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Zulu
Maman ? Toc, toc.
Il est trop t�t pour �a. Allez, mange, on va �tre en retard.
Chris, arr�te !
�a va �tre la guerre ce matin ?
La Troisi�me Guerre mondiale.
T'es mignon.
Cal, il est 8 heures 30 !
Pourquoi t'as pas dit qu'il �tait si tard ?
- Papa ? - Quoi ?
- Toc, toc. - Qui est l� ?
- Ang�le. - Ang�le qui ?
Ang�le, ferme la porte !
C'est nul !
C'est pas mon d�jeuner, si ?
Non, plus maintenant.
- Tes amis sont partis quand ce matin ? - Je croyais que c'�tait tes amis.
Ils sont partis vers trois heures.
Avant tu restais debout toute la nuit.
Je sais mais j'en suis plus capable.
De quoi t'es plus capable ?
Prends ton petit d�jeuner.
Tu crois que j'aurais d� servir le dernier verre en pyjama ?
Tes chaussures et tes chaussettes. Vite.
Merde.
Super.
- G�nial Cal. - Je m'en occupe.
Pas avec les chaussettes !
� la douche !
Maman ?
Quoi ?
La machine � caf�.
G�nial !
Maman.
Qu'est-ce qui se passe ? Mon Dieu !
Lisa, non ! Oh mon Dieu, non !
Chris, ne la touche pas !
Seigneur !
Mon Dieu !
ENVO�T�S
Ne cassez rien !
Et attention aux murs. Mme Halliday vient de les repeindre.
Suivez-moi.
Tout le monde aurait fait la m�me chose.
�a s'est pass� si vite. J'ai fait que r�agir.
Il essayait d'aider. Seigneur, ce type a quatre enfants !
Vous serez s�rement plus efficace
quand vous retravaillerez, si vous commencez par vous pardonner.
C'est �a l'id�e Frank. C'est comme �a que je peux vous aider si vous voulez.
Je le veux.
Vraiment. C'est...
Bien.
C'est un bon d�but, n'est-ce pas ?
� la semaine prochaine.
Qu'est-ce que tu as l� mon petit gars ?
Le chef Nuage Noir.
Vous �tes malade ?
Je suis d�sol�.
- N'h�sitez pas � m'appeler. - D'accord.
� jeudi.
Avec un peu de chance, on sera un peu mieux install�s.
- Merci docteur. - De rien.
�a va fiston ?
Pas si vite jeune homme.
� partir de maintenant je ne veux plus que tu joues ici quand je travaille.
On est d'accord ?
Bien. Qu'est-ce que c'est ?
Des fleurs. Mme Ruiz et moi on va en planter pour maman.
Comme celles-ci ?
C'est maman qui veut.
Tu me crois ?
Je crois qu'elle le voudrait. Bien s�r.
Faites attention. Je viens de repeindre cet endroit.
Non ! Mon beau mur !
J'ai repeint ce mur moi-m�me. Maintenant, on dirait mon premier appartement.
- C'est un tout petit trou. - C'est un crat�re !
Je vais devoir tout recommencer ! Reboucher, poncer !
C'est quoi le probl�me ?
�a. Il y a 10 ans j'aurais pas fait gaffe, mais l� je veux que ce soit un vrai mur.
Faites voir.
- Vous n'�tes pas oblig�. - C'est bon. Je m'en occupe.
Merci beaucoup. C'est super.
La galanterie vit toujours.
En pleine forme � New York. Incroyable.
On se sent comment, avec toute sa vie en bo�tes ?
Un peu � l'�troit.
Voil� le num�ro de l'�lectricien. Il attend votre appel.
Le peintre vient dimanche, et je m'occupe du robinet d�s que possible.
Vous le r�parez vous-m�me ?
Bien s�r. Je suis la propri�taire.
J'ai perdu une boucle d'oreille,
elle est peut-�tre dans l'appart. Vous la trouverez.
Elle est peut-�tre dans mon sac. Si vous la voyez, dites-le-moi.
Je regarderai.
- Comment �a se passe avec Carmen ? - Bien. Elle est super avec Chris.
Merde !
Mes probl�mes de contravention ne s'arrangent pas on dirait.
Je glisserai un mot au commissariat.
Si vous avez besoin d'autre chose je suis en face.
Monsieur l'agent ?
Vous avez d�j� commenc� � �crire ?
Attention !
- La voie est libre. But ! - Attends-moi !
Marty Wertheimer.
- C'est de la part... ? - Cal Jamison.
- Un instant. - D'accord.
Je t'ai dit de ne jamais m'appeler ici. Qu'est-ce que tu veux ? Je suis occup�.
Salut, comment �a va ?
Super. Tu es content de l'appartement que je t'ai trouv� ?
Et la proprio ? Pas mal, hein ?
Tu sais ce que j'ai d� faire pour l'obtenir ?
Alors o� est ma commission ?
Arr�te. T'as �t� super. C'est g�nial. Je ne me plains pas.
O� es-tu ? Tu es en retard.
Je suis au parc.
- Au parc ? Tu es cens� �tre ici. - J'arrive. Chris est avec moi.
Super.
- Je peux l'amener ? - Bien s�r.
D'accord. � tout de suite.
Chris !
C'est inhabituel pour Central Park. Qu'est-ce que vous faites ici ?
Comment �a ? Je fais mon jogging ici tous les jours.
- Vous n'avez vu personne d'autre ? - Non, que moi.
- C'est tout ce que vous avez vu ? - Tout ?
Du calme. Qu'est-ce que vous faites ici ?
Je cours tous les jours avec mon amie. Aujourd'hui elle est chez le dentiste.
- J'ai besoin de renseignements. - Quoi ?
Quels renseignements ?
Votre nom.
Je m'appelle Muriel Greenburg.
Comment vous �pelez Greenburg : G-r-e-e-n-b-e-r-g ?
Non. B-u-r-g. Greenburg.
J'aurais besoin de renseignements suppl�mentaires.
Votre adresse ?
Pardon.
Viens.
Y a plus rien � voir !
Je suis s�r que vous avez mieux � faire que de regarder �a.
Allez, dispersez-vous.
Allez-vous-en.
Dispersez-vous.
La sorcellerie.
Allez.
La sorcellerie.
Allez, dispersez-vous.
Papa, tu crois en Dieu ?
Je crois en un dieu.
Qu'est-ce que c'est ?
Je peux ?
- O� tu l'as pris ? - Je l'ai trouv�.
- O� ? - Dans le parc.
O� dans le parc ?
Quelque part. C'est pour faire des v�ux.
Comment tu le sais ?
Je le sais.
O� est-il ?
Le voil�.
- Salut Marty. - Chris, comment �a va ?
Je t'ai attendu toute la matin�e.
- Comment �a va ? - Qui est ce vagabond ?
Il faut faire gaffe aux types qui tra�nent dans le parc.
Qu'est-ce que c'est ?
Du chewing-gum ?
Tu ne sais pas o� garer ton chewing-gum ?
- O� ? - Sur le cadre du lit, enfin.
Si tu as des questions importantes comme �a demande � ton avocat.
- D'accord. - Je t'ai d�j� montr� �a ?
Deux fois.
Tr�s bien petit malin, s�pare-les. Je le ram�ne tout de suite. Promis.
- Un caf� ? - Non.
Un pour moi. Noir. Merci.
Une minute. On est d'accord alors o� est le probl�me ?
L'id�e d'une plainte ne me g�ne pas.
Mais je ne veux pas que Chris ait � revivre tout �a.
Moi non plus.
Mais cette machine � caf� avait un d�faut,
il faut les arr�ter pour que personne d'autre ne meure.
� condition que Chris n'ait pas � t�moigner. Vraiment.
- C'est tr�s important pour moi. - Pour toi et pour moi.
Il n'y aura pas de proc�s. Je te le promets. Ils seraient fous.
Ils vont transiger. Tu fumes ?
Non, merci. J'ai arr�t�.
Moi aussi. �a fait d�j� deux fois que j'arr�te cette semaine.
Merci.
J'adore Chris tu sais. C'est un gamin g�nial.
Pour tout te dire c'est pas pour lui que je me fais du souci.
- �a va. - "�a va" ? C'est tout ?
Tu passes ta vie � �couter les probl�mes des flics
et tu ne peux pas parler des tiens ?
Je me sens seul.
Oui ?
J'essaie de ramasser les morceaux.
C'est vraiment bizarre d'�tre de retour.
New York a beaucoup chang�.
Des fois je me demande si c'est bien d'avoir emmen� Chris ici.
Mais �trangement, �a nous a rapproch�s.
Si t'as besoin de quoi que ce soit je suis l� avant que tu puisses raccrocher.
Je sais.
- Je me sens mieux. Et toi ? - Moi aussi.
Assieds-toi.
Linda ? Vous pouvez faire entrer le seigneur Jamison ?
Qu'est-ce que c'est ?
Mon num�ro de 11 heures.
Entre gamin. Assieds-toi.
Regarde �a.
J'ai gagn�.
Tricheur.
Bonjour Carmen. Il y a des messages ?
Non.
Mais ceci est arriv� pour vous.
D'o� �a vient ?
C'est un cadeau de bienvenue de Mme Halliday.
- Elle l'a fait elle-m�me, pour vous. - Comme c'est gentil.
C'est joli, non ?
Si.
Magnifique.
- Il y a d'autres denr�es p�rissables ? - Ce ne sont que des �pices.
- Vous avez achet� cette radio ici ? - � Londres.
Je vais devoir la d�monter. Je la remonterai.
Je peux voir �a ?
Ouvrez-la.
Rien que des effets personnels.
Inutile de regarder.
D'accord.
Tu te souviens du bol ? Le petit Indien l'a fait.
- On en a un pareil. - Ah oui ? J'aime ce qu'il fait.
O� est le vin ?
- Et de la coriandre. - Alors ?
Un vrai nectar.
- Du nectar ! - Go�te.
Qu'en penses-tu ? Ne sois pas timide.
- Je suis endurci aux critiques. - �pic�.
Absolument pas. C'est bon pour toi. Th�rapeutique. Antid�presseur.
- Si tu le dis. - J'en suis la preuve vivante.
Donne du gombo � la police deux fois par semaine et tu vas perdre ton boulot.
Tourne un bon coup et on va mettre le riz.
Ce couteau ne sert � rien. Je vais devoir en acheter un autre.
C'est ravissant.
Qui te l'a donn� ?
Je l'ai trouv�.
Vraiment ? Montre-le � Dennis.
- Qu'est-ce que c'est ? - Mon coquillage.
- C'est ton coquillage ? - Ouais.
T'as l'air bien s�r de toi.
C'est un travail remarquable. Tu l'as vu ?
Oui.
Tu l'as encore Chris ? C'est pour faire des v�ux.
Qu'est-ce que tu crois qu'on peut en faire ?
Je sais pas.
Un collier ?
�a c'est le jour o� on est all�s � Osage. � la r�serve. Tu te souviens ?
- Tu te souviens ? - C'est le jour o� j'ai eu le chef Nuage Noir.
C'est �a.
Dennis m'a achet� les pointes de fl�ches.
Il a une m�moire d'�l�phant.
C'est maman.
Elle �tait tellement jolie.
C'�tait une belle journ�e, hein ?
Ma meilleure �l�ve.
En anthropologie ?
J'ai toujours cru qu'un jour elle m'enseignerait.
Regarde ce visage.
C'est le jour o� on est all�s voir les Indiens Ojibwa. Tu te souviens ?
Il faisait moins 40�.
Ils faisaient du feu dans leurs tentes.
Il devait bien faire moins 55� avec le vent.
C'�tait une sacr�e journ�e, hein ?
Je suis d�sol�.
Je me souviens avoir pris ces photos.
C'est la derni�re fois qu'on a �t� tous ensemble.
Comment tu trouves Chris ? Tu penses qu'il va bien ?
- C'est un petit gar�on remarquable. - En fait je pense qu'il va plut�t bien.
Merci.
La cuisine est en ordre Dr Jamison.
Merci Carmen.
� demain.
Bonne nuit.
Il faut rester l�.
D�sol�, vous ne pouvez pas passer.
- O� est-il ? - � l'int�rieur.
- C'est Lopez qui a fait l'appel ? - Oui.
- O� est-il ? - Derri�re l'�cran. On ne peut pas l'approcher.
Il vous demande.
- Qu'est-ce qu'on a ? - Un enfant mort.
Comprenez bien ! De la sorcellerie.
Quel �ge il a ?
Il a l'air d'avoir neuf ans. Ce n'est qu'un gamin.
Tout ce sang. Regarde les cendres. Autour du corps.
Seigneur tout puissant.
Faites venir McTaggert, c'est tout.
N'approchez pas, compris ?
Ne faites pas �a. Ne d�connez pas avec moi !
Personne ne d�conne. C'est vous qui avez lanc� l'appel ?
- Oui lieutenant. - Quel est le probl�me ?
Vous avez vu ce qu'on a fait � cet enfant ?
J'ai vu. Que savez-vous ?
- Ils ont pris mon badge. - Qui "ils" ?
Qui l'a pris Tom ?
Vous ne savez pas ce qu'ils pourraient me faire.
Vous avez fait du bon boulot. On est l�. Laissez-nous faire.
On va aller faire un rapport au commissariat.
Non !
Vous ne pouvez pas les arr�ter.
Vous ne pouvez rien faire.
Vous ne comprenez rien.
�a ne marche pas !
Tout ira bien.
Attrapez le flingue !
Sortez-le d'ici, vite !
Pourquoi vous m'avez arr�t� ?
On ne peut rien faire !
La sorcellerie.
McTaggert. R�fl�chissez !
Ils savent qui je suis !
L�chez-moi ! Moi aussi je suis flic !
Je suis l� Chris ! Tout va bien.
Tout va bien mon ch�ri.
Ce n'est qu'un mauvais r�ve.
Tout va bien.
- All� ? - Dr Jamison ?
C'est moi.
Lieutenant McTaggert, 27e circonscription.
Qu'est-ce que je peux faire pour vous lieutenant ?
J'ai eu votre num�ro par le service de psychiatrie.
Je suis � l'h�pital Bellevue. J'ai un inspecteur qui a des probl�mes.
Vous voulez que je vienne maintenant ?
Ce serait bien.
Mon nom est McTaggert. Je vous attends aux urgences psychiatriques.
D'accord. Donnez-moi 20 minutes.
Alors, vous enqu�tiez incognito sur la disparition
de gamins dans Spanish Harlem. C'est bien �a Tom ?
Je peux vous appeler Tom ?
Vous �tes catholique ?
Oui. Mais pas pratiquant.
Ils savent qui je suis !
Qui �a "ils" ?
Non. Est-ce que je sais qui vous �tes ?
Je comprends.
Vous n'avez pas � me faire confiance, mais pourquoi vous m�fier de moi ?
Les esprits les aident. Ils passent � travers les murs.
- N'oubliez pas. - D'accord.
Ils peuvent nous voir ici, c'est �a ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Du calme.
Ils savaient que je les avais trouv�s. Je suis entr� et ils m'attendaient.
- Vous pouvez les identifier ? - J'ai repris conscience, j'ai trouv� le corps.
Ils ont mon badge. Vous ne comprenez pas ?
Ils vont me tuer.
Je sens que �a a d�j� commenc�.
Personne ne peut vous faire de mal ici. Je vous le promets.
Dieu ne peut pas vous sauver. L'�glise ne peut pas vous sauver.
Ils rentrent dans votre corps ! On ne peut pas les arr�ter.
Les sept pouvoirs.
Vous croyez que vous pouvez les arr�ter ?
Que la science peut les arr�ter ?
Du calme.
Les yeux.
J'ai vu ses yeux !
Les yeux de qui ?
Ils peuvent trouver n'importe qui. Tuer n'importe qui !
Vous voulez qu'ils sachent qui vous �tes ?
Vous le voulez ?
- Il va s'en sortir ? - Il me faut plus de temps avec lui.
- C'est l'un de mes meilleurs hommes. - Je voudrais voir la victime.
- Vous �tes s�r ? - Oui.
C'est les parents du gamin.
Seigneur.
Quel est le monstre qui peut faire �a ?
Vous �tes encore all� au frigo ?
Vous �tes un comique vous.
Faites pas le timide. Encore un coup.
Non, merci. Un caf� s'il vous pla�t.
Alors on soignait les flics pour alcoolisme � Milwaukee ?
Minneapolis.
Bonsoir Minneapolis.
Qu'est-ce qui vous a amen� � New York, si c'est pas indiscret ?
J'ai fait mes �tudes � Columbia.
Bonne �cole, mauvais quartier. Vous avez de la famille ?
J'ai un fils.
Merci.
Je viens de perdre ma femme.
Je suis d�sol� de l'apprendre.
Qu'est-ce que Lopez savait sur cette affaire ?
Rien.
Je peux voir ses rapports ?
Non.
Pourquoi ?
- Inaccessibles. - J'esp�re que vous �tes pas en service.
Je vous emmerde.
Lopez est catholique ?
Oui. Sa famille est cubaine.
Ils pratiquent la Santer�a. Vous connaissez ?
Non.
C'est latino. Beaucoup d'entre eux la pratiquent.
D�coupage de poulets, magie, ce genre de conneries.
- Lopez fait �a ? - Il n'en parlait pas.
Il a trouv� le corps sur un autel avec tout un attirail religieux, non ?
Ce genre de trucs se vend dans au moins 200 endroits.
Une seconde. J'examine un patient. C'est une piste s�rieuse, non ?
On a le droit de choisir ses croyances.
Si on fait un sacrifice humain, je dirais qu'on perd ce droit, non ?
Un psychopathe tue un gamin et maquille �a en crime rituel.
Ce gamin a �t� d�coup� avec la pr�cision d'un chirurgien, pas d'un psychopathe.
Qu'est-ce que vous craignez, que Lopez soit suspect ?
Que ce soit l'un de vos hommes ?
Ce n'est pas cette religion ?
Le d�coupage de poulet j'appelle pas �a une religion !
Si vous connaissiez le coin comme moi, vous poseriez pas ces questions idiotes.
N'importe quoi.
Une derni�re question.
Est-ce toute l'assistance que j'aurai pour aider cet inspecteur ?
Pensez-y.
Merci pour le caf�.
Le jardin de maman
Oh non ! Mes habits !
L�GENDES ET MAGIE
ORISHAS ET SAINTS
PRATIQUE DE LA SANTERIA par OSCAR SEZINE
"La Santer�a est apparue mille ans avant le christianisme...
"introduite aux Cara�bes par les esclaves.
"Les dieux africains sont cach�s dans les saints catholiques.
"Chango.
"Sainte Barbara.
"Elegua est saint Antoine."
Jessica
Allez, nettoie �a.
Salut.
Vous avez oubli� votre montre.
Vraiment ?
Vous avez d� l'oublier en faisant la peinture.
Vous avez oubli� �a aussi. Elles sont un peu mouill�es.
Merci.
Toujours pas de boucle d'oreille.
Vous voulez entrer ?
Merci.
Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans la montre.
Tu penses que mon oubli �tait l'expression cach�e de mon d�sir ?
J'en sais rien mais que je la rapporte s�rement.
�a faisait combien de temps ?
Neuf mois environ.
Elle serait d'accord ?
Moi, je suis d'accord.
Il s'est pass� une ann�e enti�re apr�s mon divorce.
C'�tait quand ?
Il y a un an.
Quand on aime, on ne compte pas.
Tu ne vivais pas � New York avant ?
Quand j'�tais jeune et fou.
Et maintenant tu es quoi ?
Je devrais rentrer.
D�p�che-toi, on va rater le spectacle !
On a encore assez de temps pour un demi-verre.
Comme vous voulez madame.
Pour vous madame. Et vous Carmen ?
Non, merci.
Allez, qui a bu boira.
�a a l'air chouette. Je ne suis pas all�e au plan�tarium depuis mon enfance.
Alors viens avec nous.
D�butant notre voyage
au commencement des temps...
Qu'est-ce que tu cherches ?
- O� est mon coquillage ? - Je ne sais pas.
O� il est ? Elle l'a pris ?
Une minute jeune homme !
Reviens ici !
Qu'est-ce que tu fais ?
- C'�tait un accident ! - C'est faux !
C'est vrai !
- Je m'en vais. - Ne t'inqui�te pas.
- Ce n'est pas grave. - Il est fatigu�.
- Je m'en occupe Carmen. - C'est rien.
Attendez, c'est quoi ?
C'est un de mes mouchoirs. Je peux ?
- Elle dit quoi ? - C'est elle qui l'a fait. Rien de mal.
Elle dit qu'elle est un peu marieuse.
Une sorte d'entremetteuse, tu vois ?
Quel est le rapport avec �a ?
C'est ma boucle d'oreille.
Elle dit qu'elle nous a jet� un sort.
- C'est ridicule. - Dommage que tu le prennes comme �a.
�a n'a rien de mal. Vous faites un si beau couple.
J'y suis pour rien.
Si un type me pla�t je changerai peut-�tre de parfum mais j'ai ma fiert�.
Ici le lieutenant Mc Taggert.
Que puis-je pour vous ?
- Tom Lopez vous a appel� ? - Non, pourquoi ?
Il s'est �chapp� de Bellevue hier soir. Vous devriez venir.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On a trouv� un autre gamin, comme celui du cin�ma.
Quai num�ro 11.
Regarde par l�. C'est quoi ?
Le corps est par ici.
Pire que l'autre.
Quel �ge a-t-il ?
Huit, dix ans. Pas de pi�ce d'identit�. Il est noir.
Attention. C'est raide.
On m'avait pas dit que �a faisait partie du boulot.
Y a beaucoup de choses dont on ne dit rien.
C'est comme le gamin dans le cin�ma.
�a fait deux jours qu'il est l�.
On a les bougies rouges et noires et le cercle de cendres.
Et une bouteille d'essence.
- Regardez comment il est d�coup�. - Tout ce sang.
Seigneur !
Comment vous pouvez vous y habituer ?
On ne s'y habitue pas.
C'est pour �a que tant de flics picolent.
�coutez docteur.
Si les journaux d�couvrent qu'un flic cingl� a fait �a mon boulot sera bien pire.
Faites-moi une fleur. N'en parlez � personne.
Un flic cingl� ?
Vous croyez que quelques heures sur le divan vont gu�rir Lopez ?
Vous ne savez pas si c'est lui.
Ni que ce n'est pas lui. Lopez ne vous a pas appel�, n'est-ce pas ?
Non.
Vous avez emm�nag� dans une dr�le de ville docteur.
Lopez.
QUINCAILLERIE Sezine
Excusez-moi. Je peux vous parler une seconde ?
Qu'est-ce que vous voulez ?
Je cherche l'homme qui a �crit �a. Oscar Sezine. Il est l� ?
C'est ferm�.
�a ne sera pas long. Croyez-moi, c'est tr�s important.
- Il n'y a personne. - Une minute.
Monsieur !
Service de psychiatrie
de la police de New York !
Merci beaucoup !
Carmen.
C'est quoi tous ces trucs ?
C'est vous qui avez mis �a dans la chambre ?
- Oui. - Je veux savoir pourquoi.
Pour le b�nir. J'essaie de l'aider.
Moi aussi j'essaie de l'aider.
Des fois on utilise �a dans des rituels, n'est-ce pas ?
Oui.
Et des fois, pendant ces rituels, il y a des sacrifices d'animaux ?
Des fois.
� quoi sert le cercle de cendres ?
Le cercle de cendres ? �a je n'en sais rien.
- �a ne fait pas partie de la Santer�a ? - Non.
Si je revois ces trucs je vous renverrai. Est-ce clair ?
C'est pour prot�ger.
Peu importe � quoi �a sert. C'est de la superstition idiote.
Et je n'en veux plus dans la maison.
Est-ce que vous les voulez ? Parce que sinon je les jette.
Lequel tu veux ?
Qu'est-ce que tu dis de celui-l� ? Il est bien.
C'est ton anniversaire, tu peux choisir celui que tu veux.
Allez fiston, d�cide-toi.
Je vais prendre celui-l�.
Joyeux anniversaire monsieur.
Qu'est-ce qu'on dit � Jessica ?
Merci.
Pourquoi tu es si triste ?
Trois glaces s'il vous pla�t. D�p�chez-vous.
Citron.
- Tu veux quel parfum ? - J'en veux pas.
Mais si t'en veux.
Non, j'en veux pas !
Je suis d�sol�.
- C'est vraiment... - Non !
- Mince ! - Non !
- Ne recommence jamais. - Je ne veux rien d'elle !
C'est pas ma maman ! Je veux ma maman !
Tais-toi et �coute ! Tu te rends compte que tu as failli te tuer ?
Je veux ma maman !
Reviens ici !
Joyeux anniversaire Chris !
Je suis d�sol�.
Je suis d�sol� si je t'ai fait mal.
�coute-moi.
Tu sais que j'aimais �norm�ment ta m�re et que je l'aimerai toujours.
Mais elle est partie.
- Tu t'en fiches qu'elle soit partie ! - C'est faux.
Tu t'en ficherais si je partais !
- Tu sais que c'est faux. - Tu m'as frapp� !
Je suis d�sol� de t'avoir frapp�. Je te promets de ne pas recommencer.
Je ne te ferai jamais de mal.
Tu comptes plus pour moi que n'importe qui.
Tu sais ?
Je t'aime tant.
S'il te pla�t, pardonne-moi.
Je voulais juste qu'il ait un bel anniversaire.
- C'est encore possible. - Ce n'est pas fini.
- Je ne pensais pas � mal. - Bien s�r que non.
Vous connaissez les enfants avec les �trangers.
Dr Jamison.
Je prends en haut.
All�.
- C'est Lopez. - O� �tes-vous ?
Il y a un restaurant � l'angle de la 126e rue et de Lexington.
Venez seul, compris ? Rien que vous.
Que voulez-vous dire ?
Vous �tes en danger. Vous et votre fils. D�p�chez-vous.
L'HISTOIRE DE ROBERT CALDER
�a va ?
Oui.
De l'eau s'il vous pla�t. Chaude.
Qu'est-ce qui se passe ?
C'est bon. Laissez-le passer.
- Qu'est-ce que vous faites ici ? - Lopez m'a appel� et m'a dit de venir.
Pourquoi vous ne m'avez pas appel� ? On travaille ensemble.
S'il vous pla�t madame, reculez.
- Vous le connaissiez ? - Non.
- Il n'�tait jamais venu ici ? - Je ne l'avais jamais vu.
Qu'est-ce qu'il vous a dit quand il a appel� ?
Rien. Il m'a juste dit de venir le voir.
Vous compreniez ce qu'il disait ?
Oui. Il disait tout le temps : Culebras !
Qui c'est ce Culebras ?
Personne monsieur. �a veut dire "serpents".
Serpents ?
Est-ce qu'il a fait autre chose avant de commencer � crier ?
Il �tait en train d'�crire puis il a pris le couteau et s'est poignard�.
- O� il a trouv� le couteau ? - Derri�re le bar. Je m'en servais.
�a vous dit quelque chose ?
Je vous parle en anglais, vous lui parlez en espagnol.
Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Vous me donnez du fil � retordre ?
- Non. - Ce sont tous les dossiers ?
Oscar Sezine ?
Pourquoi vous ne vouliez pas me parler ?
C'est vous qui avez amen� la police ?
- Sezine. - Oui ?
Par ici. Je veux te parler.
Qui c'est ce type ? Un de vos amis ?
C'est quoi cet endroit ?
Un centre de d�sintoxication officiel ?
Nos portes sont ouvertes aux enfants en difficult�. On les aide.
Ton propre fils a fait une overdose.
Oui.
C'est pour �a que vous �tes l� ?
H�, petit malin.
Je suis ici pour te parler de Tom Lopez. Tu savais qu'il �tait flic ?
Oui. C'est aussi un b�n�vole. Il enseigne la boxe.
- Il entra�ne les Gants d'Or. - Plus maintenant.
Il s'est suicid� il y a une heure.
- C'est un choc. - Je l'aurais pari�.
L'HISTOIRE DE ROBERT CALDER
Ce gamin, Louis Montana, il suit le programme de d�sintoxication ?
Il le suivait. Il s'est enfui la semaine derni�re.
- Tu l'as vu apr�s sa fugue ? - Non.
- Lopez le connaissait ? - C'�tait son entra�neur.
Tu les as vus ensemble ?
Oui, pourquoi ?
On a trouv� le corps de Montana dans une barge sur l'Hudson hier.
- Tu sais quelque chose ? - Certainement pas.
Tu as le droit de garder le silence. Ce que tu diras peut �tre retenu contre toi.
Tu as le droit � un avocat. Si t'as pas les moyens, on t'en fournira un.
Est-ce clair ?
Toi sors d'ici !
D�gage !
Vous savez ce que j'aimerais ?
J'aimerais mettre ce dingue sur le grill et lui r�tir le cul
jusqu'� ce que j'obtienne des r�ponses sur ces conneries de Santer�a.
Voil� mon num�ro au commissariat. Appelle-moi demain. N'oublie pas.
Deux jours qu'il n'a pas dormi.
Si vous n'�tes pas flic, qui �tes-vous ?
Je suis th�rapeute. Tom Lopez est l'un de mes patients.
Je suis vraiment d�sol� pour tout �a.
Vous croyez vraiment qu'on est des sauvages ?
Qu'on est capables de tuer des enfants ?
Vous dites dans votre livre que le sacrifice humain �tait pratiqu�.
Citez-moi une religion o� des crimes n'ont pas �t� commis au nom d'un dieu.
La Santer�a est une force du bien.
Pas un culte sanguinaire sacrifiant des vies innocentes !
- De quoi avez-vous si peur ? - De votre ignorance.
De vos pr�jug�s que vous utilisez comme arme contre nous.
Tom Lopez �tait un homme bien.
Il �tait d�vou� � ces enfants.
Je ne pense pas qu'il se soit suicid� ni qu'il ait eu un rapport avec �a.
Moi non plus.
Robert Calder est le pr�sident de l'association ?
Oui. C'est notre principal donateur.
- Il ne fait pas de Santer�a ? - Non.
Lopez le connaissait ?
Comme nous tous. Il s'occupe de r�unir des fonds.
Je vois qu'il y a une collecte de fonds cette semaine. Vous pouvez m'inviter ?
Oui.
DU PR�SIDENT
- Papa, on peut s'arr�ter � l'�glise ? - Pourquoi ?
Je veux allumer un cierge pour maman.
C'est du chekete.
Je pr�f�rerais une vodka tonic.
Nous ne servons rien d'autre. C'est traditionnel.
La tradition c'est aussi de le boire lentement.
Je vois �a.
Voici notre h�te. Excusez-moi.
Robert Calder. Un sacr� type.
- Qu'est-ce que tu sais de lui ? - Peu de choses. C'est un self-made-man.
Il a gagn� une fortune avec un immeuble du centre-ville.
Maintenant il fait de tout. March�s financiers, �nergie, etc.
La personne dont je vous ai parl� voudrait vous rencontrer.
Puis-je vous pr�senter le Dr Cal Jamison ?
Enchant�.
Voici mon amie, Jessica Halliday.
Ravie de vous rencontrer.
Jennifer, assistante de M.Calder.
Oscar m'a parl� de votre int�r�t.
Un ami m'a parl� de votre organisation. Tr�s impressionnant.
Vous �tes le genre d'homme que nous recherchons.
Je crois que vous connaissiez mon ami. L'inspecteur Tom Lopez.
Une trag�die. Vous le connaissiez bien ?
Pas autant que je l'aurais voulu.
Comme nous tous.
On voudrait toujours avoir mieux connu quelqu'un quand la mort frappe.
J'ai perdu mon fils unique il y a cinq ans.
Overdose. J'y pense tous les jours.
�a met la foi � rude �preuve, non ?
�a peut aussi vous aider � la trouver.
Vous �tes religieux ?
Oui et non.
C'est un signe des temps.
Le repr�sentant du bureau du maire est ici.
J'esp�re qu'on travaillera ensemble. Enchant�.
Moi de m�me M.Calder.
Bob.
Au revoir.
Vous voulez un cigare ?
Non, merci. J'essaie de diminuer.
- La fum�e attire les dieux. - �a leur donne envie de faire la f�te.
Vraiment ?
Je vais aux toilettes. Je reviens.
- Ils avaient un mandat ? - Oui.
Comment peut-on croire qu'un membre de notre organisation
serait capable d'une chose aussi atroce ?
C'�tait une erreur, sans aucun doute.
Laissez les avocats s'en occuper.
Si tout le travail que nous avons fait est ruin� par...
�a n'arrivera pas, je vous le promets.
Quel est le nom de l'inspecteur ?
McTaggert.
Lieutenant McTaggert.
Ne vous inqui�tez pas.
Nous sommes fiers de vous pr�senter le pr�sident de l'association, M.Calder.
Merci. Au nom du programme ACHE,
je suis fier de pouvoir dire que gr�ce � nos g�n�reux donateurs,
au cours de notre sixi�me ann�e,
des bureaux du ACHE
vont s'ouvrir � Detroit, Los Angeles, Miami et Washington.
J'ai ici un ch�que de 50000 dollars. C'est un ch�que � moi.
Ne vous inqui�tez pas, je suis solvable.
Le d�fi que je vous lance ce soir,
c'est que tous ensemble nous d�passions le total des contributions de l'an dernier.
Nos b�n�voles vont passer parmi vous.
La prochaine main dans votre poche pourrait ne pas �tre la v�tre.
Nous souhaiterions rassembler 425111 dollars
dans cette salle.
Je sais que vous en �tes capables.
J'ai confiance !
Et souvenez-vous, vous pouvez le d�duire de vos imp�ts.
Merci.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Ne le touche pas ! Ce n'est pas un membre.
Partez !
Qu'est-ce que vous faites ? Arr�tez !
�loignez-vous de lui !
Sortez !
Reste avec lui !
Je vous avais pr�venue. Vous �tes renvoy�e !
Vous ne comprenez pas !
Vous ne comprenez pas ! Vous �tes vir�e !
Il est en danger ! J'essaie de le prot�ger !
Le gamin est terrifi� ! Sortez !
Je ne veux rien savoir !
Laissez-moi finir !
C'est vous qui �tes finie ! Partez !
- Vous ne savez pas ce que vous faites ! - Je le sais tr�s bien !
Mon Dieu, vous me tuez !
Si je vous revois par ici j'appelle la police.
C'est clair ?
- Mais qu'est-ce qui se passe ? - �a n'arrivera plus.
�a arrive tout le temps !
Rends-moi service. Mets les verts sur le bureau, pas dans la bo�te !
Tu dis toujours que t'es d�sol� ! Ressaisis-toi !
Cal.
- Comment allez-vous ? - J'arrive au mauvais moment ?
Le moment est toujours mauvais ici.
Allons-y.
- Quoi de neuf ? - Ceci.
L'histoire du fils de Sezine est vraie. L'autopsie confirme l'overdose.
Je m'y attendais. Et le fils Calder ?
Pareil. Une overdose il a cinq ans.
Il y a cinq ans ce gar�on avait 8 ans. C'est un peu jeune pour une overdose.
- Que dit le rapport d'autopsie ? - Je ne l'ai pas trouv�.
Vous plaisantez ?
Personne ne sait o� il est.
Vous l'avez perdu ou quelqu'un ne veut pas qu'on le trouve ?
�coutez.
On laisse tomber l'enqu�te. On fait porter le chapeau � Lopez.
Lopez n'a tu� que lui-m�me. Qu'est-ce que vous racontez ?
Lopez est mort. Il �tait li� aux gamins.
Il s'est suicid� par remords. On a assez pour clore l'enqu�te !
Qui est-ce que vous essayez de bluffer ?
Vous voulez...
que je vous montre ?
Venez.
Vous n'avez rien vu.
Des serpents.
- D�sol�s d'�tre en retard. - Aucun probl�me. On est pr�ts.
Allez. En voiture.
Il y a plein de places disponibles. Vos tickets s'il vous pla�t.
J'ai mon ticket.
�coute, sois gentil.
Dans deux jours j'aurai fini et on ira voir tes grands-parents � Santa Fe.
- Je vais faire de la voile. - De la voile ?
Je compte sur vous pour �tre le capitaine du navire M.Christopher.
Je t'appellerai demain et tu me raconteras tout.
Je t'aime papa.
Moi aussi je t'aime.
Amuse-toi bien gamin.
- Tout le monde � bord. - Viens mon chou, on y va !
Attention les pieds.
- Ne te fais pas de souci. - Merci.
� vendredi. J'ai pr�vu un d�ner splendide.
- � bient�t. - Au revoir papa.
Pourquoi la gouvernante l'a pris � mon fils ? C'est de la Santer�a ?
Non.
C'est de la magie noire. De la sorcellerie.
Ce symbole appartient au dieu de la destruction et de la peste,
El enga�ador, le malin.
Quel est le rapport avec mon fils ?
Il y avait...
un rituel
pour la tribu menac�e par la s�cheresse, les inondations, ou ses ennemis.
On offrait trois enfants au dieu.
On les sacrifiait ?
Des fils a�n�s, sacrifi�s par leurs p�res.
- Le dernier au solstice d'�t�. - Pourquoi ?
Pour regagner du pouvoir, d�truire les ennemis.
J'ai vu les corps de deux enfants. Ce rituel est en cours.
Carmen en fait partie ?
Non, je crois qu'elle essayait de prot�ger. Elle n'�tait pas assez forte.
�a s'est retourn� contre elle.
Prot�ger contre quoi ?
Vous avez tous deux senti le pouvoir de l'homme qui a tu� Tom Lopez
et les deux enfants. J'en suis s�r.
Vous l'avez regard� dans les yeux.
C'est Calder qui a fait venir cet homme ?
Je crois que c'est ce que Lopez essayait de vous dire.
Qu'est-ce que je peux faire ? Dites-le-moi.
Le solstice d'�t� est le 21 juin. Dans quatre jours.
Vous devez prot�ger votre fils
et vous-m�me.
J'aurais besoin d'un pr�tre, un Santero.
Je suis Santero.
Il faut me faire confiance et faire ce que je dis.
- On ne devrait pas faire �a. - Je ne te force pas.
- Je pense qu'on devrait partir maintenant. - Non.
Je le sens mal.
- Cal, je t'en prie ! - Je ne sais pas quoi faire d'autre.
Agenouillez-vous.
De l'eau pour la purification.
Que vos ennemis ne voient jamais ce que nous faisons ici.
Levez-vous.
Offrez le sang pour la vie de votre fils.
- J'en ai une. - Encore ?
Un enfant s'enfuit de l'�cole avec un paquet brun sous le bras.
Il dit "Maman, regarde ce que j'ai trouv�..."
Une seconde.
Inspecteur Connolly. 27e brigade.
Ici le Dr Jamison. Le lieutenant Mc Taggert je vous prie.
D�sol� docteur. Il est malade. La grippe a encore frapp�.
Je vais appeler chez lui. Merci.
Et si tu venais avec nous ?
Je viens.
Je veux dire � Santa Fe.
Ah oui ?
�a devient s�rieux tu sais ?
Je l'esp�re bien.
- All� ? - C'est Cal.
- Comment �a va ? - Tr�s bien et toi ?
- Fantastique. - Quel temps fait-il ?
Magnifique et les pr�visions sont encore mieux.
Super. Chris est gentil ?
Adorable. J'avais oubli� ce que c'est qu'un gamin de huit ans. Il m'�puise.
Je sais. Je dois avoir l'habitude. Je peux lui parler ?
Il est en bateau avec Dennis.
- Je l'embrasserai pour toi. - S'il te pla�t.
- Tu arrives ce soir ? - Bien s�r.
C'est merveilleux. On a des projets pour tout le week-end.
- Nous sommes impatients. - D'accord. � plus tard.
- � plus tard. - Sois prudent sur la route.
- Ne t'inqui�te pas. - Bisous.
Au revoir.
�a va ?
�a va, je suis juste tr�s fatigu�e.
�a n'a pas l'air d'aller. J'arrive.
Non. Vraiment. J'ai besoin de sommeil, c'est tout.
Je peux appeler Kate et Dennis et leur dire qu'on arrivera demain.
- Non, vas-y. - Tu es s�re ?
Oui. Appelle-moi quand tu arrives.
Embrasse Chris pour moi.
D'accord. Prends soin de toi.
- Au revoir. - Au revoir.
Cal ?
Merde.
Il n'y a personne pour le moment, laissez votre nom et...
All� ?
- Qui est-ce ? - Mc Taggert.
- Lieutenant. - Mon appartement. Je dois vous voir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Venez !
Une seconde.
McTaggert ?
Qui est-ce ?
C'est moi, Cal.
Fermez la porte.
Mettez-vous dans la lumi�re. Je veux voir votre visage.
Qu'est-ce qui se passe ? Le flingue n'est pas n�cessaire.
Et comment.
Je les ai vus. Ils sont l�.
Il n'y a personne.
Menteur.
Non Sean, je vous le jure.
Je suis venu seul. Pour vous aider.
Ouvrez �a.
Qu'est-ce que c'est ?
Le fils de Calder.
Ce n'�tait pas une overdose. Il a tu� son propre fils.
Vous l'avez trouv� o� ?
Dans les dossiers enfouis.
Ils ne pensaient pas que je saurais o� les trouver.
Ils sont l�, maintenant. Ils me surveillent.
Allez-y.
R�pondez.
All�.
Vous voyez ? Vous me croyez maintenant ?
Pourquoi ne vous ont-ils rien fait ?
Qu'est-ce qu'ils vous ont fait � vous ?
Je ne peux plus bouger.
"Je me repens mon Dieu
"de t'avoir offens�.
"Et je hais
"mes p�ch�s
"� cause de ton juste ch�timent.
"Mais surtout parce qu'ils t'offensent,
"� Dieu de bont� et d'amour.
"Je prends la d�cision..."
Tout ira bien.
Prenez le flingue.
Tuez-le.
La police ne vous aidera pas.
Il peut faire taire tout le monde.
Faites-le vous-m�me, je vous en supplie.
Allez-y.
D'accord.
D�truisez Calder.
Que Dieu vous aide.
"Je prends la d�cision
"avec l'aide de ta gr�ce, de ne plus p�cher."
All� ?
Marty, j'ai un truc important que je voudrais que tu gardes pour moi.
Bien s�r. �a va ?
Jessica !
Je te rappelle !
- Param�tres ? - Tension : 8 sur 6. Pouls : 140.
Respiration : 30 et peu profonde.
Attendez dehors.
Il n'y a personne pour le moment.
Laissez votre nom et votre num�ro et je vous rappellerai.
Parlez apr�s le bip.
C'est Kate.
Si tu entends ce message ne me rappelle pas.
Changement de programme.
Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?
Cal, je ram�ne Chris.
Je t'expliquerai quand je te verrai.
Retrouve-moi au Flanders Inn...
All� ?
Marty, assure-toi qu'ils s'occupent d'elle jusqu'� mon retour.
Promis ! Elle ne craint rien.
J'ai dit � tout le monde � l'h�pital que j'�tais avocat. Ils ne sont pas idiots.
Repose-toi.
- Tu retrouveras ton chemin ? - Sans probl�me.
Garde �a pour moi.
Merci pour tout. � plus tard.
Le retour du fils prodigue !
- Je suis d�sol�. - Je t'en prie. Entre.
Kate est au supermarch�. Elle a toujours peur qu'il n'y ait pas assez � manger.
Derni�re porte au fond.
- Merci Dennis. - Il n'y a pas de quoi.
- Quelle semaine. - Quelle ann�e, tu veux dire.
C'est vrai. C'est l'enfer, hein ?
�a ne sert � rien de le nier.
Cette perte qui t'a affect�, la douleur, c'est terrible.
Mais qu'y faire ? �tre un homme. C'est ce que t'as fait.
La vie continue !
Puis, un jour,
on se r�veille et �a va un petit peu mieux.
C'est comme �a que �a change, petit � petit,
tout doucement.
C'�tait comme �a pour nous.
On pensait qu'on n'y arriverait jamais. C'est faux.
C'�tait quand ?
Au moment de la recherche de Kate. Son doctorat en 1946.
Au Soudan. Onze mois dans la brousse.
Je ne t'ai jamais racont� ?
Non.
La pire s�cheresse en 50 ans.
Puis le chol�ra.
On a vu mourir la moiti� de la tribu.
Daniel n'avait que quatre ans.
Je n'avais pas voulu qu'on l'emm�ne mais Kate avait insist�.
Elle ne supportait pas de le laisser si longtemps.
Puis quand Daniel est tomb� malade,
les anciens de la tribu sont venus nous voir.
Nous �tions en confiance � ce moment-l�. Il y avait un lien.
Ce qu'ils ont propos� semblait impensable, contre nature.
Mais tu vois,
Daniel
�tait bien trop malade pour �tre soign�,
et en tant qu'�trangers c'�tait un grand honneur.
Daniel a �t� tr�s brave.
Et la s�cheresse a pris fin. Nous �tions d�livr�s.
La vie d'un autre enfant a �t� sauv�e.
Un enfant remarquable.
Au fil des ans il est devenu tr�s important pour nous, comme un fils.
Il nous a tant appris.
�videmment tu doutes. Comme moi jusqu'� ce que je le rencontre.
Maintenant imagine si tu le peux
une vie sans incertitudes.
La libert� sans le doute. La possibilit� de choisir.
La d�termination.
La seule chose qu'il veut de chacun de nous c'est une vie.
Il r�compense notre d�votion au centuple.
Les d�sirs personnels ? Bien s�r, autant qu'on veut.
- �a en fait partie. - Ce n'est que le d�but.
Il fut un temps o� l'homme ne faisait qu'un avec les dieux, avant la Chute.
Nous sommes de nouveau r�unis et leur b�n�diction est le pouvoir.
Un pouvoir que tu ne peux m�me pas imaginer.
Le pouvoir de cr�er le monde de notre choix.
Le pouvoir de d�truire nos opposants.
Chris a �t� choisi.
Quand il a trouv� le coquillage, tu te souviens ? C'�tait un signe.
Nous voulons que tu nous rejoignes !
Il faut que ce soit le p�re.
"Nous consacrons ce sol
"avec l'humble offrande de ce p�re.
"Nous recherchons la force et la sagesse
"de nos bienfaiteurs.
"Nous demandons aux anciens dieux de renouveler notre force.
"Que votre main abatte les ennemis de notre foi et de cette nation.
"Nous accueillons notre fr�re, Cal,
"renaissant dans votre gr�ce.
"Restaurez l'ordre naturel.
"Le pouvoir, notre droit de naissance.
"La gloire qui est notre destin�e.
"Nos ennemis consum�s par des cercles de feu.
"Notre force qui rena�t
"dans le sacrifice !"
Crois-tu ?
Oui, je crois.
Papa ?
"Pomme de reinette et pomme d'api, d'api, d'api rouge..."
- �a va ? - Oui ! O� est-il ?
Quelle bande de cingl�s ! Qui sont ces types ?
Ils ont pris l'ascenseur. Ils l'ont emmen� en haut.
Je m'occupe de celui-l�.
Papa !
Laissez-moi !
Dieu a donn� Son fils unique.
Laissez-le !
Tu te souviens ?
Dieu a voulu que l'innocence sauve le monde.
Nous envoyons nos fils � la guerre au nom de la paix.
Nous sacrifions nos familles aux faux dieux, � l'ambition, au d�sir, � l'orgueil !
Hypocrisie ! Ce ne sont que des mensonges.
J'�tais un esclave, je n'avais pas de vie ! Tu n'as pas de vie ! Dieu te la donne !
Donne-leur l'innocence
et les dieux te donneront la vie.
Et ton fils �tait innocent, n'est-ce pas ?
Il s'appelait Peter, c'est �a ?
Et tu l'as sacrifi� aux dieux ?
�a a �t� ma r�demption.
J'ai pu rena�tre.
Il a d� te falloir beaucoup de force et de courage.
Raconte-moi.
Il m'a regard� dans les yeux.
Il m'a pardonn�...
Peter.
Il a compris.
Je suis l�.
Viens vers moi.
Non.
C'est toi qui viens.
Allez, viens.
Comment �a va fiston ?
- T'as la sauce barbecue ? - Oui.
Il ne faudra pas trop en mettre.
Comme tu es belle.
- Contente de te voir. - Moi aussi.
- Fais attention Chris. - D'accord maman.
�a peut attendre.
Peut-�tre pas !
Chris, c'est magnifique. Tu n'as pas du tout besoin de moi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Du calme !
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Y a quelqu'un ?
Allez, dehors !
C'est moi qui l'ai fait, pour nous.
On n'a plus rien � craindre maintenant.
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