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AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES
Un film d'Aki Kaurismäki
- Un apéritif ? - Non, merci.
Maître d'hôte !
Venez, le cuisinier a piqué sa crise.
Amir, va à la porte.
Retournez au travail... Tous.
Il faut recoudre,
sinon ça peut gangrener toute la main.
J'irai après la fermeture.
Non, tout de suite.
Et s'il y a une émeute...
Amir n'est pas très costaud.
Allez, file.
D'accord, chef.
Ça te plaît ?
C'est plus facile, non ?
Avant il fallait se lever.
Douze chaînes en tout.
Et en couleur.
Tu es contente ?
- À crédit ? - Bien sûr.
On remboursera au printemps.
On n'a pas payé la bibliothèque.
Ni le canapé.
On s'en sortira en quatre ans.
Après on achètera des livres.
C'est formidable.
On va dormir ?
D'accord.
Je dois y aller.
Bon.
Je sors la poubelle ?
Oui.
Une tempête dévaste les Philippines.
Le typhon Angela a déjà détruit les maisons de 250.000 personnes.
On dénombre 80 morts et disparus.
Exécution des défenseurs des droits de l'homme nigérians.
L'écrivain Ken Saro-Wiwa
et huit membres de l'ethnie Ogoni ont été pendus.
La junte ne leur a pas accordé
de procès pour se défendre.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Des licenciements.
Tout le monde semble là.
Le nombre de trams sera réduit et la société restructurée.
Quatre hommes seront licenciés.
Ce n'est pas moi qui les choisis,
on va les tirer au sort.
S'il vous plaît.
Trois points de suture.
Combien ?
100 pour le médecin et 50 pour le taxi.
Merci.
Lajunen, la directrice veut vous parler.
Je comprends. On me renvoie ?
Pas encore. Dernier avertissement.
- Rembourse-moi. - Pourquoi ?
Quel navet ! Rends-moi le fric !
Vous n'avez même pas payé.
Et alors ? Tromper les gens ainsi !
Et le chien ?
Donne-le-moi.
Je t'appelle demain.
Moi j'ai bien aimé.
C'était mauvais.
Une comédie ? Je n'ai pas ri une fois.
Pas la faute de la caissière.
J'ai pu cracher mon venin.
Pourtant c'est ta sœur.
Tant pis pour elle.
Allons quelque part.
Tu fais la tête ?
Pour une fois qu'on sort ensemble.
Ce n'est pas chic.
Une soirée ensemble.
Aujourd'hui c'était mon dernier jour de travail.
Et tu l'as pas dit.
À quoi bon ? Les mauvaises nouvelles peuvent attendre.
Mais pourquoi ?
Ce n'est plus rentable.
C'est voiture ou métro... Et les autres
n'ont même pas les moyens de marcher.
On a tiré au sort et j'ai perdu.
Et maintenant ?
Je ne sais pas.
Demande l'allocation chômage.
Je ne vis pas d'indemnités. Je suis moi.
Je trouverai un emploi, j'ai des relations.
Pauvre Lauri...
Je n'ai pas besoin de pitié.
Les lilas refleuriront.
S'il vous plaît, la même chose.
Bonne chance.
Un professionnel n'en a pas besoin.
Je n'aurai qu'à faire le meilleur choix.
Les temps sont durs. Mais tu es jeune.
Même pas cinquante, ma chérie.
Je vais y aller.
Comment ?
Je dois y aller.
Travaille bien.
Merci. Il y a à manger dans la cuisine.
Oui.
On n'est pas ouvert.
La directrice, s'il vous plaît.
Elle n'est pas là.
On a rendez-vous.
Patronne !
On vous demande.
Je sais.
Fais-les entrer.
Les emprunts devaient être remboursés immédiatement.
J'ai dit que je n'y arriverais pas.
Le nouveau banquier ne pouvait
jamais me recevoir.
Il était toujours en voyage ou en réunion.
Puis un groupe m'a contactée
pour acheter le "Dubrovnik" pour exactement le total
du prêt et des intérêts.
Pur hasard !
Sans doute.
D'autant plus que le banquier
est membre du Conseil du groupe.
Mon frère avocat m'a conseillé de vendre
car par adjudication j'aurais eu encore moins.
Le restaurant date de 38 ans.
Je me suis mal débrouillée.
On aurait dû rénover.
Les clients ne consomment plus
comme avant.
Du temps de mon mari c'était différent.
Convoquez le personnel pour demain.
J'ai à leur parler.
Tu fumes trop.
C'est vrai.
Des soucis ?
Je n'arrive pas à dormir.
- Tu gardes ton manteau ? - Oui.
- Bizarre. - N'est-ce pas ?
- Je fais du thé ? - Du café.
Ça empêche de dormir.
C'est bientôt le matin.
Vous aurez vos salaires dans une semaine
et je vous enverrai vos références par courrier.
C'est fini ? On n'ouvre plus ?
Aujourd'hui, si et ensuite, terminé.
Ça ne m'appartient plus.
- Le nouveau propriétaire ? - Comment ça ?
Il n'a besoin de personne ?
Le groupe a son personnel.
Je ne sais pas ce qu'ils feront.
Cela ne me regarde pas. Désolée.
Merci.
Bonne chance. Merci pour tout.
"Sur les ailes du vent chaud avance l'amour,
"puis viennent la froideur et l'oubli.
"Le vent chaud s'enfuit,
"emmenant l'être cher.
"Où mène le chemin du vent chaud ?
"L'automne éloigne ce vent chaud,
"mais l'été me le ramènera, peut-être.
"Vent chaud rends-moi l'être
"qui m'est le plus cher,
"je l'ai attendu tellement, tellement longtemps seul...
"L'automne éloigne ce vent chaud,
"mais l'été me le ramènera, peut-être.
"Vent chaud rends-moi l'être qui m'est le plus cher,
"je l'ai attendu tellement, tellement longtemps seul".
"J'ai eu l'amour attentionné
"de mes parents.
"Mais l'enfance
"ne reviendra plus,
"le temps l'a emportée derrière les étoiles.
"C'est la loi de la vie,
"seul le souvenir
"est immortel.
"Les vents du destin ont emporté celui que j'aime
"et il ne reviendra
"plus jamais.
"Quand ces vents souffleront un jour sur moi
"on ne me reverra plus.
"La jeunesse s'en est allée, je ne puis
"en être amer.
"J'ai pu être si heureux
"d'avoir mes amis
"à mes côtés.
"Tous ces souvenirs
"effacés
"me font monter les larmes aux yeux.
"Les vents du destin ont tout emporté
"et nos rêves ne se sont jamais réalisés".
Merci pour tout, Ilona...
- Adieu. - Au revoir, patronne.
Tu ne suis pas l'actualité.
Le chômage dans la restauration frise les 40 %.
On ne mange plus au restaurant, sauf au snack.
D'abord la plonge,
puis j'ai été serveuse avant de devenir maître d'hôtel.
Je pourrais servir, ou autre chose.
Je ne peux pas t'aider, j'ai déjà assez de personnel
et tu commences à être vieille.
J'ai 38 ans.
Tu peux tomber raide morte n'importe quand.
Tu as plus de 50 ans.
Moi c'est différent.
J'ai des relations.
En plus tu fumes.
- Es-tu assurée ? - On fait un bras de fer ?
Non.
Va à l'A.N.P.E. et attends.
Je peux me renseigner, mais c'est sans espoir.
Le "Dubrovnik", quelle référence !
C'était si élégant.
Oui. Après la guerre.
Il n'y a rien.
Vas-y. En face de la porte.
Je voudrais m'inscrire.
Oui.
- Quoi oui ? - Vous inscrire comment ?
Demandeur d'emploi.
- Touchez-vous déjà une allocation ? - Non.
Voulez-vous la demander ?
Pas si j'ai un emploi.
Dans quelle branche ?
Je suis maître d'hôtel.
Prenez un numéro, remplissez le formulaire et attendez.
Rentrez, j'ai des choses à faire.
Des choses. Qui se boivent ?
Ça se peut, si j'en ai envie.
On mange dans une heure.
Salut.
La soupe, plus tard.
On a des côtelettes.
Que se passe-t-il ?
Tu as bu quand même.
Pas du tout. Juste un verre.
J'ai trouvé du travail.
Assieds-toi ici, ma fille et tu sauras.
Chauffeur de bus.
Des voyages à Saint-Pétersbourg.
Si loin ?
La paie va avec.
Tu n'es pas contente ?
Bien sûr. Quand commences-tu ?
Dès demain.
Demain il y a un examen médical et c'est parti.
Le travailleur aura-t-il à manger ici ou pas ?
Assieds-toi. Ça vient.
J'ai fait un casse-croûte,
c'est si loin.
Je n'en ai pas besoin, on mange avec les touristes.
Prends-le quand même.
J'ai échoué à l'examen médical.
J'ai une oreille presque sourde.
Je n'ai plus le droit de conduire
sauf si c'est un jouet.
Ça t'a fait mal ?
Non.
- Quatre saucisses. - Bien.
Ilona !
Tiens, Melartin.
Bonsoir, maître d'hôtel.
Venez prendre un verre.
Une autre fois peut-être.
Je dois de l'argent au barman,
j'ai trop bu par mégarde. Pourriez-vous...
On n'a plus besoin de portiers,
nulle part. C'est le déclin des coutumes.
On entre et on sort comme dans des moulins.
Les mineurs traînent...
La casquette de travers, le pantalon troué
et vomissent les uns sur les autres.
Quand ils arrivent à viser.
Je dois y aller.
Pourquoi ?
Tu te lèves tôt ?
Non.
Seul l'huissier m'attend.
Prenons une bouteille,
c'est moins cher.
Pourquoi pas ?
On ne s'est pas vus depuis si longtemps.
La vie est si courte et misérable.
Profitons-en.
S'il vous plaît !
Une bouteille.
C'est mon amie et chef qui paie.
Remplis-les, sinon pas d'indemnité.
Je n'en aurai pas car je n'en veux pas.
Qui va payer le loyer et les factures ?
Moi.
Avec quoi ?
Je vends la voiture.
Mais elle ne vaut rien.
C'est une belle voiture. Une Buick.
Nous ne sommes pas là.
Pour l'annonce,
recontactez-nous demain jeudi
ou venez à notre bureau
entre 9h et 16h.
Agence d'Intérim Nelia. Je répète.
Asseyez-vous.
Koponen, Ilona.
Puis-je vous aider ?
Vous avez besoin d'employés ?
Pas moi, c'est pour mon client.
Je ne fais que placer. Que savez-vous faire ?
Je suis maître d'hôtel.
Laissez tomber. Je vous crois.
Les emplois de maître d'hôtel ont déjà été pris ce matin.
Mais si... Faire la plonge vous intéresse,
c'est du travail dans un restaurant.
Tout m'intéresse.
Ça fait cinq cents.
Quoi ?
Le nom et l'adresse de l'employeur.
- C'est payant ? - Mais bien sûr.
Je ne suis pas un samaritain.
Je ne suis pas payé par les entreprises.
C'est vous qui payez.
Si vous voulez vraiment du travail.
- Et si je ne l'ai pas ? - Mais si.
Pour le prix,
c'est confidentiel jusqu'à demain matin.
À prendre ou à laisser.
Je n'ai pas assez mais je peux trouver.
Vous avez une demi-heure.
Suivant.
Je retire tout.
Bonjour. Vous avez besoin d'une plongeuse.
C'est par l'agence Nelia.
Une plongeuse !
Ronkanen déraille encore.
J'ai besoin d'une serveuse, d'un robot de cuisine...
Je ne suis pas là en permanence, j'ai des trucs à faire.
Ma femme s'en occupait. Elle est partie,
il était temps.
C'est la voiture de qui ?
De mon mari.
Ah bon.
- Tu sais cuisiner ? - J'ai suivi des cours.
- Que faites-vous ici alors ? - J'étais au chômage.
Vous buviez et on vous a virée ?
Maladie du métier.
Peu importe.
Vous avez la place. 40 de l'heure, dès demain.
Y'a de la bouffe au congélo.
Mais personne ne mange ici.
Bien. On ouvre à quelle heure ?
Venez à 8h.
Jetez un œil et nettoyez.
J'essaierai de passer,
sinon la bière est à la pression.
- C'est quoi ça ? - Pour les impôts.
Naturellement.
La cuisine est là.
Ce n'est pas un endroit chic.
Quelle importance ?
Plutôt un bistrot à bière.
Un pub, alors ?
Non, un bar.
Un snack où on sert de la bière.
Comment est le cuisinier ?
C'est moi.
Je te croyais en salle.
Oui aussi.
Sauf que ce n'est pas une salle.
C'est un boui-boui minable.
Il n'a même pas de nom.
Ça ne fait rien.
On peut l'améliorer,
j'ai des idées.
- Escalope hawaïenne. - Ça vient.
Des saucisses.
Hawaïenne et saucisses !
Un demi.
Lajunen !
Vous me remettez ?
Après le "Dubrovnik", j'ai pris des vacances
avec mon dernier salaire.
Je pensais trouver un nouveau travail,
mais j'ai pas cherché,
même pas essayé.
Je te fais à manger.
Ce n'est pas la peine,
je ne peux rien avaler.
Pour diluer le sang.
Ça c'est vrai.
Que vas-tu faire ?
Qui, moi ?
Oui.
Rien.
Ces mains ne sont plus bonnes à rien.
Où pars-tu si vite ?
En voyage au bout de la vodka.
À bientôt. On déjeunera ensemble.
La bière arrive demain, il faut du liquide.
Nom de Dieu, t'es pas comptable ici.
Tu ne sais rien.
Ferme ta gueule ou je te tue.
Inspection des impôts. Contrôle.
- Vous travaillez ? - Oui.
Nom, numéro de sécurité sociale.
Koponen, Ilona.
190158-082C.
De quoi s'agit-il ?
Asseyez-vous, s'il vous plaît.
Depuis quand travaillez-vous ici ?
Un mois et demi, un peu plus.
Vous n'êtes pas déclarée ?
Bien sûr que si. J'ai donné tous les papiers.
Trois cinquante.
Il n'y a pas de comptabilité,
donc on ne sait pas depuis quand vous êtes ici.
Je veux voir Forsström.
Qui est Forsström ?
Qui le demande ?
Je veux la paie de ma femme.
Elle arrête.
Ah bon. Elle arrête !
C'est moi qui ferme la baraque.
Combien je vous dois ?
J'enverrai l'argent. Dehors !
Maintenant.
Dégage, indic.
On le balance à la mer.
Bon débarras. D'un coup !
Oui, d'un seul coup.
Ce serait amusant.
Où es-tu ?
Quelque part, au port.
- Rentre tout de suite. - Je ne peux pas.
Pourquoi ?
Je reviens dans une semaine.
Je n'attendrai pas.
J'ai une offre d'emploi, je vais voyager.
Entrez.
De loin tu ressembles enfin à un humain.
Tu veux quelque chose ?
Rasoir et brosse à dents.
Préparez ma note, je m'en vais.
Ce n'est pas si pressé, si...
J'aurai bientôt de l'argent.
Je vais résilier mon assurance-vie.
Avez-vous du ruban adhésif ?
Tu étais où ? Ivrogne !
Où est Ilona ?
Qu'est-ce que j'en sais. Cherche-la.
Tu le sais.
C'est vrai, elle est chez moi.
File, je la préviens que tu arrives.
Elle ne te pardonnera pas.
Les chaussures de Lauri sont fichues.
Il ne peut pas sortir, et c'est tant mieux.
Mon collègue s'en occupe.
Ilona, écoute-moi.
On ne peut pas continuer ainsi.
Tu n'as pas de travail.
Et ils verront que je n'y connais rien en chaussure.
On doit retravailler dans un restaurant.
J'en connais un.
Lequel ?
Celui que tu vas ouvrir.
- Moi ? - Oui, toi.
J'y travaillerai. Comme portier.
Il y en a déjà trop.
Mais pas de bons.
Avec quel argent ? C'est cher.
Tu demandes à la banque. Elle est là pour ça.
D'accord.
Quoi d'accord ?
On va l'ouvrir.
Un vrai restaurant.
Formidable.
Serre-moi la main.
C'est possible !
Bien.
On a besoin d'argent.
C'est clair.
Exactement 143.000.
Le loyer est de 43 marks le mètre carré,
la surface de 130 m²,
il faudrait 8 personnes.
Les meubles et le matériel...
Attends.
Du matériel d'occasion.
On peut encore économiser.
Je fais du café ?
Vas-y.
Combien ?
Les temps sont durs.
Il faut investir dans la qualité.
- Le plancher est troué. - Oui, mais la radio marche.
Elle crépite.
Le câble doit être desserré.
Six mille.
Douze.
Huit.
D'accord.
Le projet fonctionne, mais votre apport est insuffisant.
Mais j'ai les 20%.
Sur le papier oui, mais en pratique ?
Voici 8000.
Le reste provient de ma belle-sœur.
C'est bien.
Mais la banque ne prend pas de risque.
Avez-vous des biens immobiliers ?
Je ne serais pas ici.
Par contre, j'ai un garant.
Il a un emploi fixe et accepte de se porter garant.
- Melartin. - Rasmussen.
Que est votre métier ?
Je suis cordonnier. À la minute.
Et une autre banque ?
Pas la peine. Ici c'était la mienne.
J'ai encore une demi-heure, on prend une bière ?
Je n'en ai pas envie.
Merci quand même.
Je ne trouve rien d'autre.
Et si ça ne réussit pas ?
On mangera du papier peint,
on a vécu jusqu'ici.
Bon. Je viens avec toi.
Attends ici.
Ça a été ?
J'ai perdu. Tout.
On nous expulse. La maison va être vendue.
Ah bon.
À quoi te fait penser "aiguille" ?
Héroïne.
Morphine, fourche.
Je dois y aller.
Ça ne marche pas. Sept lettres.
Chameau, couture...
Couture marche.
Tu rentres tard ?
On verra. Peut-être.
Descendu de l'arbre. Six lettres.
Zachée. Salut.
Salut.
Merci.
Après j'ai fait un L.E.P. Section coiffure,
j'ai travaillé 6 mois avant...
De vous marier et d'avoir un enfant.
Oui.
C'est toujours comme ça.
La fille d'avant est partie avec un Belge.
Nous allons faire une semaine à l'essai.
Au début vous ferez les crêpages.
Venez à partir de lundi.
Bonjour, madame Sjöholm, ça faisait longtemps.
- Comme d'habitude ? - Oui d'accord.
Ilona, bonjour.
Comment ça va ? As-tu du temps ?
Bonjour, patronne. Bien.
On n a pas encore essayé ça. On le commande ?
C'est déjà le quatrième.
On ne vit qu'une fois.
C'est tout à fait vrai.
Je supporte, si jamais ça t'inquiète.
Avant, j'envoyais des hommes rouler sous la table.
Ce n'était pas difficile.
Ils sont si vantards.
Ils n'y peuvent rien. Complexe d'infériorité.
S'il vous plaît !
Honolulu Winter, deux !
Je suis contente de te voir.
Moi aussi.
Quand j'ai perdu le "Dubrovnik", j'ai pensé : Ça y est.
Je me suis assise et j'ai fait mon testament.
Mais je me suis vite ennuyée.
On ne meurt pas en bonne santé.
- Mais vous êtes jeune. - Je trouve aussi.
J'ai recommencé à sortir, à aller au bar.
Je me suis presque remariée,
mais grâce à Dieu je me suis rendu compte
que c'était un fainéant.
Bon. Revenons à notre sujet. J'investis le capital
et tu me rembourses en quelques années.
Vous êtes sûre ?
Oui. J'ai besoin d'activité,
sinon je m'ennuie.
Si j'échoue et que vous perdez l'argent ?
Je suis sûre que je ferai même du bénéfice.
On se serre la main ?
N'emmenez pas Lajunen.
Cherchez un autre cuisinier.
Centre de désintoxication pour alcooliques
Ici.
Tiens.
Attends.
J'ai pensé que ris de veau,
sandre Willy, poulet Albert
et cœur de filet Provençal seraient bien.
Tout à fait.
Mais aussi un plat du jour.
De bons plats, de bonnes portions
il y a 3 ouvriers qui travaillent à côté.
Restaurant "Le Travail"
Tu as fait vite.
Pour être prête à temps.
Je t'ai apporté ça.
Si tu en as besoin.
C'est tout ce qui reste du "Dubrovnik".
Quand comptes-tu ouvrir ?
Lundi dans une semaine.
Ouverture du restaurant "LE TRAVAIL"
Qu'est-ce qu'il y a ? Du porridge...
Soupe au saumon. Pas mal.
Oui. Steak de viande hachée. On y va.
Non. Pas ici, c'est trop cher.
Voilà les fourneaux.
Pour la cuisson.
Madame Sjöholm. Bienvenue.
Merci.
Ça a l'air bien, comme un vrai restaurant.
Vous prenez un verre ?
Un petit verre de bière.
Je suis si inquiète.
Et si personne ne vient ?
L'heure du déjeuner est presque passée.
Et si...
Ne t'énerve pas.
Peut-être demain.
Des filets de sandre et 2 bières.
Je vous conseille le ris de veau.
De la vodka, une bouteille.
Merci.
Bien.
Les Lutteurs de Helsinki.
Une table pour ce soir. Ils sont 30.
Dis-leur que c'est bon.
Vous pouvez venir.
"J'ai été surpris quand on a dansé,
"tu m'as attiré plus près.
"Quand la lune s'est perdue dans les nuages,
"le parc s'est obscurci.
"Je te propose alors de te raccompagner.
"Tu ris doucement et les autres nous regardent.
"Mais la soirée n'est pas finie.
"Il faut encore patienter.
"Mais au loin s'en vont les nuages,
"en vain tu essaies de les attraper,
"au loin s'en vont les nuages, comme moi"...
À la mémoire de Matti Pellonpää
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