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Original subtitles

SYNDICAT DES MUSICIENS DE NEW YORK

Tu vas où, Cat ?

Hé, Rocky !

Salut, chérie ! Ça va ?

Moishe !

Tu peux me rendre service ?

Je veux avoir l'air occupé. Tu veux bien me faire appeler ?

Pour toi, Rocky, sans problème.

Saxophone et clarinette dans la salle 404 !

Oui, je suis partant.

Hé ! Content de te voir.

Ça va ? Tu peux m'arranger un mardi ?

Juste un mardi. Je suis pris tout le mois.

- J'ai un vendredi. - J'ai dit que j'étais pris !

Si tout le monde est déjà pris, pourquoi personne ne travaille ?

Rocky Papasano.

Pardon, on vient de m'appeler !

Il faut que je te parle !

D'accord, d'accord ! Tu veux un mariage ?

- Mardi ? - Ce soir.

Je t'ai déjà dit que je ne pouvais que...

OK, si tu peux pas, je trouve quelqu'un d'autre.

Attends. Pour toi, je peux changer tout mon emploi du temps.

Il est pris tout le mois, hein ?

- Meyerwitz ou Gelman ? - De l'autre côté de la rue.

Friedman ?

À l'étage.

Comme d'habitude, d'accord ?

D'accord.

Je sais pas comment tu fais !

La dernière fois que j'ai travaillé, je sais même plus quand c'était.

Hé, Rocky ! On t'a appelé !

Je sais, Moishe, j'ai entendu.

Non, c'est pour de vrai, c'est pas moi qui l'ai fait.

Salut, Marge !

Ne bouge surtout pas d'ici.

- On m'a appelé ? - Oui, une fille.

- Au téléphone ? - Bill McGarry...

Non, elle est quelque part par ici, une petite.

C'est vous qui m'avez fait appeler ?

Oui !

Tu ne sais pas du tout qui je suis, hein ?

Si, c'était à un bal, à Brooklyn, cet été.

C'était dans les montagnes ! Je m'en souviens bien !

Peu importe. Je m'appelle Angela.

Je peux te parler un instant ?

C'est ma pause-déjeuner, j'ai pas beaucoup de temps.

Bien sûr.

Je suis enceinte.

Félicitations !

Ne t'en fais pas, je ne vais pas t'embêter.

Tout ce que je veux, c'est un médecin.

Une adresse.

Écoute,

tu peux pas débarquer ici comme ça et...

Laisse tomber.

Attends, attends...

Écoute, tu peux pas aller voir un type et lui raconter ça comme ça !

J'ai pas fini ! Allez, je vais t'offrir un café.

Je savais bien que tu t'en ficherais complètement !

Mais j'espérais quand même que tu...

Écoute, tu veux bien...

Attends un peu ! Où est-ce que je peux te trouver ?

À Macy's, de 9 h à 17 h. Au cinquième étage.

Je fais aussi vite que je peux, calmez-vous !

Arrête ! Voilà, c'est bien.

Mais arrête, Shorty !

Oui, tu es gentil, toi.

Dégage.

Allez, descends ! Poussez-vous, vous !

Pousse-toi, le moche !

Qui est-ce que tu traites de moche ?

Lui, c'est le chien le plus moche du monde.

Mais c'est pas vrai !

Ne l'écoute pas, mon chéri, il est méchant !

Mais oui ! Pauvre petit chéri.

Voici le numéro 24 !

Tu étais où, ce matin ? Tu étais parti quand je me suis levée.

Je t'ai déjà dit.

Au syndicat.

J'avais oublié.

J'aimerais bien avoir oublié, moi aussi.

Mange tes œufs, chéri.

Tiens, chéri, mange tes œufs. C'est plein de protéines.

Quoi ? J'ai insulté tes protéines ?

Ne sois pas comme ça avec moi !

C'est ma faute, si tu n'as pas trouvé de travail ?

Comment ça ? J'ai un mariage, ce soir, au Bronx.

Ne te défoule pas sur moi !

Mais je ne me défoule pas !

Écoute, si tu n'es pas satisfait de mon hospitalité,

je peux te rendre la caution de ta clé !

Arrête un peu !

Je crève, j'ai la chemise trempée de sueur.

J'ai mal aux os.

Et ma tête me tue.

Ça va, chéri ?

Tu es chaud.

Je croyais que t'étais mourant !

Et alors ? Jane Russell l'aurait fait, pour Billy the Kid.

C'est bien ma chance, je me retrouve avec un obsédé !

Ça va mieux ?

Oui.

Tu sais comment je suis, quand il fait froid, j'adore être amoureuse !

Et on est amoureux, hein ?

Vraiment amoureux.

Ouais.

Toi, de toi-même,

et moi, de moi-même.

Tu veux ton horoscope ?

Aujourd'hui ?

"Votre étoile est dans la mauvaise orbite,

"restez calme, enfermez-vous aux toilettes et ne sortez pas."

D'accord.

Qu'est-ce qui s'est passé, ce matin ?

Il ne s'est rien passé.

C'est ça !

Mais il ne s'est rien passé du tout !

Quelle belle journée !

Quelle merveilleuse journée !

Qu'est-ce que je peux te dire ? Je n'en peux plus...

de la vie que je mène.

Barb ?

Un ami m'a demandé de te demander

si tu connaissais un médecin ou quoi...

Il a un problème avec une fille...

Barb ?

Tu veux que moi, je te trouve un médecin ?

Tu veux que moi, je te trouve un médecin ?

Attends un peu...

Angie !

Angie ! Par ici !

Allez !

Regarde-moi pas comme ça !

On passait dans le quartier, on peut bien te ramener, non ?

J'ai l'air ridicule, dans ce camion.

Pardon, votre altesse !

Le jour où on transportera les légumes en limousine,

je viendrai en limousine !

OK, j'ai compris, la fois où tu es allée au bal,

tu t'étais bien habillée, et tout,

je comprends que t'aies pas eu envie de monter dans un camion.

Mais là, tu vas pas au bal et t'es habillée normalement !

Mais oui, Dominick, tu as raison, qu'est-ce que je peux bien dire ?

On peut même plus te parler, maintenant !

Tu veux bien avancer ? J'ai un rendez-vous !

Elle va pas s'envoler, ta maigrichonne !

Tu sors, ce soir, Angie ?

Pourquoi ?

Je fais juste la conversation, c'est tout.

OK, qui est-ce que tu as vu, aujourd'hui ?

De quoi tu parles ?

Personne ?

Dis-lui ce qui s'est passé, toi, dis-lui.

On est tombé sur ce gars... Columbo.

Columbo ?

Columbo le lourdaud ?

Il est pas capable de se retourner sans rentrer dans quelque chose !

On peut pas lui en vouloir, vu comme tu le regardes !

Bref, on l'a vu dans la rue. Pas vrai, Julio ?

Oui, dans la rue.

Et il a demandé comment tu allais.

Je lui ai dit : "Bien".

Il a dit : "Je passerai peut-être chez vous."

J'ai dit : "OK".

Il a dit : "Ce soir, peut-être."

J'ai dit : "Parfait." Et c'est tout !

Je t'ai déjà dit, si tu n'arrêtes pas avec ça...

Le mec vient chez nous, tu veux que je lui dise quoi ?

- Que tu veux pas le voir ? - Non, je veux pas le voir !

Pourquoi tu l'aimes pas ?

C'est un bon gars, il a sa propre affaire...

Je l'aime bien, je l'adore !

C'est le prince charmant et je suis folle de lui !

- Toi, pas de ça dans la cuisine ! - C'est une danse !

On danse dans les clubs, dans la cuisine, on mange !

Lui, il court les bars, elle, elle fait sa vieille fille !

Et alors, ça te dérange ?

Je peux bien rester à la maison à rêvasser si j'en ai envie !

Je suis comme ça, voilà !

Envie, envie... En Amérique, tout le monde suit ses envies.

Mais personne sait de quoi il a envie !

Elle attend son prince charmant sur son grand cheval blanc.

M. Charmant ! C'est ça, hein ?

Qu'est-ce qu'elle veut ? Un prince sur un cheval blanc ?

- Pas vrai, Angie ? - Exactement.

Ça te convient, maman ?

Moi, du moment qu'il est catholique...

Autrefois, les jeunes filles, elles avaient du respect.

Autrefois, on ne se demandait pas si ça nous plaisait ou non.

On faisait ce qu'on avait à faire,

et si ça nous plaisait pas, c'était pareil.

Regarde, moi, par exemple :

j'ai rencontré ton père un dimanche, pas vrai ?

Et le mardi, tu étais mariée.

Oui, et alors ?

Est-ce que j'ai eu une vie si horrible que ça, pendant 32 ans ?

On n'est plus au moyen-âge, comme quand t'étais petite.

Bien sûr, et maintenant, on vit dans un paradis, hein ?

Je ne suis pas là, point final.

Angie, c'est pas gentil !

Ah, regardez qui voilà ! Comment allez-vous ?

Attends, je vais aller chercher Angie.

- Angie, tu viens, oui ? - Oh, mais c'est pas vrai !

Je peux même plus prendre un bain tranquille ?

Ça va pas te tuer de lui dire bonjour !

Je t'ai déjà dit que si tu me refaisais ce coup-là...

Tu m'as dit quoi ?

- Tu veux bien sortir de là ? - Dégage !

Qui peut bien vivre dans un endroit

où il n'y a même pas de place pour une tortue ?

Pour une toute petite tortue ?

Quelle tortue ? Tu veux une tortue ?

Je veux ma propre chambre, je veux...

Pourquoi tu me parles de tortues ?

C'est ma faute ! C'est ma faute à moi !

Je suis une grande fille, je gagne ma vie,

qu'est-ce qui me force à rester ici ?

Je veux pas habiter ici ! Ce soir, je pars.

Et cette fois-ci, je suis sérieuse.

Angie, regarde, M. Columbo est ici !

Désolé de venir comme ça, mais j'étais dans le quartier et...

On va prendre un café, hein ? Viens, Angie, on va prendre un café !

Allons dans la cuisine, vous arrivez à point...

Dominick ! Tu veux bien me laisser fermer le robinet ?

Venez, vous arrivez à point pour le café !

Non, vraiment, je...

- Comment va votre mère ? - Elle...

Asseyez-vous !

Au revoir, tout le monde !

Amuse-toi bien !

Si tu me ramènes le camion trop tard, je te démolis !

Je ne l'ai pas vue de la semaine,

mais j'ai vu votre sœur et je lui ai demandé.

Elle m'a dit que c'était un virus ou quoi...

La pauvre... Il y a toujours un truc qui va pas, hein ?

Ils n'ont rien pu trouver. Ils ont fait tous les examens...

- Mais elle a toujours cette douleur. - Assieds-toi ! Je te fais un café.

Et votre autre sœur ? Elle est sortie de l'hôpital ?

Elle sortira la semaine prochaine.

Demande-lui s'il veut du gâteau !

Voulez-vous du gâteau ?

Non, je suis juste venu...

C'est bon, c'est bon.

Ce n'est pas grave.

Ça ne fait rien, une de plus, une de moins...

Ce n'est pas grave.

Je vais m'en occuper.

Comment ça va, au restaurant ?

Un jour, tout va bien, et le lendemain...

Tu vois... C'est...

Non, laissez-moi le faire.

Non, je m'en occupe.

Dominick, viens, on va dans l'autre pièce et on ferme la porte.

Sur le canapé, je ne lui ferais pas confiance,

mais dans la cuisine, qu'est-ce qu'il peut bien se passer ?

Si tu t'asseyais ?

Tu pourrais pas juste t'asseoir ?

Si je m'assois, je vais sans doute casser la chaise.

Je ne sais pas ce que j'ai.

Vous devriez me voir, la journée.

Je prépare 15 hamburgers à la fois, j'ai des saucisses sur le grill,

je farine le pain en même temps,

pendant que je fais griller des steaks...

De cette main-là, j'épluche la salade...

Je sais pas ce que j'ai !

Il suffit que vous me regardiez et...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Écoutez, je...

Je ferais mieux de vous demander ce que...

Eh bien, je...

En fait... il y a ce bal, vous voyez.

Un bal, quoi.

Aux "Fils de Garibaldi".

Et je m'étais dit que...

Mais vous avez déjà sûrement un cavalier.

Samedi soir ?

Ce samedi ?

Demain soir ?

Je m'en doutais.

Bon. Écoutez, c'est...

Bonsoir, je...

Mais pourquoi partir si vite ?

Écoutez, vu le travail que j'ai ces temps-ci,

je n'ai pas le temps de m'éterniser.

À bientôt, Dom. Ravi de vous avoir vue, Mme Rossini.

Revenez bientôt !

Écoutez, je suis désolée pour...

Ce n'est pas grave, une prochaine fois !

Vous faites quoi, pour le nouvel an ? C'est dans neuf mois seulement !

Je plaisante, je plaisante !

Ce n'est qu'une plaisanterie, hein ?

Je suis un comédien.

Écoutez, je...

Bonne nuit, Angie.

Bonne nuit, Anthony.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu vas où ?

Je suis une grande fille, je gagne ma vie...

Arrête un peu !

Laisse-la partir !

Tu veux partir ? Pars ! Vas-y !

Combien d'années me reste-t-il en ce monde ? Pars, pars !

Maman, elle ne pense pas ce qu'elle dit !

Si, je le pense !

C'est ça, être une mère en Amérique !

On s'occupe d'elle jour et nuit !

On l'emmène ici, on l'emmène là.

On passe son temps à avoir peur qu'un fou l'enlève dans la rue !

Et tout ça pour quoi ? Pour qu'elle parte avec un acteur à cheval ?

Je ne comprends vraiment pas ce qu'il y a de si terrible !

Tu voudrais que je dise : "Pars, personne s'inquiète pour toi" ?

Moi, je m'inquiète pour toi, moi, je t'aime !

Ne m'aime pas tant !

Je ne peux pas respirer !

Écoute,

même si je ne voulais pas faire une folie,

je serais obligé de le faire, au moins une fois,

juste pour ne pas... étouffer à en mourir !

Mais de quoi tu parles ?

Tu viens me chercher en camion tous les jours !

Quoi ?

Trois ou quatre fois par semaines, tu m'emmènes déjeuner !

Tu me suis à mes rendez-vous, tu me choisis tous mes petits amis !

C'est pour te protéger !

T'as qu'à protéger Guido ! Emmène-le déjeuner !

Tous les soirs, il sort avec des...

Guido est un garçon ! Il peut bien faire ce qu'il veut !

Angela, attends, je t'aime...

Oui, je t'aime trop ! C'est ça, va te trouver une chambre toute seule !

Va manger seule à la cafétéria !

Si c'est ce qui te rend heureuse !

D'être seule au milieu d'inconnus !

J'irai la voir demain.

Je lui parlerai.

Elle me dira ce qui ne va pas.

Je l'inviterai à déjeuner.

On dirait de l'orange !

Ils appellent ça "rouille".

Ils trouvent toujours des noms bizarres...

Pourriez-vous me montrer autre chose ?

Merci, c'est gentil.

Salut.

Qu'est-ce que tu fais là ?

Ce que je fais là ?

Un instant, je vous prie.

Tu sais combien de gens il y a, au 5e, à Macy's ?

Tu m'as juste dit : "Au 5e, à Macy's."

Désolée, je pensais t'avoir dit.

"Cinquième étage", c'est tout ce que tu m'as dit.

Désolée.

Viens, mords-moi le doigt !

Écoute,

je voulais juste te dire que je t'avais pris un rendez-vous,

dimanche après-midi, chez un médecin.

Je peux t'écrire l'adresse, si tu veux.

C'est 400 dollars.

Tu as un bout de papier ?

400 dollars !

Tu peux mettre combien ?

Peut-être... 200, au maximum.

Tu paies la moitié, je me débrouille pour payer l'autre moitié, OK ?

Je ne connais pas du tout ce type.

Je te retrouve là-bas à trois heures dimanche après-midi.

Tu as du papier ?

Désolée.

Si tu n'es pas sûre de vouloir le faire,

tu peux toujours...

Il n'y a que 400. Il m'en faut encore 50.

- On m'avait dit 400 ! - Oui, plus 50 pour moi.

Je les ai pas !

Va les chercher.

À quatre heures !

Voici l'adresse.

- C'est au troisième étage. - Et si... ?

Si t'as plus de 5 minutes de retard, pas la peine de venir.

Mais si je... Hé, attendez !

Il a dit qu'il en voulait 50 de plus.

Quoi ?

J'ai 13 dollars, tu as combien, toi ?

Je crois que j'ai à peu près...

11.

Et quelques pièces.

Il nous reste à peu près trois quarts d'heure.

Tu as une idée ?

Viens !

Où ça ?

Chercher l'argent !

Lâchez votre arme !

Ça va, beauté ?

Je vais t'en donner, du "beauté", moi !

Une carte postale une fois par an !

Ça te tuerait de venir me dire bonjour ?

Embrasse-moi.

Allez !

Tu habites où maintenant ? À Milan ? En Afrique ?

C'est pas bien compliqué de trouver un téléphone et...

Maman, j'aimerais te présenter une amie, Angie...

Rossini.

Bonjour.

Maman, c'est une amie !

Qui a dit le contraire ? C'est une ennemie ? Non !

Où est papa ?

Où ? Là où il perd son argent.

Croyez-moi ! C'est de l'autre côté de la rue, vers l'ONU.

S'ils prennent tous le "bocci" aussi au sérieux que mon mari,

adieu Charlie !

Je vous parie un dollar qu'il va dire :

"Nom de Dieu ! Il est revenu !"

Regardez !

Nico, remplace-moi.

Nom de Dieu ! Il est revenu !

Qu'est-ce que je vous avais dit ?

- Il a une petite amie ! - Belle fille !

Elle travaille où ? Dans un bar ?

Papa...

Pardon...

Voici mon amie Angela Rossini.

Excusez-moi,

mais je ne savais pas que vous étiez son amie.

Et ce que j'ai dit à propos du bar, c'est parce que...

Il a ramené une fille, une fois...

Croyez-moi,

j'aurais honte d'être vu avec elle dans les bas-fonds !

Mais ce bon à rien,

il l'a amenée chez nous !

C'était il y a 10 ans, et il en parle encore.

Comment ça va, papa ?

Tu te sens comment ?

Moi ? J'ai une santé de fer !

Tu parles ! Il tousse toute la nuit, à cause des cigarettes.

Mais tais-toi ! Elle dit n'importe quoi.

Vous voulez manger quelque chose, non ?

Et un petit verre de vin !

Si, si ! Venez avec moi !

Comment vas-tu ?

Bien ?

Il te faut quelques dollars ?

Je peux pas venir vous voir sans que... ?

Allez, prends, prends !

Et ne dis rien à ta mère.

Voilà ce que j'ai.

Angie !

Venez, je veux vous présenter quelques-uns de mes amis.

Comment ça va, beauté ?

Rien, pas un dollar, pas un cent !

Est-ce que j'ai demandé ? J'ai rien demandé !

Rocky !

Salut ! Comment ça va ?

- Comment ça va ? - Bien, bien.

J'en reviens pas !

Tu as vu Beetie ?

- Non, je l'ai pas vue. - Elle est juste là.

Viens lui dire bonjour.

- Écoute, j'ai des trucs à faire... - Viens lui dire bonjour !

Viens, Rock !

Beetie, regarde qui voilà !

Maria, viens !

Comment ça va ?

Pas mal.

Tu as l'air d'être en forme.

Je lui ai demandé ce qu'il faisait ce matin...

Je t'ai déjà dit de pas grimper là !

C'est Maria.

Ce qu'elle est grande !

Tu devrais voir mon fils, il est plus grand que moi !

- Mes amies m'attendent ! - Tais-toi un peu !

C'est Rocky Papasano ! On a grandi ensemble !

On est allés à la même école !

Tu te rappelles, quand je croyais l'avoir vu à la télévision ?

Il a été partout : à Hollywood, partout !

Au revoir.

Viens manger chez nous, Lou !

Mais si, voyons !

Pas aujourd'hui.

OK, comme tu veux. Allez, viens.

Fabriqué d'après les méthodes italiennes...

Attends.

J'en ai pas besoin, maman.

Tais-toi !

Si tu le dis à ton père, je t'en colle une !

Et ça, c'est du bon salami. Bien assaisonné...

À la manière italienne. Il est vraiment délicieux.

Oubliez-le. Si vous voulez un bel homme, choisissez-moi.

Je suis disponible.

Tu parles d'une affaire !

Tu as acheté ça où ?

Mais c'est quoi, cette cochonnerie ?

- C'est pas le même ! - Comment ça, c'est pas le même ?

C'est pas le même ! C'est pas celui que tu as amené !

Mes frères.

Quels frères ?

Dans le camion.

Qu'est-ce qui se passe ?

Il faut que j'y aille, papa.

Rattrape-les !

Reste pas planté là ! Rattrape-les !

C'est à cause de ça !

Je n'arrive même plus à courir !

Des frères, maintenant...

À 15 h 45, il faut qu'on sorte d'ici et qu'on prenne un taxi.

On a l'argent, en tout cas, si c'est ça que tu veux.

Je vais partir, maintenant.

Tu n'es pas obligé de venir avec moi. Vraiment.

Donne-moi juste...

L'adresse. Dis-moi comment j'y vais.

C'est ça.

Je vais te laisser aller là-bas toute seule !

Tu n'as pas besoin de me protéger.

Pourquoi tu es venue avec moi, ce soir-là ?

Je peux te le demander ?

Oublions tout ça, si tu veux bien.

Pourquoi je l'ai fait ? Je sais pas.

J'ai été idiote, c'est tout.

Ce n'était qu'une expérience idiote.

L'hôtel était plein de femmes, moi, je me retrouve avec Louis Pasteur !

Comme ils nous présentent ça, dans les livres, dans les films !

Le monde qui s'effondre à chaque fois que nos lèvres brûlantes se touchent.

Tout ce que j'ai ressenti, c'est la peur, et le dégoût de moi-même.

C'est vrai ?

Le voilà qui se vexe !

Ne le prends pas trop à cœur.

Merci.

Tu veux un peu de vin ?

Il en est coulé, du vin sous les ponts,

depuis que je venais ici les nuits avec une fille.

Tu sais, la fille, au parc, la femme de mon ami, le grand...

Tu ne me croiras pas,

mais elle a deux ans de moins que moi !

Incroyable, hein ?

Ce que c'est horrible, de revenir ici.

Cette fille et moi,

on faisait les 400 coups, ensemble.

Maintenant, on se regarde, et on n'a rien à se dire !

"Je pourrais tomber amoureux de la parfaite inconnue,

"si j'entendais les cloches et les banjos..."

Ah, c'est ça, l'amour ? Des cloches et des banjos ?

Quel lavage de cerveau !

Et moi, je passe ma vie à attendre, et à attendre quoi ?

Un inconnu !

Écoute, c'est possible !

Ne me dis pas que tu y crois !

Ça relève de la chimie,

certaines personnes n'ont qu'à se regarder, et paf !

Mais pour d'autres... clac !

Oui, c'est vrai, mais...

Comment ça se fait...

Dans ma classe, au lycée, il y avait deux ou trois couples,

ils étaient complètement collés l'un à l'autre.

Ils se sont mariés,

et maintenant, ils sont presque tous soit divorcés, soit très malheureux.

Tu as déjà regardé un homme marié de près ?

C'est le prisonnier de Zenda !

Pas tous.

Neuf fois sur dix.

Peut-être.

Je ne sais pas.

J'essayais toujours de repérer les gens qui vivaient seuls.

Dans le métro, dans la rue.

Et presque à chaque fois, ils avaient...

Ces yeux vitreux.

Il n'y a rien de vivant en eux.

Comme s'ils étaient...

Je ne sais pas...

Morts.

Pourquoi tu me regardes comme ça ? J'ai l'air mort ?

J'ai pas pu résister.

Je sais pas...

Tu veux que je te montre un truc ?

Viens.

Regarde.

- C'est toi ? - Elle te plaît, cette coiffure ?

Elle est pas mal, mais cette culotte...

Arrête ! J'avais du style !

C'est drôle, de t'imaginer avec une famille.

Tu crois quoi ? Que je suis sorti d'un œuf ?

Et comme ils t'aiment...

Qu'est-ce que tu me parles d'amour ?

Quel amour ? Ils sont juste contents de me revoir.

Ça faisait longtemps.

Mais si je passe un mois avec eux,

je disparais du décor, comme tout le monde.

L'amour, hein ?

C'est ça, qui est dur.

Quand ils t'aiment.

Allez !

Attends.

Allez, allez.

Hé, attends, reste là !

Allez, dépêchez-vous, déshabillez-vous !

Allez !

Calme-toi !

Vous êtes médecin ?

Vous aviez dit "un médecin" !

C'est ça ou rien !

Allez, habille-toi.

Habille-toi, on part d'ici.

Allez, habille...

Habille-toi !

Allez, je veux qu'on se tire d'ici !

Habille-toi !

Je les tuerais plutôt que des laisser te toucher !

C'est bon, c'est l'appartement d'un amie. Elle travaille de nuit.

Tu as besoin de repos.

Bonjour.

Doucement ! J'ai eu un matin difficile !

Non, ça, c'est pas le tien, voilà !

Frapper à la porte, tu connais ?

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Je paye le loyer, pour commencer.

Ce qui m'amène à la petite orpheline que t'as amenée ici.

Sans ma permission, d'ailleurs.

Permission que je ne te donnerai jamais, jamais, tu m'entends ?

Doucement !

Je vouais te présenter un ami. Dominick Rossini, Barbie Margolis.

Désolé de débarquer chez vous comme ça.

Elle est où ?

Tu veux bien faire du café, chérie ?

Belle journée, hein ?

Angie, je veux te parler...

Il faut que je te dise, Angie, je...

Quand il m'en a parlé, j'en ai eu l'estomac retourné.

Franchement, j'arrive pas à y croire !

On en a longuement parlé.

Il est venu me voir, comme un homme,

et il est prêt à t'épouser.

Mais pourquoi ?

C'est gênant, dit bêtement comme ça, mais...

C'est pas gênant, je veux juste savoir !

- Bêtement, comment ça ? - C'est bête, t'es bête !

- Tu me traites d'idiot ? - Calme-toi un peu !

Vous voulez bien arrêter ? Asseyez-vous.

Tous les deux !

Tous les deux ! Assis !

Tu veux te marier ?

C'est bien ce que j'avais dit, non ?

Ce n'est pas ce que je t'ai demandé.

Personne ne veut se marier !

Tu veux dire que même si tu ne veux pas te marier,

tu es quand même prêt à le faire ?

Écoute, c'est autant ma faute que la tienne.

Encore plus ma faute, même.

C'était ma faute, et je suis prêt à payer.

C'est formidable, ça.

Et la punition, c'est moi, c'est ça ?

C'est peut-être une révélation pour vous deux,

mais sous tous ces cheveux et cette peau, il y a une fille,

et tout ce qui va avec,

et j'ai pas envie de passer le reste de ma vie

avec un homme qui croit me rendre service !

- Qu'est-ce que j'ai dit ? - De quoi tu parles ?

OK, j'ai fait une erreur, et une belle erreur,

mais ça veut pas dire que je dois gâcher nos vies !

Il est prêt à t'épouser, que veux-tu de plus ?

Je ne veux pas être un gardien de prison.

"Le prisonnier de Zenda" ?

Écoute, j'apprécie beaucoup ton geste,

vraiment,

j'apprécie beaucoup.

Mais tant que pour toi, être marié,

c'est comme être en prison,

tu ne seras pas heureux, si ?

Et si tu n'es pas heureux, ça me retombera dessus.

Et là, moi aussi, je serai malheureuse.

Si ni toi ni moi ne sommes heureux, le bébé aussi sera malheureux.

Une maison pleine de gens malheureux, non merci !

Tu vas où ?

Je vais être en retard au travail.

Tu veux que je te dise que je veux me marier ?

D'accord.

Je veux me marier.

J'essaie juste d'être franc avec toi.

Dis la vérité.

Si je dis oui, ton univers va s'écrouler.

C'est vrai, ou non ?

Dominick, je te dois des excuses, vraiment.

J'ai toujours dit que tout était de ta faute.

Que tu avais gâché ma vie et tout.

C'est fini, maintenant.

Tu sais pourquoi je n'ai jamais pu partir d'ici ?

Je viens de le comprendre.

C'est très compliqué :

j'avais peur !

Mais maintenant, je n'ai plus peur.

Je suis terrifiée ! C'est drôle, non ?

Écoutez...

Merci, Barbie, de m'avoir prêté tes peluches.

Vous voulez du café ?

Après tous ces sacrifices, que ma fille parte comme ça !

- Angela... - Ne prononce pas son nom !

Je vous comprends, Mme Rossini,

mais dans ce pays, il n'y a rien d'anormal

à ce qu'une fille veuille avoir son propre appartement.

Il ne s'agit pas juste d'appartement...

Mais oui, dis-lui ! Dis-le au monde entier !

- Il vient t'aider, maman ! - C'est un prêtre !

C'est pas pour ça qu'il doit tout savoir !

Repose-toi, maman.

Oui, je vais reposer dans ma tombe !

Je n'ai besoin que d'une tombe ! Mon cœur se brise !

Ne sois pas comme ça...

Laisse-moi, laissez-moi tous !

Repose-toi.

C'est dans ma tombe que je vais reposer !

Ce qu'on voudrait, c'est...

Pouvez-vous forcer quelqu'un à se marier ?

Il doit bien y avoir une loi !

Non, il n'y a pas de loi.

Je vous l'ai déjà dit, on ne peut pas forcer quelqu'un à se marier.

Je vais te tuer !

Faites-le sortir !

Tu parles comme ça devant un prêtre ? Sors d'ici ! Va dans la cuisine !

On peut forcer quelqu'un à payer une pension, mais pas à se marier !

Mon fils, tu découvriras un jour

que la loi des hommes passe après la loi divine

et la conscience de l'individu.

Mon père, je...

Admets ta faute, mon fils, et accepte ta responsabilité.

Je suis prêt à me marier, moi, c'est elle qui ne veut pas !

- Mais... - Elle veut pas !

Ce qu'elle veut, c'est des cloches et des banjos.

- Des banjos ? - Quels banjos ?

Je vais vous dire...

Mais qu'est-ce que je fais là, moi ?

J'étais prêt à y mettre du mien, mais elle ne veut pas de moi !

Bonne chance ! C'est votre problème, maintenant.

C'est votre problème, maintenant !

Attends...

Écoute, attends un peu !

Oh, sainte vierge ! Quelle honte ! Quelle honte !

Mais qu'ai-je fait pour mériter une chose pareille ?

Ça va ?

Bien.

- Et toi ? - Bien.

Tant mieux.

Ça va, dans ta petite chambre ?

Ma petite chambre ?

C'est un deux pièces et demie !

Maman est clouée au lit, on pense qu'elle n'a plus le goût de vivre.

Elle vivra, Dom.

Il faut que j'y aille, à bientôt !

Taxi !

- On pourrait aller déjeuner... - Quoi ?

On pourrait aller déjeuner quelque part !

Je ne peux pas, j'ai un rendez-vous !

Avec qui ?

Le salon de beauté.

Pourquoi ?

T'as un rencart, c'est ça ?

Peut-être.

Avec qui t'as un rencart ?

Je le connais ?

Tu l'as rencontré où ?

Tu ne peux pas au moins me dire qui c'est ?

Rock Hudson !

À cheval !

Donc j'ai eu de la chance de tomber sur le poignet...

Je connais cette dame, sur Pitkin Avenue...

Le gâteau est presque...

En marchant dans la rue,

elle est tombée et elle s'est cassée quelque chose, au dos, je crois.

Et maintenant, elle ne peut plus bouger les jambes !

Excuse-moi, je ferais mieux d'aller voir si... tu vois...

Anthony !

Si je pouvais voir ce que je mange, je mangerais.

Maman, c'est plus romantique comme ça !

C'est déjà bien assez romantique.

Excusez-moi, je vais voir si je peux...

Aider, vous voyez.

C'est chaud !

Attention, c'est chaud.

Je peux le faire.

Est-ce que tu as...

parlé à ta mère ?

Pas encore, mais je vais le faire.

Je vais lui dire ce que...

Je vais lui parler de...

Du bébé, quoi...

Mais ce que je vais lui dire, c'est...

Je vais lui dire que c'est moi qui suis...

Le père, quoi...

Oh, de l'eau, de l'eau froide !

Non, c'est bon !

Maman, prends le beurre !

- C'est bon ! - Sûre ?

Oui, c'est bon.

Vous vous êtes fait mal ?

Non, ce n'est rien !

- Tu es sûre ? - Oui !

Assieds-toi. Je vais l'aider, moi.

Non, j'aimerais l'aider, vraiment. J'adore aider dans la cuisine.

Mais il n'y a rien à faire !

Vous voulez bien vous asseoir, toutes les deux...

Vous toutes ! Allez, asseyez-vous.

Trop de...

Trop de cuisiniers gâtent le...

Le potage.

Vous devriez montrer votre main à un médecin.

Mon Dieu !

Je suis désolée !

Neuf accidents sur dix se produisent au domicile.

Les statistiques le prouvent !

C'est une très belle pièce que vous avez.

Vous avez très bon goût.

Vous avez bien su tirer parti de l'appartement.

Ça y est !

Vous êtes prêtes ?

Prêtes ?

Je suis... Vous voyez...

Oh, c'est magnifique ! Magnifique !

Mais quelle est l'occasion ?

Je me suis dit que... Vous voyez...

Vu que c'est le 4 juillet...

Je plaisante.

Maman,

quand Anthony se mariera, tu ne perdras pas un fils,

quelqu'un gagnera un cuisiner !

Non, sœurette...

Toi, l'universitaire...

Va à l'université !

Excusez ma mère, elle est anti-éducation en ce moment.

Depuis que je lui ai dit que je prenais un cours d'amour !

Un cours d'amour ?

Pas vraiment, c'est juste une partie d'un cours.

Je dis juste ça pour les énerver.

Le concept, c'est que l'amour, vu d'un point de vue mature,

et non érotique ou soi-disant romantique,

avec toutes ces idées fausses,

est en fait un art,

et comme tout autre type d'art,

il exige de la pratique et de la patience,

de la discipline et du travail.

Oui, je suis d'accord. Vraiment !

Bien sûr !

En notre époque rationnelle, comment une personne intelligente

peut-elle prendre la décision la plus importante de sa vie en se basant

sur une vague attirance sexuelle ?

Tout à fait.

Si deux personnes commencent en étant...

gentilles l'une envers l'autre,

en se préoccupant seulement de ce qui arrive à l'autre personne,

et qu'elles sont juste gentilles...

Alors, je crois que ça se produit.

Pas vous ?

Mais quoi ?

L'amour.

Je veux dire, ce qu'on appelle "être amoureux".

Je pense que l'amour, en fait,

en tant que tel,

n'est qu'une convention bourgeoise.

Une convention qui est en train de disparaître.

Oui, je suis aussi de cet avis, en fait.

L'amour, ce n'est pas quelque chose qui arrive comme ça,

par hasard.

Même une personne à moitié mature,

en se rendant compte des immenses responsabilités

qu'implique le mariage,

ne peut pas prendre ça à la légère.

On ne peut pas, sachant que la prochaine génération

dépend de la sagesse de notre procréation.

Bien sûr !

- Attends... - Tenez.

Désolée, je ne sais pas ce que j'ai !

Va chercher une serviette !

Peu importe la robe, je m'inquiète surtout pour la table !

Heureusement que ce n'était pas du café !

C'est terrible !

C'est une assez jolie fille.

Mais elle est si maladroite.

Comment ça va ?

Bien.

J'étais dans le quartier,

je me suis dit que je passerais pour voir comment ça allait.

Alors, comment ça se passe ?

Ça se passe bien.

Le problème, je veux dire.

Oui, ça va.

Comment ça, ça va ?

Un instant.

À quelle heure tu finis ? Allons prendre un café.

Je reviens tout de suite.

Alors ? Je viens te chercher quand t'auras fini ?

Ce soir, je ne peux pas.

D'accord, on...

Demain, alors. Je viens te chercher après le travail ?

Non, demain soir, je ne peux pas non plus.

Comment ça, tu ne peux pas ? Juste pour un café ?

J'ai un rendez-vous !

Avec qui ?

Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?

On pourrait presque te confondre avec mon frère Dominick !

Écoute, je voulais juste te voir, voir comment tu vas,

comment ça se passe.

Bon, eh bien je t'ai vue, et tout va bien,

donc c'est bon.

Écoute...

Tu veux qu'on se voie lundi ?

Lundi ? Et je fais quoi, moi ? J'attends jusqu'à lundi ?

Angie ! Tu peux venir un instant ?

D'accord, on se voit lundi.

À lundi, alors.

Viens.

Et si tu venais chez moi dimanche ?

Je nous ferai à dîner.

Non, moi je t'invite à dîner.

Tu ne veux pas voir mon nouvel appartement ?

Tu veux que je le voie ?

Si ça te fait envie.

OK, marché conclu.

Dimanche.

Attends !

- Tu ne sais pas où j'habite ! - 11e rue Est !

Un instant !

Entre !

Oh là là ! Tu es superbe !

- Merci. - Non, je suis sérieux, vraiment.

Comme il a l'air surpris !

Tu es vraiment...

Qu'est-ce que je peux dire ?

Tu ressembles à une femme !

Comment tu fais, pour transformer un compliment en insulte ?

J'ai juste dit que tu ressemblais à une femme !

Désolé ! Voilà, tu ressembles à un homme.

Tu veux qu'on se dispute toute la journée ?

Mais non, je veux pas me disputer !

OK, assieds-toi, alors.

Je vais te préparer un verre.

Je sais pas ce que j'ai !

C'est la première fois que j'ai l'impression d'avoir 14 ans

en allant voir une fille.

Même quand j'avais 14 ans, je me sentais pas comme ça.

Elles sont très belles.

Merci.

Qu'est-ce que tu aimerais boire ?

Un whisky... Je sais pas. Qu'est-ce que tu as ?

Du whisky, du gin, du bourbon, de la vodka.

T'es devenue alcoolique ou quoi ?

Je croyais que tu ne buvais pas !

Non, je ne bois pas.

Mais t'as ouvert un bar à cocktail ou quoi ?

Veux-tu boire quelque chose ?

Avec plaisir.

Du whisky ?

Oui, merci.

De l'eau ? De l'eau gazeuse ? Ou du tonic ?

Du whisky avec du tonic ?

Parfait.

Attends un peu.

Gin-tonic, oui, vodka-tonic, oui,

mais whisky-tonic, non.

De l'eau.

Merci.

Il faut savoir ces choses-là,

si tu veux tenir un bistrot qui se respecte.

J'apprendrai,

à mon propre rythme.

Je vais te parler franchement :

t'es plutôt pas mal, je suis sérieux.

Je sais que tu penses que je te drague, mais c'est faux.

N'importe quelle autre fille dans ta situation...

Tu veux bien me faire plaisir ?

Ne me fais plus de compliments.

J'essaie juste de te dire que je te trouve super.

Tu ne demandes rien à personne et tu ne t'apitoies pas sur ton sort.

Je trouve que t'es une sacrée fille.

Je parle sérieusement.

Je tenais à te le dire.

Merci.

C'est bon ?

Ça te plaît comme ça ?

Délicieux.

C'est vrai ?

Je suis sincère, c'est délicieux !

C'est un peu un tour d'essai, pour moi.

Le type avec qui je sors est dans la restauration,

donc avant que je ne cuisine pour lui...

Toujours prêt à rendre service...

Tu en veux ?

Raconte un peu... Comment ça va ?

Qui ça, moi ?

Très bien. Ça va très bien.

Formidable.

Oui, je remplace de temps en temps un ami à Radio City.

Il va tout arrêter pour ouvrir un garage de voitures d'occasion.

Il a dit que je pouvais travailler là-bas, si je voulais.

De façon permanente.

C'est vrai ?

- C'est formidable ! - Formidable ?

Cinq jours par semaine, qu'il pleuve ou qu'il vente, formidable ?

Moi, je veux être libre, si j'ai pas envie d'aller au travail,

je suis pas obligé d'y aller.

Je peux rester au lit toute la journée, si j'en ai envie.

C'est parfait, tu es heureux.

Mais oui.

Je suis heureux.

Tu as un bel appartement.

Vraiment.

J'y vois vraiment ta touche.

Des petites choses ici et là...

Très joli.

C'est toi qui l'as rendu joli.

Tu sais quoi ?

Si tu ne t'efforçais pas de ne pas l'être,

tu pourras être un gars tout à fait bien.

Comme elle a l'air surprise !

Mais qu'est-ce que tu fais ?

- Comme si je ne savais pas. - Viens là, Pasteur.

Pasteur ?

J'ai une nouvelle expérience pour toi.

Non...

Il faut que je t'explique tout de suite quelque chose.

Ce qu'on a fait ce jour-là, c'est arrivé comme ça,

ne me demande pas pourquoi ni comment,

mais ça n'arrivera plus.

Mais pourquoi pas ?

Mais tu ne comprends pas ?

Je ne te connaissais pas, à l'époque, tu ne comptais pas pour moi,

mais maintenant, je te connais, et je t'aime bien !

Il a fallu que je tombe sur...

Écoute, si tu allais t'asseoir ?

Je t'ai invité à dîner, alors dînons !

Dis-moi,

ce cuisinier,

ton ami dans la restauration,

tu l'aimes bien comme moi tu m'aimes bien,

ou alors il ne compte pas pour toi, comme moi avant ?

T'es complètement cinglée ou quoi ?

Merci beaucoup d'être passé,

désolée que tu doives me quitter si vite !

Je suis désolé, je ne voulais pas... C'était une mauvaise plaisanterie.

Mort ! Tu es mort !

Attends ! Tu veux bien m'écouter ?

Je connais un type qui veut se marier, et se marier avec moi !

Et j'entends pas les cloches et les banjos

à chaque fois que je le vois !

J'en veux pas, des cloches et des banjos !

Je les entends pas non plus quand je te vois !

Tu veux bien me laisser tranquille ? Laisse-moi tranquille !

Va-t'en, je ne veux plus jamais te voir !

- Écoute... - Pars ! Va retrouver ta liberté !

Et si tu penses que toutes les filles

rêvent de te mettre le grappin dessus...

Tu veux bien arrêter un peu, oui ?

Allez, Angie, laisse-moi entrer !

Mieux vaut se marier que mourir.

Sous-titrage : Hoël Buchet

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