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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
Je vais t'enlever les menottes.
- Assieds-toi. - On est où ?
- Au Mexique. - Quoi ?
Ton père sait où tu es. Il arrive.
- Ils vont me tuer. - Non.
Bocinas est bizarre. Ils vont me tuer.
Regarde-moi. Ils ne vont pas te tuer.
Je suis là.
On va s'en sortir. Patience.
- D'accord. - C'est bientôt fini.
- D'accord ? - Oui.
Merde. Reste là. Ne bouge pas.
Mon Dieu.
D'accord.
- Santito, putain. - Tiens.
Merde !
Pour qui tu bosses ? Réponds ou je te saigne.
- Réponds. - On nous a dit de vous ouvrir.
Pourquoi les portables ne passent pas ?
- Pourquoi ? - Il y a eu un orage.
De quoi ?
- Hé. - Un orage.
Ça a niqué le réseau ?
J'ai réussi à téléphoner.
J'ai même envoyé une photo de toi. Je ne suis pas con.
- Du calme. - Vous êtes flics ?
Vous êtes flics ? Bouge.
Avance, sale pute ! Allez !
- Du calme. - Allez !
- Tout va bien. - À terre.
Santito !
Que se passe-t-il ?
- Je veux du réseau. - Relax.
Ils bossent pour Morris ou ils sont flics.
Il a l'air d'un jardinier, lui ?
Il nous aide.
T'as dit qu'il travaillait ici !
- Tu l'as dit. - Calme-toi.
Qu'est-ce que tu as ?
Qu'est-ce qui t'arrive ? T'es con ou quoi ?
Tu ne vois pas que c'est un piège ?
- Du calme. - Toi, derrière.
Mosco, à l'intérieur.
Fouillez partout.
Toi, emmène-les.
- Fais-les parler, à tout prix. - Debout.
- Rentrez. - Allez.
Plus vite.
- Bouge ton cul, le jardinier. - Allez.
- Avance. - T'as un truc sur le cul.
- Voilà. - Stop.
- Muerto ! - Je vais le calmer.
- Avance. - Écoute-moi.
S'il le faut, on les bute. Mais c'est dingue.
T'es baisé.
- Du calme. - Lâche ton arme.
- Moi ? - À genoux.
- Je n'ai rien fait. - Ferme les yeux.
- Ferme-les. - Santito.
- Prie. - Va chier.
- Prie. - Je ne sais pas faire.
Répète : Notre Père...
- Notre Père. - Qui es aux cieux...
Qui es aux cieux.
Salopard.
- Connard. - Quoi ?
- T'as peur ? - Va chier.
T'as eu peur.
- Dégage. - Il n'est pas jardinier.
- T'es dingue. - Pas possible.
Laisse-nous partir.
On a ouvert pour faire plaisir à mon père.
Il arrive bientôt ?
Après ses courses.
Il passe par la porte de devant ou de derrière ?
- Il n'y a qu'une porte. - Ne fais pas la conne.
Je n'y crois pas.
Tu sais qui je suis.
Je suis avec vous.
Vous êtes avec Morris, oui ou non ?
Super.
Où est Morris ?
- Où est Jack ? - D'accord, Mendoza.
Jack nous envoie.
Le ranch est encerclé.
Il fallait attendre, merde.
Les autres sont en route.
Ils n'arriveront pas.
Il fallait me le dire.
Tu vas être libéré.
D'abord, on doit tuer Santito et ses gars.
- J'en ai marre de toi. - Stop.
Où est ta tête ? Tu fais peur.
- Regarde ce que tu as fait. - Je t'emmerde.
- Ils disent quoi ? - Ils ne connaissent pas Morris.
Ils sont gardiens. Détends-toi.
- C'est vrai ? - Oui.
J'ai tiré sur le jardinier.
Merde !
- Putain. - Merde.
Putain de merde.
Cumbias ! Va chercher la fille !
Trouve-la.
Allez, sors de là. Vite.
Non !
On y va.
Ne me touche pas. Lâche-moi.
On y va.
Enfoiré ! Ne me touche pas.
- Viens, allez ! - Cumbias.
- On y va. - Lâche-la.
- Ça va. - Qu'il me laisse.
Tout va bien.
Tu la connais ?
Pourquoi tu...
Putain !
Viens là. Tout va bien.
Viens. Mets-toi là.
Allez.
Prends ça !
- De la part de Santito ! - Mosco !
Prends ça !
Et voilà, mon pote ! Je suis Santito !
Alors ?
Mendoza.
- Où est Linda ? - Lâche ton arme.
Où est Linda ?
La tête, et il marque !
Prends ça, salope. Alors ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Merde. Viens, on se tire. Cours.
On y va.
Je vous l'avais dit !
Monte.
- Allez. - Grimpe.
- On se casse. - Monte.
- Allez ! - On y va !
Allez, bordel !
- Roule ! - Roule !
Où tu te caches, fumier ?
TRANSFERTS
Les voilà. Prends ça !
Reste avec moi, Dentier. Reste.
Ce n'est qu'une balle.
Ce n'est pas si grave.
Tiens bon.
Putain de bordel.
Ils m'ont trahi.
- Qui leur a dit ? - Aucune idée.
Tu ne sais pas ?
Allô ?
Ils arrivent.
Ouvre la porte, pauvre con.
Allez, ouvre.
- Allez. - Par là.
Quel bordel !
Qu'est-ce qui s'est passé, couillon ?
Tu ne sais pas ?
Ramasse-le. Allez.
Ils nous sont tombés dessus.
Il y en avait partout.
Emmène-le voir le toubib. Allez !
- Sortez d'ici. - Viens, mon pote.
Une chaise, Muerto.
Ça va aller, on est à la maison.
Ce n'est qu'une petite balle, t'inquiète.
Détends-toi, Dentier.
- Détends-toi. - Patron.
Lázaro.
Comment ça ? Tu t'appelles Dentier.
Non. Lázaro.
Pas Dante. Je suis Lázaro.
Non, tu es Dentier.
- Lázaro. - De quoi ?
Non. Tu es Dentier.
- Viens. - Attends.
- Il s'est passé quoi ? - Rien.
- Je veux savoir. - Oui.
- Rien. - Explique-toi.
Je t'ai dit, parrain.
Je t'ai demandé quelque chose.
- Mais... - Ta gueule !
Il faut qu'on parle, enfoiré.
Relax.
Voilà.
Respire à fond.
Expire.
Encore.
Expire.
C'était une vilaine plaie, mais ça ira.
L'hosto t'a bien soigné.
Je vais te donner un antalgique et un antibiotique.
Tu es trop con, Sobaco.
Quoi de neuf, mon pote ? Ça va ?
Merde.
C'est classe.
Je te prenais pour un chien.
Mais non. Tu es un putain de chat, à sept vies.
Un chat.
Sobaco ne me croit pas.
- On dirait un film. - Dis-lui.
- Que s'est-il passé ? - Raconte.
C'était qui ?
Qui t'a sauvé ?
- Santito. - Santito, le sauveur.
Carrément. Alors, doc ?
- Voyons. - Tu m'es redevable.
Je ne lâcherai pas.
Oui.
- Tu vois ? - Une toutes les huit heures.
- Je sentais le piège. - Toutes.
Je te réexaminerai.
Et Cumbias ?
Bien sûr. Cumbias.
On l'a perdu.
Mais tout s'arrange.
Bonne nouvelle.
Une place se libère dans notre pavillon. Viens avec nous.
Je reste dans la cour.
Tu déconnes ? Tu nous snobes ?
Non. Je préfère diriger mes affaires sur place.
Je me change.
Santito.
C'est l'heure.
Je vois.
J'y vais. D'accord.
Allez. Au trot.
Belle journée.
Et ta chevauchée ?
Sache que tu peux retourner à l'école
dès que tu seras prête.
Même si j'apprécie le temps passé ensemble.
Tu as fait quoi ?
Comment ?
Il y a d'autres riches au Mexique.
Pourquoi m'enlever, moi ?
Je ne sais pas.
Ces gens n'ont aucun honneur.
Je vois.
Ça ressemble à ça, un blessé ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Ça va ?
Je survivrai.
J'ai raté quoi ?
Chele a été tué.
Je sais. Navré.
Ce putain de gringo.
Ils ont perdu leur chef.
Et toi, il t'est arrivé quoi ?
PORFIRIO MENDOZA ASSASSINÉ
- Tu as fait quoi ? - Hé.
Ce n'est pas le journal d'aujourd'hui.
Tu fais quoi ?
Je dessine un démon, avec des cornes.
C'est...
Je te dis, ce n'est pas le journal d'aujourd'hui.
Pas grave, je vais trouver un autre papier.
Allô ?
Bonjour.
- Rosaura est là ? - Qui est-ce ?
Un ami. C'est important.
Je suis sa fille.
- Vous êtes journaliste ? - Non.
Bon...
Je suis Lázaro Mendoza.
Le frère de Porfirio.
J'ai appris. Où est mon fils ?
Lázaro, tu oses téléphoner ?
Ma sœur et ton frère, assassinés.
Par la faute de Porfirio.
Il était mêlé à des trucs louches.
On est inquiets pour Pablito,
mais on ne veut pas avoir affaire à toi.
Pourquoi il me méprise ?
Je lui sauve la vie.
On rentre,
je l'invite dans notre pavillon.
Et il préfère ses copains de La Unión.
"Je veux diriger mes affaires." Quel con.
Vous avez risqué votre vie pour lui
et vous espériez une autre réaction.
- C'est clair. - Une récompense ?
On est potes.
Une seconde plus tard et il était mort.
Comment devrait-il vous récompenser pour votre acte ?
Avec son amour.
Pas un truc de pédé, attention.
Je ne suis pas comme ça. Fais gaffe.
Tu me suis ?
Je fais tout pour qu'il s'éclate, et lui ? Il ne me donne rien.
Il ne me remercie même pas. Pas le moindre signe d'amour.
Vous avez déjà dit douter de Dante.
Vous avez dit qu'il ne parlait jamais de sa vie.
Vous l'aimez sans savoir pourquoi.
J'ai compris.
Tu l'as dans l'os.
J'ai enfin pigé, saloperie.
Tu veux me laver le cerveau.
Tu veux que je pense du mal de Dentier ?
C'est ça ? Connard.
Je ne dis pas ça.
C'est vous qui parlez de confiance et de trahison.
Qui a parlé de trahison ?
Qui parle de ça ?
Ne me fais pas dire des trucs.
Tu veux que je pense que Dentier nous a balancés à Morris ?
Et si je dis que le seul qui savait, c'est toi ?
- Vous êtes paranoïaque. - Et ça, c'est parano ?
Mes couilles, elles sont parano ?
T'es bien con, toi.
Vous êtes de plus en plus difficile.
Vous savez que tout ce que vous me dites ici...
Vous ne pouvez pas fumer. Rien ne sort d'ici.
C'est le secret médical.
- Éteignez-la. - Espèce de gros tas.
T'es foutu.
Écoutez.
Je ne ferais jamais une chose pareille à votre parrain. Ni à vous.
- Non ? - Vous le savez.
Non.
Vous pouvez y aller.
Ça va ?
Ne fais pas cette tête. Attrape !
Connard.
Bon Dieu.
Sale con.
Vous pouvez nous annoncer ?
- Bien sûr. - Et toi ?
- Ça va. - Je suis ravie.
Le Dr Villarreal et...
Rappelez-moi votre nom.
Monsieur ?
- Evaristo Galindo. - Evaristo Galindo.
Allez-y.
Entrez. Quel plaisir.
- Monsieur. - Evaristo.
- Quelle forme ! - Merci.
Je suis ravi de vous voir, et Frida.
Je vous sers à boire ?
- Un café ? - Oui.
Un Americano, sans sucre.
Rien, merci.
Que puis-je pour vous ?
On ne sait pas trop par où commencer, Peniche.
"Commencer est un art, terminer tout autant."
Qui a dit ça ?
Si ça me revient, je vous le dirai.
Au sujet de l'homme surnommé Elegante...
Merci beaucoup.
Le ministère est d'accord avec vous.
Mais au sujet de l'émeute dans le réfectoire...
Un drame terrible.
On a entendu vos déclarations.
Cet interview atroce ?
Ils me citent hors contexte.
Oublions cet interview.
On a des questions sur des détenus disparus.
- René Santana, par exemple. - Frida.
Vous savez que René n'a pas disparu.
Il est mort durant l'émeute.
Personne n'a vu son corps.
Et quid de Foca et de quelques Américains ?
Je peux tout expliquer.
Vous avez dit à la presse qu'il n'y avait que deux victimes.
Bien sûr. Il ne faut pas faire confiance aux journalistes.
Et parlons du détenu Dante Pardo, blessé par balle.
Comment les détenus ont-ils eu une arme ?
Faites votre travail.
Mais je vais vous dire.
Vous ne trouverez rien qu'on n'ait déjà signalé.
Mais libre à vous de perdre votre temps.
Je dois vous donner ce document moi-même.
C'est une lettre signée, du ministère de la justice,
nous autorisant à mener des entretiens et faire un rapport.
On attend de vous une totale coopération.
Faites comme chez vous.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas.
Evaristo, les portes de la prison vous sont ouvertes.
Merci, monsieur.
Merci beaucoup.
Je vous enverrai un email.
Merde.
- Arrête d'appeler. - Aide-moi.
Porfirio et sa femme sont morts. J'ignore où est mon fils.
Désolé.
Que s'est-il passé au ranch ? Tes hommes me tiraient dessus.
Le plan a changé. Ne pose pas de questions.
Non. Jack.
Merde.
Je ne me suis jamais rendu.
- Jamais. - Oui.
Sans manquer de respect à Cumbias...
Hé.
C'est cool.
Repose en paix, Cumbias.
- Oui. - Dieu ait son âme.
- À Cumbias. - C'est le boulot.
J'ai toujours vécu comme ça.
Le père de Kiko, par exemple.
Un jour, on a bâti une penderie. Une beauté.
Bien sûr.
On a mis un double-fond, pour se tirer par là.
Mon père m'a raconté. La penderie est encore dans la maison.
Mais vous avez été pris, c'est ça ?
Oui.
On était jeunes et un peu cons.
Mais pas autant que vous.
- Non. - Il parle de toi, Bocinas.
- Dehors. - On va voir.
Foutez le camp, je dois répondre.
Sors, pauvre idiot.
Je veux voir.
- Foutez le camp. - Toi aussi.
Quoi ? Pourquoi ?
Barre-toi, merde. C'est important.
- Reviens. - T'as changé d'avis ?
Laisse ta merde, là.
C'est de la qualité. Tu verras.
Qu'est-ce que tu veux ?
La vie,
c'est une longue série de surprises.
Un jour, on a tout. Et le lendemain...
Tu n'es plus rien.
Tu m'appelles pour ça ?
C'est minable, putain.
Tu ne vaux pas mieux que nous.
Pas vrai ?
J'étais...
En train de regarder des photos. C'est bien, de se souvenir.
Des vies que tu as détruites.
Lui, par exemple. Tu te souviens ?
René.
Le pauvre.
Il obéissait aux ordres.
Au fait, le ranch ?
Il a été détruit.
Mais bonne nouvelle !
Ma Linda est avec moi, saine et sauve.
Comment tu as su qu'on la déplaçait ?
Un pajarito a chanté.
Dis à ton petit oiseau de se méfier.
Parce que je suis armé.
Comme tu vois, couillon.
Un instant.
- Morris. - C'est moi. Pardon d'appeler.
Salut.
Ça va ? Je discute avec un de tes amis.
C'est fou, cette coïncidence. C'est lui.
Tu le connais bien. Tu le vois tous les jours.
Bavardez un peu.
Parlez, amigo.
Zut. Il a raccroché.
Tant pis.
Peu importe.
Tu le verras très bientôt.
Je te ferai bientôt perdre ton petit sourire.
Empaffé de gringo.
J'en tremble.
Des menaces en espagnol ? Ça fait peur.
Je te laisse.
Salut, amigo.
Parlez-moi de l'émeute dans le réfectoire.
C'était une bagarre.
Provoquée par quoi ?
Aucune idée.
Soudain, tout le monde se cognait.
J'ignore qui a commencé.
Nikolai,
c'est vous qui avez provoqué la bagarre ?
Mon cul.
Ils jettent à manger, nous insultent.
Ils provoquent.
Vous voyez ?
Demandez-leur.
Où est Jeremy ?
On regardait le match et ces connards sont devenus dingues.
Ils ont sorti des couteaux.
Il fallait bien qu'on se défende. C'est tout.
Mais j'ai entendu que...
Ce mec, Jeremy. Il est mort.
- Vous l'avez tué ? - Quoi ?
Vous l'avez tué ?
Non. Ce fumier a buté un des nôtres.
Vous le saviez.
Vous avez déjà entendu bien pire.
Hélas, oui.
Voilà.
On ne peut pas m'en vouloir.
Écoutez.
Si ça avait été nous,
ils nous auraient tous tués.
Je veux un rapport précis sur l'incident.
J'ai été très clair.
On se défendait, c'est tout. Ces salauds étaient enragés.
À cause de leur teint, je crois.
Il leur manque un quart d'heure de cuisson.
Quand ils ont annoncé le Code Rouge,
je me suis dirigé vers le réfectoire.
En quittant votre poste ?
Le protocole indique qu'en cas
de Code Rouge, comme ici,
on doit se rendre en urgence sur le lieu
du conflit. C'est ce qu'on a fait.
Quand avez-vous prévenu le directeur ?
Ça...
Je serai franc, je ne pourrais pas vous répondre.
Quand avez-vous vu René Santana pour la dernière fois ?
Merde. C'est une surprise, ça.
Je ne sais plus trop.
Quand ? Pendant la semaine, je crois.
- La semaine dernière ? - Non.
Si, la semaine dernière.
Oui.
Mais on ne le voyait pas souvent.
D'accord, Marcos.
Ce sera tout.
- Vraiment ? - Oui.
- C'est sûr ? - Oui.
À plus.
On nous a trahis, l'ami.
J'étais censé faire quoi ?
Tu aurais dû avoir un coup d'avance.
Tu débutes, ou quoi ?
Ils ont même buté un de tes gars.
Ce con de Cumbias s'est fait dégommer.
Un peu de respect pour les morts.
Et mon ranch, putain ?
C'est une ruine, maintenant.
Ça fait partie de ce qu'on doit régler,
Tavares.
Si on s'en sort.
Ne te fais pas de bile.
- Tout va bien. - Ah oui ?
Non. Ils ne t'ont pas encore convoqué ?
On fait l'objet d'une enquête, trou du cul.
Cette conne de Frida a contacté le ministère,
et maintenant ça part en couille.
Tu aurais dû calmer cette nana depuis longtemps.
Quand tu pouvais encore.
Maintenant que son pote est là, trop tard.
C'est pour ça que j'ai dit "si on s'en sort."
On t'a pris pour un con.
Toi aussi.
Ils sont sûrement tous en train de chanter.
Ne nous insulte pas.
Chez Tavares, pas de balances.
Personne ne sait rien sur Santana.
Au pire, ils croient qu'il était malade.
Les gringos ont bien mérité leur sort.
Ajoute Cumbias aux morts de l'émeute.
Et Foca, tout le monde s'en branle.
Personne ne l'aimait.
Ce gros tas n'avait pas un mec ?
Comment il s'appelle ?
Peniche, non ?
Tu m'as eu, là.
J'étais inquiète pour vous. Je suis rassurée.
- On entend tant de choses. - Ce n'est qu'une égratignure.
La balle a traversé.
Je suis là.
J'ai pensé à vous.
- Pourquoi ? - Je préfère être ici avec vous,
à répondre à vos questions,
plutôt qu'à l'hosto avec un flic.
Je ne sais pas comment vous le dire.
J'ai une mauvaise nouvelle.
Vous savez ce qui est arrivé à votre avocat ?
Oui.
Il a été assassiné, avec sa femme.
L'enfant a disparu.
Vous étiez proches ?
Assez.
On était voisins quand on était petits.
Je suis navrée.
C'est vraiment très triste.
- Leur fils a disparu. - Ce n'étaient pas ses parents.
Juste ses gardiens.
Il va vous falloir un nouvel avocat.
Vous savez qui appeler ?
Je n'y ai pas encore songé.
Ça va aller ?
- Oui. - Attendez.
Dante.
Faites-moi confiance.
N'ayez crainte.
Frida ?
Ça va ?
À bientôt. Tu signes pour moi ?
Fais-le toi-même.
Garde la barraque.
Allons-y.
Écoute.
Lupita.
- Salut. - Comment ça va ?
Je suis bouleversée.
Bien sûr.
- Bonjour. - Bonjour.
Comment va ma tante ?
- C'est très triste. - Assieds-toi.
Assieds-toi.
Bon.
C'est tragique.
Il se remet de ses soucis de santé, et voilà.
Sois forte.
Je suis furieuse, Azucena.
J'ai un service à demander.
Tu peux dire à ton mari
de venir me voir ?
Non, Lupita.
C'est impossible.
Cette famille ne peut pas verser plus de sang.
Laisse tomber.
Tu ne sais pas ce que René faisait.
Ne te mets pas en danger. Pense aux enfants.
Mariano et moi, on ne t'abandonnera pas.
On te soutiendra.
Totalement.
- Allez. - Tu auras tout
pour accepter la situation.
Merci, cousine.
- Je rembourserai. - Non.
Notre clan est altruiste.
Concentre-toi sur tes enfants.
Et ne fais pas de conneries.
On ne le tolèrera pas.
C'est clair ?
- Va avec elle. - Oui.
Viens.
Ne t'en fais pas.
- Va. - Ne t'en fais pas.
Que Dieu veille sur toi.
Allez.
La pauvre.
C'est fait, chéri.
Quel soulagement. Un problème de moins.
Qu'est-ce que tu portes ?
C'est vrai ?
Envoie une photo.
Allez.
D'accord, donnant-donnant.
J'attends.
Santito ?
Prends-toi en photo.
Mais pas la tête.
Baisés.
- Mate pas. - Gangsters !
Baisés.
Vous êtes baisés.
- Salut, la fiotte. - Arrête. Dégage.
- Tu bosses, là ? - Arrête, pédale.
Quoi ? Moi, tu me traites de pédé ?
Pourquoi tu es si hostile ? Je veux juste discuter.
Je veux discuter. Viens.
- Tu veux quoi ? - Viens.
- On va discuter. - Où ?
Dans un coin sombre.
Il parait que tu es triste, parce que ton mec n'est pas là.
Je vais te réconforter.
- Couvrez-moi, les gars. - Non.
T'inquiète. Fais ce que tu sais faire.
Sans les dents, merci.
S'il te plaît. Avec amour.
- Je le fais, mais ne filme pas. - Non.
Je veux juste te montrer ça.
Mon Dieu.
- Non. - Regarde-le.
Si tu ne veux pas finir comme lui, arrête de poser des questions.
Garde tes questions et on te laissera t'épanouir.
C'est clair ? Je te l'enverrai.
C'est bon.
- Tu veux une cigarette ? - Stop ! Va te faire foutre.
"Stop" !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu es violente, toi ?
Tu l'as vu courir, l'autre ?
T'as oublié ça, tarlouze.
Je suis à un stade de ma vie
où je me méfie même de mon ombre.
On avait un plan.
Des renforts.
Une bonne équipe.
Armes, véhicules. Tout.
Et on a échoué.
À cause d'un élément que je ne contrôle pas.
Une taupe bavarde.
Une putain de balance qui se croit plus malin que moi.
Mais la vérité émergera.
Et là, je danserai autour du plateau où trônera sa tête.
Parrain.
Bordel.
Viens.
- Quoi ? - Viens.
J'ai parlé...
Non, attends. Viens.
J'ai parlé à Florentino.
- Génial. - Oui.
- Il sera raisonnable ? - Oui.
Je l'ai un peu secoué.
Il s'est pissé dessus.
Mais je ne sais pas. J'ai des doutes sur lui.
Le doute est un poison.
Un poison très puissant.
Ne doute jamais.
Sur personne.
Compris.
Je ne pensais pas que ce serait si délicat.
J'ignorais que Peniche était si cynique.
C'est une belle arnaque.
Dieu sait ce qui se passe vraiment.
Tu as des projets, ce soir ?
Je rentre. Mon lit m'appelle.
Je me disais qu'on pourrait aller quelque part.
Ce n'est pas une bonne idée.
C'est juste que, parfois...
Tu me manques.
Frida.
Tu me manques aussi, parfois. Mais nous deux, c'est fini.
Depuis longtemps.
On pourrait peut-être reconstruire ce qu'on avait.
C'était super, toi et moi. Tout marchait si bien.
Non. Impossible.
Notre relation a beaucoup compté,
mais c'était trop intense.
Je veux laisser tout ça derrière moi.
- D'accord. - Dans le passé.
Ne le prends pas mal.
Je tiens à toi et je te respecte en tant que collègue.
C'est pour ça que je t'ai appelé.
C'était juste une idée. Je n'aurais pas dû.
- Pardon. - Ne t'excuse pas.
Tout va bien.
Il fallait mettre les choses au clair.
Je comprends.
- Bonsoir. - Oui.
Je vais vous aider.
- Merci. - Pourquoi vous ne rentrez pas ?
Si vous saviez.
Rox.
- Ma femme m'a viré. - Pas croyable.
- Vous avez fait quoi ? - Rien.
Je n'ai rien fait de mal, je le jure.
- Rien. - Je n'y crois pas.
Je voulais aller à l'hôtel, mais pourquoi ?
Mon ranch, il a été complètement détruit.
Totalement.
Vous pouvez venir chez nous.
- Dans la chambre d'ami. - Non merci, Roxana.
Ce bureau...
Tout ça, c'est mon second chez moi.
Mon seul chez moi, ce soir.
Ce n'est pas faux.
Que puis-je faire d'autre ?
Rien, Rox.
Qu'est-ce que je ferais sans vous ?
Rien.
Je serais un moins que rien.
La vache.
Vous êtes complètement bourré.
Pas du tout.
- Et toutes ces bouteilles vides ? - Je n'ai rien bu.
Ça va.
Salope de Susana.
Si elle appelle, ne me la passez pas. Qu'elle aille se faire foutre.
Je ne crois pas un mot de ce que vous dites.
Monsieur.
Pardon, mais je suis très inquiète.
- Pourquoi ? - À cause de l'enquête.
Ça va mal finir, vous croyez ?
Non. Attendez.
Vous me connaissez.
Je ne laisserai personne détruire nos vies.
Frida.
- Une seconde, Florentino. Bonjour. - Salut.
- Qu'y a-t-il ? - Je...
- Quoi ? - Interrogez-moi.
J'ai des papiers à donner au directeur. Passez dans une heure.
- Une heure ? - Oui.
- D'accord. - Oui ?
- À tout à l'heure. - Oui.
Marcial, bonjour.
- Tu veux quoi ? - Voir Peniche.
C'est important.
J'ai dit tout ce que je savais.
Très bien.
Je peux demander un service ?
C'est personnel.
Je pourrais obtenir une sortie ?
Mon fils va venir au monde.
C'est une période difficile.
Je vais voir.
- Je me tiens bien. Je le mérite, non ? - Si.
- Je trouve. - Je ne fais pas de vagues,
je fais mon boulot.
- Oui. - Franchement...
Ma femme a besoin de moi.
La grossesse a été compliquée.
Je vous jure de me pencher là-dessus. Promis.
- Faites le maximum. - Oui.
Ventura.
- Oui ? - S'il vous plaît.
Bien entendu.
- Envoyez-moi Florentino. - D'accord.
N'oubliez pas.
Pardon.
- À plus. - Allez.
Monsieur ? Marcial et Dante sont là.
- Qu'ils entrent. - Entrez.
Oui, Marcial ?
Il insiste pour vous voir.
Il a menacé de me dénoncer à l'inspecteur si je ne l'amenais pas.
Je fais quoi ?
Laisse-nous.
Si tu viens me faire chanter, ça ne marchera pas.
Non, c'était une excuse pour vous voir.
D'accord. Qu'est-ce que tu veux ?
Sortir, pendant 24 heures.
Je reviendrai.
La balle t'a touché au cerveau ?
Ce n'est pas un club de loisirs, ici.
C'est ma famille.
Tu comprends que c'est très risqué ?
Oui. Je sais aussi que je vous suis très utile.
Marcial !
Emmène-le dans la cour.
Viens.
Florentino. Bouge ton cul.
Tu es convoqué.
Putain.
Bordel de merde.
Code Rouge. C'est Florentino.
Sous-titres : Rhys Guillerme
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