All language subtitles for 1946__Centennial_summer____Quadrille_d_amour__....._

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Original subtitles

''Quadrille d'amour.''

''Achetons un billet '' ...

...''pour aller voir la grande exposition'' ...

... ''quel joyeux anniversaire.''

''Nous serons heureux d'�tre t�moins de son inauguration.''

''Pour acclamer les 100 ans'' ...

... '' de l'ind�pendance Am�ricaine.''

''Ce centenaire, quelle f�te merveilleuse.''

''Quelle joie d'assister'' ...

... '' � l'exposition universelle de Philadelphie.''

''Dans l'Am�rique libre'' ...

... ''ce pays que nous aimons.''

''Que la libert� r�gne dans le monde entier.''

''Qu'elle chante dans le monde entier.''

... ''pour notre pays, bon ou mauvais.''

''Mais nous nous battrons pour lui.''

''Vive l'Am�rique, le pays le plus glorieux.''

''Et� 1876, toutes les routes du monde m�nent � Philadelphie ...

... '' o� l'oncle Sam f�te ses 100 ans.

... ''L'Am�rique tourn�e'' ...

...''vers le futur.''

Mesdames et messieurs, le Pr�sident des Etats-Unis.

Mes chers compatriotes ...

A l'occasion du centenaire ...

... nous avons jug� opportun ...

... de r�unir � Philadelphie ...

... pour le public, les progr�s de l'industrie, les beaux arts ...

... la litt�rature, la science et la philosophie ...

... ainsi que les grands secteurs de l'agriculture et du commerce.

Et vous pourrez appr�cier en d�tails ...

... l'excellence et les d�fauts de nos progr�s.

Et j'insiste aussi sur notre envie ...

... de cultiver l'amiti�.

Menteur !

Menteur !

Les pires mensonges que je n�ai jamais entendus !

S'il vous pla�t, quoi ?

Vous voulez que j'�coute �a, sans doute ?

Jesse, tais-toi !

La constitution ne m'oblige pas � l'�couter quand il parle.

Quoi qu'il dise !

Silence !

Il a m�me d�nigr� Webster dans son discours !

Silence, je vous prie !

A-t-il cit� Washington dans ses mots immortels ?

Non ? Si je faisais un discours ...

Essayez donc d'en faire un !

Un r�publicain, hein ?

Viens. Rentrons � la maison.

Les enfants, nous rentrons !

- Julia ! - Oui.

Edith !

Dud, Suzie !

Suivez-moi, ne vous perdez pas.

Venez, les enfants.

Excusez-moi.

Pardon.

''Rue Richmond.''

Oh, Mr. Grimby !

Le d�ner n'est pas pr�t ...

... et les Phelps vont arriver.

- Deborah, d�p�che-toi. - Ca va br�ler.

Edith, aide Julia.

Edith, laisse ce magazine !

Ce d�ner est pour ton fianc�.

Maman, j'ai trouv� la robe dont je r�vais.

N'est-elle pas originale ?

Oui, elle co�te 20 $.

Mais, tu m'as promis une nouvelle robe ?

Assez !

Tu sais que j'ai r�serv� 30 dollars ...

... pour toi et Julia.

C'est bien assez pour elle.

10 dollars ?

Tu n'as pas besoin de plus.

J'aimerai en avoir une comme �a !

12 $ 50, c'est raisonnable.

Pourquoi ne pas prendre dans les m�me prix ?

Maman, je n'en veux aucune autre.

Et puis, Julia n'aura pas l'occasion de la porter.

Ah, non ?

Tu sais que tu n'iras pas au bal du Centenaire.

- Pourquoi te l'acheter ? - Parce que je la veux.

- C'est de l'�go�sme ! - Pas du tout !

Vous aurez chacune 15 $ et ...

O� sont-ils ?

J'avais mis l'argent dans ce pot.

Jesse ...

O� est la bo�te de mon horloge ?

Jesse, tu as pris l'argent dans ce pot ?

Tout dispara�t dans cette maison.

Vraiment ! As-tu pris cet argent ?

Non, Harriet, emprunt� pour finir mon horloge.

O� est ma boite ? Je dois l'envoyer.

C'est pour �a que tu l'as d�pens� !

Harriet, Je ne peux pas l'envoyer ainsi ...

... au Pr�sident des chemins de fer.

Comment sortir avec une vieille robe ?

Avec mon horloge, je t'offrirai des robes ...

... pour toi, Julia et ta m�re ...

15 ans que j'entends �a !

Cette horloge a dilapid� � � mes �conomies ...

... l'assurance de ta grand-m�re et tes primes.

- Harriet ... - Pendant la guerre ...

... tu prenais les ressorts du lit pour cette horloge.

Et maintenant, tu voles l'argent de tes filles.

C'est pourquoi je la d�teste ! Hein !

Cette invention bizarre !

Harriet, je ne peux pas rester employ� toute ma vie.

Je dois progresser !

Je suis comme cette horloge.

Je suis bien que si j'avance !

Je suis s�re qu'elle marchera un jour !

Aujourd'hui, je vais la r�gler !

Il ne semble pas se rappeler de ses amis.

Non, merci.

- Nous sommes tous �gaux ! - Je ne suis pas d'accord !

Les r�publicains ont besoin ...

Nous avons besoin d'un nouveau parti !

Si les d�mocrates ne gagnent pas l'ann�e prochaine ...

... ce pays court � la ruine !

Avec toute cette corruption ...

... o� un honn�te homme trouvera-t-il le moyen ?

- C'est � moi ! - Non, rends-le moi !

- C'est � moi ! - Non, � moi !

''Amour tourment�.''

Il y a assez de partis !

''Pendant la journ�e qui passe'' ...

- Nous ne pouvons pas discuter ! - Mon fils sera d�mocrate !

Les chefs sont n�cessaires !

Ne m'interrompez pas !

Vous ne comprenez pas !

Grant est un militaire.

Qu'il le reste !

Le mettre � la Maison Blanche est t�m�raire !

Phelps a ses opinions !

Et j'ai les miennes !

Mais tous, nous admirons Grant.

- C'est un grand soldat. - Mais pas un grand pr�sident !

Viens chanter, maintenant.

Pas maintenant, ch�rie, nous discutons.

Julia !

- J'essaie de leur expliquer. - Plus tard.

Laisse-moi �claircir un point ...

- Ecoutez-moi. - Vous, �coutez-moi !

Je dis que Grant est un grand soldat.

Mais comme pr�sident, j'�mets des r�serves ...

''En parlant de travail, je suis heureux aux chemins de fer.''

''C'est bien qu'il aime son travail.''

''J'aime t'entendre rire, jurer et r�ler.''

''Mais je suis heureux aux chemins de fer.''

''Aux chemins de fer'' ...

''Je suis heureux aux chemins de fer'' ...

... ''quand la journ�e est fini.''

''Molly McCaan connut un employ� pr�s de la gare.''

- ''Dans sa casquette, il l'attrapa.'' - ''Comme une souris !''

''Sa situation �tait triste sans femme'' ...

��Bien qu'il travaillait aux chemins de fer.''

''Aux chemins de fer !''

��Bien qu'il travaillait aux chemins de fer !''

''Il n'�tait jamais chez lui !''

Peut-�tre que je t'�pouserai un jour.

Mais nous sommes fianc�s ?

Pas officiellement.

Notre amour ne te suffit pas ?

Ben, toi, m�decin-accoucheur, connais-tu si peu les femmes ?

- Comment �a ? - Nous n'aimons pas �tre forc�es.

Que les choses arrivent toutes seules.

J'ouvre mon cabinet demain et on pourrait se marier apr�s.

Oui, mais si mes amies bavardent ...

Ben, es-tu s�r que c'est une bonne id�e ?

Le 1er m�decin-accoucheur de Philadelphie, c'est important.

Un accouchement, c'est ...

Ben, arr�te de r�p�ter ce mot embarrassant.

Embarrassant ?

L'entendre me met mal � l'aise !

Nous sommes en 1876. Les femmes s'�mancipent.

- Ecoute ... - Non, Ben.

Je ne veux pas mener une vie s�rieuse maintenant.

Je veux voyager et voir des gens comme tante Zenia.

Tante Zenia ?

Oui, si elle s'�tait mari�e � mon �ge ...

Ta m�re l'a fait.

Mais nous sommes en 1876 et les femmes s'�mancipent.

N'est-ce pas ?

- Oh, non, Ben, fais pas �a ! - Edith.

Non, Ben. Non !

Bonne nuit.

Edith.

Juste un, s'il te pla�t ?

- Non, Ben, pas ce soir. - Pourquoi ?

Parce que.

Fais de beaux r�ves.

Tr�s bien.

Juste un.

Une lettre urgente.

- Qui �tait-ce ? - Rien, maman, seulement ...

Une lettre urgente !

- Jesse, une lettre urgente ! - Et de qui ?

Je ne sais pas.

Edith, de qui est-ce ?

Zenia, maman, tante Zenia !

Elle est malade, peut-�tre morte ?

Les morts n'�crivent pas de lettres.

Mon ange ... Elle est vivante !

Elle va bien.

Elle cherche ...

Elle vient � Philadelphie pour le Centenaire !

- Qui ? - Tante Zenia !

Maman, qu'y-a-t-il ?

Tante Zenia arrive !

- Quand arrive-t-elle ? - Voyons ...

Elle l'a �crit � 14h 32, le 5 Juillet.

Moins de deux mois !

Je me souviens plus vraiment d'elle.

- Est-elle toujours si jolie ? - Ca suffit !

Tu as eu assez d'�motion comme �a !

Tout le monde au lit !

- Bonne nuit. - Bonne nuit, les enfants.

Nous discuterons de tout �a avant l'invasion.

Quelle fa�on de parler de cette ch�re Zenia ?

Attends de la voir, tu l'adoreras.

Je vais devoir changer ...

... ma politique de relations ext�rieures.

- Quelle �motion ! - Oui, surtout pour maman.

Julia, comment supportes-tu cette chambre �touffante !

- Si �a t'ennuie ... - Ne nous disputons pas.

Tout est merveilleux.

Dans deux mois, la tante Zenia arrive.

Maman n'en avait jamais parl� avant.

Peut-�tre qu'elle nous emm�nera en Europe avec elle ?

Nous pourrions �pouser un riche Duc.

Edith, tu lis trop de romans de gare.

Tu continues � faire semblant.

Semblant de quoi ?

Que les hommes ne t'int�ressent pas.

Non, en g�n�ral.

Un jour, j'en trouverai un qui me plaira.

Qui parle comme un roman de gare ?

Je le reconna�trais, et toi, tu en es incapable.

- Tu parles de Ben ? - Peut-�tre ...

Si tu �tais sensible ...

... tu ne le ferais pas languir comme �a.

Mais il m'aime.

Tu es tr�s cruelle !

Tu sais, tu le martyrises.

Non !

Tu confonds les r�ves des hommes avec les tiens.

Et pourquoi ?

Parce que tu ne les aiment pas !

Ce n�est pas vrai !

Et qui as-tu d�j� aim� ? Nomme m'en un ? Allez.

Je ne discute pas avec toi !

Mon dieu, Julia ...

Tu ne mets pas une chose pareille !

C'est d�mod� !

Sors d'ici !

''Un jour, je trouverai l'amour id�al.''

''Pas un amour superflu ou �blouissant.''

''Cette nuit-l�, la lune et les �toiles scintilleront.''

''Et je soupirerai de bonheur.''

''Je me demande souvent, qui est-il, o� est-il ?''

''Mais quand mon c�ur me dira, ''c'est lui.''

''Je saurai que ces nuits d'attente solitaires'' ...

... ''en valaient la peine.''

''Car ce sera l'homme'' ...

... ''que j'ai toujours r�v�.''

''Et rien ne d�truira le bonheur de l'avoir trouv�.''

''Et je serai la femme qu'il cherchait depuis longtemps.''

''Et ainsi cet amour id�al ne finira jamais.''

Maman ! Papa !

Julia, qu'y a-t-il ?

Tante Zenia arrive demain !

- C'est impossible ! - Lis donc ...

Cette lettre est de New-York.

C'est bien �crit le 7 /5 l�, 7�me mois, 5�me jour ...

Maman, les Europ�ens mettent le jour d'abord ...

Le jour et le mois, c'est le 7 Mai et c'est demain !

- Mon Dieu ! - Calme-toi !

Si ta s�ur arrive demain, elle peut ne pas s'attendre ...

Nous devons ...

... faire quelque chose !

Je lui donnerai notre chambre.

Zenia va habiter ici ! Avec nous ?

- Nous dormirons avec Dud et Suzie. - S�rement pas !

- Edith, tu iras chez Julia. - Non !

Nous nous parlons plus !

Bien ! Tout est arrang�.

Ne perdons pas de temps.

Dud, va r�veiller Deborah, vite !

- Edith, vide ma commode ! - Oui.

- Julia, ouvre les rideaux. - Oui.

Suzie, aide-la.

Ma ch�re femme, je t'avertis que s�ur ou pas s�ur ...

Excusez-moi ! Deborah se l�ve.

... je n'ai pas la moindre attention ...

... de transformer cette maison en poulailler !

- Mets ton pantalon ! - Et aussi ...

La voil� !

- O� ? - L�, juste ici.

- Ezra ! - Oui.

- Prends ses bagages. - Oui.

- Casey ! - Oui.

- Aide-le. - Oui.

Toi aussi.

Harriet, ma ch�re s�ur !

Zenia, quel bonheur !

J'ai essay� de faire acc�l�rer le train !

- Tu n'�tais pas blonde. - Tu ne m�as pas reconnue ?

- Tu n'as pas chang�. - Oh, ch�rie.

- Ch�rie ... - La prochaine fois ...

Je suis Jesse ! Bienvenue au pays de Dieu.

Jesse !

Vous �tes beaucoup plus beau ...

... que ma s�ur me l'avait dit.

Embrassons-nous, beau-fr�re.

Je savais que tu l'adorerais !

Ma ch�re tante Zenia, quel plaisir de te voir.

Quelle charmante jeune fille !

C'est Edith.

Et voici Julia.

- Enchant�e. - Et Suzanna et Dudley.

Comme j'envie ta merveilleuse famille.

Je ne m'attendais pas, � tant !

- Mais c'est mes bagages ! - Ne vous inqui�tez pas.

Je m'en suis occup�.

Laissez-les ici !

Qu'y a-t-il ?

Il ne veut pas que je prenne les bagages !

- Posez-les ! - Jeune homme, vous faites erreur.

Ne vous en m�lez pas, j'en ai assez de cette jungle !

Je suis fonctionnaire des chemins de fer et ...

Allez en France, voir l'organisation des chemins de fer.

Qu'y a-t-il ?

Ch�ri, c'est Jesse Rogers.

Je ne vous ai pas parl� de Philippe ?

Le neveu de mon d�funt mari.

Responsable du pavillon fran�ais pour le Centenaire.

- Enchant� ! - Mr Rogers, moi aussi.

- Et d�sol� pour ... - Non, non, c'est de ma faute !

Voici ma s�ur dont je t'ai tant parl�.

Voici ma fille, Edith.

Enchant�e.

Et ma fille, Julia.

- Bienvenue en Am�rique. - Merci.

Et voici ma famille ...

Tous seuls dans ce wagon sans savoir parler anglais.

C'est des saucissons � pattes.

- Le responsable veut vous voir. - J'arrive de suite.

Mr Lescalles.

D�sol�, j'avais oubli� que vous les aviez.

Excusez-moi.

- Les bagages sont charg�s ! - Merci.

Allons louer une voiture.

Mais Philippe ne va pas rester seul � la gare ?

Mais non, ch�rie, tiens-lui compagnie.

Julia, dit � ton p�re, qu'il se d�p�che !

Tr�s bien.

O� est Jesse ?

Ils ne font rien sans le consulter.

- Il est si important ? - Oui.

C'est lui qui commande apr�s le directeur.

C'est quoi ce d�potoir ?

J'avais pens� que ...

Je me moque de ce que vous pensez !

Limitez-vous � faire votre travail o� partez !

Mais �a fait partie de mon travail !

Je vous ai dit de ne pas l'amener ici.

Ce n�est pas la m�me que l'an dernier !

Celle-l� fonctionne.

Que j'envoie cette ferraille au Pr�sident ...

Et que pensera Mr Trowbrige ?

Que j'ai un inventeur fou dans mon service ?

Heureusement que ma secr�taire m'a averti.

Elle n'aurait pas d� l'ouvrir, c'�tait personnel.

Je lui avais dit d'�tre vigilante avec votre horloge.

Vous n'aviez pas le droit ! Je me plaindrais au Pr�sident.

Vous plaindre ?

Personne ne s'est plaint ici depuis 25 ans !

Et juste parce que je voulais vous aider.

M'aider ?

En vous �vitant des probl�mes et le ridicule.

Et vous voulez vous plaindre ?

Bien ...

Voici une bonne raison de vous plaindre.

C'est quoi ?

Votre nouveau planning de travail, de nuit !

Comme simple employ� ?

- Vous ne pouvez pas me d�grader. - Si.

Ou vous me virez !

- Avec toutes mes ann�es ici ! - Alors partez.

Je serai pay� moiti� moins, une mis�re !

Une mis�re !

Au fait, j'ai re�u une lettre ...

... de la banque ...

... me demandant mon aval pour votre pr�t.

- Pour votre invention ? - Non.

Alors pourquoi ?

Ma belle-s�ur est venue pour le Centenaire et ...

Et il vous faut plus d'argent ?

- Beaucoup plus. - Beaucoup plus ?

- Ca fait des frais. - Oui, je sais, mais ...

.. je ne crois pas que la banque accepte.

Je ram�nerai mon horloge plus tard.

Ca vaudrait mieux.

Oh, papa !

- Maman dit de te d�p�cher. - D�sol� ...

... quelques probl�mes � r�gler.

- Quand partons-nous ? - Maintenant.

Viens.

''Jamais ils ont eu � me r�veiller.''

''Je me l�ve toujours � l'heure.''

''On dit que se lever t�t apporte'' ...

... ''sant�, richesse et sagesse.''

''Une alouette m'a r�veill� ce matin''...

... ''et je suis gaie comme une alouette.''

''La brise m'annonce le printemps.''

''Les fleurs bourgeonnent et me saluent.''

- ''Elles rougissent'' - ''Les fleurs �closent !''

''Nos yeux brillent.''

''Est-ce le moment de paresser ?''

Non ! Non ! Non !

''Imaginez tout ce que vous perdriez.''

''On se sent si bien.''

''Une alouette m'a r�veill�, ce matin.''

''J'ai baill� un peu, puis''...

...''je me suis promis de ne plus jamais le faire.''

Merci.

''Une alouette m'a r�veill� ce matin.''

''J'aime le lever du jour.''

''Le coq me salue de ses cocoricos.''

''Les arbres me disent ... ''Enchant�.''

- ''La ros�e abonde.'' - ''Les vaches meuglent.''

''Le vent est plus doux.''

''Personne se sent paresseux.''

Non ! Non ! Non !

''Je me sens fra�che comme une marguerite.''

''Je me sens si merveilleusement bien.''

''Une alouette m'a r�veill�, ce matin.''

''Je travaillais un peu et puis ''...

... ''j'ai vu que c'�tait l'heure de partir.''

Que fais-tu ici � cette heure ?

J'ai dormi 1/2 heure de plus ...

... pour la 1�re fois en 15 ans.

Et j'aimerai d�jeuner, j'ai quitt� ...

- Tu ne vas pas travailler ? - Je travaille de nuit maintenant.

- Qu'y a t-il ? - Mais rien.

Je ne voulais pas travailler le jour ...

... pendant que vous vous amusiez.

Je veux voir l'exposition.

En plus, Zenia repartira bient�t.

Bien, organisons-nous !

- Allons-y de bonne heure ! - De bonne heure ?

Que voulait-elle dire ?

Tante Zenia ne conna�t pas ''De bonne heure''.

Elle d�jeune au lit.

Nous ne partirons pas avant des heures !

Nous verrons !

Cette maison a besoin de fermet� !

Bonjour Edith ! tu es pr�te ?

Oh, Ben.

Ben, j'avais oubli� !

Je veux dire, d�sol�e ...

... je ne peux pas venir aujourd'hui.

Ma tante est arriv�e hier ...

... et nous allons � l'exposition avec elle.

C'est comme une r�union de famille.

Tu comprends, n'est-ce pas ?

- Oh, bonjour, Ben. - Mr. Rogers.

Viens, Edith ...

Bonjour, Dud.

- Tr�s bien, c'est pour toi. - Merci.

- Tu viens ? - Oui, tante Zenia.

Je te revois bient�t ?

Oui, ben, amuse-toi bien. Au revoir !

''Le centenaire, quel moment de bonheur !''

''Quel merveilleux �v�nement !''

''Achetons des entr�es'' ...

...'' pour aider l'ouverture de cette grande exposition.''

''Quel bel anniversaire.''

''Nous allons assister � son inauguration.''

''En acclamant'' ...

... ''les cent ans de l'ind�pendance am�ricaine.''

''Le centenaire, quelle f�te exceptionnelle.''

''Nous sommes heureux d'assister'' ...

... ''� l'exposition universelle de Philadelphie.''

Voici le pavillon Fran�ais.

On se sent diff�rent ici.

Oh, Zenia. J'aurai d� rester en France.

Quel est le probl�me ?

Tout ! Depuis mon arriv�e ici ...

... tout est un probl�me !

Rien n'est pr�t.

J'ignore quand nous pourrons ouvrir !

Le comptable est un voleur.

L'interpr�te ne pense qu'� la fille d'� c�t� !

Je dois �tre partout !

- Quelle honte ! - Merci.

Je ne comprends pas, le comptable �tait honn�te !

Mais vous �tes en Am�rique, attendez-vous � pire !

Julia ...

Je ne m'y attendais pas, mais le pire n'est pas loin !

Vous voyez !

Si je comprenais le fran�ais, je le giflerais.

Quelle catastrophe !

C'est pire que ce que je croyais !

Le comit� de l'exposition est d�sesp�r�.

Est-ce que Mr Rogers pourrait intervenir pour moi ?

J'ai peur que non.

Harriet me raconte des histoires.

Ils sont fauch�s !

Je voulais leur donner un ch�que ...

... mais je pr�f�rerais autre chose ...

... de plus subtil.

Mon pauvre ami, pouvons-nous vous aider � ouvrir ?

Ouvrir ?

Je ne pourrai jamais sans aide.

Puis-je vous aider ?

Merci, mais vous ne parlez pas fran�ais.

Ici, tout se g�re en fran�ais.

Quelle culture !

A l'�cole, mais je peux faire l'interpr�te ...

... et le comptable.

Vous me seriez bien utile, si vous voulez bien.

- Que Julia travaille ? - Ca m'occupera !

Nos femmes ont labour� les champs ...

... sans jamais se plaindre.

Merci, papa !

- Quand commen�ons-nous ? - Imm�diatement !

Venez ! L'express Rogers d�pose un passager et continue !

Au revoir !

Au revoir, Mlle Edith.

Au revoir, les enfants.

C'est tr�s gentil, Mlle Julia.

De m'aider si g�n�reusement.

- Ce n'est rien. - Mais si !

Non.

Je ne vous l'ai pas dit devant les autres mais ...

... je voudrais �tre employ�e. - Employ�e ?

Avant ce n��tait pas n�cessaire, mais maintenant ...

D�sol� de ne pas y avoir pens� !

Je vous paierai comme il convient.

Merci ! C'est tr�s g�n�reux. - Pas du tout !

- Mais si ! - Mais non !

- Au travail ? - Au travail.

Voici un mod�le rare d'horloge am�ricaine.

S�rement une ''Terry''.

- En effet. - Belle boiserie !

Bien s�r, les 1ers horlogers �taient charpentiers.

S�rement !

- Elle ne semble pas ... - Tu ennuies Zenia ...

... avec tes horloges !

Oh, non, je suis fascin�e.

Vous vous y connaissez !

C'est ma passion.

J'en ai m�me invent� et cr�� une.

Il ne parle que de �a.

- Comment est-elle ? - Rien de r�volutionnaire.

Je travaillais � la gare et l'id�e m'est venue.

Je me suis dit ...

... pourquoi une horloge n'a pas ...

... les fuseaux horaires pour ...

... pour savoir l'heure partout ?

- C'est g�nial ! - Tu as entendu ?

Tout le monde pense ...

... qu'une invention est une id�e saugrenue.

- Quelqu'un d'important l'a vu ? - Non, pas encore.

Pas encore.

Je suis affam�e !

Allons vite manger au Bazar Turc.

- Il ferme � 14 h. - Quelle heure est-il ?

Mon Dieu, j'ai oubli� ma montre !

- Nous la demanderons. - Oui.

Julia !

Julia, ch�rie.

- Nous nous parlons plus. - C'�tait hier ...

Allez, reparlons-nous.

Un g�teau ?

Merci.

Cessons de nous disputer.

- Plus jamais. - Plus jamais.

Julia, qu'y a-t-il ?

- Quoi ? - Tu es toute p�le.

Ma pauvre, tu travailles de trop !

Oh, non, j'adore !

C'est tellement amusant !

Je n�ai pas l'impression de travailler.

Je ne vois pas la journ�e passer !

Tu y vas demain ?

Oui, et apr�s demain.

Toute la semaine.

Mais Julia ...

... que vont dire les gens de Philadelphie ?

Travailler avec un homme ?

Papa n'est pas contre.

C'�tait urgent.

Si je ne te connaissais pas ...

... je dirais que tu es amoureuse de lui.

Tu as gagn�.

C'est merveilleux !

Nous sommes s�urs depuis tant d'ann�es ...

... et maintenant nous aimons le m�me homme !

Tu parles s�rieusement ?

Mais oui, il m'int�resse.

Cette fois, je crois que c'est s�rieux.

Mais Ben, vous �tes fianc�s ?

Pas officiellement.

- Si tu veux un conseil ... - Non !

Tu l'auras ...

Oublie Philippe, je le veux.

Pour toi ?

- Abandonne. - Non !

- Mais, je vais gagner ! - Pas s�r.

L'amour est un jeu dont tu ne connais pas les r�gles.

Tu ne sais pas s�duire un homme.

Je ne veux pas d'un homme qu'on s�duit.

Pauvre fille vieux jeu ...

... qui veut finir comme sa m�re !

Aujourd'hui il faut pi�ger un homme.

Et �a, tu sais le faire ?

J'en sais assez.

Je ne veux pas s�duire Philippe avec des pi�ges et des jeux.

Tr�s bien, fais comme tu veux.

Et moi aussi.

Rendez-vous � Paris !

Nous verrons bien.

N'oublie pas, je parle sa langue.

Oui, mais il comprend la mienne.

Philippe !

- Vous �tes ravissante aujourd'hui. - Aujourd'hui ?

Comme toujours.

C'est mieux ! Qu'est-ce que c'est ?

Une fois mont�e, ce sera une maquette de Paris.

Vous aimez ?

Ca sera tr�s beau.

J'ai entendu dire qu'� Paris ...

... les messieurs invitaient les dames aux caf�s.

- Bonjour Edith. - Bonjour Julia.

Pour manger, boire et discuter.

J'aimerai bien, mais voyez-vous ...

Nous devons installer la maquette � temps !

Excuse-moi.

Bien s�r, Julia, je dois l'installer maintenant.

Peut-�tre un autre jour ?

- Le travail avant le plaisir. - C'est �a.

Je dois d�baller encore d'autres paquets, veuillez m'excuser.

Vraiment, Julia, tu es tr�s gentille de l'aider, mais ....

... tu n'en fais pas un peu trop. - Non.

Ce n'est pas de bon go�t d'�tre si obs�d�e.

Oui, mais c'est trop tard pour me changer.

Edith !

Te voil� ! Bonjour Julia.

- Ca va, Ben ? - Bonjour, Ben.

Je te cherche partout.

Depuis des jours.

J'ai ouvert mon cabinet.

- Quand viendras-tu ? - Je ne sais pas ...

... nous sommes tr�s occup�s avec la tante Zenia ici.

Edith, arr�te de la coller ainsi !

Ne sois pas si grossier !

Philippe !

Changez d'avis et d�tendez-vous une heure ?

Vous travaillez trop et Julia aussi.

Julia trop ...

- Je ne crois pas ... - Qu'y a-t-il ?

- C'est Ben ! - Ben ?

Qui est-ce ? Je ne l�ai jamais vu.

C'est le fianc� de Julia. Vous ne saviez pas ?

Non, elle ...

Elle aurait d� vous le dire.

C'est un secret, mais je croyais ...

Ne dites pas que je vous l'ai dit.

Elle serait furieuse.

Un vrai docteur avec une plaque et tout ?

Julia ! J'ai d�cid� d'emmener d�ner Edith.

Si on me demande, je reviens dans une heure ou deux.

Tr�s bien.

Au fait, voici Ben.

Mr Lescalles.

- Enchant�. - Moi de m�me.

Philippe, je connais un endroit qui sert des piments d�licieux.

- Des piments ? - Oui.

- Alors, c'est �a ! - Non, c'est seulement ...

Ca explique son comportement !

Julia, que m'arrive-t-il ?

Je ne suis pas timide, je sais parler !

Sauf avec Edith ! L�, je deviens idiot.

Mr Lescalles, entrez.

- Elle descend dans une minute. - Merci.

- Maman, vite ! - Il t'attendra.

Je ne veux pas le faire attendre, nous allons au th��tre !

- Et voil� ! - Merci.

Bonne nuit !

Oh, Julia !

Bonne nuit !

- Edith ! Je t'attendais et ... - Bonsoir, Ben.

Julia arrive tout de suite ...

Bonne nuit, Ben.

Tu l'as vu ?

''Tu ne sais pas quoi dire et je ne sais pas quoi dire.''

''Je pense que nos yeux se trompent.''

''Et maintenant, que pouvons-nous faire ?''

''Tous les �tres humains tombent amoureux.''

''Mais qui aimerait �tre amoureux en vain ?''

''Et la nuit, tu t'enfermeras chez toi rempli d'amour'' ...

... en pleurant am�rement, sans cesser de penser'' ...

''Te demandant pourquoi un �tre si merveilleux'' ...

... peut te causer autant de chagrin'' ...

... ''et de douleurs.''

''J'esp�rais monter au paradis'' ...

...'' mais j'ai juste escalad� un pommier.''

''Car c'est mon destin d'�tre amoureuse en vain.''

''Je crois que les femmes se l'imaginent toujours.''

''Ca prouve bien que l'amour est aveugle.''

''Mais c'est toujours lui que je d�sire depuis si longtemps.''

''Ca prouve seulement que les r�ves d'amour �chouent.''

- Bonne nuit, Julia. - Bonne nuit, Ben.

Ben ! Ben !

Quoi, Julia ?

Pourquoi abandonner si facilement ?

- Edith avait raison. - Edith ?

- Oui, les jeux de l'amour ! - Les jeux ?

Nous nous laisserons pas faire !

Les temps ont chang�s.

Aujourd'hui, on chasse son amour !

Chasser !

Attend, je mets une robe du soir ...

... et rendez-vous dans une 1/2 heure !

On va voir qui arrive � Paris !

A Paris ?

Non, Julia ne peut �tre fianc�e � Ben !

Mais c'est vrai. Depuis plus d'un an !

Elle me regardait comme si elle n'�tait pas fianc�e.

Je suis fran�ais quand m�me.

Elle n'est pas amoureuse de lui.

Mais si, depuis qu'ils sont enfants.

Elle ne m'en a jamais parl� !

Elle n'est pas amoureuse maintenant !

Bien s�r !

J'ai toujours su reconna�tre l'amour.

Toujours ?

Toujours, et pour Julia ...

... je ne me trompe pas.

Vous ne comprenez pas les am�ricaines.

Ici, quand une femme vous regarde, ce n�est pas pour flirter ...

... c'est pour �tre aimable.

Par politesse.

Julia ne me regarde pas par politesse.

Mais nous sommes comme les fran�aises.

C'est pareil de chaque c�t�.

Je connais bien Julia.

Elle est sinc�rement amoureuse de Ben.

Elle n'avait pas l'air d'�tre amoureuse de lui.

Je ne peux pas le croire !

Edith !

Oui ?

Je le crois maintenant.

Serre-moi plus pr�s.

Plus pr�s.

Et regarde-moi !

Pas comme �a !

Tendrement, comme si tu m'aimais.

- Mais Julia ... - Ne dis rien maintenant.

Edith et Philippe !

Je ne savais pas que vous �tiez ici !

Vraiment ?

Bonsoir, Edith.

Joignez-vous � nous, prenez place !

Merci.

Gar�on, champagne !

Tu as mis ma robe !

Le jeu est de pi�ger l'autre, non ?

Du champagne, c'est merveilleux !

Trinquons au Dr Phelps.

Aujourd'hui, il commence une grande carri�re.

Ben vient d'ouvrir son cabinet de consultation.

F�licitations, Dr Phelps !

- Au Dr Phelps ! - Merci.

J'aimerai vous recommander � mes amis.

- Merci. - Ou pour moi-m�me !

- Pourquoi faire ? - Pourquoi pas ?

Vous n'�tes pas mari� !

Quelle importance si je suis mari� ou non ?

En principe aucune, mais je soigne plut�t les �pouses.

Les �pouses ?

Ben est m�decin-accoucheur.

- Excusez-moi ! - Il est admirable.

Il est le seul de sa classe ...

� avoir choisi cette sp�cialit� !

Mesdames et messieurs, un peu d'attention ...

Avec la permission de l'exposition, je vous pr�sente ...

... une des inventions les plus spectaculaires.

Qui pourrait �tre la nouvelle magie de demain.

Mesdames et messieurs, la lanterne magique !

''Je suis seul dans la lueur du soleil'' ...

''Mais je ne vois qu'un ciel d'argent.''

''Dans mes pens�es, la lumi�re s'estompe au loin.''

''Et je garde l'image du ciel'' ...''

... ''que nous aimons'' ...

... ''toi et moi.''

''Pendant cette journ�e'' ...

...''je vais passer le temps'' ...

... ''� r�ver � cette nuit'' ...

... ''o� j'�tais avec toi.''

''Pendant cette journ�e'' ...

... ''je vais passer le temps'' ....

... ''� r�ver du temps, o� j'�tais avec toi.''

''Le soleil se couche'' ...

''Je cours � ta rencontre'' ...

...''ce soir, le brouillard se l�ve'' ...

... ''la lune nous sourit.''

''Et soudain tes l�vres se rappellent'' ...

... ''le baiser que je t'ai donn�'' ...

... ''en r�ve, durant cette journ�e.''

Ensemble !

''Pendant cette journ�e'' ...

...''j'ai r�v� de cette nuit'' ...

...''cette nuit o� j'�tais avec toi.''

''Toute la journ�e'' ...

...''je vais passer mon temps'' ...

... ''� �tre ici, avec toi.''

''Le soleil se couche.''

''Je cours � ta rencontre.''

''Ce soir, le brouillard se l�ve.''

''La lune nous sourit.''

''Et soudain, tes l�vres se rappellent'' ...

... '' le baiser que je t'ai donn�'' ...

... ''en r�ve pendant cette journ�e.''

- C'est extraordinaire ! - Merveilleux.

- Et si nous dansions ? - Oui, pourquoi pas !

Edith, j'ai une id�e ! Changeons de cavalier.

Bonne id�e ! Puis-je ?

Je n'avais jamais dans� en public avant.

Comment �a ?

Nous n'avions pas de salle de bal comme �a.

N'est-ce pas excitant ? - Oui, excitant.

Bien que vous ayez d�j� dans� ailleurs ...

... avec beaucoup de jeunes filles.

Mais jamais si gracieuse.

- M�me � Paris ? - Ni ailleurs ...

Personne d'aussi charmante, d�licate.

- Je ne vous crois pas, Philippe. - Mais c'est vrai !

Vous �tes remarquable. Vous travaillez avec ...

... tant de passion.

Vous seriez la jeune fille parfaite m�me ...

... de Londres � Paris.

Philippe, je suis si heureuse.

Oui, je sais.

- Pourquoi es-tu venu avec Julia ? - Pourquoi pas ?

Nous ne sommes pas fianc�s ?

- Pourquoi sors-tu avec lui ? - J'en avais envie.

- Et bien, moi aussi. - Ah, oui ?

Elle pr�te attention � moi.

Elle est douce et intelligente.

- Et encore ? - De bonne compagnie.

- Quoi d'autre ? - Tr�s jolie.

- Tu devrais la courtiser ! - Pourquoi pas ?

- Alors, changeons de partenaire. - Je veux bien.

Puis-je ?

- Si vous permettez ? - Bien s�r.

Oh, Julia ?

C'est l'heure d'aller au th�atre ...

... venez donc avec nous !

Oh, non, je ne peux pas.

Oh, ch�rie, je suis d�sol�e.

Comme c'est dommage.

Ben peut aller avec vous !

Pas sans toi.

C'est ton jour de f�te.

Je ne veux pas te g�cher ta soir�e.

- Vous devez vraiment partir ? - Oui, c'est important.

Je dois partir.

Ben viendra avec nous.

Merci, Philippe.

Tu ne vas pas rentr�e seule ?

Ne t'inqui�te pas.

Ce n'est pas la 1�re fois. Bonne nuit.

Prenez soin de Ben.

Bonsoir, Julia.

- Peut-�tre ... - Non, non, docteur ...

... c'est un plaisir !

- Mais ... - Pas de mais ...

... ma cal�che nous attend ...

... et nous changerons les billets pour �tre ensemble.

Vous passerez la soir�e avec nous.

Ca vous convient ?

Oui, bien s�r !

- Bonsoir, papa. - Julia !

Que fais-tu ici, � cette heure ?

Ne sois pas en col�re, je ne pouvais pas dormir.

Je t'ai amen� du caf�.

Tiens, prends-moi �a.

Celui qui a fait ce travail si simple a fait tant d'erreurs ...

... que je dois tout corriger !

Alors, tu l'avais devin�.

Un peu de caf� ?

Ta m�re m'amenait � manger au d�but de notre mariage.

Ca fait longtemps !

- Tu lui as dit ? - Non.

- Tu le dois ... - J'ai dit non !

Peut-�tre quand je vendrai mon horloge.

Tu crois pouvoir ?

Oui, et Zenia le croit aussi ...

... elle est tr�s intelligente.

Mais il faut que je vois le pr�sident.

Ca l'int�ressera.

Tu essaies depuis des ann�es.

- Il est tr�s occup�. - Bien s�r.

Ca nous aidera peut-�tre un peu ?

O� les as-tu eus ?

Tu trouves �a peut-�tre pas digne ...

... mais c'est avec mon travail.

Pour de l'argent ?

Mr Lescalles a insist�.

Il t'a fait mauvaise impression ...

... mais il est si ...

... tr�s gentil.

- Je vois. - Tu te trompes.

Il ne voit qu'une employ�e en moi ...

... et une amie.

Tiens, rend �a � Philippe !

Il ne doit pas te payer.

Aide-le si tu veux, mais n'accepte pas d'argent.

Ca sera plus amical.

- On en a besoin. - Je sais, je suis fier de toi.

Ne t'inqui�te pas.

Je vous sortirai de cette mauvaise passe.

Il me reste de l'�nergie !

Maintenant, rentre � la maison.

Vas te coucher.

La nuit embellit les filles.

- Bonne nuit. - Bonne chance.

Oh, papa !

Bonne nuit. Merci pour la soir�e.

- A demain ? - Non.

Plus tard ? A l'op�ra ?

Je vais d'abord me coucher.

- C'est toi, Zenia ? - Oh, ch�rie !

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

- Je t'ai r�veill� ? - Non, je ne dormais pas.

C'est gentil de m'attendre.

Enfin seules !

Quelles heures dans la nuit ...

... pour discuter des hommes.

Si tu as encore quelque chose � dire !

Et bien, certains collectionnent les timbres.

Aide-moi, veux-tu ?

Zenia ?

Je voudrais te parler de quelque chose.

- De quoi ? - Jesse.

C'est un homme qui me fascine.

- Il est si diff�rent, si ... - Si impressionnable !

Impressionnable ?

Je l'ai r�ellement impressionn� ?

Tu l'as boulevers� avec cette vieille horloge.

Il quitte la maison et parcourt la ville ...

... au lieu de dormir.

Il s'�nerve pour un rien.

Et maintenant, il est encore contrari�.

Harriet, je n'aurais jamais cr� �a de toi !

Croire quoi ?

Admets que cette horloge t'importe peu !

Tu es juste un peu jalouse de moi.

Tu as perdu la t�te ?

C'est tr�s flatteur, mais tu n'as aucune raison.

Comment peux-tu dire �a ?

Peut-�tre que c'est de ma faute.

Je flirte parfois sans m'en rendre compte.

Je parlerais � Jesse ...

... et s'il s'est fait des id�es ...

Des id�es ?

- Tu ne crois pas �a possible ? - Tu ne le connais pas !

Et toi ?

- Apr�s vingt ans ? - Surtout apr�s vingt ans.

Tu as toujours �t� tr�s na�ve avec les hommes.

Je n'ai connu que Jesse.

Et il n'est pas attir� par les femmes, surtout toi.

- Surtout moi ! - Ce n'est pas personnel.

C'est juste que Jesse pr�f�re les patates ...

... aux cr�pes Suzette !

Les miennes, si !

Ne te m�prend pas, Zenia.

Je reconnais que tu as du charme.

- Et que tu t'en sers avec esprit. - Merci.

Tu t'en sers pour s�duire tes ducs, tes comtes ...

Je veux dire ...

... tu n'as jamais connu quelqu'un de simple comme Jesse.

Les gens que tu fr�quentes ne sont pas ...

Oui, que disais-tu ?

- Bonjour, Philippe. - Bonjour.

Julia ! Que vous arrive-t-il ? Je ne vous avais pas reconnu.

Une femme ne peut pas changer de robe ?

Non, ce n'est pas la robe, c'est comme si ...

- Quoi ?

Vous devez �tre tr�s heureuse.

J'esp�re que �a durera.

Et pour vos invitations ?

Oh, je vois ...

''Nous ne pouvons assister � votre inauguration'' ...

... ''pour telles ou telles raisons.''

Je devrais peut-�tre oublier l'inauguration.

Le Pr�sident a quitt� Philadelphie.

Personne ne s'y int�resse.

Philippe.

Je voudrais vous parler ... de mon salaire.

Je m'en doutais.

Vous avez mal mis cet immeuble.

- Mais sur le plan ... - Il va ici, rue de la Paix !

Pas besoin de plan !

Je connais Paris par c�ur, chaque rue, chaque boutique.

J'aime les gens qui aiment les lieux.

Voici o� j'habite.

Il manque le marronnier devant.

- Ce n'est pas tr�s ''important''. - ''Important'' ?

Important.

A c�t�, c'est un charmant restaurant, ''chez Leron''.

Ils ne servent que du fromage et du vin.

Mais quels fromages et quels vins !

Et quand vous mangez, Mme Leron parle politique ...

... et Mr Leron joue de la fl�te.

De l'autre c�t� de la Seine, un homme y peint avec magie.

Avez-vous entendu parler d'Auguste Renoir ?

Il me semble.

La nuit, je vais au caf� sur les Champs Elys�es ...

... o� � la Com�die Fran�aise, voir Sarah Bernhardt ...

... o� peut-�tre aux Vari�t�s, dans la galerie ...

... regardant les danseuses de Cancan.

Philippe, regardez tout �a !

Ca ne vous rappelle pas la France ?

Oui.

La France que vous m'avez d�crite ?

Non.

Non, bien s�r que non ! C'est froid et artificiel.

Fade comme un guide touristique !

C'est une fausse image !

Comme celle que vous aviez de l'Am�rique en arrivant.

Oui ...

Montrez-leur ce qu'est l'esprit de la France ...

... pas cette parodie !

- La musique et la danse ! - La joie de vivre !

- Le fromage et le vin ! - La fl�te.

Ca va �tre merveilleux !

- J'ai une id�e ! - Quoi ?

Nous ouvrirons par un bal masqu� !

Oui, chacun viendra d�guis� en personnage fran�ais.

Ca sera un succ�s !

Nous allons d�corer cette pi�ce exactement comme si ...

- En aura-t-on le temps ? - Oui, commen�ons aujourd'hui.

- Nous devons le faire ! - Nous y arriverons !

Julia, je n'y arriverai pas sans vous.

Je vous suis tr�s reconnaissant.

Vous en faites plus que ce que je vous paie.

Vous �tes une v�ritable amie pour moi.

Au fait, plus d'argent entre nous, d�sormais.

Julia, ne dites pas de b�tises !

- Sinon, je vous quitte. - Julia, ne faites pas �a ...

Vous �tes extraordinaire.

Venez, allons travailler.

Au travail !

Autre chose � faire, monsieur ?

Non, merci.

C'est bon. Rentrez-vous coucher.

Bien, monsieur.

- Bonne nuit et bonne chance. - Merci, bonne nuit.

Bonne nuit.

- Bonne nuit, Mlle. - Bonne nuit.

Et bien, c'est pas mal en une semaine, hein, Philippe ?

Pas mal ? C'est miraculeux !

Pas mal ?

Les am�ricains sont plut�t frileux !

Vraiment ?

C'est le dernier, apr�s c'est fini.

R�veillez-vous, Julia ! Nous sommes arriv�s.

- Qu'y a-t-il ? - Rien, je faisais un r�ve.

Un beau r�ve ?

Vous �tiez dedans.

Je me sens coupable avec tout ce travail.

- Vous �tes trop fatigu�e. - Pas du tout.

J'ai beaucoup de plaisir � faire �a.

Je ne peux le croire.

Ca semble incroyable que demain soir ...

... nous serons pr�ts � ouvrir.

Et n'est-ce pas merveilleux que ceux qui avaient annul� ...

... supplient maintenant une invitation ?

Et bien ...

... � demain soir ? - Bien s�r.

Je ne sais pas comment vous remercier.

- Vraiment ? - Non.

Ah, bon, moi, je sais ! Merci pour tout.

- Bonne nuit. - Attendez !

Philippe, je ne comprends pas.

Pour un fran�ais, vous �tes plut�t froid.

Je ne le suis pas, mais m�me en France ...

... on ne joue pas avec l'un quand on est amoureux d'un autre.

Merci pour votre franchise !

Je vous promets que �a n'arrivera plus.

Jamais !

Julia, c'est toi ?

Qu'y a-t-il, Julia ?

Julia.

Qu'y a-t-il ?

J'ai port� ta robe comme si c'�tais la mienne.

- La voil� ! Va avec � la f�te. - Tu n'y va pas ?

Il te pr�f�re, il me l'a dit. Tu as gagn�.

Va-t-en et laisse-moi tranquille !

Le s�nateur et Mme McGowan.

Le gouverneur et Mme Hartfranft.

Le commissaire et Mme Sutherland.

Bonsoir, Gouverneur et Mme Hartranft.

- Bienvenue. - Bonsoir.

Je me pr�sente, je m'appelle France.

J'esp�re pouvoir vous revoir durant la f�te.

Merci.

- Par ici, je vous prie. - Merci.

- Elle est charmante. - Oui, vraiment.

Ces messieurs Andrews et ...

... Justice, et Mme Burkland.

L'Amiral et Mme Farley ...

Mesdames et messieurs ...

... un peu d'attention pour ce bal fran�ais.

Regarde comment il flambe cette liqueur ...

... avec ce regard de fanatique.

On dirait une sorci�re de Macbeth !

Zenia, quel est ce myst�rieux plat ?

Attends et tu verras.

C'est un plat de roi, votre Altesse.

J�attends.

C'est un coup mont� !

Vraiment, tout le monde se r�gale avec �a.

Et apr�s, j'irai voir ton pr�sident des chemins de fer.

Tu sais � quoi il ressemble ?

J'ai d�j� d�n� avec lui.

- Des cr�pes Suzette ? - Oui, des cr�pes Suzette.

Allez, Jesse, essaie une bouch�e pour go�ter.

D�licieux.

Tenez, pour profiter de la f�te.

Par ici.

- Philippe. - Elle n'est pas encore l� ?

- Qui ? - Julia.

Non, je pense.

Qu'est-ce qui la retient ?

Ben, je pense.

Il d�teste les f�tes et elle ne viendra pas sans lui.

Je vois.

- Allons danser. - Jesse ne danse pas.

Jesse !

Je ne danse pas car je danse comme un pied !

Quelle b�tise ! Viens sur la piste, je te montrerai.

Zenia ...

- Zenia, pas maintenant. - Si, Jesse.

- Une autre fois. - Non, maintenant.

Tu m'enlaces avec ton bras l�, tr�s bien ...

Puis ton autre bras et on y va !

Un, deux, trois ... un, deux, trois !

L�ve la t�te.

Oh, pardon.

J'ai besoin d'air.

- Tu danses tr�s bien. - Ne dis rien.

Qu'Harriet ne l'entende pas. Elle est tr�s jalouse !

Si nous rentrions ?

Ah, Mr Trowbridge. Nous vous attendions.

- Vous �tes ravissante. - Merci.

Je vous pr�sente Mr Rogers. - Mr Rogers ?

L'inventeur de l'horloge dont je vous ai parl�.

Enchant�, Mr Rogers.

- J'ai entendu parler de vous. - Merci.

- Mr Graham. - Enchant�.

- Joignez-vous � nous ? - Bien ...

- Dans un instant. - Nous vous attendons.

- Dois-je t'accompagner ? - Oui.

Mais c'est le Pr�sident de la compagnie.

Et toi, un brillant inventeur.

Tu dois m'�tre reconnaissant ...

... et n'oublie pas les autres offres.

- Quelles offres ? - Celles qui vont pleuvoir.

Tu dois le convaincre que tu peux faire plus.

- Il va acheter mon horloge ? - Entre autre chose.

Et s'il d�couvre que je travaille pour lui ?

Fais comme si c'�tait le contraire.

Va � sa table sans t'inqui�ter ...

... je t'ai tout pr�par�.

Zenia, tu es merveilleuse.

J'ai envie de t'embrasser.

Vraiment ?

C'est une fa�on de parler.

Dis-moi, Jesse ...

... tu n'as pas embrass� d'autre fille depuis ton mariage ?

Oh, non.

En vingt ans ?

Non, �a ne m�est jamais venu � l'id�e.

Mais maintenant oui ?

Zenia.

Ne faisons pas attendre Mr. Trowbridge.

Je vais chercher Harriet.

Harriet ? Dans un d�ner d'affaires !

Jesse, les hommes d'affaires n'am�nent jamais leurs �pouses !

- J'ai rencontr� Mr Trowbridge. - Depuis que tu es parti ?

Le Pr�sident m'a convi� � sa table !

Il s'int�resse � mon horloge.

Zenia a tout arrang�.

- Zenia ? - Ma cravate est droite ?

Surveille plut�t ton attitude que ta cravate.

Jesse, ce n'est pas honn�te.

Ce n�est pas ton genre d'�tre un pigeon.

C'est ce que j'�tais avant, un pigeon.

Mais maintenant, tout le monde saura qui je suis.

Je l'esp�re.

Non, ma ch�re, attend-moi ici.

T'attendre ici, seule ?

Harriet, les hommes d'affaires n'am�nent pas leurs �pouses.

Qui t'a dit �a, Zenia ?

Je ne vais pas rester ici, � t'attendre ...

... pendant que Zenia te tourne en ridicule !

Je ne resterais pas !

Je rentre et toi, va avec Zenia !

Voyez, mes amis ...

... m�me l'impact de l'exposition ....

... ne r�soudra pas nos probl�mes �conomiques.

Alors que faire ?

Vous �tes le Pr�sident.

Votre compagnie est bloqu�e au lieu d'avancer ...

... de s'agrandir !

J'arr�te, j'en aurai pour toute la nuit.

Jesse a de bonnes id�es ...

... et des inventions aussi.

Venez donc m'en parler un jour ?

Je vais arranger �a.

J'aime votre approche.

Si mes maladroits subordonn�es ont ...

Excusez-moi, Mr Trowbridge.

- Nous parlions de vous, justement. - Merci, Mr.

D�sol� de vous d�ranger ...

... mais c'est le train de l'Empereur du Br�sil.

- Auriez-vous un moment ? - Bien.

Au fait, je vous pr�sente Mr Rogers.

Mr Snodgrass, mon Directeur.

Enchant�. Nous nous connaissons.

C'est un brillant inventeur avec des id�es int�ressantes ...

... sur le secteur.

Inventeur ?

Excusez-moi, mais il travaille pour vous.

Pour moi ?

Au service de nuit.

Vous devez faire erreur ?

Non ! Il n'y a pas d'erreur.

Merci Zenia, d'avoir essay�.

Bonne nuit.

Je dois partir travailler.

Les trains n'attendent pas.

Je ne comprends pas. Expliquez-moi.

Allons danser, ch�ri.

Oui, bien s�r.

Oh, vous voil� !

Pourquoi fuir tout le monde ?

D�sol�, je voulais juste un peu d'air frais.

Et c'est tout ?

Non, j'aurai voulu voir Julia.

Oubliez Julia.

Le bal est un succ�s ...

... et nous sommes l� !

Mais pas celle qui l'a rendu possible !

Pourquoi n'ait-elle pas venue, je ne comprends pas ?

Vous ne comprendrez jamais les am�ricaines !

Vous parlez toujours d'elle, jamais de moi !

Vous feriez �a en France ?

En France, je les aime toutes.

Mais ici, j'en aime qu'une.

Depuis que j'ai vu Julia, je ne vois plus les autres.

- Et vous osez me dire �a ? - C'est la v�rit�.

Ah oui ?

Et dire que je me suis ridiculis�e pour vous ...

... alors que Ben m'aime ?

Ben ?

Et j'esp�re qu'il vous cassera la figure !

Ben vous aime aussi ?

Ben n'aime que moi !

- Mais il est fianc� ? - Oui, � moi !

Edith ! Je vous aime !

Harriet ...

Harriet, ouvre-moi ...

- Je veux te parler. - Va-t-en !

Laisse-moi tranquille !

Mais il faut que je te dise ce qui s'est pass� !

Je ne peux pas te parler derri�re une porte ferm�e.

Harriet !

Qu'y a-t-il, papa ?

Va te coucher, fiston.

''Cher papa'' ...

''Je pars chez grand-m�re pendant quelques jours'' ...

... ''le temps de me consoler un peu.''

''Ne me demande pas de revenir maintenant.''

''Essaie de me comprendre.''

''Tendrement. Julia.''

Vous !

Je dois voir Julia.

Je vais vous casser la figure !

Vous aussi ! Que se passe-t-il ?

Lui parler !

Maintenant qu'elle est partie, vous voulez lui parler !

Partie ?

- Que d�sirez-vous ? - Un whisky, double !

- Mr Rogers. - Otez-vous de ma vue !

Je veux vous parler.

Tout ce que je vous dirais ...

... sera vulgaire dans cet endroit charmant.

- Qu'ai-je fais de mal ? - De quitter de France.

- Et pour vous ? - Un whisky, triple!

- Quoi ? - Triple !

- Mr. Rogers ... - Allez-vous en !

''Si je te vois diff�remment'' ...

... ''d'humeur sans �gale.''

C'est parce que j'ai vu la chance'' ...

... ''dans une boule de cristal.''

''Le monde est plein de m�lodies.''

''Plein de choses magiques.''

''J'aurai jamais cr�'' ...

... ''rencontr� un roi.''

''Lui parler de reines-claudes.''

''Lui parler de tiramisu.''

''Mon dieu, l� voil� !''

''C'est Cendrillon Sue !''

''Des n�uds � son jupon.''

Des cendres sur ses chaussures.''

''C'est la plus belle du bidonville'' ...

...''Cendrillon Sue.''

''Petits pieds, mignon nez.''

''C'est son charme !''

''Vous passez � c�t�'' ...

... ''et, mon Dieu'' ...

... ''c'est un miracle.''

''Dans le bidonville'' ...

... ''juste devant vos yeux.''

''S'effondre une baraque'' ...

... ''et s'�l�ve un palais.''

''Arrive un prince'' ...

.. ''et un heureux d�nouement.''

''Si je peux convaincre'' ...

... ''Cendrillon Sue !''

''Lui parler de reines-claudes.''

''De tiramisu !''

''Mon dieu, voici Cendrillon Sue.''

''Dans le bidonville'' ...

... ''juste devant vos yeux.''

''S'effondre une baraque'' ...

... ''et s'�l�ve un palais.''

''Arrive un prince'' ...

... ''et un heureux d�nouement.

''Si je peux convaincre'' ...

... ''Cendrillon Sue.''

Mais, Mr Rogers ...

... faire maintenant ?

Je ne comprends pas. Je suis so�l !

Que dois-je faire ?

Je ne peux que r�p�ter ...

... rentrez d'o� vous venez avec Zenia !

Je ne veux pas de Zenia.

Moi non plus.

Je veux Julia.

Julia qui ?

Julia, votre fille.

Et elle, elle le veut ?

C'est vrai ! Plus maintenant.

Je suis vraiment un idiot !

Compl�tement idiot !

Vous n'�tes pas le seul.

Maintenant que je l'ai trouv� ...

... je l'ai perdue !

J'avais une mauvaise opinion de vous.

Vous �tes un homme comme les autres ...

... compl�tement idiot ! - Merci.

Pas de quoi.

Je ne le dirais pas si vous ne voulez pas.

Dire quoi ?

- Un autre ? - Non.

- Quelle heure est-il ? - Plus de 23h.

Je dois aller travailler.

Au revoir.

Au revoir.

Au revoir.

Au revoir.

O� allons-nous ?

On ne doit pas savoir que je suis en retard.

- Mais ... - Laissez-moi faire.

Il est temps de prendre le taureau pas le cornes !

Kelly ! Kelly !

Salut, Jesse !

Mais c'est ''Sa majest�'' !

Fais faire un tour � Philippe.

C'est un ami.

D�pose-le au croisement Hamilton.

L�-bas, le chef de gare vous dira o� trouver Julia.

Merci beaucoup !

Elle est chez sa grand-m�re.

J'adore les grand-m�res.

Allez, en route !

Ah, vous voil�, Rogers !

Qu'avez-vous comme excuses ?

Des mensonges ?

En plus, vous arrivez ivre au travail !

Ivre ? Vous allez voir ...

Qui a mis �a l� ?

Jesse Rogers, vous �tes vir� !

''Une alouette m'a r�veill�, ce matin'' ...

... ''et je suis gaie comme une alouette.''

''La brise m'annonce le printemps.''

''Les fleurs bourgeonnent et me saluent.''

Il est rentr� ?

- Et Suzie et Dud ? - A sa recherche.

Comme s'il lui �tait arriv� quelque chose ?

S�rement oui.

S'il croit que je vais lui pardonner ...

Edith, o� vas-tu ?

- Que lui arrive-t-il ? - A tous ?

''Une alouette m'a r�veill�, ce matin''...

...''et maintenant je suis dans les nuages.''

''Te voil� avec moi, sur une �toile.''

''Si haut avec ma bien-aim�e.''

''Chante donc un peu en fran�ais.''

''Comme je suis heureuse d'�tre avec toi.''

''En es-tu s�re ?''

''Serre-moi contre toi.''

''Je pense que tu es merveilleuse.''

''Nous serons toujours r�veill�s par l'alouette.''

''M�me si le ciel est sombre'' ...

... ''nos c�urs'' ...

... '' accompagnerons le chant de l'alouette.''

- Bonjour, D�borah. - Bonjour.

Pas moi, jeune fille !

Apr�s avoir pass� la nuit avec ce fran�ais !

Ne parle pas ainsi de mon fianc� !

Fianc� ?

Ma ch�re petite !

Dire que je t'ai chang� tes couches ...

... et maintenant te voil� fianc�e.

Oh, non, non, c'est moi la cause de ces pleurs ?

Un grand malheur qui va g�cher votre bonheur ...

... vient d'arriver.

Que s'est-il pass� ?

''Benjamin.F.Phelps. M�decin accoucheur.''

- Enchant�e. - Enchant�e.

Je m'appelle Edith Rogers.

J'aimerai voir le Dr Phelps.

- Bien s�r. Asseyez-vous. - Non, merci.

Votre adresse ?

Ce n'est pas n�cessaire. Je n�ai pas le temps.

Vous auriez d� venir avant.

Si vous lui dites mon nom, il me recevra.

Tr�s bien, Mme Rogers.

- Mlle Rogers. - Mlle Rogers !

Suivante.

Edith ?

Entre.

Ben ...

... tu dois �tre surpris de me voir ici ?

Surpris ? Le mot est faible !

Ce n�est pas facile de ravaler sa fiert�.

J'imagine.

Mais je suis heureux que tu sois venue.

Merci, Ben.

Ce Fran�ais ! Je vais lui apprendre !

Ne fais pas �a !

C'est de ma faute.

Quelle importance maintenant ? C'est termin�.

Il ne veut pas t'�pouser ?

Il ne me l'a pas demand�.

Il aurait d�.

Pourquoi �a ! Je ne l'aime pas.

Bien ...

Dr�le d'attitude, pas vrai ?

Ben, qu'y a-t-il ? Je ne t�ai jamais vu si timide.

Tu sais, je ne suis pas venue m'imposer.

Ch�rie, je ne veux pas que tu sois mal � l'aise, mais ...

... c'est difficile d'�tre objectif dans ton cas.

- Je m'en doutais. - C'est juste que ...

Je veux dire ...

Et si j'insistais pour t'�pouser ?

Ce n'est pas la peine.

De toute mani�re, tu m'�pouseras.

Je n'aurai pas d� te le sugg�rer.

Je t'ai trait� injustement, mais je croyais ...

... peut-�tre ...

Je suis d�sol�e.

Attends !

Edith ...

Partons loin des curieux et des comm�rages ...

... et oublions tout �a.

Ben, tu crois vraiment que je vais partir ...

Ca ne me g�ne pas, ch�rie, crois-moi.

Ben, oh, Ben ...

Du calme, ch�rie, tout va bien.

Personne n'est au courant.

Non, � part toi.

''Ch�ri, c'est merveilleux !''

Bonne journ�e.

Bonne journ�e.

Julia, tu aurais pu me le dire avant.

Je sais, maman, mais je lui avais promis.

Pauvre Jesse !

Quelle humiliation pour lui d'�tre d�grad�.

Et moi qui d�pensait tout l'argent ...

... en l'accablant avec toutes mes b�tises.

La nuit derni�re, j'ai refus� de lui parler.

Dud ?

Mr Kelly ne l'a pas revu depuis cette nuit.

Il s'inqui�te car papa n'�tait pas bien

Je t'en prie, maman.

Philippe va s�rement trouver quelque chose.

Il est peut-�tre � la gare ? O� en prison ?

Tais-toi !

Que lui est-il donc arriv� ?

Suzie !

''N�crologie.''

Philippe ?

Il n'est nulle part, je suis retourn� au saloon, mais ...

- Allons, Jesse n'y va jamais. - Oh, bien s�r.

O� peut-il �tre ?

- Du nouveau ? - Qu'as-tu fait � mon Jesse ?

Ne sois pas ridicule.

Tu sais bien que j'ai juste essay� de l'aider.

Que Dieu nous lib�re de ton aide !

C'est vrai que �a ne s�est pas pass� comme j'esp�rais ...

- Qui sait ! - Comment peux-tu ?

Je savais que tu le prendrais ainsi.

Je suis rest�e pour voir si Jesse rentrait bien.

Vraiment ?

Je suis rest�e ici trop longtemps.

Non, tu dois attendre Jesse.

Je prendrais le train de 16h 30.

- Le train ? Bien s�r ! - Quoi, maman ?

La derni�re fois, qu'il a �t� vu, c'est � la gare !

Je vais aller l�-bas !

Je vais le trouver m�me si je dois remuer ciel et terre !

- Bonjour, Harriet. - Jesse ...

Pourquoi ne partages-tu pas avec moi le pire et le meilleur ?

- Pourquoi cacher ta d�gradation ? - C'est bien pire !

Maintenant je suis licenci�. J'ai plus de travail du tout !

Ils m'ont vir� !

Jesse, c'est encore pire pour eux.

Il y a peu d'hommes comme toi.

Ils le d�couvriront.

Tu ne m'en veux pas ?

Ca ne t'inqui�te pas ?

J'en suis m�me heureuse.

Nous pourrons enfin faire un pique-nique.

Le jardin a besoin de toi.

Et m�me, je pense qu'une semaine de repos ...

... te ferait du bien ...

... avant de prendre un nouveau travail.

- Oh, Harriet, j'ai �t� stupide. - Pas du tout.

Ceux qui ne commettent pas d'erreurs ...

... finissent par d�coller au loin.

Et je te veux ici.

Rassure-toi, je n'ai pas d'ailes.

Moi, non plus.

Moi aussi, j'ai fait une erreur.

J'ai oubli� de te dire que ...

- Quoi ? - Que tu �tais merveilleux.

- Au revoir, tante Zenia. - Au revoir.

Au revoir, Dudley et Suzie.

Au revoir, mes ch�ries.

Je pars, comme toujours.

- J'arrive et je pars. - Au revoir, Zenia.

Zenia, j'aimerais te dire ...

... que, nous te regretterons.

Je sais !

Tu as peur que je sois malheureuse de partir.

Mais rassure-toi, je suis un chat ...

... je retombe toujours sur mes pattes.

Je me suis amus�e bien plus que je croyais.

Nous aussi.

Pas vrai ?

Rogers !

Rogers, mon ami, puis-je vous parler ?

Je ne vous ai pas interrompu ?

Je me suis pr�cipit� l'autre nuit.

Le pr�sident m'a parl� de vous.

La compagnie ach�te votre horloge.

Nous vous paierons pour la perfectionner.

Laissez-moi �tre le 1er � vous f�liciter.

O� voulez-vous en venir ?

Tu vois ? Je te l'avais dit.

Il y a peu d'hommes comme toi.

Ils l'ont compris.

- Oui, avec de l'exp�rience ... - Ca suffit.

Je suis occup�. Nous nous verrons plus tard.

Certainement, � plus tard.

- Jesse. - Il n'est pas formidable ?

Je croyais que les hommes avaient besoin qu'on les aide

Tu ne connaissais pas Jesse.

En voiture !

- Au revoir, ch�rie ! - Au revoir.

- Au revoir ! - Bon voyage !

''Une alouette m'a r�veill� ce main'' ...

... ''et maintenant, je suis dans les nuages.''

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