All language subtitles for 2x01 - Mr Teddy Bear

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Original subtitles

CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR

Silence sur le plateau!

Silence total!

Bonsoir et bienvenue � "Un Homme, un monde".

Nous accueillons ce soir un grand voyageur,

le colonel Vernon Wayne-Gilley dont le 9e livre Aller partout,

vient d'�tre publi�.

Ses pr�c�dents ouvrages furent salu�s par la presse

comme une analyse pointue des pays et de leur politique.

Nous I'avons souvent vu � la t�l�vision.

Le colonel est aujourd'hui de retour dans nos studios.

Il nous fera part de ses impressions

et nous racontera les fascinantes anecdotes

d'une vie de globe-trotter.

Bonsoir.

Colonel, de tous les pays que vous connaissez,

lequel vous a le plus marqu�?

M. NOUNOURS

Bonsoir, Dr Gilmore, d�sol� de vous ennuyer.

Pas du tout. Heureux de vous voir.

J'ai quelque chose pour vous.

J'ignore si cela vous fera plaisir, mais ce ne sont pas mes affaires.

S'il s'agit d'une crise cardiaque, je ne vous emb�terai pas.

Il est rare qu'un homme s'effondre devant les cam�ras.

Le public a �t� g�t�!

J'ai du nouveau, il a �t� assassin�.

La journ�e s'annonce bien. De quoi est-il mort?

- Empoisonn�. - A quoi?

Cyanure.

- Allez-y, �a sent encore. - Quelle �tait la dose?

Suffisante pour tuer un cheval... ou deux!

- Vous avez vu I'�mission, hier? - Je travaillais.

Moi, je I'ai vue.

Le poison �tait dans I'estomac?

En effet. Je sais � quoi vous pensez.

Le cyanure agit instantan�ment.

A-t-il pu en absorber juste avant I'�mission?

- Comment? - Comme �a.

Sans cette d�couverte, je ne I'aurais pas cru.

Il se soignait pour une allergie.

Il devait I'�tre � �a.

Ouvrons-le.

Cette petite chose est un m�canisme de montre.

J'ignore comment le r�gler ou le remonter.

Mais il s'agit bien de �a.

Un m�canisme d'une remarquable pr�cision.

C'�tait dans son estomac?

Oui, mais en 2 morceaux que j'ai rassembl�s.

Un syst�me de ressorts les a fait sauter.

Le m�canisme devait se d�clencher � 20 h 30, hier soir.

- Vous I'avez test�? - Bien s�r.

Il a pu avaler �a � n'importe quelle heure.

A 20 h 30, la dose se r�pand et le tue.

- C'est un meurtre! - Avec plein de t�moins.

Autre chose...

Comment Wayne-Gilley savait-il

qu'il prendrait I'un de ces comprim�s?

C'est votre probl�me.

C'est un vrai probl�me.

Peu importent vos doutes, il est mort d'un infarctus.

Annoncez une embolie pulmonaire, si vous leur parlez.

Une autopsie est en cours, on vous tient au courant...

Monsieur.

- Combien y en a-t-il? - 24 avec celui qu'il a pris.

- Tous avec le m�canisme? - Oui, tous mortels.

Ils �taient en morceaux quand on les a trouv�s.

- Tous r�gl�s sur 20 h 30. - C'est exact.

Ca ne les tracassait pas qu'on les trouve.

Ils savaient qu'on en trouverait un � la morgue...

Il y en a pour une fortune.

Ces gadgets co�tent dans les 50 livres pi�ce.

Fabrication suisse, je suppose.

- 1 200, 1 500 livres le lot... - Coquette somme!

- Pas vraiment, pas pour eux. - De qui parlez-vous?

Vous vous lancez dans la voyance?

Et vous? Vous avez d�j� le dossier.

Voyons un peu.

Olaf Pomeroy, alias Jules-Edouard Bear, alias...

Speerman.

Plus les noms que nous ignorons de ce M. Nounours.

- Que savons-nous... il est n�... - En Sardaigne.

Peut-�tre.

Il a �t� r�sistant en Gr�ce et en ltalie.

C'�tait d�j� un sp�cialiste des ex�cutions.

Voici le g�n�ral Granz qui imitait le F�hrer

en tapant sur la table.

S'adressant � la population "loyale" de Talona en mai 43,

il prit le microphone.

Pour son malheur, il re�ut une d�charge de 2 000 volts.

Le g�n�ral Freiberg, gaz� en ouvrant son coffre.

- Mendel. - L'amateur de gadgets.

Il avait transform� une grenade en briquet de salon.

Un jour, il voulut allumer un cigare...

Quelqu'un en avait refait une grenade.

Apr�s la guerre, plus rien pendant 5 ou 6 ans.

Nounours prend combien?

D'apr�s nos rapports, 100 000 livres par meurtre.

Le prix d'une mort gadget

ou d'une mort en public, selon les go�ts.

Wayne-Gilley �tait vis� depuis longtemps.

Agent double dans tant de pays, c'est �tonnant qu'il ait dur�.

Les agents doubles ont leur utilit�.

- Revenons � M. Nounours. - Que dit son dossier?

Quelles b�tises ce petit a-t-il pu faire?

- C'est peu. - On en a d�duit sa taille.

- Rien d'autre? - On I'a vu � Rome, puis ici.

- II a d� partir apr�s le meurtre. - Non, il est rest�.

Nous savons de source incertaine qu'il a un autre contrat ici.

La source ne pr�cise pas qui ni comment.

Arr�tez-le, c'est la seule consigne.

Quel plaisir de rencontrer de vrais pros!

Tenez-moi au courant.

Ce sera tout.

Certainement.

M. Nounours...

Comment le joindre... par courrier, par t�l�phone?

Il appellera, il pr�f�re travailler seul.

Il faut bien le contacter!

En effet, et I'engager pour un meurtre.

- Pour tuer qui? - Moi, par exemple.

Ferez-vous un bon app�t?

Peu importe mon pedigree, seul I'argent I'int�resse.

Faisons courir le bruit que vous cherchez un tueur.

Allons-y.

- On ne va plus au concert? - Non, vous avez du travail.

Vous ne pourrez pas engager M. Nounours toute seule.

M�me si vous en r�vez.

Je croyais que c'�tait simple comme bonjour.

- Je me fais passer pour qui? - Libre � vous.

Allons-y, la soir�e sera longue.

Apr�s vous, Madame.

- Envoyez les images. - Tout est pr�t.

Voici Jeffrey Bridges, votre sup�rieur direct.

- On regarde! - Excusez-moi.

Encore Bridges, 1,78 m,

77 kg, il a un l�ger accent gallois.

Attention, mon gar�on!

Epargne-moi tes salades sur la justesse des informations.

Autre chose...

Il vous servira de couverture, �coutez.

Bridges et qui d'autre?

Sliverman, votre contact � Bruxelles.

Import-export, drogue, diamants, femmes...

- II est peu engageant. - C'est le sergent Cook, en fait.

Mari�, 3 enfants... Les apparences sont trompeuses.

Sliverman � Bruxelles, parfait.

Il se chargera de I'aspect financier du contrat.

Avant ou apr�s votre mort?

G�n�ralement, M. Nounours demande 20 000 livres d'avance.

Le reste � la livraison.

Un gentleman! On ne I'a jamais doubl�?

Si, une fois.

Son corps fut jet� d'un h�licopt�re

au beau milieu d'une exposition � Zagreb.

Vilain spectacle.

- Depuis cet incident... - Les clients payent � temps.

Allez-y.

J'utilise mon propre nom et mon CV jusqu'� voici 2 ans,

quand j'ai �t� contact�e par "Silverfish"

qui op�re depuis Berne, Stuttgart et Turin.

En 18 mois, j'ai trait� des transactions

jusqu'� 2,5 millions de livres

et une vente d'armes financ�e par Sliverman.

Visa et permis de s�jour.

Je suis en Angleterre pour n�gocier le meurtre de John Steed.

Pourquoi? Je n'en sais rien. Ca ne me regarde pas.

C'est bien, mais n'oubliez pas...

- Si possible, dites la v�rit�. - Bien s�r.

M. Nounours doit vous surveiller.

Il sait que vous m'avez rencontr� r�cemment.

- Ce n'est pas grave, admettez-le. - Parfait.

N'allez pas vous imaginer qu'� votre premi�re rencontre,

nous serons l� avec un peloton d'infanterie.

Il est professionnel jusqu'au bout des ongles.

Pas question de cacher un revolver dans votre porte-jarretelles!

Jolis yeux bleus...

Ne vaut-il pas mieux I'arr�ter maintenant, avant...

Faites comme je dis.

- L'occasion ne se r�p�tera pas. - Mais si.

Sinon, ce seront vos fun�railles.

Bien George, reprenons.

Service de messagerie. Votre message s'adresse � qui?

- M. Jeffrey Bridges. - Un instant.

Veuillez dicter.

Dites-lui que j'ai un rendez-vous ce soir.

Je me rends � Mantel's Hote, pr�s de Barton.

- Qui est � I'appareil? - Cathy.

Mantel's Hote, oui...

Une grande maison, d'apr�s la carte.

C'est au milieu des marais, pr�s du village de Barton.

C'est � 40 mn, en voiture.

Un paquet de cigarettes.

Nous sommes bien � Barton?

Savez-vous o� se trouve Mantel's Hote?

Il est bien tard, il y fait tr�s noir!

C'est une maison abandonn�e.

Je m'occupe de restaurer des sites.

Je dois y aller, mais je me suis perdue.

Ca m�rite d'�tre restaur�?

Enfin... Prenez � gauche, c'est � 10 km, tout droit.

Vous �tes en voiture?

Bonne route.

Vous d�sirez, Monsieur?

Un th�.

Asseyez-vous.

Par ici.

J'esp�re ne pas vous avoir effray�e.

Excusez mon humour, je me laisse entra�ner parfois.

- O� �tes-vous? - Devant vous.

Vous ne me voyez pas, mais moi, si.

Regardez en haut � gauche.

Une cigarette?

Non merci.

Parlons affaires.

Ne soyez pas nerveuse, je d�teste discuter ainsi,

surtout avec une personne aussi charmante.

- Merci. - Voil� qui est mieux.

J'ai examin� vos r�f�rences, elles sont satisfaisantes.

- Vous voulez la mort de Steed? - Exact.

- Des motifs personnels? - Aucun.

Je vous ai beaucoup vus ensemble derni�rement.

Nous cherchions � trouver un accord avec lui.

Ca a �chou� et il doit donc mourir.

- Discr�tement ou en public? - Peu importe.

- Combien demandez-vous? - 200 000 livres.

C'est cher, j'ai...

Pour M. Steed, mon prix est plus �lev�.

Je vois... Comment voulez-vous �tre pay�?

En diamants... D�s que sa mort sera certaine.

J'exige une avance, payable imm�diatement!

Combien?

Veuillez enlever votre pendentif et le poser sur la table.

Vous d�sirez sans doute rentrer au plus vite.

Je ne vous retiens pas.

C'est un plaisir de traiter avec vous.

Mme Gale!

Vous me reverrez.

Pas comme �a, mais vous me reverrez.

Dans 5 jours.

- J'esp�re que vous me payerez. - Bien s�r.

Bonne nuit.

Plus proche?

C'est acc�l�r� par compression.

Ca se rapproche.

On peut enlever les espaces.

Difficile de distinguer s'il y a un accent.

Je ne crois pas qu'il ait un accent.

Je n'ai pas compris tout de suite que c'�tait sa propre voix.

- II n'a pas demand� d'avance? - Juste mon pendentif en diamant.

En diamant?

Il n'�tait sans doute pas dans la m�me maison.

Il vous parle via un ours et vous observe avec une cam�ra.

Sa voix est probablement modifi�e.

La bo�te porte peut-�tre des empreintes,

les siennes ou celles d'un autre.

- Vous auriez fait mieux? - Sans doute. Il reste Henry.

L'homme � la moto?

Il est chez moi. Je vais lui parler.

Racontez!

- On a trouv� plein d'empreintes. - Le r�sultat?

D'apr�s les premi�res estimations,

ce serait celles d'un chimpanz� adulte!

Tenez, Henry.

Faites un effort.

- Je ne parle pas aux inconnus. - Bien s�r!

Je me promenais dans la campagne.

- Pour sentir la caresse du vent? - Exactement.

Ca suffit. Chacun ses distractions.

Votre permis est r�cent. Vos plaques sont en r�gle?

Arr�tez...

Vous avez pass� I'�ge de la moto.

Vous avez �t� routier pendant des ann�es.

Un camion, c'est trop lent pour filer quelqu'un!

N'importe quoi!

Ah oui, vous avez eu des probl�mes d'allumage.

Attention au d�marrage, vous pourriez avoir une surprise.

- Qu'en savez-vous? - C'est mon hobby, de tout savoir.

Je sais que bien des gens aimeraient vous parler

- Tu perds tes poils, ma petite -

de drogue, de prox�n�tisme, de vol, de port d'armes.

Je ne parle pas de votre moto.

Mais je doute qu'on veuille vous ennuyer pour �a.

Nous parlerons donc de nounours.

- De quoi parlez-vous? - De nounours.

J'en fais la collection, il m'en manque un.

- Vous suivez? - Pas du tout.

- S�r? - Compl�tement.

Vous pouvez partir.

Partir?

Vous ne pouvez pas m'aider, tant pis.

Je vous aurai, qui que vous soyez.

Steed, John Steed.

Vous me trouverez ici, venez en personne.

Pourquoi?

Ca va chauffer pour vous. On ira pique-niquer...

Un pique-nique de nounours. Passez me voir, si �a va mal.

Attention que les ours ne vous attrapent!

La maison appel�e Mantel's Hote

a �t� lou�e pour 6 mois par une compagnie.

Rien � signaler sinon une forte consommation d'�lectricit�

ces derniers jours.

Pas �tonnant.

La compagnie qui loue est inconnue au registre.

Le loyer a �t� pay� cash, le bail expire dans 5 mois 1%2.

Hormis des marques d'usure, aucune trace ni empreinte...

Essayons celle-ci.

Que vous a dit Henry � propos de Nounours?

- Rien, mais on le reverra. - Vous avez tout essay�?

On ne pouvait pas le garder. Mais il a peur.

Pour qui peut-il travailler?

Sans doute quelqu'un qui veut s'enrichir

en d�masquant M. Nounours.

Un combat perdu d'avance, mais c'est son probl�me.

Il ne serait qu'un app�t?

Ne vous en faites pas pour lui.

J'ai un bien meilleur app�t. Que savons-nous de Nounours?

C'est un meurtrier efficace qui d�pense des fortunes.

Ce n'est pas tout.

L'ours qui parle, les cam�ras vid�o...

- De I'humour macabre? - De la vanit�, son point faible.

Lan�ons-lui un d�fi qui excitera sa vanit�.

Il sortira de sa cachette.

A quoi pensez-vous?

Tenez.

Une petite annonce!

On n'a rien � perdre.

Si on ne le pousse pas, c'est lui qui m'aura.

- On risque gros. - Peut-�tre.

Cela le fera sortir de son trou.

Gros Nounours, il para�t que tu me cherches, S.

De la part de M. Nounours . rendez-vous ce soir � minuit.

Bonjour, je suis content que vous soyez venu.

Ne soyez pas impatient, M. Steed.

Il voulait me rencontrer. De plus, vous I'avez achet�.

Montrez-moi ce que vous avez trouv�.

Jolie pierre...

mais sans valeur, du moins pour moi.

Vous partez d�j�?

Vous oubliez votre chapeau.

C'est inutile.

C'est bien d'avoir essay�, mais mes yeux sont ailleurs.

Savez-vous pourquoi j'ai accept� votre d�fi?

Je pense le savoir.

Vous avez I'honneur d'�tre le premier

qu'on me demande de tuer deux fois.

D'abord cette femme qui m'a donn� ce bijou,

puis cet homme sur qui vous I'avez trouv�.

Je ne vous dirai pas pour qui il travaillait, mais c'est curieux.

Je ne me savais pas si c�l�bre!

C'est pourquoi je voulais vous voir avant votre mort...

qui ne saurait tarder.

Mais pas maintenant, consid�rons ceci comme une tr�ve.

Merci, I'entrevue est termin�e.

Comme vous voudrez.

J'aurais aim� vous rencontrer dans de meilleures circonstances.

Soyez prudent, vous �tes d�j� un homme mort!

Rien d'autre? Quel genre de mat�riel?

Le m�me que la derni�re fois.

Le mort s'appelle... Quel est son nom?

Henry Farrow. Rien dans la voiture de Steed?

Nous y �tions 10 mn apr�s votre appel.

Qu'avez-vous trouv�?

Du mat�riel tr�s cher et le corps d'Henry Farrow.

On a fouill� votre voiture, pas de bombe.

Je vous le disais, c'est un gentleman.

Il ne toucherait pas � une Rolls.

- Mes v�tements, �a va? - En ordre.

Rien sur les radiographies, on examine les autres.

Vous n'�tes pas satisfait. Vous semblez circonspect.

Il semble si s�r de lui. Une cigarette!

Ca vous rend nerveux?

- Non. - Moi si.

Il commence � se montrer, c'est ce qui compte.

Son humour obsessionnel va le pousser � I'erreur.

En attendant, on ne sait rien de lui.

Il vous a vus, vous et Mme Gale,

et on perd notre temps � chercher des objets pi�g�s chez vous!

Si le colonel avait �t� prudent, il ne serait pas mort.

M. Nounours est sp�cialiste de la mort par gadgets.

L'int�r�t de tuer avec des gadgets,

c'est qu'on peut �tre ailleurs. Si �a rate, on recommence.

Tactique que vous semblez approuver.

Je comprends que vous n'aimiez pas.

Pourquoi avez-vous pass� cette annonce?

Je sais ce qu'il ressent.

Il fait ce boulot depuis aussi longtemps que nous.

N'importe qui se serait d�j� montr�,

mais pas lui. Il se moque de nous.

Beau combat en perspective. Ce sera lui ou moi.

Merci, George.

Vous vous sentez personnellement impliqu�?

Je le suppose.

Cela pourrait alt�rer votre jugement.

Vous comprendrez que je dois vous �carter.

Oui... vous avez raison.

Rentrez chez vous et n'en sortez pas.

Si on vous attaque, criez au secours.

Je vous sugg�re de prendre un bon bouquin.

J'ai envoy� un homme chez vous, il n'a rien trouv� de particulier.

Nous avons pris votre briquet,

un gadget trop tentant, il est au labo.

Si malgr� le d�tecteur il restait une bombe,

ce serait une bombe vicieuse.

Vous voyez, nous sommes aussi circonspects que vous.

Merci pour la robe de chambre.

- C'est tout, Monsieur? - Oui.

- Pas de probl�me? - Aucun.

Sauf si une mine �tait cach�e sous le parquet.

Appelez-nous si vous trouvez quelque chose.

- Votre chien est adorable. - Si vous le dites...

Alors, comment �a va?

Il t'a plu? II t'aime bien, lui.

Bonsoir, M. Steed.

Dormez bien.

Bonjour, le courrier est arriv�, ouvrez-le.

Marchandise livr�e. Solde .198 000 livres.

Je vois.

Comment proc�de-t-on? Je dois pr�venir mon organisation.

J'esp�re que votre organisation voudra bien me payer rapidement.

Je recevrai le solde entre ce soir et demain

sous forme de diamants industriels, compris?

O� et comment doit-on les livrer?

Quelqu'un viendra les chercher.

Mon repr�sentant vous appellera, suivez ses instructions.

- Tr�s bien. - Merci, Mme Gale.

- Service de messagerie... - Je voudrais laisser un...

Vous n'�tes pas mort?

On dirait, pourtant... Excellente photo.

Sur une de mes photos d'identit�,

j'avais I'air d'avoir la gueule de bois.

Celle-ci est parfaite.

Que voulez-vous?

198 000 livres en diamants industriels, pour commencer.

Tout ce que vous voudrez. Veuillez mettre cela en s�curit�.

- Et ensuite? - A qui les remettrez-vous?

A son repr�sentant qui me donnera des instructions.

- Quand? - Entre ce soir et demain soir.

- Vous avez des rendez-vous? - Une conf�rence cet apr�s-midi.

Annulez!

Une conf�rence � Paris, la semaine prochaine.

- Et le docteur Howell. - Qui est-ce?

Un sp�cialiste du Haut Nil.

Il doit passer voir mes t�tes.

Combien en avez-vous?

- Mais pas avant ce soir. - Vous I'avez d�j� vu?

Lors de conf�rences. Il est mondialement connu.

Rien d'autre?

Ne bougez pas... Si on vous contacte,

pr�venez-moi par le canal habituel.

- Et vous? - Je suis mort, ne I'oubliez pas.

Vous comptez vous tourner les pouces?

Que s'est-il pass�?

Je vous raconterai.

A propos...

La fen�tre de la salle de bain est-elle ouverte expr�s?

C'est incroyable... �a semble trop simple.

Il demandera bient�t qu'on les d�pose � la consigne.

- Je crois savoir que... - Peu importe!

Ca suffit comme �a.

On aurait d� aborder I'affaire diff�remment d�s le d�but.

Soyons raisonnables.

Ecoutez-moi Steed, rentrez chez vous!

- C'est dangereux. - Disparaissez!

N'entreprenez rien durant les prochaines 24 h.

On va tenter de r�parer ce g�chis.

Je vais promener mon chien.

Demain � 16 h.

Bien s�r, qu'on couvre I'affaire, il le faut!

Celle-ci est tr�s belle... du B�nin, sans doute.

Elle est splendide.

Celle-l�, par contre, je ne suis pas s�r.

Qu'en pensez-vous?

Je I'ai rapport�e et je ne sais pas non plus.

Elle ne m'a rien co�t�, ce n'est pas important.

Je crois que si, observez-la bien.

Le sculpteur est-il mort ou vivant?

S'il est mort depuis longtemps, �a peut valoir tr�s cher.

Si c'est r�cent, �a ne vaut rien.

Vous �tes anthropologue.

La question n'est-elle pas fascinante?

La question de la valeur, si.

Merci de m'avoir invit� � les voir.

- C'�tait tr�s int�ressant. - J'abuse de votre temps...

- Vous devez partir? - Je prends I'avion demain.

Vous n'�tes pas rest� longtemps � Londres.

- O� logez-vous? - Toujours au Voyager's Club.

Je ne reste jamais bien longtemps au m�me endroit.

C'est la ran�on du m�tier, je pr�sume.

Ah oui, avant que je parte, voici pour vous.

Superbe.

Vous devez me remettre quelque chose, n'est-ce pas?

Qu'y a-t-il?

- C'est impossible. - De mauvaises nouvelles?

O� avez-vous eu �a?

Au Club. Je devais vous le remettre

et vous deviez me donner un colis particulier.

Ca semble tr�s simple.

Pas de probl�me.

Veuillez remettre le colis au Dr Howell.

D�sol� de vous demander �a un jour en avance.

C'est simple, qu'y a-t-il?

Ce bord noir... On dirait un faire-part.

Dites-moi qui vous a donn� �a.

Teddy Bruin, au Club.

- Vous le connaissez? - Bien s�r.

Nous jouons au bridge.

Il est membre du Voyager's?

C'est un homme int�ressant, il conna�t bien I'extr�me Orient.

Vous avez un colis, je pense.

En effet, j'en ai un.

Je vais le chercher.

- C'est �a? - Oui, qu'allez-vous en faire?

Je ne sais pas.

- Ca a de la valeur? - On peut le dire!

A quoi ressemble ce M. Bruin du Club?

- Vous le connaissez, non? - Que savez-vous de lui?

C'est un homme tout � fait normal.

Etes-vous press�?

Mon avion part t�t demain et je dois faire mes valises.

Et livrer ceci, bien entendu.

- Parfait, attendez-moi. - Que faites-vous?

Je vous accompagne pour voir M. Bruin.

C'est Steed, je n'ai pas beaucoup de temps...

Vous avez un colis pour un ami commun.

Ne vous en s�parez pas, j'en ai besoin.

Je vous expliquerai.

Portez-le chez Sorenso lmports, on se retrouve l�-bas.

Je ne suis pas seule, que dois-je faire?

Je suis press�, faites comme je vous dis!

Je dois partir et emporter �a.

- Vous �tiez press�. - C'est si soudain.

Entrez!

Je sais, il est tard.

Je suis navr� que nous nous rencontrions ainsi.

Ce sont les diamants, bien!

Je suis content que la police soit absente.

Ce n'est pas votre genre, asseyez-vous.

Vous avez laiss� un message de d�tresse avant de partir.

Mais nous resterons trop peu pour nous en inqui�ter.

- Et Steed? - Le coup de fil?

M. Steed est mort, mais voici sa voix.

Int�ressant.

Pourquoi croyez-vous qu'il est toujours vivant?

Je voudrais comprendre.

Vous apportez ce colis sur son ordre.

Tout ceci est un vilain jeu, n'est-ce pas?

Votre jeu, pas le mien.

Puis-je �tre franc avec vous?

J'ai tu� mon premier homme � I'�ge de 16 ans.

Il m�ritait la mort, I'affaire �tait limpide.

De nos jours, on finit par douter de tout.

Ce qui nous am�ne � aujourd'hui.

Vous savez s�rement pourquoi vous �tes l�!

Pour que vous me racontiez votre vie, apparemment.

Je vous soup�onne d'appliquer une strat�gie.

Irritez votre adversaire dit-on, et il se trahira lui-m�me.

J'ai eu moins de mal avec les pr�c�dents.

Ca m'�tonne.

Vous et M. Steed.

Et votre organisation qui excite ma curiosit�.

- Mais il ne s'agit pas de �a. - De quoi, alors?

Je n'avais jamais �t� oblig� de tuer une femme.

- Vous avez eu de la chance... - Sans doute.

Je le ferai si n�cessaire.

Esp�rons que nous trouverons un accord.

A quoi pensez-vous?

Voil� la situation: j'ai les diamants...

et vous-m�me.

- Vous �tes arm�e? - Bien s�r.

Je ne voudrais pas vous soumettre � une fouille humiliante.

Remettez-moi votre revolver.

Vous avez gagn�.

C'est ce qu'on appelle I'avantage territorial.

Je prends ma retraite.

Vous m'y forcez, �a m'est �gal. Il faut bien arr�ter un jour.

Si possible, j'aimerais m'arr�ter avant de vous tuer.

La solution est claire, je pars.

J'emporte les pierres, et vous aussi.

R�fl�chissez. J'y suis oblig�.

- Je comprends tr�s bien. - Parfait!

Je vais sur la M�diterran�e, si vous voulez, je vous d�pose

au bord de la mer Eg�e.

Cela signifie que je collabore. Si je refuse,

bien que r�pugnant � tuer une femme,

vous me jetez par-dessus bord?

Je le crains.

Je veux bien me retirer, mais pas me suicider.

Si j'accepte et que je crie � la moindre occasion?

Vous avez une sacr�e confiance dans les fa�ons de gentlemen.

Mais je ne suis pas un gentleman.

Je I'ai remarqu� et j'en suis ravi.

Cependant, vous devez prouver votre bonne foi

en prenant un de ces comprim�s.

Rien de dangereux, juste un puissant somnif�re.

Je serai s�r que vous ne tenterez rien durant 6 h.

J'accepte.

Si vous aviez cri�: "La gloire ou la mort",

je n'aurais pas aim� devoir vous tuer sur place.

Vous �tes une femme pleine de courage.

Sans parler du reste.

Juste pour apaiser ma curiosit�.

Je d�testerais, apr�s 3 000 km, me retrouver avec du savon.

Vous comprenez, je suis m�fiant de nature.

Je suis le roi d�mon, M. Nounours.

- M. Steed! - Cathy?

- J'ai une arme. - V�rifiez-la.

- Charg�e! - O� �tes-vous?

Dans le couloir.

Ce n'est pas de la magie!

Nous avons gard� votre installation en �tat de marche.

Je vous f�licite d'�tre encore en vie.

J'ignorais que votre arsenal comprenait du gaz neuroleptique.

Difficile � manier, surtout m�lang� � un agent dilatant.

J'ai une sale br�lure.

Rien de grave. On s'est vu, vous vous souvenez?

Chez vous, apr�s la fouille infructueuse de vos services.

En effet.

Vous aviez I'antidote, vous �tes bien organis�.

Je n'en porte pas sur moi.

Et maintenant?

Nous voulons parler � M. Nounours.

Avoir une longue conversation avec lui.

Vous voyez, Mme Gale, M. Steed me pr�f�re vivant.

- O� veut-il en venir? - Que dois-je faire?

Marchez vers la porte, prudemment.

Ne vous fatiguez pas, elle est verrouill�e.

Vous ne pourrez pas la forcer et je ne vous ouvrirai pas.

Vous avez entendu, M. Steed?

C'est vrai.

J'ajoute que la pi�ce r�siste au feu.

Les murs sont blind�s, c'est pourquoi je I'ai choisie.

Sans chalumeau, on vous retrouvera dans longtemps.

- Attendons, alors. - Savez-vous veiller?

Votre attention d�clinera et je vous sauterai dessus.

Pourrez-vous �viter de me tuer, si je le fais?

Je suis en fin de course, je n'ai rien � perdre.

Nous avons beaucoup � gagner.

Je sais, je suis d�sol�. Vous voyez!

Vous ne le tiendrez pas plus d'une heure.

Seriez-vous trop raffin�e pour lui tirer dans la rotule?

Absolument.

Allons, M. Nounours, prenez un de ces comprim�s.

Combien de temps agissent-ils?

6 heures, n'est-ce pas? Cela devrait suffire.

- Ch�re Mme Gale... - Tout de suite et lentement.

- Nous y allons? - Comment?

Avec votre permission, je propose d'ouvrir la porte.

Aucune raison de rester ici.

M�me si je vous d�sarme, je n'irai pas loin, n'est-ce pas?

Seul un animal lutte jusqu'� la mort.

Je ne veux pas qu'on me porte, je pr�f�re marcher.

Prudence, Cathy!

D�p�chons-nous, je me sens tr�s fatigu�.

Heureux de vous avoir rencontr�e.

Je suis d�sol� d'avoir menti � une dame!

J'ai apport� mes devoirs, �a vous int�ressera peut-�tre.

- Installe-toi, ma petite. - Pas sur les fauteuils.

Je ne vous ennuierai pas longtemps, je ne lis que la fin.

Le sujet, sous ma garde, s'est empoisonn�.

Je devrais vous envoyer au fond de la classe.

Et vous m�ritez le fouet! Une excellente id�e de M. Nounours

de faire croire � un somnif�re, alors que c'�tait du poison!

Une id�e qui vous pla�t!

Quelle touchante confiance de votre part.

Si je n'�tais pas arriv�, vous les auriez tous aval�s.

- Je vous ai d�j� remerci�. - II n'y a pas de quoi.

Ceci pourrait vous int�resser, c'�tait dans sa poche.

Allons, �a ne mord pas.

Du moins, je le suppose.

- Une cl� de coffre-fort. - Qu'allez-vous en faire?

- Vous ne la voulez pas? - Non, elle vous �tait adress�e.

Je vais trouver le coffre, j'ai besoin de vacances.

- Comment s'appelle-t-elle? - Tache de rousseur!

Viens, Tache de rousseur!

Si vous le trouvez, soyez prudent en I'ouvrant.

Ripped by thewildbunch22

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