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DUEL DANS LA SIERRA
Evacuez.
Rentre, Johnny.
Vous avez vu?
De mon bureau.
Loyal?
Certains appellent �a un meurtre. La loi, un homicide.
Vous �tes le sh�rif?
Faudra enlever �a.
Plus tard.
Jolie petite ville.
Vous la quittez quand?
Demain, � l'aube. Pour Montana.
Il est d'autres routes.
Celle-ci �tait la seule.
Il vous attendait.
Il disait que vous aviez tu� un de ses amis.
C'est le contraire!
Je m��tais promis d'en finir ainsi.
Vous pouviez passer ailleurs.
M�me si on fait des d�tours, on est toujours poursuivi.
Plus rien � me dire?
Non. Mais quelqu'un veut vous voir.
Durango n'avait pas d'amis, ici.
Si un autre veut sa place...
Il doit y en avoir beaucoup.
S�rement...
Parlez-moi de cet homme.
Il est vieux. Il vient de l'Est.
Il attend l�-haut.
Que la porte soit ouverte.
Elle l'est.
Vous vouliez me voir?
Je voulais voir le gagnant.
Il n'y en a jamais.
Vous semblez prudent.
On a le choix: Prudence ou mort.
Votre victime avait une grande r�putation.
Assez grande, oui.
Et la v�tre?
Je finirai comme lui. Qui �tes-vous?
Je m'appelle John Forbes.
�a ne me dit rien. D'o� venez-vous?
De Philadelphie.
Je vous offre un emploi.
J'en ai un : je prot�ge un troupeau allant � Abilene.
Pour combien?
100 dollars, et nourri.
Que diriez-vous de $ 25000?
Votre haine doit �tre immense!
O� allez-vous?
Trouvez un autre tueur que moi!
C'est mon fr�re que je veux... et vivant.
Cherchez-le!
Il m'a fallu 4 mois pour arriver ici.
Mon fr�re a disparu il y a 30 ans.
J'ai eu de ses nouvelles.
De Singapour, de Paris, d'Australie.
Pendant 10 ans, plus rien.
Je n'ai jamais d�pass� le Mississippi.
Il y a 5 ans, j'ai re�u un mot de San Vicente, Mexique.
J'ai envoy� deux hommes, l'un apr�s l'autre.
L'an dernier, une lettre m'a enjoint de rester tranquille.
- Et ces deux hommes? - Je veux essayer encore.
R�pondez-moi!
Morts tous deux.
Vous ne c�dez pas facilement.
25000 dollars, si vous le trouvez.
C'est vaste, le Mexique.
Vous y �tes d�j� all�?
A 50 km de la fronti�re.
Votre fr�re a tant de valeur?
Cela ne vous regarde en rien.
Au contraire!
Mon fr�re, moi et un autre �tions associes.
Mon fr�re, un id�aliste, s'est laisse �vincer par l'autre.
Mais il �tait trop faible pour se rebeller.
Si on ne trouve pas Edouard,
mon associ� h�ritera tous mes biens.
Ce serait ignoble qu'un forban soit ainsi r�compens� de ses vols.
Je vois que c'est pareil des deux c�t�s du Mississippi.
Voici 1500 dollars pour les frais.
Et si je fichais le camp avec votre argent?
Si j'ai gagn� un million de dollars, c'est que je sais juger.
Oui, sans doute.
Quel �ge avez-vous?
30 ans, dans 17 mois.
Et moi, 67.
Comment ferai-je pour reconnatire votre fr�re?
Je ne l'ai pas vu depuis 30 ans. Il en a 58.
Enfants, notre p�re nous a donn� � chacun un dollar d'argent.
De la premi�re frappe de 1794.
Cadeau personnel d'Alexandre Hamilton.
Il y en a un l�.
Ils devaient nous porter chance.
Mot � double entente.
Cette pi�ce porte un aigle sur chaque face.
Il a sans doute encore la sienne.
Je le ram�ne ici?
Et s'il est mort?
Apportez la preuve.
Combien de temps ai-je?
Mes Jambes sont mortes.
Vous avez d'ici... � l�.
Restez en vie, M. Forbes. Je veux cet argent.
Faut chevaucher longtemps pour se perdre par ici.
Sam Grypton.
Ceci n��tant pas une question, vous avez l'avantage sur moi.
Nous tomberons tous deux ensemble!
Maintenant, si on �galisait? Votre nom?
Brad Ellison.
Vous en avez bien l'air!
Puis-je coucher ici?
J'ai des h�tes qui se reposent. Vous les connaissez peut-�tre.
Peut-�tre.
Faites comme chez vous.
Il m'a fallu toute une journ�e pour vous trouver.
Le seul endroit au sud de Cherokee o� on peut se d�lasser.
- Salut, Brad. - Ringo. Jimmy.
- Tu as vu mes fr�res? - Deux.
Cole � Dodge et Bob au Missouri.
Ben Thompson. Brad Ellison.
Ici depuis 2 mois. Qu'est-il arriv�?
Jesse est mort. Tu� par Bob Ford.
Bob! Son cousin, son ami!
- Kid est mort aussi. - Billy tire plus vite que personne.
A part Ringo.
Pat Garret l'a eu en tra�tre.
C'est pas l�ann�e des amis, hein?
Un tueur n'a pas d'amis.
Pas d'autres bonnes nouvelles?
Il est jeune encore. Il verra!
C'est pas dr�le.
Moi, j'ai r�ussi � survivre.
J'ai des vis�es sur un bon ranch, en Oregon.
C'est pas assez loin.
T'iras jamais assez loin pour ta r�putation.
Je veux ce ranch au plus vite.
Le temps file pour nous tous.
T'es venu ici pour parler comme un fossoyeur?
Je cherche un homme.
Disparu il y a 15 ans. Il s'appelle Edouard Forbes.
Entendu parler de lui?
On est p�p�res, ici. On tient pas � se faire f... hors du Mexique.
Gr�ce � lui, je toucherai gros.
Savez-vous o� il est?
Je commence par San Vicente.
Il y a l�-bas un certain King O'Reilly.
Tu le connais?
J'ai jamais �t� plus loin qu'ici.
Par-l�, c'est dangereux.
La chambre est pr�te.
On va vous y conduire.
D�ner dans 30 minutes.
- Quel genre, cet Ellison? - Le genre � venir ici.
- Je vous traite bien. - On vous paie bien!
J'attends qu'on me r�ponde.
Laissez-nous un peu.
Je ne veux pas qu'il garde ses armes.
Allez-vous-en!
Vous semblez bien nerveux.
Parce que le soleil descend.
Para�t que vous voulez me voir?
La chambre vous d�pla�t?
La table?
Depuis quand �tes-vous au Mexique?
20 ans... Je ne suis pas celui que vous cherchez.
C'est aussi un tueur?
Je me m�fie.
Je ne suis pas homme � recevoir des ordres.
�a viendra.
Comment va-t-on � San Vicente?
Sud-est, par les cactus.
Rien d'autre?
Votre nom?
Vous le savez: Grypton.
�a n'a pas toujours �t� �a?
Non. Mais jamais "Forbes".
Dans ma jeunesse, j'ai eu mes raisons pour changer de nom.
Vous serez pay�.
Se�or, redressez-vous lentement.
Vous ne vous trompez pas?
Amigo, si j'�tais � Abilene, � Dodge ou � Dallas,
Je pourrais vous prendre pour un autre.
Mais on est au Mexique.
Que voulez-vous?
N'ayez pas peur, ami.
Vos bottes,
votre cheval
et vos dollars.
On est mort, sans bottes et sans cheval.
Je suis un type g�n�reux:
Je vous �pargnerai la mort lente.
J'en cours le risque.
Les dollars, Se�or... dans votre poche arri�re.
Jos� Garcia!
Menez-le chez son fr�re.
Chamaco, rentre chez maman.
Le silence m'attire plus vite que les coups de feu.
La t�te de l'homme tu� par vous �tait mise � prix.
Il avait un compagnon, que son cheval a tu�.
Pas de prime pour lui.
Je n'en demande pas!
Un Alcalde doit tout savoir, M. Ellison.
Vous avez quitt� El Hoyo del Diablo pour San Vicente.
Et je sais qui vous �tes.
Alors, dites-moi comment il savait o� �tait mon argent.
Sam Grypton est sans doute bavard.
Je verrai �a au retour.
Que j'esp�re tr�s proche.
Je cherche un Am�ricain, pass� par ici. Edouard Forbes.
Je l'ai bien connu. Un col�reux.
- O� le trouverai-je? - Nulle part. Il est mort.
Sa tombe doit �tre fra�che. O� est-elle?
Dans la montagne.
Une montagne grasse, o� tout pousse tr�s vite.
En 10 ans, plus de traces.
10 ans?
Impossible.
Rien n'est impossible, quand il s'agit de mort.
Vous l'avez vu mourir?
Quelqu'un l'a vu?
Des montagnards.
J'aimerais leur parler.
Je pourrais vous en amener,
mais la mort d'un �tranger
n'a d� leur laisser aucun souvenir.
Aucune objection � ce que j'essaie?
Aucune.
Alors, je commence. O� se trouve King O'Reilly?
A une journ�e de cheval en pleine nature, � travers bois.
La r�compense, Se�or. Quelqu'un doit la toucher.
Comme toujours.
Il y a un fr�re, avec 5 enfants.
250 pesos, c'est une fortune.
Donnez-les-lui.
Merci bien.
Les chevaux achet�s � Vasquez arriveront demain.
On les marquera aussit�t.
Brad Ellison... King O'Reilly?
Que lui voulez-vous?
Lui parler.
De quoi?
Lui, c'est Miles Lang.
Je suis O'Reilly.
Vous �tes prudent, pour un propri�taire!
Plus je m'enrichis, plus je dois �tre prudent.
Dans ce coin-ci, les Am�ricains sont rares.
Et d'habitude, ils s'annoncent.
Aimeriez-vous boire, manger?
Un peu d'eau, je vous prie.
Notre hospitalit� est plus large que �a!
J'ai du whisky irlandais.
Non, rien que de l'eau.
Je l'ai trouv� � l'�ge de 2 ans.
De l'eau pour le monsieur.
Sans doute l'unique petit Mexicain avec un nom irlandais!
M. O'Reilly, quand vous m'aurez r�pondu, je repartirai.
Le temps file assez sans qu'on le presse.
C'est lui qui me pousse.
Vous d�sirez que je vous r�ponde. A quelles questions?
Je cherche Edouard Forbes.
Je vous r�pondrai comme � vos deux pr�d�cesseurs:
Edouard Forbes est mort il y a dix ans.
On me l'a d�j� dit.
Puisque c'est rest� sans effet, un bon conseil:
Renoncez-y!
On m'a dit �a aussi.
Parlez-lui des autres, Miles.
Le premier, il y a 4 ans,
a demand� o� un homme pouvait se cacher.
Je lui ai r�pondu: Au fin bout du d�sert.
Il n'y a rien apr�s. Je l'ai suppli� de ne pas y aller.
Il y est mort.
Il y a 18 mois, le second s'en est all�
vers la r�gion des cactus. Il n'est jamais revenu.
Un Indien a rapport� ses papiers.
A-t-il eu un accident ou rencontr� des bandits, peu importe.
Il �tait d�j� mort!
Vos conseils sont pr�cieux.
Le travail m'attend au corral.
Je dois voir l��talon.
Miles est venu ici il y a 5 ans, cherchant de l'or.
Il n'est jamais reparti.
De temps � autre, il cherche encore un filon.
Il s'est fait une belle vie, ici.
On le peut, avec du courage.
Ici, chacun aime � conseiller comment vivre,
mais l'important est de savoir "comment rester vivant"!
Je ne vous impressionne pas du tout, h�?
Vous �tes tr�s fatigu� et Forbes ne bougera pas.
Dormez ici. J'aurai la conscience tranquille, quand vous partirez.
Vous n'�tes pas si prudent que �a.
J'en ai connu qui portaient leurs armes comme vous.
Je veux chercher Forbes!
J'en ai connu aussi comme vous.
Vous serez toujours � la recherche de quelqu'un.
Me voici, papa!
Une nuit, M. Ellison.
Un h�te?
Ch�rie, voici Brad Ellison. Ma fille Maria.
Je vous ai d�j� vue.
J'ai s�journ� un peu � Mexico.
Je ne connais pas.
Notre h�te est venu par la piste.
Si vous voulez vous laver, on soignera votre cheval.
Qu'on l'abreuve, seulement.
Je le panserai.
Un jour, j'ai renvers� mon verre sur un tireur susceptible.
Il n'a tu� qu'une partie de moi-m�me.
Certains morts diraient que vous avez eu de la veine.
Je mets �a chez vous.
Nul gentleman ne dit � une dame qu'elle ressemble � une autre.
Un nomade n'est pas un gentleman.
On l'est de c�ur.
Peut-�tre.
Il est impoli de dire � une dame qu'elle ressemble � une autre.
J'ai seulement dit que je vous avais d�j� vue.
Je t'avais dit de le tenir serr�!
Dites-leur d'enlever la selle pour que le cheval se calme.
Le monteriez-vous?
Non. Certains �tres ne sont pas faits pour �tre bris�s.
Rendez-lui la libert�!
Merci, amigo.
Si jamais je peux vous rendre �a, dites-le.
Peu importe!
Allez-vous m'obliger � vous le dire?
Un ami gaucho m'a appris comment faire.
Je ne parle pas de �a!
Pourquoi avez-vous pris l��charpe?
Pour rendre sa propri�taire un peu plus prudente � l'avenir.
Et pour t�cher de d�couvrir qui prenait ses bains ainsi.
Je nageais d�j� dans cette rivi�re �tant petite fille.
Mais maintenant, vous �tes grande!
Vous avez regard� longtemps?
Assez longtemps.
Qu'entendez-vous par l�?
�a d�pend de la fa�on dont vous tenez le fer � marquer.
Quand vous me regardez, J'ai l'impression d'�tre toute nue.
Attention de ne pas prendre froid!
Je veux que vous me disiez exactement ce que vous avez vu.
Ne r�pondez pas!
Quel homme �tes-vous?
Tr�s ordinaire.
P�re dit que vous �tes un cow-boy.
- Je n'en crois rien. - Je l��tais.
Vous ne l'�tes pas!
Votre p�re sait qui je suis.
Mon p�re m'a dit que les tueurs ne riaient jamais.
Ils n'ont pas de raison.
Vous �tes loin de chez vous.
On l'est toujours, quand on n'a rien.
Edouard Forbes n'est pas une raison. Plut�t un pr�texte.
Vous l'avez vu?
Etant petite, il est rest� chez nous pendant un mois.
Quel genre d'homme est-ce?
Un mort.
L'Alcalde l'a dit "col�reux". Votre p�re, "amer".
Il �tait triste.
C'est l�ger, comme indice.
Pourquoi y tenez-vous?
Il me paiera un ranch en Oregon.
Le long du Cherokee court une phrase
ressass�e parles bandits:
Ils veulent un ranch en Oregon, loin de leurs exploits.
Mais aucun d'eux n'y r�ussit.
Je croyais qu'Edouard Forbes signifiait beaucoup pour vous.
Oui!
Un ranch, un troupeau
et une porte grande ouverte.
Pardon. Je n'aurais pas d� vous parler de tout �a.
Vous pouvez �conomiser.
Je prot�ge les biens et le troupeau d'un autre.
Souvent au prix d'un meurtre.
L'argent gagn� de cette fa�on, il faut vite le d�penser!
Miles, puis-je vous parler?
Mais oui! O'Reilly vous donne un emploi?
Il m'en offre un.
Vous �tes le premier de votre m�tier que je connaisse en ami.
- Comment vous nomme-t-on? - Un bon tireur.
O'Reilly n'aime pas vos pareils.
Pourtant, il semble admettre que j'ai droit � une petite place.
C'est un bon ma�tre. Acceptez.
Vous avez dit que je pourrais vous demander n'importe quoi.
�a tient toujours!
Vous connaissez � fond la montagne.
Viendriez-vous avec moi?
Je ferais n'importe quoi pour vous,
sauf de vous mener � la mort.
S'il y a danger, Je continuerai seul.
Quand je rembourse, c'est totalement.
Si je recule, je risque de ne plus avancer.
- Quand part-on? - Demain.
On ne trouvera jamais Forbes, mais peut-�tre de l'or!
Vous croyez que je pourchasse un fant�me?
Il faut vous gu�rir de cette obsession.
Si je veille sur vous, vous n'en mourrez peut-�tre pas.
Quel �ge peut avoir O'Reilly?
Dans les 56 ou 57 ans. Pourquoi?
Ce serait cet �ge-l�.
Parole, vous r�vez!
Forbes est vivant, j'en suis s�r.
De San Vicente, il a �crit � son fr�re. Il se cache, voil� tout.
Mais il repr�sente 25000 dollars pour moi. C'est s�rieux!
Il vivait donc quand les deux autres le cherchaient.
Les aura-t-il tu�s?
Il y a des choses qu'on paie du prix du sang.
Le jeu est dangereux.
Forbes peut �tre n'importe qui.
Et vous �ventrer pendant que vous lui parlez.
Voil� pour l'identifier. Il poss�de une pi�ce semblable.
Int�ressant.
Mais bien mince.
S'il est l�, je le trouverai.
D�j� deux hommes sont morts. Ne dormons que d'un �il.
Je le fais toujours.
Quel �ge avez-vous?
Plus jeune que O'Reilly.
Alors, je dormirai des deux yeux.
On sera � l'auberge avant la nuit.
Apr�s, on ne dormira plus dans un lit.
Manuel, le patron, fait une tequila � r�veiller un mort!
Je veux continuer.
John Forbes est seul pendant que son adversaire continue.
Vous devrez poser bien des questions.
Les Indiens et les montagnards se ravitaillent chez Manuel.
J'en connais quelques-uns.
Ils ont failli voler 2 bons chevaux et tuer deux excellents gar�ons!
Non. Ils essayaient seulement de nous faire tourner bride.
Pour avoir un cheval, il faut s'approcher,
afin d'abattre l'homme sans blesser la b�te.
C'est un avertissement qui demande � �tre entendu.
J'ai entendu... tr�s bien.
L'homme dit qu'il ne veut pas �tre trouv�.
Et aussi qu'il est vivant.
Combien d'avertissements vous faut-il encore?
Jusqu'au dernier qui m'arr�tera.
Miles, d'o� �tes-vous?
N� � Madrid.
D'un p�re anglais inconnu,
et d'une m�re espagnole.
Je cherche de l'or depuis l'�ge de 18 ans.
Afrique du Sud, Indes, Californie, Mexique.
Un jour, j'en trouverai � poign�es.
Alors, je rentrerai chez moi.
Chacun devrait avoir un chez-soi.
Ce que Je veux n'est pas dans le d�sert.
Mais � la ville.
Dont on sent battre le c�ur. O� l'on voit des tas de gens.
Moi, je ne connais que mon cheval.
Si vous connaissiez la ville, vous ne l'oublieriez plus!
Amigo, comment va?
Les chevaux.
Manuel, vous �tes en forme.
Mon ami Brad Ellison.
Plaisir inattendu!
Ignoriez-vous notre venue?
Manuel, pouvez-vous nous coucher pour la nuit?
Je vous offre le meilleur que j'ai.
Et au d�part, nous le remercierons en esp�ces sonnantes!
Qui seront accept�es avec reconnaissance.
Contente de vous revoir.
Moi aussi, Conchita.
Une si jolie fleur dans ce pays perdu!
Donne-leur la grande chambre.
Il leur faudra de l'eau chaude et des lits propres. Veilles-y.
Je sais quoi faire!
J'en suis s�r.
Se�or Ellison, comprenez ma femme: Elle Joue.
Ame rappeler qu'elle est mon �pouse et non mon esclave.
Prenez plut�t du whisky.
Cette tequila va vous faire sortir de votre peau!
Miles... J��clate!
Tenez, encore.
Non! J'ai des gens � voir.
Et j'aime mieux y aller en marchant qu'en volant!
R�sultat?
Trois disent ne pas le conna�tre, et un vieux, qu'il est mort.
Et ce n'est pas fini!
Manuel dit qu'on ne peut vivre ici � moins d'y �tre n�.
Mais vous ne voulez pas le croire.
S'il connaissait Dodge City!
Moi, je pr�f�re dormir sous les �toiles.
On a le temps, avant de rentrer chez O'Reilly.
C'est plus s�r.
"Buenas noches". Egal: Bonsoir.
Il est mort!
Mais lui, non.
File chercher le Padre Jos�.
C'est un m�decin qu'il lui faut.
Le plus proche est � 150 km.
Le Padre Jos� est � la fois pr�tre et docteur... sans l'�tre.
�a va mieux?
Toujours pareil.
Vous avez pris pour moi.
Je ne pensais pas payer ma dette ainsi!
- Retournez chez O'Reilly. - Je ne veux pas!
Je commence � m�int�resser � Edouard Forbes.
Il va mieux?
Je voudrais extraire la balle, mais j'ai peur d'essayer.
- Le Padre Jos� saura. - Si vous le trouvez.
Il est toujours l� quand il faut.
Miles a eu de la chance.
Si on peut dire!
Il a pu demander "Qui en est?"
Seule fa�on de dire: "Qui est l�?"
Oui, je l'imagine.
Mais j'ai connu Billy, un jeune, qui n'a pu finir cette question.
On dit que vous connaissez la m�decine.
Comme chacun,
J'en sais un peu sur peu de choses.
Il faudra que vous en sachiez beaucoup, car c'est mon ami.
Je ferai mon possible, Se�or.
Le Padre est l�.
Vous souffrez beaucoup?
Tant mieux, car la souffrance prouve que le corps lutte.
Puis-je voir...?
La balle est dans le gras du c�t�.
Vous, tenez ses pieds.
Vous, tenez ses bras au-dessus de sa t�te.
Vous �tes brave. Moi, pas.
Si je faiblis, ils seront l� pour me retenir.
100 hommes sur 100 chevaux en 100 ans
n'exploreraient pas tout le Mexique.
Je n'ai rien de tout cela, mais une chose plus importante:
Une fl�che qui indique la montagne.
Le tr�sor cach� l� n'est pas de l'or
mais la paix de l'�me.
Exactement ce qu'Edouard Forbes me donnera.
Ils ont une volont� de fer, Manuel.
Et des t�tes de bois, Padre.
Je voudrais pouvoir vous �viter ces recherches vaines.
Mais puisque vous vous obstinez,
Je vous guiderai.
Vous avez d�j� trop fait.
On n'a jamais fini d'aider les autres.
Dans ma pauvre cabane, le se�or Miles se remettra.
Et vous regarderez mourir votre r�ve.
Peut-il chevaucher?
Oui, mais je vous assure que vous ferez chou blanc.
On part � l'aube. Du moins, si cela vous va.
Que puis-je dire?
A la Gr�ce de Dieu!
Adieu, Manuel.
Des millions de dollars pour lui, si nous le retrouvons.
�a pourrait acheter Jusqu'� l'horizon.
Edouard Forbes est mort ici de sa haine pour l'argent.
Mort?
Je voudrais une preuve.
Un grain de sable sur la gr�ve se trouverait mieux
qu'une tombe anonyme dans la montagne.
J'ai connu bien des hommes.
Ils peuvent oublier une femme, une mine d'or,
leurs enfants,
mais pas la tombe qu'ils ont creus�e.
Parce que l'homme est imaginatif
et enterre son propre reflet.
Plus tard, vous saurez qu'il y a plus de richesse sous vos pieds
que dans des montagnes lointaines.
Il n'y en a pas dans celles que je connais.
Je n'en ai jamais vu.
Nous discuterons demain de la port�e de ce mot.
Maintenant, Je dois soigner mes moutons.
Dr�le de bonhomme.
Il faut �tre saint ou fou pour vivre comme lui.
O� sommes-nous?
L�-bas, c'est San Vicente.
A un jour et demi de cheval, le Rio Grande.
Des civilisations ont totalement disparu au Mexique.
Cela ne doit pas �tre difficile � un homme.
S'il vit, je le trouverai.
Oui? Et s'il est mort?
Je ram�nerai son assassin.
On reviendra quand le soleil touchera ce pic.
Ceux que vous rencontrerez vous aideront.
Toute la montagne sait d�j� que vous �tes mon ami.
�a m'aidera peut-�tre.
Puis-je vous parler?
Depuis quand vivez-vous ici?
J'ai surv�cu � mes ennemis.
Avez-vous entendu parler d'Edouard Forbes?
Qui pourrait l'oublier? Sa voix �tait comme le tonnerre.
Il y a longtemps que vous l'avez vu?
Depuis autant d�ann�es que j'ai de doigts.
Qu'est-il arriv�?
Ce qui arrive � tous.
Vous l'avez vu mourir?
Quelqu'un l'a vu?
Peut-�tre... Don Miguel.
O� est-il?
A3 km.
Dites-lui que vous venez de ma part.
Les gens �taient diff�rents, mais les r�ponses pareilles.
Combien de fois faudra-t-il vous r�p�ter la v�rit�?
Chacun semble l'avoir connu.
Qui nierait conna�tre un tel homme?
Mais nul ne sait qui l'a tu�, ni o� il repose.
Vous ne pensez que violence. Et s'il est mort en paix?
Je vis par la violence, Padre.
Restez dans ces montagnes, et cela seul mourra.
Son cheval, vol�!
Qui sait combien ils �taient?
Mourir pour si peu!
S'ils l'avaient tu�, ils l'auraient laiss� l�.
Je ne comprends pas.
Ils l'ont pris comme otage, pour que j'aille le d�livrer.
- Vous croyez qu'il vit? - Oui, mais Jusqu'� quand?
O� ont-ils bien pu l'emmener?
A vous de me le dire, Padre.
Je ne sais pas.
Vous connaissez O'Reilly?
Allez lui dire de rassembler le plus d'hommes possible.
N'allez pas seul dans la montagne.
Je vais chez Grypton.
Ses amis ne vous aideront pas.
Ils sont de ma sorte, Padre, ils comprendront.
Pour partager l'argent.
Non. Cette fois, ils se battront pour un ami.
Vous cherchez une chambre?
O� sont Ringo et Jimmy?
Partis. Tous.
Il ne reste ici que moi... et un ami.
Vous �tes vis� dans le dos.
Levez les mains.
Prenez sa ceinture.
Vous �tes stupide!
Ainsi ont fini les deux autres?
Non, ce sont des l�ches.
Ils ont fui d�s qu'ils ont compris.
Ringo disait: "Ce n'est pas l�ann�e des amis."
J'ai mes raisons.
M. Ringo, votre ami, les a comprises. Comme vous ferez.
Je ne vois pas Johnny dans ce r�le-l�.
Prenez le temps de r�fl�chir � ce que je vais vous dire.
Parlez!
Prenez vos aises.
D'habitude, on ne me dupe pas.
Qui dit que vous l'�tes?
Votre fusil.
Nous l'avons trouv�.
- Comment �a? - Il y a 8 Jours.
Nous avons mang� avec lui,
v�cu avec lui.
Impossible!
J'ai dit cent fois comme vous: "Impossible!"
Le Padre Jos� est Edouard Forbes.
J'ai trouv� �a chez lui.
Il fallait profiter de mon sommeil.
Je n'aime pas tuer.
Gravez �a sur la tombe du type tu� chez Manuel!
Il devait filer, mais vous �tes arriv� trop vite.
J'ai d� le tuer pour qu'il se taise.
En vain, Miles. Vous �tes fichu.
Non, j'ai l'as d'atout. Le tr�sor est pour moi.
Je n'ai pas amen� le Padre.
Je m'en doutais.
Il veut gagner du temps.
La ferme! Je parle � mon ami.
Je savais que vous viendriez ici, et ce que vous feriez:
Envoyer le Padre chez O'Reilly chercher du secours.
Je le trouverai.
Croyez-vous que l'Irlandais vous le livrera?
J'y ai droit.
Vous le pistez depuis un mois,
moi depuis 5 ans.
Pourquoi si longtemps?
Je ne voulais pas qu'on le retrouve avant la mort de son fr�re.
Et j'aurais touch� 150.000 dollars.
Vous �tes aux gages de l�associ�?
Oui. L'homme de San Antonio.
Vous allez tuer le Padre?
Oui. Oblig�.
Parce qu'on l'a trouv�.
Marchons ensemble. Laissons le vieux.
Avec mes 25000 dollars, nous chercherons votre or.
Je suis revenu trop souvent les mains vides.
Je suis navr�, mais l'or devra �tre teint� de rouge.
Je vous offre mes 25000.
Non, je vous devrais trop. Faites ceci:
Prenez les 2 pi�ces et touchez les 25000.
Ce n'est pas mal?
Ce n'est pas mal.
Mais vous manquez d'atouts.
Le Padre est assez vieux. J'aimerais vivre autant que lui.
Attachez-lui les mains.
Partez dans 24 h.
Touchez votre d�. Ensuite, l'Oregon.
J'ai r�alis� votre r�ve.
Nous sommes quittes.
Tout � fait d'accord.
- Adieu, amigo! - Bonne chance!
A moi de gagner!
�a fait assez longtemps que je cire vos bottes, � tous.
Croyez-moi,
�a ne m'a jamais plu.
Pas une minute!
Un conseil: Vous ferez bien de changer encore de nom.
Je rejoindrai Miles � San Antonio pour toucher ma part!
Vous voulez me tuer?
Pour 500 dollars, Se�or.
Assez pour obtenir le consentement du p�re de B�atrice.
Ce n'est pas cher! Je vous offre bien plus.
�a me suffit largement.
Et lui, qu'y gagne-t-il?
C'est mon oncle. Le don de mon cheval le contentera.
Il ne parle gu�re.
Il n'a rien � dire.
Prenez une partie de mon argent pour nourrir votre cheval.
Le reste pour enterrer le Padre.
Le Padre Jos� est fort comme un b�uf!
Il nous survivra.
Vous �tes idiot!
Qu'il parle!
De moi, on ne peut tirer que mes armes et mon cheval.
L'argent viendra de la mort du Padre.
Il n'a rien: Nous le nourrissons.
Qui irait payer pour qu'on tue un vieux Mexicano?
Le Padre Jos� est un Americano.
Tu �tais petit � son arriv�e. Mais depuis,
le soleil a rid� sa figure.
Si jamais on fait du mal au Padre, tout notre peuple se l�vera.
Se�or Grypton!
Si vous mentez, Je vous tuerai lentement.
S'il ment, je te laisse faire.
Pourquoi ces cris?
Mon oncle veut vous parler.
Pourquoi le gardons-nous?
Vous �tes pay�s pour le tuer quand et o� je vous le dirai.
J'ai pos� une question!
Nous demanderons son avis au Padre Jos�.
Vous autres p�ons, vous ne savez pas penser par vous-m�mes!
Vous confondez simplicit� et ignorance.
D�tachez-le!
Vous �tes fou!
D�tachez-le!
Votre vie ne compte pas.
Mais le Padre est tout pour nous.
Il faut vivre dans la montagne, pour comprendre.
Belle pi�ce de cuir!
Si ma se�orita me voyait avec,
son p�re saurait quel homme je suis.
Gardez-la.
Je penserai � vous, Se�or, chaque fois que j'y toucherai.
Pas les armes!
Il me tuera!
Se�or,
nous autres p�ons sommes trop b�tes pour comprendre.
Venez l�.
J'ai dit: Venez l�!
Venez ici, ou mourez l�-bas.
Ramassez!
Sinon vous mourrez!
Vous aviez une chance sur deux.
Vous l'avez encore.
Deux hommes sont morts.
Qui sait ce qu'il est advenu de Miles et de Brad Ellison?
Maria, cours pr�venir l'Alcalde.
Non! A quoi bon? O� chercherait-il?
Dire que ma vie est cause de tant de morts!
Cela cessera-t-il jamais?
Vous seul pouvez l'arr�ter.
Vous le savez, Edouard.
J'ai gard� votre secret.
Si vous voulez arr�ter tout cela, montrez-vous � d�couvert.
J'avais r�v� de pouvoir continuer ainsi � jamais.
Nul n��chappe � soi-m�me.
- Je croyais... - A tort, Padre.
Qui est-ce? Que voulaient-ils?
Des Am�ricains. Ils cherchent Forbes, aussi.
Ils ont cru que je savais o� il �tait.
Et Ellison?
Il a voulu me sauver. Il a presque r�ussi.
Comment, "presque"?
Ils nous ont rattrap�s.
Brad y est rest�.
Une mort violente ne l'a pas surpris autant qu'elle m'attriste.
Je lui ai promis de trouver Forbes et de le mener � son fr�re.
Padre, je le ferai, m�me si je dois remplir les cimeti�res du Mexique.
Inutile.
J'avais disparu, mais trois hommes ont p�ri � cause de moi.
Il n'y aura plus de mort.
C'est Edouard Forbes.
Vous... Forbes?
Il faut que je vous conduise sain et sauf au-del� de la fronti�re.
Il va rester ici quelques Jours.
Des tueurs nous pistent. Il faut faire vite.
Bien. Prenez ce qu'il vous faut.
Maria, aide-le.
Ce furent 15 belles ann�es.
C'est plus que bien des hommes n'en ont jamais.
Que seront les prochaines?
Cela d�pend de celui qui les vit.
Combien d'avance avez-vous sur eux?
Peut-�tre deux heures.
Je rassemble mes hommes et vous rejoindrai avant la montagne.
L'Alcalde vous fera prot�ger Jusqu'� la fronti�re.
Du Rio Grande, Je me d�brouillerai seul.
Maria, va avec eux � San Vicente.
Et si l'on se bat?
Je ne veux pas qu'elle reste seule ici avec cette menace.
Bien. Maria, venez.
O� est-il?
- Miles vous disait mort! - O� est le Padre?
Avec Miles, en route pour San Vicente.
Il l'emm�ne dans la montagne, pour le tuer!
Je n'en crois rien.
Mais vous l'avez cru quand il m'a dit mort.
Dois-je vous parler de Forbes,
ou de la fa�on dont Miles m'a tenu sous son feu?
Maria l'a suivi! J'ai confiance en lui.
Vous �tes aveugle!
Il faut qu'il tue le Padre pour toucher $ 150000.
Il fera �a au fond des montagnes!
Et il n��pargnera pas Maria!
Miles n'oubliera jamais tout ce que j'ai fait pour lui.
Il a v�cu 5 ans chez moi. Je le connais � fond.
Mais bien s�r!
Alors, vous y allez � mains nues? Ou vous lui lancerez des pierres?
Tournez ici.
Ce n'est pas la route de San Vicente.
C'est pour d�pister nos poursuivants.
Il faut ob�ir � mon p�re.
Il est moins dangereux d'aller � San Vicente par ce chemin-ci.
Arr�tez!
Maria, descendez. Vite!
Allez, marchez.
Ne la tuez pas, Miles!
Je la blesserai seulement,
pour qu'ils s'arr�tent.
Dans un mois, il n'y aura plus qu'une cicatrice. Ce n'est rien.
Il visera mieux, pour nous.
Vous d�sirez beaucoup le tuer?
Je le ram�nerai: "vous" le tuerez.
Forbes, descendez!
Donnez l'ordre, Padre, et je le tue!
Non, Cordoba.
Il vous aurait tu�!
Je n'ai pas � ordonner sa mort.
Vous �tes s�r?
Laissez-le passer!
O� est-il?
Arr�tez-le!
Pourquoi, Padre?
Il est mort.
Avec une partie de chacun de nous.
La route sera longue.
D�cidez, Padre.
Vous partez sans rien.
Je m'habituerai.
O� sont vos armes?
Je les ai �chang�es contre une ferme en Oregon.
Ou... au Mexique?
Adaptation: Suzanne Flour
Sous-titrage TVS -TITRA FILM
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