Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
L'ARMEE ALLEMANDE S'APPROCHE DE LA SEINE.
ROUEN DEVIENT ZONE DE GUERRE.
LA POPULATION FUIT EN PLEINE PANIQUE.
DEUX ANS DE GUERRE!
DEUX ANS DE SOUCIS ET DE MISERE,
DE PEUR ET DE FAIM.
SECOURS AUX ENFANTS
Un peu de calme svp.
Les enfants ont fait un long voyage.
Ils étaient plusieurs centaines à arriver
hierĂ GenĂšve.
Et là , ils ont traversé la moitié de la Suisse.
Ils sont fatigués: nous voulons
tout réglerau plus vite.
- Tout est prĂȘt? - Oui.
Ma sĆur, faites venir les enfants.
Mais ça c'est un peu trop pour lâheure.
Ăa c'est Robert.
BonjourMadame.
Mon mari voulait une petite fille.
Peut-ĂȘtre peut-on encore changer.
Non, non, les hommes sont toujours
fiers dâavoir un petit garçon.
Personne?
On m'a chargé de vous dire que Dorii Gugolz
a la varicelle depuis ce matin.
Merci.
Emmenez-la derriĂšre.
Regardez si on peut
la proposera quelqu'un dâautre.
BonjourMarguerite.
Bonjour, jacques.
Vous avez trouvĂ© quelquâun?
M. BÀnniger, la petite me fait pitié.
Elle est si triste. je voudrais bien
la prendre chez moi.
- Et votre pĂšre? - je m'en occupe.
Dâaccord.
Si ça crée des problÚmes chez vous,
on trouvera quelqu'un d'autre. Allez-y.
- Vous n'avez plus besoin de moi? - Non.
PĂ€uli, ma sĆur nâest pas lĂ ?
Elle est dans la véranda.
- Venez svp. - Oui.
Voici Marie-Louise Fleury de Rouen.
- Elle va chez qui? - Chez nous.
- Mais câestâŠ? - Une petite Francaise.
Et elle Vient chez nous?
Et on ne le savait mĂȘme pas.
Tu Viens d'oĂč?
Quel est ton nom? Quel Ăąge as-tu?
Ecoutez, elle a besoin de calme.
Elle a voyagé pendant deuxjours.
Elle est épuisée.
Elle a déjà mangé?
je prépare quelque chose.
Non, ils ont déjà mangé à Zurich.
Un verre de laità la rigueur, mais dilué
pour qu'elle le digére bien.
Viens ma chérie, on va te requinquer.
CrĂȘpe et purĂ©e de pommes
et demain un peu de miel.
NOUS en avons encore beaucoup.
Elle ne comprend pas lâallemand.
Si, si, elle me comprend, pas vrai? Viens!
Voilà ta chambre. Tu es étonnée?
Tu n'as sûrement pas cela à la maison.
Demain, on va faire les courses
et dimanche une promenade en forĂȘt.
Et on prendra Barry. Tiens, voici Barry.
Tu vas te plaire chez nous.
Pas mademoiselle, moi PĂ€uli.
Oui, Viens assieds-toi.
je vais tâaider Ă te changer.
Papa ne m'a rien dit.
Evidemment, il ne le sait pas encore.
Quoi?
Elle nâavait personne,
alors je l'ai emmenée chez nous.
- Papa nâen sait rien? - Pas encore.
Mais Hedi, ça ne se fait pas.
Tu aurais dĂ» lui demander, tu sais comment il est.
Mais je vais lui dire.
je lui dirai lors du repas, aucun problĂšme.
On verra bien.
Ce n'est pas un mal dâaider un peu
ces enfants.
Elle est toute malgre, vous devriez voir ses bras.
- Va-t'en Barry. - Viens, on s'en va.
Vous prierez avec elle.
Oui, oui, je suis aussi catholique.
On ira ensemble Ă lâĂ©glise.
On doit se tenir les coudes.
Ces enfants sont vraiment traumatisés.
- A cause des avions. - Oui.
Elle est de Rouen.
- Ilya eu des attaques là -bas? - Sûrement.
Si je pense Ă ces enfants...
Une si gentille fille. Un ange.
Qu'en pense Monsieur RĂŒegg?
Il ne le sait pas encore.
M. RĂŒegg nâen sait rien?
- On doit? - Non, laissezâla.
Elle a le mal du pays.
On reviendra la voir plus tard.
Elle va sûrement se calmer.
Salut.
Mlle Anna, M. RĂŒegg est lĂ .
Merci. Servez donc la soupe.
- OĂč allezâvous? - En bas, papa est lĂ .
Remontez, câest trop tĂŽt.
je n'ai pas pu lui dire.
Il ne le sait pas encore?
On a beaucoup de travail le samedi.
j'ai dû écrire 20 lettres.
On est dans de beaux draps.
je nây peux rien, il a eu une sĂ©ance hier,
et il a mangé dehors.
je lui dis maintenant durant le repas.
Dis-ie Ă PĂ€uli pour qu'elle se taise.
je dois préparer la table.
Oui?
Que fais-tu lĂ ?
Que cherchesâtu?
Tu es muette?
Quoi?
Allez entre.
- Le repas est prĂȘt! - Oui!
- Bonjour papa. - Bonjour.
- Bonjour papa. - Bonjour.
Oh, ça a lâair bon!
- Tu veux quelque chose? - Non.
- Tu as eu des soucis? - Oui.
- A l'usine? - Oui.
Oh, câest grave?
Sur un des métiers à tisser, ils ont utilisé
la nouvelle huile qu'on nous a offerte.
Mais on est Ă court.
Sans mâen informer, derriĂšre mon dos.
Câest cela que je ne supporte pas.
Lorsqu'ily a eu un problĂšme, ils sont venus
me voir en s'excusant.
Mais pour moi câĂ©tait trop tard.
- Vous m'avez appelée? - Oui.
Apportez des couverts.
je pense qu'il est temps que l'on invite Ă table
la petite Française qui est
dans ma maison depuis hier.
Elle attend lĂ .
LĂ !
Ecoute papa, câest un malentendu.
Câest vrai, je ne t'ai pas demandĂ©
mais je voulais dĂ©jĂ te le dire hier soirâŠ.
Pas besoin d'explications.
Discussion inutile!
Viens, regarde comme câest rigolo ici.
Tu peux pendre le linge Ă ces cordes.
Mais évite la cheminée pleine de suie.
Il faut prendre soin de la robe
Ă cause des tickets de rationnement.
Oui, oui! Reste ici, je vais
chercher le reste.
Mais qu'est-ce qui se passe?
Quâest-ce qu'ily a
ma chérie?
je ne comprends pas ce que tu dis.
Mais ce sontjuste des avions.
Allons, ma chérie. Viens.
- Bonjour. - Câest vraiment nĂ©cessaire?
Ordre du médecin.
- Bonjour. - Bonjour.
Elle aura une chambre individuelle.
je ne peux pas en décider.
Les enfants de la Croix-Rouge
vont en division commune.
Câest ce que je veux Ă©viter.
je vais appeler le mĂ©decinâchef.
Mais qu'est-ce quâils te font?
Quâest-ce que tu nous fais?
Elle ne réagità rien depuis une heure.
Restez ici, ily a foule dehors.
Moi, je les accompagne.
Reviens Vite!
Mlle RĂŒegg, que se passe-t-il avec la petite?
Elle a eu une grosse frayeur ce matin
Ă cause des avions. Elle a cruâŠ
quâon Ă©tait bombardĂ©s?
Un état de choc?
Un état de choc? Un enfant?
juste pour quelques avions?
Un mystĂšre.
Imagine ce quâils vivent lĂ -bas,
si une petite doit ĂȘtre hospitalisĂ©e
juste Ă cause de quelques avions.
On fait bien trop peu pour ces enfants.
Ne Viens pas me parler de charité.
On va chercher ces enfants, on les nourrit,
on fait quâils se sentent bien.
Et aprĂšs trois mois, on les renvoie
dans ce maudit enfer.
On ne peut rien y changer.
Câest ce quâon dit.
- Dans 1000 ans, on le dira encore. - Non.
Mais câest aussi notre faute,
car on n'a pas pu lâĂ©viter.
Nous aussi, on doit aider,
pas seulement les riches.
Les travailleurs ont assez fait.
Toi peutâĂštre? Ou moi?
je ne peux quand mĂȘme pas
imposer un enfantĂ ma logeuse.
Non, il faut quâon sây prenne autrement.
On pourrait par exempleâŠ.
On ne peut rien faire.
Ăa aussi, câest ce quâon dit!
Au revoir, Schibli!
Ernst, attends!
Prenez place.
Merci, mais je ne fais pas long.
Alors.
- Elle est pĂąle. - Ăa va sâarranger.
Ce qui est triste, câest
qu'elle n'arrive pas Ă rigoler.
Une enfant, imaginez.
Elle a sans doute le mal du pays.
Toute la journée, elle dessine sa maison.
Câest vrai, elle ne rit pas.
Au revoirsĆurMartha.
Le projet n'est pas encore parfait
mais l'idée est bonne.
C'estjuste. Mettez-ie au bureau.
Ainsi, on pourrait aussi aider.
je ne voudrais pas te décourager mais
je pense quâon devrait Ă©radiquer
le malĂ la racine.
Ăa ne sertĂ rien de toujours
rajouter des pansements.
On doit faire ce quâon peut.
Ils lâont bien cherchĂ©!
Il faut que ça empire encore pour
quâils comprennent.
Ils devraient éliminer les responsables
de toute cette cochonnerie.
Rien ne sây oppose en fait.
Mais 30 min. parjour ça se ressent.
M. Schibli dit quâon pourrait
les répartir sur2 équipes, 15 minutes.
Ăa irait encore.
Deux mois?
Combien d'enfants pourraient alors venir?
Environ 30, il parait.
Seulement? je pensais cent.
Cent! Mais 30 câest mieux que rien.
OĂč serontâlis logĂ©s?
Dans un chalet.
Et nos enfants?
On travaille dur, on sue pour
leur acheter chaussures et vĂȘtements.
Les petits Français ont faim.
Alors, chaque équipe travaille
15 minutes de plus parjour.
Avec le gain supplémentaire, on pourra
faire venir 30 petits Francais et les
héberger dans une maison de vacances.
Tiens, mĂȘme Baumann a compris.
Pour moi, ce n'est pas clair:
Le séjour coûte
111 francs partéte et par mois.
Pour 30 enfants et 3 mois, câest
presque Fr. 10 000.-.
On ne va jamais y arriver.
L'idée est que la société paie la moitié.
Si vous pensez que M. RĂŒegg va participer,
vous Ă©tes naâifs.
Vous connaissez mal le chef.
Ăa dĂ©pend.
Câest exclu, je vous le garantis.
Pour moi, le probléme est ailleurs.
Ensuite, on nous dira: si vous avez pu travailler
15 min. de plus, vous le pouvez encore.
LĂ , on a aussi notre mot Ă dire!
- Toi? - Pourquoi pas?
Mais tu étais contre.
Oui, mais les enfants nây peuvent rien.
Merci.
Dis plutĂŽt merci Ă lui s'il doit participer.
Vous vous demandez ce qui se passe?
Encore un référendum? Vous venez de
recevoir une prime, ça suffit!
Non, câest un peu particulier, M. RĂŒegg.
je peux vite vous expliquer?
On a eu une idĂ©e: on a pensĂ©.âŠ
LĂ , je suis curieux.
Otez-vous cela de la téte.
Mais laissezâmoi au moins expliquer.
je suis au courant. Discussion inutile.
je ne peux pas soumettre ça au Conseil.
- Courrier? - Encore une lettre.
Câest une bonne idĂ©e
mais elle n'est pas aboutie.
Faites donc une collecte, j'y participerai!
Mais presque tous ont déjà signé.
Eh bien, dites Ă vos gens...
- Quelqu'un tâattend. - Quoi? Pourquoi?
je veux aussi rentrer moi.
Mais va voirqui c'est.
MaisâŠ.
Anna l'a ramenée ily a deux heures.
Elle voulait absolument te voir.
Ah bon? De son propre gré?
Ah, MarieâLouise. Ăa câest gentil.
Pardon, Mlle RĂŒegg.
Il n'Ă©coute mĂȘme pas.
Câest tout simplement Ă©cartĂ©.
Vous pensiez vraiment
que ça fonctionnerait du premier coup?
Moi aussi, je dois ruser.
Comment lui expliquer?
On ne peut rien lui expliquer.
Au mieux, on peut faire qu'il
l'explique luiâmĂȘme.
Un instant.
On va y aller et je vais vous expliquer
que votre idée n'est pas bonne.
- Et ensuite? - Ensuite, ça ira.
Tu sais ce que ça veut dire?
Froid.
Plus froid.
Froid.
Froid?
Plus chaud.
Tiéde... chaud.
Froid.
Pardon. Hedi, écoute ça.
Elle a rigolé. juste là .
- Tu as vu? - Oui.
- Quoi encore? - M. Schibli n'est pas content.
Tu devrais au moins lui expliquer.
je sais que tout cela est impossible.
Rien n'est impossible.
Mais mauvais et dénué de sens. Et faux.
Et comment organiser tout ça?
Vous y avez réfléchi?
Lui et réfléchir, ça fait deux...
Ilya au moins des lits pour ces enfants?
Du linge? De la vaisselle?
j'ai pensĂ© quâon pourrait louer.
Bien sûr, ça prendra du temps.
Louer? Encore ça.
Hedi a raison: il faut de lâorganisation.
La commune pourrait reprendre le patronage.
Elle peut aussi aider un peu.
Et il faudra quelqu'un qui gĂšre les choses
lĂ -haut, dans le chalet.
M. BĂ€nniger serait dâaccord.
Oui, il serait bien. Un professeurĂ la retraite.
- Il a le temps. - Et moi.
Câest cela. Etje me retrouve sans secrĂ©taire?
Mme SchÀfer viendrait volontiers t'aider.
Quand jâĂ©tais au service fĂ©minin, câest bien allĂ©.
Mais peut-ĂȘtre que le Conseil ne voudra pas?
je n'ai pas besoin d'eux.
je peux les informer par circulaire.
- GefÀllts dir? - Oh, ja, Monsieur.
Alors, vous pensez quâon pourrait en parler?
Oui, mais pas pour ne rien dire.
Tout d'abord, il faut trouver un nom.
Vous avez raison. Peut-ĂȘtreâŠ.
Attendez, j'ai une idée.
Oui, ça câest bien.
«Action quart dâheure de travail en plus»
- Super! - Alors...
Le CA de Le inenweberei SA a décidé
en concertation avec les travailleurs
et les employĂ©s de lâusine.
Deux points.
A partirde lundi
20 juillet, 6 h 45...
Ăa doit ĂȘtre lĂ -haut.
Mais on ne voit encore rien.
Non, seulement depuis Vitznau.
- On arrive quand? - Quelle impatience!
Hedi est déjà avec les enfants.
Elle va bien gérer cela.
Merci de mâavoir invitĂ© sur le bateau,
mĂȘme si ça fait un dĂ©tour.
Il faut quâon montre la Suisse Ă cette petite.
Sinon, Ă la maison, elle va raconter
qu'il nây a que des usines ici.
La chapelle de Teil.
Mais oui, je sais.
C'étaità la Hohle Gasse.
Ah bon.
Doucement... stop!
Une course d'école!
j'ai fait cette excursion tant de fois
avec mes écoliers.
Vous avez raison. Il faut laisser
les enfants croire Ă Guillaume Tell.
MĂȘme si câest une lĂ©gende.
Ne dites pas cela.
D'aprĂšs les nouvelles recherches,
tout se serait déroulé comme on le raconte.
Vous mâen direz tant.
Vraiment trÚs intéressant.
- Donc, tout seraitvrai? - Oui.
Quelle joie d'entendre ça!
Comme câest haut! - Oui, oui.
Elle s'est déjà bien intégrée.
Qu'est-ce que câest?
Vous avez chaud?
Oui, le soleil tape un peu.
Ăa me fait pareil quand
on s'approche du RĂŒtli.
Elle n'a sûrementjamais rien vu de tel.
Regardez, ils vont arriver.
Il sont adorables, ces enfants.
Eh, petit chenapan!
Câest un vrai petit sauvage.
Ăa câest AndrĂ©.
Oui, on dirait bien.
Non, non, nous on mange en bas Ă l'hĂŽtel.
Vous partez? Quel dommage.
M. BĂ€nninger?
Ne la gĂątez pas trop.
Pensez-y, bientĂŽt elle devra
rentrer en France.
- Et? -je ne veux pas mâen mĂȘler.
Mais plus vous la gĂątez,
plus la séparation sera difficile.
On connaĂźt cela.
Tant qu'elle est ici, elle doit ĂȘtre heureuse.
De toute maniÚre, on va prolonger son séjour.
Non Monsieur, nây pensez pas.
Il n'y a pas d'exception.
On ne doit pas les déshabituer de leurs parents.
Des milliers d'autres veulent venir en Suisse.
On verra bien si on ne
peut pas faire une demande.
- Allez, bon séjour. - Merci.
Au revoir.
M. BĂ€nninger est un peu fĂąchĂ©, nâest-ce pas?
On mangera quand mĂȘme notre glace.
Ta maman t'a sûrement envoyé un petit cadeau.
Regarde.
C'estjoli surta robe.
Câest magnifique.
Câest pour moi. Venez PĂ€uli.
Tu es un peu déçue, on dirait?
Mais tu sais bien, on ne peut rien
envoyer depuis la zone occupée.
Ta maman pense sûrement à toi, aujourd'hui.
j'ai peint cette broche pourtoi.
On le met sur la chaise du piano.
Sur le bureau.
Non, sur la chaise du piano, j'ai dit!
Comme cela on peut tourner.
- Câest quoi? - Pas touche!
- Le résultat est bon? - Regardez donc.
Non, c'estĂ la petite de le faire.
- Bon, alors... - Non, restez, M. Schibli.
Vous ĂȘtes l'auteur de cette Ćuvre. Ăa suffit!
Viens.
EnlĂšve le drap.
- Moi? - Oui, toi.
- Une maison de poupées! - Super, papa!
Tu n'en reviens pas, hein?
De rien, ma chérie.
Ăa a Ă©tĂ© fait avec amour.
Bonjour Mlle RĂŒegg.
je ne sais pas à qui ça fait le plus plaisir.
A papa ou Ă la petite.
- Câest sensationnel. - Regarde.
on peut tourner
et là , ça s'ouvre. Tu vois?
Et si tu appuies ici, la lumiĂšre sâallume.
j'ai les larmes aux yeux.
PĂ€uli, la cuisine, ici!
je n'ai jamais rien vu de tel.
- Pas mĂȘme au musĂ©e. - Chambre Ă coucher!
Maman dort lĂ , moi lĂ et Pierre lĂ .
je l'ai fait d'aprĂšs ses dessins.
M. RĂŒegg me les a donnĂ©s.
Magnifique, M. Schibli. Parfait.
Bien entendu, nous allons
vous payer pour votre travail.
Non, pas question.- Et pourquoi?
C'était un mandat professionnel.
Ăa m'a fait plaisir de faire cela pour la petite.
Voyez-ie comme un remerciement
pourvotre participation Ă notre action.
Parlons-en donc devant un café!
Vous restez manger?
- Bien sĂ»r. - Mais je.âŠ
Discussion inutile!
PĂ€uli, couverts pour M. Schibli.
- On a encore du Vermouth? - Oui.
Oh, mademoiselle Anna, je suis toute excitée.
Dommage qu'elle ne puisse pas lâemporter
en France.
On espĂšre qu'elle reviendra l'an prochain.
Lâheure avec l'observatoire de NeuchĂątel
Ăa me fait plaisir de vous revoir chez nous
Ă cette occasion.
Avant, vous veniez plus souvent.
- C'était toujours bien. - Oui...
LĂ , vous ĂȘtes comme un Ă©tranger.
Avant, je ne travaillais pas encore Ă l'usineâŠ.
mais je ne dois pas vous expliquer.
Bien sûr, je comprends.
Mais je dois dire que rĂ©cemment.âŠ
...papa est devenu plus sociable, je sais.
Câest grĂące Ă elle.
- Venez prendre lâapĂ©ritif! - Oui, papa. Venez.
Viens ma chérie, on va manger.
PĂ€uli, la maison est fantastique.
Oui, Viens te laver les mains.
- On va jouertoute la journée! - Oui.
Les information de lâAgence tĂ©lĂ©graphique suisse.
Tout dâabord les nouvelles de guerre.
AprÚs les lourdes frappes aériennes d'hier
l'agence Reuters indique que:
des éclaireurs qui sillonnaient la Ville
quelques heures plus tard,
ont constaté que des incendies persistaient.
Toutes les cibles militaires visées
ont été atteintes...
LĂ câest tout sec,
on peut l'apporterĂ Monsieur RĂŒegg.
Pas aujourd'hui.
Il a de la Visite. Monsieur Schibli est lĂ .
- Il ne faut plus descendre. - Si.
Il est tard. Viens te coucher.
- Ăa va lui faire plaisir? - Mais bien sĂ»r.
Tu as fait de jolies fleurs et de jolis dessins.
La belle fleur est de Mademoiselle Anna.
Mais les autres sont de toi.
Viens au lit.
On va la mettre sur son bureau,
ainsi il l'aura dés qu'il se réveille.
- Une surprise. - Allons-y.
Non, il est tard. Viens, on va prier.
Ăa va?
Oui. Oui, ma chérie.
Dors bien.
Mlle Anna, la petite est au lit.
Merci, PĂ€uli. je vais monter.
Etonnant que le télégramme soit
arrivé depuis le territoire occupé.
Il est parvenu à la légation suisse.
je me suis renseigné.
Câest atroce.
La petite ne sait encore rien?
je ne sais pas si on doit le lui dire.
On ne peut pas la laisser rentrer
sans le lui avoirdit.
- Quand doit-elie partir? - Dans 2 semaines.
Demandons Ă M. BĂ€nninger ce qu'il en pense.
je ferais mieux de rentrer.
La comptabilité de l'action peut attendre.
Oui. je n'ai pas non plus la tĂȘte Ă cela.
Hedi ne va pas en revenir.
Nous ne savons pas quoi faire.
Oui.
La maman vit maintenant chez une sĆur.
Comment pourrait-on le savoir?
Câest lĂ toute la question.
Devons-nous lui dire ou non? Et quand?
Facile à dire: «avec ménagement».
Ma fille pense la mĂȘme chose.
je ne sais pas. je doisy réfléchir.
Câest un terrible coup pour la petite.
Mais il faut quâon le lui dise avant
qu'elle ne rentre en France.
Vous revenez le jour du départ?
Pouvez-vous rentrer un jour plus tĂŽt?
Le tĂ©lĂ©gramme nâindique rien Ă ce sujet.
Il estjuste écrit que la maison de Rouen
est démolie et que
Pierre, le petit frÚre, est décédé.
Monsieur BĂ€nninger, je vous rappelle.
Mon Dieu, MarieâLouise.
- La petite est lĂ ? - Non, pourquoi?
Elle n'est plus dans sa chambre.
Mon Dieu, a-t-elle entendu quelque chose?
DEPART MARIE-LOUISE
Tu devrais boire ton lait. Qu'en pensesâtu?
Ilya la place, PĂ€uli?
Il reste encore quelques petites affaires.
Ne pleurez donc pas.
Regardez la petite comme elle se contrĂŽle.
Elle doit vraiment partir?
je n'en sais pas plus.
M. BĂ€nninger parle avec papa depuis 15 minutes.
La petite était bien avec vous.
Si bien qu'elle aura du mal
à se réhabituer là -bas.
je ne vous fais pas de reproches.
Mais un enfant est comme un animal,
il sâhabitue Ă la maison
et sâattache aux gens.
Mais un jour, il doit repartir.
Vous croyez vraiment
que je nây ai jamais rĂ©flĂ©chi?
Si elle devait rentrerĂ Rouen, dans la zone
de danger, je dirais de la garder ici.
Mais heureusement, sa mĂšre vit
maintenantĂ la campagne, oĂč la petite
devrait ĂȘtre en sĂ©curitĂ©. Câest une chance!
Prenez donc un enfant qui est
réellement en danger.
Pour le renvoyer
dans cet enfer aprés 3 mois?
Comme cette pauvre petite ici?
Et ça câest «humain»? Secours aux enfants?
Sion ne peut faire les choses qu'à moitié,
mieux vaut laissertomber.
Doucement stp. La petite estjuste lĂ .
En Europe, des centaines de milliers
d'enfants décédent.
Ils meurent de faim et étouffent dans des abris.
Ils sont lacérés par des bombes.
Et nous qui échappons à tout cela,
nous arrivons Ă peine Ă en accueillir
quelques milliers, pour3 mois.
Pourquoi pas plus? Pourquoi
pas autant que l'on pourrait en héberger?
Et ils devraient restertant qu'in a la guerre.
je ne sous-estime pas les difficultés.
Mais si quelque chose nous tient Ă coeur,
il ne faut pas s'arrĂȘter aux difficultĂ©s.
La Suisse a accompli des choses
bien plus difficiles.
Bien sûr, ça serait fabuleux. Tout à faitjuste.
On ne devrait pas juste les inviter mais
donner lâasile Ă ces enfants.
Mais on en est bien loin.
Le cĆur humain est lent.
Vous aussi, vous n'avez ouvert
les yeux que depuis peu.
Toutefois, ily a plus de familles inscrites
que l'on ne peut faire venir d'enfants.
On manque de matériel roulant.
Eh oui, les trains sont utilisés autrement.
Transport des troupes, des munitions.
Vous savez comment câĂ©tait dur de faire
venir quelques centaines dâenfants de Serbie?
Des gens peureux ont craint de fĂącher
certaines personnes.
Mais ça vient. Ăa s'instaure.
A MĂŒrren, un mĂ©decin a pris, Ă lui seul,
16 enfants dans son chalet.
Et vos travailleurs?
Personne ne les a encadrés, et ça a fonctionné.
L'idée fait école.
de grandes sociétés.
Ils veulent essayer autrement,
pas avec le quart d'heure.
Mais papa, qu'est-ce quâon fait?
On doity aller.
Câest lâheure.
Le comité m'a laissé la décision,
carje connais un peu le cas.
Mais je ne vais rien faire contre M. RĂŒegg.
- Elle pourrait rester? - Oui.
Mais alors... pourquoi continuer de parier?
M. BĂ€nningerest contre.
Et quâen pensesâtu?
A-t-on des nouvelles de sa mĂšre?
La CroixâRouge s'est renseignĂ©e.
La maman peut prendre la petite.
Elle lâattend.
Mais papa, dans ce cas,
câest clair.
Si câest tellement dur pour nous
de laisser partir la petite,
imagine comment elle doit manquerĂ sa maman!
Eh bien, MarieâLouise.
Allez, au revoir, petite MarieâLouise.
Prends soin de toi.
Ma sĆur, faites-ia entrer.
Viens ma petite.
Tu pourras faire signe de la fenĂȘtre.
- Câest rĂ©servĂ© ici. - Ah bon.
Alors je vais plus loin.
Ce sont des petits Français?
- Oui, ils rentrent. - Les pauvres.
VoilĂ une pomme.
Oui, tu en auras aussi une.
Qu'est-ce qu'il est mignon.
Ils doivent dĂ©jĂ ĂȘtre Ă Langenthal.
17 h 20 Burgdorf.
17 h 43 Berne.
Et ils arrivent Ă 20 h 30 Ă GenĂšve.
- Tu ne vas pas au bureau aujourd'hui? - Non.
Non, ils peuvent s'en sortir sans moi.
N'aurait-on pas dĂ» lui donner plus?
De la nourriture ou autre?
On a donné ce qui était autorisé.
je l'entends encore
courir dans les escaliers et rigoler.
Il faut te ressaisir maintenant.
Facile Ă dire.
je le sais,
je n'aurais pas dĂ» autant mâengager.
Toi tu l'as compris,
câest pour cela que tu souffres moins.
Oui papa.
Que fais-tu lĂ ?
Eloigne-toi de la voie!
lly a des trains ici!
Que je ne te revoie plus!
Eh, petite!
- M. RĂŒegg. - Oui.
Oui, M. BĂ€nninger.
j'ai un message pourvous.
Ne prenez pas peur,
mais j'ai reçu un appel
des chemins de fer⊠et.âŠ
- Votre MarieâLouise. - Quoi?
Tout va bien à présent.
Mais elle a sûrement paniqué et elle est
descendue du train.
- Du train en marche? - Non, Ă une gare.
Un coup de folie?
Oui, dâune certaine maniĂšre,
mais on l'a retrouvée.
je suis venu avant pour.âŠ
- Il l'amÚne déjà . - Qui?
- Le gendarme. - Oh, mon Dieu!
VoilĂ M. RĂŒegg,
votre petite fugitive est de retour.
Une surprise, nâest-ce pas?
Ne pleure plus, tu es Ă la maison.
je ne le ferai plus.
je ne le ferai plus.
Allez calmeâtoi maintenant.
Il faut la mettre au lit.
Oui, câest mieux. Venez PĂ€uli.
Elle a tout simplement suivi les voies.
Oui, pour rentrerĂ la maison.
je le disais bien : comme les animaux.
Et maintenant?
j'y ai réfléchi.
je ne vois quâune solution.
Aujourd'hui, elle dort ici
et demain elle Vient au chalet avec moi.
Elle pourra sây reposer.
Il nây a rien de tel
que d'ĂȘtre avec d'autres enfants.
je n'aurais pas dĂ» venir.
Si, câĂ©tait gentil de votre part.
Ăa lui facilite la transition.
Disâdonc, toi, tu ne mange pas ta purĂ©e?
Encore André!
Descends de lĂ . Câest dangereux!
Là , ça suffit!
Ah, tu ne veux pas? Ăa m'est Ă©gal.
Assieds-toi! Et plus un bruit! Compris?
Il nous rend la vie dure!
- Qu'a-t-il fait? - Il lui faudrait une fessée!
Il a voulu prendre l'assiette de MarieâLouise.
Tu tâen sors bien avec lui.
Prends-ie doncĂ la maison.
- Lui? - Excellente idée.
Vous nous rendriez service.
jâimagine bien.
nous manquons de temps pour lui.
Il lui faudrait un encadrement individuel.
- Vous ĂȘtes fous. - Mais papa!
Anna serait contente et
ça animerait la maison.
Exact. Ecoute André.
ArrĂȘtez. Ăa ne sertĂ rien.
Discussion inutile. je dois y aller.
Le train part dans 10 minutes.
- Mon chapeau? - En bas.
Bien, au revoir.
N'y va pas, sinon elle va pleurer.
Oui, câest peut-ĂȘtre mieux. Au revoir, Hedi.
- Au revoir. Salutations Ă la maison. - Merci.
Finis ton repas.
Quoi?
Ăa câest gentil. Emmenez-le.
Vous passerez de bons moments.
S'il le faut.
je le prends comme une punition.
Viens!
On a fait cet album ensemble.
Tous les soirs de la semaine derniĂšre.
Avec les enfants.
Ăa fera unjoli souvenir.
Pour les enfants aussi.
Ăa a bien commencĂ©,
mais il nây aura pas de suite.
Si déjà plus aucun enfant ne peut venir,
on devrait pouvoir garder ceux qui sont lĂ .
Mais ils ne veulent pas rester.
Regardez.
Câest Marie-Louise qui l'a Ă©crit.
Est-ce que les petits savent
que toute la France est désormais occupée?
Ils savent ce qui les attend:
la misĂšre et la faim.
Mais ils veulent rentrer.
Ils veulent retourner lĂ d'oĂč ils Viennent.
Ce sera trĂšs difficile pour eux.
Mais je pense.⊠ou plutĂŽt: jâespĂšre
que tout ceux qui ont dĂ» subir cela
aideront plus tard Ă reconstruire le pays.
Et pas seulement les maisons et
les villes mais quelque chose de bien plus grand.
Vous me comprenez, non?
- Vous partez? - Oui.
Nous nous verrons demain Ă la gare.
- M. RĂŒegg Vient aussi. - Oui, avec AndrĂ©.
Sacré André.
- A-t-il démoli toute la maison? - Fresque.
Mlle Hedi les accompagne Ă GenĂšve.
Heureusement, car il serait capable
de tirer le frein dâurgence ou de tout dĂ©monter.
- M. BĂ€nninger. - A demain.
- Monsieur BĂ€nninger. - Oui.
MarieâLouise.
Tu ne dors pas?
je pourrai assez dormir demain durant le voyage.
Le voyage n'est pas si dur.
Tu auras de la compagnie.
Demain soirtu seras Ă GenĂšve
et aprés-demain déjà chez toi.
Si elle te l'a écrit,
tu peuxy compter.
Et cette fois-ci tu te réjouis du voyage?
Maintenant il faut dormir.
Monsieur BĂ€nninger.
- Ils sont tous lĂ ? - Oui.
De rien, les enfants. De rien.
On a encore le temps.
Mais j'ai quelque chose Ă dire.
Que ferezâvous?
- Dommage. - Câest vrai.
Tout s'est bien passé.
Nos employés ont été ravis.
La maison est payée, elle està nous.
Et on n'a plus le droit dâinviter des enfants.
Câest quand mĂȘme bien, Monsieur.
Un jour, la guerre finira.
Imaginez comme les gens
des villes détruites seront
heureux de nous envoyer leurs enfants.
Câest vrai, vous avez raison.
Au moins, nous serons prĂȘts.
Pour les prochains!
Allons!
- Gardezâles bien jusquâĂ GenĂšve. - Oui.
- Bonjour, Hedi. - Bonjour papa.
Salut, Anna. Bonjour, André.
Eh, AndrĂ©! Alors, M. RĂŒegg?
Vas-y!
Au revoir, Monsieur Schibli.
La valve? Si.
Discussion inutile.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.