Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
On doit y aller très doucement.
Bien sûr.
Et puis, ici...
Non, bien sûr.
Surtout pas.
C'est mon syndrome frontal.
A tout à l'heure.
J'attends mon frère.
Salut. Excuse-nous.
Aurora ne voulait pas aller à l'école.
Elle tient ça de lui, il faisait pareil.
Mais crier, ça sert à rien.
T'aurais pu faire quelque chose.
Le neurologue t'attend.
OK.
- Qu'est-ce qu'il a? - Vite, un fauteuil.
Ca va?
Carolina!
Tu es à Milan? Je le savais pas.
C'est une surprise.
Je voudrais t'aider.
C'est pas nécessaire, ne t'inquiète pas.
Tout est sous contrôle.
Je retrouverai bientôt mes souvenirs.
Fais attention, papa, les souvenirs peuvent faire mal.
Tu es arrivé.
Oui.
Je peux pas bouger les jambes.
Allonge-toi et plie les genoux.
J'y arrive pas.
Ton état s'est aggravé, dernièrement?
J'ai du mal à marcher
et je suis très fatigué.
Il fallait le dire.
Depuis combien de temps, c'est comme ça?
Une semaine, dix jours.
Mais là, c'est pire.
J'ai les jambes dures.
Les médicaments n'ont plus d'effet?
Il y a sans doute une lésion active.
On doit faire une IRM pour vérifier.
Les poussées de SEP atteignent le système nerveux central.
On appelle ça des lésions actives.
Une poussée de SEP
pourrait expliquer ta difficulté à marcher.
Avec un traitement de cortisone, ça ira bientôt mieux.
Excusez-moi.
Ca pouvait arriver.
Entre les médicaments et les stimulations,
ton cerveau a subi une surcharge
et a créé une projection de ton esprit.
Une hallucination.
Une projection.
Merci de nous en avoir informés.
Je crois qu'il faudrait suspendre le traitement.
Il vaut mieux ne pas prendre de risques.
Quels risques?
Il n'a mis personne en danger.
Il a eu une hallucination.
Cette recherche du passé le déstabilise.
S'il suspend, on risque d'annihiler le travail effectué.
Ce n'est arrivé qu'une seule fois.
En médecine, il faut analyser le rapport bénéfices-risques.
Et les bénéfices sont supérieurs aux risques.
Si Andrea a le courage de continuer,
on surveille et on voit ce qui se passe.
Si ça recommence,
on suspendra.
Si vous êtes avec moi, je continue.
Bien, tenez-moi au courant.
Ne me le fais pas regretter.
Tu penses que c'est le bon choix?
Bien sûr.
Retrouver ton passé est trop important.
Et si Diana Novelli était une hallucination?
Pourquoi tu dis ça?
Elle est apparue et elle est partie.
- Tu lui as parlé. - J'ai parlé à Carolina aussi.
Carolina est ta fille.
Une projection mentale ne peut pas concerner une inconnue.
Trouvons Diana Novelli.
Prouvons que ce n'est pas une hallucination.
Ton frère, ça va?
Pas de lésion active.
Il ne pourra plus se tenir debout.
Ni manger seul.
Il aura même du mal à parler.
Ca arrivera bien plus tôt que prévu.
Et nous ne pouvons rien faire.
Pas forcément.
De nouveaux symptômes, aucune lésion active.
Ca ne signifie qu'une chose.
Sa sclérose est devenue progressive.
Ca ne vous paraît pas bizarre?
Spasticité, perte de sensibilité
des membres inférieurs, troubles de l'équilibre,
grande fatigue. Tout ça, en dix jours.
C'est une SEP progressive
qui va un peu vite.
Montre-moi son dossier.
Il a changé de traitement.
Il aurait dû recevoir sa troisième dose.
D'un médicament immunomodulateur.
Ce médicament...
peut avoir réactivé un virus resté latent.
Une encéphalite. Peut-être due au virus JC.
Ca reste une inflammation.
On n'a pas vu de lésions, sur l'IRM.
Pour être sûr, il faut faire une analyse du LCR.
Ce n'est pas un grand espoir.
Le virus JC est souvent mortel.
Oui, mais pas toujours.
On doit faire d'autres examens.
Avec la cortisone, tout devait revenir à la normale.
C'est un peu plus compliqué que ça.
Ca veut dire quoi?
Il ne pourra plus marcher? On en est déjà là?
Dès que j'en sais plus, je te le dis.
Essaie de te détendre.
Patrizia, voici le Dr Cesconi.
Bonjour.
Elle vient de se réveiller.
Je peux vous examiner rapidement ?
Ca va aller ?
On est quel jour ?
- Jeudi ? - Presque.
On est vendredi.
Vous savez pourquoi vous êtes là ?
Parce que je me suis fait ça.
17/10.
Excusez-moi, je cherche ma femme.
Lit 34, on m'a dit.
Impossible.
On ne soigne pas des lits.
- Comment s'appelle-t-elle ? - Patrizia Fabbri.
On l'a emmenée depuis les urgences.
Je ne l'ai pas encore examinée. Allons-y ensemble.
Pr Fanti, les dossiers.
Dehors. Sors d'ici !
Sors !
Je veux pas te voir. Faites-le sortir.
Faites-le sortir, je vous dis.
S'il vous plaît.
Venez.
Il est sorti, calmez-vous.
Madame,
il est sorti. Calmez-vous, maintenant.
Respirez profondément.
Pourquoi vous en voulez à votre mari ?
Il m'a trompée.
Et on est ensemble depuis un an.
Elle est obsédée par cette histoire.
Je pensais pas qu'elle en arriverait là.
Je l'ai trouvée sur le sol de la cuisine,
le couteau dans la main.
Et il y avait beaucoup de sang.
Y a-t-il eu d'autres incidents de ce genre ?
- Ou moins violents ? - Pas comme ça.
Depuis un mois, elle est devenue folle.
Elle croit que je la trompe.
Elle m'appelle tout le temps,
elle me fait des scènes. Et maintenant, ça.
Mais c'est faux.
Je ne sais plus quoi faire. Elle a besoin d'un psychiatre.
Commençons par le début.
Votre femme souffre d'hypertension ?
Quel est le rapport ? Elle a voulu se tuer.
Elle fait de la tachycardie et de l'hypertension.
On doit faire des examens.
Ma femme a besoin d'un psychiatre.
Bon... Qu'est-ce que vous en pensez ?
Il ment. Il la trompe.
Je parlais du cas médical.
Je penche pour un cas psychiatrique.
Tachycardie, hypertension...
- Ca correspond. - C'est vrai.
Mais on fait une écho pour exclure un problème cardiaque.
- Prof. - Oui ?
J'étais en train de te dire que Redsonic...
C'est bien, tu t'es décidée à me tutoyer.
Je voulais dire...
- Fanti... - Appelle-moi "Doc",
c'est plus simple.
D'accord.
Bon, je disais
qu'il a appelé...
Va appeler Giulia.
C'était juste un malaise. Je suis un peu fatiguée.
Je vais bien.
Elles sont à toi ?
Oui.
On va les garder. Et on va faire des analyses.
Quelles analyses ? Je vais bien. Pensez à Fabio.
- Je vais chercher Aurora. - Je m'en occupe.
Surdosage aux benzodiazépines.
J'ai beaucoup lu sur ce genre de cas, pour mon étude.
L'hypertension ne colle pas avec un surdosage aux benzos.
Elle était agitée,
ou elle a une forte tolérance.
Ou les benzos masquent une autre pathologie.
- Genre ? - Je sais pas.
Attendons les résultats.
Et toi, ça va ? Tout va bien ?
Oui.
A moins que tu sois une hallucination.
C'est pas drôle.
Je vais chercher ma nièce.
Giulia, attends.
C'est à propos d'Andrea.
Je l'ai encouragé à poursuivre, mais je suis pas rassuré.
Pourquoi ?
Son hallucination n'est pas un événement isolé.
Ca veut dire que, ces derniers temps,
son état psychique s'est altéré.
Tu le trouves pas bizarre ?
Bizarre comment ?
Il a eu des troubles du comportement ?
Andrea pourrait avoir dit ou fait des choses
dont il ne se rendait pas compte.
Comme s'il était soûl.
Alors ?
Non, je pense pas. Toujours le même Andrea.
Je dois y aller.
Ca va ?
Je dois juste planter une aiguille de 10 cm dans le dos de Fabio.
Tu l'as fait mille fois.
Oui.
Mais là, c'est différent.
C'est le moment de vérité. Le LCR ne ment pas.
Tu penses que le Doc se trompe ?
Il n'est pas infaillible.
Et il n'y aurait rien de mal,
mais il faut pas donner de faux espoirs.
- 60 ans. T'as écrit ? - Oui.
- T'as fini ? - Quoi ?
On n'a pas rempli une seule fiche des patients.
Désolé d'avoir une vie.
Tu le trouves antipathique, non ?
Le mari de la patiente.
C'est un menteur. Sa femme a voulu se suicider parce qu'il l'a trompée.
Non, elle l'a fait
parce qu'elle est psychotique.
Les mariages ont une fin, les gens sont infidèles.
T'as une vision triste du mariage.
C'est la réalité, mais on peut se séparer de manière civilisée.
L'amour aussi est une réalité.
La confiance, la famille, c'est une réalité.
On peut se battre pour ça.
Ou alors, oui... se séparer
de manière civilisée.
Alors ?
- Tu viens ? - Elle est où, maman ?
Maman nous attend à l'intérieur.
- Salut. - Salut.
On passait par là et on t'a appelé.
Vous avez bien fait.
Vous venez déjeuner ?
A 15h30 ?
Un sandwich à 15h30, c'est interdit ?
Une glace à 15h30, c'est interdit ?
Je sais pas, il faut demander à maman.
Va pour la glace.
Pour la glace
et pour le sandwich.
Porte-moi, je suis fatiguée.
Allez, on y va.
Ca va ?
Ca devait finir comme ça.
Attendons les résultats. Giulia dit...
Que veux-tu qu'elle dise ?
Ne nous voilons pas la face, je ne marcherai plus.
Tout repose sur toi, maintenant.
Maintenant, tu dis ?
Ca fait trois ans, déjà.
Et tu n'étais pas dans ce fauteuil.
- Tu veux dire quoi ? - Tu t'en rends pas compte,
mais les courses, Aurora, la maison à la campagne...
Cette maison nous simplifiera la vie.
- Laisse tomber. - Tu vas où ?
Marcella, attends !
Allez, courage.
Salut, mon coeur.
On rentre à la maison.
Viens.
Mais on attend tes analyses.
Non, j'y vais.
Ici, on ne retient personne contre sa volonté.
Viens, je vais te faire signer une sortie contre avis médical.
Attends-moi là.
Par ici.
Vous l'avez hospitalisée ?
En fait, non.
Mais il faudrait. Le premier jour de sevrage est le plus dur.
Une signature et tu seras libre de sortir.
La peau te brûle ?
Sur le dessus de la main.
C'est le premier symptôme du sevrage.
De quoi tu parles ?
Le second est l'irritabilité.
Ecoute.
Quand on fait face à une difficulté,
le cerveau met notre corps en mouvement.
Le rythme cardiaque s'accélère.
On se sent hyperactifs, lucides.
Mais face à trop de difficultés, tous les jours,
il arrive qu'on ne réussisse plus
à se libérer de la tension.
On se sent toujours stressés.
Le stress devient négatif, il nous épuise,
il crée un état d'anxiété.
Alors, on prend ça.
Des benzodiazépines.
C'est un médicament très utile,
mais ça finit par créer une dépendance.
On en prend toujours plus,
pour que ça fasse effet. Ca s'appelle la tolérance.
Et lorsqu'on décide d'arrêter, le corps se rebelle.
Ca s'appelle le sevrage.
Tu veux dire que je suis une droguée ?
Je veux dire que, à la longue,
on anesthésie les mauvaises choses, mais aussi les bonnes.
Et on a beaucoup de mal à distinguer
ce qui est réel de ce qui ne l'est pas.
C'est pour ça qu'on veut me garder ?
Non. Mais ça pourrait masquer une autre pathologie.
C'est à toi de décider si tu veux le savoir.
Aurora dormira chez moi, cette nuit.
Ne dis rien à maman.
Non, bien sûr.
Sois optimiste.
On attend les résultats. En cas d'encéphalite,
il existe un traitement.
Ne parle pas non plus des benzos de Marcella.
- Elle est déjà assez inquiète. - T'étais au courant ?
Oui, mais je pensais pas qu'elle en arriverait là.
- Pourquoi ? - J'ai une sclérose en plaques.
Et Marcella se gave de médocs.
Je fais une étude sur les benzodiazépines.
Tu sais ce que disent ceux qui sont dépendants ?
Qu'ils devaient tout affronter seuls et avaient besoin d'aide.
On aurait dû la soutenir.
Au lieu de ça, on l'a laissée seule.
C'est ma belle-soeur, et je suis médecin. Et j'ai rien vu.
Avec une sclérose dans la famille, ça peut passer inaperçu.
C'est pas facile d'être objectifs, avec nos proches.
Sauf si c'est nous, non ?
Tu es venue me surveiller ?
En quelque sorte.
Il s'agit de ta patiente : Patrizia Fabbri.
Son mari s'est plaint à Marabini.
Il dit que sa femme devrait aller en psychiatrie
et que vous la gardez pour des motifs infondés.
Ca arrive souvent. Mais après, on nous remercie.
Mais cette fois, après ce qui s'est passé ce matin,
je dois être plus prudente.
Désolée.
Tu pourrais l'examiner et me donner ton avis.
Allez.
Tu te souviens de cette nuit-là ?
J'ai traversé une mauvaise passe.
Je ne parlais à personne, même pas à mon mari.
Je lui reprochais tout.
Je pensais que ça valait pas la peine de vivre.
Je veux dire que tu n'es pas seule.
Tu n'es pas bizarre.
Je me souviens avoir pris le couteau...
et après, plus rien.
Qu'est-ce qui t'a poussée ?
Il est arrivé quelque chose de particulier ?
Je suis rentrée en avance.
Mon mari était au lit,
avec une autre femme.
Je savais, mais j'espérais me tromper.
Mettez-la dehors !
Faites-la sortir, je ne veux pas d'elle, ici.
Faites-la sortir.
Patrizia, de qui parles-tu ?
C'est la salope qui était avec mon mari. Virez-la.
Je ne veux pas la voir.
S'il vous plaît.
Ca y est, elle est sortie.
Ca va mieux ?
Oui.
Ils foutent quoi au labo ?
Toujours rien, pour ton frère ?
Il faudra attendre demain.
Bon...
Patrizia a développé une psychose.
Elle croit que son mari la trompe,
souffre d'un délire paranoïaque et a des hallucinations.
Elle voit des monstres ?
Elle dit avoir vu, ici, cette femme,
la soi-disant maîtresse de son mari.
Donc, il ne la trompe pas ?
J'aurais tendance à l'exclure. Son syndrome obsessionnel
la pousse à imaginer des choses. Excusez-moi.
Avant, elle n'avait pas ce genre de réactions.
C'est étrange que ça lui arrive si soudainement.
Mais pas impossible.
On doit la transférer en psychiatrie.
Et la tachycardie et l'hypertension ?
Ca peut être lié à l'état de surexcitation.
Echocardiogramme et scanner sont normaux.
Je sens qu'il y a autre chose,
c'est une intuition.
Il y a les faits. Garde ton intuition pour toi.
Demain, on la transfère en psychiatrie.
D'accord.
Les histoires des patients,
vous en êtes où ?
On y travaille.
Combien de temps vous faut-il ?
Quelques jours.
Il faudrait pas que ça traîne trop.
Vous avez une semaine, à partir d'aujourd'hui.
C'est moi.
Désolée, je ne pouvais pas répondre.
J'ai besoin des données sur les patients, et vite.
Oui, mais...
- elles sont pas prêtes. - Tu te moques de moi ?
Non.
Il faudra maximum une semaine. Je te le jure.
J'espère que c'est vrai.
Ou bien,
Andrea apprendra la vérité.
On dirait que tu en fais une affaire personnelle.
Ca l'est. Il s'agit de moi, non ?
J'ai consulté le registre de l'ordre des médecins.
Je n'ai pas trouvé Diana Novelli.
Tu penses que je deviens fou, comme Patrizia.
Elle est pas inscrite à l'ordre. Alors, vérifions les universités.
Tu as fait toutes ces recherches.
Tu continues de m'aider.
Et ça, malgré l'état de ton frère.
En attendant les résultats du LCR, ça m'occupe.
Tu es la seule à continuer à me faire confiance. Pourquoi ?
Parce que...
tu es le seul qui m'a toujours donné de l'espoir.
Je vais chercher Aurora. Elle est avec Teresa.
Elle a été vraiment très sage.
Dans ce cas, elle mérite un bonbon.
Attends, Doc !
Désolé.
C'est pas possible ! Qu'est-ce que je dois faire ?
Je cherchais une blouse propre. Un patient n'a pas aimé son dîner.
Je peux t'aider ?
Non, je m'éclaircissais la voix, parce que...
parfois, elle devient trop grave.
Oui, moi aussi, je m'éclaircis souvent la voix,
dans un cagibi.
Si je peux te donner un conseil,
il faut prendre Andrea avec philosophie.
J'ai pas travaillé depuis longtemps. Je voudrais bien faire.
Mais tu t'en sors très bien.
Grâce à toi, il fait les choses qu'il déteste mais qu'il doit faire.
Et ça, il le sait.
Mais si tu veux t'éclaircir la voix, mon bureau est un endroit...
un peu plus tranquille.
Pardon. Désolé.
Ne l'oublie pas, ma porte est toujours "open".
Attends un instant.
On a les analyses de Marcella.
Traces de benzos
dans le sang et les urines. Ca, on le savait.
Voilà.
Une légère anémie.
Sa fonction rénale est altérée et sa tension reste élevée.
Réfléchissons.
Elle a d'autres symptômes ?
On a pas fait d'anamnèse.
C'est difficile à dire, parce qu'elle est en sevrage.
Tachycardie, irritabilité, tremblements, agitation,
ça peut être causé par d'autres pathologies.
Toi aussi, t'es agité, aujourd'hui.
Je devrais prendre des benzos ?
Je te révèle mon truc contre l'anxiété.
Merci.
Je...
Je fais des tableaux.
Des tableaux ?
Je suis une maniaque du contrôle.
Regarde.
Surveille les symptômes
et note-les dans un tableau.
Toutes les deux heures.
"Compatibles avec le sevrage".
"Pas compatibles".
"On sait pas".
Tu les classes par degré d'intensité.
Deux, six, huit...
Au moins, ça va m'occuper.
Ca va nous occuper.
Juste pour te montrer. Je suis une experte.
Après je te laisse faire. Promis.
Allez, aux tableaux.
Les tableaux, c'est la vie.
- C'était pas la peine de le dire. - Quoi ?
Que t'es une maniaque du contrôle.
- Bon, je peux... - Non.
Non, désolé.
Allez.
Vous voulez du thé ?
Merci.
Votre femme ira en psychiatrie, demain.
Vous feriez mieux de pas rester, et de pas la voir.
Je vous tiendrai au courant, d'accord ?
Merci.
- Tu dors pas ? - Non.
Désolé pour tout à l'heure.
- Je voulais pas qu'on se dispute. - Moi non plus.
Je suis fatiguée.
Je sais.
Désolé de pas t'aider suffisamment.
Tu as compris ce que je voulais dire ?
Quoi donc ?
Tu le sais.
Sans Aurora, ça serait plus simple.
Le problème, c'est Aurora ?
C'est pas ce...
- Laisse tomber. - Laisse Aurora tranquille.
Laisse-la en dehors de ça.
Encore tout ça ?
A ce rythme-là, on ne finira pas en une semaine.
T'inquiète, on va emménager ici.
Je plaisante, ne rêve pas.
C'est qu'il y a toujours autre chose à faire.
Bonjour.
Tu as raison, voilà ce qu'on va faire...
un tableau avec un planning.
Les tableaux, c'est la vie.
T'es le premier. Je parle à toi, mec.
Il y a eu des problèmes, cette nuit.
Viens ici. Tata Teresa va te donner
des feuilles pour dessiner.
Tiens.
Que se passe-t-il ?
J'ai mal aux jambes et aux bras.
Cette nuit, je pouvais pas marcher. C'est à cause du sevrage ?
On va essayer de comprendre.
Je pensais m'en sortir, avec Fabio et Aurora.
C'était une illusion.
La réalité, c'est autre chose.
Ses douleurs sont trop aiguës pour être liées au sevrage.
Regarde.
J'ai pris sa tension
toutes les 2 heures : 9 de diastolique, c'est pas logique.
Tu as fait du bon boulot.
Oui, c'est pas logique.
Ca colle pas avec un surdosage aux benzos.
Pendant que tu te reposes,
on va se pencher sur les douleurs et les problèmes
- rénaux. - OK.
On fait un électromyogramme et une écho abdominale.
Ne t'y habitue pas.
Tu vas récupérer tes heures sup.
A vos ordres, chef.
D'autres projections, ces derniers jours ?
Non, aucune.
Comment tu te sens ?
Assiégé.
Je cherche Diana Novelli.
Encore ? Je croyais que t'avais renoncé.
Tu as peur de l'avoir imaginée.
Je n'ai rien trouvé sur elle.
Il n'y a rien.
Elle m'a dit d'oublier mon passé.
Carolina...
que les souvenirs pouvaient faire mal.
La Carolina imaginaire, bien sûr.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Assurons-nous que Diana Novelli
existe.
Un bonbon.
D'accord.
Tiens, je le laisse ici.
J'ai eu les résultats du LCR.
Pas de virus.
On revient à la première hypothèse.
La sclérose en plaques est devenue progressive.
Je suis désolé.
- Je pensais... - Quoi ?
Qu'il y avait de l'espoir ?
Moi aussi.
Mais la réalité, c'est autre chose.
Je dois aller lui annoncer ça.
Je devrais suspendre le traitement.
Je ne suis plus lucide.
Ils transfèrent Patrizia Fabbri en psychiatrie.
Attendez.
Excuse-moi.
Qu'est-ce qui se passe ?
Non, rien.
Excusez-moi. Ramenez-la dans sa chambre, s'il vous plaît.
Elle a fait une crise épileptique partielle.
Tu en es sûr ?
Plutôt.
Donc, le trouble de Patrizia est organique.
D'accord, elle tremblait.
Mais si tu as raison, elle devrait avoir une hémorragie,
ou une tumeur cérébrale.
Et il n'y a rien au scanner.
Ca pourrait être une...
encéphalite auto-immune.
Au scanner, ça se voit pas.
Mais c'est peut-être pas ça.
Comme pour le virus de Fabio.
On va faire une analyse du LCR.
Federico, tu t'en occupes.
Moi ?
Mieux vaut éviter, je l'ai juste fait sur le mannequin.
Damiano a raison.
Tu dois te frotter à la réalité.
D'accord.
Je le savais
que ça finirait comme ça.
Mais Marcella voulait avoir un enfant.
Et moi, j'ai accepté.
Je suis un fou, un idiot.
J'aurais dû la persuader de renoncer à cette folie.
Renoncer à Aurora ?
Tu réalises ce que tu dis ?
Ma pire crainte est que ma fille assiste à ma déchéance physique.
Je pourrai plus la serrer dans mes bras. Tu comprends ?
Non, je ne comprends pas.
La chance de serrer mon enfant dans mes bras,
je ne l'ai pas eue.
OK, la maladie te met en colère.
Mais là, tu la laisses gâcher tout le reste.
T'as reçu le plus beau cadeau que la vie peut offrir
et tu le vois pas.
Excusez-moi.
Aurora veut donner ça à son papa.
Papa,
on rentre quand à la maison ?
Bientôt, mon coeur.
Laissons papa se reposer. Il est fatigué.
Patrizia, je vais te faire une anesthésie locale.
Je vais effectuer une ponction lombaire
entre les vertèbres L3 et L4.
Tu vas ressentir des picotements.
"Pulp Fiction".
Vous voyez ?
La scène de l'adrénaline.
Pareil.
Son excitation pour autre chose qu'une fête,
me fait penser que la fin du monde
- est proche. - A demain.
Si tu reçois les analyses de Marcella, préviens-moi.
Merci.
Ecoute, Lin.
Tu avais raison, à propos du mari de Patrizia.
Il n'est même pas venu, aujourd'hui.
Non, c'est moi qui lui ai dit.
Ils en auraient souffert, tous les deux.
Mais dès que je lui ai dit ce qui s'était passé...
il est revenu.
Et sinon...
à propos de ce que j'ai dit sur la famille...
La séparation de mes parents a été très difficile.
Je ne voulais pas te vexer.
T'inquiète pas, ça va.
Dans ce cas...
Tu l'as oublié en salle de soins. Ca fait 3 heures
que tu l'as pas regardé.
Ca doit être ton record.
Merci.
Ecoute...
merci pour l'idée du tableau.
De rien.
Pardon, je t'ai dérangée. T'as à faire.
On va boire une bière ?
Une prochaine fois ?
Non, une bière, c'est parfait.
Alors...
Pourquoi tu as choisi médecine ?
Pour le Doc.
Il m'a sauvé la vie, même s'il a sacrifié
ma jambe.
On veut tous ressembler à notre superhéros préféré.
- Et toi ? - "Les quatre filles du Dr March".
Oui.
Je l'ai lu en seulement deux jours.
Chez nous, quand il neige, il n'y a pas grand-chose à faire.
Quand Beth est morte, j'ai beaucoup souffert.
Puis, j'ai pensé que la médecine
avait forcément fait des progrès.
Je n'aurais pas laissé ma soeur mourir.
J'aurais su quoi faire.
Je suis une maniaque du contrôle, non ?
Ca serait bien, si on pouvait tout contrôler, tout guérir.
- Je suis désolée. - Non.
Ne t'inquiète pas.
C'est pas ta faute.
Je...
Je suis sûre que tu as fait tout ton possible pour Alba.
C'est normal que tu fasses des crises d'angoisse.
C'est la moindre des choses.
Il faudrait un tableau.
Un grand tableau.
- Je peux ? - Oui.
- A cette rencontre. - Aux tableaux.
Salut, je suis rentré.
Bonsoir, Federico, bienvenue.
La météo est dégagée, à Milan.
Merci, Next.
Mets un peu de musique, comme d'habitude.
Désolé d'appeler à cette heure. Je dérange ?
Non, pas du tout. Manuel dort et Davide
est en déplacement.
Tu avais raison, je devrais suspendre mon traitement.
Il est arrivé quelque chose ?
Je crains de ne plus distinguer ce qui est réel
de ce qui ne l'est pas.
L'idée de renoncer à mes souvenirs me terrifie.
Tu peux vivre sans tes souvenirs.
Tu l'as déjà prouvé.
Quand as-tu pensé que ça ne valait plus la peine de vivre ?
Après la mort de Mattia ?
Si je me souvenais, je te demanderais pas.
Après sa mort, oui.
Tu as essayé de te suicider ?
La vie recommence toujours.
La mienne...
la tienne...
la vôtre.
Giulia aussi commence à douter.
Merci,
pour tes encouragements.
Je vais y réfléchir.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Elle se repose. Elle a passé la nuit à étudier.
Un bonbon.
Un bonbon ?
On va prendre un chocolat chaud au distributeur ?
Ca te dit ?
Elle est toujours fatiguée.
Tu es fatiguée, ma puce ?
Viens ici.
Tu es fatiguée depuis longtemps, c'est ça ?
Fais-moi plaisir.
Tu veux bien ouvrir la bouche ?
Vous êtes allés où, récemment, Fabio et toi ?
Bonjour, au fait.
Vous êtes partis en voyage ? Vous avez déménagé ?
On est toujours restés à Milan.
Et à la campagne, pour rénover la maison du grand-père de Fabio.
Rénover ?
Tu as des photos ?
Euh... oui.
C'est ce que je pensais.
Je te le rapporte tout de suite.
Il s'agit d'une intoxication.
- De quoi tu parles ? - De Fabio et Marcella.
Les benzos et la sclérose ont masqué
les symptômes.
Intoxication à quoi ?
Au plomb. Regarde.
C'est chez mon grand-père.
Des tuyaux apparents.
Pour s'intoxiquer, il suffit d'être à proximité
assez longtemps, ou que l'eau soit contaminée.
Aurora a des symptômes.
Elle est fatiguée et veut toujours des bonbons...
Elle a une amertume dans la bouche.
Ca explique aussi l'insuffisance rénale de Marcella.
Les douleurs musculaires.
La sclérose de Fabio n'est pas progressive.
Pour en être sûr, j'ai envoyé un échantillon au labo.
Je n'aurais pas dû douter de toi.
J'ai quelque chose à te dire.
Les résultats du LCR de Patrizia.
Tu avais raison.
Tu me le diras tout à l'heure.
Patrizia n'a pas de problème psychiatrique.
Elle a tenté de se suicider et a des visions.
Elle a une encéphalite auto-immune.
Ca veut dire que...
ses anticorps s'attaquent aux cellules du cerveau.
Ses hallucinations, son comportement,
c'est à cause de ça.
- Donc... - Elle n'est pas folle.
Si les anticorps deviennent fous, c'est pour une raison.
Généralement, c'est la présence d'une tumeur.
Les anticorps la reconnaissent,
mais ils ignorent comment la combattre.
Elle a une tumeur ?
C'est ça, la cause de tout ?
Oui, elle a une tumeur aux ovaires.
Mais ça a l'air d'être opérable.
Ecoute.
Ce sera une période très longue et difficile.
Vous devrez apprendre à vivre avec.
Mais ses chances de survie sont très bonnes.
On lui a pas encore dit, car son état est trop altéré.
On a commencé un traitement par immunoglobuline.
Une fois la tumeur retirée,
les améliorations seront bien visibles.
Elle redeviendra comme avant ?
Oui.
Elle saura distinguer le vrai du faux.
Avec ça, tu commenceras à aller mieux.
Et à quoi bon ?
Comment ça ?
Pour retrouver ta famille.
Baisse pas les bras.
On se bat, pour ça.
Ton mari...
il n'a pas baissé les bras, il n'a jamais bougé d'ici.
Il est toujours resté devant ta porte.
Une intoxication au plomb ?
C'est incroyable.
Et maintenant ?
Grâce au traitement, dans quelques jours,
tout redeviendra comme avant.
Mieux, j'espère.
Désolé pour ces trois dernières années.
Je suis un idiot.
Je les ai vécues...
dans la peur de ce qui pourrait m'arriver...
sans réussir à vivre dans le présent.
Aurora et toi, vous êtes ma vie.
Je veux plus gâcher mon temps. Tu peux arrêter tes médocs.
Je suis tellement désolée.
On peut entrer ?
Regarde qui est là.
Salut.
J'ai un cadeau pour toi.
Et tu viens de m'en faire un.
Un cadeau ? Tu voulais me dire quelque chose.
C'est ça, le cadeau. Viens.
C'était sur le site d'une maison d'édition.
Il est épuisé, mais l'autrice en a publié plusieurs.
- Diana Novelli. C'est elle ? - On dirait.
Elle n'est pas médecin, mais chercheuse universitaire.
Et elle pourrait avoir changé de travail.
Mais elle n'est pas une hallucination.
Tu peux la retrouver.
La maison d'édition a peut-être son adresse.
Retrouve tes souvenirs.
Retrouve toute ta vie.
...
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.