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Visa de contrĂ´le : 72.543
Production :
Institut pour le Développement intellectuel
des enfants et jeunes adultes.
À la mémoire de Shorab Seperki
OĂ™ EST LA MAISON DE MON AMI ?
Scénario : Abbas KIAROSTAMI
Assistant : K. POURAHMAD
Images : Farhad SABA
Producteur : Alireza ZARIN
Un film de Abbas KIAROSTAMI
Pourquoi faites-vous tant de bruit ?
C'est pas parce que je suis un peu en retard...
que vous pouvez chahuter !
Vous aviez promis d'ĂŞtre sages !
Vous n'avez pas tenu votre promesse !
Asseyez-vous.
Quand on a 5 minutes de retard,
vous en profitez !
Vous gĂŞnez les autres classes !
Montrez vos devoirs !
Si l'instituteur est en retard, c'est qu'il a eu un empĂŞchement.
Vous feriez mieux d'apprendre vos leçons !
Silence !
Hémati est absent, Monsieur.
Je ne t'ai rien demandé.
Combien de fois...
t'ai-je dit de faire tes devoirs sur le cahier !
Combien de fois, Nématzadé ?
Plus fort, qu'on t'entende !
- 3 fois. - Plus fort !
Je l'ai répété 3 fois et vous n'écoutez pas !
Je la déchire, ça t'apprendra !
Écoute, Nématzadé !
Regarde-moi !
Combien de fois, je te l'ai dit ?
Combien ?
3 fois.
Et pourtant, tu n'écoutes pas !
Pourquoi on est en retard ?
J'habite loin, à Pochté.
Ça va pour aujourd'hui.
Va t'asseoir.
Ceux qui viennent de Pochté...
doivent partir 1/4 d'heure plus tĂ´t...
Ils doivent se coucher plus tĂ´t.
Et se réveiller 1/4 d'heure plus tôt.
Comme ça, vous ne dormez pas ici.
Vous avez compris ?
Oui, Monsieur !
Tu as très bien compris ce que j'ai dit.
Pourquoi tu n'écoutes pas, Nématzadé ?
Regarde-moi.
Pourquoi ?
Léve la tête,
regarde-moi.
J'ai été chez mon cousin...
Comment ?
Chez mon cousin, j'ai oublié mon cahier.
C'est moi qui l'ai !
Tu as son cahier ?
Alors tu as menti.
Mais, c'est mon cousin !
Ton cousin ?
Oui.
Il était chez toi, hier soir ?
Je vous ai déjà dit, quand vous rentrez chez vous...
faites vos devoirs
et rangez vos livres dans vos cartables.
C'est aprés que vous pouvez vous amuser.
Si vous sortez de chez vous,
ne prenez pas vos livres...
pour les oublier, comme Nématzadé !
Si je vous dis d'écrire dans vos cahiers...
c'est pour que vous soyez disciplinés.
Tu te caches sous le banc ?
J'ai mal au dos, Monsieur !
Ce n'est pas ça qui va te soulager !
Vous devez écrire dans vos cahiers
parce que tout d'abord
vous aurez une discipline.
Et vous pourrez comparer vos devoirs.
Ça, c'est le cahier d'Ahmapour...
avec son devoir. Vous pouvez tous voir ?
Ça, c'est son devoir, il y a 2 mois.
Que tout le monde regarde !
Maintenant, vous avez compris pourquoi j'insistais ?
Toi aussi ?
C'est la dernière fois. Après, tu seras renvoyé !
Ça saigne ?
Non.
- Bonjour ! - Bonjour !
Il va attraper froid !
Ahmad, apporte-moi un linge !
Celui-là est mouillé,
apporte-m'en un autre !
Dépêche-toi !
Viens jouer !
J'ai mes devoirs !
Tu les feras plus tard !
Ahmad, oĂą es-tu ?
J'arrive !
Vite, j'ai peur qu'il prenne froid !
Prends le biberon.
Demande de l'eau chaude à grand-mère.
Le biberon est oĂą ?
Là , près du vase.
OĂą est l'eau chaude ?
Là , à côté.
Bonjour !
Tu viens jouer ?
J'ai des devoirs.
Pas toi ?
Il me reste 3 lignes.
Mais moi, j'ai mes devoirs.
Pourquoi n'as-tu pas retiré tes chaussures ?
On ne marche pas sur les tapis avec des chaussures !
Mets deux morceaux de sucre, vite.
Va faire tes devoirs.
Il pleure, donne-lui le biberon.
Berce-le un peu.
J'ai emporté par erreur le cahier de Mohamad Réza,
il faut que je lui rapporte !
Maman !
J'ai emporté le cahier de Réza par erreur...
Faut que j'aille lui rendre !
Fais tes devoirs, tu joueras aprés !
Mais...
je ne veux pas aller jouer !
Avant tes devoirs, tu ne sors pas !
Tu vois, j'ai enlevé mes chaussures.
- OĂą vas-tu ? - Jouer !
Il faut qu'il fasse ses devoirs dans son cahier.
Ali, lui, a fini ses devoirs, il peut jouer.
Toi, tu as toujours des prétextes pour ne pas faire tes devoirs !
Je ne parle pas de lui, mais de Mohamad Réza.
Lui aussi a sûrement fait ses devoirs !
Ali, tu peux t'en aller.
Mais... son cahier ?
J'ai son cahier, je dois aller lui porter.
Fais tes devoirs !
Berce-le !
Ali, je t'ai dit de partir.
Va-t'en !
Ahmad, tes devoirs !
C'est pas jouer que je veux, c'est rendre le cahier !
J'ai pris le cahier...
Tes devoirs !
Va me chercher la bassine !
Tu vois, maman, ces 2 cahiers
se ressemblent...
VoilĂ le sien.
Ça, c'est le mien.
Et alors ?
Je dois rendre le sien !
Tu feras ça demain.
Mais demain,
le maître va le renvoyer de l'école !
Il le mérite, tant pis pour lui.
Mais c'est de ma faute !
Il n'a pas fait attention.
Ils se ressemblent beaucoup !
Rends-le demain.
Le maître va se fâcher.
- Où habite ton copain ? - À Pochté.
Pochté ? C'est trop loin. Tu ne peux pas y aller !
Beaucoup d'élèves viennent de là -bas !
Ne mens pas. Comment peuvent-ils venir de si loin ?
Si tu ne me crois pas, demande !
Tu dois faire tes devoirs.
Je dois rendre le cahier.
Mais je dois y aller...
Tes devoirs, je dis !
Va Ă ta place.
Ne bouge plus !
Tu vas ĂŞtre puni !
Compris ?
Paresseux, lève-toi pour aller au pain.
Quand ton père rentrera, tu vas voir...
Mais on dirait Ahmad !
Qu'est-ce qu'il va faire à Pochté ?
Vous connaissez Nématzadé ?
Non, mon petit !
C'est mon copain.
Je ne le connais pas.
Pochté, c'est bien ici ?
Un peu plus loin.
Tu peux me le renvoyer ?
Lance-le plus fort !
Il ne peut pas.
Il n'a pas de force !
Donne-le-moi de ce côté.
- D'oĂą ? - D'ici.
Monte sur la marche.
Bravo !
Vous connaissez la maison de Nématzadé ?
Vous le connaissez ?
Dans quel quartier ?
À Pochté.
Où à Pochté ?
À Pochté !
Il y a plusieurs hameaux.
Mazava, Assévard, Ronévard...
Ils ne t'ont pas précisé ?
Pochté !
Tout ça, c'est Pochté !
Tu habites ici ?
Oui.
Tu sais où habite Nématzadé ?
Ça doit être plus bas...
Alors tu sais pas ! J'ai son cahier.
- Qu'est-ce que je fais ? - Je sais oĂą habite son cousin.
Alors, allons-y !
Mais j'ai Ă faire !
Alors, donne-moi l'adresse !
Il habite à Ronévard.
Il y a un escalier,
la porte est bleue.
Quel hameau ?
Ronévard.
Apporte le lait.
Le chemin de Ronévard ?
Par lĂ !
Où est la maison de Nématzadé ?
Connais pas !
Vous connaissez Hémati ?
Il habite Ronévard.
J'ai apporté son cahier !
Ă€ qui est ce pantalon ?
Je ne sais pas !
Le pantalon qui sèche.
Je ne sais pas, moi !
Je dois lui rendre son cahier,
mais il n'y a personne chez lui !
Je ne sais pas, moi !
Ă€ qui est ce pantalon ?
Je ne sais pas.
Le pantalon marron, lĂ .
Je ne sais pas.
Le pantalon marron, lĂ .
Je ne sais pas,
je suis malade.
Venez, je vais vous montrer.
Je ne peux pas.
Je vous en prie !
Je suis malade, je suis malade.
Ce pantalon-lĂ !
Mohamad Réza est là ?
Qui c'est ?
Nématzadé n'habite pas ici ?
Non !
Et ce pantalon ?
Il est Ă mon petit-fils.
- C'est bien Ronévard, ici ? - Oui.
Qui cherches-tu ?
Nématzadé !
C'est pas ici.
On m'a dit : une porte bleue.
C'est chez Hémati.
Justement, je cherche Hémati.
Il est allé à Koker.
Qui tu veux, mon petit ?
Hémati.
Quel Hémati ?
Ali Hémati.
Il est parti il y a 5 minutes.
Ă€ Koker.
J'en viens !
Regarde, ils s'en vont !
OĂą vas-tu ?
Où étais-tu ?
Je vais acheter du pain.
Pourquoi as-tu été à Pochté ?
Pour rendre le cahier Ă mon copain.
- Tu l'as rendu ? - Non.
Va me chercher des cigarettes.
Je vais au pain !
Après, il n'y en aura plus !
C'est un ordre; mes cigarettes !
J'en ai ici.
Moi aussi, j'en ai !
C'était pas pour les cigarettes !
Je veux lui donner une bonne éducation.
Qu'il soit utile à la société.
Quand j'étais gosse, mon père
me donnait 10 sous par semaine.
Et tous les 15 jours, il me frappait aussi.
Parfois, il oubliait les sous.
Mais il n'oubliait jamais de me frapper,
pour que je sois bien éduqué.
Tu as vu, je l'ai dit 3 fois...
mais il n'a pas écouté.
Je ne veux pas qu'il devienne paresseux...
et inutile à la société.
Supposons qu'il ne t'écoute pas et que tu le frappes...
Je te dis, s'il oubliait les sous...
il n'oubliait jamais de me battre !
Pour la discipline et l'éducation !
L'enfant doit obéir à son père.
Ce qu'on dit une fois doit être obéi.
Si le gosse ne commet pas de faute,
que fais-tu ?
Je cherche un prétexte
pour pouvoir le punir !
Pour qu'il n'oublie pas !
Je travaillais...
pour une Société,
avec un ingénieur iranien.
Nous construisions des routes.
Deux ingénieurs étrangers sont arrivés.
Ils ont mesuré la route et ont trouvé qu'il manquait 5 cm.
L'ingénieur iranien a pensé qu'avec un peu de sable...
ça pouvait s'arranger.
Eux, ils ont dit de la refaire !
Après leur départ, j'ai demandé à l'Iranien :
"Pourquoi votre salaire est-il la moitié...
de celui des étrangers ?"
Il m'a répondu :
"Avec eux, un ordre, une seule fois, est exécuté."
"Tandis qu'avec moi, il faut le répéter 2 fois."
"C'est pourquoi, ils touchent le double."
Alors, nous devons aussi
apprendre à exécuter l'ordre,
sans qu'on nous le répète 2 fois !
Amène les portes.
On avait convenu 3.000.
Je n'aurai que 500 de l'atelier.
Il exagère.
J'exagère pas :
je dois payer le menuisier, le maçon, l'ouvrier...
Après, il ne me reste plus rien.
Qu'est-ce qu'on doit faire ?
Ça ne me regarde pas. Je n'ai affaire qu'à Machadi.
Il doit fabriquer des portes qui ne laissent pas passer le froid.
Entendu, je les ferai.
Vous en voulez aussi ?
Non.
- Vos portes sont abîmées. - Elles sont bien pour moi.
Elles sont foutues !
Elles sont belles !
Je fabrique des portes en fer.
(Palabres en langue turque)
Ça sera un souvenir de vous,
on les mettra dans un musée à Téhéran.
Pourquoi tu veux les mettre au musée ?
Votre nom y sera gravé pour toujours !
À quoi ça va me servir aprés ma mort ?
Qu'est-ce que je dois faire ?
Paie 1000 de plus
et je commence.
L'atelier n'acceptera pas !
D'accord ou pas, c'est le prix !
Toi, tu verras avec lui...
J'ai pas trouvé les cigarettes.
C'est toi qui as cherché ?
Non, c'est maman.
C'est à toi que j'ai demandé ! Va les chercher !
Je dois aller au pain !
Donne-moi une feuille de ton cahier.
Il n'est pas Ă moi !
Ça ne fait rien; une seule feuille !
Le maître va le gronder !
Ne sois pas si tĂŞtu !
Obéis aux grands !
Donne-moi !
Je prends juste une feuille.
Ça ne se verra pas.
C'est pas Ă moi !
Qu'est-ce que je dois mettre ?
Reçu... 4.000 tomans...
pour...
2 portes...
de Nader Golami...
pour Agha Nématzadé.
Vous êtes M. Nématzadé ?
Vous êtes M. Nématzadé ?
Vous êtes M. Nématzadé ?
J'ai accepté
pour faire plaisir Ă M. Jamoli.
M. Nématzadé ?
Vos portes sont belles...
Mais dans 2 ans elles seront comme les autres !
Je voulais seulement vous rendre service.
Mohamad Réza est votre fils ?
Nématzadé est votre fils ?
Grouille-toi ! Amène les portes.
Tu as fini tes devoirs ?
Va voir si Polcom a fini les autres portes.
Qu'est-ce que tu veux ?
C'est chez Nématzadé ?
Qui tu cherches ?
Mohamad Réza.
Je le connais pas.
Mon camarade de classe.
Je m'appelle Nématzadé,
mais il y en a beaucoup...
Qu'est-ce que tu lui veux ?
Lui rendre son cahier.
Je ne le connais pas.
Qu'est-ce qu'il fait son père ?
Je ne sais pas.
Il n'a pas de moutons ?
Je ne sais pas. Peut-ĂŞtre.
Tu sais oĂą est le bain public ?
OĂą est le forgeron ?
Non, je viens de Koker.
Cherche le forgeron.
Près de sa maison,
il y a une bergerie.
De quel côté ?
Par lĂ !
À côté d'un arbre mort.
Monsieur !
Monsieur !
Qu'est-ce que tu veux ?
Nématzadé habite ici ?
On t'a dit oĂą ?
À côté de l'arbre.
Il y en a plusieurs ici !
Prés de l'arbre mort.
Il y a beaucoup d'arbres morts, aussi !
Nématzadé n'habite pas ici...
mais je le connais.
Alors, vous le connaissez ?
Bien sûr !
Son fils vient de partir.
Il est dans ta classe ?
Ah ! Il était ici ?
Oui.
Indiquez-moi le chemin !
Tu connais le bain public ?
Non.
Je ne suis pas d'ici, mais de Koker.
Attends. Je viens avec toi.
Achète des pommes.
Je n'ai plus de dents !
Prends-en pour ton fils !
Il n'est pas mon fils.
Achètes-en !
Les dents me manquent.
Demain, tu ne le verras pas en classe ?
Je dois lui rendre son cahier ce soir.
Si tu étais arrivé 5 minutes plus tôt...
Je le cherchais depuis longtemps.
Personne ne le connaît !
Fallait venir me voir plus tĂ´t !
Je connais tout le monde.
Qui est ton père ?
Abdollah.
Quel Abdollah ?
Abdollah Ahmapour.
Je le connais.
J'ai fait la porte de chez vous.
J'ai fait aussi le berceau de ton père.
La porte de ton ami, c'est moi aussi.
Ces fenĂŞtres, lĂ ...
ça fait 40 ans.
Elles n'ont pas changé !
Mais maintenant on les remplace l'une aprés l'autre...
par des portes de fer !
Si ces portes sont mauvaises,
pourquoi on les achète ?
Celui-lĂ aussi, veut changer pour une porte de fer !
On lui a dit qu'elles durent plus longtemps.
Combien dure une vie !
Quel âge as-tu ?
8 ans.
Mon neveu avait ton âge
quand son père l'a emmené en ville.
Avec mon frère, nous avons fait ces fenêtres,
il y a 40 ans.
Tu vois comme elles sont belles !
Il est parti en ville,
après, avec sa famille.
Mais qu'est-ce qu'elle a donc la ville ?
Tu es allé en ville ?
Oui, 2 fois.
Je n'aime pas la ville.
La place de l'homme est ailleurs !
Comment t'appelles-tu ?
Je souffre quand je les vois emporter...
ces portes et ces fenĂŞtres...
que j'ai fait avec tant de peine.
J'aimerais savoir ce qu'ils en font !
La dernière fois que j'ai été en ville...
je les ai cherchées.
Mais je ne les ai pas vues.
Elles me manquent.
Je ne pourrais plus les faire.
Je n'ai plus la force.
Attends un peu, je veux me rafraîchir.
Viens te laver le visage.
Non, je suis pressé !
Nous y sommes presque.
Ce printemps,
comme l'eau est fraîche et claire !
Prends cette fleur.
Mets-la dans ton cahier.
Ne la perds pas !
Dépêchons-nous ! Sinon je serai en retard.
Nous y sommes, allons-y.
VoilĂ la maison de ton ami.
Par là , la 1ère porte sur ta gauche.
Je t'attends ici.
Regarde, la porte est lĂ ;
c'est moi qui l'ai faite.
Reviens vite.
Tu lui as rendu son cahier ?
Tu n'as pas frappé.
Par lĂ .
Je te montre mes autres portes.
Non, je suis en retard.
Bon, partons par lĂ .
Je voulais te montrer mes portes.
Je dois aller chercher le pain.
Il est trop tard, maintenant.
Et ton frère aîné ? Il ne peut pas aller au pain ?
Il est au service militaire.
Je dois partir vite. Mon père va me disputer.
Et si je marchais plus vite ?
Mais vous ne pouvez pas !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous marchez lentement !
À ton âge, je sautais,
je ne marchais pas !
C'est mieux comme ça ?
Un peu plus vite !
Tu as froid ?
Non.
Tu veux ma veste ?
Non, ma mère la verrait !
Vous allez de nouveau lentement.
Si je ne parle pas,
je pourrais marcher plus vite.
Alors, ne parlez pas !
Vous ne marchez pas assez vite. Je suis en retard.
Je suis fatigué.
Je n'en peux plus !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Le chien aboie !
Il va me mordre !
Non, il ne mord pas, si nous sommes ensemble.
Mais vous ne marchez pas vite !
Nous y sommes.
OĂą ?
Vas-y, je te suis des yeux.
Mange !
Pourquoi tu ne manges pas ?
Je ne veux pas.
Tu n'as pas faim ?
Je ne veux pas.
Pourquoi tu ne manges pas ?
Je ne veux pas.
Tu veux aller au lit ?
Je veux faire mes devoirs.
Il est tard,
tu es fatigué.
Tu ne manges pas ?
Alors, j'emporte.
Si tu veux faire tes devoirs,
va dans l'autre pièce.
Mange, mon petit.
Quand tu auras fini, éteins.
Debout !
Asseyez-vous.
Ça va, les enfants ?
Je peux entrer, Monsieur ?
M. Ahmapour est absent.
Ahmapour est absent...
J'ai déjà dit de ne pas parler
avant qu'on vous le demande.
Compris ?
Vos devoirs !
Pourquoi est-ce si sale ?
C'est la transpiration de ma main.
Tu n'as pas terminé la page.
Je suis allé à la ferme. Y'avait pas d'eau.
Qu'y faisais-tu ?
J'ai travaillé.
Votre premier devoir
est d'étudier.
Vous devez faire vos devoirs d'abord.
Après seulement, vous pouvez aider vos parents.
Cet élève n'a pas fait ses devoirs
parce qu'il a aidé...
son père à la ferme.
Je lui pardonne cette première fois.
Je peux pardonner une deuxième fois
mais pas une troisième !
Bon, la prochaine fois,
tes devoirs d'abord... Après, tu aideras ton père.
Parvené, où sont tes devoirs ?
Tu n'as rien écrit !
Pourquoi ?
- J'avais mal au dos. - Comment ?
Pourquoi tu ne les as pas ?
J'avais mal aux reins !
Ça va mieux ?
Je peux entrer, Monsieur ?
Pourquoi es-tu si en retard ?
Tu ne viens pas de Pochté !
Non, Monsieur !
Tu ne viens pas de si loin ?
Non, Monsieur.
Va t'asseoir.
Il a demandé tes devoirs ?
Je les ai faits pour toi !
Mais c'est à Nématzadé !
C'était une erreur...
Bon.
Nom ?
Nématzadé.
Mohamad Réza Nématzadé ?
C'est bien, mon garçon.
Adaptation : J. Maréchal et Mamad
Sous-titrage : C.M.C
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