vieux ! - Fils !

Bonjour, papa.

Content que tu sois de retour, fils.

Major Rane, quel effet ça vous fait de revenir après sept ans ?

Pas maintenant, s'il vous plaît. Il vient d'arriver.

Que pensez-vous des mouvements pacifistes qui... ?

Une autre fois !

Charlie, j'étais si nerveuse...

Que j'ai demandée à Cliff de nous conduire.

Tu te souviens de Cliff ?

- Comment vas-tu, Cliff ? - Très bien, Charlie.

- C'est bon de te revoir ! - De même.

T'as l'air en forme... Je vous ramène, ok ?

Excusez...

Hé, petit, qu'est-ce tu fais ?

Monte à l'arrière avec ton père.

Major.

Nous l'avons fait, John.

On est à la maison.

T'inquiêtes pas, John. Tout se passera bien.

Si jamais vous passez par El Paso...

Je viendrai te voir.

Prends soin de toi.

- Tu es heureux de revoir ton père ? - Bien sûr.

Rappelles-toi ce que le docteur a dit :

Ça prendra un certain temps pour vous connaître tout les deux, mais vous y arriverez.

Pourquoi il reste dans l'atelier ?

Parce que c'est l'endroit le plus calme.

Viens.

Mark...

C'est un beau fusil que tu m'as offert.

Merci.

Cliff m'a amené au dépot de la police

et il m'a aidé à choisir.

Il a dit que c'était un des meilleurs.

Dors bien.

C'est gentil de la part de Cliff.

Peut-être qu'un jour nous pourrons nous entrainez ensemble

- Qu'en penses-tu ? - Cool !

On le fera.

Maintenant il est temps de dormir. On verra ça demain.

Où tu as trouvé ça ?

Dans le salon. Maman a dit que c'était à toi.

Je ne savais pas que tu l'avais...

Je l'ai porté sur moi pendant longtemps.

Je n'ai pas vu beaucoup de drapeaux américains, là où j'étais.

En prison ?

En prison, oui... si on veux.

Je l'ai fait moi-même.

J'ai ramassé des bouts de tissu, du fil...

Il m'a fallu beaucoup de temps.

Mais je l'ai fait. Et chaque matin...

Tous les hommes de mon baraquement venaient le saluer.

- Ils saluaient ça ? - Oui.

Parfois même on murmurait l'hymne national.

Tu te souviens de moi ?

Je veux dire, quand j'étais bébé...

Bien sûr, je me souviens.

Dans les moindres détails.

Prends-ça, comme un cadeau de moi.

Merci.

Tu ne te souviens pas de moi, n'est-ce pas ?

Tu étais juste un bébé.

Quand je suis parti, tu n'étais pas plus grand que ça.

Quand tu avais 18 mois...

...tu savais que j'étais ton père, Mark. Tu me connaissais déjà.

Je me souviens juste avant de partir.

Tu étais encore tout petit, et tu as couru et crié : "Papa, papa."

T'étais déja un petit dur.

Allez, faut que tu dormes.

Bonne nuit, Papa.

Tu lui as laissé une lumière allumée ? Il n'arrive pas à dormir sans.

Il semble un peu fatigué.

Oui, il est comme ça depuis quelques semaines.

Il a eu de la fièvre pendant trois jours.

Vomissements et diarrhée.

Mais le médecin a dit que ce n'était pas physique, juste nerveux.

Je crois que ça passera bientôt.

On verra.

Peu de choses ont changées à la maison.

Je n'ai rien changé.

Tu recevais l'argent de l'armée.

Je n'y ai pas touché...

... dès que j'ai su que tu étais vivant.

Vivant ?

Dans un camp de prisonniers, mais vivant.

De toute façon, je travaillais.

J'ai décidé de laisser l'argent à la banque. Pour toi, quand tu reviendrais.

Très gentil de ta part.

J'ai un cadeau pour toi.

Spécialement pour toi.

J'espère que tu te souviens.

Des caramels...

Tu n'arrêtais pas d'en manger quand on s'est connus.

Et je te disais que c'était mauvais pour tes dents.

Lorsque j'ai été capturé, j'en avais un dans mon blouson.

J'ai essayé de le garder.

J'en ai mordu un morceau tous les jours pendant six mois

T'as changé de coiffure.

Oui, une centaine de fois ces deux dernières semaines.

Et tu portes pas de soutien-gorge.

On porte plus de soutien-gorge. Tu ne savais pas ?

On nous a parlé de la mini-jupe.

J'ai jamais pensé que j'en verrais.

J'en ai une. Je peux la mettre, si tu veux.

Non.

C'est pas la peine.

J'ai été avec... un autre homme.

Tu ne veux rien dire ?

Tu vas juste rester assis là ?

Charlie, je ne savais pas quand tu reviendrais, ni même si tu reviendrais.

Les hommes ne respectent rien ici.

Si tu savais combien ont essayés de sortir avec moi...

Même des amis à toi, Je ne pouvais même pas les regarder.

Et puis, il y a eu Cliff...

Il était avec Peggy, elle a pris les enfants, elle est partie en Californie...

Cliff a commencé à venir plus souvent, il a pris soin de Mark et...

Il a réparé certaines choses dans la maison.

Ça ne vient pas de lui,... Je ne savais pas bien où j'allais, Charlie.

Je savais qu'il le voulait aussi, mais...

... il a toujours été correct avec moi.

et il me semblait que quelque chose était en train de se passer.

Je le savais. Nous le savions tous.

Ça ne pouvait pas être autrement.

Il m'a demandé en mariage, Charlie.

Et j'ai dit oui.

Je pense en avoir assez entendu.

Pourquoi ne pas aller au lit ?

Nous reparlerons de tout ça.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais rester ici.

Je ne peux pas dormir.

Les pilules que vous m'avez données ne marche plus

Après 7 ans, ...

...vous avez besoin de temps pour vous réadaptez.

Je pensais avoir tout prévu, mais rien n'est passé comme je pensais.

Ma femme veut le divorce. Je suppose que vous savez déjà.

Ça vous met en colère ?

Il est important pour moi, d'être près de mon fils

Je ne veux pas le perdre.

Il n'en n'est pas question.

Peu importe ce qui arrive, je ne me le laisserai pas enlever

ENVOYER UNE LETTRE A HANOÏ POUR LA LIBERATION DU MAJOR CHARLES RANE.

Mes amis, un moment de silence.

Major Rane, pour vous aider à rouler sur la voie du succès...

Roger Motors est fier...

de vous livrer la clé de cette Cadillac.

Maintenant, je veux vous présenter la beauté texane...

qui a portée votre bracelet durant toute votre captivité :

Linda Forchet. Linda !

Major, j'attendais anxieusement ce jour pour être en mesure de vous rendre ce bracelet.

Merci beaucoup.

Et les magasins Green tiennent à vous offrir...

Comme un symbole de toute notre admiration, notre respect et d'un espoir pour l'avenir...

Un dollar en argent pour chaque jour passé en captivité.

Cela donne un total de 2. 555 $.

Et un de plus, pour vous porter bonheur !

Merci beaucoup

Que ferez-vous avec tout cet argent ?

Je pense l'emmener à la maison et le cacher.

Tu devrais essayer de parler à Charlie.

Et dire quoi ?

Je suis désolée qu'ils t'aient enlevés et torturés...

Désolée de vouloir t'enlever ta famille ?

Je ne voulais pas en arriver là.

Moi non plus.

Allez...Janet.

Ça va bien se passer...

Je vais essayer de lui parler.

Je me sens tellement coupable.

Passe la moi, avorton.

Maintenant, pour ton papa.

Continuez. Je suis fatigué.

- On boit un verre ? - Bien sûr.

Si je te dérange, dites-le moi et je pars.

Non, reste.

Charlie, je comprends très bien que tu aies envie de me casser la gueule.

Pourquoi je ferais ça ?

Après tout ce qui s'est passé...

Quoi qu'il en soit, Je crois qu'un homme...

doit savoir faire face aux situations...

Sois le bienvenue, Charlie.

C'est bon d'être à la maison, Cliff.

J'ai besoin de le dire, Charlie, je t'admire.

Merci, Cliff.

J'ai également du surmonter quelques difficultés.

Mais...

Ce n'est rien par rapport à ce que tu as vécu.

Tu sais, être torturé et...

Ces salauds était sans pitié, non ?

Tu veux vraiment que je t'en parle, Cliff ?

Non. Pas question.

Je ne veux même pas y penser.

Tu as eu de la chance. T'as eu de la chance de t'en sortir vivant.

Tu veux savoir ce qu'ils ont fait ?

Non.

Bien sûr que si...

Il y avait le truc de la corde...

Ils nous obligaient à se mettre à genoux devant eux...

... De cette façon.

En nous attachant les bras dans le dos.

Aide-moi. Attache mes bras.

Bien serré.

- Comme ça ? - Oui.

Plus serré.

Tu es certain de vouloir faire ça ?

Bien sûr.

Prends les deux extrémités de la corde.

Maintenant, tu me tires en l'air comme pour me monter au plafond.

D'accord. Comme ça ?

Comme ça.

Plus haut.

Jusqu'à ce que tu entendes mes os craquer.

Plus haut !

Plus haut !

Assez, Charlie !

Assez.

On faisait ça deux fois par jour.

Je ne sais pas comment tu as tenu le coup.

Tu apprends à aimer la corde...

C'est comme ça que tu gagnes.

Il n'y a qu'un moyen de battre les tortionnaires.

En les aimant.

et ils ignorent qu'ils sont battus.

Cliff,...

J'espère que ça ne te dérange pas, mais...

j'apprecierai que tu n'appelles plus mon fils avorton.

Je ne le ferai plus.

Excusez-moi Charlie.

A ta santé.

Bonjour l'ami, puis-je vous aider ?

Mettez-moi 10 $ de super.

- Je vous remercie, monsieur. - Merci.

Major Rane ?

Salut.

Salut.

Linda Forchet, la fille qui portait votre bracelet.

Je me souviens. Comment allez-vous ?

Bien

Belle chemise. Vous faites du shopping ?

Oui.

On porte un toast à vos nouveaux vêtements, ok ?

Non, je suis pressé.

Seriez-vous le premier homme à me dire non ?

Je ne crois pas. Grimpez dans la voiture.

Je travaille ici la nuit.

Et pourquoi êtes-vous ici ?

Je traine... En venant ici, je peux réflêchir...

je me sociabilise.

Bibby, apporte-moi quelque chose de frais.

Major, vous buvez quoi ?

Une bière.

- Vous etes le Major Charles Rane ? - Oui, madame.

Bibby, cet homme à soif.

Tu n'es pas censé être ici.

Maintenant vous connaissez la folle de service.

J'espérais passer un moment avec vous.

Croyez moi ou pas, j'allais presque vous donner mon numéro.

Le jour où l'on vous à remis ces dollars idiots.

Mais quand j'ai vu que vous étiez marié, puis votre fils et votre femme qui étaient là ...

Je me suis retenue.

Merci.

C'est la maison qui offre.

C'est le proprio...

Vous pourrez le remercier pour moi, s'il vous plaît ?

Aux jours heureux...

J'espère bien...

Je veux voir avec qui je bois.

Apparemment, vous faites le genre dur, silencieux, n'est-ce pas ?

Non, c'est seulement ma conversation qui est rouillée.

Hé, je ne voulais pas vous offensé.

Je me fous de la conversation, c'est un plaisir de profiter de ce moment avec vous.

Je dois rentrer de toute façon.

Vous remercirez vos amis de ma part, ils ont été très gentils.

Et c'est très gentil de votre part d'avoir porté mon bracelet si longtemps.

Je vous en suis très reconnaissant.

C'était le moins que je pouvais faire.

Je voudrais en faire plus.

Qui sait...

Je travaille ici le mercredi jusqu'au dimanche soir.

Bien sûr.

Au revoir.

Entre Major et assieds-toi.

Bonjour, Major...

Je vous ai vu à la télévision, vous avez l'air d'être en forme.

Et on a vu aussi quand ils vous ont offert une boîte pleine de dollars en argent.

Mes amis et moi ont passaient dans le coin, et on pensait voir cet argent de plus près.

Donc si vous pouviez nous dire où est l'argent...

on vous dérangera pas plus longtemps.

Vous voulez pas ?

Mes copains sont pas commodes...

Ils vont vous forcer à parler.

Je n'ai rien entendu, mon garçon...

Tôt ou tard, vous allez me dire où est l'argent...

J'espère que ce sera au plus tôt...

Avant qu'il ne soit trop tard...

Il ne veut pas coopérer...

Slim.

Mettez-le debout.

Ecoute, ...

Joue au petit soldat, j'en ai rien a foutre.

Moi aussi j'étais au Viêtnam, mais j'étais coincé dans la boue, ...

Pendant que t'étais dans ton avion.

Maintenant, tu vas parler...

Rane.

Major Charles Rane.

Matricule 3698469.

T'es un dur, hein ?

Il est taré.

Il ferait un très bon agent de renseignement.

Vas au diable !

On va faire parler ce bâtard. Suivez-moi.

Tu te décides à parler ?

- On n'arrivera à rien. - Je veux l'argent, putain.

- Quelqu'un arrive. - Merde !

Qui êtes-vous ?

Tais-toi !

Oh, mon Dieu.

Madame, votre mari...

a tout un tas de dollars en argent qui m'intéresse.

Et s'il veux pas me les donner, il mourra.

Non, ne lui faites pas de mal.

Non, s'il vous plaît. Ne lui faites rien.

- Je sais où il sont cachés. - Montre-moi.

T'es fier de toi, connard ? Faire tout ce cirque pour rien.

T'aurais pu t'éviter beaucoup de mal.

Slim, les héros, ça voit les choses différemment.

Pourquoi ne pas leur dire où c'était ?

Je vais vous dire pourquoi, madame.

Car c'est un putain de mâle.

C'est bon, Mira. On peut y aller.

Slim, toi et T-Bird vous prenez la voiture.

Melio et moi, on vous retrouve à Nuevo Laredo.

J'attends mon affectation, Major.

Aucune envie d'y retourner, mais...

en comptant les années de camps, je fais 10 ans de plus...

Et j'ai une retraite avec une bonne pension.

Tout ce que tu auras à faire, c'est aller chercher ton chèque à la fin du mois

Et après ces 10 ans, je ferais quoi ?

T'en reprendras encore pour 10 ans.

A moins que tu trouves du pétrole dans la cour de ta maison.

L'armée, c'est mieux que rien.

Comment va ta femme ?

Très bien.

C'est juste un peu difficile de se réhabituer à être marié, vous savez ?

Vous voulez rentrer ?

Oui, je pense que c'est mieux.

Merci, John.

- Très pratique. - Oui

- Vous avez appris à vous en servir ? - Je m'entraine.

Vous vous habituerez.

On les attrapera ces salauds, Charles, on les attrapera.

Je suppose...

Ceux qui ont fait ça...

Ces salauds n'ont pas le droit de vivre.

Si vous voulez, je peux revenir plus tard.

Non, ce n'est pas grave. Asseyez-vous.

Linda Forchet.

John Vohden.

Nous étions ensemble...

- Enchantée. - Comment allez-vous ?

Je dois y aller, Major. C'est un long chemin jusqu'à El Paso.

On se reverra.

Oui, je te remercie d'être venu.

A très bientôt.

- Mlle... - Au revoir.

Au revoir, Major.

Prends soin de toi, John.

Mets-les dans de l'eau.

Tu vas me dire que tu n'avais rien de mieux à faire ?

Bien sûr, ma vie est dingue, la fête, des copains riches...

Peu importe ce que je faisais, Je voulais te voir.

Pourquoi ?

Vous avez une groupie, Major.

C'est quoi, une groupie ?

Ce mot n'est pas de mon temps.

Une groupie est une fille qui tombe amoureuse...

d'une star du rock ou de cinéma.

Quelqu'un qu'elle ne connait pas.

Car elle ne le rencontrera jamais, mais...

si un jour elle le rencontre, elle fera tout pour lui.

Tout ce qu'elle peut.

Déjà six semaines...

Et on continue à piétiner.

Tu ne te souviens toujours de rien ?

Un nom, un visage, ...

Un accent... , quoi que ce soit.

Rien.

T'es sûr, Charlie ?

Je ne me souviens même pas comment c'est arrivé.

Je sais.

Je suis désolé.

Je viens du cimetière.

J'ai posé quelques fleurs.

Les tombes sont très belles.

Je donnerais n'importe quoi pour avoir ces salauds entre mes mains.

Laisse passer le temps.

Tout passe, Cliff.

"Extension 83, s'il vous plaît appel d'urgence. "

"Extension 83, s'il vous plaît appel d'urgence. "

Dr Maxwell, signez ici.

Je lui signe sa décharge, aussi.

- Comment allez-vous aujourd'hui ?

- Vous ramenez le Major ? - Oui

Vous nous quittez, Major ?

- Oui - Bonne chance.

- Merci. - Donnez des nouvelles.

Très bien.

- Adieu, Major. - Tout est prêt ?

- Bonne chance, Major. - Merci.

Vous ne voulez pas aller dans un hôtel ?

Non.

Je passe vous prendre lundi à dix heures du matin.

Très bien.

Je pense que je peux vous aider, Charlie.

J'en suis sûr, docteur.

Je saurais me débrouiller tout seul.

Déposez-moi ici.

Juste là, vers cette boîte aux lettres.

Rendez-vous lundi matin. Vous voulez de l'aide avec vos sacs ?

Ça ira.

Comment ça va ?

Tu sorti de l'hosto, et tu ne m'as pas appelé.

Linda, je veux aller au Mexique pour quelques jours.

Tu viens avec moi ?

- Quand pars-tu ? - Maintenant.

Je termine à dix heures, prends un verre ou deux en attendant.

Mais je dois y aller maintenant.

Tu veux que je laisse tout tomber, tout de suite ?

Le mercredi est toujours une soirée calme.

Où allons-nous ?

Nous allons à Nuevo Laredo.

Y'a quoi là-bas ?

Certaines personnes que je connais.

Et que faisons-nous ?

On sociabilise.

Ok. Je suis prête.

Je rentre et je demande Fat Ed ?

C'est ça.

Accompagne-moi.

Faut que je rentre après toi, sinon ça ne sera pas une surprise.

Vous connaissez un dénommé Fat Ed ?

No comprende.

Je cherche Fat Ed.

Fat Ed ? Je ne connais personne de ce nom.

Tu connais ?

Non, connait pas.

Quelqu'un connait Fat Ed ?

Cette dame le cherche.

Fat Ed ?

Je le connais.

C'est un de mes amis.

Vous voulez lui parler ?

C'est l'ami d'un ami.

Vous voulez lui parler...

Suis-moi la blonde.

Je t'emmène à lui... Suis-moi.

Entre.

Mon nom est López.

- Pourquoi tu veux voir Fat Ed ? - Je vous l'ai dit.

- Où est-il ? - Il viendra ici.

Fat Ed aime assez les gringos blondes.

Moi aussi, j'aime bien les belles gringos.

Tout le monde aime bien les belles gringos.

Fat Ed prend toujours soin de ses amis.

Que voulez-vous dire ? - On partage.

Tout va bien.

C'est pas ce que vous pensez !

- Je ne crois pas. - Mais moi, oui !

- Tout va bien... - Charlie, qu'est-ce que ça veux dire ?

Attends-moi dans la voiture.

Minute ! T'es qui toi pour commander ?

Dit à la fille...

Mets toi à genoux !

Les mains derrière la tête !

La tête sur le sol.

Bouge pas !

Eh bien...

Maintenant dis-moi où est Fat Ed ou je te tue !

Écoutez, monsieur, je connais pas Fat Ed

Je mentais.

- Je suis pressé. - Je ne sais pas... Je ne sais pas...

Jamais entendu parler de Melio ?

Ou T-Bird, ou Slim ?

S'il vous plaît, monsieur. Ils doivent être à Acuña.

Aller à Acuña et demandez Billy Sánchez au Lupo.

Il connaît tout le monde. Je ne connais personne.

S'il vous plaît... !

Vous pouvez perdre une main comme ça.

- Pourquoi tu m'as envoyé là-bas ? -Bouge.

C'est qui Fat Ed ?

Je croyais que vous étions venu ici pour passer un agréable week-end.

Tu cherches les assassins, n'est-ce pas ?

Tu sais qui c'est ?

N'est-ce pas ?

Certains.

Et pourquoi tu n'appelles pas la police?

Parce que je veux les trouver tous.

Je déteste les menteurs qui disent une chose...

...et en font une autre, ceux qu'ils te laissent toujours tomber.

Tu vas me laisser tomber ?

Ça dépend de ce que tu cherches. Pour le moment, nous allons à Acuña.

Acuña est à plusieurs kilomètres.

Va à l'arrière et dors.

Pourquoi il faut toujours que je tombe sur des dingues ?

Parce que c'est tout ce qui reste.

Charlie !

Mon beau-frère a disparu.

Il abandonné ma sœur et s'est enfuit.

Je voudrais lancer un avis de recherche, sans que ce soit officiel.

- Cliff, je sais pas si... - Allons, ce n'est pas la première fois.

- Ok, mais a charge de revanche. - Oui, bien sûr.

Il a une Cadillac décapotable rouge, 1973...

enregistrée au Texas.

Registre: 3802. -3802.

Lorsque tu le trouveras, Je ne veux pas le faire arrêter, ...

Tu m'appelles, c'est tout.

Tu sais que nous pouvons avoir des problèmes si quelqu'un découvre...

- Ne t'inquiète pas, personne ne saura. - C'est entendu, Cliff, je te préviens dès que j'ai l'info.

Recherche pour :

Cadillac décapotable rouge,... L'enregistrement, Texas, 3802.

Tu es mieux.

- Tu me trouves bien ? - Bien sûr.

C'est toujours mieux qu'hier.

J'espère que vous me faites pas marcher, Charlie Rane.

J'espère que non.

J'ai aucune raison de le faire.

Peut-être, oui.

- Quel âge tu me donnes ? - 25.

Presque 30.

J'ai déjà rouler ma bosse.

Ça ne se voit pas.

Ça se voit tôt le matin.

Après la fête toute la nuit.

J'en suis venu à la conclusion qu'il y a des hommes qui ne valent rien.

Et j'en ai rencontré beaucoup.

Où tu veux en venir ?

Tu peux me faire confiance.

Je voudrais savoir si je peux te faire confiance.

Je veux aider.

Allons-y.

- Pourquoi ne pas le dire à la police ? - Oublie.

Pauvre Linda, dans quoi elle s'embarque...

- Jim, ce n'est pas la voiture ? - Je pense que oui.

Ils ont dit de pas intervenir, juste les informer.

Prends-moi un café.

J'espère que ta sœur est belle...

Parce que ton beauf est avec une bombasse.

- Où ? - Dans les environs de Del Rio

Il allait à Acuña par l'autoroute 90.

Merci, j'y vais et je te tiens au courant.

Bien.

Vous connaissez Billy Sanchez ?

Pourquoi vous le cherchez ? Il est bon à rien

Je ne le veux pas pour rien. Je veux lui parler.

Il est pas bon pour ça, non plus.

- Hé, Billy ! - Ouais...

Cette femme veut te parler.

Bonjour, madame.

Que voulez-vous ?

Je cherche Fat Ed, On m'a dit de demander ici.

Je l'ai rencontré à San Antonio.

Comme il a de la chance !

Comment peut-il avoir une amie comme vous, et être aussi laid ?

- Quel est votre nom, bébé ? - Sherry.

Je devais le trouver ici... mais quelqu'un m'a retenue.

Quelqu'un était occupé avec vous, vous voulez dire.

Ed ne voudrait pas t'entendre parler comme ça.

Il ne peut pas m'entendre, parce qu'il est à la maison du doyen à El Paso.

Où est-ce ?

Sur la route de la colline.

Ils sont tous là-bas ?

Oui, sauf Slim, Il est resté ici.

- A Acuña ? - Oui

Pourquoi vous ne l'attendez pas ici ?

Il sera là dans une minute.

Il vous emmenera à El Paso si vous êtes une amie de Fat Ed.

Ne t'inquiètes pas, j'ai une voiture.

- Allez, bois un verre ! - Je dois y aller.

Refuse pas de prendre un verre !

J'ai dit non !

Allez, Charlie. Ça commence à devenir glauque.

Démarre la voiture.

C'est quoi ce petit jeu ?

Vous me demandiez, Major ?

Laissez-moi faire.

Merde !

Lachez-moi !

Reculez !

Reculez !

Une fois arrivé à El Paso, je me casse !

Je n'ai pas l'habitude de laisser un homme dans la merde...

Mais toi, tu mérites rien d'autre.

Je voulais t'aider...

Je vois que j'ai fait une belle connerie, comme je le fais toujours.

Le mieux que je puisse faire pour toi, c'est dire d'aller voir la police.

T'as entendu : Je vais voir la police.

Tu peux me dire ce que tu veux, je ne vais pas changer d'avis.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Tu conduis pas assez vite.

Où vas-tu ?

Je ne vais pas rester ici avec un fou.

Je suis tout ce qui te reste.

Tu te sens mieux ?

Mieux que quoi ?

Mieux qu'avant.

C'est moi qui devrais te demander ça.

Tu n'as pas à te soucier de moi.

Je me souviens de cette chanson du temps où j'étais vivant.

Quand tu étais vivant ?

C'est comme ça qu'on appelle la période avant la captivité.

Tu parles d'un réveil.

Que fais-tu ?

Je m'entraine.

Tu t'entraînes à tirer à bout portant ?

Un canon-scié ne vaut rien sur la distance.

Ça faisait longtemps...

Mais c'est quelque chose qu'on oublie jamais.

Où as-tu appris ?

Dans le coin...

Mon père était sergent dans l'armée.

Il l'est toujours.

Il t'as appris a tirer ?

Et à faire du cheval, aussi.

Il voulait un fils mais il a eu trois filles.

En fait, deux filles.

Et un garçon manqué.

Je suis le mouton noir.

Pourquoi tu es le mouton noir ?

Je me suis sauvé de la maison quand j'avais 17 ans.

Ma mère était une bigote.

Elle ne m'aimait pas beaucoup car j'étais la favorite de mon père.

Alors...

... elle a racontée partout que j'étais une mauvaise fille.

Elle avait raison...

J'ai été marié pendant un an seulement.

Je voudrais tirer sur une cible plus intéressante que ça.

Tu as vu une Cadillac rouge ?

Oui.

Montre-moi.

Mais de quoi j'ai l'air...

Je vais demander des vacances lorsque ces vacances seront finies.

Ces deux jours me semblent durer deux ans.

Je paierais cher pour une baignoire avec de l'eau chaude.

On dirait que tu vas défiler.

Tu n'as pas à faire ça pour moi.

J'aime les hommes naturels.

Ton ami ne vit pas ici ? Celui que j'ai rencontré à l'hôpital.

Non.

Johnny Vohden ?

Non.

Il a dit qu'il vivait à El Paso.

Tu as mal entendu.

Assieds-toi

Tu n'es pas obligé de faire tout ça.

Courir après ces gars-là...

Nous pourrions sauter dans la voiture et aller à des kilomètres loin d'ici...

On manquera à personne.

On enterre les armes dans le désert.

Tu ne veux pas vivre avec moi pendant un moment ?

Je t'en prie.

Charlie, je t'aime.

Il connait ta voiture.

Le garçon a dit que vous cherchez un Yankee qui conduit...

- ... une grosse Cadillac rouge. - C'est ça.

5 dollars.

Un yankee...

- Avec une main en fer ? - Oui

Il était ici.

Où est-il passé ?

5 dollars de plus...

10 au total.

10.

- Il s'est battu et il est parti. - Où ?

Pourquoi voulez-vous le trouver ?

Je paie et je pose les question..

Si vous voulez plus de réponses, va falloir payer plus.

Qui t'as fait ça ?

Charlie, tu es l'homme le plus silencieux que je connaisse.

C'est parce que je n'ai rien à dire.

Mes yeux te voient mais ce sont les yeux d'un homme mort.

Ils m'ont pris tout ce qui était en moi.

Après cela, je n'ai plus jamais ressenti quelque chose.

Quoi ?

Rentrons à San Antonio.

Si tu veux...

Et toi, tu veux quoi ?

Je me fous de revoir cette ville.

Donc, nous irons...

... aussi loin que possible.

Dans un endroit froid.

Allons en Alaska.

En Alaska ? C'est froid.

Y'a des gens qui restent à la maison...

Toute la journée...

... Assis devant le feu.

Et font l'amour toute la journée.

S'il te plaît, dis-moi que c'est ce que tu veux.

Opérateur.

Mlle, je voudrais le numéro du service de police.

- Pour une urgence ? - Oui

72221.

Merci.

Département de la police de El Paso.

Vous avez la dernière convertible sortie d'une usine américaine.

- Il y a plus de cabriolets ? - Non, ces voitures coûtent une fortune.

Les Japonais ont commencés à les fabriquer.

Des Cadillacs japonaises. C'est ce qui va se passer.

Nous irons les acheter au Japon.

Je n'achèterai rien aux japonais.

Les seules qui valent le coup sont celles frabriquées par les Américains.

Je crois maintenant que même les Américains ne font plus les choses bien.

La dernière télé que nous avons achetés a été fabriquée aux États-Unis.

Cassée en trois semaines. Quand le type est venu la réparer,

il a dit que les pièces les plus importantes ont été faites au Japon

La prochaine fois, j'acheterai directement japonais.

Don Bisher a une voiture comme celle du Major.

- Tu te rappeles de Don Bisher ? - Non

Bien sûr, tu t'en souviens.

Il était au collège avec toi.

Il a joué avec les Cowboys pendant deux ans.

Il se souvient très bien de Don Bisher.

Tout le monde sait qui est Don Bisher.

Susan, je vais jeter un oeil au roti.

Je vais t'aider.

Pardon.

John, je peux te parler deux minutes ?

Bien sûr.

- Désolé. - Pas de problème.

Papa, je peux avoir un cigare ?

- Quoi ? - Puis-je avoir un cigare ?

Bien sûr, mon garçon.

Désolé pour ça, Major.

Peu importe, John.

- Je sais où ils sont. - Qui ?

Ceux qui ont tué mon fils.

Je prends mon équipement.

Il sont à Juarez, dans un bordel.

Les quatre qui étaient dans ma maison...

Et huit ou dix autres.

On s'en occupera.

Johnny, viens t'asseoir, on passe à table.

Le Major et moi on sort boire une bière.

Et le dîner ?

Et pourquoi t'es habillé comme ça ?

Il veut jamais le mettre d'habitude...

Au revoir, papa.

Adieu, mon fils.

Mais où allez-vous ?

Rentrez pas trop tard.

Ils sont tous à l'interieur :

Un texan avec des bottes beiges, un grand irlandais avec un chapeau

...et deux mexicains.

Comme ils me connaissent, tu y vas avant moi, ...

Tu choisis une fille et tu montes.

Je frapperai comme ça, ce sera le signal.

Quand tu entends tirer, tu viens me rejoindre.

Hé, soldat !

- Tu veux te marier ? - Oui, mais pas avec vous.

Il n'y a pas d'américaine, ici ?

Jete un oeil, gringo. Peut-être que tu trouveras ta sœur.

- Une bière, s'il vous plaît. - Comment préférez-vous : brune ou blonde ?

Blonde.

- Tu vois quelque chose qui t'intéresse ? - Oui

30 min, 30 $.

Je veux louer, pas acheter.

Si tu veux avoir du plaisir pour moins, vas aux courses.

D'accord.

Suis-moi.

Soldat...

Avance.

Prends ton temps, mon coeur.

Tout le temps que tu veux, mais tu connais le prix.

- Te presse pas et tu gagneras plus. - C'est ce que je voulais entendre.

Tu vas où, gringo ?

Qu'est-ce que tu attends ?

J'ai un problème. Je ne sais pas ce qui cloche avec moi.

Détends-toi.

C'est l'heure, mon garçon.

Qu'est-ce tu vas faire ?

Je vais tuer quelques personnes.

Bonjour, les gars !

Ramène ton cul par ici, Major.

Rentrons à la maison, John.

Trad ©PreacherMan

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