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LE RAID
Ceci est une histoire vraie.
Elle commence la nuit 26 septembre 1864
dans une prison de l'Union
� Plattsburg, dans l'Etat de New York,
non loin de la frontiere canadienne.
Garde, halte!
Rel�ve de 2 heures.
Rapport!
A l'est. Rien a signaler.
Grande porte. Rien a signaler.
A l'ouest. Rien a signaler.
En avant, marche!
Prenez la rel�ve!
En avant!
La voie est libre.
Ici aussi.
Allons-y.
Donnez-moi cinq minutes.
Vous venez, mon p�re?
Non, capitaine.
- Vous avez peur de mourir? - Non.
Restez donc bien au chaud avec les Yankees.
Je d�sire partir autant que vous.
Il est encore temps.
Je ne peux pas pardonner
ce que vous comptez faire si l'�vasion r�ussit.
Trouillard!
Parfois, vous me faites presque oublier
que je suis un homme de paix.
Il suffirait d'une fois.
Ca suffit!
Le major Benton nous attend.
Floyd, c'est a vous.
Greg.
Arr�tez!
Je pourrais m'acharner sur lui.
Son arme.
Qu'y a-t-il?
Howie?
C'est toi?
Partons!
C'est a 5 ou 6 km de la fronti�re.
La rivi�re est large?
Environ 45 m.
Il n'arr�te pas de saigner.
Vous n'aviez qu'a pas ouvrir le feu!
II n'y aurait plus aucun Yankee debout
si j'avais continu�.
Je ne peux pas vous garder.
Vous �tes trop nerveux de la gachette.
La meute est lanc�e.
Redressez-vous!
Avec le sang que je perds, on n'y arrivera pas.
Floyd...
nous devons passer la fronti�re. Vous comprenez?
Inutile de me faire un dessin.
Si je dois mourir,
je pr�f�re �tre assis.
On le fera traverser sur un radeau.
Il ne vient pas.
Allons-y.
On ne peut pas le laisser.
Par ici. On quitte la piste.
On aurait creus� ce tunnel pour rien?
On ne peut pas.
C'est un ordre.
Plus vite que �a!
Tiens! Va chercher!
Abritez-vous!
C'est le lieutenant Selwin.
Jetez votre arme!
20 fusils sont braqu�s sur vous.
Jetez votre arme!
Feu!
Je vais vous aider.
Vous �tes manchot ou quoi?
Vente de troph�es de guerre
Je veux l'�p�e.
C'est mon p�re qui l'aura.
Tout le monde se fiche d'une vieille �p�e de conf�d�r�s!
Le pays a besoin de volontaires
Signez. On paye aussi bien qu'ailleurs.
- Je suis canadien. - Pas de probl�me.
Tout, sauf des conf�d�r�s.
On vous emm�ne en bateau dans le sud.
J'ai le mal de mer.
Je peux vous renseigner?
Ma banque m'a donn� votre nom, M. Anderson.
Neil Swayze de Montr�al. Grains et fourrages.
- Asseyez-vous. - Merci.
Vous �tes ici pour affaires?
II se pourrait que j'ach�te quelques hectares dans le coin.
- Un cigare? - Merci.
Le sang neuf est toujours le bienvenu. Surtout jeune.
Il n'en reste plus beaucoup ici avec les conf�d�r�s.
En tant que Canadien, je ne prendrai pas parti.
Seules les affaires m'int�ressent.
Je vous envie d'�tre neutre.
Acheter du coton aux conf�d�r�s contre des armes.
Et nous acheter les armes contre leur coton.
Une activit� risqu�e.
Ca rend la guerre
agr�able et rentable.
J'ai une liste de propri�t�s qui sont disponibles.
Mon employ� vous les fera visiter.
Je vais d'abord aller jeter un coup d'�il moi-m�me.
Ou pourrais-je trouver une chambre?
Une chambre ou une bonne table?
Une bonne table.
Je vous recommande la veuve Bishop.
De vrais lits de plumes, du savon et de l'eau.
Les nouvelles de la guerre.
Ils ont du rattraper les prisonniers.
Les prisonniers?
Sept officiers se sont �chapp�s de Plattsburg.
Six sont encore en cavale.
Lipscomb, fermez le coffre!
Et le septi�me?
Nos gars l'ont tu�. 10 balles dans le corps.
10 balles.
Suivez-moi.
Sherman marche sur Savannah
On n'arr�te pas Sherman.
Mon fils est dans son arm�e.
Savannah va payer comme Atlanta.
A la place du g�n�ral, je d�truirais tout.
Ils vont voir.
Qui est cet homme tr�s cat�gorique?
L'officier recruteur Foster. Il loge chez la veuve Bishop.
Lipscomb, au travail!
On se pr�cipite sur ces nouvelles
alors que l'issue de la guerre est certaine.
Je suppose que le capitaine Foster
a beaucoup d'hommes avec lui.
Seulement 4,
mais Lionel agit comme s'il dirigeait un r�giment.
Je viens de la part de M. Anderson.
Tout le monde vient de sa part. Entrez.
Je vais pr�venir Mme Bishop.
M�daille d'honneur Capitaine Bishop. Gettysburg
Mon mari.
D�sol�.
Je vous en prie.
Emmanuel m'a avertie de votre venue.
Vous d�sirez une chambre, M...
Neil Swayze.
Je ne voulais pas vous d�visager,
mais on m'avait parl� de la veuve Bishop.
Je m'attendais a une dame plus ag�e.
La guerre fait de jeunes veuves.
D�sol�.
Parlons de la chambre.
En avez-vous une de libre?
Plusieurs. Par ici.
Vous restez longtemps?
Je ne sais pas. Je viens de Montr�al pour affaires.
C'est 1,50 dollar la nuit et 10 dollars la semaine.
Repas compris.
D'apr�s M. Anderson, votre table est r�put�e.
M. Anderson fait de la r�clame.
Il a une hypoth�que sur la maison.
On croyait que c'�tait vide.
On joue a la guerre.
Par les fen�tres?
C'est ici que les conf�d�r�s ont captur� Olga.
Elle habite a c�t�. Olga Gertz. La porte a c�t�.
On allait la sauver.
Tr�s bien.
Asseyez-vous, soldats.
Vous restez la semaine?
Ca d�pendra.
Maman pr�f�re les clients a la semaine.
Tu es le fils de Mme Bishop.
C'est un Derringer?
Vous n'�tes pas soldat?
Non, je suis canadien.
Mon p�re fumait les m�mes.
Le mien aussi.
Mon p�re a tu� plus de Sudistes que le tien.
C'est quoi votre nom?
Neil Swayze.
Mon p�re s'appelait comme moi: Larry.
Vous allez le dire a maman?
Je ne sais pas.
Je devrais?
Ca ne me fait pas peur, mais j'aime pas l'�nerver.
En fait, t'as peur.
Soldats!
Et si vous me laissiez me laver tranquillement?
Atout a l'heure.
Vous et Foster avez de grandes chambres.
Il est ici a la semaine.
C'est un v�t�ran. Il n'a qu'une main.
Les affaires sont plus florissantes a Montr�al qu'ici.
On arrive toujours a trouver de l'argent.
M�me a St. Alban.
Vous ne ferez pas d'affaires.
Il n'y a pratiquement plus de vaches ou de chevaux.
Plus de chevaux?
Vingt-quatre en tout et pour tout.
31, plus la jument des Harvey qui est pleine.
Mon fils fait autorit� a St. Alban.
Il sait tout.
Commercer avec les Sudistes doit vous rapporter.
C'est assez �quitable.
On leur vend ce qu'on vous ach�te.
Pas a moi.
Except� a nos convives. Veuillez m'excuser.
J'ai du courrier.
Mme Bishop, pourrais-je engager votre fils?
J'aurai besoin d'un guide demain pour me montrer les propri�t�s.
Je peux, maman?
Tu as �cole.
- Je vous trouverai quelqu'un. - Merci.
Je crois que M. Dansig reprendrait bien de la pur�e.
Capitaine, regardez!
Bonjour.
J'aimerais bien qu'elle s'occupe de mon manteau.
Comment �a?
Ne le prenez pas mal.
C'est parce que je ne suis pas tr�s dou� en couture.
C'est la bonne route. Elle longe le chemin de fer.
Ou m�ne la route du pont?
Egalement a la fronti�re. On l'utilise peu.
Elle est un peu caboss�e.
J'ai besoin de me r�veiller. Faisons un peu de rod�o!
C'�tait une des meilleures fermes du Vermont.
Ils sont partis apr�s la mort de leurs deux fils a Gettysburg.
Plus personne n'y habite?
Jetons un �il.
Il n'y a rien de plus triste qu'une maison abandonn�e.
On dira bient�t qu'elle est hant�e.
- On est loin de la ville? - A 3 km.
Elle vous int�resse?
Peut-�tre.
J'ai un faible pour les maisons hant�es.
Montr�al, Canada
Lundi 12 octobre 1864
La route principale vient de la fronti�re et traverse St. Alban.
C'est la seule voie d'acc�s et de sortie de la ville.
Impossible de condamner cette route.
A 1,5 km de la ville, il y a une route secondaire...
qui rejoint la fronti�re a l'est.
Elle est un peu plus longue et plus accident�e...
mais rarement emprunt�e. Pour nous, c'est parfait.
Je vous montre.
Cette route enjambe la rivi�re par ce pont.
La rivi�re est trop profonde et trop agit�e.
Si on d�truit ce pont,
notre retraite est assur�e vers le Canada.
La ferme que j'ai trouv�e
sur cette route a 1,5 km du pont
est isol�e. Id�al pour cacher nos troupes.
Nos forces d'attaque traverseront la fronti�re ici
et se cacheront dans la ferme.
En 5 mn, ils seront en ville.
St. Alban a beaucoup d'armes?
II faudra les localiser
avant l'attaque.
Garde-a-vous!
Repos.
D�sol� de vous interrompre. Vos volontaires sont en bas,
pr�ts a se battre.
Je vous en prie. J'ai presque fini.
Un groupe prendra le clocher, et l'autre le toit de l'�cole.
Ici et la. Ainsi, on contr�lera la place.
C'est votre mission, M. Duprey.
Capitaine, vous couperez les lignes t�l�graphiques
et vous prendrez d'assaut la Commercial Bank.
Je m'occupe de la National Bank.
Robinson, la State Bank.
Ici, de l'autre c�t� de la rue.
J'ai toujours r�v� de bruler une banque. Sauf l'argent.
On brulera plus que leurs banques.
L'odeur de la guerre les �coeurera.
Ils comprendront alors combien importaient nos maisons.
Je peux intervenir?
Bien sur.
On a tous des raisons de ha;i;r. Certains plus que d'autres.
Mais gardez bien a l'esprit
que ce n'est pas la gu�rilla.
On pillera la ville,
mais comme un acte de guerre.
C'est l'arm�e des Conf�d�r�s en uniforme
qui va attaquer a plus de 1000 km du front.
Apr�s St. Alban, nous frapperons a nouveau.
Notre but est d'obliger l'ennemi a �parpiller ses troupes
pour aider le g�n�ral Lee.
On peut tout bruler?
Bien sur.
D�truisez la ville.
Mais avant, il faudra d�pouiller cette ville du moindre dollar.
Pour acheter des armes aux Anglais.
Tout est pr�t?
On attaque samedi prochain, le 17, a midi.
Certains des officiers, Dwyer, Ramsey, Robinson,
iront a St. Alban cette semaine.
Les autres arriveront vendredi.
Parfait.
Je retourne au consulat. Voyez les volontaires.
Je peux vous parler?
Je descends.
Je n'ai pas de mission.
Vous �tes trop risqu� pour moi.
Je vous l'ai d�ja dit.
Je sais que j'ai eu tort.
J'aimerais m'�tre conduit autrement,
mais j'ai le droit de venir.
J'ai croupi dans cette prison comme les autres.
Ne m'emp�chez pas d'agir.
La n'est pas la question.
Comprenez-moi.
Je suis du Sud comme les autres. Je sais que j'ai eu tort.
Ca ne se reproduira plus. Vous avez ma parole.
J'y r�fl�chirai.
Je vous pr�viendrai.
Merci.
5e r�giment de G�orgie, non?
Caporal Fred Dean. Compagnie C.
Ravi de vous revoir. Ou �tiez-vous emprisonn�?
ASpringfield. On s'est �chapp�s il y a peu.
Vous vous souvenez de moi?
J'�tais avec vous a Gettysburg.
Bien sur. Henry Latimer, c'est �a?
De vieux amis.
Asseyez-vous.
Vous connaissez notre but.
Attaquer le portefeuille des Yankees.
On va bruler cette ville.
Il est temps. Allons-y.
Ca va �tre dur de nous glisser dans St. Alban.
Encore plus de s'en sortir.
Nous devrons faire des choix.
Vous serez en civil jusqu'a l'attaque.
Vous savez ce qui vous attend si on vous arr�te:
le peloton d'ex�cution.
Tr�s bien.
Dean...
Latimer.
Allez par la.
Avancez, je vous prie.
Lisez ceci.
"Je suis citoyen canadien. Je suis n� a Montr�al..."
Difficile de vous prendre pour un Yankee.
L'autre c�t�.
Je pourrais apprendre le yankee si vous voulez.
On n'a pas le temps.
Suivant.
D�sol�, mais je viens du Kentucky.
Suivant.
Mercredi 14 octobre
Sherman, aux portes de Savannah, veut d�truire la ville
Comment �tait Montr�al?
Froid.
Lipscomb est a votre disposition.
Mme Bishop s'occupe de moi.
La guerre va bient�t se terminer.
Le prix des terrains augmente.
Je viendrai samedi.
3 jours, c'est long.
Je ne peux pas avant.
A samedi midi.
C'est mieux que d'�tre a Montr�al.
Garde la t�te froide.
Je sais ce que je fais.
Ca brulera bien.
Avec cet argent, le colonel va peut-�tre payer nos arri�r�s.
Pour le temps pass� en prison: plus de 500 dollars.
Et alors?
J'aime l'argent
pour ce que je peux acheter.
Economise ton regard pour samedi.
On peut allier guerre et plaisir, non?
Pas chez moi.
Un bon Yankee est un Yankee mort.
Ces troph�es, r�colt�s par nos hommes du Vermont,
seront vendus aux encheres � St. Alban
le sam�di 17 octobre 1864 au soir.
Tu penses toujours au plaisir?
Allons-y.
Chaque fois que tu douteras, regarde cette affiche.
Inutile de me le rappeler.
Tu n'es pas le seul.
Il y en a un autre qui pense au plaisir.
Ne t'en fais pas pour le major.
40 arpents de coton arrach�s et sa maison incendi�e.
Il les d�teste plus que nous.
Peut-�tre...
Je compte m'assurer qu'il ne change pas d'avis.
Voici notre h�tel.
Arr�tons-nous.
D'accord.
Je ne rate jamais une affaire et voila un chariot prometteur.
- Vous avez des balais? - Bien sur.
Faites voir vos r�tissoires.
C'est une promotion.
2,50 dollars.
- Vous d�sirez? - Une sali�re et une poivri�re.
Je vais voir.
D�sol�, on n'en a plus.
Vous devez partir.
Pas de colportage sur la place.
C'est pas juste. Ils ont l'air plut�t honn�tes.
C'est injuste, ils travaillent.
Beaucoup de lois le sont.
Que diriez-vous d'une pension
a c�t� de la v�tre?
- Veuillez ranger. - C'est pas tr�s amical.
Vous n'avez qu'a aller dans une autre ville.
Ce ne sont pas des criminels.
Laissez-les faire du porte-a-porte.
Une minute, sh�rif.
Katy, laissez cette question
aux avocats.
Un citoyen ne peut pas poser de question?
II n'y a aucune loi contre le porte-a-porte?
Bien sur que non.
Vous devez avoir raison. Ne vous approchez pas des magasins.
Merci beaucoup.
C'�tait gentil de votre part.
Pas d'achats pour moi aujourd'hui.
Continuez a travailler sans �nerver le sh�rif.
Merci.
Il nous remarquera a peine.
Il ne faut pas la laisser tomber...
mais la jeter avec force!
C'est bon, �teignez le feu.
Ca marche.
On verra �a demain.
Comme on ne se reverra pas, r�capitulons.
8 hommes avec moi.
12 cartouches de munitions. 6 bombes chacun.
Tout le monde en uniforme.
Etre pr�s de la gare a 11 h50.
Attendre le signal pour couper les lignes t�l�graphiques.
2 escouades avec moi. En position au nord.
Une escouade a 100 m�tres de la place.
Quand vous ouvrirez le feu, on fera sortir les chevaux.
Lorsque les cloches sonneront midi,
Keating, Robinson et moi, nous viendrons sur la place.
Je tirerai un coup pour le signal.
Des questions?
Qui s'occupe des maisons sur la place?
- On n'aura pas le temps. - On le prendra.
Sherman ne fait pas d'exceptions.
Maisons, soldats, civils... tout est bon.
Tuer des civils
nous retarderait.
Ca n'a pas g�n� les Yankees de tuer ma femme.
Je sais, mais nous devons nous en sortir.
St. Alban n'est qu'un d�but.
Avez-vous des raisons d'�tre contre
tuer des civils?
Avez-vous une raison pour demander �a?
Y a-t-il un ordre de ne pas tuer des Yankees?
Aucun.
Samedi 17 octobre
On a eu du mal a convaincre le r�v�rend.
Il craignait que vendre des danses
ne transforme St. Alban en Sodome.
C'est un ringard.
Ou as-tu appris ce mot?
- De Wrinkles Pagent. - Non.
C'est moi le coupable.
On discutait ensemble et j'ai utilis� ce mot.
Je voulais dire...
- Vieux jeu. - Oui, vieux jeu.
De qui parliez-vous?
Plus de cancans.
Il faudra gagner de l'argent avec les boissons, les danses...
et la vente aux ench�res.
Le p�re de Wrinkles veut une �p�e de Sudiste.
J'en voudrais une aussi.
Je n'ai pas gard� de souvenirs, lorsque je tuais des Sudistes.
Katy, si vous voulez bien m'excuser.
Avec Delphine, on esp�re que vous ach�terez nos danses.
Il vous a appel�e par votre pr�nom.
Vous aussi.
Ne comparez pas une connaissance a un ami de toujours.
Lionel, ne soyez pas...
ringard.
Ils ne grandissent jamais. Ils adorent toujours les d�fil�s.
Des soldats.
Le major arrive.
Avancez et retournez a la ferme.
Je m'occupe des autres.
Marchand!
Vous avez du tabac?
Seulement des ustensiles.
Tenez!
Prenez un cigare.
Merci.
Vous restez longtemps?
Non, on part pour Plattsburg lundi matin.
Bon cigare.
Qu'il vous �touffe!
Ou allez-vous?
Inutile de se battre. Ils partent lundi.
- On peut se charger d'eux. - Rentrez!
C'est pas �a qui va nous faire peur.
Eloignez-vous. C'est un ordre.
Vous avez un visiteur.
Maman est en train de d�corer la salle pour le bal.
Je suis occup� pour l'instant.
D'accord. Vous �tes canadien?
File.
- Pourquoi �tes-vous ici? - Il le fallait.
Keating a disparu.
Comment �a?
Je l'ai cherch� partout.
Il a bu?
II a du acheter une ou deux bouteilles.
Il est devenu fou en apprenant que le raid �tait report�.
Il disait qu'on pouvait les �craser.
Il faut le trouver.
M. Swayze.
Vous allez nous aider.
Je ne faisais que passer.
Tant pis pour vous. On a de quoi vous occuper.
S'il vous pla�t.
Mon p�re, voici de l'aide.
Je suis ravi de vous voir. J'ai besoin de bras.
J'ai un rendez-vous tr�s important.
A 16h un samedi?
Capitulez avec le sourire.
C'est pour nos courageux v�t�rans.
J'ai un rendez-vous.
C'est le savoir-vivre canadien?
Vente de charit� Venez nombreux
II est nulle part.
Louez un chariot et allez a la ferme.
Ce drapeau irait bien chez nous.
Il est tach�. On dirait du sang.
J'aurais besoin de Dwyer et Dean.
C'est risqu�.
Au moins, les gens les ont d�ja vus.
Il faut absolument arr�ter Keating.
Dean couvre le c�t� nord de la place.
C'est vous le marchand ambulant?
Exact.
Vous n'avez plus de cigares?
II vous en resterait un?
Je demandais juste.
Robinson surveille le sud.
Vous feriez bien d'y retourner. On vous attend.
On ne peut pas manquer Keating.
M. Swayze, voici le lieutenant Sidney.
D�sol� pour cet apr�s-midi.
J'ai �t� un peu brusque.
Vous n'avez pas a vous excuser.
J'avais vraiment un rendez-vous.
Ca ne pouvait pas attendre.
Vous attendez quelqu'un?
Non, j'admirais votre d�coration.
- C'est votre travail? - En partie.
C'�tait celle que j'admirais.
Elle para�trait tr�s rustique a Montr�al.
Au contraire, tr�s raffin�e.
Vous avez toujours v�cu a Montr�al?
Non, pas toujours.
Ou?
Dans des lieux que vous ne connaissez pas.
Et que je ne conna�trai jamais.
Vous n'avez jamais voulu partir d'ici?
Souvent.
Mais les racines sont trop profondes.
Elles s'arrachent facilement.
Demandez aux soldats. Ils sont experts.
Atlanta, Chattanooga... Savannah.
C'est injuste.
C'est difficile quand on est neutre
de comprendre cette guerre.
Imaginez quelqu'un du Sud
dont la maison a �t� brul�e par le g�n�ral Sherman...
et sa famille an�antie.
Comment lui expliqueriez-vous cette guerre?
Aquoi s'attendaient-ils?
Aux bonnes mani�res du Sud?
lls nous an�antiraient s'ils le pouvaient.
Et s'ils brulaient St. Alban?
Les comprendriez-vous?
Leur pardonneriez-vous?
Je vous ai attendu.
On avait rendez-vous lundi, non?
A midi aujourd'hui.
Toutes mes excuses. Je croyais que c'�tait lundi.
Chez moi, le client a toujours raison. A lundi.
Faites attention a M. Anderson, il est tr�s rus�.
Je le suis moi-m�me.
Je risque de finir par lui prendre tout son argent.
Vendu a M. Pagent.
Voici le clou de la vente.
Un symbole
du courage de nos soldats
et de la lachet� des conf�d�r�s qui ont abandonn� ce drapeau.
Comme s'il y �tait.
Une proposition
pour ces lambeaux sudistes?
10 dollars.
15 dollars.
Allons, mes amis.
Ce symbole de notre bravoure
m�rite mieux.
20 dollars.
Merci, capitaine.
25 dollars.
Il risque de vous le vendre.
26 dollars.
27 dollars.
28 dollars.
Une offre a 28 dollars.
30 dollars.
Laissez-le-lui. Il y tient.
31 dollars.
35 dollars.
Une offre a 35 dollars.
Il ne peut pas se permettre plus.
36 dollars.
40 dollars.
Une offre a 40 dollars.
Merci. La bourse d'un soldat
n'�gale pas celle d'un homme d'affaires.
Qui dit mieux que 40 dollars?
- 40 dollars, une fois... - 45!
45 dollars pour Katy Bishop.
- 50. - 50 dollars pour M. Swayze.
55 dollars.
M. Swayze?
Je ne surench�ris pas deux fois sur une dame.
55 dollars, une fois. Deux fois...
Par ici, sh�rif. A l'h�tel.
Par ici, sh�rif. A l'h�tel.
On l'a attrap�. Il est ivre comme une barrique.
Il a battu un Yankee a mort.
- Quelqu'un l'a vu? - Je ne crois pas.
On ne peut pas prendre de risque.
Dites a Robinson de quitter l'h�tel.
Ramenez Keating a la ferme et ne le quittez pas des yeux.
- Je viendrai demain. - Entendu.
- Tout le monde est la? - Oui, madame.
Ou dois-je le mettre?
II est a vous.
Je ne peux pas accepter. Un homme...
On ne refuse pas un cadeau d'une vieille amie.
Vous le vouliez, non?
Je le voulais.
Alors, n'en parlons plus.
Je vous donne 35 dollars maintenant
et le reste apr�s.
Vous y tenez?
Tr�s bien.
Vous savez pourquoi je le voulais?
- On en parlera demain. - Je n'en serai pas capable.
C'est la premi�re fois que j'en parle.
Je ne suis pas un h�ros.
Je n'ai jamais approch� un combat de pr�s.
J'avais peur.
J'ai essay� d'�tre bless�.
Pas autant.
Mais assez pour rentrer chez moi.
Je suis pass� sous la roue d'un chariot.
Je voulais vous le dire.
Lionel...
Merci de me l'avoir dit. Il fallait du courage.
Bonne nuit, Katy.
Dimanche 18 octobre
Robinson, Duprey, Ramsey!
Caporal Dean.
Capitaine Dwyer.
Il en a pris trois.
Le lieutenant Keating s'est sauv�. Allons a St. Alban.
Pas vous, lieutenant.
S'ils attrapent Keating, vous serez pris comme son ami.
Maman est partie a l'�glise.
Je vous attendais.
Larry, j'ai du travail.
- Mais c'est dimanche. - Je sais.
Un autre dimanche, OK?
Alors, je n'y vais pas.
Pas question. Allez, vas-y!
Je ne suis pas un ringard.
Tous les gens honn�tes vont a l'�glise.
Vous n'�tes pas honn�te?
C'est a voir.
Peut-�tre en ai-je besoin plus que toi. Allons-y.
Mes chers paroissiens.
Je suis heureux de vous voir si nombreux.
Je suis particuli�rement heureux d'accueillir
nos valeureux soldats.
En ces temps de crise...
Il s'est �chapp�.
Quand?
Je l'ignore.
Mon sermon
traitera...
Mon sermon traitera d'un sujet
qui nous est tr�s cher.
Un sujet cher a tous les patriotes.
La R�bellion.
Il est bon de se rappeler
que notre Sainte Bible
a beaucoup a dire sur ce th�me.
Chapitre 15 du Livre de Samuel:
"La r�bellion...
"�quivaut a la sorcellerie."
Chapitre 17 des Proverbes:
"L'homme mauvais ne recherche que la r�bellion."
M. Lincoln nous a dit il y a peu
que pour les hommes libres
il n'y a pas d'h�sitation
entre les urnes ou les balles.
Peut-on douter de quel c�t� se trouve le Seigneur?
Nous avons raison
et avec Son aide
nos l�gions doivent faire mordre la poussi�re aux Rebelles.
Satan lui-m�me devra faire de la place dans son domaine
pour accueillir ces ames perdues.
Esp�ce de vermine yankee!
Qui veut essayer?
Qui?
Dis a ton ami le diable de t'accueillir.
Personne...
Que Dieu vous b�nisse.
Cet homme doit �tre un Sudiste.
Quelqu'un le conna�t? II �tait ici tout seul?
II �tait a l'h�tel avec un ami.
Sortons-le.
Bravo, fr�re Swayze. Si je peux faire quelque chose...
Vous �tes un h�ros comme mon p�re, pas vrai?
Oui, Larry.
Tu as vu comme il a tir�?
Dieu a guid� votre main.
Les officiers sont la.
Venez, caporal.
D�sol� pour Keating. On a essay� de l'arr�ter.
Je sais.
Rester ici a ne rien faire n'est pas d'une grande aide.
J'ai fait une erreur en l'emmenant. C'�tait trop risqu�.
Ca nous retarde?
On attaquera comme pr�vu.
Les Yankees partent en fin de matin�e.
Mais il y a un r�giment qui arrive vers 14h.
Ils vont bivouaquer a St. Alban.
On a peu de temps.
Deux heures tout au plus.
M. Duprey, soyez en ville a 8h du matin avec un cheval.
Vous reviendrez leur donner l'heure d'attaque.
M. Robinson.
Vous prendrez le chariot avec l'arri�re-garde.
Vous �tes recherch� a St. Alban.
Ca vaut mieux.
Soyez en ville demain matin.
Montez au beffroi d�s l'arriv�e de Dwyer.
Attendez 4 minutes et sonnez la cloche.
Et mon uniforme?
Cachez-le dans l'�glise.
Mme Bishop aimerait vous voir en bas.
Elle insiste.
Vous connaissez tout le monde.
Nous, nous le connaissons.
Grace a vous
nous croirons en nos pri�res.
C'est dimanche.
Ils ont une surprise pour vous.
C'est normal, il aime M. Swayze
autant que nous. Dis-le-lui, Josiah.
On dirait que St. Alban
ne veut pas vous perdre.
On ne pourra m�me pas faire affaire.
Il y a un superbe terrain derri�re chez Gilman.
La ville vous l'offre.
On veut garder nos h�ros.
Je ne peux pas accepter.
Quand dans le Vermont on donne quelque chose,
�a tient du miracle.
Les propri�taires peuvent voter.
Et il se trouve que je me repr�sente.
L'acte sera pr�t demain apr�s-midi. Venez me voir.
La r�union est lev�e.
Vous �tes des n�tres. J'esp�re vous voir a l'�glise.
F�licitations, M. Swayze. Je vous charge de mes affaires.
Tant que le r�v�rend ne le sent pas.
Je vous montre votre terrain?
Non, petit.
Voila pourquoi j'aime St. Alban.
Vous avez conquis notre ville.
Katy, j'aimerais...
Allez, au lit.
- Je viens te border. - C'est pour les b�b�s.
Bonne nuit, Neil. Vous m'apprendrez a tirer?
II vous aime beaucoup.
C'est un bon gar�on.
D'abord...
je m'excuse d'avoir rench�ri hier a la vente.
C'est le contraire.
C'est a moi de m'excuser aupr�s de vous deux.
Peu importe. Je veux que vous le preniez.
Non, il est a vous.
Il n'est pas pour moi. Vous l'avez m�rit�.
Lionel est sinc�re.
- Acceptez. - Gardez-le.
Lundi 19 octobre
Mes amiti�s au g�n�ral Sherman. A bient�t.
Soyez pr�ts pour 12h15.
J'ai quelque chose a vous dire.
Je sais ou vous �tes.
- Vous... - Ne bouge pas.
Je suis un conf�d�r�.
Non, vous en avez tu� un.
Ecoute...
il y a des choses a la guerre qui sont dures a expliquer.
M�me si on aimerait �tre compris.
M�me si...
Un soldat agit parfois
contre son gr�.
- Vous �tes un espion. - Non, crois-moi.
Ton p�re aurait peut-�tre pu t'expliquer.
Tu sais...
il s'est battu pour son pays.
D'autres, comme moi, se battent aussi pour leur pays.
Vous �tes un sale espion!
Ecoute-moi!
Reste dans cette maison.
Quoi qu'il arrive, ne quitte pas cette maison.
Reste pr�s de ta m�re.
Larry est ici?
C'est trop tard, mes hommes sont d�ja la.
Peu importe ce que vous pensez de moi,
gardez Larry pr�s de vous.
Vous ne risquez rien ici.
Mme Bishop, Larry est bizarre.
Il parlait de la cavalerie...
- Retiens-le! - Il est d�ja parti.
- Ou sont les nouvelles? - Et le bulletin?
II n'y a rien. Qui sonne la cloche?
C'est un raid de l'arm�e conf�d�r�e.
Restez ou vous �tes et ob�issez aux ordres.
M. Ramsey, videz la mairie et brulez-la!
Entrons, M. Anderson. J'ai un retrait a faire.
Je vous ai dit de sortir.
Ouvrez!
Je refuse, quoi qu'il arrive.
Gardez-le, je reviens avec la combinaison.
Je les fumerai plus tard.
Lipscomb!
J'ai une famille.
Je vous l'interdis!
Taisez-vous!
Videz tout!
Un probl�me, Yankee? On est d'Atlanta.
90000 dollars en liquide. Brulez tout!
D�p�chons-nous, la cavalerie va revenir.
- Vous �tes sur? - Certain. Vite!
C'est vous qui aviez les troph�es en vitrine?
En voila un autre.
Mettez-le avec les autres.
Ou est le capitaine Foster? L'officier recruteur.
Il s'est gliss� dans le batiment.
Il va vite avoir chaud.
Abritez-vous!
II faut le faire descendre. Il a deux pistolets.
Je m'en occupe. Je vais le faire r�tir.
Sale lache!
- Ca va? - Oui.
Essayez par le toit.
Caporal Dean.
Le balcon de la mairie.
Capitaine Dwyer.
- La State Bank? - J'ai l'argent.
C'est bon. Avotre tour.
Je jure solennellement d'ob�ir...
- De me battre... - Oui.
De me battre pour prot�ger la constitution
des Etats Conf�d�r�s d'Am�rique.
Comme �a, tout est l�gal. On n'est pas des voleurs.
C'est juste un don patriotique.
Aton tour.
Allez!
Vas-y, tire!
Ca suffit!
Faites-les sortir et mettez l'argent dans le chariot.
Je m'en sers maintenant?
C'est fait pour �a.
Vous avez �t� merveilleux.
Major, il y a une troupe
de l'autre c�t� de la colline.
M. Ramsey, dites aux hommes de se mettre en selle.
Deux pelotons a 6 km.
Barrons-leur le chemin.
Ces chariots ne suffiront pas.
Je parlais d'un barrage humain.
Deux hommes arm�s peuvent les tenir a distance.
Pour qu'on puisse arriver au pont.
Laissez tomber.
Encore une chose.
Rappelez-vous ce que vous avez dit
lorsqu'on a laiss� Henderson.
"On a creus� ce tunnel pour rien?"
Et ce que vous avez dit a Keating.
"On doit s'en sortir. St. Alban n'est qu'un d�but."
lls arrivent!
Capitaine Foster.
Emmenez-les a l'autre bout de la place et retenez-les.
Ne bougez pas. Il veut bloquer la route avec nous.
Je vous ai donn� un ordre.
C'est comme a Atlanta
ou a Chattanooga.
Restez ou vous �tes.
Tous.
Capitaine, je vais aller pr�s de votre chariot.
Si ces gens ne bougent pas, prenez Foster
et tuez-le!
II le fera, Lionel. Il vous tuera.
Allez vous mettre tous sur la route. Vite!
Faites-le pour moi.
Dans deux minutes.
Descendez, on s'en va.
Va me cherchez deux chevaux.
Tenez �a.
Il y a des choses de valeur?
Non, l'argent est dans un autre.
Bloquez ce c�t� de la rue.
Dirigez-vous vers la fronti�re.
Vous ne venez pas?
Ne vous arr�tez pas. On vous rejoindra.
Faites-les asseoir.
Allez, asseyez-vous!
Vous!
En avant!
Ca explosera sur les premiers cavaliers.
Non, il y a un gamin de 9 ans avec eux.
Rangez �a!
Ecartez-vous!
Restez assis!
lls l'attraperont pas, hein?
Beau travail.
Je ne veux pas qu'ils l'attrapent.
Je sais.
S'ils br�laient St. Alban, les comprendriez-vous?
Leur pardonneriez-vous?
Traduction: Christian Jeune
Sous-titrage: C.M.C.
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