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Original subtitles

(- Bouge pas.)

(Bouge pas, j'ai dit !) (- Y a un caillou !)

(- Bouge pas, je te dis !)

(Vas-y !)

Ah ! Elle est belle !

T'as mis de l'eau jusqu'en haut ? - Ouais.

- Faut presque la noyer.

Alors, les ingrédients…

Les carottes, on a. Les poireaux aussi.

Les oignons aussi.

On n'a pas de patates.

Céleri-rave non plus.

C'est déprimant, quand on n'a pas tout. - J'y vais.

Tu sors ? - Je vais juste boire une bière.

J'ai besoin de me changer les idées.

Je les aime pas, mes idées.

C'est pas grave, ça arrive. Ça va passer.

Ma mère d'accueil disait toujours ça.

"Tout passe, tout lasse, tout se remplace."

Je mets le rouge ou je garde le rose ? - Le rose.

-T'es sûr ? Ça me grossit pas trop les seins ?

Bon, j'y vais.

Tom, t'as fait tous tes devoirs ? - Ouais.

- Alors viens, je t'embarque. - C'est vrai ?

Plus qu'un point.

- Un client fait des tests pour les labos.

Il paraît que ça paye.

- Des tests pour des labos ? - Ouais.

- Mais t'es malade ?

J'ai un gosse, moi.

- J'avais besoin d'un remontant.

Il pleuvait. Il tournait du mauvais côté.

- Ah, ben oui ! - Quand il fait moche et tout.

- Je peux avoir une grenadine ? - Oui, mon petit Tom.

- Une bière, maman. Tom m'a eu au baby.

- Je m'appelle pas Shiva !

J'ai que deux bras.

- Mets-le au club de baby. - À ce point ?

- Ouais. - Trop bien !

- Tiens, champion. - Merci.

- Tu l'as pas eu vieille. - Premier jet, premier né.

- Ah… Tu sais conduire ? - Non, pourquoi ?

- Je suis moniteur. Je peux t'apprendre.

- M'apprendre ? - Bah, ouais !

- Genre, des cours de conduite ? - Ouais.

Quoi ?

- Main sur le frein à main !

- Des cours de bonne conduite ? - Ça, j'en sais rien. À toi de le dire.

- En fait,

c'est mon jour de chance. - Je te le souhaite.

- J'ai les clés

de la voiture et de mon cœur.

C'est pas beau ? - T'as fait mieux.

- C'est ça ! Tu casses mon coup. - Ça va, c'est pas ta femme.

- Qu'est-ce que t'en sais ? T'es devin ?

- Je respire plus, tu m'étouffes.

- Attends, attends.

Attends.

(On va chez moi, tous les deux.) - Non, pas ce soir !

- Oh ? - J'ai mes périodes. C'est dégueu.

On fait connaissance, un peu ?

Allez, je rentre. Non, je rentre.

Tom?

Tom, on y va.

On y va.

- Joss !

C'est l'heure.

- Ouvre !

Je sais

que t'es là, putain !

- Comment t'as fait ?

- Quoi ? - Pour me trouver.

Pourquoi t'es venu ?

- Je voulais te voir, Jocelyne.

- Bah, voilà, tu m'as vue. T'es content ? Salut !

Lâche-moi ! - Qu'est-ce que t'as ? C'est moi !

Qu'est-ce que je t'ai fait, putain ? - Lâche-moi !

- Arrête ! - Je t'ai fait quoi ?

- Arrête !

- Calme-toi, putain. Calme-toi. - Arrête.

- C'est moi ! - Tu me lâches !

- Lâche-la !

- OK, OK. OK, petit. Pose…. Pose ce flingue.

-Tom, ça va. - Pose ça.

- Allez, Tom. Ça va. - Pose ça, petit.

- Pose. Pose ce fusil. - Regarde, j'ai lâché.

Pose ce fusil. - Tom, Tom ! Lâche le fusil. Lâche-le.

Il m'a rien fait, Tom. - Fous le camp.

- Pose ce flingue.

- Allez ! - C'est qui, ce môme, là ?

- Tom, pose ce fusil. Donne-le-moi.

Donne-moi le fusil, chéri. Donne.

Donne-moi le fusil.

Tu fous le camp, Samy. - Mais c'est qui, ce môme ?

- Tu fous le camp ou c'est moi qui te tire dessus !

Barre-toi ! - Je savais pas que tu…

- Y a plein de choses que tu sais pas ! Tu te barres.

Tu te barres et tu reviens pas.

Et tu reviens pas, hein ! Tu te barres !

Tu te barres !

- C'était qui ? - Personne ! Un minable.

- Tu sais son nom.

- Ça suffit ! Une question : d'où sort ce fusil ?

- De la forêt. - Où ça ?

- T'as dit : "Une question !" - Et si t'avais tiré ?

Si tu l'avais tué ?

Notre vie aurait été foutue en l'air pour un minable !

- Mais.… - Tu te tais ! Jamais d'armes ! Jamais !

- Y avait pas de… - Je m'en fous !

- Y avait pas… - Jamais d'armes !

Remets ça à sa place.

Et tu te dépêches !

Viens, on va se coucher. - Et s'il revient ?

- Avec la trouille que tu lui as foutue, il reviendra pas.

- Qu'est-ce qu'il te voulait ?

- Bah, t'as bien vu ce qu'il me voulait. Ni plus ni moins.

Viens, mon petit sauveur.

- Je peux dormir avec toi ? -Oui,

On s'est toujours sortis d'affaire. Faut pas que tu t'inquiètes.

La roue va tourner.

Tu vas voir.

Un jour, on aura une vraie maison, je te promets.

Hein ?

- Comment va le petit ?

- Ah, il va bien.

Très bien.

- Quelles sont les nouvelles ?

- Dans la serre, ça se passe bien. Je suis contente, vraiment.

Et pour ma formation d'auxiliaire de vie ?

- On n'a pas encore la date.

- Oui, mais le test, je le passe quand ?

- Vous recevrez une convocation. - Mais quand ?

- Quand on aura la date

de la formation, on aura la date du test.

- Oui, mais… si je suis pas au niveau ?

- Vous pouvez vous préparer.

- Mais vous avez bien une idée, non ?

- D'ici un mois, on sera fixés. - Un mois ?

J'en ai marre.

Mais quand ils repoussent les dates, c'est ma vie qui recule.

J'ai envie

de tout foutre en l'air, de faire des conneries.

Je te parle de mon avenir et toi, du pharmacien. Mais je m'en fous !

Mais oui, lui aussi, c'est mon avenir. Il va m'épouser, le pharmacien !

Non, Lola. Ça, on le sait déjà. Je te laisse, je dois y aller. Ciao !

- Un jour, j'irai en Italie manger des pâtes tous les jours.

Même au petit-déjeuner.

- Tu vas me laisser toute seule ici ?

- Et ils adorent chanter, il paraît.

- Je me méfie de leur sang chaud, aux Italiens.

Putain, c'est le participe passé ! Non, mais… tu pourrais pas

m'expliquer, il faut que je m'entraîne.

Un test d'orthographe pour changer les vieux,

je trouve ça nul !

- Mais attention…

Mon livre est taché.

- Oh, ça va ! Chiale pas.

- Mais non, c'est la leçon. Écris.

- Ah.

J'écris quoi ?

-"Mon livre est taché ."

Ouais, l'accent aigu, c'est bien.

Là, maintenant, "tu l'as taché".

Non.

C'est pas bon. C'est pas -er, c'est -é.

- Une autre phrase, ça me stresse. Je culpabilise. Change.

- Euh, "La tasse n'est pas tombée."

Mais non, c'est pas ça.

C'est -ée, pas -é. - Mais…

- La tasse,

c'est féminin. - Et merde !

Ça me fait chier !

Tout est de ta faute.

Bah oui ! J'ai pas fait d'études à cause de toi. J'ai dû choisir.

- C'est beau,

le vent, dans les branches.

N'aie pas peur.

Je suis juste venu parler.

Je vais pas te faire de mal, OK ?

Tu vas aller où ?

Je vais te lâcher.

Mais tu m'écoutes une minute, au moins. OK ?

Je suis venu pour m'excuser.

- Six ans d'études et deux ans en hôpital.

- Ah ouais ! Six ans d'études, quand même !

Et, euh… comment t'es arrivé ici ?

- En remplacement dans une pharmacie à Lille,

j'ai appris qu'une officine était à vendre ici.

C'était le moment.

Je me suis mis à mon compte.

- Moi aussi,

je me dirige vers le médical.

- Ah bon ? - Ouais.

Je… je me prépare à préparer une formation.

- Super.

- Ah ! J'adore cette musique.

- Allez, tourne !

- Qu'est-ce que tu fous ici ?

- C'est qui, ce petit ?

- Tu t'en approches, je dis aux flics que t'as essayé de me violer.

- Eh ben, je leur dirai pour le gosse et le fusil.

- Estime-toi heureux d'être en vie. Laisse-moi tranquille.

Tu me laisses tranquille ! - Fais attention, hein.

J'ai plus rien à perdre, Jocelyne.

- Y a un problème ? - Toi, occupe-toi de tes couilles.

Bouge.

Bouge !

- Madame ?

Madame ?

- On va regarder les jambes, madame.

Ça vous fait mal, ici ?

Qu'est-ce que vous sentez, là ?

Et ici, est-ce que ça vous fait mal ?

On va faire un bilan dans l'ambulance et vous emmener à Sainte-Marthe.

Ça va bien se passer, madame.

On va vous couvrir.

Attention pour lever.

- Euh, tenez. C'est ses affaires.

- D'accord. On va les prendre après, dans l'ambulance.

- Première marche.

- Allez, viens. Viens.

Tiens.

Arrête !

- T'as vu l'heure ? - J'aidais une amie à faire ses devoirs.

- Jusqu'à cette heure-là ?

Enlève ton cartable, t'attends quoi ?

C'est dingue, tu préfères aider n'importe qui plutôt que moi !

- Regarde.

- Ah…

Français, 19, "excellent”.

Histoire-géo, 18, "élève très curieux".

Anglais, 16, "élève sérieux".

Mathématiques, 18.

Tom, je suis fière de toi, tu sais ?

Tu mérites un cadeau.

Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?

Dis-moi. - J'aimerais bien avoir des animaux.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Y en a plein, ici.

T'as des mouches, des oiseaux, des lapins. Y en a partout.

- Mais j'aimerais bien avoir un chien. - Un chien ?

- Mais rien que pour moi.

- Bah, et moi, je te sers à quoi ?

Bon, ça suffit pour aujourd'hui, j'en ai marre.

Tu viens à l'anniversaire de Lola ? - Non, je suis fatigué.

Je vais aller me coucher. - OK, comme tu veux.

-Tiens.

Tenez, les chiens.

"Un homme avait un âne

"qui, pendant de longues années, avait porté ses sacs au moulin.

"Cependant,

"ses forces déclinaient et il devenait impropre au travail.

"Le maître songeait à le dépecer. L'âne, voyant le vent

""souffler du mauvais côté, prit la fuite et s'achemina vers Brême.

"Là, se dit-il, je deviendrai musicien de la ville.

“Après avoir marché

"quelque temps, il rencontra un chien de chasse,

“qui jappait, comme s'il était très fatigué

"par une longue course. Qu'as-tu donc à japper ? demanda l'âne.

"Hélas,

"répondit le chien, mon maître a voulu me tuer car je deviens vieux

"et ne peux plus aller à la chasse. Alors je me suis enfui, mais maintenant,

"comment vais-je gagner mon pain ?"

- T'as des seins sublimes.

- Je sais.

Et pour moi, c'était nul. Franchement, zéro.

- Ah…

Tiens.

J'avais pris ça pour toi, à la pharmacie.

Tiens. - Sérieux ?

- Quoi ? Ça fait plaisir, en général.

Je te dis pas "à la prochaine", alors ? - C'est ça, ouais !

- Tant pis.

(Petite pute.)

- Tu dégages.

(Tocard.)

- Putain ! Arrête de débarquer

comme un serial killer à chaque fois !

Tourne-toi.

Tourne-toi, je te dis.

C'est bon.

T'as pas compris ?

Genre, ça ta pas suffi ?

T'es plus con qu'avant la prison !

- Il te traite mal.

- Il me traite pas, il profite. Tu crois quoi ? Tu vaux pas mieux.

Tu dégages, Samy. T'auras rien. Je veux plus jamais voir ta gueule.

S'il te plaît, laisse-nous tranquilles. Tu te casses, tu te barres.

Je veux plus jamais te voir venir ici. Allez, fous le camp.

Fous le camp, je te dis !

- Pourquoi t'as pas répondu à mes lettres ?

Pourquoi t'es jamais venue me voir ?

- C'est quoi, ces questions ? C'est quoi, ce bordel ?

Dégage, Samy ! Je veux plus te voir !

- Je suis revenu pour toi ! - Eh ben, tu tes gouré, voilà !

- Mais je t'ai rien fait ! - M'en fous ! Tu t'es gouré !

- Je suis tombé !

- Bah, moi aussi, je suis tombée.

Tombée enceinte de toi. T'as vu le résultat, l'autre jour.

Tu te vois en père, c'est ça ?

Tu veux l'assumer, le gamin ?

C'est trop tard, Samy. Tu t'es planté en beauté.

Maintenant, tu nous laisses tranquilles et tu te barres.

Oh, merde !

Oh, non…

Tous tes slips, ils sont roses, maintenant.

Où t'es allé te rouler ? C'est dingue, tous ces poils.

- La fille que j'aide à l'école a un chien.

- Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Je te regarde comment ?

- On dirait que tu m'as jamais vue. - Ça voulait dire quoi

quand tas dit : “Premier jet, premier né" ?

- J'ai dit ça ? - Ouais, la dernière fois, au bar.

- Je sais pas, j'ai dit n'importe quoi. - Non. C'était pas n'importe quoi.

Comment tes tombée enceinte de moi ?

- Bah…

Comme tout le monde.

J'ai rencontré un gars qui s'intéressait à moi.

Et, euh…

Après…

on a fini par s'embrasser et c'est arrivé.

C'était ma première fois.

- Et après ?

- J'ai senti comme un petit poisson, dans mon ventre.

Je savais pas ce qui se passait, j'avais peur. J'en ai parlé

à l'infirmière du foyer, et on a trouvé ce que j'avais.

C'était toi.

- Il est devenu quoi, le gars ?

-Il a disparu, je l'ai jamais revu.

Maintenant, il faut que je bâtisse mon avenir, comme dit M. Pôle Emploi,

Ah oui !

J'ai eu ma paye, aujourd'hui.

Donc…

30 euros pour toi. - Garde-les, j'en ai pas besoin.

- Non, prends-les, Tom.

Avec ta nouvelle petite amie, ça peut te servir.

- Eh! Où tu vas ?

Je te rapproche ?

Viens, y à plein de place, derrière.

Voilà.

- Rends-moi mon vélo. - Bah, quoi ?

Ça te fait peur, ça ? Moi aussi, au début.

Allez !

Allez, monte.

Ceinture.

Ça se passe bien, à l'école ?

T'as des copains ?

Et ça te plaît, le coin, ici ?

Bon, j'aimerais bien qu'on fasse connaissance. OK ?

-OK.

- J'ai un CDI, aux pompes funèbres.

Peut-être bien que la poisse m'a lâché.

Ou ça tient à mon patron, qui m'a fait confiance, lui.

Prends des lys,

pour ton bouquet. Ça fera joli. Passe me voir au magasin.

Ça me fera plaisir. Tiens.

Ça, c'est ma carte. Comme ça, tu sais où me trouver.

- Merci.

- Salut, hein. - Salut.

- Et mes chiens ? Ils vont bien, mes chiens ?

- Ouais, ils vont bien.

- Je m'ennuie d'eux.

Je veux pas rester ici.

Il faut me sortir de là.

Je veux rentrer chez moi.

Et puis, revoir mes chiens.

- Salut !

Regarde.

C'est pour toi.

- C'est quoi ?

- Comme tas bien travaillé à l'école et que tu voulais un animal…

Regarde !

C'est une poule pondeuse. T'as vu, elle est belle, hein ?

Comme tes en vacances,

on part à la mer !

Toi, moi, Lola, des copains….

Je vais la mettre là-bas.

J'en ai marre, d'attendre pour tout, là. J'ai besoin de changer de décor.

Voila…

Bah, t'es pas content ?

Bah, t'aimes bien la mer, non ?

- Je veux rester ici.

- Tu le vois, Samy ?

Regarde-moi, je te parle. Tu revois Samy ?

-Il a trouvé du travail.

- Je m'en fous. - Pas moi.

- Ça y est, il te l'a dit ?

C'est ça, il te l'a dit ?

Bah, tant mieux. C'est vrai, c'est lui, ton père.

Et qu'est-ce que ça change ?

C'est moi, ta mère.

C'est moi qui sais ce qui est bon pour nous deux.

Y a que moi qui pense à toi. Y a que pour moi que tu comptes.

C'est moi qui t'aime. - Moi, je t'aime pas.

Je te déteste.

-Tom!

Tom!

Tom?

Je vais te dire la vérité.

Quand j'ai rencontré ton père, il disait qu'il m'aimait.

Qu'il voulait m'épouser. Que j'étais la femme de sa vie.

Et il a disparu, du jour au lendemain, pour faire des braquages minables.

Je l'ai attendu des semaines.

Tom!

Tu diras à ton père que c'est un con !

Et qu'on n'en veut pas !

- Oh, elle est nulle !

Putain, je perds mon pantalon.

Oh, non ! Salaud ! -J'ai ! J'ai!

- Ah ben, tiens ! -Oh!

- Désolé, mon cornichon

que j'adore. - Arrête !

- Cornichon est le mot le plus intéressant.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - T'as cor… et nichon !

Et toi, t'es un super cornichon ! - Arrête, arrête ! Putain…

Je t'adore, mais là, t'es trop lourd.

Je coucherai jamais avec toi. Va au ballon.

- Franck, tu fais gardien ? -OK.

- C'est parti, là ! - Rah ! Des vrais mômes !

Tu fais quoi ?

- Je rentre, j'en ai marre.

- T'as raison. Rentre, si tu veux rentrer.

- Faut que tu m'aides.

(- Tom, on fera ça après !)

(- Tiens.)

- Et mon sac ?

(- C'est bon ?)

Viens, on y va.

- Vous allez où, comme ça, Mme Kowalski ?

- Me promener dans le jardin

avec mon petit-fils. - Elle en a marre, des couloirs.

- Les infirmières sont prévenues ? - Bien sûr !

-Il y aune poignée.

(Allez !)

Bon.… bah moi, j'ai un mort à aller chercher.

Salut. - Salut !

(- Putain !)

On fait une belle équipe.

- Ça va, Tom ?

- L'eau est bonne.

- Tu as des serviettes ?

- Ça coule tout le temps. Ça change du mobile home.

- Les pissenlits, c'est important.

Ça fait une très bonne salade.

Et le trèfle aussi, d'ailleurs.

T'en as trouvé ? - Non.

- Et le purin d'ortie, tu en as fait ? - Euh, non.

Il en faut surtout pour les tomates.

Elles poussent mieux et ça empêche les maladies.

Oh, ben voilà !

Mon mari est mort.

Et, quand il est mort,

mon destin s'est embrouillé.

- C'est quoi, un destin embrouillé ? - Les fils de ta vie s'emmêlent.

- C'est ce qu'elle a, ma mère.

Un destin embrouillé.

*- Une douceur. Boule de pâte à chou non fourrée

parsemée… Alain ?

- Chouquette ! *- Profiterole.

*- Non. Geneviève ? *- Chouquette.

- Bien joué !

*- Dans la profiterole,

y a des choux, mais nous cherchions la chouquette.

Quelle spécialité fromagère, on voyage,

du sud de l'Italie, composée de mozzarella et de crème.…..

- Ah, c'est la burrata !

*- Non, je l'ai pas.

*- La burrata, vous connaissez ? * Ah!

*- Dommage. On peut applaudir Alain, il l'avait. Burrata.

- T'es déjà rentrée ? - J'avais envie

de te voir.

Tu m'as manqué.

Je me suis ennuyée, là-bas, sans toi.

- Je vais voir si j'ai attrapé des écrevisses.

- Je peux venir ? - Ouais.

- T'as dormi chez Samy ?

- Non, chez une vieille dame.

Elle a un grand château, et elle a même un lustre en diamants.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Je me suis occupé de ses chiens pendant qu'elle était à l'hôpital.

- D'accord…

- J'ai une chambre pour moi tout seul. - Arrête tes histoires à dormir debout.

Il est comment, avec toi, Samy ?

- Gentil.

- Je t'aime, tu sais.

- Moi aussi, je t'aime.

Salut.

- Bonjour, Jocelyne. - Bonjour, Samuel.

Je fais ça pour Tom, OK ?

Tu veux pas

faire un tour, qu'on parle ?

- Va dans la cour, Tom.

-OK.

- OK, ça va. T'as gagné.

Tu peux t'en occuper, le voir de temps en temps.

Mais ne pense pas que tu vas m'avoir, moi.

Tu peux pas revenir comme si de rien n'était. Tu peux pas.

Je veux pas que tu reviennes.

J'ai mis assez de temps pour t'oublier.

Il te ressemble, ça me suffit.

Faut que tu me laisses tranquille.

Y a pas de chemin pour nous, tas compris ?

On se voit pour le gosse, mais ça s'arrête là.

Tom! On y va, là.

- Salut. - Salut.

- Jocelyne ? Merci.

- J'ai intérêt d'être prête.

Mais à l'écrit, je suis bien, là.

Eh beh ! Il perd pas de temps.

Allô ?

Euh, bah…

après tout, c'est les vacances.

OK.

Salut.

Ton père veut te prendre en week-end, si tu veux.

- C'est vrai ? - Mhm.

- Et Madeleine ?

- C'est qui, Madeleine ?

- La vieille dame, je t'en avais parlé.

Tu pourras t'en occuper, toi ? Ça t'aiderait, pour ton examen.

- C'est vrai, cette histoire de vieille ?

- Oui, c'est vrai.

Vas-y. - T'es prêt ?

- Ouais. - On y va ?

Un, deux, trois !

- Non, non, non ! - Vas-y, accroche-toi ! Wouhou !

- Ah, c'est la place Saint-Marc. - Tu connais ?

- Ouais, j'ai la photo sur mon livre de géo.

- Je suis à moitié italien. - Ah bon ?

- Mon père était italien.

- Moi, j'adore l'Italie. Mais ma mère, elle aime pas.

- C'est quoi, tous tes médocs ?

Ça va pas ou quoi ?

Les bleus, là, t'en prends combien ?

-Trois. -Trois, OK.

Et ceux-là ?

- Je sais pas.

- Tu pourrais m'aider, un peu. - J'ai rien demandé.

- Quand on est vieux, on a besoin d'aide, c'est comme ça.

Va falloir t'y faire, ça va pas s'arranger.

Mais t'as de la chance,

j'aime l'aide à la personne. - Pour m'aider,

commence par être aimable.

Parler gentiment.

- Bonjour ! Excusez-moi.

Deux minutes.

- Ah, bravo ! - Pardon.

Je suis enceinte.

Pourtant, on en a mis un, non ?

Non, je rigole, on n'en a pas mis ! Aide-moi à comprendre

ce qu'il y a marqué. Y a marqué quoi ?

- Trois comprimés tous les matins.

À renouveler. - Ouais.

- Et pour le… l'autre, c'est deux comprimés le midi.

- Les médecins exagèrent.

C'est pas des bonbons, merde ! Allez, au revoir.

- Alors ?

Tu trouves ?

- J'arrive !

- 94, ça te paraît à peu près normal ?

- Je sais pas.

- Ah oui ! Si, si, si. Je sautais dix centimètres.

64.

32.

Bien droit. Tu piques bien droit.

Une blouse d'infirmière.

Voilà.

Mets pas ton couteau dans ta bouche.

C'est dangereux.

- Vous avez fait quoi, hier ?

- On est allés au bowling. -Oui,

- On a fait du cerf-volant.

À la fin, papa m'a acheté

une glace. - On s'est promenés.

On a rigolé. - Ouais.

Le bowling, c'était trop bien.

Tu savais que papa était demi-italien ?

- Non, je savais pas.

- Quand il parle italien, c'est trop marrant.

Comment on dit, déjà ?

Bueno… giorna…

ragazzo?

- Buongiorno, ragazzo! Buongiorno, bella ragazza.

Pour une femme, tu mets un À à la fin.

- Grazie mille.

- Tu te souviens pour "je t'aime” ?

- Euh…

Ti amo, papa.

- Papa, papa, papa ! Ça va, non, "papa" à tout bout de champ, là ! Non ?

Tu fais pas ça,

quand tu parles de moi, si ?

Tu dis pas, "maman ci,

maman ça.”

C'est vrai ! C'est énervant, à la fin !

Et c'est pas le bon Dieu, ton père !

- Madeleine, vous avez l'air d'aller mieux.

- Merci.

-Tu vas aller jusqu'à cent ans ?

Cent bougies, ça a l'air bien, non ? - Ça ferait bien, mais 90, ça me suffit.

C'est le prochain.

(- Joss.)

T'es très belle, dans cette blouse.

- C'est fait maison.

- T'as une super silhouette. - Merci.

- J'ai quelque chose à vous dire. Eh bien, ça fait

plusieurs années que je n'ai pas été aussi heureuse.

- Moi aussi. - Idem.

- J'espère que toi aussi.

- Et cette fête ?

- Ça, on verra. Il y a encore un petit peu de temps, quand même.

-T'es…

T'es la seule femme que j'aie aimée.

Enfin, que j'aime.

- Ah bon ?

T'aimes quoi, chez moi ?

- Bah, ton caractère de merde.

-Oui ? Ton ambition.

- Tes yeux.

Tes yeux perçants.

- Attends, attends.

On y va doucement, d'accord ?

Aujourd'hui, on s'embrasse.

- J'ai fini ! Je l'ai passé !

J'ai pas séché, j'ai répondu à tout.

Je suis sûre de l'avoir. Je suis contente.

C'est grâce à toi, Tom. Merci.

Jamais j'aurais cru pouvoir passer ce test.

- Madeleine ?

Madeleine ?

Madeleine ?

Madeleine ?

Sous-titrage TITRAFILM

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