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L'AIGLE SOLITAIRE

Sous-titres : Pierre Arson

Sous-titrage vidéo : C.M.C.

Cette histoire s'inspire de faits historiques.

Les quelques personnages fictifs

n'ont été ajoutés que pour mettre en relief la vérité.

Notre histoire commence Ă  Washington, en 1872.

C'est la Maison-Blanche ?

Le Président Grant est là ?

Vous avez servi sous lui ?

Pas trĂšs causant, hein ?

Mutilé durant la Sécession ?

J'y ai perdu ma jambe. Déjà un pied dans la tombe !

Vous avez compris ? "Un pied"...

Il faut palabrer pour voir le Président ?

Entrez directement et demandez à voir le général.

Merci.

"Entrer directement"...

Vous désirez ?

J'ai une lettre du Président.

Je crois que le général a fini de souper.

Je vais le prévenir.

Asseyez-vous.

On vient tirer sur le Président ?

Vous ĂȘtes fou ?

Simple curiosité...

Un revolver, un couteau...

C'est pour l'épate ?

Vous connaissez le Président ?

Comment est-il ?

Laid comme un pou.

Fume comme un sapeur...

et ne dédaigne pas de boire.

Il est plus Ă  sa place sous une tente qu'ici !

Vous ĂȘtes missionnaire ?

Vous n'avez pas l'air de l'aimer.

LĂ , vous vous trompez...

Je suis son pĂšre.

Bonjour, papa.

Johnny McKay ?

Vous avez fait vite.

Le chemin de fer... Tout juste 10 jours.

Papa, pourquoi n'es-tu pas venu dĂźner ?

Avec le révérend geignant au sujet des Indiens ?

Il veut seulement qu'on les traite mieux. Moi aussi.

Venez prendre le café.

Il sera intéressant de vous le présenter.

Dégainez votre couteau de scalp...

En Oregon et en Californie,

ils réclament l'envoi de chasseurs d'Indiens...

pour tuer les Indiens, les traquer partout !

Mesdames...

voici le meilleur chasseur d'Indiens de l'Oregon.

Mme Grant, je vous présente Johnny McKay.

Notre fille, Nellie.

Vous en avez vu mordre la poussiĂšre ?

Mordre, non. J'en ai vu tomber.

Mlle Nancy Meek.

Je comprends Nellie. Vous avez tout de l'Ouest sauvage

dont rĂȘvent les filles.

Je ne voudrais surtout pas décevoir une lady.

Je compatis. On me reproche de ne pas ressembler à un général.

Mademoiselle se rend Ă  l'Ouest.

Sous votre protection.

Révérend...

vous qui blĂąmez les chasseurs d'Indiens, voici leur champion.

Vos mains ont tué ?

Voulez-vous du café, M. McKay ?

Non, merci.

Voulez-vous vous asseoir ?

Non, merci.

Parlez-moi des Modocs et de leur chef, Captain Jack.

Il se trouve que Captain Jack veut la Lost River.

Quel genre d'homme est-ce ?

On dit qu'il a un peu de sang blanc Ă  cause de ses yeux.

C'est du sang mauvais...

On me dit qu'il faut ramener Captain Jack et ses hommes

dans la réserve avec les Modocs amis, conformément au traité.

Les pionniers le pensent.

Et qu'en pensent les Modocs ?

Captain Jack dit n'avoir jamais lu ce traité.

Il ment !

Le lui diriez-vous en face ?

C'est fait.

J'ai des lettres de Blancs faisant son éloge.

Il leur fournit des épouses indiennes...

ils écrivent du bien de lui

et il amĂšne les lettres au juge.

Cela n'a aucune valeur.

En effet.

Mais il a aussi fourni une épouse au juge.

Il vous en a proposé une ?

L'avez-vous épousée ?

Par scrupule ?

Pardon ?

Vous réprouvez les mariages mixtes ?

Non, je compte bien me marier.

Je veux dire... cela se fait d'épouser une Indienne ?

Il n'y a pas assez de Blanches pour tous.

Il est tard, Nellie.

Mais je ne dis rien. J'écoute.

Elle apprend l'histoire aux sources.

Peut-on soumettre Captain Jack pacifiquement ?

McGregor, Applegate et Huntington ont essayé.

Et ont échoué...

On dit que les pionniers veulent se battre.

Ils deviennent plus agités que les Indiens.

Il faut bien répliquer.

Avez-vous tué des Indiens ?

Quelques-uns.

Va te coucher, Nellie.

Tu feras des cauchemars.

Mais j'aime cela. J'aime avoir peur.

Va te coucher.

Bonne nuit, grand-pĂšre.

Vous sentez-vous coupable ?

Pourquoi donc ?

Je n'ai jamais tué quelqu'un sans raison.

Je suis chargé de protéger les caravanes.

Si on tire sur les miens, je réplique.

Je parie que c'est un sacré tireur !

J'aimerais savoir de quel genre de famille

vous ĂȘtes issu.

Des pionniers.

Approuvent-ils votre profession ?

Je ne leur ai jamais demandé.

Cela ne me surprend pas.

OĂč sont-ils ?

Enterrés à Bloody Point.

Massacrés...

Tous les vĂŽtres ?

Ma mÚre, mon pÚre, mon petit frÚre... scalpés, mutilés.

Mes deux sƓurs, 12 et 14 ans, ont Ă©tĂ© fait prisonniĂšres.

Elles n'ont pas fait long feu.

Les Indiennes, jalouses, les ont lapidées.

Ma famille n'aurait peut-ĂȘtre pas approuvĂ© mon choix de mĂ©tier.

Je n'ai pas pu leur demander.

Voici ce que j'attends de vous.

J'ai été élevé en soldat.

Je sais qu'un soldat apprécie mieux que quiconque la paix.

Vous allez amener la paix en pays modoc.

Ramener Captain Jack dans la réserve ?

C'est la seule voie vers la paix !

Sans arme ?

Dans la mesure du possible. Essaierez-vous ?

Je n'ai pas fait 5000 km pour dire non à mon président.

Vous acceptez ?

Je ferai de mon mieux.

C'est tout ce que je demande.

Et je vous souhaite bonne chance.

Ça va bien faire rigoler votre chef...

Johnny McKay nommé conciliateur !

Quand Captain Jack saura ça...

Johnny, homme bon. Peut-ĂȘtre il amĂšne la paix.

Il aura ce que Jack veut bien lui donner.

Les Modocs vous en font voir Ă  Lost River ?

Un cheval disparaĂźt de temps en temps.

Laissez faire Captain Jack

et il ne tardera pas Ă  prendre la ferme entiĂšre.

J'y ai laissé trop de sueur, je me battrai.

Pouvez-vous mettre

cette lettre dans le train ?

Poussez-vous, peaux-rouges...

Dégage la portiÚre, espÚce de coyote !

Sinon ?

Je te défonce le crùne.

Il voulait voir l'épaisseur de la portiÚre.

Ça le regarde ?

La derniÚre fois, sa flÚche a pas traversé.

Il va changer d'arc...

EnlĂšve tes sales pattes de lĂ  !

N'appuie pas sur la détente.

N'oublie pas, ce sont des hommes Ă  Captain Jack.

Krackel...

dans quel camp es-tu ?

Attention au départ !

VoilĂ  "Boutons de cuivre".

Vous n'avez plus rien Ă  craindre de lui ou de Johnny McKay.

Les soldats sont au courant ?

J'allais informer l'Agence, j'ai voulu vous prévenir avant.

Bonjour, Krackel.

Un télégramme de ma niÚce Nancy ?

Arrivée à Sacramento vendredi.

Avec le nouveau conciliateur, Johnny McKay.

C'est donc pour ça que le Président l'avait demandé.

Johnny te traitera bien, Jack.

Pourquoi en uniforme ? Tu veux te battre ?

Je reviens du fort, on m'a enfin donné mes médailles.

Tu es fermier maintenant. Pas besoin médailles, vends-les-moi.

Ça ne se vend pas.

Pourquoi ? Tu as besoin d'une femme ?

Merci, Mme Meek me satisfait pleinement.

Tu devrais me les vendre.

Tu devrais...

Et toi, tu devrais enlever cette veste de capitaine.

J'ai acheté.

Admettons. Mais quelqu'un est peut-ĂȘtre mort pour cette mĂ©daille !

Et pas de ce regard guerrier...

Dites Ă  ma niĂšce de rester Ă  l'hĂŽtel jusqu'Ă  dimanche.

Je suis bien content que Johnny McKay l'escorte.

Je viens juste pour me balader.

Bill s'y connaĂźt pour divertir les filles...

On s'est pas mal soûlés ensemble.

Rien que du bon temps !

Il m'a dit que je pourrais me mettre Ă  l'avant.

C'était mon poste de travail, avant.

M. McKay était chasseur d'Indiens, il est conciliateur désormais.

Quand je serai Ă  l'avant avec Bill, vous serez seuls.

Vous vous donnerez du bon temps !

Point d'eau. Tout le monde descend !

Les dames Ă  gauche, les messieurs Ă  droite.

Tu as une chouette camarade !

Un sacré bout de femme !

A cause des Modocs, aucune s'assoirait lĂ .

Lily, si ! C'est un phénomÚne, pas vrai ?

Elle veut asseoir Nancy sur mes genoux.

Et alors ?

Je vais t'aider, je vais passer sur une bosse.

Rien de tel qu'une secousse pour rapprocher les gens.

Allez, Bill !

Attends, je t'aide Ă  monter.

Et faites mieux connaissance.

Je ne vois pas ce qu'elle nous veut.

MĂȘme si nous Ă©tions mariĂ©s, que ferions-nous de plus ?

Allez, Bill.

Des indiens !

J'étais juste venue me balader...

C'était Modoc Jim.

Je sais pas. Peut-ĂȘtre.

Content d'ĂȘtre conciliateur, Ă  prĂ©sent ?

Eh, toi !

Qui t'a invité ?

Je viens saluer la défunte.

Salue ton ami peau-rouge pour moi.

Dis-lui qu'on a perdu un chasseur d'Indiens en Johnny

mais qu'on en a gagné un... moi !

Je fais pas de commissions !

Dis-lui aussi que je conduis plus la diligence.

Et que si Modoc Jim est toujours vivant, je le tuerai !

Dis-lui toi-mĂȘme !

Mais ce sera pas nécessaire. Captain Jack finit par tout savoir.

J'espÚre avoir tué ce Modoc...

et t'avoir facilité la tùche.

La paix sera coriace.

Ça, c'est ton problùme, pas le mien !

J'ai besoin de ton aide.

Ne va pas tirer sur tous les Modocs qui bougent.

Un seul a tué Lily.

Elle valait plus qu'un seul de ces démons !

Débrouille-toi avec ta paix.

Moi, je me débrouille de mon cÎté.

Comment lui en vouloir ?

Il va continuer Ă  haĂŻr.

Pour chaque Modoc qu'il tuera, ils tueront 3 Blancs.

Et la haine s'accumulera dans la région.

La paix ?

Vaste blague !

Puis-je vous aider Ă  trouver un moyen ?

Que c'est beau !

Le bout de la vallée.

La route mĂšne Ă  l'Agence de Klamath et Ă  la ferme de votre oncle.

Pourquoi ne l'a-t-on pas encore vu ?

Et s'il a pris une autre route pour me rejoindre ?

C'est la seule route.

A Johnny McKay, fort Klamath :

Suis profondément touché par la nouvelle de la mort

de mon compagnon d'armes et de sa chÚre épouse, Mme Meek.

Il incombe à l'armée de livrer les meurtriers à la justice.

Vous comprendrez que cette perte tragique

ne saurait entraver vos efforts en vue de la paix.

Maintenant, Ă  l'intention de Nancy Meek, mĂȘme adresse.

J'ai aussi un message du Président pour Mlle Meek.

Merci, Krackel.

Merci d'ĂȘtre venu.

Allez-vous faire ce que le Président demande ?

Au revoir.

Capitaine Clark...

ce message vous concerne en partie.

"Il incombe à l'armée de livrer les meurtriers à la justice."

Qui les a tués ?

Il n'y a pas de témoins, les Modocs se taisent.

J'irai voir Captain Jack demain.

A Lost River ? Combien de soldats voulez-vous ?

Aucun.

Si j'obtiens la paix par la force, elle ne durera pas.

Vous ne feriez pas cette folie ?

Il renverra votre tĂȘte dans des feuilles de chou !

N'oubliez pas, je le connais.

Veuillez m'excuser.

J'ai un message pour Mlle Meek.

J'ai respecté le deuil de Mlle Meek...

Elle a besoin d'ĂȘtre consolĂ©e.

Je suis le seul officier célibataire ici.

Pourriez-vous lui glisser un mot Ă  mon sujet ?

Lequel ?

Vous savez bien.

Je crains que non.

Que dois-je lui dire ?

Si je...

Je ne voudrais surtout pas m'imposer.

Mais peut-ĂȘtre pourriez-vous...

Puisque vous partez...

Je vois...

Comptez sur moi.

Le Président et Mme Grant m'ouvrent leur foyer.

Ils sont trÚs généreux.

Vous devriez rentrer. Vous ĂȘtes sans famille.

Je ne peux accepter leur offre.

Je suis venue ici pour ĂȘtre... "une pionniĂšre".

Est-ce ridicule ?

Je voulais tant aider mon oncle et ma tante...

compter pour quelqu'un.

Qu'on ait besoin de moi.

Ils sont morts. Rentrez chez vos amis Ă  l'Est.

Et vous, alors ? MĂȘme seul, vous ĂȘtes restĂ©.

Ce n'est pas la mĂȘme chose.

Mon oncle m'a légué la ferme et tous ses biens.

Vous n'arriverez pas Ă  exploiter la ferme.

J'ai de quoi engager des gens.

En plein territoire de Jack ?

Vous allez y instaurer la paix.

Lieutenant Goodsaul...

Une délégation de Modocs demande à vous voir.

Ceux de Jack ?

Non, de la réserve de Klamath.

Ils ont Ă  leur tĂȘte les dĂ©nommĂ©s Toby et Mannock.

Les enfants de l'ancien chef.

Puis-je venir ?

Bien sûr.

Nous venons de Klamath

au nom de notre peuple.

Vas-tu amener la paix ?

Je m'y efforcerai.

C'est trĂšs bien. Nous le voulons trĂšs fort.

Et eux ?

Ces Modocs-lĂ , oui. Pas tous.

Ils ont peur de Captain Jack. Toujours vouloir ĂȘtre le maĂźtre.

Il veut que tout soit comme il décide.

Il fait mĂȘme peur aux guerriers.

C'est un mauvais Modoc.

Je sais, Toby...

Mais comment amener la paix ?

Je crois que le mieux, c'est de le tuer.

Peut-ĂȘtre, mais c'est impossible.

J'ai promis de ne pas utiliser la force.

Pour Jack, seule la force compte.

C'est possible...

mais je vais le voir demain, sans arme et sans escorte.

Tu vas Ă  Lost River... seul ?

Exact.

Tu es fou.

Il te tuera. Je le sens, ici.

Il sait que je viens parler de paix.

Le jeu en vaut la chandelle.

Un jour, tu m'as sauvée de la noyade.

Avec ces nattes, c'était facile de t'agripper.

Tu m'as déjà sauvé la vie.

J'aimerais te la donner.

Je ne comprends pas.

Prends-moi comme femme.

Comme ça, aucun Modoc, pas mĂȘme Jack, ne te tuera.

J'ai beaucoup d'amour pour toi.

Beaucoup.

Depuis la riviĂšre, j'ai cet amour.

Tu le sais.

J'ai toujours su qu'on était amis...

Prends-moi comme femme ce soir.

Je le veux de tout mon cƓur.

Je te rendrai trĂšs heureux.

Je ferai tout ce que tu attends d'une femme.

Et je serai trĂšs fiĂšre.

Tu veux ?

Dire non serait mentir.

Alors, accepte et prends-moi.

Et demain, nous t'accompagnerons.

Je ne peux accepter juste pour me protéger.

C'est Ă  cause de la Blanche ?

Peut-ĂȘtre...

et comme dit ton frĂšre, peut-ĂȘtre que je suis fou.

Mon frĂšre dit : Johnny est fou.

Ce n'est pas vrai.

Johnny parle avec un cƓur de Blanc.

Alors, mon frĂšre et moi allons l'accompagner demain.

Les massacres doivent s'arrĂȘter

et notre peuple doit ĂȘtre rĂ©uni dans la paix.

VoilĂ  pourquoi Johnny va lĂ -bas...

et pourquoi nous l'aidons.

Si nous y allons, nous sommes fous aussi.

Si nous y allons pas, nous sommes lĂąches.

Quand tu veux partir d'ici ?

Je pars demain Ă  l'aube.

Je viens de comprendre.

Pourquoi les femmes d'ici sont heureuses.

Les Rouges ?

Les deux.

Parce qu'on a besoin d'elles.

Quand une femme sait qu'on a besoin d'elle...

Je vais rester.

On peut avoir besoin de moi ici.

En tout cas, je l'espĂšre.

Nous venons parler paix.

Jack ne veut pas...

J'ai compris.

Ils bluffent ?

Nous le saurons s'ils tirent.

OĂč vont-ils ?

Au village, prévenir Captain Jack.

Au moins, ils n'ont pas tiré.

Peut-ĂȘtre, plus tard...

C'est le plus rapide pour repartir ?

Il est dedans ?

Avec ses guerriers. Fais-le sortir.

Toby parle bien.

S'il commence bagarre, tu ressors pas.

Une bagarre ?

Tu ne sais pas ? Je suis conciliateur.

Je sais... mais Captain Jack sait peut-ĂȘtre pas.

Pourquoi tu viens ici ?

Je crois que tu le sais. Je viens en ami.

On se connaĂźt depuis longtemps.

Je traite pas avec toi.

Ici, c'est mon pays. Ton peuple, menteurs et tricheurs.

Moi, je ne te mens pas. Le Président m'envoie.

Le Président entend parler de Captain Jack.

Il me charge de ramener la paix.

Et tu tires sur Modoc Jim ?

Il avait tué la femme de Bill.

Tu fais quoi maintenant ?

Si les soldats l'arrĂȘtent, il sera jugĂ©.

S'il est coupable, il sera pendu.

Ce n'est pas mon travail, c'est le leur.

On a tué le colonel Meek et son épouse.

On a brûlé leur maison.

Et on a dépouillé le colonel de ses médailles.

Tu dis ça...

que Captain Jack tue Meek et prend médailles ?

Pas mon affaire.

Je trouve médailles.

Admettons.

Je ne viens pas pour ça mais pour parler paix.

Tu parles de tuer.

En 1864, tu as signé un traité.

Tu as accepté de vivre en paix dans la réserve.

- Tu mens ! - Tu as signé !

Mensonge !

Je ne mens pas. J'étais là, j'ai vu.

Tu as pris l'argent et le reste.

J'aime pas oĂč on met mon peuple.

La majorité de ton peuple s'y plaßt.

Tu as de meilleures terres qu'avant le traité.

Tu entends bien ?

Nous rentrons pas. Assez de discussions.

La riviĂšre est Ă  moi.

Faux. Tu as violé le traité et tu l'as prise.

Je prends, je garde.

Tu vas tirer ?

Toi, seul ici.

On me traitera de lĂąche si je tire.

Tu as raison.

Inutile de faire d'autres victimes.

Faisons la paix.

Peut-ĂȘtre je veux pas.

Je sais ce que Président dit.

Président en a assez de la guerre. Pas moi.

Donne-moi Lost River !

Fais partir les Blancs !

Ben voyons, et aprĂšs tu demanderas Klamath River.

Tu es un vulgaire tyran. Tu prends sans donner.

Quand les soldats viendront...

Tu crois que j'ai peur des soldats ?

J'ai pas peur de mourir.

Personne ne te demande de mourir.

Des milliers d'hectares t'attendent Ă  Klamath.

Lost River est Ă  moi. Je tue pour la garder !

Donc ce sera la guerre.

Alors il y a la guerre.

La guerre, c'est mal.

Un seul camp gagne.

Avec la paix, les deux camps gagnent.

Tiens conseil avec ton peuple.

J'attends ta réponse.

Merci.

Tu es seul. Nous, 50 guerriers.

Un seul suffit pour te tuer.

Modoc Jim est lĂ  ?

Bill, espĂšce d'idiot !

Va Ă  l'Agence !

Prévenons les colons.

Maman !

Papa !

Venez vite !

Bill est blessé !

Nous faim, pas faire de mal Ă  femme blanche.

Modocs sur sentier de guerre !

J'ai fait une bĂȘtise, j'ai tuĂ© Modoc Jim.

Johnny m'envoie. Les Modocs attaquent.

- Et Johnny ? - Il prévient les colons.

Clairon !

"En selle !"

Alerte !

Déjà 20 morts. Les volontaires se rassemblent chez Crawley.

OĂč est Johnny ?

Il essaie de prévenir les colons.

Toby et Mannock disent que toute la tribu s'y met !

Les Modocs !

Ils font un massacre.

Je suis en bons termes avec eux !

Boaty et Sherry aussi et ils sont morts.

ArrĂȘtez donc de tirer ! Johnny vous veut pas de mal.

Qu'est-ce que ça veut dire, Scarface ?

Voyons...

Je vous donne Ă  manger...

Des munitions...

Les soldats savent maintenant.

Vous ĂȘtes lĂ , poules mouillĂ©es ! Tu te bats, Mannock ?

Tu fais une grave erreur, cette fois.

Laquelle ?

Tes chiens galeux tuent 18 Blancs.

Dans le dos... des garçons...

Vous vous dites guerriers.

Tu tues des colons, Jack ?

Pas encore.

Alors, livre chiens galeux aux soldats.

PlutĂŽt que perdre 300 hommes Ă  la guerre.

Je suis pas une poule mouillée. On tue plein de soldats bientÎt.

Ou ils te tuent bientĂŽt.

Ecoute !

Aujourd'hui, ils enterrent leurs 18 morts Ă  Linkville.

Quand ils ont fini,

beaucoup de Blancs viennent tuer les coupables.

Livre ces hommes.

Tiens conseil. Réfléchis vite !

Tu peux sauver notre peuple. Fais ce qu'il dit.

McKay...

connaissez-vous bien ce bastion ?

Je l'ai exploré.

Le capitaine ne croit pas Ă  l'encerclement

pour récupérer les assassins.

Il a raison.

Il y a plus de 100 grottes dans ces rochers.

Ils peuvent tenir une éternité.

Un siÚge serait voué à l'échec ?

Je ne sais pas.

Suggérez-vous de laisser tomber ?

Non.

Relevez-moi de ma charge de conciliateur.

Vous relevez du Président.

Il vous a confié un combat pour la paix.

J'ai ordre d'arrĂȘter ces assassins.

Par la force, si nécessaire.

Et pour ce faire, il semble...

que demain, nous pourrions les surprendre

par cette trouée...

Beaucoup ne reviendront pas.

Quand je pense que tout est de ma faute.

Ça avait commencĂ© avant que tu ne perdes la tĂȘte.

Captain Jack voulait la guerre.

Je recrute des volontaires. Tu nous rejoins ?

Je suis toujours conciliateur.

J'emmÚne mes volontaires cÎté Est, c'est plus sûr.

Bonne chance.

Le capitaine emmĂšne les tirailleurs Ă  couvert avant l'assaut.

Tirailleurs, formation en ligne ! A gauche !

Ils n'y sont peut-ĂȘtre mĂȘme pas.

Mon petit déjeuner me reste sur l'estomac.

C'est du plomb que t'auras dans l'estomac si tu te baisses pas.

Aucune trace des Modocs lĂ -haut.

Ils y sont bien...

Sonnez la charge !

Ne restez pas groupés !

Suivez-moi !

Ils sont en plein tir croisé.

OĂč sont les volontaires ? Il faut continuer !

C'est lĂ  qu'est le feu croisĂ©. Ça va ĂȘtre une vraie boucherie.

Ils n'y arriveront jamais...

Sonnez la retraite !

Avez-vous vu Johnny McKay ?

Les blessés et les morts qui resteront cette nuit seront scalpés.

Johnny et Bill en évacuent le plus possible.

Suivez ce chemin, il est sûr.

- Il reste des nĂŽtres ? - Je crois qu'on les a tous.

Ce sentier mĂšne au bastion par l'arriĂšre.

Avec 20 guerriers indiens...

T'as pas l'intention d'envoyer promener le Président ?

Toi aussi, tu connais ce passage...

Tu lui vends des armes.

Des Winchester.

On ne refuse rien Ă  son ami, hein ?

Ça paie bien ?

Assez...

pour vous donner une jolie part si vous vous taisez.

Se taire...

Une centaine d'hommes se taisent ce soir Ă  cause de tes fusils.

Ironie du sort...

Il a dû vendre le fusil qui l'a tué.

Le ministre m'ordonne

de cesser toute opération contre les Modocs.

Le général Gilliam n'utilisera la force

que pour repousser une attaque ou protéger des vies.

Pensez-vous que sous ces conditions nous obtiendrons la paix ?

Non, mon général.

Croyez-moi, la vengeance ne résout rien.

J'ai perdu mon mari.

J'ai perdu mes deux garçons.

Et les assassins ne seront pas punis ?

La paix doit primer. La Bible dit...

Je me moque de la Bible désormais ! J'ai perdu mon homme

et s'il le faut, je tuerai ces Modocs moi-mĂȘme !

Ici, la Bible et l'amour fraternel

se heurtent Ă  la haine des Indiens.

Le président de la commission de paix est là.

Bonjour, M. Dyer.

C'est bon de te revoir.

On est de vieux amis, j'ai enterré ses parents à Bloody Point.

OĂč ça en est ?

Ça va pas fort.

Mon premier essai de conciliation a fini en massacre.

Vous connaissez déjà le révérend.

Je serai l'ardent défenseur de la paix dans la commission.

J'en suis enchanté.

Si on attaquait le problĂšme ?

Nous voulons mettre un terme Ă  la tuerie.

Une guerre sans chance de paix honorable est vaine.

Une paix honorable avec Captain Jack...

ça risque pas de faire bon ménage !

De la parlote !

Vous semblez dire que discuter ne servira Ă  rien.

- Connaissez-vous Captain Jack ? - Ce sera avec plaisir.

Le mot est mal choisi.

Tu l'as dit, bouffi !

Que suggérez-vous comme premier pas vers la paix ?

Rencontrer notre homme.

Pouvez-vous organiser cela ?

GrĂące Ă  Toby et Mannock. Ils veulent la paix comme nous.

TrĂšs bien...

AprÚs ce pow-wow, nous serons plus avancés.

Notre cause est juste. Et avec l'aide du Ciel...

Espérons-le, mais...

le Ciel est aussi loin de ce bastion que de l'Enfer.

Ils croient d'ailleurs que leurs grottes y mĂšnent.

Tu viens te rincer le sifflet, Johnny ?

Les soldats de Canby viennent tous parler paix ?

Et arrĂȘter la tuerie. Tu as peur de l'homme de paix ?

Pas peur des boutons de cuivre ou des balles !

Nous tuons beaucoup de gens. Eux, combien ?

Tu en es fier ? Beaucoup des nĂŽtres veulent la paix.

Johnny est homme de parole.

Avant, il était guerrier.

Président Grant et général Canby, grands guerriers.

Tous veulent la paix.

Attendez lĂ . Revenez plus tard. Nous discutons.

Longtemps ?

On viendra vous chercher.

Parlez guerre en anglais pour qu'ils ne comprennent pas.

Ces hommes te trompent.

Ils vont ramener plus de soldats. Nous tuer !

Je tue soldats avant qu'ils me tuent !

Tu entends ?

Nous voulons tuer hommes de paix.

Vous avez déjà parlé ?

Tue le général ou tu es femmelette.

Tu es fou !

Tu tues Canby. Je tue révérend.

Scorchin tue Johnny. Nous avons déjà parlé.

Tue.

Tue ou ils te tuent.

Si mon peuple veut, nous tuons.

Je leur demande.

Allez chercher les Modocs pacifiques.

Il y aura la paix ?

Peut-ĂȘtre.

Qui vient à la réunion ?

Le général Canby, le révérend, le vieux M. Dyer que tu connais...

Johnny, Toby et moi.

- Pas de soldats ? - Non.

Je fais réunion. Dis aux hommes de paix

de venir me voir demain.

Ici ?

Tu es fou !

Venez Ă  mi-chemin. Nous montons tente de la paix.

Seulement hommes de paix.

Pas de soldats.

Tu amĂšnes guerriers ?

Autant qu'eux. Dis-leur.

A midi ?

Sans arme ?

Nous le dirons aux hommes de paix et aux nĂŽtres...

Si les négociations échouent, promettez-moi de partir.

Malgré tous ces soldats ?

Ils n'empĂȘcheront pas une flĂšche enflammĂ©e de brĂ»ler l'Agence.

Vous pourriez rester bloquée en haut...

J'en ai rĂȘvĂ© la nuit derniĂšre.

Un affreux cauchemar.

Il m'obsĂšde.

N'auriez-vous pas pu faire un beau rĂȘve ?

Ça, j'en fais tout le temps.

Il y en a que j'aimerais refaire.

Mais ce cauchemar...

il m'a effrayé.

Moi qui croyais que rien ne vous effrayait.

On naĂźt tous avec la peur.

Quand j'étais petit, j'avais toujours peur qu'au matin,

mes parents, mon frùre et mes sƓurs aient disparu.

Mais au matin, ils étaient là.

Puis, nous sommes allés à l'Ouest.

Un matin...

je me suis réveillé... Plus personne.

C'était comme dans mon cauchemar.

Je me suis retrouvé seul.

C'est peut-ĂȘtre pour ça que j'ai peur pour vous.

Peut-ĂȘtre que...

je n'ai plus envie d'ĂȘtre seul.

J'espĂšre que vous ne le serez jamais.

Que se passera-t-il s'il y a la paix ?

Je serai sans travail.

Plus besoin de conciliateur ou de chasseur d'Indiens !

Je devrai travailler.

Que ferez-vous ?

Je travaillerai la terre.

J'ai une ferme.

Et elle est jolie.

Avec un homme bien, vous ferez fortune !

Me recommanderez-vous quelqu'un ?

Un homme bien ?

Un homme remarquable...

Qui pourrait tout faire dans la maison ?

Oui, il faudrait qu'il sache tout faire.

Labourer les champs...

faire les plantations...

moissonner...

Johnny McKay !

Ici.

On vous demande au quartier général.

Toby et Mannock ont dû rentrer. Moment de vérité.

Vas-y. Je reprends mon souffle.

Ils ne veulent parler qu'Ă  vous.

Captain Jack accepte la rencontre.

Attendez d'avoir entendu Toby.

Avant qu'elle parle, écoutez-moi.

Ma sƓur est folle.

Elle risque d'ĂȘtre tuĂ©e pour dire ça.

Johnny promet votre silence.

C'est vrai ?

Captain Jack vous recevra...

lĂ  oĂč se tiennent les Conseils, au pied du bastion.

Il le fera.

Mais il ne dit pas qu'il vous tuera. Je crois qu'il le fera !

Nous tuer ?

Qu'en savez-vous ?

Je ne peux le dire...

A la réunion de paix ? Avec les soldats tout proches ?

Pure folie !

Je dis qu'ils vous tueront.

Votre avis ?

J'ai confiance en Toby.

Sur ma vie.

Vous deux, tuez Johnny McKay.

Vous deux, le révérend.

Ça, c'est pour Dyer.

Mannock et Toby ?

Peut-ĂȘtre aussi. On verra.

S'ils aident hommes blancs, nous tuons.

Et toi ? Lequel tu prends ?

Le grand général.

Je le tue de mes mains.

Vous allez Ă  la mort !

Il faut prendre des risques pour obtenir la paix

comme pour gagner une guerre.

Il dit qu'il n'a pas d'armes, qu'il ne tue pas...

Il ment, je le sais.

Le Créateur veillera sur nous.

Oui... dans vos tombes !

Qu'en dites-vous, Johnny ?

Moi seul me suis engagé auprÚs du Président.

Que chacun prenne sa décision.

Faire la paix avec des assassins n'est pas simple.

Cela implique souvent la nécessité désagréable

de croire en la bonne foi d'ennemis parfois déloyaux.

En tant que général, je ne peux me défiler.

J'en suis, moi aussi.

Tu as été requis... tu n'es pas obligé de venir.

Vois-tu, Johnny...

on est les seuls à connaßtre ce pays et ces démons de Modocs.

Et je veux voir la tĂȘte du rĂ©vĂ©rend quand on lui tirera dessus !

Mais j'irai pas sans une arme dans la culotte !

Révérend ?

Sachez-le, je ne suis pas aveugle.

J'ai bien conscience que nos vies sont en danger.

Mais sachez aussi ceci.

Si Dieu a voulu que je donne ma vie pour la paix,

je le fais de bonne grĂące.

Merci, messieurs. Je suis trĂšs fier de vous.

Nous irons au rendez-vous Ă  midi.

Tu vas Ă  la mort.

Ils veulent tuer les chefs.

C'est vrai que c'est risqué, mais la paix a un prix.

Ayons la foi.

Vous demanderez grĂące avant la nuit.

N'y va pas !

Rentre au fort.

Toby dit la vérité. Je la crois...

Tu voulais la paix. Qu'y a-t-il ?

Je t'aime, voilĂ  ce qu'il y a... Plus que toute la paix du monde.

Je t'en prie, n'y va pas.

Il le faut.

Je ne serai pas loin.

En cas de malheur, l'armée interviendra.

A temps pour vous enterrer ?

Nous avons promis d'y aller.

Certes, c'est risqué.

Ton arme ?

Dyer en a une. Et c'est un bon tireur.

Et toi ?

Je n'en prends pas.

Vous lui prĂȘtez votre arme ?

Bien sûr. Et avec ma bénédiction.

S'il te plaĂźt.

Comme ça, tu seras là pour la moisson.

N'accepte aucun rendez-vous avec le beau lieutenant.

Promis.

Je t'attendrai.

Merci.

Je veux que tous entendent.

Nous avons averti hommes de paix.

La question a été réglée.

Ils n'ont pas tous entendu.

Toby et moi allons lĂ -bas aujourd'hui.

Peut-ĂȘtre dernier jour pour hommes de paix.

Si ma sƓur et moi survivons, qu'on nous reproche rien !

Ils ne nous écoutent pas.

Souvenez-vous.

C'est tout.

Messieurs les officiers, soldats...

puisque l'on m'assure que c'est mon dernier jour,

je vous dis un dernier adieu.

Les Modocs approchent !

Tout ira bien ?

Sentinelle...

les Modocs sont-ils armés ?

Je ne vois aucune arme.

Quand on y sera...

mĂȘlez-vous Ă  eux pour les empĂȘcher de tirer.

S'ils attaquent, Dyer et moi tirerons.

Nous nous sauverons. Nous sommes modocs nous aussi.

Tu parles notre langue ?

Assez bien.

Nous allons faire du bon travail, aider ton peuple.

La guerre, c'est mal.

Johnny va parler paix.

Quel est ton prix ?

Toute la Lost Valley. Les Blancs...

dehors !

Ça n'a aucun sens.

Certains sont lĂ  depuis 20 ans.

Sinon, la mort.

Trop de sang a été versé. Cela n'amÚnera pas la paix.

Nous sommes tous frĂšres.

Tous enfants d'un mĂȘme PĂšre.

Assez de carnages, nous voulons ĂȘtre amis.

Dieu nous observe.

Fiez-vous Ă  Lui.

Je me fie pas aux Boutons de cuivre !

Ils tirent sur nous !

Vos guerriers avaient tué 18 colons, hommes et garçons.

Pas de colÚre. Vous n'aurez pas la paix comme ça.

Toi, sois un homme.

Parle paix... pas tuer.

Toby a raison.

L'armée n'est là que pour protéger les gens.

Elle doit partir !

Si tu as peur...

Moi, peur ?

J'ai pas peur.

Général Jack, maintenant !

J'ai l'air d'un général ?

Prends !

Tu auras tout du général.

J'aurai bientĂŽt le chapeau.

Ce chapeau sera Ă  moi, vous verrez.

Tu as fiĂšre allure mais parlons paix.

Je veux Lost River, je prends. Alors ? Vite !

Tu appelles ça négocier ?

Pardon ? RépÚte...

Nous venons en amis.

Parlons en amis.

Fatigué de parler. Fini de parler !

Ils sont attaqués !

Envoyez les tirailleurs !

J'ai tué Johnny !

A moi le scalp de Johnny !

Ma sƓur est morte.

"Général Canby et révérend Thomas

"tués par Modocs pendant rencontre de paix.

"Johnny McKay mortellement blessé.

"Attends des ordres. Signé, Gilliam."

Vous voulez toujours la paix, mon général ?

Trois hommes sont morts en négociant votre paix.

L'extermination des Modocs serait amplement justifiée.

Qu'on punisse les assassins.

Il faudra bien obtenir la paix.

Que le général Gilliam fasse tout pour capturer les assassins.

Nous ne savons que trop, général Sherman,

que la paix a un prix.

"Exterminons les Modocs !"

"Exterminons."

Quel effet cela fait d'apprendre sa mort ?

Ça vous fait froid dans le dos ?

Cela a été imprimé il y a 2 semaines.

Ce n'est pas leur seule erreur...

"Exterminons"...

La haine est rapide à la détente.

Qu'attendent-ils de nous ?

Qu'on massacre les bons Indiens ?

A cause de quelques mauvais ?

Mais c'est comme ça.

Quand la haine prend le dessus,

ce sont les Indiens comme Toby et Mannock qui prennent.

Voyez Toby...

Morte d'avoir osé croire qu'elle apporterait la paix à son peuple.

Mais regardez-moi.

J'ai de plus en plus de haine moi-mĂȘme.

Je comprends...

Vous l'avez écrit au Président.

Il a accédé à votre demande.

Une fois rétabli, vous irez dénicher les assassins.

Je suis rétabli.

Tu es encore convalescent.

Ne vous inquiétez pas.

Demain soir, le capitaine Clark ramÚnera les tueurs enchaßnés.

Les éclaireurs les ont localisés.

Notre cavalerie est en route.

Ils arriveront peu aprĂšs l'aube.

C'est peut-ĂȘtre la fin de Captain Jack.

Captain Jack, Modocs, encore disparus.

Et nous avons chevauché toute la nuit.

OĂč sont-ils ?

Partis avant le lever du soleil.

Nous cherchons autre piste.

Les hommes et les bĂȘtes sont fatiguĂ©s. Nous faisons halte.

A mon commandement...

Pied... Ă  terre !

Attachez les chevaux !

Plantez les piquets !

Repos !

Y a de quoi ĂȘtre fourbu.

Mais la journée n'est pas encore perdue !

Toujours pas de trace des Modocs.

Justement...

Quand on ne les voit pas, c'est qu'ils sont pas loin.

J'espĂšre voir des combats.

On n'y voit rien.

De la fumée, un éclair...

et une balle vous chatouille le gosier.

Le capitaine Clark est tombé dans une embuscade.

Notre mission n'est pas d'aller les secourir.

Nous laissons les soldats le faire.

Nous allons traquer Captain Jack.

En route !

Scarface.

Bogus Charlie.

Malin... Ils se séparent sachant qu'on peut pas.

Pourquoi ?

Les héros morts pullulent ces temps-ci...

Il faut sauver des vies.

Séparons-nous et attirons-les dans les filets de l'armée.

D'accord ?

Laisse-moi Bogus Charlie.

Prends la moitié des hommes.

Je prends les deux éclaireurs. Prends les autres, Bill.

Qui est-ce ?

Nous talonnons 44 Modocs jour et nuit depuis une semaine.

- Combien ĂȘtes-vous ? - 10.

Je dois retrouver la cavalerie ici. Scarface n'en sait rien.

Pas si sûr...

Capitaine Sumner !

Combien ĂȘtes-vous ?

100. On les encercle. Captain Jack est avec eux ?

Ils se sont séparés il y a 8 jours.

Johnny traque Captain Jack. Mannock poursuit l'autre groupe.

La cavalerie a pincé tout ce groupe, à part Bogus Charlie.

Mannock l'a tué à mains nues.

Vous tuer, c'est facile...

Nous, pas vous tuer. N'oubliez pas.

Que voulez-vous ?

Nous savons que les soldats sont ici.

Nous ne dormons plus...

Peut-ĂȘtre nous avons envie d'arrĂȘter.

Alors ?

Que Captain Jack dise pareil !

Il porte malheur.

Tous les Modocs l'abandonnent et me rejoignent.

OĂč est Jack ?

Au bastion, peut-ĂȘtre.

Traitez-nous bien, nous arrĂȘtons.

Apportez vos armes ici et je garantis votre protection.

Nous l'emmenons en gage.

Je vous suis.

J'ai pas peur de ces rats.

De la fumée !

Allons-y.

Pourquoi tu viens pas me chercher ?

Viens ! Qu'est-ce que t'attends ?

Si c'est pas moi, un autre s'en chargera.

Tu me vois pas...

Dommage !

OĂč je suis ?

OĂč je suis ?

Aujourd'hui, tu meurs.

Viens chercher mon fusil.

Viens me chercher.

Viens donc ! Qu'est-ce que t'attends ?

Viens !

Me voilĂ  !

Tu vas me tuer maintenant ?

Non. Allez viens.

- Tu m'emmĂšnes au fort ? - Exact.

Habillé en général ?

Si tu veux ĂȘtre enterrĂ© avec.

Johnny ramĂšne Jack !

Dans quelques instants, vous verrez le chef modoc

qui a tuĂ© un ĂȘtre qui nous Ă©tait cher...

le général Canby.

Quelle que soit la haine que vous lui portiez,

il doit ĂȘtre traitĂ© en prisonnier de guerre.

Il a la veste du général !

Le chacal !

Ils ont pendu Scunchen, Black Jim et Charlie en premier.

On me garde pour la fin ?

Vous ne manquerez de rien au paradis.

Au royaume céleste, vous aurez tout.

Sans avoir Ă  rien demander.

Alors, le paradis, c'est bien ?

Vous aimez cet endroit ?

C'est un trĂšs bel endroit.

Alors, écoutez...

Si ça vous plaßt tant, prenez ma place.

Allez au paradis pour moi...

Je serai prĂȘt quand mon jour viendra.

Pas prĂȘt ? Moi non plus.

Johnny McKay est lĂ . J'imagine que vous voulez pas le voir.

Bien sûr que si !

Au revoir, pasteur.

Pourquoi tu ne me tues pas lĂ -bas ?

Pour arrĂȘter la tuerie, il fallait te juger.

Nous aurions sauvé des vies si tu n'avais pas volé de terres.

J'ai effrayé beaucoup de gens.

Ça oui, mais tu as fait une erreur.

Tu as oublié que des gens donnent leur vie pour la paix.

Il y aura la paix ?

Je le crois.

GrĂące Ă  ma mort.

Peut-ĂȘtre...

Mais on meurt tous pour quelque chose.

Toby elle-mĂȘme a donnĂ© sa vie pour ça.

Toi aussi, tu as failli.

L'Indien croit Ă  bel endroit aprĂšs la mort.

Bons terrains de chasse... sans Blancs.

Toi au moins, tu parles pas de royaume céleste comme le pasteur.

Dis-moi, tu crois qu'un endroit comme ça existe ?

Oui, je le crois.

Mais selon moi, il est ouvert Ă  tous.

Je crois qu'on y laisse mĂȘme entrer des Blancs.

Si c'est réservé aux Rouges...

je leur dirai peut-ĂȘtre d'accepter Johnny McKay... un bon guerrier.

Merci.

A plus tard, alors...

Adieu.

Bonne chance.

Et bonne chasse.

Ainsi prirent fin les massacres en pays modoc.

Et notre peuple a vécu en paix jusqu'à ce jour.

Cette paix avait eu un coût,

un coût trÚs lourd.

Elle avait laissé des cicatrices.

Mais ce pays en avait tiré un enseignement précieux :

parmi les Indiens et notre peuple,

les bons sont plus nombreux que les méchants

et ils se sacrifient pour le prouver.

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