Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Hé !
Merde.
Madame ?
Doucement. Ne vous en faites pas, tout va bien.
Non, il n'y a personne.
Putain !
Merde.
Castro...
Quoi ?
Castro...
Castro !
Le problème.
Du calme.
Le problème...
Laissez Moncho.
- Il faut laisser quoi ? - Moncho.
Calmez-vous. Ne vous en faites pas.
- C'était pas Moncho. - Ne vous inquiétez pas.
- Pauvre Moncho. - Putain...
Calmez-vous. Je reviens.
Je reviens tout de suite. Tenez bon.
Je reviens.
Arrêtez-vous !
Stop !
S'il vous plaît...
- Qu'est-ce qui se passe ? - Aidez-moi !
Doucement. Attention.
Son bras ! Son bras !
Doucement, c'est pas large.
Faites attention !
Doucement, c'est pas large.
Autre chose ?
Non.
- Ca fait 20,35. - Combien ?
20,35.
Tenez.
Antonio, le sans contact ne passe pas. La carte fonctionne ?
Hier, elle fonctionnait.
Réessayez.
Insérez-la
et je vais faire le code. On verra si ça marche.
Allô ?
J'ai une autre carte...
Ils l'ont emmenée où ?
C'est elle, c'est sûr ?
D'accord. J'arrive.
Je reviendrai chercher ça.
Pas de souci.
Il y a des surgelés.
OK ?
Bonjour.
Andrés !
Elle est là ?
Oui, mais tu peux pas entrer.
Comment elle va ?
On l'examine.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Je sais pas.
C'est eux qui l'ont trouvée.
Où vous allez ?
Ca vous regarde ?
Je suis policière.
- Ah bon ? - J'ai des questions à vous poser.
Racontez-moi.
- C'est vous qui l'avez trouvée ? - Non !
C'est ce monsieur. Moi, je l'ai transportée.
Je marchais et en arrivant, je l'ai vue et elle saignait.
Vous marchiez dans la montagne ?
Je faisais de l'exercice.
Vous ne travaillez pas aujourd'hui ?
Si vous le savez, pourquoi demander ?
En arrivant, vous l'avez trouvée par terre, en sang ?
- Oui. - Elle était seule ?
Oui. Enfin, je sais pas.
Oui, ou vous ne savez pas ?
Je sais pas, j'ai cru
entendre des cris, comme si deux personnes s'engueulaient.
Vous avez vu quelqu'un ?
Y avait du brouillard. J'ai vu personne d'autre.
On voyait rien.
J'ai cru voir quelqu'un avec un ciré vert,
un truc comme ça.
Mais la femme était très mal en point
et je me suis occupé d'elle.
J'ai voulu téléphoner, mais y avait pas de réseau
et j'ai arrêté ce monsieur sur la route.
C'est ça.
Bien. Un ciré vert.
- Parfait. - Bon...
Autre chose ?
Une voiture. J'ai vu une voiture, je crois.
Mais je saurais pas dire si elle était blanche ou grise...
Quel type de voiture ?
J'étais inquiet pour cette pauvre femme.
Vous ne savez pas qui c'est ?
Je devrais le savoir ?
C'est Amparo Seoane.
La maire.
Laissez-moi passer !
Elle est où ?
Vous ne pouvez pas entrer. Attendez ici, s'il vous plaît.
- C'est grave ? - Eliseo, calmez-vous.
- Je veux savoir comment elle va. - Le médecin va venir.
Docteur !
Laissez-nous travailler.
Entrez et demandez comment elle va.
S'il vous plaît.
Elle est où ? Elle est là ?
Elle va bien ?
- On va devoir la transférer. - Où ?
A Ferrol, à l'hôpital. L'ambulance arrive.
Pourquoi ?
Elle est inconsciente.
Je veux la voir.
Comme je disais à monsieur...
Je suis sa fille.
Je suis désolé.
Il faut attendre, c'est tout.
Dubra.
Il a raison. Il faut attendre.
Laissons-les faire leur travail.
Venez.
J'appelle le parti ?
Non. Attends un peu.
Lycée Ria de Cedeira
Alors ? La terminale B ?
J'ai pas pu venir plus tôt.
Préviens, putain !
Bonjour, monsieur.
Hier, on parlait...
On parlait de quoi hier ?
Du réalisme.
On disait que Madame Bovary
était un personnage essentiel pour nous tous.
Pour vous et pour moi.
Même si vous ne le savez pas encore.
Qu'a de spécial Madame Bovary ?
Vous tomberez dessus au contrôle.
Qu'a de spécial Madame Bovary ?
Vous voulez une meilleure note ?
Elle ne cache pas ses désirs.
D'autres idées ?
C'est ça ou pas ?
Non, c'est pas ça.
Madame Bovary ne cache pas ses désirs
parce qu'elle ne le peut pas.
Personne ne peut cacher ses désirs longtemps.
On finit par les deviner.
Certaines personnes veulent être parfaites
pour qu'on chante leurs louanges.
Mais d'autres se laissent porter
et au moins, elles profitent un peu de la vie.
Tout le monde essaie
de dissimuler ses désirs,
mais personne n'y parvient.
Veuillez nous suivre.
Enfilez ça.
Aux pieds. Asseyez-vous.
Ne disparaissez pas sans me prévenir.
J'avais cours.
C'est une blague, selon vous ?
J'ai l'air de m'amuser ?
Vous l'avez trouvée dans ce secteur ?
Cette voiture était là ?
Oui.
C'est la sienne ?
Vous ne l'avez pas vue ?
Vous êtes déjà venue un jour de brouillard ?
Allons-y.
C'était là ?
C'est là qu'il y a le plus de sang.
Il y a d'autres taches de sang là-bas.
A vous de me le dire.
C'est sûrement quand on l'a emmenée dans la camionnette.
Et c'est ici qu'elle s'engueulait avec le type au ciré ?
Je sais pas si c'était un ciré.
Et la voiture ? La voiture blanche...
- De couleur claire. - La voiture de couleur claire.
Elle allait vers Ortigueira ou vers Cedeira ?
Cedeira.
Et vous, vous êtes venu comment ?
Les flics m'ont amené.
Ce matin. A pied ?
Je laisse ma voiture devant le lycée.
Je monte en taxi, je descends à pied.
Je veux bien faire de l'exercice, mais modérément.
J'ai le numéro du taxi. Je peux l'appeler.
On lui a parlé.
Elle m'a dit quelque chose.
La morte.
Ses dernières paroles.
Elle a dit quoi ?
J'ai pas très bien compris,
mais elle a dit...
qu'il y avait un problème.
Castro... ou un truc à propos de Moncho.
Autre chose ?
J'ai entendu des cris.
Mais... aigus.
C'est important, vous savez ?
Le moindre détail.
Ecoutez.
Je redescends comment ?
Merci beaucoup.
M. Hernandez !
Je voulais vous poser quelques questions.
Quelques questions, s'il vous plaît.
Matias Constenla, de La Voz.
Qu'y a-t-il ?
C'est vous qui avez trouvé Amparo Seoane, ce matin ?
- Enlevez votre main. - Vous confirmez ?
Je veux en être sûr.
Voyez avec le sergent. Une flic très sympathique.
Le sergent ?
Les tentatives pour la réanimer au centre médical de Cedeira
ont été vaines. Elle est décédée aux alentours de 11h30.
Même si la police n'écarte pas une mort accidentelle,
tout porte à croire qu'Amparo Seoane ait été
assassinée.
L'agression s'est produite
sur les hauteurs de la Sierra da Capelada.
La victime s'y est rendue avec sa propre voiture.
On ignore les raisons
qui l'ont amenée sur ces lieux de si bonne heure.
Une fois l'autopsie terminée, la chapelle ardente
sera installée à l'hôtel de ville de Cedeira
afin que les habitants puissent faire leurs adieux
à celle qui a été leur maire 30 années durant.
Amparo Seoane, inspectrice de l'enseignement,
a failli, à diverses occasions,
briguer la présidence de la communauté autonome,
voire un mandat national, mais elle a choisi
de demeurer maire de Cedeira.
Mets plus fort.
- Non. - Plus fort !
J'ai dit non.
Mets plus fort. Qu'est-ce que ça te coûte ?
Si tu fais chier, tu sors.
Qu'est-ce que t'as, Paquita ?
... et continuer à travailler pour mes concitoyens.
La nouvelle de la mort d'Amparo Seoane
a provoqué une profonde émotion
dans la commune de Cedeira,
où personne ne s'explique ce qui a pu se passer.
Amparo Seoane était très aimée.
Election après élection,
ses concitoyens l'ont élue à une large majorité,
ce qui lui a permis d'avoir les coudées franches,
aussi bien sous la bannière du Parti populaire
que quand elle a été écartée des listes
et s'est présentée, sans étiquette, il y a 12 ans de cela.
Je veux que Cedeira
ait les meilleurs services publics de toute la Galice.
La propreté de la ville sera montrée en exemple,
les meilleurs transports publics seront à Cedeira.
J'exigerai le meilleur.
Dotée de fortes convictions, passionnée
de politique, sa gestion n'était pas exempte de polémiques,
dont un récent projet de mine...
Raconte.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous savez qui c'est ?
Pas encore.
Le groupe opérationnel arrive demain.
Vous n'avez pas une petite idée ?
Ce serait pas à cause de la mine ?
On ne sait pas.
Ta journée a été bonne ?
Oui.
Ce truc me fait halluciner.
Purée ! Il y a un suspect ?
Pas encore.
Si c'est les opposants à la mine...
Quelle merde !
Vous lisez ce qu'écrivent les gens ?
Evidemment.
Si on parlait d'autre chose ?
Y a quoi pour dîner ?
Tu devais faire les courses.
Merde !
T'as oublié.
Il restait pas...
Non.
Il paraît que c'est le connard qui l'a découverte.
Quoi ?
Venir le choper au lycée, c'était cool.
Je commande des pizzas ?
- D'accord. - Oui.
"Charles ne pouvait en rester là.
"Madame Bovary fut énergique.
"Honteux, ou fatigué plutôt,
"Monsieur céda sans résistance,
"et l'on attendit encore un an
"que le gamin eût fait sa première communion.
"Six mois se passèrent encore.
"Et, l'année d'après,
"Charles fut définitivement envoyé au collège de Rouen,
"où son père
"l'amena lui-même, vers la fin octobre,
"à l'époque de la foire Saint-Romain."
Il y a 3 voitures. Celle de la maire et 2 autres.
Certaines traces sont plus marquées.
Le sergent vit à Cedeira.
C'est avec elle que vous collaborerez.
Elle connaît bien le terrain. Vous serez complémentaires.
Très bien.
On va manger ?
Bien sûr. J'appelle le restaurant.
Je préfère être seul avec le sergent. On bavardera.
Entendu.
- On y va ? - Oui, sans problème.
El Rapido.
Pardon ?
Allons au Rapido. Ils ont une soupe de poissons succulente.
El Rapido a fermé il y a au moins dix ans.
Quel dommage !
Et une soupe de poissons de ce niveau-là ?
Un restau en fait, pas loin. Plus banal.
J'imagine.
J'ai connu ce restau quand j'étais ici, en 1989.
Un enlèvement. Politique, peut-être ?
Le mobile du meurtre ?
Ou une histoire de permis de construire,
d'emploi non pourvu, de cadastre...
C'est possible. Elle était maire depuis longtemps.
Une majorité de 11 conseillers sur 13, c'est énorme.
Mais tout le monde l'aimait.
Pas tout le monde.
Quelle sensation tu as eue ?
Le néant.
Je n'ai eu aucune sensation.
C'est l'ennui. C'était comme si j'avais plus de jambe.
Ca a été bref, en tout cas.
Oui. Mais ça se répète de plus en plus.
Laisse tomber ta jambe sans qu'elle touche la table.
Tu crois que c'est déjà...
Aucune idée, tu demanderas au médecin. Pousse.
Tu le revois quand ?
Dans deux mois.
Vers le haut.
Tu connaissais la maire ?
Un peu, oui.
C'est toi qui l'as trouvée, il paraît.
Oui.
Oui. Après, je l'ai vue à la télé.
On aurait dit une autre.
- Comment ça ? - Là-bas...
elle avait peur, elle était toute fragile.
A vrai dire, on se serait cru dans un film.
C'est sûr. Là-haut, avec le brouillard.
Ambiance à la Mankell.
Moi, j'associe le brouillard à Simenon.
Elle m'a parlé...
d'un certain Moncho.
Et de Castro.
Mais je sais pas si c'était une personne ou un lieu.
Tu connais sa famille ?
Veuve,
deux enfants. Dubra et Samuel.
Des amants ?
Amparo Seoane ? Je crois pas.
Avant de mourir, elle a parlé d'un Castro et d'un Moncho.
Avant de mourir...
D'après le témoin qui l'a trouvée.
Mais c'est un type un peu bizarre.
Et maintenant, il n'est plus sûr.
On recherche
les Moncho et les Castro qui ont un lien avec elle.
- Les mouvements bancaires ? - Demandés.
Les téléphones,
la vidéosurveillance.
C'est chaud ?
Ca vaut pas El Rapido, mais c'est bon.
Parlez-moi des enfants.
Samuel vit chez sa mère. Il ne sort presque jamais.
Et Dubra vit ici, à Ferrol. Elle est avocate.
Excellente, paraît-il.
Pénaliste ?
Des clients intéressants pour nous ?
Elle défend de grandes entreprises à propos d'environnement.
Vous les connaissez bien ?
A Cedeira, tout le monde les connaît.
Mais vous n'êtes pas d'ici.
Mon accent me trahit ?
J'ai lu votre dossier.
Après l'école de police,
je suis venue ici et j'y suis restée.
Je me suis mariée, j'ai une fille galicienne.
Ma vie est ici.
Tu vois ?
C'est bien mieux ici.
Une foule de gens va venir faire ses adieux.
C'est mieux ici qu'au funérarium.
Tu aurais pu me demander mon avis.
C'est une décision de famille.
Allô ?
Rosaura. Passe-moi Samuel.
Il ne veut parler à personne.
Je veux bien lui dire, mais...
Ils ont amené le corps. Dis-lui.
Il va bien ?
Ben...
Faut pas se plaindre.
Il fait ce qu'il peut.
Qu'il se prépare. Quelqu'un passe le chercher.
D'accord.
Va à la maison et ramène Samuel.
Comment il va ?
Vas-y.
Il m'écoutera pas.
Dis-lui que je veux pas être seule.
Ca aurait dû être décidé par le conseil.
C'est pas des façons.
On voit ça demain.
Que se passe-t-il ?
Dubra, ce n'est pas contre ta mère,
mais...
La mairie n'est pas une propriété privée.
Si tu as une plainte à formuler,
attends demain. Laisse Dubra en paix.
On peut se parler ?
Tu as un minimum de sensibilité ?
C'est à propos de la mine. Ta mère...
Tu comprends rien ?
Que se passe-t-il avec la mine ?
Merci.
Maneiro est dans l'opposition depuis qu'Amparo est maire.
Il n'a jamais eu que deux élus au conseil.
Et il est contre la mine.
Lui et les écologistes.
Elle doit être implantée où ?
La mine ? Sur les hauteurs.
Tout près d'où elle a été tuée.
- A vos ordres. - Bonjour.
- Maite. - Ca va ?
Suivez-moi.
Les clés ?
Prenez-les, je sème tout.
Bonjour.
Vos collègues sont déjà là.
S'il vous faut quoi que ce soit, demandez.
Merci. On dérangera le moins possible.
N'hésitez pas.
L'important, c'est de trouver le coupable.
Vous la connaissiez ?
Oui. Je la connaissais assez bien.
C'était une amie.
Personne ne vous dérangera.
- Merci. - De rien.
Merci, Ceide.
Bonjour.
On est là !
- Juarez, alors ? - L'autopsie.
Rien de neuf.
Là, on a peut-être quelque chose.
Les traces les plus visibles sont des pneus tout-terrain, type 4X4.
Les autres sont des pneus normaux
et on les voit moins.
Autre chose ?
Oui, là.
J'ai épluché ses comptes. Rien de bizarre jusque-là.
Sauf un détail.
Elle faisait un virement mensuel
à une femme qui a priori n'est pas une parente.
Une certaine Francisca Moure Cornide.
Il veut pas venir. J'ai pas pu le convaincre.
D'accord.
Je suis désolée.
Je sais.
- Ta mère était un modèle. - Je sais.
Elle était tellement généreuse !
30 ans à ses côtés et j'en apprenais tous les jours.
Comme c'est injuste !
Quel misérable a pu faire ça ?
Quelle horreur !
Elle va tellement me manquer.
Elle va me manquer.
Merci.
Bonjour. Je suis désolé.
Merci.
- Je suis désolé. - Merci.
C'est vous qui avez trouvé ma mère ?
Oui.
Merci beaucoup.
Votre mère...
a prononcé quelques mots.
J'ignore ce qu'ils signifient, mais ça vous intéresse peut-être.
Oui.
Elle a parlé
d'un certain Moncho.
Ca vous parle ?
Moucho.
Comment ?
Moucho. C'est comme ça qu'on appelle mon frère Samuel.
Il est bouleversé.
Appelle-le pour voir s'il s'est repris.
- Il veut pas venir. - Appelle-le.
Elle a aussi parlé de...
Castro, quelque chose comme ça.
Ca vous évoque quelque chose ?
Castro.
Non, ça ne m'évoque rien.
Je suis vraiment désolé.
Merci.
Je suis désolée.
- Je suis désolé. - Merci.
Non, Paquita.
Non, c'est non.
Amparo était mon amie.
Je veux présenter mes condoléances.
Ta meilleure amie !
Vous jouiez au bingo tous les matins, hein ?
Non, pas au bingo.
Arrête tes conneries !
Tu fais chier, Julian. Laisse-moi passer.
On veut pas de toi ici. Tire-toi.
Ca suffit. Barre-toi !
- T'as rien à faire ici. - Fais pas chier.
Paquita, rentre chez toi.
C'est toujours pareil.
On te connaît !
Elle pue la pisse.
Laissez-la.
Putain, je vais te buter !
- Je vais te buter ! - Paquita !
C'est bon.
Paquita, calme-toi. Je gère.
Je veux voir Amparo.
Allons boire quelque chose.
- T'as envie de quoi ? - Je veux entrer.
D'accord, mais dis-moi ce que tu veux boire.
Paqui... T'as envie de quoi ?
D'un chocolat.
Un chocolat ! Allez, viens.
C'est fini.
Pauvre con !
- Chut ! - C'était mon amie.
Fils de pute !
- Fils de pute ! - Pas d'insultes.
Pourquoi je peux pas entrer ?
Allez. Tu vas me raconter ça.
- Calme-toi. - J'ai rien fait.
J'imagine.
Ca te ferait du bien
de passer quelques heures en cellule jusqu'à ce que le trip passe.
Non. Ca va.
J'étais dégoûtée. Je voulais dire au revoir.
Je savais pas que tu connaissais si bien Amparo.
Vous vous voyiez souvent ?
Pourquoi ?
Pour rien. On bavarde, c'est tout.
Mais ça me paraît bizarre.
Je lui ai rien fait.
Amparo était la seule qui se comportait bien avec moi.
Oui.
Pourquoi elle te donnait de l'argent ?
C'est ça qui me paraît bizarre, Paquita.
150 euros tous les mois.
On fait ça pour sa famille ou pour une raison particulière.
Tu crois que je lui faisais du chantage ?
C'est pas ce que je dis.
- Je lui faisais pas de chantage. - D'accord.
J'étais une amie de Samu.
On était à l'école ensemble.
- Tu le connais ? - Oui.
- Samuel, le fils d'Amparo. - Lui.
On était super copains.
Parfois, j'allais goûter chez lui l'après-midi.
Après, il est devenu zinzin et Amparo s'occupait de moi.
Il y a...
5 ans, ma mère est morte.
Je me suis retrouvée sans un sou.
J'étais en manque et comme je pouvais pas me fournir,
j'ai braqué la pompe à essence, parce que je suis con.
Tu es loin d'être con.
Je les ai braqués deux fois en une semaine.
Je suis allée en taule,
Amparo est venue et m'a tirée de là.
Elle m'a donné de l'argent pour que je recommence pas.
Si ça, c'est pas une amie, alors qu'est-ce que c'est ?
Calme-toi.
J'ai plus personne
parce que personne m'aime ici.
Personne me touche, tu sais ?
Ils croient tous que j'ai le sida.
J'ai pas le sida, je fais super attention à moi.
Je sais.
J'arrive.
Paquita, ça va ? Je dois te laisser.
Calme-toi. Termine ton chocolat et rentre.
Calme-toi.
Je notais les plaques de toutes les bagnoles.
Et celle-ci est apparue.
Pneus tout-terrain,
couleur claire.
On connaît son propriétaire ?
Il a un lien avec la victime ?
Vérifiez les identités des autres propriétaires.
Madame !
Madame, s'il vous plaît.
Pour aller chez la maire ?
Comment ?
Pour aller chez la maire ?
Alors, il y a trois routes possibles.
Celle-ci, celle-ci et celle-là.
Vous pouvez prendre n'importe laquelle des trois.
Celle-ci mène à un rond-point. Prenez à gauche,
continuez tout droit, puis tournez à droite
et vous trouverez facilement la maison.
Par cette route-ci, allez jusqu'à un carrefour,
prenez à droite,
vous verrez une église.
Continuez, tournez à droite
et un peu plus loin, vous verrez la maison.
Par cette route-là,
continuez toujours tout droit,
vous verrez une femme qui s'occupe des animaux,
des vaches.
Demandez-lui, elle vous orientera.
Merci.
C'est normal qu'elle lui donne de l'argent comme ça ?
Paquita est une plaie et Amparo a toujours aimé rendre service.
Lui faire du mal n'aurait eu aucun sens.
Comme si les actes des junkies
avaient du sens...
C'est celle-ci ?
Allons-y.
Pardon.
Excusez-moi.
On peut se parler en privé ?
Oui, bien sûr.
Dans mon bureau ?
Que se passe-t-il ?
Rien. Contrôle de routine.
J'ai le droit de savoir. C'était ma mère.
Vous êtes Dubra ?
Enchanté. Toutes mes condoléances.
Laissez-nous travailler. Allons-y.
Entrez.
Bon...
Je vous écoute.
Quand avez-vous vu la victime pour la dernière fois ?
En séance plénière,
il y a deux jours.
Pourquoi vous mentez ?
Je ne mens pas.
Où étiez-vous hier matin à 9h ?
Chez moi.
Et ensuite ?
Les traces de votre voiture
et la vidéosurveillance vous placent sur le lieu du crime.
Arrêtons les conneries.
J'avais rendez-vous avec Amparo à Vixia Herbeira, pour parler.
Quand je suis arrivé, il n'y avait que sa voiture.
Je l'ai appelée, elle n'a pas répondu.
Je suis parti.
Pourquoi là-bas ? Pour parler de quoi ?
D'arrêter les travaux de la mine.
La maire était pour la mine.
Elle avait changé d'avis.
C'est ce qu'elle m'a dit.
On voulait en parler, discrètement.
Pourquoi n'avoir rien dit jusqu'à maintenant ?
Je suis le rival politique d'Amparo Seoane depuis 20 ans.
J'étais sur le lieu du crime,
on m'aurait désigné.
Tout le monde sait ce que je pense d'elle.
Que pensez-vous d'elle ?
Que c'était un tyran.
Personne ne vous dira la vérité sur Amparo Seoane.
Elle arrosait la moitié de la ville.
L'autre moitié avait peur d'elle. Elle pouvait les couler.
C'est comme ça, ici.
Vous désirez quelque chose ?
Bonjour.
Je cherche Samuel.
Je voulais lui présenter mes condoléances.
Il s'occupe des camélias et ne veut pas être dérangé.
Je peux lui laisser un message.
Non, pas la peine.
Je l'appellerai.
Merci.
- Tu voulais me dire quoi ? - Je vais te raconter.
Ce que je voulais te dire est très important.
Ta mère allait voter contre la mine.
On devait se voir et s'organiser.
C'est impossible.
Lundi, on s'est disputées à cause de ça.
Elle m'en voulait d'être contre.
Tu as dû réussir à la convaincre. Je ne sais pas.
Ce que je sais, c'est qu'Eliseo était furax.
Il a fait une scène.
De grosses sommes sont en jeu.
Bonjour.
Excusez-moi, je ne voulais pas déranger.
Je m'appelle Tomas Hernandez.
J'ai découvert votre mère.
Je l'ai emmenée à l'hôpital.
Je voulais vous dire que...
ses dernières paroles étaient pour vous.
Vous étiez dans ses pensées.
Je voulais que vous le sachiez.
Je ne sais pas si ça fait sens, mais elle a dit aussi...
"Castro" ou "de Castro".
Je n'ai pas très bien compris.
Ca vous dit quelque chose ?
Vous êtes bien Samuel ?
Elle a dit quoi exactement ?
Elle a dit quoi exactement ?
Exactement, je ne sais pas.
Elle a parlé d'un problème.
Et elle a dit quelque chose comme...
"C'était pas Moucho."
C'était pas vous.
Vous savez ce qu'elle voulait dire ?
Vous avez rien à faire ici.
Je lui présentais mes condoléances.
Allez-vous-en tout de suite !
Dehors !
Pardon, désolé.
Foutez-moi le camp !
Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu. Prie pour nous,
pauvres pécheurs.
Maintenant et à l'heure de notre mort.
Seigneur, aie pitié.
Christ, aie pitié.
Seigneur, aie pitié.
Christ, entends-nous.
Christ, écoute-nous.
Dieu le Père...
La mine, c'est de nombreux emplois.
La mine signera la ruine de Cedeira !
Qu'est-ce que tu en sais ? Tu vis même pas ici.
Toi, tu sais ?
Plus que toi !
... un seul Dieu.
Sainte Marie, prie pour nous.
Il faut faire 1, 2, 3 km de plus...
Veuillez me suivre.
Merci.
Vous avez quel type de voiture ?
Un express gris.
2489 CCV.
Vous alliez où hier matin à 9h sur la route de la Sierra ?
Pourquoi ?
On vérifie tous les déplacements dans ce secteur.
J'allais chez Jeremias, à Meilan.
Il est handicapé. Je le masse chez lui.
A Meilan ?
Je peux avoir son numéro de téléphone ?
Pour vérifier.
Bien sûr.
635
566
383.
Norma...
Norma !
Qu'est-ce qui se passe ?
J'ai fait une erreur, maman.
- J'ai fait une erreur. - Tu leur as dit quoi ?
J'ai paniqué, j'ai inventé un mensonge
et ils vont m'avoir.
Idiote ! Qu'est-ce qui t'a pris ?
Viens là.
Calme-toi.
Touchons du bois.
Du calme, c'est rien.
Du calme.
Adaptation Oriane Charpantier
Sous-titrage Nice Fellow
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.