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Ils croyaient au pouvoir de son message

Official YIFY movies site: YTS.MX

et nous ont donné le pouvoir de lui donner vie.

Yes Theory présente

- Tout le monde se pose des questions

quand vous faites quelque chose

que personne d'autre ne fait.

Personne ne se pose de questions quand vous faites

ce que font tous les autres.

Je crois que l'ordinaire peut atteindre l'extraordinaire.

Pour le prouver,

je fais quelque chose qui n'a jamais été fait auparavant.

- Waouh.

- [Grethe] Un.

- [Jeune Anders] Un.

- [Grethe] Deux.

- [Jeune Anders] Deux.

- [Grethe] Trois.

- [Jeune Anders] Trois.

- [Grethe] Grand frère.

- Grand frère.

- [Voix à La radio] Vent

kilomètres à l'heure.

Projet Iceman

Ushuaia, Argentine, février 2020

- [Caméraman] Oh, comment on a fait ça ?

- Oh, c'était proche.

- Joli sauvetage.

- [Caméraman] Putain de merde.

- Donc, tu as du thé chaud près de ton lit.

- Ouais, exact.

- [Anders] Je pense plus loin.

- [Caméraman] Tu penses toujours, tu penses toujours,

n'est-ce pas ?

- Je fais mes valises dans ma petite chambre. C'est à moi.

Et c'est celle d'Anthon.

- [Caméraman] Ouais, c'est Herman et Nicklas.

- [Caméraman] Comment tu te sens à ce propos, Anthon ?

- Voyons voir.

- Quand nous arriverons au passage de Drake,

nous ne savons pas à quoi nous attendre.

- C'est très lourd. C'est 60 jours de nourriture,

donc je viens de mesurer 60 portions de bouillie,

60 portions de lait.

- Revenez. Vous êtes prêt ?

- Allons-y.

- On y va.

- Bon voyage, soyez prudents.

J'espère que votre moteur est bon.

- [Anders] Et c'est parti.

Jour 1,

de 33.

Tu es prêt, Jan ?

C'est la dernière fois qu'on verra la terre avant longtemps.

- [Cath] On se verra là-bas.

- Je reviens dès que possible.

Salut papa, c'est Anders.

Je voulais te dire que le bateau vient de partir de Ushuaia

et que je conduis le Icebird.

Alors, merci pour ton aide et ton soutien

dans les dernières semaines.

Je l'apprécie vraiment.

On a mis sur pied une équipe fantastique.

Maintenant, on doit ce concentrer à arriver en sécurité

et à compléter le Iceman.

Je t'aime, je vous aime tous.

Maman, Amalie et toi.

Anthon vous salue.

- C'est la messagerie vocale.

- D'accord. Salut, papa.

On ce voit de l'autre côté.

Je ne suis pas certain de combien de temps

nous allons avoir de la connexion. Bye !

- [Intervieweur] Quel est ton premier souvenir d'Anders ?

- En fait, je ne sais pas quel est mon premier souvenir,

j'ai juste cette

image de lui avec une casquette.

Quand il était jeune,

il portait beaucoup de casquettes.

Jeune, c'était le petit garçon le plus heureux

que vous puissiez imaginer.

De la petite enfance jusqu'à ce qu'il ait 6 ou 7 ans,

il a toujours sifflé.

- Anders était un enfant très enjoué,

très joueur.

Avant qu'il commence l'école,

il portait toujours une casquette.

Il courait partout et était toujours de bonne humeur.

Mais, tout ça a disparu quand il a commencé l'école

parce que son professeur de CP

lui a retiré sa casquette.

C'était comme lui retiré son identité.

Mais, les gens faisaient ça à l'époque,

puis son identité a en quelque sorte disparu.

- Je pense qu'au début

il a juste,

je pense qu'il avait de la colère.

- Quelque chose s'est passé

quand nous sommes devenus adolescents,

j'avais l'impression qu'Anders s'éloignait de moi

et je ne savais pas vraiment pourquoi.

Je me souviens que j'étais juste comme,

je me sentais très exclu de sa vie.

Il ne voulait pas vraiment communiquer,

il n'a pas vraiment dit quoi que ce soit.

Je ne savais pas s'il allait

se rapprocher de moi à nouveau.

Et si ça allait être comme ça maintenant.

Quelque chose le retenait, parce que...

Je ne suis pas certaine de savoir de quoi il s'agissait.

En tant que parent, tu dis également ce qui est bien et mal,

ce qui n'est pas toujours correct.

Mais, tu le fais avec les meilleures intentions,

basé sur la situation du moment

et tes expériences en tant que parent.

Mais, à savoir ce qui le retenait...

- Ouais. Je ne sais pas.

- Mon frère travaillait comme consultant en gestion

et d'un point de vue extérieur,

du moins je crois, eh bien,

je croyais que c'est ce qu'il voulait faire.

Mais je peux voir maintenant

qu'il se conformait et qu'il n'était pas épanouie.

- Il avait suivi ce chemin depuis tellement longtemps,

en termes de ce que la société voulait qu'il fasse

et peut-être ce que sa famille pensait qu'il devrait faire.

Et dans la famille, on a toujours su

qu'Anders était le genre de personne

qui devait travailler pour lui-même.

Rapport trimestriel Q3 2017

- [Commentateur] Il doit être l'homme qui pourrait...

Eh bien, je pense que ça va être très intéressant.

Je pense qu'il n'y a aucun doute là-dessus,

le temps additionnel sera très, très important.

Les joueurs doivent déjà se rapporter

à des moments précis à l'entraînement.

Souvenir d'il y a un an.

Trouver une course

Record du monde du Ironman

Tim Don brise le record du Ironman

Le plus d'Ironman en un an.

Le Cowboy de fer: 50 Ironmans, 50 États, 50 jours.

- Écoutez ça.

Mon prochain invité vient d'accomplir un exploit formidable.

- 50 triathlons Ironman dans 50 états en 50 jours.

Ça semble impossible, non ?

Pas pour l'homme qu'ils appellent le Cowboy de fer.

Est-ce qu'un Ironman a été complété

sur tous les continents ?

Le premier

Antarctique

Pratiquement inhabitée, territoire recouvert de glace.

Est-ce qu'un Ironman a déjà été complété

en Antarctique ?

- [Intervieweur] Pourquoi pensez-vous

que personne n'a jamais fait un Ironman en Antarctique ?

- Ouais.

- [Caméraman] C'est le jour zéro.

On pourrait presque l'appeler...

- Sol, ouais, jour zéro.

- [Caméraman] On a le soutien de M. Anthon,

- [Anders] Du frère.

- [Caméraman] Le frère.

- Au milieu de l'hiver,

il voulait aller dans l'eau glacée et essayer de nager.

J'étais comme, " J'y vais. Je veux voir ça. "

- [Caméraman] Et voilà.

De un.

- [Anthon] Dans mon esprit, je ne me disais pas,

tu ne peux pas faire ça.

Il y avait une petite partie de moi qui se disait,

" Ouais, tu pourrais réussir. "

À ce moment, j'avais une certaine expérience

à être en eau froide, grâce à l'armée.

- [Caméraman] 30 secondes, 30 secondes.

Allez, allez.

35.

- [Anthon] Mais, je l'ai en quelque sorte poussé

à se dépasser.

- Oh.

- Peux-tu être dans l'eau glacée ?

Peux-tu montrer des améliorations et peux-tu montrer

que c'est vraiment ce que tu veux ?

- Respire. Respire enfoiré.

- C'est le deuxième jour de sept

du défi de nage en eau glacée.

Mon corps tout entier essaie de me dire non,

de ne pas faire ça.

- [Caméraman] Plus d'une minute.

- Un, deux, trois.

- Il fait vraiment froid aujourd'hui.

Septième jour du Iceman

et hier ça été difficile.

Et aujourd'hui j'essaie de pousser plus loin.

- [Caméraman] Bon Dieu !

Fais attention de ne pas tomber.

- Oh.

Putain de froid.

Donc,

le septième jour est terminé.

Il est difficile de maintenir la caméra stable.

11 minutes et cinq secondes.

- Bien joué, Anders !

- Merci.

Tu déchires grave, mec !

- Je ne pense pas que je savais où j'allais

jusqu'à ce moment dans le gymnase

où le président d'une entreprise

dans laquelle je travaillais

m'a dit que je ne pouvais pas nager quatre kilomètres

dans de l'eau glacée.

Pour moi, quand j'y repense,

ça été le déclencheur,

j'ai réalisé

que les gens vous diront ce que vous pouvez

ou ne pouvez pas faire

sans avoir le fondement de savoir ce qui est possible.

Les gens qui ne pensaient pas

que je pourrais devenir footballeur,

qui n'avaient pas été footballeurs eux-mêmes,

qui n'avaient pas fait ce voyage.

Les gens qui m'ont dit que je,

que c'était trop risqué de créer ma propre entreprise

au début de la vingtaine,

qui n'avaient pas créé d'entreprises eux-mêmes.

Et je pense que ça été une prise de conscience,

je me suis dit " Tu sais quoi ?

Les gens ne savent pas de quoi ils parlent. "

Ils ont leur point de vue sur

ce qui est réaliste, ce qui est possible.

Et sans y penser, ils t'imposent la même étiquette.

Puis, tu dois en quelque sorte l'accepter

comme la vérité ou la réalité, ce qui n'est pas le cas.

C'est juste leur point de vue sur la vie

et ce qui est possible.

Le fait est que c'était une chose naturelle à dire

et visiblement il n'y a pas réfléchi.

Et c'est tout l'intérêt,

souvent nous ne pensons pas

à ce que nous disons réellement aux autres.

Mais ça a un impact.

Vous savez, c'est comme le prof de maths

qui dit à un enfant de 12 ans

qu'il n'est pas bon en maths.

Le gamin va vivre toute sa vie en croyant cela.

Oui ? Et c'est tout l'intérêt.

Être conscient de ce que vous dites aux autres,

surtout aux enfants, parce qu'ils vont croire cela

pour le reste de leur vie, même si ce n'est pas vrai.

C'est ce qui me dégoûte et c'est ce qui m'a fait dire,

" Tu sais quoi ?

Je déteste le froid, mais je dois le faire. "

Je crois que l'ordinaire peut atteindre l'extraordinaire.

Pour le prouver,

je fais quelque chose qui n'a jamais été fait auparavant,

terminer ce que j'appelle un Iceman.

Je vais nager 3,8 kilomètres dans de l'eau glacée,

faire 180 kilomètres de vélo

et courir un marathon en Antarctique.

Les gens me disent que c'est impossible,

mais je veux leur montrer

que les limites ne sont vraiment que des perceptions

quant à ce que nous pouvons vraiment réaliser.

Je m'appelle Anders et je vous le promets,

vous ne regretterez pas d'avoir suivi ce parcours de fou.

Il y avait 10 places dans l'équipe d'expédition.

L'une était pour moi,

deux pour les guides polaires en charge de tout

sur les glaciers et pour mettre les choses en place.

Puis deux pour les skippers naviguant sur le bateau,

quatre vidéastes pour documenter le voyage.

Ensuite, il restait une place et la question était

est-ce que je dois amener un médecin ou mon frère.

- je doutais de lui, je doutais de moi,

je doutais de l'équipe.

Ça ne semblait pas être une super bonne idée pour une équipe

avec très peu d'expérience glaciaire

d'aller sur un continent qui est à peu près

juste un gros glacier.

- Anders m'a envoyé un document de Phil,

notre guide d'expédition,

que je devais signer.

C'était essentiellement Phil qui voulait connaître

nos précédentes expériences d'expédition.

Et je me souviens avoir lu le document en me disant,

" Oh, je n'ai pas ça.

Je pourrais peut-être en avoir un peu de ça, "

mais c'était fondamentalement juste vide.

- C'était vraiment terrifiant de savoir que, vous savez,

l'hôpital le plus proche était sur un autre continent,

et que le sauvetage le plus proche

n'était pas à un hélicoptère près,

c'était un avion militaire.

- En passant près de cette paroi.

- Ouais.

Et pour l'équipe, ce serait assez sécuritaire ?

- C'est une grande préoccupation.

C'est une très grande préoccupation.

Je sais qu'il y a un gros trou à cet endroit.

Il y a une raison pour laquelle

je sais qu'il y a un gros trou à cet endroit,

j'ai déjà sorti quelqu'un de ce gros trou.

Ça va, on pourra toujours te trouver un autre frère.

N'enregistre pas ça, ne lui dis pas que j'ai dit ça.

D'accord?

Les deux plus grands dangers

pour les personnes inexpérimentées sont,

numéro un tomber dans une crevasse.

Si vous tombez dans une crevasse sans corde,

il y a de fortes chances que vous ne reveniez pas.

Ensuite, il y a la météo.

Si le temps se gâte, c'est parfois tellement rapide,

vous pouvez facilement vous perdre

ou tomber en hypothermie.

Donc, nous parlons de choses qui vont vous tuer.

Le passage de Drake

Projet Iceman

- [Caméraman] Nous avons le baril ici.

- [Anders] Et ça.

- [Caméraman] Trois, deux, un. Allez.

Entre là-dedans.

Oh.

- Il a fait part de cette idée

et j'étais comme,

" Oh, ça a l'air intéressant. "

Mais, ce n'était tout de même que des paroles.

Soudainement, il a commencé à prendre les choses au sérieux.

- Salut les mecs,

bienvenue sur le premier vlog du Projet Iceman.

Puis j'ai réalisé,

" D'accord, ça pourrait être amusant.

As-tu pensé à ceci ? As-tu pensé à cela ?

Comment vas-tu commercialiser ça ? Quel est ton but ? "

J'étais juste curieux,

je posais des questions un samedi après-midi.

- Ça prendra environ cinq jours

juste pour arriver en Antarctique ?

- [Cath] Eh bien, d'Ushuaia, ouais.

- [Eric] Et je pense que si tu veux faire ça correctement,

tu veux courir et faire du vélo sur la neige, c'est ça ?

- Exactement. Exactement.

Ouais, ça va être bien.

- Et puis j'ai commencé à l'aider,

c'était amusant.

Maintenant, on doit le présenter,

on doit collecter des fonds, on doit commercialiser,

on doit réellement faire connaître le projet.

- J'ai fait beaucoup de choses dans ce sport.

Quand j'ai entendu qu'il tentait ça la première fois,

je dois être honnête,

je me suis dit qu'il n'y n'arriverait pas.

D'accord, le mec a fait un triathlon complet,

zéro crédibilité, il n'a pas de CV.

Et maintenant tu vas ajouter l'élément de froid glacial

et tu vas ajouter des quantités incroyables de fatigue.

C'est une recette parfaite pour un désastre.

- Évidemment, il y a beaucoup de difficultés

pour s'entraîner au Danemark

et pour se préparer à faire un Iceman en Antarctique.

Tu ne peux pas vraiment

nager dans de l'eau super froide,

ou faire du vélo dans la neige ou sur la glace,

des choses comme ça.

Alors Anders était constamment forcé

d'aller dans des endroits extrêmes

pour essayer de s'entraîner.

- Merde.

Oh mon Dieu.

- [Anthon] C'est beau.

- [Anders] C'est assez terrifiant.

- [Caméraman] OK, donc tu es prêt maintenant.

- Oui, je le suis. - [Nicklas] Tu es

dans ta combinaison.

C'est peut-être le plus grand défi du Iceman,

nager dans l'eau froide. Combien de temps vas-tu nager ?

- On verra.

- [Nicklas] On verra.

Tu n'as pas un but ?

- Non. - [Nicklas] D'accord.

- Je me souviens qu'il était assez inquiet

avant d'entrer dans l'eau,

parce que nous étions debout sur les rochers

et on pouvait voir des morceaux de glace

et beaucoup de courant,

et c'était une toute nouvelle expérience pour lui.

Il a à peine touché l'eau avant d'en ressortir.

Il est resté là-dedans pendant probablement une demi-minute.

- C'est tellement froid. J'ai terminé.

- Tu as terminé ? D'accord.

C'est facile pour toi de dire ça,

mais tu ne réalises pas à quel point c'est froid !

- C'était juste un signal d'alarme.

- S'il y avait,

si je l'avais fait avec un bateau ou s'il y avait une plage,

comme là où nous avons fait le premier test,

ça aurait été mieux.

Je veux dire, si je vais dans l'eau 30 min,

50 minutes, c'est...

- [Intervieweur] As-tu déjà envisagé

de faire ça en Antarctique ?

- Pendant des années, j'ai joué avec l'idée.

J'ai monté une équipe,

Je ne savais tout simplement pas

comment gérer la partie eau.

Essayer de trouver comment nager en toute sécurité,

non seulement avec la faune, mais avec les températures.

Tu cours un tel risque d'hypothermie,

c'est une grosse chance à prendre.

Islande, 2 mois plus tard

- C'est juste vraiment agaçant d'avoir si froid au visage,

aller sous l'eau et je ne peux pas, je veux dire,

pour l'instant je ne peux pas,

je n'arrive pas à respirer.

- [Interlocuteur hors champ] D'accord.

- Pour garder,

je veux juste me mettre la tête sous l'eau

et commencez à nager correctement.

Mais je ne peux le faire que pendant environ cinq secondes,

10 secondes peut-être.

- [Interlocuteur hors champ] En raison de maux de tête.

- Ah, c'est

énervant bordel.

- Tu as besoin de quelque chose comme ça.

- Ouais.

- [Anders] Alors le plan, c'est d'aller un peu plus loin,

de descendre dans l'eau,

puis de faire quelques allers-retours

et essayez de franchir la barre des 500.

Combien de temps peux-tu continuer ?

Quoi ?

Tu peux continuer ?

J'en suis à la moitié.

D'accord. Tu es génial !

- [Interlocuteur hors champ] Un putain de succès.

- Ah.

- Il était évidemment vraiment, vraiment heureux

de son exploit.

500 mètres c'est quand même quelque chose

dans ces conditions,

mais il est encore loin de quatre kilomètres.

- Salut " Yes Théorie ", je suis Anders,

J'ai 28 ans, je viens du Danemark,

où je suis en ce moment même

dans mon appartement à Copenhague,

où depuis que je me suis réveillé ce matin,

J'ai planifié la campagne de marketing

du " Yes Theory Seek Discomfort. "

J'ai hâte de voir ce que vous allez en penser.

À plus.

J'ai hâte de voir ce que vous allez en penser, à plus.

Aujourd'hui, j'ai ressenti

une fatigue physique incroyable

en terme d'énergie

Puisque je me sentais au top, je me sentais bien,

dans les dernières semaines,

je n'avais pas de nouveaux objectif physique comme tel,

sauf pour le voyage qui arrive dans un mois.

L'accent a été mis davantage

sur le côté commercial du projet.

Je ne sais pas ce que je fous ici.

- [Intervieweur] Est-ce que ton frère

avait un rêve d'enfant ?

- Oui. Je crois que ce rêve était et est toujours

de devenir footballeur professionnel.

Anders vient de terminer la partie.

Tu as terminé Anders ?

- Mon frère c'est développé plus tard que ses pairs,

ce qui, vous savez, quand vous êtes un jeune enfant

affecte vos performances physiques.

- Tout ce dont il parlait à l'époque, c'était le football

et il voulait jouer pour Haforia, qui est une grande ligue.

Il le voulait vraiment et ses amis y jouaient

et il enviait qu'on leur permette de le faire.

Mais quelqu'un lui a dit qu'il ne pouvait pas,

" Tu ne peux pas faire ça. "

Il a joué au football et il aimaient vraiment le football.

Il avait de la difficulté à cause de ça.

Il disait souvent que les autres ne croyaient pas

le succès qu'il avait eu au football.

En tant que parent, c'était difficile,

il voulait tellement réussir,

mais personne ne l'a jamais vraiment vu.

Il a été faire ce voyage de football,

où il avait cet entraîneur.

C'était loin de la maison,

mais il n'a même pas joué une minute

Ça n'est pas très motivant

et pourtant, il ne voulait pas abandonner.

Ce n'est pas un lâcheur.

Tu peux jouer plus ?

Printemps 2019

- Alors demain il y aura pas mal de vent

et très probablement du courant ici où tu vas nager.

C'est donc trop dangereux.

Et il y a aussi l'hypothermie

qui devrait normalement se produire en environ 15 minutes.

Donc la principale préoccupation va être sa sécurité.

Et si quelque chose arrive,

nous laissons tomber les caméras

et nous l'amenons au rivage.

- Alors Anders, m'a contacté pour ce voyage au Svalbard

et il m'a demandé de venir le rejoindre

parce qu'il voulait faire un demi Iceman au Svalbard.

Et Anders a réuni l'équipe.

Et nous y sommes allés,

super naïf sur ce qui allait arriver.

Et au final, ça s'est avéré être vraiment difficile.

- Tu es génial.

- Mes doigts sont tellement gelés.

- [Nicklas] Tu avais un bon rythme.

- Où ai-je laisser tomber mon masque ?

- [Nicklas] Le masque est là.

- Il a tremblé et démontré des signes d'hypothermie

tout le temps qu'il a changé de vêtements.

Nous le surveillons donc de très près.

- [Anders] Je n'avais jamais fait de vélo

dans la neige auparavant,

alors juste rouler dans la neige au Svalbard,

réaliser à quel point c'était dur

et de tomber encore et encore.

- Ouais !

- Et, vous savez, pas juste de terminer la partie vélo,

mais de devoir, vous savez,

courir un demi-marathon ensuite.

Et je ne pouvais pas vraiment imaginer finir ça.

C'est en quelque sorte là que j'ai réalisé le défi

auquel j'étais confronté.

- Nous avons continué pendant des heures et des heures

et beaucoup plus longtemps que prévu

et il s'est poussé à la limite.

Et pour moi ce n'était qu'un autre moment de doute,

parce qu'il devait faire ça deux fois

une fois que nous aurions atteint l'Antarctique.

Anders a complété le demi Iceman : 1,9 km de nage,

90 km de vélos, 21,1 km de course en 10:52:11,

ce qui en fait le triathlon le plus nordique jamais complété

Antarctique

Base chilienne en Antarctique:

Je crois que vous amenez quelqu'un

pour faire une activité à la base O'Higgins.

- Mur beaucoup plus grand que je ne l'avais prévu.

Est-ce que c'est un triathlète ?

- Ce n'est pas une mauvaise rampe ici non plus.

- Ouais.

- La question sera de savoir

à quoi ressemblent les crevasses.

- Ouais.

- C'est de l'inconnu.

- Ouais.

Ouah.

On dirait qu'il y a beaucoup de pingouins

devant les quais.

Les pingouins signifient les léopards de mer.

- Deux ans, mec.

Putain, c'est maintenant.

- On y est.

- [Personne hors champs] Oui.

- Putain, tu l'as fait.

- C'est fou, mon pote.

Jan, mon homme.

Ah ouais. Ouais.

Je veux dire, quoi...

- Tu es prêt ?

- Je ne sais pas.

- C'est fou mec.

- C'est complètement fou.

Je veux dire,

ce que nous avons fait jusqu'à maintenant,

n'est rien comparé à ce qui nous attends.

- [Anders] Mais, sinon...

- C'est quand même intéressant,

je trouve souvent lors de ces voyages

que les mecs les plus en forme et les plus hardcore

sont ceux qui supportent le plus mal le mal de mer.

- Ouais, tu me l'as dit. Alors c'était...

- Ouais, je ne sais pas pourquoi.

- J'ai toujours le mal de mer.

- D'accord, donc notre plan pour demain,

c'est d'arriver à terre.

Embrassez le sol. Parce que tu as,

- [Anders] Ouais, j'ai réussi.

- Tu as terminé le trajet maritime.

- Et est-ce qu'on s'entraîne demain aussi ?

- Je pense que nous devrions.

- Ouais.

Nous allons le faire.

Nous allons le faire, nous allons le faire.

- Je pense que la priorité,

c'est d'apprendre à ne pas mourir.

- Ouais. - C'est haut sur la liste.

- C'est une bonne idée. - Haut sur la liste.

- C'est le but numéro un.

- Ouais.

- Revenir sain et sauf.

- Cette fois.

- Je suis un grand garçon.

- Ouais. Phil.

- [Anders] Phil.

- Phil. - [Anders] Phil.

- Hmm. D'accord.

- [Cath] Ça ne nous permet pas du tout les amerrissages.

C'est ridicule.

- Pour examen. Je veux dire, pour examen.

C'est donc en début de semaine prochaine.

Ce ne sera pas une décision rapide.

- Alors numéro un.

- Ça va être mis en avant pour qu'une décision soit prise.

Ce n'est pas.

- Alors on va parler de cette expérience,

peut-être leur envoyer une copie de vos certificats,

premier répondant.

- Toutes les expériences

comme plus de 700 jours de ski en Antarctique.

Près de 150 montagnes différentes ont été escaladées.

Donc, en attendant, comme le dit l'e-mail,

nous ne sommes pas autorisés à mener le projet ici.

Est-ce qu'on dit que le projet est désormais en attente,

le projet Iceman est en attente,

jusqu'à ce que nous recevions la confirmation

de la division antarctique australienne

que nous pouvons continuer ?

- [Cath] Ouais.

- Je le ressens dans mon moral,

j'ai l'impression que cela a été l'essence du projet.

Que c'est censé être difficile.

Je veux dire, même à cinq, cinq putains de mètres du rivage.

Et je ne veux plus le reporter.

Je veux dire, nous avons traversé le Drake.

Je vomis depuis, tu sais, deux jours,

et je ne suis pas en contrôle, tu sais,

quand vous faites un événement régulier ou un triathlon

ou quoi que ce soit,

vous connaissez la date, vous connaissez l'heure,

vous savez tout.

Ici, je ne sais rien, rien du tout.

Je ne sais même pas, je veux dire,

Je ne sais pas où je vais nager.

Je ne sais pas où je vais faire du vélo.

Je ne connais pas les conditions.

Je ne sais pas où je vais courir.

Je ne sais pas quel temps il fera.

Je ne sais pas à quel point il va faire froid.

Je ne sais rien du tout,

et je dois le faire d'ici 10 jours probablement.

Et j'ai dépensé,

je veux dire, j'ai investi tout ce que j'avais

pour être ici.

Je n'ai plus rien.

3 mois plus tôt

Je veux dire, la première fois que j'ai pensé à ce projet,

je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi difficile

en plus du défi physique.

Je n'avais pas d'argent pour payer quelqu'un d'autre.

Donc je devais être en charge de tout,

à la fois l'entraînement,

mais aussi la logistique, le financement,

le côté financier des choses, les trucs juridiques,

les réseaux sociaux.

Si vous avez des questions, posez-les dans les commentaires.

Sinon suivez et abonnez-vous.

J'ai complètement réduit mes finances.

J'ai vécu mon, vous savez,

je vivais dans mon propre salon sur le canapé.

Retour à la réalité.

Heureusement qu'il y a quelque chose qui s'appelle Airbnb,

pour que je puisse couvrir mes dépenses.

Alors je nettoie cette merde.

Tout est allé dans ce projet.

Pour le premier dépôt de ce voyage,

j'ai donné tout l'argent que j'avais.

Et c'était non remboursable.

Afin d'obtenir les financements des sponsors

vous avez besoin d'une sorte de sensibilisation.

Je n'étais pas, vous savez,

une personne publiquement connue,

j'étais juste un gars normal avec une idée folle.

Je n'étais personne.

Je n'ai pas encore trouvé de partenaire

qui y croit vraiment.

Et forcément, vous savez,

pourquoi le feraient-ils ?

Et le fait que je sois assis ici à faire ça,

je me sens, en quelque sorte,

je me sent un peu pathétique, assis le matin

à me plaindre de ma vie.

Je dois tout de même me souvenir

pourquoi je fais ça bordel.

Et c'est

pour prouver,

pour faire ça,

et pour montrer que les limites

ne sont que des putains de perceptions.

- Ce serait tellement plus facile

de savoir que les finances sont prises en charge,

vous savez, j'ai X dollars

pour payer une équipe, la nutrition et la nutritionniste.

Vous essayez de trouver

comment y arriver physiquement, mentalement,

puis vous ajoutez le côté financier.

Je fais ça depuis plus d'une décennie

et quand j'ai commencé ce voyage,

Je me suis dit : " Oh, je vais battre un record du monde.

Je vais chercher du financement,

Je vais être soutenu par de grands commanditaires. "

Les commanditaires me disaient,

" Nous ne pouvons pas nous permettre un échec. "

Et j'étais comme, " Je n'ai pas encore échoué. "

Mais ils sont comme, " Mais tu vas échouer. "

- D'accord. Merci quand même.

- Désolé que je n'ai pas pu aider.

- Ça va.

- Passe une bonne journée.

- je savais que je manquais de temps

en termes de commanditaires

pour organiser l'expédition.

J'ai dû me demander ce que je pouvais faire d'autre ?

J'ai fait ce que tout le monde m'a déconseillé de faire.

J'ai emprunté cent mille dollars.

Mon père pensait, vous savez,

que j'étais complètement fou.

Pour moi, je pense qu'à l'époque,

je cherchais à faire tout ce qui était en mon pouvoir

pour que l'expédition ait lieu,

pour que je puisse me donner

la chance de faire réellement le Iceman.

Yes Theory est un collectif mondial et une chaîne Youtube

qui partage la valeur de la recherche de l'inconfort

comme principe directeur.

- Pas vrai !

Vous plaisantez j'espère!

Yes Theory !

- [Anthon] Non.

- [Ammar] Je sais que c'était censé être un appel.

- Oh mon dieu, je...

C'est super de vous voir, mec.

Oh mon Dieu.

Allons en haut.

- [Ammar] C'est la salle des opérations.

- C'est la salle des opérations.

C'est ici que tout a commencé.

- Mec, j'ai vu un tas de tes vidéos.

C'est donc là que ça se passe.

- [Anders] C'est là que ça se passe.

- [Matt] Tu sais quoi, j'adore ça.

- Je suis content d'entendre ça.

Les gens se moquent de mon accent quand je parle en anglais.

- [Matt] Oh non, mec.

- Je ne t'ai pas encore rencontré. Anders.

- Ravi de te rencontrer. Hermann.

Je viens de Norvège.

- [Anders] Ravi de te rencontrer.

- Alors, asseyons-nous.

Je vais vous faire le récapitulatif

de ce qui se passe en ce moment.

Tu m'as parlé de ta mission,

tu m'as dit où tu en étais rendu

et tout le monde était tellement déprimé

de ne pas trouver un moyen pour te soutenir.

Et soutenir la mission dans laquelle tu te trouves.

- Et tu as mentionné le prêt que tu as obtenu.

- [Anders] Ouais.

- Qui est comme ton engagement.

- [Anders] Ouais. - Ça nous a époustouflé.

- Ce n'était pas vraiment le plan.

Je ne pensais pas que ça allait être si difficile

d'obtenir des commanditaires et tout ça.

Mais les banques ont dit, " Oublie ça. "

Ils m'ont dit ça il y a longtemps.

J'ai commencé à faire des appels, à des amis et à un réseau,

puis j'ai fait des accords d'investissement.

Donc, je leur donne un rendement de 20 %.

- [Mat] Waouh. - [Ammar] Waouh.

- Pour leur montrer, pas seulement pour qu'ils m'aident,

mais que c'est en fait un bon investissement pour eux.

Je voulais juste leur montrer que,

combien je crois réellement que,

je peux faire en sorte que cela se produise.

- Au fil des ans

j'ai vu tant de gens

poursuivre de grands objectifs audacieux

et certaines personnes le font simplement, vous savez,

pour le spectacle, pour dire qu'ils font cette chose folle.

Mais très peu finissent par le faire.

La chose qui était différente à propos d'Anders,

c'est qu'il avait déjà fait le pari sur lui-même.

Nous croyons également que tu peux y arriver.

- [Anders] Je l'apprécie vraiment mec.

- On est venus avec une demande.

- Ouais ?

- Ce serait un honneur pour nous,

que tu sois le premier

à être commandité par Seek Discomfort.

Et, on n'est pas...

- Vous vous moquez de moi, non ?

- Non, du tout.

Il y avait quelque chose dans la qualité de son esprit

et dans sa façon de parler avec son cœur.

- Je pense que la chose la plus difficile dans la vie

c'est que la croyance doit commencer en vous-même.

Se dire que c'est, vous savez,

" C'est possible. Et je vais le faire. "

Et finalement quand tu le fais encore et encore,

tu commences à croire en toi-même.

Et quand tu commences à croire en toi,

ironiquement, d'autres personnes croient,

commencent aussi à croire en toi.

- Oui.

- Je n'arrive toujours pas à y croire. C'est fou.

- Il n'y a rien que nous aimons faire de plus

chez Yes Theory

que de soutenir les rêves et les rêveurs.

Nous voudrions offrir à Anders Hofman,

un chèque de cent mille couronnes danoises.

- [Intervieweur] Peux-tu nous parler un peu

de la responsabilité que tu as ressentie

quand ils ont tous mis les voiles vers l'Antarctique ?

- Oh ouais. Ça m'empêchait de dormir la nuit.

- [Anders] Oh, il y en a un autre.

- Il y a eu des attentats et malheureusement des morts

dû à des attaques de léopards de mer sur les humains.

Quelque chose qui nage dans son environnement

avec une combinaison noire,

qui ressemble beaucoup à un phoque,

sauf que les phoques nagent très bien.

Un humain qui nage ressemblerait donc à un phoque blessé.

Et bien sûr serait une proie facile.

- [Membre de l'équipe 1] Ils sont deux.

- Deux ?

- [Membre de l'équipe 1] Ouais,

il y en a un là-bas à l'arrière.

- Oh.

- [Membre de l'équipe 1] On ne peut pas vraiment le voir.

- Ça signifie

- [Oli] Le mot est passé.

- Ça veut dire qu'il y en a, il y en a cinq.

- [Oli] Le mot est passé.

- Quoi ?

- [Membre de l'équipe 1] J'ai dis le mot est passé.

- C'était le premier qu'on a vu,

c'est celui qui est parti...

Oh,

- [Membre de l'équipe 1] Yo, c'est bizarre mec.

- [Membre de l'équipe 2] On revient.

- Hé, mec, je veux juste dire que, tu sais,

je ne ferai rien.

Je vais juste nager un peu ici.

J'espère que ça te va.

Toi là-bas aussi.

J'ai l'impression, tu sais, quand on est arrivé

on en a parlé et comme 50 mètres

d'où nous avons jeté l'ancre, il y a cinq léopards de mer.

♪ J'aimerais ne jamais avoir vu le soleil ♪

- Wouhou. C'est approuvé.

Voilà.

C'est incroyable qu'ils l'aient fait si vite,

pour être honnête.

- [Anders] Qu'est-ce que tu dis ?

Que le délégué a approuvé

ta demande de modification d'autorisation.

- Allons-y!

- Oh.

- Ouais, je m'en charge.

Je suis impressionné qu'ils l'aient fait si vite.

C'est assez impressionnant pour un ministère

d'agir aussi rapidement. Ouais.

- Oh mon Dieu.

- C'est vraiment une bonne nouvelle.

- Ouais.

- Donc, ce que cela suggère, c'est que notre fenêtre

est ici à 21h00 samedi soir.

Je ne suis pas préoccupé par les faibles chutes de neige.

Nous voulons avoir fini d'ici dimanche 18h00.

- Combien de temps penses-tu que

les conditions actuelles vont tenir ?

Parce que nous avons une bonne fenêtre de 24 heures.

Mais je suis d'accord avec Phil

nous devons commencer le plus tôt possible samedi,

car cela laissera 24 heures.

- Ouais. Et puis j'ai 36 heures.

- Oui, 36 heures.

- [Cath] Ouais.

- [Anthon] Et c'est quand tu, c'est quand tu...

- Donc, l'itinéraire commence avec quatre kilomètres

le long de la côte

devant les falaises de glace,

et le parcours de nage sera accompagné de deux bateaux

jusqu'à ce qu'Anders atteigne le rivage

devant la rampe glaciaire.

L'itinéraire remonte ensuite la rampe glaciaire

où nous avons marqué un itinéraire sécuritaire

autour des crevasses

sur environ cinq kilomètres

avant de rejoindre le circuit principal.

Et le circuit principal fait deux kilomètres de long

au milieu du glacier,

dans une zone exempte de crevasses.

Et nous avons placé deux camps,

chacun à un kilomètre l'un de l'autre.

Et de ces camps, nous avons deux personnes dans chaque tente

qui fournissent une protection

et un rythme sécuritare pour Anders

pendant le projet.

- [Oli] Combien d'heures d'énergie compte le...

- 36 heures.

Ça devrait être. - Ouais.

Cela devrait suffire.

- Mm hum.

- Cela devrait suffire.

- [Anders] Oh, il fait froid.

Je peux aider avec quelque chose ?

Je peux t'aider avec quelque chose Phil ?

- Non, j'ai juste besoin,

je pense que je dois prendre une douche.

- [Anders] Oui. Tu veux que j'aille te la préparer ?

- [Anthon] Apporte-lui du sucre.

- Ouais, ouais, ouais.

Voilà.

Mange ça.

- C'est dégoûtant.

- Ouais.

Mais ça va aider.

Ça va t'aider.

Il va faire froid.

- C'est froid pour mes pieds.

Tu veux de l'aide ?

Ça va, est-ce que je peux simplement

les mettre sur le sèche-linge ?

Parce que j'ai besoin de mes bottes.

- [Anthon] Je vais bientôt avoir de l'eau chaude pour toi.

- Bonne nuit.

- [Anthon] Bonne nuit.

Dors bien.

À demain.

- À demain.

À demain Jan.

- [Jan] À demain.

Le matin du Iceman

Il n'en restera plus.

- Il n'en restera plus, j'aime cette mentalité.

C'est agréable de vivre dans un monde de rêve.

- Les conditions sont parfaites.

- [Anders] On vit tous dans notre propre

perception du monde.

D'accord ?

Et elle est influencé par tout le monde.

Elle est influencé par nous-mêmes,

nos amis et notre famille, notre société.

Et ça devient la construction de notre monde,

une sorte de boîte dans laquelle nous vivons.

Nous acceptons cette histoire.

Mais je pense que le danger c'est quand vous suivez

les expériences et les conseils de d'autres personnes.

Dans ce monde, les gens ont des opinions

sur tout et sur tout le monde.

- Je ne vois donc que deux raisons majeures

pour lesquelles nous allons devoir arrêter,

la fatigue, l'épuisement et le froid.

Je vais surveiller cela

et c'est mon rôle de tout arrêter en cas de danger.

L'autre, c'est les phoques,

un problème dû à la faune.

Anders a un sifflet très puissant

et je pense que nous sommes tous d'accord pour dire

que si nous voyons un phoque,

on fait une pause.

- [Anders] Ouais.

- [Personne hors champs] Ouais, sortez-le de l'eau.

- [Anders] Parce que quand vous écoutez

les gens autour de vous,

surtout quand vous êtes jeune,

vous pensez que ça vient de quelque part, non ?

Et qu'ils doivent avoir une raison.

- [Membre de l'équipe] Tu déchires.

- [Anders] On ne réfléchit pas à ces choses-là

et elles sont essentielles.

Il n'y a qu'une seule personne qui peut savoir

où est ma limite.

Température de l'eau: -0,8 degré Celsius

- Anders, il y a de la glace ici.

- Quoi.

- J'ai vu deux gros morceaux de grosse glace ici.

Bien joué Anders, on y est presque.

- [Membre de l'équipe] Quel bordel.

- Oh,

mes pieds sont gelés.

Oh.

Oh.

Oh. Je ne sens plus mes pieds.

Oh.

Oh,

je n'arrive pas à croire que j'ai fait ça.

J'ai oublié une serviette.

- Ouais.

- Génial.

On ne regarde pas.

C'est bon. Il porte un short.

- J'ai nagé quatre kilomètres.

Je suis allé dans de la putain d'eau glacée.

- [Voix à la radio] Faites savoir à Anders

que les conditions sont fermes et très bonnes. Terminer.

- Crampe, crampe, crampe, crampe, crampe.

Oh.

Ah, crampe.

- [Voix à la radio] Il marche avec le vélo

jusqu'au point de départ.

- J'ai mal au dos.

Oh.

Oh.

- [Voix à la radio] Il a atteint le point de départ.

Il est sur le point de partir maintenant.

Et c'est parti.

- Anders était sur le glacier.

Je faisais des high five aux personnes sur le bateau

et nous avions vraiment prévu les choses

de façon à avoir cette fenêtre météo de 36 heures

et je me disais, les conditions s'annoncent bonnes.

Premier tour,

quatre kilomètres,

une heure 20 minutes.

Il m'en reste 43.

J'ai déjà renoncé à compter mes chutes.

Une chose est sûre,

je ne nagerai plus jamais dans ces conditions.

Alors, je dois réussir.

Quoi qu'il en coûte.

Je transporte assez de merde.

Le seul endroit où je peux rouler, c'est là où tu as skié

ou fait de la raquettes.

C'est donc là que nous devrions essayer

de durcir encore plus.

- [Phil] D'accord. Est-ce à la fois au nord et au sud ?

- Oui.

La baignade était une torture physique.

Le vélo n'est qu'une torture mentale.

- [Caméraman] Ouais.

- Dès le départ, j'ai eu un tas de souci avec le vélo.

À de nombreux moments, il était comme,

" D'accord, c'est 180 kilomètres à faire comme ça,

ce n'est pas possible. "

- Lorsque tu parleras à Anthon,

tu peux lui dire d'apporter

mes chaussures de vélo de rechange ?

Herman les avait avec lui dans le sac de l'appareil photo,

ou le sac avec tout votre,

avec l'équipe de tournage

des trucs pour dormir qui sont arrivés hier.

10 kilomètres. Trois heures et 53.

- Ce sont les conditions.

On va essayer de marcher sur la piste. Que suggères-tu ?

Comment te sens-tu...?

- Je vous suggère de faire une nouvelle piste.

- Donne-moi des commentaires constructifs. Pas d'excuses.

Je sais que c'est merdique, mais donne-moi des commentaires.

On va essayer du côté sud.

- [Anders] Des excuses ! De quoi tu parles bordel ?

- [Nicklas à la radio] Est-ce qu'on abandonne le camp nord ?

Je dois aller vous rejoindre les mecs ?

- [Voix 2 à La radio] Salut Nicklas,

on a besoin de toi dès que possible au camp sud.

- On a pris la décision

de changer l'emplacement de l'itinéraire

jusqu'à la limite de la ligne des neiges,

alors là où il n'y a que de la glace nue et dure,

et Anders a commencé à faire des allers-retours

sur une piste beaucoup plus petite

juste pour continuer à faire du vélo.

- [Membre de l'équipe] La façon la plus simple de le faire,

c'est juste avec les bottes.

Mais une fois que nous aurons les pelles, ça ira mieux.

- Prendre la pelle, ouais.

- [Membre de l'équipe 2] Voilà les pelles.

- Putain, on a oublié de leur dire

d'apporter les pelles.

- [Caméraman] Je l'ai dit à Cory

alors il devrait apporter les pelles.

- Comment, comment peux-tu lui avoir dit ça ?

- [Caméraman] Je lui ai dit avant qu'il ne parte.

- Nous ne pouvions le faire que de cette longueur

parce qu'en dehors de cette zone,

il y avait des crevasses potentielles,

et c'était des zones inexplorées

qui ont été marqués comme nos zones mortes.

- [Voix à la radio] On a quatre heures

avant la tombée de la nuit. Terminer.

- Compris.

Ouais. Je pense que tu dois boire plus aussi.

Combien de litres as-tu bu jusqu'à maintenant ?

- [Anders] Je ne sais pas.

- [Anthon] Tu dois boire plus.

- Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi.

Tant que j'ai de la nourriture,

tu n'as pas à t'inquiéter pour moi.

- Nos esprits étaient,

après 10 heures, dans différents endroits.

- 41 peut-être.

- 41.

- Putain, c'est encore un long chemin à parcourir.

- Je sais, mec.

C'est pourquoi on a dû faire quelque chose.

- Ouais, ouais. Tu as raison.

- On devrait continuer, mais.

- Il avait beaucoup de difficulté.

Il y avait une partie de moi qui était comme,

" D'accord, quand va-t-il casser ?

Quand va-t-il s'arrêter ? "

Il y a une petite voix à l'arrière de mon cerveau qui dit,

" D'accord, on a essayé aujourd'hui,

la condition ne fonctionnait pas,

repensons-y, regroupons-nous, et faisons-le demain. "

- Anthon,

Viens ici, on fait une réunion d'équipe.

- C'est vraiment important que vous écoutiez ce que je dis

et que vous respectiez tout ce que je dis.

Nous en sommes maintenant

à 13 heures exactement depuis le début du Iceman

et nous n'avons pas été réunis en équipe à un moment donné.

Je sais que beaucoup de choses

ne se sont pas déroulées comme prévu,

mais c'est pourquoi c'est vraiment important

qu'à partir de maintenant ce soit le cas.

Ça fait deux heures de plus

que je n'ai jamais été actif

et je n'ai parcouru que 45 kilomètres à vélo.

Cela signifie que j'ai 135 kilomètres à parcourir

et un marathon à courir.

Et

c'est beaucoup à faire.

Je ne veux voir personne debout à rien faire.

Si vous ne faites rien, j'ai besoin que vous vous reposiez.

J'ai besoin que vous mangiez.

C'est crucial parce que je ne suis pas venu ici

pour ne pas terminer.

Et je n'ai aucune idée de ce qui m'attend,

je ne sais pas dans quel état je vais être dans 12 heures.

Et à ce moment-là,

vous devez savoir où sont mes affaires,

comment je me réchauffe,

comment j'obtiens une boisson chaude et comment je continue

parce que je ne vais pas arrêter,

mais je pourrais arriver à un point où je ne saurai plus

ce que font deux plus deux.

Et je ne le sais pas.

- C'est la seule fois que j'ai vu Anders dire,

" D'accord, je suis dans la merde.

J'ai besoin que vous soyez prêt les mecs

si cela doit arriver. "

Je pense qu'à partir de ce moment-là,

tout le monde s'est levé d'un cran.

- [Anthon] Au moins je monte chercher le matos pour Anders

puis je redescend.

- Ouais. D'accord, génial.

- Apporte un peu plus de gaz.

- [Anthon] Ouais. Où est le gaz ?

- Dans vos tentes.

Il devrait y avoir quelques choses. Apporte 40 bouteilles.

- Je ne veux pas, je ne veux pas, c'est,

j'ai l'impression d'avoir été un peu négatif.

Je ne veux pas, je ne veux pas que ça sorte,

de façon négative.

J'apprécie vraiment tout ce que vous avez fait

et je ne peux pas faire ça sans vous

et c'est juste, vous savez,

Je veux ramener ça à la maison avec vous les mecs.

Faisons-le.

- [Membre de l'équipe] Tu te débrouilles bien mon pote.

- D'accord, génial.

- [Caméraman] Continue comme ça, mec. Continue comme ça.

- Je pellette de la neige avant le petit déjeuner.

Je pellette de la neige avant le déjeuner.

Je pellette de la neige avant le dîner,

puis nous pelletterons de la neige toute la nuit.

- [Anders] Le 5k le plus rapide jusqu'à présent, les mecs.

- [Oli] Ouais ? - [Anders] Ouais.

- [Oli] Génial. Continue, mec.

- J'ai emprunté ça à mon voisin juste pour économiser.

Seulement 55. Je pensais que c'était 60. Merde.

Ça va être une longue nuit froide.

Je suis certain que ça va être plus long

et plus froid pour Anders,

mais ça va quand même être difficile pour nous.

- [Anders] Mes mains sont...

Est-ce que je devrais mettre une lampe frontale maintenant ?

- Ça ne va pas bien tomber.

- [Anders] Le quart de nuit commence, hein ?

Que la nuit commence.

- Ah.

- Ton genou va bien ?

- Je ne sais pas.

- Je viens de le frapper.

- Quand j'en serai à 90, j'aimerais faire une pause.

- D'accord.

- Un repas chaud et changer mes, oh, mes chaussettes.

- Où en es-tu maintenant ?

- J'en suis à...

78.

- D'accord. Génial.

- Un peu plus d'une heure.

- Bien. Continue Anders.

Tiens bon.

- Les risques augmente

quand la nuit tombe.

Et plus tu as froid,

plus tu commences à t'éteindre.

- 21 heures.

- Ouais.

- En ce moment, le pire c'est juste que je veux dormir.

Je n'en suis qu'à mi-chemin sur le vélo.

Tu en veux plus ? Tu es certain ?

Je peux aller chercher le reste pour toi.

- C'est bon.

- Non, je vais aller le chercher. Tu en as besoin.

Un dernier morceau.

- Donc, si je reviens un an en arrière, j'avais du mal avec,

en fait je ne le savais pas forcément à l'époque,

mais j'étais aux prises avec de l'anxiété,

qui s'ajoutait au stress.

Et

puis je suis entré dans le salon

et j'ai dis à mon frère,

" Hé, je, tu sais quoi, je suis,

ça na va pas.

Je ne me sens pas bien. "

Et, " Voilà la situation. "

Et encore une fois, c'est cette conversation

avec mon frère qui m'a fait réaliser,

" Wow, je, vous savez, c'est,

tout d'abord, c'est correct.

Et deuxièmement, qui est ta priorité ? "

Vous savez, je me suis posé cette question.

Et la raison pour laquelle j'étais émotif

était,

je pense, je pense avant tout,

qu'il me connaît très bien.

Nous savions donc à ce moment-là que, vous savez,

je m'étais étiré, je m'étais étiré,

trop loin de mon noyau,

et il me l'a fait comprendre avec de l'amour sévère.

Mais la raison pour laquelle,

je suis émotif maintenant, c'est que,

c'est qu'il tient vraiment à moi.

Bien joué, mec.

Comment te sens-tu ? Tu es au chaud ?

- Ouais.

- Tu tiens le coup ? Est-ce que ça fonctionne ?

- Mm.

- On prépare du café pour toi en ce moment.

Bois une gorgée.

- J'espère, juste.

J'ai juste hâte que le soleil se lève.

- Oui.

- Comment ça va, mec ?

- Je suis brisé.

- Ouais.

Tu vas l'être, c'est le but de tout ça.

Continue comme ça, mec.

Garde la tête haute.

Il souffre. Il souffre beaucoup.

- Anders a fait des allers-retours de 200 mètres à vélo,

pendant 20 heures.

Comment il a persévéré, je ne sais pas.

- Dans mon ultime dépression,

j'ai eu cette conversation avec moi-même.

Et si je n'y arrivais pas ?

J'allais dire à mon frère que je ne pouvais pas,

Je ne peux pas faire ça.

C'est là que je me suis rappelé pourquoi je faisais ça.

Je voulais montrer que les limitations sont des perceptions.

Je ne pense pas avoir vraiment réalisé

que j'ai dû briser mes propres perceptions

d'où ma limite était.

Je suis brisé, mais je ne peux pas abandonner maintenant.

C'est correct de prendre une pause.

- Ce serait probablement bien de changer de décor,

pour ta tête.

C'est définitivement assez ferme là-haut

pour que tu puisses rouler.

- Alors tu veux monter ?

Génial, allons en haut.

- On a rassemblé nos affaires.

On a changé la tactique qu'on avait l'autre jour,

puis on est allés à la piste supérieure.

Et je me souviens que cela n'a pas été filmé.

On se faisait tous des high fives,

en criant, parce que la piste était bonne là-haut.

Alors tout à coup, on s'est tous dit, on peut le faire.

- On va y arriver.

- J'étais déprimé en bas,

mais le moral sera bon là-haut.

- Et puis, avant qu'on s'en rende compte,

le vent s'est levé de façon significative.

- Il a froid aux pieds depuis presque deux jours maintenant.

Ça ne va pas en s'améliorant.

Ce mauvais temps va continuer

jusqu'à demain après-midi, apparemment.

Anders à terminé le vélo en 33,5 heures.

- Je ne peux pas croire que j'ai fait ça également.

D'abord la natation, puis le vélo.

Maintenant, je ne peux vraiment pas croire

que j'ai un marathon à courir par ce temps.

Ah.

- Qu'est-ce que tu dis ?

C'est impossible de passer à travers.

- 35 heures et 30 minutes de temps total jusqu'à présent.

Oh.

- [Membre de l'équipe] Si tu manges bien, et qu'ensuite...

- Mon genou droit est tellement foutu.

2 mois plus tôt

J'ai des problèmes avec mon genou

depuis un mois et demi maintenant.

Et il ne reste qu'un mois avant le grand départ.

Donc, je dois tout faire pour réparer ça.

- Novembre et décembre ont été des mois difficiles.

Je pense que mes parents ce sont rendus compte de ça

et ils ce sont demandés,

est-ce que je prends soin de moi ?

Est-ce que je suis en bonne santé ?

Je me souviens très clairement

de cette conversation dans mon appartement.

Pourquoi faut-il que ce soit maintenant ?

Je pourrais juste le reporter.

Ouais, je pense que j'étais à 2%

de tout abandonner.

- Alors, le réveillon du Nouvel An,

à la maison.

Je ne me souviens pas la dernière fois

que j'ai fais une longue balade à vélo

à cause des problèmes avec mon genou,

par une soirée comme celle-ci,

on a vraiment juste

envie de se détendre,

faire la fête

comme tout le monde.

- Je pouvais sentir la pression,

le degré de risque que mon frère avait pris.

Une certaine frustration que j'ai vécue,

c'était la peur de l'inconnu.

Ça va aller.

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi.

- Et j'étais inquiet pour son genou.

Deux, trois mois auparavant, il bougeait à peine.

Et ça m'inquiétais.

J'avais peur qu'on arrive là-bas

et qu'il ne puisse pas courir.

- [Anders] Le Iceman était commencé

depuis 36 heures et demi,

ce qui signifiait que nous avions dépassé la fenêtre météo.

L'équipe le savait.

Mais je n'étais pas du tout concentré là-dessus.

Dans ma tête, je voulais juste le terminer.

- Combien de kilomètres ?

- Sept et demi.

J'ai un peu perdu la notion du temps.

J'ai oublié d'être patient et de prendre soin de moi.

Je me suis retrouvé à prendre de mauvaises décisions

et j'ai dû lui dire que j'avais besoin de dormir.

Et dans mon esprit, j'étais juste comme,

" Putain, tu ne me quittes pas, maintenant. "

Si Anthon me dit qu'il a besoin d'une pause,

alors Anthon a vraiment besoin d'une pause.

Être dans cet état, être fatigué soi-même,

nous avons dû retourner à notre tente.

Elle est à 500 mètres.

Il faisait sombre et les vents étaient violents.

On ne voyait rien.

Nous avons dû compter sur notre GPS.

À un moment j'ai réalisé,

" C'est trop dangereux pour être dehors. "

On a décidé que j'allais juste marcher,

et que tous les autres retourneraient dans leurs tentes

pour leur sécurité.

Et donc j'ai marché avec Oli pendant sept kilomètres.

Il faisait nuit noire.

On ne pouvait pas voir à deux mètres devant nous.

J'avais le vertige.

C'était difficile pour moi de marcher.

Nous avons rapidement passé en revue

les avantages et les inconvénients de continuer à ce point,

ce n'était plus une course.

C'était essentiellement juste de la survie.

- [Cory] Anders. - Ouais.

- [Cory] Peux-tu nous donner une mise à jour ?

- Il y a un blizzard

et j'ai commencé à marcher avec Oli,

et on a décidé de,

reporter le projet de trois heures

jusqu'à ce que tout le monde soit plus reposé.

Parce que maintenant, le temps n'est pas,

le temps n'a plus d'importance maintenant,

pour l'instant il est juste important pour moi de le finir

et oui, ce serait risqué

si nous continuions juste deux d'entre nous.

- Anthon, Anthon, c'est Cory.

Tu me reçois ?

- [Anders] Ce n'est pas normal que ce soit silence radio.

Ça me dépasse.

Ils devraient être

en avance sur les choses.

- Ouais.

Ça fait un moment qu'on a pas de nouvelles d'eux.

- C'est peut-être parce que...

- [Oli] Ils ont peut-être manqué de piles.

- [Anders] Ouais ou leur tente

pourrait être recouverte de neige,

ce qui ferait du sens.

- [Cory] Ouais. Je ne pense pas qu'on les ait.

- [Membre de l'équipe] Je me souviens m'être réveillé

et être complètement comme figé

par le poids de la neige sur le dessus de la tente.

Alors Cory a dû creuser dans la neige.

Tu entends les coups de pelle

et tu sais que s'il touche la tente,

il suffit de l'effleurer

et c'est terminé.

- Où est Hermann ?

5 heures plus tôt

- Je pense que c'était le deuxième jour,

vers huit heures du soir,

Greg et moi sommes retournés au bateau

et j'ai commencé à vider toutes les images

avant que je doive partir pour vous rejoindre à nouveau.

J'ai essayé d'appeler Phil et je n'ai pas eu de réponses,

puis tout à coup j'entends des bouts de message.

Comme aucun voyage en solo, pas sécuritaire.

Et pour donner un peu de contexte,

notre bateau était ancré dans une baie

où nous avions six cordes de sécurité à tous les angles

tenant le bateau en un seul endroit.

- Putain de merde.

- [Cath] Quoi ?

- La corde blanche est sur le point de se casser.

- [Cath] Oh non.

Qu'est-ce qu'on fait?

- Puis une des cordes s'est brisée.

C'était la panique totale à bord.

Greg a essayé de voir avec les cordes

comment on pourrait résoudre ce problème.

Et pendant qu'il est dehors dans des vents

à bien plus de cent kilomètres à l'heure,

la corde a cassée.

Je pouvais voir la peur dans les yeux de Cath et de Greg

parce que maintenant c'était un problème sérieux.

Puis une autre corde s'est brisée.

Cath a décroché la radio et elle a appelé Mayday.

Mayday est la dernière, dernière chose à faire.

On frappe contre les rochers.

Et Cath me dit, avec l'air le plus sérieux au monde,

" Herman, arrête de filmer.

J'ai besoin que tu ailles sur terre.

On a besoin de cette corde

qu'on a utilisée pour bloquer la glace.

J'ai besoin que tu ailles la chercher

et que tu me la lances. "

J'ai dis à Cath,

" Je ne suis pas certain de pouvoir faire ça. "

Le vent semblait vouloir se calmer un peu.

À ce moment-là, je me suis dit: " Putain, je dois essayer. "

Alors je saute dans le Zodiac, je me suis tiré sur la rive.

Je devais simplement sauter du Zodiac sur la terre.

J'étais trempé. J'ai commencé à ramper au sol,

à cause du vent, je ne pouvais pas marcher.

J'ai commencé à dénouer cette corde et elle était si serrée.

Pendant que j'atteignais la corde,

mon chapeau et mes mitaines se sont envolés.

Finalement, d'une main j'ai lentement

desserrer la corde et je l'ai lancé

en étant allongé sur le sol

et j'ai commencé à ramper jusqu'à un gros rocher

où je pourrais m'abriter.

J'avais si peur. Et c'était la première fois

où je craignais vraiment pour ma vie.

Je suis resté là pendant ce qui m'a semblé une éternité.

- Je ne sais pas comment j'ai survécu au vélo.

Je n'ai jamais été aussi brisé de ma vie,

à la fois physiquement et mentalement.

Anthon, est-ce que tu me reçois ?

Anthon, Anthon, c'est Anders.

Tu me reçois ?

- Anthon, Anthon. C'est Cory.

Tu me reçois ?

On a manqué de nourriture,

et on avait construit une grotte de glace

avec des surplus au cas où on aurait besoin

d'aller chercher plus de nourriture.

Je me souviens d'avoir simplement regardé autour de moi,

puis de t'avoir regardé

et d'être comme, est-ce que c'est bien ici ?

Est-ce ceci ?

J'ai réalisé qu'il n'y avait aucun moyen de le récupérer.

- J'ai quelque chose à dire.

Il y a eu un moment avec Anders et moi

que je n'oublierai jamais.

En tant qu'artiste indépendant,

je traversais une période vraiment difficile,

et

je rentrais à la maison pour Noël.

C'était une période très sombre pour moi,

je songeais à tout abandonner

et me demandais si tout cela en valait la peine ?

Et je n'avais pas vraiment dit grand-chose,

jusqu'à la veille de Noël.

Mais quelqu'un m'a demandé, " Comment vas-tu? "

Puis on a commencé à parler et dans notre famille

c'est instantanément comme,

" C'est ce que tu devrais faire. C'est le plan.

On peut résoudre ce problème. Et on va... " vous savez,

ou Anthon aura toujours les bonnes questions

et comme, " Mais tu n'as pas besoin de ça.

Pourquoi as-tu besoin de ça ? "

Et je continue à penser que,

vous savez, je dois avoir le bon argument.

Je dois me défendre, faire valoir mon point.

Et pendant que je faisais ça,

j'ai complètement perdu le contrôle.

J'ai commencé, j'ai eu une attaque de panique en gros.

Et je me souviens,

je me souviens juste d'être sur mon canapé,

je me souviens d'avoir pensé : " Tu vas t'évanouir.

Alors j'ai, je me suis mise la tête entre les jambes

et je me souviens que toute la pièce s'est comme figée

et personne ne savait quoi faire.

Et Anders a couru vers moi, il m'a attrapé par les épaules

et il m'a secoué doucement,

puis il a commencé à pleurer

et je n'avais jamais vu Anders comme ça.

J'avais l'impression qu'il venait de comprendre.

Il venait de comprendre.

Il n'arrête pas de me dire que ce que je fais

est tellement plus difficile,

parce que pour lui, ce qu'il fait,

il est le seul à le faire.

Mais ce que je fais, nous sommes des millions.

Donc pour moi de me démarquer et de faire mon truc,

c'est un Iceman complètement différent, comme il le dit.

Après 23 heures passé sous la tempête,

le vent a commencé à se calmer

et les contacts radio ont été de nouveau possible.

- [Anthon] Cory, Cory, Anthon, Anthon.

- [Cory] Anthon, Anthon. C'est Cory.

- [Anthon] Comment va Anders ?

- [Cory] Il va bien.

- [Anders] Quel luxe avez-vous là-bas ?

- Comment allez-vous, les mecs ?

- [Anders] On va bien.

On a tous fait pipi dans la même bouteille d'eau

et maintenant Jan nous prépare du porridge pour le dîner.

- C'est de la fraternité.

Heureux d'entendre cela.

- L'orage était parti,

puis plus personne ne faisait rien.

J'ai senti qu'on ne pouvait plus attendre.

- Il est 2h32.

On est ici depuis environ...

27, 28 heures.

Mais on l'a fait.

Le temps est calme.

On peut faire confiance à la météo maintenant.

J'ai juste dis à Anders,

" Dans 15 minutes, on se retrouve dehors

et ensuite on va finir ça. "

À ce moment-là, je pense qu'il était dépassé

par le défi que représentait de courir sur un glacier.

Et j'ai réalisé, tu ne vois pas ce qu'on voit en ce moment.

Et ce qu'on voit, c'est qu'il te reste 10 kilomètres

sur quelque chose que les gens pensaient impossible,

et tu dois t'en rendre aussi.

Montre à tout le monde que c'est possible, bordel !

Montre à tout le monde que tu vis ton message !

Montre à tout le monde que tu es ce que tu as dis !

Tu es capable, Anders !

Putain que tu es capable !

Voilà ! Ça fait 1 km déjà.

C'était 1 km !

- [Membre de l'équipe] Il avait besoin de ça.

- À ce moment-là, j'ai eu le sentiment

de comprendre ce que je faisais là.

- Quelque chose en moi me dit

qu'Anders s'est refermé pendant des années

afin de comprendre,

quand est-ce que je vais appuyer sur ce bouton.

Et c'est arrivé en Antarctique.

- Ça a commencé par une matinée calme,

et ça se termine par une matinée calme.

- Je veux être la première personne,

Je vais être la première personne

à faire un Iceman en Antarctique.

- [Caméraman] 30 secondes, 30 secondes.

Allez, allez.

- Je dois juste me rappeler que je peux faire tellement plus

que je pense pouvoir, que je me permets de croire.

- C'était tout autant un projet pour se tester,

savoir jusqu'où il pouvait croire en lui

quand personne d'autre ne l'a fait.

Il sait maintenant que cette voix vient d'une vérité.

- 72 heures et 54 minutes.

On l'a fait putain.

- Bonjour à toi.

- Allez !

- Anders offre un cadeau aux gens.

Il donne aux gens le cadeau de l'espoir

et sa volonté de souffrir intentionnellement

donne de l'espoir aux gens dans leur voyage

qui eux ne souffrent pas intentionnellement.

C'est le plus beau cadeau

que vous puissiez offrir à quelqu'un.

Bien joué, Anders.

Un nouveau commencement.

Tu as fini ce que tu as commencé.

- Je suis fier de toi.

- Je suis fier de toi aussi.

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi, mon frère.

L'équipe est rentrée de l'Antarctique le 13 mars 2020,

sans être au courant du confinement mondial.

C'était leur première rencontre deux ans plus tard.

- Nous avons réussi à communiquer avec la base,

ils nous disent de rester calmes et qu'ils envoient des gens

pour nous venir en aide.

Les gars de la marine étaient comme,

" D'accord, ce n'est plus sécuritaire pour vous.

Vous devez tous revenir à la base. "

On attend là pendant que les plongeurs font leur boulot

et attachent de nouvelles cordes

et essaient de tirer le bateau lentement vers l'arrière.

Greg a fini par être ramené au bateau avec les plongeurs

parce que notre skipper Cath, a refusé de quitter le bateau,

ce qui était finalement une chose assez héroïque à faire.

Je reviens à la base et j'étais assis là tout seul.

J'étais encore sous le choc, je pense.

Alors j'ai juste mangé, pris une chambre

et je me suis juste allongé.

C'était la première fois en plus de 48 heures

où je pouvais réellement dormir.

Alors je me réveille anormalement tôt le matin,

comme 6h00 ou quelque chose comme ça

et comme je franchis la porte,

je tourne le coin et je vois Anders

puis tout à coup ça me frappe. Je me dis, " Oh, putain. "

Parce qu'alors j'ai réalisé

que vous étiez sur le glacier vous aussi

quand tout cela s'est passé au bateau.

Et vous aviez probablement besoin d'être secourus aussi,

ça été ma première pensée.

Alors j'étais juste, " Oh putain, vous avez été sauvés. "

Est-ce que ça veut dire que le Iceman a été annulé

et tout ?

Et on m'a demandé, j'ai simplement demandé à Anders,

" Que s'est-il passé, mec ? Ça va ? "

Et il m'a dit : " Ouais, je viens de finir la course. "

Et j'étais comme,

" Putain, qu'est-ce que tu veux dire

tu viens de finir la course ? "

Et j'étais si confus,

mais en même temps j'étais tellement soulagé

qu'il soit en sécurité et qu'il soit comme,

" Ouais, le reste des mecs sont en train de manger. "

Et je suis sorti et j'ai vu toute l'équipe

assis dans la salle à manger,

et c'était le moment le plus surréaliste de ma vie.

Tout le monde était en sécurité.

Tout le monde souriait.

Quelque chose à toi s'est retrouvé

dans mon sac en rentrant de l'expédition.

Et c'est le tag de la base chilienne que tu as eu

lorsque tu as terminé la course.

- Hein !

Et ça fait deux ans maintenant que je l'ai.

Je ne t'ai rien dit,

mais j'ai toujours voulu te la rapporter

et maintenant qu'on se retrouve enfin,

ça t'appartient.

- C'est fou.

- Ouais.

- Vous savez, c'est ironique que,

vous savez, pendant le Iceman et vous savez,

faire des conférences dans les écoles primaires

et aux jeunes enfants,

je leur dis de poursuivre leur propre Iceman dans la vie

quand dans les faits,

je n'ai pas poursuivi mon propre Iceman dans la vie.

- [Intervieweur] Voilà.

- Ouais.

Donc projet 30.

- [Intervieweur] C'est quoi le projet 30 ?

- Le projet 30, c'est de poursuivre mon rêve d'enfant,

devenir footballeur professionnel.

- [Interviewer] Et qu'est-ce que le 30 ?

- 30, c'est l'âge

auquel je relance ma carrière de footballeur.

Les seules vraies limites,

sont celles que tu acceptes.

Projet Iceman

♪ Je suis sur le point de faire cette merde ♪

♪ Marre d'être assis ici ♪

♪ Je n'ai que quelques années avant de disparaître ♪

♪ Je ne sais pas, juste un homme ♪

♪ Mais il y a plus en moi que ce que ces gens comprennent ♪

♪ Oh, je pense que cette fois je suis allé et j'ai trouvé ♪

♪ Un chemin ♪

♪ Je cherche quelque chose de différent ♪

♪ Pour vider mon esprit ♪

♪ Je me dirige vers un endroit lointain ♪

♪ Que je pourrais ne pas trouver ♪

♪ Et je sais ♪

♪ Que tu es inquiet ♪

♪ Que je n'y arrive pas, mais ♪

♪ Non ♪

♪ Ne t'inquiète pas ♪

♪ Je vais rentrer à la maison ♪

♪ Je pourrais mourir ♪

♪ Je vais le faire quand même ♪

♪ J'espère que ma vie deviendra un symbole ♪

♪ De ce qui est beau ♪

♪ Emmène-le là-bas, fais-le revenir ♪

♪ Tous ces gens pensent que je suis fou ♪

♪ Je suis d'accord avec eux ♪

♪ Oh, je pense qu'il est temps ♪

♪ Je suis allé et j'ai trouvé un moyen ♪

♪ Je cherche quelque chose de différent ♪

♪ Pour vider mon esprit ♪

♪ Je me dirige vers un endroit lointain ♪

♪ Que je pourrais ne pas trouver ♪

♪ Et je sais ♪

♪ Que tu es inquiet ♪

♪ Que je n'y arrive pas, mais ♪

♪ Non ♪

♪ Ne t'inquiète pas ♪

♪ Je vais rentrer à la maison ♪

Chercher l'inconfort

Pour en savoir plus à propos du film: www.theicemanfilm.com

Les limitations sont des perceptions

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