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Mon ami Loup gris aime les farces.
La prochaine fois, je te tue.
Content que ce soit pour plus tard.
- Pourquoi tu as fait ça ? - Ta présence.
Je viens voir ton frère. Nuage rouge est mon ami.
Impossible. Les indiens et les visages pâles seront toujours en guerre.
Retourne chez les tiens. Tu n'es pas à ta place, ici.
Tu es devenu bien grande gueule, Loup gris.
Mais je suis venu voir un grand homme, pas une grande gueule.
- Bonjour, Nuage rouge. - Johnny Hawks.
- On m'a dit que tu étais mort. - On t'a menti.
J'ai fait la guerre.
Blancs contre Blancs. On espérait que vous vous extermineriez.
- Ça n'a pas duré assez. - Dommage.
Où est ton peuple ?
A la chasse.
La chasse à quoi ?
Pourquoi es-tu ici ?
Je me rendais au nouveau fort.
Avant, j'ai voulu saluer un vieil ami.
Pourquoi es-tu ici ?
- Un convoi de chariots est au fort. - Je sais.
Le laisseras-tu passer ?
Pourquoi pas ? Je vis en paix.
Entre les massacres ?
Je tue ceux qui violent mes lois.
Lesquelles ?
Les Blancs ne doivent pas venir chercher de l'or.
De l'or ? J'ignorais qu'il y en avait dans le coin.
Ni en échanger contre du whisky.
Le troc se fait à deux.
J'ai puni les deux.
Suis-moi !
- Ils ont enfreint la loi. - Ils ont l'air de le regretter.
Je t'aiderai à faire régner la loi, mais on punira nos coupables.
Bien.
Tu crois un homme qui tue les nôtres ?
Il en a tué deux fois plus des miens.
Le capitaine du fort est fiable ?
Va lui parler. Vous vous entendrez bien.
Je viendrai demain.
Je lui dirai.
Johnny Hawks !
Tu dois d'abord manger avec tes amis.
Merci, Nuage rouge, mais je dois...
Je commence à avoir faim.
Ouvre.
On dirait de l'or.
Au toucher aussi.
Et ça en a le goût. D'où ça vient ?
- J'espère que tu ne le sauras jamais. - Pourquoi ?
Je ne voudrais pas voir tes cheveux sur un bâton.
Tout Indien qui révèle le secret est un homme mort.
Tu es riche. Tu pourrais acheter des chevaux et des couvertures.
Mais l'or ramènera-t-il le bison à la vie ?
Nettoiera-t-il l'eau que vous avez souillée pour trouver l'or ?
La terre retrouvera-elle sa beauté ?
Je suis riche de la seule richesse que je souhaite.
Celle qui nous entoure.
Réfléchis-y en attendant le sommeil.
Tu es fâchée pour tout à l'heure ?
J'ai vu ta mère te laver quand tu étais petite.
Je ne suis plus petite.
Ça, tu l'as dit.
Partez, il n'y a plus d'or !
Fini, l'or contre le whisky. J'avertis Nuage rouge.
- Pourquoi l'avoir tué ? - Ce n'est pas moi.
- C'est qui ? - Ça change quoi ?
C'est qui ?
- Chivington. - D'où viens-tu ?
Du convoi, au fort.
- Que faisiez-vous ici ? - On chassait.
- La chouette ? - Entre autres.
Deux Indiens sont arrivés, Chivington a eu peur et a tiré.
Puis ce Peau-Rouge a sauté sur moi.
Cet idiot est un témoin.
- Je veux ce prisonnier. - Il est à mon frère.
Ça signifie quoi ?
Je dois me battre pour sauver ta peau.
- Et si tu perds ? - Je dis adieu à mes soucis.
Mais les tiens commencent.
Pars avec le Blanc.
Il s'en est fallu de peu. Je n'ai jamais été aussi nerveux.
Ça te calmera !
- Tu viendras au fort ? - Je ne sais pas.
Le capitaine punira le coupable.
J'aimerais voir la justice des Blancs.
Alors, viens au fort.
J'y serai demain.
Tu as failli m'arracher la mâchoire.
Je sais que c'était pour mon bien.
Tout le plaisir était pour moi !
Merci.
Bizarre, d'aimer brûler les gens vivants. Ça ne me plaît pas.
- Cesse donc de chasser la chouette. - Comment ça ?
C'est tombé de ton pantalon.
J'ai troqué ces pépites.
Contre une balle ?
- C'est vrai, il a tué l'Indien. - Prêt à l'avouer au capitaine ?
C'est ce que tu veux ?
Vous obtenez beaucoup d'or ?
Au début, oui. Mais ce matin, rien.
Tu veux retenter le coup ?
Ce serait plus facile de trouver le gisement.
Tu flattais le grand chef parce que tu en veux aussi.
Ça serait dommage de brûler un malin comme toi.
- Tu sais où il est ? - J'ai ma petite idée.
Il te faudra de l'aide. On partagera.
- Et ton associé ? - Chivington ?
Je me fiche de ce qui lui arrive.
Mon porte-bonheur. Avec un peu de chance, on ira loin, associé !
A qui le dis-tu, associé !
C'est Wes Todd !
Tu es censé être mort !
Ah oui ?
Il n'est même pas blessé !
Déçu ?
Chivington nous a parlé du massacre.
- Qui a été tué ? - Lui !
Sans Johnny Hawks, je serais mort.
C'est de vous qu'on parle à Laramie, non ?
- J'y étais. - Ravi de vous voir ici.
Quand arrivent les troupes ?
- Où est Chivington ? - Au saloon.
Que fuyez-vous ?
Les Sioux vont attaquer, je reste à l'abri.
On perd notre temps.
Chivington sait où sont les Indiens.
Le capitaine devrait les éliminer un par un !
Vous avez déjà essayé ?
J'ai combattu les Yankees, je devrais savoir y faire !
Vous voulez perdre une autre guerre ?
Descendez de votre cheval !
C'est Johnny Hawks, celui qui combat les Indiens !
Je ne ferais pas de mal à ceux qui tuent les Indiens.
Attends, Wes !
On ne peut pas attendre ici de se faire massacrer.
Les Indiens sont des bêtes sauvages.
S'ils ont goûté le sang, il faut les abattre.
- Tu as raison. - Ecoutez !
Quand j'ai vu mon ami Wes dans une mare de sang,
après avoir été scalpé,
j'ai su où était mon devoir :
trouver un moyen de m'échapper pour venir au fort vous avertir.
Un autre verre, Jim !
Allons raconter cette histoire intéressante au capitaine Trask !
C'est déjà fait.
Faisons-le une deuxième fois.
Je ne reçois pas d'ordres d'un inconnu.
Un ami sera plus convaincant.
Wes Todd !
Je te croyais mort.
Eh ben, tu te trompes !
Il a l'air convaincu. Allons voir le capitaine.
- Pourquoi tu m'as frappé ? - La ferme.
- Joue le jeu. - Je comprends rien.
A l'arrivée des renforts, donnons une bonne leçon à Nuage rouge.
Il a raison.
Je veux éviter la guerre, non la déclencher.
Johnny Hawks de Laramie est ici.
Qu'il entre !
Enfin !
- Bonjour, capitaine. - M. Hawks.
Vous êtes combien ?
Il n'y a que moi.
Un seul homme ne peut réprimer un soulèvement.
Quel soulèvement ?
Des Sioux, déchaînés, ont scalpé un de nos hommes.
- Ah oui ? - Chivington a tout vu.
Il est dehors. Entre !
Enlève ton chapeau.
- Qui est-ce ? - L'homme qui a été scalpé.
- Qu'est-ce que ça signifie ? - Eh bien...
Est-ce bien cet homme ?
Oui, mais je...
La prison est finie ?
- Depuis peu. - Enfermez-le.
Oui.
- Ravi de vous voir vivant. - Bouclez-le !
Sans Johnny, j'aurais été brûlé vif.
- Vous étiez là-bas ? - Je voulais voir les Indiens d'abord.
Vous connaissez donc nos ennuis.
Le problème ne vient pas des Indiens,
mais des colons qui troquent du whisky contre de l'or.
J'aimerais expédier ce convoi.
Ma mission est de l'escorter en terre sioux.
Je n'enverrai pas des femmes et des enfants sur le sentier de la guerre.
Ce n'est pas le cas.
Nuage rouge souhaite la paix.
Est-ce un homme de confiance ?
Il se pose la même question à votre sujet.
Pourquoi ?
Quand un des siens viole la loi, il l'exécute.
- Dois-je pendre Chivington ? - Non, nous sommes civilisés.
- Mais vous devez agir. - Il est en cellule.
N'oubliez pas son associé.
Son associé ?
Il l'accompagnait.
Bouclez-le !
Où puis-je rencontrer Nuage rouge ?
- Enfermez-le aussi ! - Ici.
Faire venir l'ennemi serait une erreur.
- Il a raison. - J'en prends la responsabilité.
- Mais capitaine... - C'est réglé.
Combien de temps lui faut-il pour venir ?
Il est déjà en route.
Excusez-moi.
Construit juste à temps !
- Combien d'Indiens tu as tué ? - Assez pour rester en vie.
Russ Jenkins dit que tu en as tué plus que Davy Crockett.
Maman n'aime pas les guerres indiennes.
- Et ton papa ? - J'en ai pas.
- J'ai un papi. - Qu'en dit-il ?
Il est dans l'Oregon. Tu as une flèche indienne ?
- Je t'en aurai une. - D'un Indien mort ?
Non, d'un en vie.
Demain, tu pourras en demander une à Nuage rouge.
- Il vient ici ? - Oui.
- Demain ? - Oui.
- Par tous les saints ! - Tommy !
- Où étais-tu ? - Les Indiens arrivent.
Arrête tes idioties.
C'est Johnny Hawks qui me l'a dit.
Russ Jenkins !
Vous avez donc combattu les Indiens.
Pourquoi effrayer les petits garçons avec ça ?
Ils viennent signer un traité de paix.
Si c'est comme le dernier ! Mon mari est mort à Vicksburg.
- Navré. - Vous n'y êtes pour rien.
Je me trompe ?
De quel côté êtes-vous ?
- Je crains de vous le dire. - Ne craignez rien !
Vous soupez avec nous ?
Oui, sans vouloir vous déranger.
Du moment que vous avez de l'appétit !
Ce n'est pas ce qui me manque.
Lavez-vous les mains.
Les Indiens !
Je ne te comprends pas, ni Johnny Hawks.
- Je ne pige rien. - Tu ne vois donc pas ?
Je vois que je te dois un coup de poing.
- C'est un bon stratège. - Je lui en dois un aussi.
Il organise une assemblée pacifique pour s'approprier le gisement.
Tout autre chercheur d'or se fera tuer.
Ce traité de paix lui permettra
de faire fuir tout le monde, sauf lui.
Je le flingue dès ma sortie.
Tu ne flingueras personne !
C'est notre associé.
La ferme !
Ne bougez plus !
Combien y a-t-il de pommiers dans 40 ares ?
- 500 ? - Sans compter les patates,
plus grosses que dans le Michigan.
Quand le capitaine commande, c'est avec brio
Quand le caporal commande, c'est le fiasco
Le capitaine boit sans vergogne
Mais c'est le caporal l'ivrogne...
Bonsoir, capitaine.
Dans l'Oregon, en y réfléchissant tous les deux,
- on ferait pousser... - Magnifique !
On n'a rien vu de tel depuis la bataille de Shiloh.
Johnny !
Je n'ai pas fini de parler.
Quel contraste entre le blanc et le noir !
Regardez-les tous. C'est de l'art.
C'est le capitaine Trask. Il est bel homme.
Que dites-vous de Nuage rouge ?
Il a avalé un bâton, on dirait.
- Je vais la lui donner. - Oui, j'en ai d'autres.
C'est artistique, n'est-ce pas ?
On lit ce qui écrit sur leurs boutons.
Ces photos seront dans les livres d'histoire.
Bonsoir, capitaine.
Pourquoi allez-vous vous cacher au saloon ?
Pour oublier que vous dansiez avec un autre.
Rattrapez le temps perdu, alors !
Il ne doit pas danser, c'est un guerrier.
C'est une danse guerrière, Tommy !
- Jusqu'où irez-vous ? - Jusque chez les Shoshones.
- On y sera en sécurité ? - Ils sont gentils,
- mais ils peuvent s'emporter. - J'y veillerai.
Serrez-moi plus fort, je ne suis pas en verre.
Quel dommage de partir si tard ! Belle fête, hier soir.
On arrivera à Spring Rock au coucher du soleil.
Que font là Todd et Chivington ?
- Je n'y peux rien. - Qu'ils soient jugés à Laramie !
A quoi bon ? Wes Todd revendique la légitime défense.
On devrait les tuer, puis les juger.
- Pas tant que je regarde. - Tournez le dos.
Ils se conduiront bien.
Si on les revoit par ici, je les livre à Nuage rouge.
Quel sens du sacrifice ! A bientôt, capitaine.
Merci de nous avoir libérés de prison.
Remercie plutôt ton porte-bonheur.
C'est vrai. Ma chance déteindra peut-être sur toi.
On va être proches pendant ce voyage.
Moi et Wes, on sera derrière vous.
Quel plaisir !
Regarde ce paysage !
- Et alors ? - Il faut le photographier.
Il est bien comme ça.
Quand je photographiais la guerre civile pour M. Brady,
je lui disais : "M. Brady..."
Je l'appelais toujours monsieur.
"M. Brady, je ne suis pas un génie comme vous,
"mais un jour, vous serez fier de moi car je photographierai l'Ouest sauvage."
Pourquoi ?
Pour le montrer aux gens.
Pourquoi ?
Après, ils viendront par milliers. N'est-ce pas une bonne raison ?
Pour te casser ton appareil sur la tête, oui !
Tu ne veux pas que l'Ouest soit civilisé ?
Viens ici.
Tu ne comprendras peut-être pas.
L'Ouest est pour moi une belle femme.
Ma femme.
Je l'aime telle qu'elle est.
Je suis jaloux, je ne veux pas la partager.
Je détesterais qu'on la civilise.
Tu préfères que je m'abstienne ?
D'autres le feront.
C'est si beau.
Tu en verras d'autres !
Je te file un coup de main.
Donne-moi ton bras.
Angel est là ? Allez, on y va !
Viens, Angel !
Deux frères traversent leur pays
L'un en bleu et l'autre en gris
L'un en bleu et l'autre en gris
Chemin faisant,
Fifre et tambour commencent à jouer
Par cette belle matinée
L'un est bon, l'autre gentil
L'un rentre chez lui, l'autre ralentit
Mais un boulet de canon surgit
Mais un boulet de canon surgit
Que vous soyez bon ou gentil
Il n'épargne ni famille ni ami
Par cette belle matinée
Deux filles attendent sur la voie ferrée
Leur bien-aimé
L'une en bleu, l'autre en noir
L'une en bleu, l'autre en noir
Elles attendent près de la voie ferrée
Leur bien-aimé
Par cette belle...
C'est un couteau indien, non ?
- Ça l'était. - Tu t'es battu pour l'avoir ?
Oui, ça a été une belle bagarre.
Raconte-nous, Johnny !
Ce n'est pas le moment. Au lit !
Je ne veux pas me coucher.
Bonne nuit !
Et hop ! A demain !
On va rencontrer des Sioux, vous croyez ?
J'espère car on fait de bonnes affaires.
En volant et en tuant.
Pas plus que d'autres.
- Vous aimez les Indiens, hein ? - Oui.
J'aime les Blancs aussi.
Et si vous veniez dans l'Oregon ?
Pour quoi faire ?
C'est un pays riche. Chaque homme y a droit à 260 hectares.
- Je ne me vois pas labourer. - Pourquoi ?
- Je ne sais pas planter les graines... - Pourquoi pas ?
Car il combat les Indiens !
Retourne te coucher !
Quel polisson !
Vous êtes quelqu'un de bien. J'aimerais avoir votre caractère.
J'en ai assez pour deux.
Il en faut beaucoup pour un fainéant.
- Il suffit de s'y mettre. - Je ne suis pas comme ça.
Au lieu de récolter, j'irais pêcher. Je ne suis pas un fermier.
Qui vous parle d'être un fermier ?
Je veux un mari qui ramène du poisson et du gibier,
pas un fermier.
Certains sont faits pour le mariage...
- Moi, non. - Vous n'avez jamais essayé.
Ça m'embête de vous avouer cela, mais...
le mariage et moi, ça fait deux.
Il ne faut pas se dévaloriser.
J'y ai déjà réfléchi...
Salut, Will !
Merci pour la pomme.
Je dois aller voir les chevaux. A demain !
"Quand il y a trois personnes, il y en a une de trop."
Fallait y penser avant !
Ma place est là où vous êtes.
Je voulais vous dire quelque chose, mais je n'ai jamais pu.
Je suis le meilleur cultivateur de pommiers du Michigan.
Quel beau spécimen !
Il a six sonnettes, il doit faire 1,50 m.
- C'est quoi ? - Un crotale.
Je vais vous montrer comment le tuer.
Du premier coup !
C'est la meilleure façon de tuer un crotale.
Lui lancer un serpent ! Et s'il l'avait raté ?
Aucune chance.
Les traîtres ne m'échappent pas.
Attrape, Tommy !
Merci. Maman, Johnny a tué un crotale !
Allez, on repart !
Tu l'as échappé belle !
J'ai de bons médicaments contre les morsures.
Tu veux dire qu'il me faut en trouver un autre ?
- Mais de quoi parlent-ils ? - C'est réglé avec Joe le marchand ?
Il nous donnera poudre et pelles, contre une part égale.
Ils sont trop à vouloir des parts égales.
- Je ne lui fais pas confiance. - A Joe ?
Non, à Johnny, idiot !
M. Hawks !
- On est sur la piste principale, non ? - Oui !
Alors, pourquoi prendre ce chemin pentu ?
Pense comme la descente sera facile !
Mais on est en territoire sioux.
- On est amis avec eux. - Est-ce réciproque ?
On ne serait pas allés si loin, sinon.
Je n'ai pas vu d'Indiens.
Pour l'instant, j'en ai compté 39.
- Tu vois cette cime ? - Oui.
Il y en a six, ça fait 45.
Allez, hue !
- Merci, Johnny. - De quoi ?
De nous rapprocher des Indiens, j'aurai de belles photos.
On est deux à être contents !
Viens, Angel !
On va se coucher tôt, non ?
Les chevaux sont épuisés d'avoir grimpé.
C'est pas eux qui commandent.
Johnny n'a qu'une idée en tête : l'or.
Voyons voir où ça le mène.
Va fourrer ton nez ailleurs, voyeur ! Quel culot !
Je te rapporte ton couteau.
Tu te souviens ?
Tiens.
Tu n'en veux pas ?
Lance-le.
Il est rentré ?
Tu l'as laissé s'échapper, abruti ?
C'est un roublard.
Il ne cherchera pas d'or la nuit.
Autant s'associer à un aveugle !
On le suivra demain, hein ?
Comme si c'était facile !
Je voulais te parler d'une idée que j'ai eue.
L'engrais de bison.
Il sera aussi efficace que celui des chevaux, non ?
C'est quoi un engrais ?
Une idée de M. Crabtree.
Finis vite, tu devrais être couché.
Des Indiens !
Attends !
- Ils sont gentils. - Ils vont nous égorger.
- Non, faire du troc. - Retenez-les !
Ne les laisse pas s'approcher.
Tu as raison. Va faire un feu plus loin.
Achète-leur quelque chose !
Reste ici. Ils ont l'air méchants.
Tout va bien. Faites comme si c'était des voisins.
Ils viennent troquer, je prends ma marchandise.
Perds pas ton temps avec ces escrocs.
Vous voulez faire du troc ?
- Des canoës ! - D'autres Indiens.
Ils veulent faire du troc.
Vous avez des haricots, de la farine et du tissu ?
Ils ont de la viande fraîche.
Je vais te donner quelque chose.
- Que veux-tu ? - Des haricots.
- Tu le vois ? - Qui ?
- Notre ami, Ours fou. - C'est qui ?
Notre fournisseur d'or.
- J'y vais. - Non, occupe les autres.
Tenez-vous prêt !
Vous, avec les canards, restez là !
Une photo historique : "Scène de troc".
Plus haut ! Ce sera célèbre.
Ne bougez pas.
- Des haricots ? - Ils en sont fous !
Vous avez des haricots ?
Oui, ce cerf contre des haricots ?
Non, le cerf gros et les haricots petits.
Quel joli collier !
Je ne veux pas de collier, mais un arc et une flèche.
Un instant, monsieur.
Vas-y, lèche-toi fort les babines.
Je vous donne un demi-sac de haricots.
- Allons-y. - Il arrive ?
Restez, je ne vous ferai aucun mal.
Pas de troc.
Il arrive.
Maman, regarde ce que j'ai !
De vraies plumes d'Indiens !
Contre une chemise.
Regarde qui va là ! Notre vieil ami, Ours fou.
Vous troquez de l'alcool contre ça ?
On ne fait pas de troc, Ours fou, on s'amuse.
Tu te joins à nous ?
Très drôle.
- Tu aurais préféré que je me blesse. - Où allais-tu ?
Boire un coup.
Ça donne soif, de dormir.
Tu pensais que j'allais te quitter ?
Tu sais que j'escorte un convoi.
Oui, je sais. Au revoir.
Un petit sourire avant que je parte ?
- Tu étais heureuse, tout à l'heure. - J'avais oublié.
- Quoi ? - Tu es blanc, je suis indienne.
- Quel est le rapport ? - Tu pars et tu oublies.
- Je reste et je me souviens. - Je suis obligé.
Je reviendrai, une fois le convoi acheminé.
Je ne te crois pas.
J'ai fait monter 20 chariots, 70 têtes de bétail
et 94 personnes sur une montagne : deux jours de route en plus, juste pour te voir.
Tu me souris, maintenant ?
Au revoir.
- Encore ? - On ne veut pas que tu nous emmènes,
mais que tu nous dises où c'est pour qu'on puisse creuser.
Ce n'est pas trop demander à un ami, si ?
De bons amis comme nous !
Nuage rouge me tuera. Encore ?
Ecoute, abruti...
- Ça avance ? - On tient le bon bout.
C'est pas gagné.
Encore.
- Encore. - Non, Ours fou.
D'abord, tu nous dis où trouver l'or, puis tu en auras tant que tu veux.
- Les deux gourdes. - Allez, Ours fou !
Nuage rouge n'en saura rien.
Fais un dessin sur le sol.
- Donne-m'en une. - Dessine d'abord.
- Allez ! - Vas-y, Ours fou !
Vas-y !
Vous remontez la rivière à sec, jusqu'à la montagne.
Encore !
Finis, d'abord. Comment grimpe-t-on ?
- Je veux une gourde. - Continue !
Faites la moitié du chemin,
puis tournez.
Où tourne-t-on, à la rivière ?
Allez à un gros rocher,
près d'une cascade.
- Gros rocher. - Là-bas.
Maintenant, la gourde.
Ne cherchez pas l'or.
Vous trouverez la mort.
Comme Ours fou qui a révélé le secret.
Je n'ai pas le temps de te rôtir maintenant.
- Un guet-apens ! - Les Indiens ont tué Joe.
Les sales bêtes puantes ! On les tuera tous !
On part prévenir la cavalerie.
Allez vers le fort, attelez les chariots !
La paix a été bien éphémère !
Lieutenant Schaeffer, partez avec deux hommes à Fort Laramie.
Demandez-leur autant de renforts que possible !
- On a des blessés. - On va trouver des civières.
- Des civières ! - Oui !
Qui vous a attaqué ?
15 Indiens. Chivington et Wes ne vous ont rien dit ?
- On les a pas vus. - Ils sont partis devant.
- Les Indiens ont dû les tuer. - Où est Hawks ?
- On aimerait bien le savoir. - Un cavalier en vue !
- Qui c'est ? - Johnny Hawks !
C'est bien lui, sur un cheval d'Indien !
- Où était-il ? - Avec les Indiens.
- Sûr ? - Il nous a piégés.
Il nous a écartés de la piste et livrés aux Indiens.
- Tu vas le payer. Une corde ! - Il était avec les Indiens.
Pendons-le !
Les prochains tirs seront plus précis.
Vous prenez sa défense ?
Fermez les portes !
Postez-vous sur les parapets.
On se battra jusqu'à l'arrivée des renforts.
- Finissons-en avec Hawks ! - La ferme !
Je suis à la tête de ce fort.
Tout le monde à son poste !
Donnez votre nom au caporal.
Détachement, rompez !
Suivez-moi, en rang !
Hawks !
- Alors ? - Où sont Wes et Chivington ?
- Partis devant. - Où sont-ils ?
- Ils ne sont jamais arrivés. - Dites-moi ce qui s'est passé.
Todd et Chivington ont tué Loup gris, je pense.
Vous pensez ? Où étiez-vous quand la bagarre a éclaté ?
- Chez Nuage rouge. - Vous avez quitté votre poste
en territoire indien ?
Pourquoi ?
- Pour voir une fille. - Une Indienne ?
Je me demande de quel côté vous êtes.
Capitaine !
Le lieutenant et les éclaireurs !
Je ne vois aucun Indien.
Donnez d'autres munitions aux colons.
Vous n'aurez pas besoin de munitions, mais d'eau.
Je ne vois rien avec la poussière.
Will !
Abrite Tommy sous un chariot et dis-lui de rester là.
- Abrite-toi. - Mon appareil !
Reste-là !
Comme le capitaine est méchant avec M. Hawks !
Il l'oblige à tuer ses copains.
Ils ne vont plus être amis.
C'est quoi ?
Un de nos chariots.
Faites dégager le chariot !
- Combien en ont-ils perdu ? - Deux.
Le deuxième arrive !
Je veux faire un rapport.
- On a vu la bataille. - Sur la prochaine.
Il n'y a aucune raison de l'écouter.
Allez-y, Hawks.
Ils mettront le feu au fort, une nouvelle fois.
Au matin, quand le soleil nous éblouira, ils attaqueront par l'est.
- On est perdus. - Une proposition ?
- Laissez-moi partir. - Pour demander des renforts ?
- C'est trop tard. - Pour retourner chez vos amis ?
- Dans quel but ? - Retrouver Todd et Chivington.
- Pas question. - C'est notre seule chance.
- A votre poste ! - Notre survie en dépend.
Si Nuage rouge a les meurtriers de son frère...
Assez de ces histoires d'Indiens !
Vous avez mené le convoi chez eux et avez déserté.
Ce qui s'est passé est votre faute.
Vous paierez pour ça, M. le combattant d'Indiens !
Non, défenseur d'Indiens !
A votre poste !
Je suis étonné qu'on me parle.
- Je suis navrée. - Je le méritais.
Russ Jenkins dit qu'on va mourir.
Ne crois pas tout ce qu'il te dit. Prends soin de ta mère.
- Tu pars ? - Un petit moment.
- Où ça ? - Finir mon travail.
- Vous devez arriver à bon port. - Ne pars pas !
- Il est obligé. - Je ne veux pas qu'il parte.
Viens habiter avec nous dans l'Oregon.
- Non. - Pourquoi ?
Parce qu'il combat les Indiens.
Prends soin de ta maman.
Vous vous en tirerez. Vous êtes un dur à cuire !
Merci.
Un homme s'échappe !
C'est Johnny Hawks !
Descends-le !
Tire !
Ce lâche s'échappe pour sauver sa peau !
- Qu'y a-t-il ? - Hawks s'est échappé.
Ne tire pas.
Je vous avais dit d'appeler les renforts.
Mais vous l'avez écouté dire du bien des Indiens.
Maintenant, il nous abandonne. On va finir scalpés comme Schaeffer !
Désolé.
J'ai besoin de ton aide, Onahti. Ton père attaque le fort, demain.
- Pars ! - Il faut empêcher le massacre.
- C'est trop tard. - Non.
Emmène-moi là où se trouve l'or.
Tu veux donc l'or.
Deux Blancs sont là-bas, je dois les livrer à Nuage rouge.
- Je ne peux rien dire. - Emmène-moi !
Il faut empêcher ce massacre.
Sinon, nous n'avons pas d'avenir,
toi et moi.
Fais-moi confiance.
Je te fais confiance.
- J'ai mis la poudre. - On va l'allumer.
Il y a beaucoup d'or, tu crois ?
Ne bouge pas, Wes. Détachez vos ceinturons.
Je pensais que tu nous devancerais. Tu as été retenu ?
Oui, un incident avec des Indiens.
- Dommage. - Vous étiez pressés, hein ?
On n'a pas pu dire au revoir.
Tu as oublié quelque chose.
Loup gris te l'avait gardé.
Il y en a pour nous trois, tu sais.
Je ne suis pas là pour l'or, idiots ! Allez !
Doit-on encore dire au capitaine que c'était de la légitime défense ?
Vous expliquerez tout ça à Nuage rouge.
- Tu ne peux pas faire ça. - Si !
- On nous brûlera vif. - A juste titre !
C'est Wes qui l'a tué, pas moi !
Avancez !
On est associés. Si tu n'as pas confiance, tu auras ta part en premier.
Ne t'en fais pas.
Onahti !
Voici l'homme qui a tué ton frère.
- Tu as combattu mon frère pour lui. - J'ai eu tort.
Il est à toi. Empêche le massacre.
Crois-tu qu'il vaille Loup Gris ?
Johnny, tu es un homme blanc !
Empêche-les de me brûler !
Où l'as-tu trouvé ?
Au gisement de métal jaune.
Qui t'a emmené ?
- Moi. - Toi ?
Oui, père.
Tu as prêté serment.
Tu ne tuerais pas ta propre fille ?
Est-elle différente des autres ?
Très différente.
Car un jour, la paix existera entre nos deux peuples.
Les autres mourront moins facilement.
Mon frère sera vengé.
Si tu brûles le fort, cela ramènera-t-il ton frère à la vie ?
Approuverait-il une autre guerre ?
On se battra. Le cri de mon frère est le mien.
- On luttera. - Tu signes la mort de ton peuple.
L'armée des Blancs vous anéantira,
elle construira des villes sur vos terres
et vous traitera comme des bêtes.
Tes paroles ne m'effraient pas.
Quand tu feras ta guerre,
dis-moi
de quel côté devra être notre fils.
Un jour, elle me donnera un fils.
Cette guerre sera longue.
Tous ici rejoindront ton frère,
avant que la paix ne revienne.
Les voilà !
Ils repartent !
Ils s'en vont !
- Que je sois... - Les Indiens s'en vont !
Il a réussi.
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