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Je me suis jur� de poursuivre non seulement les flagrants d�lits,
mais aussi ceux cach�s.
Je la trouverai.
Si on s'en s�pare, on voudrait une compensation.
- Tu es mon papa ? - Si tu le veux.
Marius Pontmercy, mon petit-fils.
Permettez-moi de passer du temps avec mon gar�on.
Jamais ! Il grandira en maudissant votre nom.
Il y a un homme, Th�nardier, il m'a sauv�.
Si tu le croises, fais de ton mieux.
Cet homme est Jean Valjean.
Occupez-vous d'elle.
Police !
Il ne s'�chappera jamais !
Vous pouvez rester ici.
Et vous pourrez voir l'enfant tous les jours.
Regarde Marie-Claire.
- Elle a h�te d'�tre � vendredi. - Pourquoi vendredi ?
Elle nous quitte.
J'ignorais que c'�tait pour bient�t.
- Tu veux pas partir aussi, Cosette ? - Je sais pas.
- Toutes les jolies robes et les f�tes. - Danser et tomber amoureuse !
Et se fiancer !
- Et faire la chose. - Jermaine !
J'�nonce juste un fait.
Regardez.
Mon cousin.
Il est pas mignon ? Je le vois samedi.
Pauvre Cosette.
Pourquoi ?
Tu deviendras une �pouse du Christ.
Regarde.
C'est dommage, tu es trop belle pour �a.
Les filles !
Plus de bavardage !
Synchronisation & Traduction : Asukamy
P�re, pas si fort !
Tu vas m'�craser les poumons.
Tu es si fragile ?
Parfois, tu oublies ta propre force.
Excuse-moi.
C'est juste que j'aime beaucoup nos samedis apr�s-midi.
Viens.
Un souci ?
Allez, parle.
Je vais vraiment prendre le voile ?
C'est ce qu'on avait convenu avec l'abbesse et s�ur Simplice.
- Tu as chang� d'avis ? - Non.
Je sais pas.
- D�sol�e, te f�che pas. - Je me f�cherai jamais contre toi.
J'ai encore rien vu du monde.
Tu as vu le monde.
Ces aubergistes � Montfermeil.
Des mensonges, de la violence, de la cruaut�,
c'est �a, le monde.
Je crois pas que c'est partout pareil.
Je pensais...
qu'on avait trouv� un foyer ici.
O� tu grandirais et o� je vieillirais.
O� tu vieillirais et o� je mourrais.
Et o� on resterait ensemble.
Je serai enferm�e.
Et je le veux pas.
La police de Paris
a �tabli un niveau d'excellence qui est un exemple
pour toute la France et pour les autres pays.
J'ai invit� l'inspecteur Javert
� accepter la m�daille d'honneur
pour ses r�sultats exceptionnels
dans la chasse aux voleurs.
C'est un grand honneur. On donne une bonne image.
Je n'y prends aucun plaisir.
- Pas tant que cet homme est libre. - Excusez moi, quel homme ?
Tu sais lequel.
P�re Madeleine, Jean Valjean,
peu importe le nom qu'il utilise aujourd'hui.
C'est qu'un homme parmi tant d'autres.
C'�tait il y a dix ans.
Il est sans doute mort.
Je suis convaincu qu'il vit toujours et qu'il se trouve � Paris,
se moquant de nous.
Je ne conna�trai pas la paix tant qu'il n'aura pas les fers.
Merci, jeune homme.
Vous veniez � la messe.
Vous �tes bien Monsieur Pontmercy ?
Je m'appelle Mabeuf.
Pouvons-nous parler quelques instants ?
Je voyais r�guli�rement un malheureux venir ici
afin de voir son enfant.
C'�tait le seul moyen pour lui,
� cause d'un arrangement familial.
Le gar�onnet ignorait tout.
Il avait un riche beau-p�re
qui a menac� de d�sh�riter le gar�on si le p�re entrait en contact avec lui.
Donc,
le p�re est toujours rest� derri�re ce pilier.
Je le voyais regarder son fils en pleurant.
Le malheureux adorait cet enfant.
C'est une histoire tr�s touchante.
C'�tait l'un des colonels les plus courageux de Napol�on.
Il s'appelait Pontmercy.
Votre p�re.
"A sabr� dix Cosaques � Arnay-le-Duc,
"sauvant la vie de son caporal.
"On lui a extrait 27 �clats d'os de son bras gauche."
�coutez ceci.
"Le vaisseau du g�n�ral Guibert tomba sur huit vaisseaux anglais.
"Le sous-lieutenant Pontmercy, plut�t que de fuir ou de se cacher,
"hissa le drapeau tricolore et navigua fi�rement pr�s d'eux."
Je l'ignorais.
Vous m'avez menti � propos de mon p�re.
C'est moi, ton p�re.
Ne dites pas n'importe quoi.
J'ai d�couvert que mon p�re �tait un homme humble et un h�ros,
mort dans l'oubli et l'indiff�rence � cause de vous.
Je ne l'ai jamais connu � cause de vous.
Je ne l'ai jamais connu et je ne l'ai jamais voulu.
Lui et les autres de son esp�ce, tous des bandits,
des meurtriers, des r�volutionnaires, des voleurs.
Ils ont trahi leur roi.
Alors, � bas le roi.
Que viens-tu de dire ?
J'ai dit,
� bas le roi.
Jeune homme, je vois que toi et moi,
nous ne pouvons plus vivre sous le m�me toit.
Dehors, je ne veux plus te revoir !
Qu'avez-vous fait ?
Il reviendra la queue entre les jambes.
Vous pouvez me croire.
J'ai peur pour vous, le monde ext�rieur a chang�.
Il y a de la col�re et de l'agitation dans les rues.
Vous avez pens� au policier qui est venu ici ?
Merci de votre inqui�tude.
J'ai tout pr�par�.
C'est vraiment � nous ?
Viens voir l'int�rieur.
Voici Toussaint.
Un piano !
Regarde cet endroit.
Tu ferais mieux de t'excuser aupr�s de ton grand-p�re.
Je n'y retournerai jamais.
Et voil�.
- Tu as tout le confort. - Tu es r�pugnant.
Je sais.
Installe-toi et viens prendre un verre au Caf� Musain.
Merci, Courfeyrac.
Tu es un bon ami.
L'endroit parfait pour un jeune homme studieux.
Vous �tudiez quoi � l'universit� ?
La loi.
Vous comprenez alors qu'�tant la propri�taire,
je suis autoris�e � vous demander de bien vous comporter.
Amenez pas de jeunes femmes sans une permission sp�ciale.
Bien s�r.
Je vous laisse vous installer.
Comment vas-tu ?
Le voil�.
En chair et en os, notre royaliste favori, Pontmercy.
Les pr�sentations.
Grantaire, Enjolras, Bossuet.
Pour commencer, je ne suis plus royaliste.
Tu es quoi ?
Je suis bonapartiste et d�mocrate.
C'est un pas dans la bonne direction.
Napol�on �tait un d�fenseur de la R�publique,
avant de se proclamer empereur.
Bois un verre.
Beaucoup de verres.
Je dis, � bas tous les pays.
- � bas tous les rois. - Et les empereurs ?
Un empereur est un roi avec un autre nom.
Et en pire.
Je ne suis pas d'accord.
Napol�on a donn� de la grandeur � ce pays.
Il a apport� des r�formes � travers ses conqu�tes.
Quelle joie de servir un tel homme.
- Qu'y a-t-il de meilleur ? - �tre libre.
Je veux �tre un citoyen de la R�publique
et non le sujet d'un roi,
ou d'un empereur.
Un jour,
on se battra tous jusqu'� la mort pour �a.
Pour un c�t� ou pour l'autre.
Et de quel c�t� tu seras, mon ami ?
Par ici.
Regardez par le trou.
Vous voulez en voir plus ?
Fini.
Bonne nuit.
Comment �tait ma m�re ?
M'oblige pas � parler de �a.
Elle travaillait pour moi,
et je l'ai renvoy�e.
- Pourquoi ? - Pour rien.
Elle m'a cach� la v�rit�.
Quelle v�rit� ?
Sur toi.
Apr�s �a, elle est tomb�e dans la pauvret�,
et elle est devenue malade.
J'ai voulu me racheter, mais il �tait trop tard.
Et elle est d�c�d�e.
Tu vois pourquoi je veux te prot�ger.
Pour que tu aies pas � souffrir comme elle.
Tu as donc pr�vu de me garder enferm�e ici ?
On avait pas parl� de �a au couvent, mais j'ai peut-�tre mal compris.
- Tu ignores comment est le monde. - Tu l'as d�j� dit.
Mais je veux voir par moi-m�me.
Je me sens seule ici.
C'�tait mieux au couvent, je pouvais parler aux autres filles.
Tr�s bien, je comprends.
Demain, on ira au jardin du Luxembourg.
Il me faut de nouveaux habits.
Tout le monde a l'air si chic.
Si tu y tiens.
- Monsieur... - Fauchelevent.
C'�tait un r�el plaisir pour moi d'habiller votre jeune amie.
Ma ni�ce.
Votre ni�ce, bien s�r.
Un si joli visage, ce serait dommage de le cacher.
Vous devez le penser aussi.
Venez.
Voil�.
Tournez.
Tu l'aimes, papa ?
Papa, c'est si mignon.
Je te pr�f�rais dans l'ancienne, mais si elle te pla�t...
Les hommes, qu'en savent-ils ?
On lui montre les autres ?
Donne-moi quelques lettres.
C'est pour toi et personne d'autre.
D'accord ?
C'est celui de mon p�re.
Pardonnez-moi.
Comment vous appelez-vous ?
- Encore merci. - C'�tait un plaisir.
- Ravi de vous avoir rencontr�e. - Au revoir.
C'�tait inutile de courir vers lui.
Qui c'�tait ?
Je sais pas, juste un jeune homme.
Pourquoi on se d�p�che ?
�a se rafra�chit, je veux rentrer.
Un probl�me ?
Mon poignet est tout endolori, tu as trop serr�.
Excuse-moi.
Un petit bisou et �a ira mieux.
Pourquoi t'es dans cet �tat ?
Tu dois comprendre que tout le monde te veut pas que du bien.
Mais ce sont pas tous des gredins.
Il y a beaucoup de jeunes hommes avec de bonnes mani�res et charmants,
dont le seul but dans la vie est de d�baucher les jeunes femmes.
D�baucher ?
Les sortir du droit chemin.
Je crois pas que Marius est comme �a.
Tu connais son nom ?
Il m'a dit son nom et il m'a demand� le mien.
- Qu'y a-il de mal ? - Tu lui as dit ?
- T'as dit ton nom ? - Il me veut aucun mal.
Comment tu peux le savoir ? Tu sais rien du monde.
Car tu me prot�ges de savoir quoi que ce soit.
On ira plus au jardin du Luxembourg pendant un moment.
Cet endroit est comme une prison.
Tu ignores ce qu'est une prison.
Allez, bois �a.
�a va mieux ?
C'est pire.
- Qui conna�t un rem�de � l'amour ? - La r�volution.
Allons !
Des soldats qui ont vers� le sang pour la France
vivent en clochards.
Ton propre p�re, un h�ros, est mort pauvre.
Regardez dans les bas quartiers, regardez les enfants affam�s,
alors qu'un roi ob�se si�ge sur le tr�ne.
Paris est une poudri�re,
il faudra qu'une �tincelle pour qu'elle explose.
C'est �a.
Mets ta passion dans la lutte pour la libert�
et lorsque le r�gime aura disparu,
�galit� pour tous.
� tour de r�le, on se fera cette jolie fille.
Il plaisante.
Je m'excuse,
vraiment, sinc�rement.
J'ai ressenti ce que tu ressens.
Le n�ant
et le d�sespoir.
On doit se battre,
surmonter ces sentiments.
Comment ?
On pourrait l'emmener � la Chaumi�re � Sceaux.
L� o� on peut trouver toutes les femmes �gar�es.
- Tu pourrais m�me y trouver la tienne. - Excellente id�e.
- On va tous y aller. - Ce sera sans moi.
J'ai mieux � faire et vous aussi.
- Sans moi non plus. - Aucune chance, tu viens.
M�me s'il vaut t'y tra�ner.
Allez.
Arr�te.
Cosette !
Tu me veux ?
Je te ferai un prix.
Non, d�sol�.
J'aurais jamais cru vous voir ici.
- Sors d'ici, sale morveux ! - �a va, j'y vais.
�a va, monsieur ?
Embrassez-le !
Vous en avez envie.
Un baiser !
Je sors regarder le lever du soleil.
Tu veux m'accompagner ?
Au jardin du Luxembourg ?
Pr�pare-toi.
Je t'attends.
Pourquoi ici ?
Je voulais te montrer un truc.
C'est quoi ?
Qui sont-ils ?
Des d�tenus.
Des bagnards.
Ce sont vraiment des hommes ?
Ce sont des hommes.
Des hommes comme moi.
Si je croisais un de ces hommes, je pourrais en mourir,
rien qu'en regardant son visage.
- Que venez-vous faire ici ? - Il fait un peu frisquet.
Vous me faites une place ?
J'ai une lettre pour vous.
De qui ?
Mon p�re.
Donnez-la.
- Jondrette, c'est votre nom ? - Parfois.
Votre famille serait affam�e, c'est vrai ?
On mange pas souvent.
Apportez-moi ma bourse, sur la table.
- C'est tout ce que je peux donner. - Vous �tes pas oblig�.
- Il demande � tout le monde. - C'est pour vous.
Pas pour lui.
Tenez.
Comment vous vivez dans cet endroit ?
Comme �a.
Je prends ce que je peux, comme je peux.
Je sors le soir et parfois je reviens pas de la nuit.
Vous me comprenez ?
Cinq francs !
Tout neuf !
Vous �tes g�nial. Vous en �tes s�r ?
- Oui. - Quel gentleman.
C'est trop rassis pour vous, je peux l'avoir ?
Ce monsieur Marius est un gentleman.
Je le savais, cette lettre a march�.
C'est pas ta lettre, c'est moi.
Je lui ai sorti mon baratin et il a eu piti�.
Il m'aime bien, monsieur Marius.
- T'as couch� avec ? - Il est pas comme �a.
- Son c�ur est pur. - Viens ici.
Viens ici, sois gentille.
- T'as quoi dans ta main ? - Rien.
Allez, ouvre-la.
Montre � ton p�re.
C'�tait pour moi, pas pour toi.
- Mioche voleuse. - Vieux con voleur, je te hais.
Parle encore comme �a et tu t'en prends une.
Tu me fais pas peur.
Bon, t'as �t� maligne.
Mais sois pas arrogante.
Ce sont tous des ordures.
Ils se pavanent dans leurs fiacres dor�s.
Et moi ?
Je souffre dans la mis�re.
Amenez-le ici, vous pouvez le faire ? �ponine, Azelma.
- Le vieux avec sa jeune fille ? - Oui, lui.
D'apr�s vous, c'est une bonne poire.
Et reviens pas sans une r�ponse.
Ces hommes horribles.
Rien qu'� penser � ce qu'ils ont fait pour �tre punis ainsi.
Pourquoi tu m'y as emmen�e ?
C'est parce que tu es f�ch� ? Tu voulais m'effrayer ?
C'est de mon pauvre p�re.
Lisez-la et ayez piti� de nous.
- Pour moi ? - Il sait que vous �tes un homme bon.
- Tu as rien d'autre � te mettre ? - C'est tout ce que j'ai.
Je sais o� c'est.
Dis � ton p�re qu'on passera.
Il sera heureux de l'apprendre.
- Papa. - Quoi ?
On devrait pas y aller.
Pourquoi ?
Cette fille...
J'ai un mauvais pressentiment.
Sa famille a besoin d'aide et je peux la donner.
Tu veux conna�tre le monde, tu peux donc m'accompagner.
Ils sont l�.
�teins le feu, Rosalie. Toi, les bougies.
Et toi, brise une fen�tre.
Allez, un bon coup de poing !
Pleure pas, �a va le f�cher.
Au contraire.
Hurle, il doit voir la souffrance.
Toi, dans le lit. C'est tout.
Brave petite, reste calme.
Vas-y.
Brave petite.
Bienvenue.
Bienvenue dans mon humble demeure.
Et votre ravissante fille, entrez.
Venez.
Voici quelques habits.
Des bas de laine, des couvertures.
Mon bienfaiteur ang�lique est plus que g�n�reux.
Mille mercis, mon bon monsieur.
Si seulement...
Si seulement les bas de laine pouvaient servir � payer le loyer,
mais je vous remercie, de tout mon...
Vous �tes vraiment � plaindre, Monsieur...
Fabantou.
Votre lettre �tait pas sign�e Genflot ?
Mon nom est Genflot-Fabantou.
Bien s�r.
Vous voyez,
tout ce que j'ai � me mettre, c'est cette chemise.
Ma femme est malade et ma fille bless�e.
J'ai six mois de loyers en retard, �a fait 60 francs.
Si je paie pas ce soir, on se retrouvera � la rue.
J'�tais un homme respectable,
et puis un jour, un homme est venu,
il m'a vol� ma fille.
Si je recroisais cet homme,
j'aurais quelques mots � lui dire.
Vous me comprenez ?
C'est une honte qu'une personne comme vous
soit expos�e � un tel inconfort.
J'ai cinq francs sur moi.
Il y a des gens qui paieraient beaucoup plus pour vous voir.
- Je ram�ne ma fille chez nous. - Votre manteau.
Je vous le laisse.
Je reviendrais � 18 h
avec 60 francs.
Noble monsieur, on vous attendra.
Oubliez pas �a.
Tu vas retourner le voir ?
Excusez-moi.
Je dois y retourner, pour qu'il sorte de nos vies.
Je le laisserai pas te faire du mal.
- Rue Plumet. - Oui, monsieur.
Vous avez l'air d�prim�.
Un probl�me ?
Vous les avez amen�s ici. Le vieux et la fille.
Et alors ?
Vous savez o� ils habitent.
J'ignore l'adresse exacte.
Vous pourriez la d�couvrir pour moi ?
�a d�pend,
j'y gagne quoi ?
Tout ce que vous voulez.
Je ferai tout pour vous.
Mais les jours du vieux sont compt�s.
Comment �a ?
Mon p�re pr�pare un sale coup. Je dois y aller.
Bonsoir, �a va ?
Si vous entendez du bruit, vous inqui�tez pas,
on fera la f�te avec quelques amis.
Ce soir, c'est le grand soir.
Il veut donner que 60 francs, alors qu'il cache des millions.
On lui met la pression et on rafle le tout.
Vous deux, allez dehors.
- Avec sa main bless�e ? - L'air frais fera du bien.
Plus vite !
Sors.
Allez.
Tu l'as reconnu ?
- Lui ? - C'est lui qui a pris la fille.
Mon Dieu !
Cette horrible jeune fille d�licate qui a regard� mes filles avec piti� ?
C'est elle.
Oblig�.
Je lui donnerais un bon coup de pied avec mes sabots.
Tu pourras, avec ma b�n�diction.
Je ferai venir quelques gars, on s'amusera avec eux,
et on lui prendra son argent.
Tout son argent.
Et apr�s ?
On devra le tuer, ma ch�rie.
La masure Gorbeau ?
Vous connaissez ?
Oui.
Prenez-les.
Rentrez, restez dans votre chambre,
et ouvrez l'�il.
Laissez-les faire.
On doit les appr�hender en flagrant d�lit.
Vous �tes avocat, vous comprenez.
J'�tudie le droit.
Faites-le quand m�me.
Apr�s quelques minutes,
vous tirerez.
En l'air.
Vous avez peur ?
Je suis un peu nerveux.
Tout d�pend de vous.
Vous avez dit, 18 h ?
Bon.
- Tout est pr�t ? - Oui.
R�chauffons la pi�ce. Pour notre ami.
M�re de Dieu.
Je vous salue Marie.
C'est parti.
Vous nous avez pas laiss� tomber, que Dieu vous b�nisse.
O� est la fille bless�e ?
Sa s�ur l'a emmen�e chez le m�decin.
C'�tait la chose � faire.
Les enfants,
des d�penses en plus, ils vident votre porte-monnaie.
Tenez.
Pour vos loyers et vos d�penses imm�diates.
Il m'en reste encore.
Paris est pas le bon endroit pour votre famille.
Allez vivre � la campagne.
Je peux vous y aider.
C'est tr�s...
C'est tr�s aimable � vous.
Je r�fl�chirai � votre charmante offre, vous aimez les tableaux ?
- C'est qui ? - Un voisin.
Comme je disais,
si vous aimez l'art,
j'ai un tableau que je pourrais vendre
au bon acheteur.
Des voisins.
Admirez ceci.
Mon �uvre d'art.
Montrant le sergent Th�nardier,
le h�ros de Waterloo.
Et o� est ce h�ros ?
Ici !
Dans cette chambre !
C'�tait moi, Th�nardier,
qui a sauv� la vie du colonel Pontmercy.
J'ai eu droit qu'� de simples remerciements.
Et c'est vous le b�tard qui a pris ma fille.
Saisissez-le et attachez-le.
Je suis un homme raisonnable, je r�clame pas beaucoup.
200 000 francs devraient suffire.
Vous voulez pas que votre jolie fille soit bless�e.
Vous l'appelez comme �a ?
Mon ami Montparnasse pourrait se glisser derri�re elle
et lui trancher la gorge.
Je trancherais la v�tre, pour deux sous.
Vous osez menacer ma Cosette ?
Attrapez-le !
Vous pensez pouvoir m'impressionner ?
Regardez !
Quoi ?
Allez-y !
Attrapez-le !
Attrapez-le !
Allez !
Frappez-le au visage !
Allez !
Emmenez-les !
Baissez vos armes et rendez-vous !
Touchez pas � ma m�re !
Tu agresses un officier ?
L'homme que vous avez attir� ici.
- O� est-il ? - Il est pas ici.
Dommage, vous avez rat� le gros lot.
Deux se sont enfuis.
Je vous ai d�j� vu.
L'�tudiant pour qui ma s�ur a le b�guin.
Gavroche, l'h�ritier.
Il y a rien � piquer ici, si c'�tait votre intention.
- Je ne suis pas un voleur. - Vraiment ?
Moi si.
Personne va t'aider, tu dois t'aider toi-m�me.
Bon, j'y vais.
- O� iras-tu ? - Vous inqui�tez pas.
J'ai des amis partout.
Au revoir.
Sainte Marie, M�re de...
Mon vieil ami, toi et moi, on va avoir une petite conversation.
Et tu vas...
tout me dire.
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