All language subtitles for Jack the Ripper 1988 Remastered 1080p Bluray x264 DTS-HD 5.1-DDR-tenzin.mkv

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Original subtitles

Les crimes commis il y a plus d'un si�cle

par Jack l'Eventreur ont gard� leur myst�re.

Ceci est une fiction relatant ces �v�nements.

L'histoire est le fruit de recherches

dans les archives du minist�re de l'Int�rieur,

et aupr�s de criminologues et de Scotland Yard.

Aux premi�res heures du jour,

le vendredi 31 ao�t 1888,

une prostitu�e fut sauvagement assassin�e.

Elle s'appelait Mary Ann Nichols.

Sa mort annon�ait le r�gne d'un assassin

si terrifiant que son nom est rest� dans les m�moires...

Jack l'Eventreur.

Un meurtre a �t� commis ! Achetez le Star !

Assassinat � Whitechapel ! Lisez le Star ! Un penny !

Assassinat � Whitechapel !

Achetez le Star !

Assassinat � Whitechapel !

"80000 prostitu�es,

"une honte nationale...

"La criminalit� est un mode de vie" ?

C'est vrai, M. O'Connor.

Nous ne sommes pas un journal � scandale.

Notre tirage n'a-t-il pas augment� ?

Ce n'est qu'un meurtre, Bates.

�a pourrait devenir une cause.

On tue des putains tous les mois.

Justement. C'est une v�ritable jungle:

Polonais, Fran�ais, Juifs.

�a pourrait �tre pire.

Il suffirait d'une �tincelle pour que l'East End s'enflamme.

Comme �a.

Et c'est vous l'�tincelle ?

J'arrive de Scotland Yard...

Ils ont mis Abberline sur le coup.

- Monsieur ? - Silence.

- Quoi ? - Abberline est sur l'affaire.

Pour une putain assassin�e ?

Abberline est le meilleur. Qu'est-ce que �a veut dire ?

L'East End est impossible � ma�triser, M. O'Connor.

La police y perd son latin, vous croyez pas ?

31 ao�t 1888

Bonjour, sergent.

- Bonjour. - George.

- O� est Abberline ? - En bas.

Bonjour, Bill. O� est l'inspecteur ?

Dans la 5, sergent.

George ?

Le commissaire Arnold veut te voir.

Arnold ?

II sait o� je suis ?

Non et il est probablement le seul � Scotland Yard.

Lis �a.

"La police est-elle d�pass�e ?"

Trouve un rasoir.

Qu'a dit le grand sachem ?

Le commissaire principal veut que je me repose.

Il appelle �a du "repos" ?

J'aime bien Whitechapel.

Tant mieux car tu y finiras mut� pour de bon.

Apr�s une belle carri�re.

- Commence pas, George. - Pourquoi tu le fais ?

Avec toi, c'est pas un verre mais la bouteille...

�a va. T'as dit ce que t'avais � dire.

On y est. Bucks Row.

- Rends �a. - Je voulais l'heure.

Quatre heures et demie.

Qu'est-ce que tu fais ?

A votre avis ? Je lave le sang.

C'est l'inspecteur Abberline.

- Tiens-toi droit. - Pardon.

Ordre de l'inspecteur Spratling.

Tu sais ce que c'�tait ?

Une pi�ce � conviction.

C'est pour �a que vous �tes l� ?

Scotland Yard � la rescousse des flics du coin ?

Et vous �tes ?

Benjamin Bates du Star.

Pourquoi le Yard s'occupe-t-il d'un petit meurtre ?

�a int�resse mes lecteurs.

Entrez.

Commissaire principal Arnold.

Fermez la porte.

Qui a envoy� Abberline l�-bas ?

Moi, en tant que chef des enqu�teurs.

Le pr�fet va-t-il pouvoir en encaisser plus ?

II y a eu des �meutes, l'an pass�.

On l'a reproch� au pr�fet: Le "Dimanche sanglant".

Le premier ministre ne l'a pas oubli�.

Quel rapport ?

Je crois qu'Abberline boit toujours.

Vous avez donn� l'affaire � un alcoolique.

Prenez une chaise.

Un meurtre ?

C'est une fa�on de voir.

Il lui a tranch� la gorge jusqu'� la colonne,

et a pr�lev� l'ut�rus et les reins.

Ce n'est pas un meurtre mais un massacre.

Dr Llewellyn, hier soir,

vous avez dit qu'elle avait subi une op�ration.

Un avortement ?

Rien de tel.

Mais pourquoi une "op�ration" ?

C'est bien plus qu'une estafilade.

On en voit assez ici, croyez-moi.

J'ai �t� en poste ici 14 ans.

Les chairs ont �t� d�chiquet�es,

taillad�es avec beaucoup de force.

- Cependant... - Quoi ?

Les coupures sont assur�es, comme cliniques.

C'est un chirurgien ?

Nous sauvons les vies, pas le contraire.

Aucun de mes confr�res ne ferait de telles incisions.

C'est une ineptie en m�decine.

Il conna�t le corps humain, cependant ?

Conna�tre l'anatomie, ce n'est pas �tre m�decin.

Boucher, peut-�tre.

Merci, je ne vous retiendrai pas plus.

L'audience d'enqu�te est demain ?

En effet.

Bonsoir.

Bonsoir.

Demain ? Comment va-t-on d�poser

� l'audience demain ?

On ne peut pas.

On ne doit pas le faire ?

Je l'ignore mais �a sent mauvais et �a ne vient pas de l'endroit.

A la premi�re heure demain,

r�pertorie les toubibs, v�tos, bouchers, barbiers,

tous ceux qui manient la lame dans un p�rim�tre de 8 km.

Je veux savoir o� ils �taient hier soir et pourquoi.

Et les usuriers, les macs, les teigneux ?

Aussi. Et renseigne-toi sur notre ami le docteur.

Llewellyn ? C'est le l�giste du coin.

C'est �a. Lis le rapport de l'officier de service.

Bonsoir.

Apparemment, il a examin� la fille deux fois, hier soir.

Deux fois ?

D'abord, il a juste constat� la gorge tranch�e.

Mais on l'a �visc�r�e !

Nous ferions bien de trouver l'auteur de ce rapport:

L'inspecteur John T. Spratling.

Mets-toi � l'aise...

Fais comme chez toi.

Qu'est-ce que c'est ?

Je cherche un policier.

Tr�s dr�le.

Un inspecteur d'ici, Spratling.

Vous l'avez trouv�.

Sergent Godley de Scotland Yard.

Scotland Yard, voyez-vous �a.

Un enqu�teur pur et dur pour nous montrer

comment travailler.

Vous �tes sergent, disiez-vous ?

Lci, ils font le th�.

Et les inspecteurs ?

Abberline.

Il me faut un bureau. Celui-l� est d�go�tant.

Sergent Kerby, c'est �a ?

George boit son th� sucr�. Pas moi.

Bonjour, Jack. �a marche les affaires ?

Faut peut-�tre pas le dire ?

Pourquoi t'es revenu ?

- L'affaire Nichols. - Quoi ?

Mary Ann Nichols, prostitu�e, assassin�e hier dans Bucks Row.

Le Dr Llewellyn l'a examin�e devant toi, il y a 16 h.

Elle �tait �ventr�e. �a te revient ?

II y avait des contusions sur la m�choire inf�rieure

et sur le c�t� droit du visage.

Du c�t� gauche, � environ 2,5 cm sous la m�choire,

partait une incision se terminant 7,5 cm sous l'os � droite.

Comme ceci.

Cette entaille d'environ 20 cm

fut ass�n�e avec une telle force qu'elle a atteint l'os du cou.

Tu ne fais rien ? On n'est pas pr�ts.

Je veux voir qui est l�.

Dr Llewellyn, nous avez-vous d�crit toutes les blessures ?

L'abdomen �tait ouvert des c�tes...

Le journaliste a un copain.

Bates. On l'a vu sur les lieux.

Je sais. Mais qui est l'autre ?

Le grand au chapeau ?

Un artiste ?

Ou un anarchiste, mais pas d'ici.

Dr Llewellyn, la nature des blessures implique-t-elle

un savoir m�dical ?

Les organes n'auraient pu �tre pr�lev�s ainsi

sans aucune connaissance anatomique.

Un m�decin ?

Silence !

Je suis l'enqu�teur charg� de cette affaire,

j'aimerais un ajournement.

Vous avez d'autres pi�ces ?

Aucune. J'ai eu moins de 24 h.

- Vous voulez plus de temps ? - Oui, monsieur.

Je trouvais que ceci �tait un peu pr�cipit�.

Silence !

Cette audience est ajourn�e sine die � la demande de la police

afin d'obtenir d'autres pi�ces.

Merci, monsieur.

A quoi il joue ?

II creuse sa tombe. Trouve-moi un fiacre.

- Tu vas o� ? - Voir son chef.

En effet. Il a sollicit� un ajournement.

Ce Spratling, il est rapide ?

Vous n'allez pas �vincer Abberline ?

S'il en fait un roman, le plus t�t sera le mieux.

Sauf votre respect,

si vous remplacez Abberline, on demandera pourquoi.

La presse jubilera.

C'est d�j� le cas, M. Arnold.

C'est la peste ou le chol�ra.

- Je vais lui parler. - Il �coutera ?

Cela, M. Le pr�fet. Je vous le garantis.

1 er septembre 1888

On n'a pas de temps !

Le pr�fet a besoin d'une arrestation.

Pas dans une semaine, maintenant !

Et vous savez pourquoi ?

"La police pi�tine", "Aucune piste",

"L'East End en proie � l'anarchie" ! Qu'en dites-vous ?

Je ne r�ponds pas de la presse !

Mais � moi si, et je veux des r�sultats !

Et pourquoi, M. Le commissaire ?

Mary Nichols n'a pas �t� tu�e pour l'argent.

Elle avait pas d'ennemis et il n'y a pas eu viol.

On l'a taill�e en pi�ces !

Trouvez le coupable.

Le tueur ou juste quelqu'un ?

Assieds-toi, Frederick.

Du pur malt.

Merci, pas en ce moment.

On est de la m�me race, tous les deux.

On est partis du bas.

T'es inspecteur depuis quand ?

�a fait 14 ans.

Tu devrais �tre commissaire. Faut jouer le jeu,

savoir se couvrir.

Vous faites �a, vous ?

Nous sommes des pions, toi, moi, la putain.

Et tout autour de nous,

il y a des rois et des reines.

Nous ne pouvons pas gagner.

Tu devrais le savoir.

Enterre cette affaire, Frederick.

On se retrouvera � Scotland Yard.

M. Lees attend toujours. Je le renvoie ?

Non, George.

J'arrive.

Voici M. Abberline.

- Vous me connaissez ? - De r�putation.

Mes visions ont d�j� �t� utiles � la police.

Le gar�on du fleuve.

Et d'autres affaires.

Asseyez-vous.

Je l'ai vu. Le tueur.

Pas le visage.

Enfin, pas distinctement.

Mes visions sugg�rent, ce ne sont pas des photographies.

Vous avez vu le tueur ?

Imaginez deux moulins � vent en mouvement.

Les deux roues, comme deux visages,

tournant ensemble mais s�par�ment.

Deux roues, deux visages.

Deux tueurs ?

Non, un tueur � deux visages. Un seul homme.

Je ne vous suis plus.

La victime avait un chapeau noir, une robe rapi�c�e

et une bottine sans talon.

J'ai raison, n'est-ce pas ?

Cherchez un homme � deux visages.

Enfin, Fred,

t'y crois pas. On a d� le lui dire.

Pourquoi est-elle si importante ?

Importante, elle ?

Le toubib voit pas qu'on l'a �trip�e,

on lave le sang,

l'audience se tient sans d�lai et on tente de me d�courager.

Fichez-moi le camp !

Et alors ?

Si la morte n'est personne,

le tueur doit �tre quelqu'un.

Tu sais qui est Lee ?

II organise des s�ances de spiritisme. Un timbr�.

Un peu plus que �a.

C'est un ami proche et le voyant extralucide

de Sa Majest� la reine Victoria.

Vous avez bien fait de venir me voir.

Le public nous en sera reconnaissant.

Voil�, M. Lees. C'est votre vision ?

Pas exactement. Les cheveux sont trop longs.

C'est proche ?

- Laisse-le parler. - On tire dans 3 h.

Je sortirai en 3 mn si tu persistes.

Plus courts ?

Et l'autre devrait �tre plus effrayant.

Avec les cheveux courts, �a me rappelle quelqu'un.

On va me renvoyer.

Richard. Oui, c'est cela.

Richard Mansfield.

L'acteur am�ricain.

Il joue dans la pi�ce de Stevenson.

- Une pi�ce... - Au Lyceum.

Bien s�r. M. Lees,

l'avez-vous vue ?

Je ne vais pas au th��tre.

Je n'aime pas la foule.

Vous devriez.

Vous trouveriez �a fascinant.

Pouvez-vous, ce soir ?

Le Star vous invite, bien s�r.

Bonjour, George.

T'es au courant de cette histoire de suspects ?

Quels suspects ?

Lls attendent dans la salle.

Je vais vous y mener. Il y en a huit.

Tu me fais marcher, fiston ?

Non, monsieur.

Ordre de l'inspecteur Spratling. 8 suspects.

Nous sommes pr�ts.

C'est qui ?

Ceux de la liste de crime.

Charlie est goupineur,

- Arthur... - Quoi ?

II d�valise les ivrognes.

Je sais. C'est quoi la liste de crime ?

Nous les arr�tons tous quand il y a eu un crime.

- Les m�mes ? - Dans l'ensemble.

�a calme la foule.

D'apr�s l'inspecteur.

- Et apr�s ? - On les rel�che.

�a ne les d�range pas. Ils sont volontaires.

A cause de la soupe.

C'est moi ! Dieu m'en est t�moin.

Je l'ai tu� � main nues !

C'�tait un Romain, un sale l�gionnaire,

un espion � la solde de l'inf�me Jules C�sar !

II avait m�rit� de mourir !

Tout comme moi, mon bon seigneur.

Je vous pardonne !

Seigneur tout-puissant.

Je fais quoi ?

Donne-leur leur soupe.

Viens, George, on a du boulot.

Allez, en ligne.

- Allons... - D�gage !

S'il vous pla�t...

C'est une honte, faites la queue !

Mary Nichols �tait connue.

Il faut faire le tour des pubs.

Tu as soif ?

Pas moi. Va �couter ce qui se dit.

Commence par le Brittania, au coin...

De Dorset St. Et, le Ten Bells o� vont les filles.

J'ai jamais parl� � autant de catins.

Je dirai rien � ta femme. Continue.

A quoi �a rime tout �a, Godley ?

C'est pas un hall de gare, ici.

Fais-moi une tasse de th�, Kerby.

T'as entendu, John ?

Sans sucre !

- Et voil�. - Sensass.

Un triple.

Te voil� de retour � Whitechapel,

Mary Jane, o� �tais-tu ?

Lci et l�. Un gentleman m'a emmen�e � Paris.

C'est beau en cette saison.

Tu pousses.

Les rires, la musique...

J'ai pos� pour un artiste.

On m'appelait Marie-Jeannette.

- Elle a pas d�pass� la Tamise. - Si.

J'aimerais bien savoir qui a tu� Mary Nichols.

Elle avait des habitu�s ?

II aurait fallu �tre aveugle.

Tu l'aurais vue...

Je suis m�chante.

Tu me dois des sous, Cathy.

Le compteur tourne.

Elle est ch�re mais acrobate...

Bont� divine.

Voici l'archev�que de Canterbury.

Alors, laquelle tu pr�f�res ?

Ce culot ! Tu commandes pas Mary.

- Hein, poussin ? - Non.

Bonsoir, Annie.

La ram�ne pas.

Il faudra la prot�ger si �a continue.

- Quoi donc ? - Tu veux pas le savoir.

- Savoir quoi ? - Je te parlais pas.

Moi, je te parle. Savoir quoi ?

�a sent bizarre, ici.

T'as pas r�pondu � ma question.

Viens, on va causer dehors.

Ote tes pattes ou tu vas morfler !

Montre-lui !

T'aurais pas d� faire �a.

Tu ferais mieux de d�camper.

Allez, montre ce que t'as !

On l'aide pas ?

T'es pas en service. T'as le droit de finir ton verre.

T'attends quoi ?

Tiens-le !

T'es mort, sale poulet !

Vas-y !

Esp�ce d'andouille !

Je vais te tuer, esp�ce de grosse tapette !

J'ai dit dehors !

Mettez-le dehors !

�a fait plaisir � voir !

- Qui c'est ? - Je sais pas, je l'embarque.

T'es l� depuis quand ?

Tu te d�brouillais bien.

Salut, Billy.

Je savais pas qu'il bossait pour vous.

Toi aussi, hein Billy ?

Je sais rien, monsieur. Je le dirais, sinon.

Bien s�r que oui.

L�che-le, George. On sait o� le trouver.

Un de tes indics ?

Et son p�re avant lui.

Au pas de course !

Rien ne change.

George, je reviens de Bucks Row et il y a un truc qui cloche.

Quoi ?

Personne n'a rien entendu.

Il y a huit logements en face et personne n'a entendu.

C'est Whitechapel, on se tait, m�me pour un crime.

Ce n'est pas un simple crime. Il y a autre chose.

C'est...

diff�rent.

Vous ne serez pas d��u, M. Lees.

Voil� pour qui on s'est �cart�.

- Pour qui ? - Le petit-fils de la reine.

Le prince Albert Victor,

duc de Clarence et d'Avondale, futur roi d'Angleterre.

On vous avait promis une soir�e sp�ciale.

Voulez-vous r�gler la suite ?

R�fl�chissez avant de r�pondre.

C'est vous qui d�cidez.

Un oui, Lanyon, vous donnera acc�s

� tout un savoir et � la puissance.

Ici m�me, � l'instant,

vous allez �tre �bloui !

C'est un prodige, Lanyon,

qui �branlerait Satan, croyez-le...

Satan, lui-m�me.

Je suis all� trop loin pour arr�ter l� !

C'est parfait.

Ainsi donc, vous...

qui niez les vertus de la m�decine transcendantale,

qui vous gaussez de vos coll�gues,

de vos sup�rieurs...

Regardez !

M. Lees...

Allez chercher du brandy.

Je les vois, les deux visages...

Arr�tez-les. Faites qu'on les arr�te.

L'extralucide de la reine voit le tueur !

II voit le tueur en r�ve !

Docteur Llewellyn...

On prononce les deux L.

Parlons du sang. La femme a �t� �visc�r�e.

Cela implique un saignement abondant ?

C'est peu dire.

Quelle quantit� �tait au sol ?

II faisait noir, mais beaucoup.

Il faisait si noir que vous n'avez pas remarqu�

que "l'abdomen �tait ouvert du bas des c�tes,

"sous le bassin jusqu'� la gauche de l'estomac."

Non, en effet.

�a fait quelle quantit� ?

Environ 3 litres.

- C'est difficile � dire. - 1 litre.

Je l'ai rempli.

C'est trompeur, hein ?

Un verre renvers�, c'est un d�luge. Un peu d'eau.

O� voulez-vous en venir ?

Je veux dire que le meurtre a peut-�tre eu lieu ailleurs.

Patron,

on t'attend dans ton bureau.

George, un fiacre pour le Dr Llewellyn.

C'est fini ?

Oui, docteur. Pour le moment.

Alors, monsieur Lees,

qu'en est-il de cette pi�ce de th��tre au Lyceum ?

Vous dites qu'il fait �a sur sc�ne ?

Bien visible, face au public.

C'est inou�.

Vous voyez, mon article n'�tait pas exag�r�, M. O'Connor.

Mademoiselle,

faites un dessin fid�le pour demain, je le publierai

avec la prose de Bates.

Tr�s fid�le ?

Pris sur le vif, Mlle Prentice.

Sur le vif.

Jekyll et Hyde sont des personnages de fiction.

- Ils n'existent pas. - L'acteur est bien r�el.

Je sais, vous me croyez fou.

Venez au th��tre vous rendre compte, je vous en conjure.

Soit.

Mais pas un mot, compris ?

Vous craignez le persiflage.

Je connais cela.

Le monde veut briser ce qu'il ne comprend pas.

On essaie de vous briser, n'est-ce pas ?

Bonsoir, M. Lees.

Non, mes salauds !

�a sera pas si facile !

Qu'a racont� Lees ?

Demain, � la premi�re heure,

trouve-moi le plus grand sp�cialiste de la folie de ce pays.

A l'h�pital St Bart ?

Le meilleur, o� qu'il soit.

Ce qu'il nous faut, George,

c'est le plus grand expert du pays sur la folie.

Lees est fou, tu crois ?

J'esp�re que non.

Il m'a d�crit l'assassin.

Merci beaucoup, monsieur.

T'as trouv� ?

Sir William Withey Gull, chirurgien, membre de la Royal Society,

du conseil de l'Ordre, pr�sident de la soci�t� clinique.

Ouvrages sur le cerveau, la vivisection et le cr�tinisme.

Et m�decin de Sa Majest� la reine.

L'inspecteur Abberline et le sergent Godley, monsieur.

Bonjour.

Sir William ?

Je n'ai pas ce privil�ge. Dr Acland.

Il ne va pas tarder.

Voulez-vous du lait ?

- Oui. - Non, merci.

Charles Darwin, de la Royal Society,

comme Sir William.

Darwin ?

Celui de "nos anc�tres les singes" ?

La Descendance de l'homme.

- Le lait n'est pas bon ? - Si.

Vous �tes l�.

Pardon de vous faire attendre.

William Gull.

Inspecteur Abberline. Sergent Godley.

Prenez place.

Merci, monsieur.

Vous a-t-on offert une collation

ou avez-vous d�n� ?

George ?

- �a ira, merci. - Excusez-moi.

N'oubliez pas les Fran�ais, ce soir.

Les Fran�ais, voil� bien la preuve que Darwin a raison.

Bonne journ�e, messieurs.

Mon gendre. Un esprit brillant.

Bien que n� avec une cuiller d'argent dans la bouche.

Je ne le lui reproche pas. Et vous, inspecteur ?

Je le connais trop peu.

Bien r�pondu.

Que me vouliez me demander ?

Qu'est-ce que la folie ?

Sapristi. La journ�e n'y suffirait pas.

Pouvez-vous �tre plus pr�cis ?

Peut-on �tre � moiti� fou ?

Normal une minute et d�ment l'instant suivant ?

Question passionnante.

A mon avis, c'est possible.

Mais vous ne le lirez nulle part.

Pourquoi ?

Le concept d'un esprit � multiples facettes

est bien trop radical.

Cela sera un jour une �vidence.

Pour l'instant, ces ph�nom�nes sont regroup�s

sous la vague d�nomination d'h�b�phr�nie.

Peut-on �tre sens� et fou, �tre deux personnes distinctes ?

Certainement.

Mais nombre de mes coll�gues trouvent l'id�e risible.

La connaissance d�range, inspecteur, surtout quand elle innove.

Prenez le pauvre Darwin.

Il avait raison.

Or, des millions d'�rudits croient toujours

que l'homme est issu des deux amants du jardin d'Eden.

Essayez de parler de Darwin

� un homme d'Eglise.

Ou de parler de moi au corps m�dical...

Si une personnalit� est double,

peut-elle se contredire, comme le bien et le mal ?

Un saint et un animal ?

Dans une seule personne ?

Je pense que c'est possible.

Pourquoi pas.

Alors, c'est parfait.

Vous, qui niez les vertus de la m�decine transcendantale,

qui vous gaussez de vos coll�gues,

de vos sup�rieurs...

Regardez !

Je ne re�ois pas apr�s le spectacle !

Je leur ai dit.

Redites-le leur !

Je vous ai pr�venus. Il ne voit personne.

Moi, si.

Vous seriez le prince de Galles...

On va papoter gentiment.

Que faites-vous ? L�chez-moi !

Qui �tes-vous ?

Messieurs, si vous ne sortez pas sur-le-champ, j'appelle la police.

Je suis de la police...

Bonsoir, Frederick.

Voyez-vous cela,

vous vous connaissez.

Vous �tes aussi policier ?

M. Lees est voyant.

Un policier et un extralucide, je vois.

Richard, je dois partir.

Et le souper ?

Pardonnez-moi, je suis lasse.

Et le croquis ?

Je vous le laisse. Je repasserai le prendre demain.

Bonsoir, messieurs.

Bonsoir, Emma.

C'est est assez,

de quoi s'agit-il ?

Dites-nous comment vous vous changez en monstre.

Comment je deviens Hyde...

- En v�rit� ? - Je vous en prie.

Je l'ignore.

C'est une enqu�te de police, M. Mansfield. R�pondez.

Une enqu�te de police ?

R�pondez-lui.

C'est plut�t �trange.

Tr�s bien. J'observe et j'imite. Comprenez-vous ?

Je le r�p�te jusqu'� en devenir

celui que je souhaite �tre. Satisfait ?

Donc, pour jouer un m�decin, vous les observez,

- exact ? - Bravo.

Et pour l'autre, Mr Hyde,

comment faites-vous ?

Un talent immense. Ce sont les pires.

J'ai habill� lrving, c'�tait un supplice.

- Bonsoir, Mlle Prentice. - Bonsoir, John.

Comment est Mansfield ?

Je ne raconte jamais rien. Mes l�vres sont scell�es.

A propos de quoi ?

Des femmes, et des endroits qu'il fr�quente.

Du genre lupanar, fumerie d'opium ?

Parfois, oui. Comment pourrais-je les observer autrement ?

Vous avez rencontr� "Hyde" ?

Plusieurs, c'est un m�lange.

La voix d'un New-yorkais, le visage d'un Londonien...

De l'East End ?

- Je n'ai pas � r�pondre. - Si !

Etes-vous d�j� all� � Whitechapel,

ou dans les environs ?

Possible. Je ne pourrais dire.

Quand avez-vous vu, ce Mr Hyde ?

II y a un mois, une semaine ?

Je ne l'ai pas not�.

Vendredi dernier ?

C'est-�-dire ?

On a tu� une femme, vendredi. Si "Mr Hyde" �tait sur place,

je veux lui parler.

Vous me croyez impliqu� ?

Je veux juste rencontrer l'homme qui vous inspire.

Celui qui ressemble � Hyde.

Vous allez organiser �a, maintenant !

- C'est s�r ? - Je reconnais la porte.

Et "Mr Hyde", il vous reconna�tra ?

Lui ou les filles.

Les filles, pardi.

Les femmes ne m'oublient pas.

Je suis las de vos commentaires.

Si je suis suspect, dites-le,

car je suis un ami de la famille royale...

C'est lui.

H�, saligaud !

Sois poli, Rodman. Ce monsieur a des relations.

Abberline. Je vous croyais mort.

Tu m'as reconnu ?

J'oublie jamais une voix.

On n'a pas parl� mais j'�tais l� vendredi.

Vous vous souvenez...

Qui est-ce ?

Pas de chance, Mansfield,

Rodman est compl�tement aveugle.

Demandons aux filles.

Une �trang�re, Rodman, Anne ou Anneka ?

- Dans un duo ? - Il y a un monsieur.

On va le faire sortir.

Tr�s amusant, M. Abberline...

Bonsoir, milord.

Belle nuit.

Laisse-le passer, George.

On le conna�t bien dans les hautes sph�res.

C'est toi, Anneka ?

Tu as d�j� vu cet homme ? N'aie pas peur.

Tu es s�re ?

Ce bon vieux Dixie.

J'�tais l�, vendredi, pour ton anniversaire.

Il est rest� longtemps ?

Toute la nuit.

Parfois Monique dormait, parfois c'�tait moi.

La nuit. Voil� pourquoi elles ne m'oublient pas.

Tu as toujours mon cadeau ?

Tu as dit que c'�tait de l'or et c'est devenu vert.

Voil� pourquoi on ne vous oublie pas.

Bonsoir, M. Mansfield.

Belle nuit.

Cocher.

Je vous raccompagne ?

Allez.

Lees a d� partir avec Dixie.

On l'a rat� d'un cheveu.

Prends le fiacre. Je vais gamberger.

Au sujet d'une dame qu'on a vue au th��tre ?

Emma Prentice ?

Sois pas b�te. Elle va t'attirer des ennuis.

Arr�tez !

Dehors. Sortez du fiacre !

�a va pas ?

On arr�te tout le monde.

Il y en a eu un autre. Hanbury St.

C'est encore pire. Kerby en a vomi.

Monte. Hanbury Street !

Je l'ai vue,

j'ai cri� et la police est arriv�e.

Votre nom ?

- John Richardson. - Un moment.

Faites d�gager. On n'est pas au spectacle.

C'�tait sur le robinet. Un tablier de cuir, tremp�.

Je vois �a, Derek. Repose-le.

Le l�giste de division est alert� ?

Et celui du quartier est arriv�.

Qu'on ne touche � rien. Fais d�gager tes hommes,

et d�barrasse-moi de ces gens !

D�gagez, on sort de la cour !

Pas vous, M. Richardson.

- Vous �tes pass� quand ? - A 4h30.

- Elle �tait pas l� ? - Pas � 4h30.

Vous alliez travailler ?

- Vous avez un couteau ? - Evidemment.

Mais, j'ai rien fait.

Vous pouvez demander...

Allez faire votre d�position � l'int�rieur.

T'engueules Kerby ? O� es ton sergent ?

C'est le seul flic de Londres

qu'est pas en train de pi�tiner cette cour !

Police, ouvrez !

Mansfield, ouvrez

ou je d�fonce la porte !

Mansfield, ouvrez !

Vous entendez, je d�fonce la porte !

Que voulez-vous ?

J'ai d�j� pass� la nuit avec vous...

Vous portiez �a ?

- Quoi ? - Portiez-vous cela, hier soir ?

Remettez-les. Tout de suite.

Attention o� vous marchez.

- Le m�me tueur, docteur ? - Il n'y a pas de doute.

Vous avez vu cela ?

Oui. Ce sont ses affaires, j'imagine.

C'est pas arriv� l� tout seul.

Tout est soigneusement dispos�. Bien droit.

C'est un sauvage qui ouvre une femme comme un sac de grain,

puis, il plie d�licatement son mouchoir,

range son peigne et ses pilules.

- Qu'en pensez-vous ? - C'est vous l'enqu�teur.

Bonjour, Dr Phillips. Merci d'�tre venu.

Le l�giste de division va nous donner son avis.

Son avis sur quoi ?

Les mutilations.

Docteur, avant de partir,

pourriez-vous me dire o� vous �tiez hier soir ?

Merci du tuyau, M. Spratling.

Le Star est toujours tr�s reconnaissant.

Qui est-ce ?

Richard Mansfield, l'acteur,

et l'autre, c'est Robert Lees.

- Qui ? - Le voyant de la reine.

Pendez-les tous !

Le voyant de la reine.

Qui a tu� Annie Chapman ?

Quel est votre nom ? Je parie qu'il est joli.

Vous connaissiez Annie ?

Que se passe-t-il ?

Ses semelles.

- Quoi ? - Montrez-moi ses semelles.

L'autre.

M. Lees, aussi.

Il se lavait mais il n'a pas de tache de sang.

Lui non plus.

- Vous aviez ces chaussures, hier ? - Oui.

Les draps de Mansfield �taient froids.

Vous dormez dehors ou c'est votre circulation ?

C'est mon affaire, inspecteur,

est-ce clair ?

Quand je raconterai cela � mon ami l'ambassadeur des USA...

Il sera ravi de savoir que vous avez pleinement coop�r�.

Et nous vous en remercions.

Ne d�m�nagez pas sans m'avertir.

Vous m'avez d�rang� pour �a ?

- Autre chose ? - Allez au diable.

Alors, M. Lees, qu'avez-vous � raconter ?

Je suis rentr�. Le cocher s'en souviendra, j'ai eu un malaise.

J'ai eu une vision.

C'�tait atroce.

Et qu'avez-vous vu ?

Un homme grand dans la cour. J'ai vu le sang.

J'ai tout vu. Mais il �tait trop tard.

C'est le probl�me du spiritisme,

on apprend toujours les choses apr�s coup.

Au revoir, M. Lees.

Vous me prenez pour un charlatan.

Je le vois bien.

Je vais vous dire une chose

pour le cas o� vous ne le verriez pas:

Si le tueur vous appara�t, gare � qui vous parlez,

il pourrait s'en prendre � vous.

Un ambassadeur... Prends garde, Fred.

Assassin !

Voil� l'autre !

Qu'on le pende aussi !

Fred. Quelqu'un les �chauffe.

C'est le tueur, attrapez-le !

Pendez-les !

Un fiacre vous attend, offert par le Star.

Venez !

Les flics sont vendus aux rupins !

Qu'on interroge le cocher de Lees

sur son histoire. Et v�rifie

si un b�b� est n� ici, hier.

Un b�b�, pourquoi ?

Le Dr Llewellyn dit qu'il accouchait une femme

mais il a oubli� son nom.

On n'a pas fini pour l'autre crime.

Il faut plus d'hommes. Tu le sais ?

Va dormir 2 heures, George.

Je m'occupe de Mansfield.

Si tu parles d'Emma Prentice, laisse-moi faire. Avec elle...

A quoi bon ?

Qui est l� ?

Tu as presque un an de retard.

J'avais � faire.

J'ai pass� une soir�e int�ressante avec ton ami, hier.

Tu t'es enivr� ?

Je ne bois plus que dans la journ�e.

C'est une visite officielle ?

Tu vas laisser la porte ouverte ?

II y a un �pouvantable courant d'air.

Que veux-tu, Freddie ?

Savoir tout ce que tu sais sur Mansfield.

Mansfield. Il n'y a rien � savoir.

Il est jeune, bel homme, c�l�bre, intelligent, talentueux.

Riche ?

II est spirituel, tr�s pris�, dr�le.

Cultiv� ?

II a des relations.

Et il est chauve comme un �uf.

�a finira par des larmes, comme toujours.

Mais avant, on s'amuse bien, non ?

Vraiment ?

J'ai oubli�.

Tablier de cuir !

Tablier de cuir !

Pizer !

Arr�tez !

Qu'est-ce que �a veut dire ?

Y avait un tablier pr�s du corps. Il en a un.

Assassin ! Pendez-le !

Tablier de cuir !

Pendez-le !

Pizer, assassin ! Pendez-le !

J'ai peur d'en avoir trop dit.

Je bois rarement du champagne.

N'allez rien publier d'inopportun.

Fiez-vous � moi.

Au revoir.

�a va, l'ami ?

Lls essayent de me tuer.

Il est ivre.

Il a bu, laissez-le.

Non, ne me laissez pas. Ils vont me tuer.

A l'aide, quelqu'un !

Je vous en supplie, au secours !

Je te l'avais dit.

Elle avait m�me pas de souteneur ?

II y a souteneur et souteneur...

Billy, viens voir.

Il y a souteneur et souteneur, comprenez-vous, sergent ?

Je viens de le dire.

Doux J�sus, Billy White,

t'es oblig� de nous regarder de travers ?

Annie Chapman avait un mac ?

�a aurait rien chang�.

Il para�t que c'est un flic qui tue. Un gars de chez vous.

Ignore-le, ch�ri.

Il est un peu rabat-joie.

Je m'en souviendrai. Tiens-moi au courant, Cathy.

Pardi, Georgie. Je peux t'appeler comme �a ?

T'as une t�te de Georgie.

C'est marrant: "rabat-joie".

Il est un peu rabat-joie...

Avec toi, Liz, on a toujours six gins de retard.

Ils veulent me tuer. C'est s�r.

Calmez-vous, M. Lees.

Merci, Derek.

Asseyez-vous. C'est cela.

J'ai essay� de vous dessiner la voiture.

Elle porte des armoiries.

Ce landau vous a renvers� ?

- Vous n'avez pas vu le cocher ? - C'est le landau qui importe.

- Pourquoi ? - Je ne l'oublierai jamais.

Je l'ai d�j� pris, voyez-vous...

pour aller voir la reine.

La reine ?

C'est une berline royale.

- Vous en �tes certain ? - Oui.

Les armoiries sur la porte.

Il sort des �curies royales.

En avez-vous parl� ?

A personne ?

Non, je suis venu directement.

N'en parlez pas.

J'imagine que vous comprenez

ce que cela veut dire.

Fred, tu as vu ?

Le petit-fils de la reine.

C'est Son Altesse Royale, le prince Albert Victor, duc de Clarence.

Etes-vous s�r qu'aucun de ces landaus

- n'est sorti hier ? - Certain.

Celui de permanence n'a pas boug�, on repeignait les autres.

Vous pouvez les voir.

Peut-on envisager...

Comment dire... Qu'on en ait emprunt� un ?

Emprunt�...

Ce sont les �curies royales, pas une compagnie de louage.

Bien �videmment. Pardon de vous avoir retenu.

- Au revoir, M. Thackeray. - Au revoir, inspecteur.

Un moment.

Je vais demander � un ind�pendant, ils savent ce qui circule.

Un ind�pendant, pourquoi ?

II croit qu'on veut une voiture. La faute � Lees.

Armoiries royales, mon �il.

Le pr�fet va t'attendre.

Vous cherchez une voiture ?

- Non. - Le directeur me l'a dit.

C'est un malentendu.

Un moment. Viens par ici.

T'en aurais une comme �a ?

Un ind�pendant trouve tout avec de l'argent.

C'est pour toi, George.

- A ce soir. - Tr�s bien.

Bon courage.

Il vous faut les chevaux avec ?

�a d�pend.

Vous avez bien fait de m'en parler.

Vous ne croyez pas � l'histoire de M. Lees ?

Pas sans preuve.

Quand on vous a assign� l'affaire,

j'�tais contre.

Vous avez su �tre discret sur cette berline royale.

De mani�re exemplaire.

Dans 40 minutes exactement,

je vois le premier ministre. Accompagnez-moi.

- Moi, M. Le pr�fet ? - Vous, inspecteur.

Le prince Albert Victor file un bon pourboire

apr�s une nuit dans l'East End.

- Vous me suivez ? - Tu conduis le prince ?

Pas personnellement.

Je suis fa�onnier, voyez-vous ?

C'est ma voiture. Elle m'appartient.

- Je suis au palais 2 jours sur 7. - Sinon ?

Le corps m�dical. Les docteurs.

Les chirurgiens. Je suis sur les listes.

Quelles listes ?

Celles des h�pitaux. Les grands.

Que les grands. Le reste, c'est pour les ploucs.

Il faut les conduire � toute heure ?

Je suis moi-m�me docteur.

- Vraiment ? - Je suis un bon.

J'ai �tudi�. Dans les biblioth�ques. J'ai appris dans les livres.

Si j'�tais pas n� b�tard,

je serais chirurgien. Il faut une t�te.

- Et t'en as une. - J'ai les mains, aussi.

Des mains de chirurgien. Pas un tremblement.

Mince, d�j� cette heure ?

Faut que je file. On m'attend � l'h�pital dans 30 mn.

On me trouve aux Ecuries. John Netley.

On m'appelle docteur Netley.

- C'est quoi votre nom ? - George.

Je vous chercherai une voiture, George.

Ma�trisez-vous la situation ?

Un comit� de vigilance s'est cr�� � Whitechapel, para�t-il.

O� cela va-t-il mener ?

A d'autres violentes �meutes r�prim�es par la force ?

II s'agissait de politique, pas de crime.

Le ministre de l'lnt�rieur � un commentaire ?

Merci, M. Le premier ministre.

Les �meutes de Trafalgar Square remontent � moins d'un an.

Il y a eu des bless�s.

Ici, au c�ur du plus grand empire du monde.

On vous a conspu� pour ce "Dimanche sanglant".

M. Le ministre...

Il y a des justiciers arm�s � Whitechapel.

Le gouvernement ne peut tol�rer d'autres dissensions,

m�me apr�s un meurtre. La reine, non plus.

La reine ?

Monsieur... Abberline,

Avez-vous besoin de quelque chose ?

D'hommes, monsieur.

Le pr�fet va s'en occuper.

M. Le premier ministre, M. Le ministre.

Ce qui pr�occupe la reine la regarde et nous regarde.

Personne d'autre.

Quelles sont ces rumeurs sur le prince Albert Victor ?

On l'aurait vu dans une maison de tol�rance.

Une maison de passe ?

C'est f�cheux. O� cela ?

A Whitechapel.

O� les crimes ont �t� commis.

Emportez ceci, voulez-vous ?

M�me couteau, m�me blessures, m�me tueur.

Dr Phillips, j'aurais besoin d'un service.

Volontiers. Lequel ?

Cachez un d�tail,

une particularit� de ce meurtre que vous ne direz � personne.

Gardez une chose pour vous.

Dr Llewellyn, puis-je vous aider ?

J'ai oubli� ma sacoche, pardonnez-moi.

Quel dr�le de comportement.

Peu importe ce que c'est,

tant que vous et moi sommes les seuls � le savoir,

personne d'autre.

Cacher une des blessures ?

Pas une grave mais une qui compte.

Vous me le direz en confidence.

Excusez-nous, nous avons du travail.

Ton cocher cherche des voitures noires ?

S'il retrouve sa t�te, il se croit toubib. Et toi ?

On a des hommes, des moyens,

tout, on n'a qu'� demander.

C'est le pr�fet ?

Le pr�fet ? Pas exactement, non.

Comment t'as fait ?

Gr�ce � mon charme.

Enfin, la liste des navires, p�niches et bateaux

amarr�s dans le port de Londres au moment des meurtres

avec les noms de tous les membres d'�quipage, m�me le chat.

Docteurs, �tudiants, bouchers, employ�s d'abattoirs

cuisiniers divers, barbiers

et quiconque avec des ant�c�dents criminels, d'Aldgate � Mile End.

Et les artistes ?

Les artistes ?

Certains diss�quent les chevaux

pour les �tudier.

Comme George Stubbs, le peintre.

D'accord, fiston.

Les artistes aussi.

Tout ce qu'on sait sur le tueur est sur ce tableau.

C'est tir� des 9 d�positions

de ceux ayant vu les victimes avec un homme peu avant le crime.

Prenez note.

Pr�ts ?

Environ 1,85 m, un long manteau,

casquette � rabats ou � visi�re, avec un paquet ou un sac.

Cheveux clairs ou blancs.

30 ou 40 ans, peut-�tre plus.

Parle bas, peut-�tre �tranger.

- La moiti� de la ville. - Ou toi, Kerby.

Il conna�t le quartier. Il est fort et � des connaissances m�dicales.

Une sage-femme.

Ta femme fait quoi ?

Et les macs ?

On les contr�le aussi.

D'autres questions ?

Allez, au travail.

La police de la City a la moiti� de ses hommes en civil.

Ils ont plus d'uniformes ?

Non, ils vont vous couper l'herbe sous le pied.

J'ai pens� que �a vous int�resserait.

Je vais me les faire apr�s.

S�rement pas.

Pourquoi ?

Parce que ce sera moi.

- Vous allez o� ? - O� est Abberline ?

Llewellyn a bien accouch� une femme, une Mme Kandinski.

Elle ignore � quelle heure il est parti.

Ne l'�limine pas.

- Vous n'avancerez pas. - O� est-il ?

Je voudrais vous parler.

Je m'appelle George Lusk. Pr�sident...

Du pr�tendu comit� de vigilance. J'attendais que tu te montres.

Je vais vous montrer bien plus, Abberline.

100 hommes arm�s !

Et pour quoi faire ?

Vous arrivez pas � prot�ger les gens du peuple,

alors, on va vous aider.

Vraiment ?

Ouvre bien les oreilles, Lusk, je vais te dire un truc.

Je viens du peuple et je m'int�resse aux gens.

Je sais ce qui t'int�resse.

�a se voit. C'est le pouvoir.

Suis mon conseil, rentre chez toi.

La r�volution sera pas cette semaine.

- T'y as �t� un peu fort. - Un peu ? Je vieillis.

Tu veux le rapport d'autopsie ?

Je hais les politiciens.

Fais infiltrer le groupe de Lusk.

Qu'on les surveille.

Pourquoi ?

Si j'�tais le tueur, j'irais patrouiller avec Lusk.

Tr�s bien. Pour la voiture, j'enqu�te sur Netley ?

Docteur cocher ? Non.

Ce genre de type brasse de l'air.

Comme le d�ratiseur de Peckham.

Non, lui, il brassait du vent.

Parfait. �a d�contracte la gorge.

�a d�contracte aussi le cerveau.

Oui, maman.

Allez, on tient le bon bout !

C'est une promesse ?

Oui, mon ami.

C'est une promesse solennelle.

Silence.

J'ai r�clam� l'exclusion des enfants

en raison du contenu des d�positions que nous allons entendre.

J'enjoins les journalistes

� peser leur d�cision

avant de publier certains d�tails.

Allez-y, docteur Phillips.

L'abdomen de la victime a �t� ouvert.

Les intestins,

s�par�s du m�sent�re,

ont �t� enti�rement sortis et plac�s sur l'�paule du cadavre.

D'apr�s l'angle des incisions,

il est clair

que le couteau �tait dans la main gauche de l'assaillant.

Les coupures ont �t� ass�n�es dans ce sens.

Un gaucher. Llewellyn n'avait pas vu �a.

Regarde qui voil�.

L'ut�rus et ses appendices...

Il n'est pas tr�s discret.

...les deux tiers de la vessie ont �t� pr�lev�s

ainsi que le dessus du vagin.

Docteur, les organes ont-ils �t� �t�s s�par�ment,

- l'un apr�s l'autre ? - Oui.

Avec des gestes m�dicaux ?

Je n'ai jamais rien vu de pareil venant d'un confr�re.

C'�tait fr�n�tique, l'�uvre d'un fou ?

Non. Les organes ont �t� d�lib�r�ment pr�lev�s

individuellement.

Un chirurgien aurait besoin

d'au moins 15 mn pour les pr�lever

un par un.

Merci, docteur Phillips.

Nous vous r�entendrons demain.

Messieurs les jur�s...

Quinze minutes, il a pris son temps.

Notre ami s'en va.

...arr�t du c�ur suite � la perte de sang

caus�e par la blessure � la gorge.

Dr Acland !

Inspecteur, ravi de vous revoir.

L'affaire vous int�resse donc ?

Votre visite � l'h�pital a suscit� mon int�r�t.

Je connais le Dr Phillips...

- Vous allez � l'op�ra ? - Pardon ?

- C'est pour l'op�ra ? - La jaquette ?

Non, un m�lodrame au Lyceum.

Jekyll et Hyde ?

On m'a offert des places en remerciement.

Comment cela ?

J'ai conseill� l'acteur qui joue un m�decin.

Un Am�ricain charmant, Mansfield.

Il est assez renomm�, je crois.

Quels �taient vos conseils ?

II a regard� une autopsie, une dissection.

Mansfield a assist� � l'examen ?

Pour son r�le. D'habitude les gens d�faillent,

il a envoy� des places donc �a ne l'a pas trop �mu.

Je vous salue, messieurs.

Tu crois que Mansfield est gaucher ?

Et Acland ?

Debout, Pizer.

Pizer, cordonnier, alias "Tablier de cuir".

- Tu sais pourquoi t'es l� ? - Y voulaient me lyncher...

- O� est ton foie ? - Du foie ? C'est des fayots.

Non. Sur toi, il est o� ?

�a, c'est tes reins.

Attrape.

Droitier.

L�, c'est lsenschmid, le boucher. Ils allaient le noyer.

Tu parles anglais ?

O� est situ� ton foie ?

Ja, il est l�.

Mais, o� exactement ?

Tu es boucher ?

Sur un porc, je sais exactement, sur les gens...

Ici, peut-�tre.

Juste en Bavi�re. Chez nous, c'est la vessie.

Prends tes couverts.

Dormez bien, Herr lsenschmid.

Cr�tin.

Ils sont droitiers. Rel�che-les.

Tr�s bien. Fred...

O� se trouve le foie ?

Sous les c�tes, � droite.

Je voulais �tre s�r que tu savais.

Va dormir un peu, George.

Je ferai les visites � 3h, je veux la voiture � 5h30.

Bien, docteur Acland.

Je vous demande pardon, je vous croyais seul.

Entrez, Theo.

Il nous fallait justement un deuxi�me avis.

Je ferai de mon mieux. Inspecteur.

Pr�lever un rein dans le noir

ou une vessie. Vous sauriez ?

Dans le noir ?

Sans rien toucher d'autre. Ne me d�cevez pas.

J'ai dit que vous le pouviez.

S�rement pas. Il suffit d'1 cm pour couper un autre organe.

C'est pour votre enqu�te ?

- Et avec une lampe ? - Tout est possible, docteur.

Pardon, j'aimerais votre avis sur ce cas.

Je vous le laisse ?

Vous le ferez de toute fa�on.

Veuillez m'excuser, c'est la folie ici.

Vous avez fini ?

Pas tout � fait, Sir William, s'il vous reste du temps.

Un des grands paradoxes de la vie, inspecteur,

c'est qu'� mon �ge, il reste plus que du temps.

Comment puis-je vous aider ?

Avez-vous vu Jekyll et Hyde ?

Non, mais c'est tout comme. Theo en parle sans arr�t.

Ce sont des balivernes.

Mais vous avez dit qu'on pouvait �tre double.

Pas avec une potion, je parlais de transformation volontaire.

Un acte r�fl�chi ?

Dans mon enfance, inspecteur,

une plaie infect�e pouvait causer la mort.

Aujourd'hui, je peux me couper le doigt,

d�lib�r�ment...

Le laisser volontairement suppurer,

et le gu�rir en un instant

en le plongeant dans de l'antiseptique.

Il y a peu, le monde se serait gauss� d'un tel pr�cepte.

L'exp�rimentation fait avancer. C'est pareil pour l'esprit.

Donc un "Jekyll et Hyde" pourrait exister ?

Un homme qui devient un monstre ?

�a me semble possible.

Mais parviendrait-il � faire resurgir le Dr Jekyll ?

Autre question fascinante.

Bonsoir, inspecteur.

Je ne dormais pas.

Bien s�r que non. Rentre chez toi.

Je peux vous aider ?

Patron ?

Bonsoir, Derek.

Qui es-tu ?

Esp�ce de salaud !

"Cher patron,

"il para�t que la police m'a arr�t�.

"Tablier de cuir m'a bien fait rire.

"J'�triperai des putains jusqu'� ce qu'on me boucle.

"La prochaine..."

Je l'ai trouv�.

O� �tiez-vous, Bates ?

Avec le comit�.

"La prochaine, je l'amputerai des oreilles pour rire,

"pourquoi pas ? Sinc�res salutations.

"Jack... l'Eventreur."

Jack l'Eventreur ?

"PS: C'est mon nom de plume.

"Lls disent que je suis docteur, ha ha."

"Jack l'Eventreur", c'est un r�ve.

L'agence veut plaire.

J'ach�te, M. Paulsen.

Bates va aller � Whitechapel avec vous.

Je vais r�diger la une, on sort une �dition dans 1 h.

Central News l'a re�ue ce matin.

M. Paulsen nous l'a apport�e.

C'est une exclusivit�.

J'en re�ois 3 comme �a par jour.

Ecrites � l'encre rouge ?

C'est plut�t malsain.

�a en a choqu� plus d'un � l'agence, n'est-ce pas ?

Les gens font �a pour rire. Ils trouvent �a dr�le.

Pas moi. Au revoir.

Une r�action pour les lecteurs ?

Lls attendront quelque chose.

J'ai mieux: Une douzaine de lettres encore plus barbantes.

Apr�s r�flexion, �crivez-les vous-m�me.

George, lis �a.

Piti�, pas encore une.

"C'est mon fr�re", "C'est les juifs"...

"Je suis un vautour g�ant..."

Lis la fin.

"La prochaine, je l'amputerai des oreilles

"et je les enverrai � la police, juste pour rire."

- Et alors ? - Sais-tu

ce que Phillips n'a pas r�v�l� ?

Votre secret ?

Les oreilles.

Elles �taient coup�es. Pas amput�es, entaill�es.

Je le savais, le Dr Phillips le savait, ainsi que le tueur.

Pourquoi ce gros malin dit-il:

"Je l'amputerai des oreilles" ?

�a ne prouve pas que le tueur a �crit �a.

Sauf s'il y en a un autre.

Un autre ?

George, je veux voir tous les documents

m�me si on doit y passer la nuit.

Bouge-toi, va les chercher !

Jack l'Eventreur, mesdames, messieurs !

Une lettre de l'�ventreur !

Lisez le Star !

Une lettre de Jack l'Eventreur !

Lisez le Star !

Charles, ravi de vous voir. Asseyez-vous.

Ce sera tout, merci, Peter.

Le premier ministre aimerait savoir si vous connaissez la rumeur.

Une rumeur, monsieur ?

Sur le petit-fils de la reine.

On m�dit sur le prince depuis des ann�es...

Sur Whitechapel.

Whitechapel ?

II y fr�quenterait une maison de tol�rance.

Il s'y rendrait incognito et assez souvent.

- Est-ce vrai ? - L� n'est pas la question.

Avec un pr�tendant au tr�ne, la v�rit� importe peu.

La rumeur persistante ferait grand tort � la monarchie.

- La reine le sait ? - Je ne peux le dire.

Mais si la presse l'apprend,

tous les anarchistes et r�publicains

voudront faire la r�volution.

�a a commenc�. Lusk a d�j� recrut� 100 hommes.

Combien y en aura-t-il

si le prince est cit� dans ces articles ?

Qu'attendez-vous de moi ?

Trouvez l'assassin.

Qui que ce soit... Nous nous occuperons du reste.

On cherche quoi ?

Des paires, George. Je te l'ai dit.

Il y a 171 d�positions, toutes uniques. Sans lien.

Par exemple: Deux bouchers dans un pub,

deux marins sur un navire.

�a doit �tre l�.

Continue.

Dieu nous aime. Tiens, Liz.

Mary Jane, je t'apporterai la protection qu'il te faut.

�a va me co�ter quoi, 3 nuits ?

M�fie-toi, son p�re a fini pendu.

Occupe-toi de tes oignons.

Tiens.

Merci, Billy. La m�me chose ?

La m�me chose, s'il te pla�t.

Qui l'a �crite ?

Son complice.

Sans complice, il n'aurait pas pu op�rer dans la cour pendant 15 mn.

Donc on cherche des paires.

D'accord.

Je les ai r�cup�r�es, Mary.

Chip�es, plut�t.

Non, elles �taient au clou, c'est � moi.

On m'a coffr�e pour ivresse, j'ai donn� ton nom.

Cathy !

Dr�le d'amie.

Toi, t'es l'ami de personne, Billy White.

Mais, je suis ton protecteur, n'est-ce pas, Liz ?

R�fl�chis � cette question:

Pourquoi les t�moignages sont-ils si confus ?

Cheveux clairs ou blancs,

taille moyenne ou grande,

casquette � rabats ou � visi�re,

ils ne savent pas qui ils d�crivent.

Parce qu'ils sont deux.

C'est oblig�.

Quelque part l�-dedans,

il y a une paire.

Continue.

Bonsoir, monsieur.

Bonsoir, Rodman.

Elle veut pas, laisse-la !

Je t'ai dit d'aller gagner ta cro�te !

Tu vois, Mary ?

D�gage, charogne !

Je reviendrai, tu verras !

Alors, Mary Jane, tu choisis quoi ?

D'�tre prot�g�e, ou de rester toute seule ?

Coucheries,

vengeance, vol.

Pas une seule paire. D�sol�.

Que manque-t-il ?

Un mobile. Il n'y a pas de mobile.

Lusk-Bates.

Mansfield-Acland.

Lees...

Llewellyn.

Je vous ai fait du th�.

Merci.

Il est meilleur que celui de Kerby.

On devrait se rendre service.

Si tu commen�ais ?

T'as assez bu.

Je le sens d'ici.

Sois chou. Va chercher ta pipe et casse-la.

Qu'est-ce que t'as ?

Seigneur !

Qu'y a-t-il ?

Trouve Spratling, vite !

Berner St, la cour de chez Duffield !

Que vous �tes beaux.

Vous dormez ?

Vous allez prendre racine comme �a.

Je voulais juste un verre.

Il n'y avait personne.

Personne. Vous devriez prier.

On a appel� un pr�tre.

J'ai une femme, des s�urs.

Pourquoi vous arr�tez pas cette tuerie ?

On essaye, M. Diemschutz.

Tu as sa d�position ?

II l'a trouv�e entre 1 h et 1 h05. Le sang �tait frais.

Une femme est taill�e en pi�ces et vous,

vous chipotez sur les minutes.

Pourquoi la police fait rien ?

Alors, il l'a fait ?

Fait quoi ?

"La prochaine, je l'amputerai des oreilles

"que j'enverrai � la police, pour rire."

Non. Elles sont encore l�.

C'est une mauvaise blague de plus.

�a, c'est pas une blague.

Abberline !

Lusk !

Comment il a su ?

Le t�l�phone arabe. Enlevez le corps.

On en a un autre � Mitre Square !

On a appel� le pr�fet.

Celui-l� est �pouvantable !

Moins fort ! Tu cherches l'�meute ?

Alors Abberline, vous voulez pas de nous ?

Vous disiez pas �a, qu'on servait � rien ?

Evacue tes hommes, Lusk,

ou je te tra�ne au poste si vite que �a sentira le roussi !

Vous �tes fini, Abberline.

Place au peuple.

Le comit� de vigilance...

Spratling, occupe-toi du corps. George, avec moi.

Et pourquoi ?

Parce qu'ils veulent pas que les rues soient s�res !

Une d�claration pour la 1�re �dition ?

Oui. Ferme-la.

Je vais l'�crire.

Vos femmes ne comptent pas. Vos filles non plus.

Vous ne comptez pas !

II a raison !

Mobilisez-vous, syndiquez-vous !

Rejoignez le mouvement du peuple !

C'est ici...

M. Abberline ?

- O� est le corps ? - Ils l'ont emport�.

- Emport� ? - A la morgue, il y a 10 mn.

J'ai lav� le sang, mais j'ai pas de balai.

Pourquoi t'as lav� ?

Ordre du pr�fet de police, inspecteur.

Il attend dans Goulston St. Je vous croyais pr�venu.

Allez.

Un morceau de jupe d�coup� au couteau.

Plein de sang. Pourquoi l'apporter ici ?

Pour authentifier le texte.

Eclairez-le.

"Les Juifs sont ceux qu'on bl�mera pas pour rien."

On doit bl�mer les Juifs. C'est �a ?

Et l'orthographe: J-W-l-F-S.

Je sais. Faisons-le retirer.

Effacez �a tout de suite.

M. Le pr�fet ?

On a un bout de jupe de la morte.

- Laquelle ? - Celle de Mitre Square.

Excusez-moi, monsieur.

Vous faites quoi ?

Ce qu'on m'a dit.

Mes ordres. C'est antis�mite.

"Les Juifs sont ceux qu'on bl�mera pas pour rien."

II y a nombre d'immigr�s ici,

les Juifs sont impopulaires. Si �a s'apprend,

ils se feront lyncher. Effacez �a.

Pourquoi l'�crit-il ?

Pour le faire croire, pour nous embrouiller !

George, note-le,

vous aussi constable, recopiez:

J-W-l-F-S. �a peut �tre important.

- Pourquoi ? - Je vous le demande.

Il fait des fautes, c'est tout. Effacez �a.

Attendez !

Qu'est-ce ?

Une lettre � l'agence Central News, M. Le pr�fet.

La m�me �criture ?

Non, rien � voir.

Effacez-le. Je veux pas le voir dans la presse.

Je vous retrouve au Yard.

143 hommes en civil,

des centaines en uniforme,

et apr�s tout ce temps, rien. C'est �a ?

On a pris des milliers de d�positions,

on a doubl� les rondes, les indics sont sur le qui-vive.

Il faut avancer, messieurs.

Le ministre de l'lnt�rieur a re�u des lettres

du pr�sident d'un certain

comit� de vigilance.

George Lusk, un voyou.

Il veut apporter son aide.

Non, il veut semer le trouble.

Je ne suis pas de cet avis et le ministre non plus.

C'est un r�volutionnaire qui se sert des crimes

pour arriver � ses fins.

C'est un anarchiste, un lrlandais ?

Socialiste, mais si vous cherchez l'�meute,

Lusk est votre homme.

Si le ministre d�cide 1.44.35 d'accepter son "aide",

je d�missionnerai.

Je suis s�rieux.

Conflits dans l'East End !

George Lusk veut manifester !

Lisez le Star !

Je r�p�te.

Les meurtres ont �t� commis

dans le m�me quartier.

Toutes les victimes se prostituaient.

Personne n'a rien vu ni entendu.

Il s'�vapore � chaque fois.

Il est du coin. On arr�te pas de le dire.

Il massacre les femmes,

donc il doit �tre couvert de sang.

Des litres de sang. Apr�s coup,

il doit dispara�tre.

- O� va-t-il ? - On le cache, c'est �vident.

Evident ? Et s'il vit seul ?

Pourquoi elles le suivent ? Les filles ?

Bonne question, Derek.

Elles le connaissent peut-�tre, ou il inspire confiance.

Un docteur ou un pr�tre ?

Une figure repr�sentant l'autorit�.

Comme nous ?

C'est pas dr�le !

En effet. C'est pour �a qu'on doit interroger tout le monde.

Hommes, femmes et enfants.

Quelqu'un sait quelque chose !

On sait � quoi il ressemble. Vaguement...

Gr�ce aux t�moignages re�us.

Pendant trois jours, vous allez faire du porte-�-porte.

Si quelqu'un sait quelque chose, prenez-en note

et revenez ici avec !

Des questions ?

Allez battre le pav� !

Bonjour, les gars.

�a bouge devant le commissariat.

Et voil� l'article: "George Lusk parle."

La campagne prend bien, vous ne trouvez pas ?

Ferme-la et fais ton boulot.

Un mouchoir blanc � bordure rouge.

Une bo�te d'allumettes pleine de coton.

Deux pipes en terre.

Un �tui � cigarettes rouge.

Cinq savonnettes.

Une bo�te contenant th� et sucre.

Des lunettes, un peigne. Une mitaine et une boule de laine.

T'as tout not� ?

Que faites-vous l�, docteur ? C'est pas votre juridiction.

J'examine les blessures, inspecteur,

pour les comparer � celles d'Elizabeth Stride.

Son cas est bien de mon ressort.

Et �a correspond ?

Voici le rapport, inspecteur.

Lisez-le vous-m�me.

Je croyais que les l�gistes devaient nous aider.

Tu as toujours la lettre ?

La plaisanterie n� 412 ? Je vais la jeter.

Non. Lis-la-moi.

Le baratin sur les oreilles coup�es ?

II ne l'a pas fait, Fred.

Pas � Liz Stride.

Voici Cathy Eddowes.

Regarde.

Bon sang, il l'a fait. Elle a plus d'oreilles.

"Juste pour rire."

Si elle est authentique...

Tu as son �criture.

Il nous l'a donn�e ?

Mieux que �a, coll�gue. Il a sign� son arr�t de mort.

Trouve-moi Bates. J'ai besoin de lui !

Deux crimes d'un coup, la tension monte,

et mon meilleur journaliste a disparu.

Faites-moi voir.

Toujours ravi d'aider le Star, contre r�tribution, bien s�r.

Elle est arriv�e ce matin ?

A l'agence et sign�e Jack l'Eventreur, comme l'autre.

"Mon tuyau �tait s�rieux, patron.

"Coup double cette fois. La premi�re a..."

"Couin�."

"La premi�re a couin� un peu.

"Pas eu le temps de prendre les oreilles

"pour la police."

C'est la m�me �criture ?

Vous �tes s�r ?

Nous sommes une agence s�rieuse. Nous sommes coh�rents.

Elle est authentique ?

C'est � la police de le dire.

Vous devriez la donner � Abberline.

Publiez-la avant, bien s�r,

pour le prix habituel.

Elle a co�t� cher, M. O'Connor ?

C'est la m�me �criture, inspecteur.

Vous croyez que c'est un faux ?

Nous avons beaucoup de courrier bizarre,

surtout au sujet des crimes.

Celui qui se prend pour un vautour g�ant �crit chaque semaine.

Je ne vous ai pas retenus ?

Absolument pas, monsieur.

Nous sommes l� pour �a.

Bonne journ�e, monsieur.

A croire qu'il veut qu'on l'arr�te !

"La 1�re � couin�. Pas eu le temps pour les oreilles."

A cause de Diemschutz.

Il a certainement failli le ou les surprendre.

Ils sont deux, tu crois ?

II faut 15 mn pour les pr�l�vements d'apr�s le docteur Phillips.

- L'autre faisait le guet ? - Seul,

ce serait tr�s risqu�.

Soit, ils sont deux.

�a explique l'autre �criture.

"Les Juifs sont ceux qu'on bl�mera."

Pour quoi faire ?

A quoi �a lui sert d'�crire ?

A se jouer de nous, George.

Il a l'aplomb de se croire introuvable.

On n'a toujours pas de mobile.

Il y en a un. Il n'y a pas de crime sans mobile.

Alors, c'est quoi ?

Elles sont sans le sou,

c'est ni une vengeance ni un crime sexuel.

Il y a quelque chose d'inhabituel.

Un truc m�dical ?

II revend les organes qu'il pr�l�ve ?

II y a trop de risques.

Il y a quelque chose de puissant derri�re tout �a.

De la magie noire, une soci�t� secr�te ?

Avec plusieurs participants...

T'as pas le sentiment que quelqu'un en sait plus que nous ?

On r�veille le pr�fet de police, on lave le sang...

Deux hommes...

Deux visages...

Lees.

L'extralucide de la reine. Voyons...

C'est un charlatan.

Il sait �crire, non ?

Va le chercher.

Le ministre de l'lnt�rieur, monsieur.

Entrez, Henry. Asseyez-vous.

Whitechapel.

La reine m'a envoy� un c�ble.

Elle redoute des d�sordres publics.

Avec ces "justiciers" dans la rue, je partage

ses craintes.

Nous risquons une motion de censure du parlement.

Il va falloir remplacer le responsable, Henry.

Je veux une nouvelle t�te.

Le pr�fet Warren est opini�tre.

Il risque de d�fendre Abberline.

Ce n'est pas lui mais le pr�fet qui doit partir.

Au sujet de Whitechapel

et du prince, qu'avez-vous appris ?

Rien de probant. �a reste une rumeur.

C'est le petit-fils de la reine.

S'il fr�quente ces endroits,

le cabinet doit en �tre inform�.

Ce ne sont que des sp�culations.

Au diable les sp�culations !

C'est la plus grande chasse � l'homme de l'histoire.

Si le prince est impliqu�,

c'est la monarchie qui pourrait �tre remise en question.

Je veux savoir avant que la reine ne l'apprenne.

O� est-il, o� est Lees ?

II plane, dans un �tat second.

J'ai d� attendre la fin d'une s�ance.

Il a parl� de la reine qui communique

avec son d�funt mari.

Il m'a reparl� de la maudite voiture,

et dans le fiacre, il a rejou� les 3 actes de Jekyll et Hyde.

Il m'a rendu sourd.

O� est-il ?

C'est pas les extralucides qui rendent sourd, George.

A c�t�, il r�dige une description

du landau qui l'a renvers�.

Apporte �a.

Alors, M. Lees, c'est fait ?

Je n'appellerai pas �a une description:

Une voiture noire avec des armoiries.

A quoi bon l'�crire ?

Mon dessin �tait plus parlant.

Vous vouliez me parler ?

A quel sujet ?

Suite au r�cit de votre m�saventure avec la berline,

nous sommes all�s au Palais,

aux �curies royales.

C'�tait bien une berline du palais ?

Non, monsieur Lees. Pas du tout.

Je l'ai prise...

Pour aller chez la reine.

Vous l'avez d�j� dit.

M. Lees, � quoi jouez-vous ?

Jouer ? Je ne mens pas. C'est ce que j'ai vu.

Vous en voyez beaucoup !

- Des mirages ? - Des monstres !

Les robes d'une morte !

Et des crimes !

Des hommes doubles

comme le Dr Jekyll et Mr Hyde !

Imb�ciles ! Je vous ai invit� au th��tre

pour vous montrer qu'on peut avoir deux visages comme cet acteur.

Tant que vous ne me croirez pas, les crimes continueront.

C'est pour le Strand Magazine.

Il est beau, non ?

Lequel ?

Le Dr Jekyll, bien s�r.

Ce n'est pas parce qu'il joue un monstre qu'il en est un.

Pourquoi t'acharnes-tu ?

Je ne m'acharne pas...

Je sais, c'est ton travail. Pourquoi tu n'es pas instituteur...

Pourquoi pas explorateur, quelque chose d'exaltant ?

Tu es � bout.

Je n'ai pas bu depuis six semaines.

Tu veux que je sourie au grand Richard Mansfield,

et que je creuse

pour voir s'il n'ex�cre pas les femmes sous son air charmeur.

Dois-je en prendre note ?

Non. R�p�te-le dix fois avant de t'endormir.

Il risque d'essayer de savoir si j'aime les hommes.

Tu y as pens� ?

S'il tente quelque chose, dis-lui

que j'ai beaucoup appris de mon p�re, le forgeron.

Il tapait toute la journ�e.

Tu veux me d�fendre et encore risquer la prison ?

Comme avec ton pr�tendu mari ?

Pas mari, fianc�.

Je l'ai cogn� � temps.

Ne reste pas seule avec lui.

Je suis s�rieux.

Les tracts. En 8 semaines, on a pris les d�positions

de tous les bouchers, toubibs, cuisiniers

et r�mouleurs � 15 km � la ronde.

On a interrog� tout le quartier.

On a parl� aux Juifs,

aux Allemands et aux Fran�ais.

Nous avons des hommes partout.

Mais, il continue de s�vir.

Quelque part, quelqu'un sait quelque chose.

Alors on passe aux tracts.

Et s'il a quitt� le pays ?

Mon autorit� ne va pas si loin.

Mais sachez que la presse du continent

nous a � l'�il. Les Am�ricains, aussi.

Les tracts vont leur plaire.

Chaque poste en a un paquet. Il faut les faire circuler.

Pr�viens-moi si t'as une id�e, Spratling, que je tienne le choc.

Plus vite que �a !

Retourne au poste, Derek.

Montrez-vous dans tous les pubs avec Joe.

Bien, inspecteur.

Joe !

Mais, c'est ce bon Dr Jekyll, ou est-ce Mr Hyde ?

Bonsoir, Mansfield. On vient se d�tendre ?

Avec Annette,

o� va-t-on s'aventurer au pub ?

Je ne r�pondrai pas � vos impertinences.

Vous m'emp�chez de passer.

Plut�t Mr Hyde.

Terry, c'est Mansfield, l'acteur. Suis-le, je veux savoir o� il va.

Bien, inspecteur.

Bonsoir. D�sirez-vous prendre un verre

ou en offrir un ?

Voici Mary Jane, c'est une lrlandaise

pleine de charme.

Bonsoir, Mary Jane.

Marie-Jeannette. Je suis parisienne.

Je suis bostonien, appelez-moi Dixie.

Gar�on !

- Toi, dehors. - Police.

Quelque chose ne colle pas.

Quoi ?

Entre, Terry.

Il pleut ?

II a lev� une fille, elle a pass� la nuit chez lui.

A 8h, il l'a mise dans un fiacre

pour Whitechapel.

Cette fille a un nom ?

Mary Kelly.

Fais ton rapport pour son dossier.

Je peux me s�cher ? Je vais attraper la mort.

Tu sais ce qu'on dit:

"Si �a te fait pas rigoler..."

"Fallait pas t'enr�ler !"

Qu'est-ce qui ne colle pas ?

S'il y en a plus d'un, quel est le lien ?

Nous deux, on bosse la main dans la main,

mais si l'un de nous se mettait � charcuter...

Personne ne frappe plus ?

Vous avez un cadeau.

Et qu'ont trouv� les cadors ?

Quelque chose d'inesp�r�,

sergent,

avec le courrier du matin, n'est-ce pas, M. Paulsen ?

C'est exact.

Alors, docteur ?

C'est un rein humain. Que voulez-vous de plus ?

D'une des victimes ?

Je n'en ai pas la moindre id�e.

Il est trop d�compos� ?

Pas du tout.

S'il vous faut un 2e avis, demandez au Dr Phillips.

Il est en voyage.

Si vous voulez m'excuser, j'ai des patients � voir.

Peu importe, Abberline, on a le mot.

"Cher M. Lusk,

"Voici la moiti� d'un rein pris � une femme.

"L'autre moiti�, je l'ai fait frire, je l'ai mang�e. C'�tait bien bon."

Sign�: "Attrapez-moi quand vous pourrez."

Voil� un bel article, hein, M. Paulsen ?

Pourquoi �crit-il subitement � George Lusk ?

Les autres ont �t� adress�es � votre agence, M. Paulsen.

Pourquoi envoyer celle-ci � Lusk ?

II faudra le lui demander.

N'est-ce pas ?

�a ne devait pas �tre si mauvais.

Il a d� mettre des aromates.

Que vas-tu en faire ?

Le montrer au m�decin de la reine, ce bon Sir William.

Je vais attendre.

Pourquoi ?

Tu sais comment c'est.

Gull va le d�couper ou verser de l'acide dessus.

Tu sais bien: "Si �a te fait pas rigoler..."

"Fallait pas t'enr�ler."

Bonjour, George.

Vous me remettez ?

Les �curies royales.

John Netley.

C'est le rein d'une femme d'environ 45 ans,

une alcoolique qui souffrait de n�phrite.

Regardez, Theo.

J'ai besoin de savoir s'il �tait � Catherine Eddowes.

Faites voir le rapport.

Vous allez bien ?

Un peu las, c'est tout.

Montrez-moi �a.

Ce rein a �t� pr�serv� dans de l'alcool.

Ainsi que le ferait un m�decin ?

N'importe qui peut se procurer de l'alcool.

Pas juste un m�decin.

Il vient de l'infortun�e.

Vous en �tes s�r ?

La taille de l'art�re r�nale ?

7,5 cm, vous le savez parfaitement.

Il en restait 5 cm dans le corps,

et voici les 2,5 cm qui manquent.

Un travail d'expert ?

En chirurgie ?

Pourquoi cette insistance ?

On peut couper un rein sans doctorat,

le boucher s'en passe bien !

Je posais juste une question.

Depuis que vous �tes venu chercher conseil,

mon gendre se passionne pour ce cas.

Les propos de la presse sur les m�decins

ont touch� la corde sensible.

- Balivernes. - Non, l�g�re parano�a.

Rien de bien s�rieux.

Tu te souviens de John Netley ?

Tu ne devais pas nous trouver une berline noire ?

J'ai �t� tr�s pris.

John me parlait des docteurs qu'il transporte.

L'�lite, je suis au-dessus de la m�l�e.

Du reste, j'attends un ponte.

Il a m�me conduit la famille royale.

Des grands. Mais, pas dans ma voiture.

Le palais fournit des beaut�s.

- Parle-lui du prince. - Albert V. ?

Un lascar, le prince. On l'appelle Albert V.

V comme Victor.

J'aurais pas d� le dire.

Quel genre de lascar ?

Je sais me taire quand il le faut.

Vous m'aurez pas.

Vous savez ce que c'est ? Une v�sicule.

Je connais, je suis docteur � mi-temps.

Voil� mon chirurgien. Je dois y aller.

Compl�tement maboul.

Alors, qu'a dit Sir William ?

C'est bien celui de Cathy Eddowes.

Un cannibale � Londres !

Lisez le Star ! L'Eventreur mange un rein !

Je ne suis rest�e qu'une heure,

mais je ne crois pas que Mansfield d�teste les femmes.

M�me s'il ne doit pas beaucoup nous estimer non plus.

Sa vie est une longue aventure amoureuse.

Avec n'importe qui ?

C'est une aventure avec lui-m�me,

c'est Richard Mansfield.

Quoi d'autre ? Tu avais autre chose � me raconter.

C'est bien plus int�ressant.

Figure-toi qu'il s'agit du petit-fils de la reine.

Et qu'a fait le petit-fils de la reine ?

Un journaliste m'a dit

que le prince Albert Victor, duc de Clarence,

fr�quente une maison close.

Plusieurs, m�me.

Comme tous.

Oui, mais il porte un d�guisement.

Pour couronner le tout, son repaire favori se trouverait...

� Whitechapel.

Il est sur ta liste ?

Qui t'a racont� �a ?

Ben Bates, du Star. C'est excellent, non ?

Tu ne le colportes pas, j'esp�re.

�a peut �tre dangereux.

Comme tu peux �tre ennuyeux.

�a doit venir de la fonction.

Pourquoi n'essayes-tu pas quelque chose d'exaltant

comme de devenir explorateur ?

Je vous demande pardon. Je reviendrai.

Vous �tes le sergent Godley ?

Vous le maintenez dans le droit chemin ?

Je te raccompagne.

Peut-�tre pas. �a pourrait faire jaser.

Et les ragots sont parfois dangereux.

A propos, je soupe avec lui

au Caf� Royal, ce soir.

Ne t'inqui�te pas. Nous serons huit. Je serai en s�curit�.

Ferme la porte, George.

Qu'y a-t-il ?

Assieds-toi et �coute.

Leurs t�tes !

Quand ils ont vu le rein...

ils �taient perdus.

Ils ne savaient ni quoi dire ni quoi penser !

Lls �taient d�concert�s.

J'aimerais avoir votre vocabulaire.

Alors, allez-vous publier l'article sur le prince ?

La puissance de la presse, mon ami,

c'est la menace qu'elle fait peser.

M�me avec la famille royale.

Qu'ils transpirent.

Bonjour, Bates.

On se lance dans la s�dition ?

Que voulez-vous, sergent ?

- Vous parler. - De quoi ?

De bruits que vous colportez.

Des bruits ?

Sur un membre de la famille royale et Whitechapel.

Je ne vois pas de quoi il s'agit.

Ecrivez-en un mot sans preuve et le journal sera saisi,

ou pire, on vous jettera en prison.

�a me ferait extr�mement plaisir.

Vous ne m'offrez pas � boire ?

Pardon.

Vous en avez parl� ?

Seulement avec mon sergent. Il recoupe les faits.

Les faits ?

�a n'int�resse pas les comm�res.

Il s'agit de l'h�ritier de la couronne.

S'il �ternue, c'est une pneumonie.

S'il approche Whitechapel, c'est l'�ventreur.

La rumeur est plus forte que les faits.

Et si ce n'�tait pas une rumeur ?

Si elle disait vrai ?

Un prince au lupanar, c'est un scandale.

Les scandales ne durent pas.

Mais s'il �tait suspect� de meurtre,

les retomb�es pourraient �branler les fondations de l'Empire.

Qu'attendez-vous de moi ?

J'ai jur� de faire respecter la loi avec impartialit�.

Tant que je serai pr�fet, je le ferai, qui que soit le tueur.

Nous comprenons-nous ?

Oui, M. Le pr�fet.

Si Mary Nichols avait �t� une aristocrate,

le premier ministre serait l�.

Si Annie,

ou Cathy,

avaient �t� duchesses,

ils auraient envoy� l'arm�e !

Mais ce ne sont que nos femmes.

Alors, ils s'en moquent, les amis.

Vive...

la r�volution !

Vive Karl Marx !

Quelle grande gueule !

Je l'ai trouv� formidable.

Je vais lui parler.

Formidable ? C'est du baratin.

Ces types-l� payent jamais.

Billy, va te faire voir en enfer.

Je vais lui parler.

Pardon, monsieur Lusk.

Votre discours �tait tr�s bien.

Surtout le passage sur la libert�.

Voyez-vous �a.

Sais-tu que tu peux participer � la r�volution...

Citoyenne ?

J'ai essay�. Il s'est ferm� comme une hu�tre.

La "libert� de la presse".

Si la rumeur dit vrai,

on s'aventure en eau trouble, tu le sais ?

Je suis pas idiot. Je sais ce que �a implique.

Tu as une famille.

Tu peux laisser tomber.

Je sais. Depuis quand on travaille ensemble ?

Depuis 4 ans.

Tu devrais me conna�tre.

J'ai juste peur du noir. J'appellerai si on �teint.

Bucks Row, c'est la deuxi�me � droite.

Juste ciel, Billy, vas-tu nous laisser tranquilles ?

Tu sais pas o� tu mets les pieds, Mary Jane.

Elle s'affranchit de la racaille.

Retourne dans ton trou.

Et toi, tu sors de quel trou ?

Oxford ? Et t'essayes de parler comme nous ?

Je sais ce que tu veux, Lusk, je suis pas dupe.

C'est dangereux le savoir, hein, citoyennes ?

La premi�re, Mary Nichols. Les pieds ici, la t�te l�.

Et seulement un demi-litre de sang.

Comment tu le sais ? Lls l'avaient lav�.

Regarde les fen�tres.

Quel rapport avec le sang ?

Tu verras.

- O� t'�tais ? - Parti chercher le photographe.

Il m'en faut plus d'un.

Qui sont ces deux personnes ?

On s'est d�j� vus. Dans Hanbury St.

Oui, apr�s l'assassinat de Chapman.

T'es une putain comme elle.

La deuxi�me, Annie Chapman. L�.

On l'a tra�n�e jusqu'ici,

puis on l'a tu�e...

Et on l'a lentement mise en pi�ces.

Tu y crois ?

Si j'y crois ? Comment �a ?

Regarde.

Qui est l� ?

Police.

Viens, George.

Le l�giste n'a rien pu leur dire

et �a les intrigue qu'il vous l'ait adress�.

Encore un meurtre et ils seront compl�tement d�pass�s.

Un autre meurtre ?

�a ne fait aucun doute, Bates.

Bien...

On se retrouve devant Scotland Yard, alors.

9h30.

Pile.

Il commence sur Liz Stride. Un attelage survient.

Diemschutz.

Il laisse les oreilles et s'en va.

- L'heure ? - Entre 1 h et 1 h05.

Chronom�tre.

Pr�t ?

C'est parti !

En plus des anarchistes,

il y a les r�publicains, des rebelles irlandais

et les femmes de l'Est de Londres.

Quatre mille signatures.

Tous les protestataires.

On a arr�t� une pi�ce ?

Jekyll et Hyde, pour ne pas donner d'id�es.

Toute la ville a perdu la t�te.

�a devient dangereux.

Ne d�missionnez pas.

Pas avant d'aboutir.

Nous avons encore besoin de vous, M. Le pr�fet.

Ce soir, nous descendons dans la rue !

Ce soir, nous affrontons notre ennemi !

Ce soir, nous combattons pour...

la libert� !

A Scotland Yard !

Warren, d�mission !

Warren, d�mission ! Warren, dehors !

Neuf minutes.

Il n'a pas pu courir comme on l'a fait.

Il se serait fait remarquer.

Un quart d'heure ?

Minimum.

Ce qui nous donne 1 h15.

Il tue Cathy Eddowes,

lui d�coupe chaque visc�re,

une par une. Souviens-toi qu'il fait noir.

Ensuite, il s'en d�barrasse l�-bas.

Vingt, vingt-cinq minutes.

Ce qui nous fait 40 mn.

Pardi, elle a �t� tu�e � 1 h45.

Il lui reste 5 mn.

Et s'il lui avait fallu 10 mn pour la rep�rer,

ou m�me quinze ?

- Si le flic avait rat� le corps ? - Il a plus le temps.

Sauf s'il se d�place deux fois plus vite que nous.

- C'est impossible. - Non.

Pas avec une voiture.

Une voiture ?

Et elle n'avance pas toute seule.

- C'est �a. - Il y a une voiture.

Et ils sont plusieurs.

C'est la solution.

Ils sont plusieurs et ils ont une voiture !

C'est �a, Fred.

Vite, prends-la d'ici.

Allez !

Warren, d�mission !

Vite, les portes !

Allez, fermez les portes !

Warren, d�mission !

"Warren, dehors" ?

Lls crient mon nom.

Sortons par derri�re.

Je devrais peut-�tre les �couter.

Il suffit d'un rien et la rue est � nous.

Une soci�t� secr�te, �a veut dire cent hommes.

Ils sont deux, deux hommes.

Tu sais pourquoi ?

A cause des portraits qu'on nous a faits de l'inconnu:

Grand, petit, vieux, jeune,

cheveux clairs, blancs...

Ils d�crivent qui ?

Deux hommes.

Il y a deux �critures diff�rentes.

Un homme conduit pendant que l'autre d�coupe le corps.

La voiture bouge,

donc les incisions sont irr�guli�res.

Ils laissent le corps dans un coin discret.

Il y a peu de sang sur place...

Presque tout est dans la voiture.

C'est extr�mement risqu�,

et si on les contr�lait ?

Pas cette voiture-l�, George.

Personne n'arr�te...

cette berline.

Quoi, deux hommes ?

On pense qu'ils sont deux et qu'ils ont une voiture.

Pr�viens les filles, d'accord ?

M. Spratling est au courant ?

Maintenant, oui.

- Je leur ai dit, sergent. - Allons au Ten Bells.

Deux types en voiture ?

C'est de l'esbroufe. Le Yard n'a rien.

- Je l'ai entendu. - Bois ta bi�re !

De quoi s'agit-il, cette fois ?

J'allais sortir.

Voici le dessin que vous avez fait pour nous.

Celui du landau de votre vision,

celui qui a tent� de vous tuer.

Et alors ?

Une berline royale, selon vous.

�a y ressemblait.

�a y "ressemblait".

Vous �tes all� au palais dans l'une d'elles.

Alors, �tait-ce une berline royale ?

II y avait un blason sur le c�t�. �a m'a peut-�tre tromp�.

J'aime qu'on parle clair, M. Lees, et ce n'est pas votre cas.

Tu es pr�venue, Mary.

J'en prendrais jamais deux pour le prix d'un.

- Tu t'appelles comment, toi ? - Millie.

C'est sa premi�re nuit, ne l'effraye pas.

Ils sont pas beaux ses cheveux ?

Viens, mon poussin.

Sois prudente, Millie.

Sergent, il y a encore 3 pubs dans Fashion St.

Je sais, Derek.

Le surnaturel n'est jamais clair.

C'est ce qui m'est apparu, un homme � deux visages.

Et il m'appara�t qu'il y a deux individus, M. Lees.

Toutes mes excuses...

Bonsoir, monsieur...

Votre nom ne me revient pas...

M. Mansfield �tait en consultation au sujet...

Au sujet de sa carri�re.

C'est exact.

Comment va votre carri�re ?

Vous savez que je joue dans Jekyll et Hyde ?

Je me retrouve devant des salles � moiti� vides.

Je ne peux plus faire le monstre.

C'est vous le meilleur � ce jeu,

le passage de Jekyll � Hyde ?

Pourquoi dites-vous cela ?

Pourquoi demander � voir une autopsie ?

Vous aimez les dissections ?

Je me pr�parais pour le r�le.

Votre ton est extr�mement...

Ecoutez.

Elle chante, regardez.

Juste ciel !

Que quelqu'un l'arr�te !

Robert !

De longs cheveux...

Blonds... De splendides cheveux blonds...

Un homme en armure.

Qu'y a-t-il ?

C'est une vision. Nous devrions partir.

Comme un chevalier avec son �p�e. Un chevalier en armure.

Un chevalier en armure.

- Buvez ceci. - Le couteau !

Vous �tes certain d'aller mieux ?

Tout � fait.

Je vous lirai l'avenir, demain.

Ne me raccompagnez pas.

Vous avez tiss� des liens avec M. Mansfield,

M. Lees ?

Mes visions ne mentent pas.

Cherchez un homme en armure

et une jeune femme aux longs cheveux blonds.

Elle mourra.

Elle va mourir.

Billy, doux J�sus ! Qu'est-ce qui t'arrive ?

C'est ma faute. J'aurais d� la fermer.

A quel sujet ?

Ecoute. J'ai du travail pour toi.

Je sors pas. Il y a deux hommes...

Pas dehors, �a se fera chez toi.

Tu seras en s�curit�.

Millie, j'ai quelque chose de sp�cial pour toi.

Et �a rapporte.

Je vous ressers, M. Netley ?

Et c'est "docteur" Netley.

Un th�, sergent ?

- Qu'est-ce, sergent ? - Rien, monsieur.

- Des d�positions. - O� est Abberline ?

Chez lui, je crois.

Chez lui, croyez-vous ? Le pr�fet veut le voir demain.

- A 11 h pr�cises. - Bien, monsieur.

Regardez devant vous. Et boutonnez-vous.

- Sergent ? - Oui, Derek.

Le commissaire principal !

Je sais, Derek.

Que fait-il � Whitechapel ?

Je ne sais pas.

Vous lisez quoi ?

Trouve un truc � faire.

Millie, faut y aller !

- Je suis pr�te. - La bouscule pas !

La bousculer ? Je l'aide !

Allez, il va bient�t arriver.

Billy, c'est sa premi�re nuit dans la rue !

Viens, mon poussin.

�a va aller ?

Ecoute, ne monte pas en voiture.

S'il te revient pas, rentre, c'est plus s�r.

�a va aller. On se voit demain.

Je te croyais rentr�.

C'est pas ici, la maison ?

Le pr�fet veut te voir � 11 h demain.

- Et on a enfin re�u �a. - Les �ph�m�rides de la cour ?

Toutes ses obligations depuis trois mois.

C'est la liste pour Londres ?

- L'Ecosse. - Comment ?

Le prince est en Ecosse depuis dix semaines.

Tu en es s�r ?

J'ai v�rifi� toutes les listes des manifestation royales.

Il n'a pas quitt� l'Ecosse.

M. Ben Bates pourra plus la ramener.

Tu crois que Lees lui lisait l'avenir ?

Pas apr�s son num�ro, non.

Ils manigancent quoi ?

Je me le demande.

Un chevalier en armure et une femme blonde.

Allons-nous-en.

Je vais rester cogiter.

Cogiter, pas picoler ?

Bonne nuit, George.

N'oublie pas le pr�fet � 11 h, demain.

Entrez, c'est ouvert.

Je vous d�barrasse ?

�a ne va pas ?

Seigneur, non !

9 novembre 1888

Bonjour, Mme Cohen, Mme Schultz.

Je repasserai pour le loyer.

Vous arr�tez jamais ?

C'est la journ�e du Lord Maire, oubliez-nous.

Maman, le loyer !

Rentre vite.

Je paierai demain, John !

C'est �a.

Le loyer.

Je viens pour le loyer.

Allez, Mary, tu dois d�j� six semaines.

C'est pour le loyer.

Le prince �tait en Ecosse pour chaque crime ?

Ce sont les �ph�m�rides de la cour, M. Le pr�fet.

"Son Altesse Royale, le prince Albert Victor,

"le 30 ao�t avec la reine � Invercauld.

"Le 7 septembre � Glen Muich."

Une soir�e avec des monarques �trangers a dur� jusqu'� 1 h30.

Et � moins d'avoir pu �tre � Londres en 8 mn...

Il ne peut �tre l'�ventreur.

Il �tait � 650 km avec 50 t�moins.

- 50 ? - Les domestiques,

la famille royale, les invit�s.

Ils sont sur la liste.

Pardon, M. Le pr�fet.

J'arrive, M. Arnold.

La procession du Lord Maire, quelle farce...

C'est f�ri�, les gens aiment.

Ils aimeraient moins s'il devaient d�filer

d�guis�s en dindon.

Puis-je vous parler ?

- Nous parlerons en chemin. - Non, monsieur,

c'est urgent.

Les gens du quartier accusent le coup.

Comme nous tous, Tom.

Les yeux enregistrent ce qu'ils voient en dernier.

M'a-t-on dit.

Les photographes ont apport� un objectif sp�cial.

A tout hasard.

Au revoir.

Il a d�missionn�.

On a perdu un homme bien.

Frederick. M. Bowyer.

Vous veniez pour le loyer, M. Bowyer.

Que s'est-il pass� ?

J'ai regard� par la fen�tre et j'ai vu...

les morceaux...

partout, m�me sur les murs.

Il ne reste plus rien, plus rien d'elle...

�a ira, l'ami.

�a va aller.

Une armure.

Qu'allons-nous faire, Fred ?

Quand on mettra la main sur le responsable, George,

je le tuerai.

J'aimerais pas y �tre.

Qui a tu� Mary ?

Elle avait rendez-vous.

Qui pouvait la d�tester autant ?

Le voil�.

Pendez-le !

Haut et court !

C'est la police, votre ennemi. Ils se fichent des gens du peuple.

A bas la police !

A bas la police !

Vous voyez, voil� votre ennemi !

Mansfield, ouvrez la porte.

Mansfield, police !

Ouvrez la porte !

Vous ne pouvez pas entrer comme �a !

- O� est-il ? - Probablement au th��tre.

C'est quoi ?

Son costume pour Richard III.

O� est-il ?

O� allez-vous ?

Je vous parle. Pour qui vous prenez-vous ?

Je suis habilleur, pas ge�lier.

Il rentre en Am�rique et je fais ses bagages.

O� �tait-il cette nuit ?

Avec une femme, j'imagine. Comme d'habitude.

Voyez vous-m�me, il n'a pas dormi ici.

On donne le coup de gr�ce...

comme ceci.

Richard, c'est magnifique.

Tenez la pose.

Oui, comme ceci. Je vais faire vite.

Il manque �a. O� �tiez-vous hier soir ?

Hier soir ?

Avec Lees, et avec vous.

Mardi, vous avez pass� la nuit avec Mary Kelly.

- Elle est morte. - De quoi ?

Elle avait un client sp�cial.

Qu'avez-vous fait en sortant de chez Lees ?

- Arr�te. - En sortant ?

Demandez � cette jeune femme.

Demandez-le-lui !

Allez-vous lui dire ?

Vous ne dites rien.

Richard et moi...

avons soup�.

Et apr�s ?

Et apr�s ?

Je suis rentr� seul.

Je ne compromets pas les dames.

Je n'ai plus envie de travailler avec vous.

Je n'aime pas vos fr�quentations.

Tout le monde.

Tous des criminels � pourchasser.

Cette nuit, une femme...

Accuse-moi aussi.

J'ai un alibi, j'�tais au lit avec lui. �a te va ?

R�ponds !

C'est inutile, Freddie.

Nous ne sommes pas du m�me monde.

Reste en dehors du mien.

C'est Lancelot et Gueni�vre, il a une armure, bien s�r.

Et elle a de longs cheveux blonds. Dr�le de co�ncidence !

Ce n'en est pas une !

Mes visions sont fameuses.

Pourquoi la reine me consulte-t-elle, selon vous ?

Je suis s�rieux.

Avez-vous d�j� vu cette image ?

C'est une reproduction.

On en trouve � tous les coins de rue.

Donc, vous n'�tes pas sorti du tout, cette nuit ?

Dites � l'inspecteur que je n'ai rien � voir avec ces crimes.

Vos insinuations sont indignes.

Je suis venu vous voir pour vous aider.

Si vous recommencez,

je ferai tout mon possible pour vous faire renvoyer.

J'ai des relations.

Maintenant, sortez.

La r�ponse est quelque part.

C'est obligatoire.

Le lieu.

Tout dans le m�me quartier.

Il peut �tre du coin, mais il y a le landau.

La m�thode.

Pr�l�vement d'organes.

Peut-�tre un m�decin. Il doit �tre couvert de sang.

Il faut laver les v�tements ou les jeter.

Et s'il les jette...

Il n'est pas pauvre.

Llewellyn.

Notre l�giste, il est du coin, peu coop�ratif

et du corps m�dical.

Il a un alibi pour le meurtre Nichols.

L'�nigme: Lusk.

Militant, violent et il conna�t le coin.

A-t-il le savoir ?

Lees.

Le voyant de la reine. Pas de savoir m�dical.

Il a un alibi pour Chapman.

Il a d�crit le chevalier en armure.

Acland, m�decin, pr�sence injustifi�e � l'audience Chapman.

Ne l'�limine pas. Mansfield...

Ton ami, l'acteur.

Il a un alibi pour Chapman

et a assist� � une autopsie gr�ce � Acland.

Souligne son nom. C'est tout ?

Et toi. Tu manies bien le rasoir.

Toi aussi.

Rajoute nos noms.

C'est pas mal.

Lady Gull.

Messieurs. Navr�e de vous faire attendre.

Voulez-vous du th� ?

Sir William se repose ?

II descend. Il adore d�sob�ir � son m�decin.

- Il est souffrant ? - Non.

Il a eu une attaque, jadis. Mon gendre pr�conise la sieste.

Il est m�decin. Dr Acland.

C'est un peu un bras de fer.

Une attaque ? Je l'ignorais.

Il pratique tr�s peu. De temps en temps, � l'h�pital.

Il se d�moralise et s'�puise vite,

alors m�nagez-le, voulez-vous ?

Dieu merci, de la visite.

Vous nous faites servir le th� ?

Vous y avez d�j� pens�.

On ne vous d�range pas ?

Seigneur, non.

Avec l'�ge, on vous traite comme un enfant,

on vous envoie au lit.

Votre visite m'autorise � manger du g�teau.

Asseyez-vous.

Que puis-je faire pour vous ?

Quel genre d'individu...

peut faire ceci � une jeune femme ?

Seigneur Dieu...

- Quand est-ce arriv� ? - Cette nuit.

Quel genre d'homme est-ce ?

C'est ce qu'on appelle un psychopathe,

une personne d�s�quilibr�e mentale.

Atteinte de d�sordre sexuel chronique.

D'apr�s le l�giste, il n'y a pas eu...

De rapports ?

Vous m'�tonnez.

Avez-vous d�j� vu ce genre de chose ?

Jamais.

La vivisection sert la recherche

mais quelle peut-�tre la motivation pour cela ?

La destruction totale

d'un �tre en bonne sant�.

Je n'ai pas de r�ponse.

Comment le rep�rer ?

�a ne sera pas facile.

Il a s�rement l'air normal,

quand il n'est pas sous le coup de la folie.

C'est assez courant.

Nous pensons qu'ils sont deux.

Deux ?

C'est tr�s int�ressant.

Ils doivent �tre s�rs l'un de l'autre pour partager

une telle chose.

Absolument s�rs.

Un lien de parent� ?

C'est possible.

Quelque culte exotique peut-�tre,

des id�es politiques.

Assez pour qu'un homme se soumettre � un autre.

- La politique ? - Assur�ment.

Persuadez un homme de peu qu'il sert une grande cause,

il fera tout pour vous.

- M�me tuer ? - Certes.

Il br�lera des sorci�res, torturera vos ennemis

avec le sourire, s'il croit que c'est juste.

L'histoire en est pleine.

Persuader un homme de peu...

Il y aura toujours des meneurs et des suiveurs.

N'y en a-t-il pas dans la police ?

Venez, ma ch�re.

Allez, Theo, saute ! Bravo.

O� est grand-p�re ?

Netley, attendez-nous.

Caroline, je vous ai parl� de M. Abberline ?

Enchant�e, inspecteur.

Voici mon fils, Theo William.

Vous �tiez avec mon p�re ?

Oui, Mme Acland, nous avions � parler � Sir William.

Il est bien dispos�, j'esp�re. Il sait �tre tyrannique.

Bonne journ�e, messieurs.

C'est la voiture.

Ils ont �t� les armoiries.

Il y a la marque.

Et c'est Netley.

Persuade un homme...

On va le perdre.

Ram�ne-le pour 6h, en cellule.

On le tient, George. On les tient !

Je ne peux plus rien faire.

Il me faut ce document sign�, aujourd'hui.

J'ai re�u des documents, des c�bles.

Celui-ci �claircira ma position:

"Ce nouveau crime atroce appelle une d�cision irr�vocable."

C'est de la reine, de ce matin.

Mais vous avez dit...

Le ministre a r�pondu il y a 1 h, comme suit:

"J'ai l'honneur de vous informer que le cabinet a d�cid�

"d'accepter la d�mission du pr�fet de police."

Vous me suivez ?

Non. Vous �tes pr�fet jusqu'� minuit.

Voyez mon successeur, lundi.

Vous vouliez Jack l'Eventreur.

Signez ce papier et je l'arr�te.

Ce soir !

Otez vos sales pattes !

Je suis des �curies royales !

Vous allez le regretter !

Je travaille pour des gens importants !

On a remarqu� !

Vous faites quoi ?

Ramasse la craie.

Vous allez me casser le bras !

Quelle craie ?

Celle qui est par terre. Ramasse !

Ramasse !

Maintenant, �cris sur le mur:

"Les Juifs..."

Je sais pas.

Je sais pas �crire.

Et comment tu fais pour �tudier la m�decine ?

Ecris:

"Les Juifs sont ceux

"qu'on bl�mera pas pour rien."

- L�chez-moi. - Ecris !

"Les Juifs..."

J...

Allez !

J-W-l-F-S...

Tu vas finir au bout d'une corde, Dr Netley !

Esp�ce de salaud !

Plus vite !

Allons, plus vite !

II n'y a pas que le texte du mur.

Il y a le maquereau.

Le mac !

Quel mac ? Je connais aucun mac.

Celui de Mary Jane Kelly, sale nabot !

II te d�signera, hein ?

Je vous dis que je connais pas de mac.

Pourquoi tu te sers du blason royal ?

Quel blason royal ?

Pour pas qu'on t'arr�te et qu'on voie le sang.

Personne oserait ouvrir une berline royale !

Laissez-moi tranquille.

Il t'a promis quoi ?

De l'argent ? Beaucoup d'argent ?

Pour devenir docteur ?

�a le fait bien rire.

Parce que tu vas finir pendu !

Sauf que �a,

cette feuille, John Netley,

c'est ton salut.

Ecoute attentivement chaque mot.

Rodman !

"Attendu que le 9 novembre, cour Miller, � Spitalfields,

"Mary Kelly fut assassin�e..."

Rodman, ouvre !

"Le ministre recommande que Sa Majest� gracie

"tout complice apportant des informations

"de nature � permettre la condamnation du ou des assassins."

Regarde le coin en bas, c'est sign�:

"Sir Charles Warren,

"pr�fet de la police m�tropolitaine."

- O� est Annette ? - A l'int�rieur.

Revenez ici !

Dieu me pardonne.

C'est une gr�ce royale.

Mais, il va falloir la m�riter.

Tu vas m'amener Jack l'Eventreur,

ce soir !

Ferme la porte, Rodman.

Tu me remets ?

Je suis venu il y a deux mois avec Mansfield.

Dixie, tu te souviens ?

La police.

N'aie pas peur.

- J'ai rien fait de mal. - Je sais.

Ecoute.

�a te plairait qu'on te paye le voyage � Paris.

Ou ailleurs si tu pr�f�res.

Vingt livres.

- Pourquoi ? - Pour nous aider.

La police conna�trait Jack !

Les d�tails ! D�mission du pr�fet !

Sait-on qui est Jack ?

La police conna�t-elle l'�ventreur ?

Tout est emball�, M. Mansfield.

Qu'attendez-vous ?

A la fin d'un engagement, il est de coutume

d'offrir un gage de reconnaissance � son habilleur.

Je vais prendre ceci. La voiture sera bient�t l�.

Bonsoir, Dr Acland.

Qu'est-ce que tu regardes ?

Monsieur. Je peux vous aider ?

O� est Abberline ?

Je ne sais pas, monsieur.

Qu'est-ce qui se passe ?

Je repasserai demain.

Merci, Dr Llewellyn, bonsoir.

Attendez, monsieur.

George, la fille !

Filez !

Allez-vous-en !

Les menottes.

- Tu le tiens ? - Oui.

Gull !

Mon �uvre !

Vous la d�truisez !

Mon exp�rience...

Il est fou !

Mon exp�rience. Ce sont des putains !

Juste des putains

de rien du tout !

Vous g�chez tout !

D�gage, George.

Ecarte-toi, George.

Non, Fred. Tu seras pendu.

Il respire, il vit toujours.

Alors, Dr Acland ?

H�morragie c�r�brale massive.

Si elle persiste, ce n'est qu'une question d'heures.

Et si �a s'arr�te ?

De semaines, de mois.

Il est comme mort. Il ne s'en rel�vera pas.

Sur quoi travaillait-il ?

II a parl� de son �uvre. Qu'�tait-ce ?

II ne travaillait plus.

Il �tait malade...

Juste ciel !

Quoi ? Sur quoi travaillait-il ?

La d�mence pr�coce.

Tout sp�cialement la partition de l'esprit.

Comme dans Jekyll et Hyde ?

Pour lui, l'esprit humain avait deux faces

comme une pi�ce, le sain et l'insens�.

De l� � dire que c'�tait...

Il a parl� d'une exp�rience. Laquelle ?

Je n'�tais pas au courant de tout.

R�pondez !

Abberline !

Pour lui, la folie �tait une maladie comme une autre,

� comprendre avant de soigner.

Ainsi, ces femmes ont servi de cobaye

pour son exp�rience !

II avait subit une attaque d'apoplexie,

c'�tait lui le cobaye !

II essayait de comprendre

sa d�mence !

II �tait fou ?

- Cette sc�ne n'est pas utile. - Si !

Etait-il fou ?

Qui est au courant ?

Parmi les civils.

Le cocher et la fille.

Pourquoi ?

Netley ne parlera pas

de peur de subir la m�me peine.

La fille peut �tre achet�e.

Vous, moi et Godley,

trois officiers sous mandat royal.

Que dites-vous ?

II me reste 18 mn

comme pr�fet de police.

Vous n'allez pas le taire ?

II est mourant. Il ne sera pas jug�. A quoi bon ?

C'est un tueur !

C'est le m�decin de la reine et un savant.

Il a tu� cinq femmes !

Ecoutez-moi !

Ecoutez ce que j'ai � dire.

Vous verrez �a avec mon successeur.

Mais, il sera probablement de mon avis.

Asseyez-vous !

Bonne retraite, monsieur.

Et maintenant ?

Rien.

Pourquoi accabler plus d'innocentes,

sa femme et sa fille,

pourquoi accabler le corps m�dical ?

C'est ce qu'a dit Warren ?

Ce qu'ils diront tous,

le nouveau pr�fet, le premier ministre,

peut-�tre m�me la reine si elle l'apprend.

Les dossiers vont se mettre � dispara�tre

et l'affaire sera class�e non r�solue.

Mais, c'est le coupable !

Et le m�decin de la reine.

Les retomb�es, le scandale,

la crise politique...

Pense au bien public, George.

Pense au bien public.

A quoi t'attendais-tu ?

A la justice.

C'est �a que j'attendais,

la justice, tout simplement.

T'aurais d� me laisser le tuer.

N'est-ce pas ?

T'aurais d�.

Sir William Withey Gull surv�cut 14 mois.

Contrairement � l'usage en pratique,

son certificat de d�c�s fut sign� par son gendre,

le docteur Theodore Dyke Acland.

D�c�s d� � une h�morragie c�r�brale.

John Netley est mort sous les roues

de sa propre voiture en 1903.

Son d�c�s a �t� class� comme accidentel.

Sir Charles Warren fit la Guerre des Boers,

et aida � fonder le scoutisme.

Il mourut en 1927.

Robert James Lees �crivit des livres

sur la t�l�pathie et la r�incarnation.

Il mourut en 1931.

Richard Mansfield rentra en Am�rique

et �pousa sa partenaire Beatrice Cameron.

Il mourut en 1907.

George Godley fut promu inspecteur

et prit sa retraite en 1908.

Apr�s l'affaire de Cleveland Street,

l'inspecteur principal Frederick Abberline

quitta la police.

Il mourut en 1929.

Dans l'affaire de Jack l'Eventreur, il n'y eut ni proc�s ni aveux.

En 1888, il n'y avait ni empreintes digitales ni typage sanguin.

Il n'existe aucun document scientifique ou t�moignage

permettant d'identifier formellement l'Eventreur.

Nos conclusions sont le fruit de recherches et de d�ductions.

D'autres experts et criminologues ont d'autres hypoth�ses.

Nous croyons en nos conclusions.

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