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UNE SĂRIE ORIGINALE NETFLIX
Allez, papa.
La salope.
Morris.
Non ! Papa !
Au secours.
Papa !
Linda. OĂč es-tu ?
Qu'est-ce qui se passe ? Réponds, Linda !
Je sais oĂč elle est.
Dans une aile désaffectée de la prison.
Elle est enfermée là .
Tout le monde est impliquĂ© ? MĂȘme les gardiens ?
C'est probable.
Pas croyable.
Les salauds.
C'est bien que tu saches, mais...
Les fumiers.
- Je préviens Morris. - Non.
- Attends. - Longtemps ?
Je ne sais pas.
Si tout le monde est mouillé,
pas de précipitation.
Sale garce.
Pourquoi tu as fait ça ?
J'ai été réglo, moi.
La ferme.
Ăcoute, ma belle.
Si tu refais une connerie pareille, je te tue.
Compris ?
Si tu déconnes,
je te tue.
Ăa me ferait de la peine.
Vraiment.
- Si tu... - Tais-toi, pauvre folle.
Sois sage.
Soyons amis.
Nous deux.
Amis.
D'accord ? Amis.
Pauvre conne.
Pauvre conne.
Il est totalement inenvisageable
qu'on présente un dossier aussi contradictoire.
Allons. Frida.
Dans votre rapport,
vous dites que Santito est un psychopathe.
JuliĂĄn, un avis ?
Juan Pablo, ou Santito comme il est surnommé,
n'a jamais eu de tendances Ă la psychopathie.
- ArrĂȘtez. - NĂ©vrosĂ©,
comme tous les autres, oui.
Mais son état d'esprit est stable
et sa perception de la réalité
correspond Ă ce qui est.
On a bien travaillé et il a beaucoup progressé.
Je suis d'un avis opposé.
Il est drogué et dépendant,
et s'appuie sur l'influence de son parrain.
Une caricature.
Du calme.
Respirez, et pas de dispute.
Il arrive qu'en discutant,
on s'enflamme et qu'on dise des choses sans réfléchir.
Soyons tous bien prudents.
C'est de l'abondance du cĆur
que la bouche parle, Frida.
- Certes, mais... - J'ajouterai
que cette prison est un exemple national.
Pourquoi ĂȘtes-vous toujours contre nous, docteur ?
Pourquoi libérer un homme clairement déséquilibré ?
D'autres attendent de l'ĂȘtre, depuis des mois.
Pourquoi vouloir faire de Santito un miracle ?
Ce n'est pas ça.
Je dois vous laisser.
Mon rapport explique les raisons de mon opposition.
Excusez-moi.
Pablito, tu as laissé trainer tes jouets.
Viens les ranger.
Pablito ?
Mon chéri ?
Blanca.
Blanquita ?
Je suis lĂ , petit cĆur.
Tu me rapportes une bricole ?
Quoi ?
Non.
Qu'est-ce que tu fous ici ?
Réponds !
Ăcoute, Porfis,
j'ai un conseil.
Les adultes assument leurs responsabilités.
- Tu veux ĂȘtre adulte, non ? - Je sais.
Je veux mon blé.
Je sais. Tu l'auras bientĂŽt.
Tu dis toujours ça, Porfirio.
Non.
Encore quelques jours.
Tout le monde doit payer ses dettes un jour ou l'autre.
Je sais.
Soit en argent, soit...
Je te paierai, merde.
Du calme. Pas de panique.
- Relax. - ArrĂȘte.
S'il te plaĂźt.
- Il faut l'arroser. - Oui.
Elle va mourir.
Salopard.
- Paie-moi. - Patience.
J'y suis presque.
Pas la peine de m'intimider. Je paierai.
Au fait, Pablito et Blanca sont au marché.
Monsieur.
Silvestre est lĂ .
Vous vouliez me voir ?
Assieds-toi.
On a un problĂšme.
Tu devines lequel.
Non, monsieur.
Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Deux personnes se sont plaint de toi.
Tu es introuvable.
Reste Ă ton poste, tu n'as pas Ă t'absenter.
Je ne veux pas entendre d'excuses.
Tu ne fais pas ton travail, tu délaisses ton secteur.
Pourquoi ?
C'est que...
L'autre jour,
vous m'avez dit d'aider au réfectoire.
Mais...
il y a un autre souci qui a pris plus de temps.
- Et... - Un souci ?
Avec un détenu.
Ăa a pris un moment.
Tiens donc ?
Les détenus te donnent des ordres ?
Non, monsieur.
Mais voilĂ ...
C'était plutÎt un service, à titre personnel.
J'ai fait une erreur.
C'est inexcusable.
J'imagine
que tu n'aides pas tous les détenus.
C'était Foca ?
Ou Tavares ?
Tu as intĂ©rĂȘt
Ă me dire ce que Mariano Tavares te fait faire.
En vérité,
ce service,
il est énorme.
Tu vas faire quoi ?
Attends.
Je vais me venger.
Alors ?
- Quoi ? - Tu manges lĂ -bas ?
Je suis libre, je te l'ai dit.
Comme vous. Et il y a de la place ici.
Je peux, Picudo ?
Oui.
Assieds-toi.
Il est vraiment cool.
Ce tatouage.
Pas mal.
Fais-le lĂ .
Regarde.
Attends.
- C'est la prison ? - Oui.
La vieille aile.
Enfin, Ă ce qu'on m'a dit.
- Qui, "on" ? - Les anciens.
Ils ont passé leur vie ici.
Il y aurait un tunnel
qui permet de sortir, et tout.
Il est oĂč, ce tunnel ?
Aucune idée.
Mais ta cellule était dans cette aile.
Le tunnel doit ĂȘtre par lĂ .
Je sais qui est calé là -dessus.
Qui ?
El Elegante.
Tu me fais des cachotteries ?
J'ai hĂąte de voir ce que c'est, ton secret.
C'est par lĂ .
Qui est-ce ?
Qui est-ce ?
- Une gringa. - Une gringa ?
Que fait-elle ici ?
Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tĂŽt ?
J'ai dĂ» te tirer les vers du nez, merde !
Envoie une bouteille d'alcool.
Il m'en reste deux.
Elegante.
Qui le demande ?
Un ami.
Je vous paie Ă boire ?
Ăa vous intĂ©resse ?
C'est de la qualité.
Entre.
Entre.
On ne trouve que de la piquette, ici.
C'est fini, ça.
Maintenant, c'est moi qui gÚre et distribue tout ça.
- Santé. - Santé.
La rumeur raconte...
que vous Ă©tiez dĂ©jĂ lĂ
du temps de l'ancienne aile.
C'est vrai.
Racontez-moi.
Eh bien,
pourquoi veux-tu savoir ?
Je veux écrire sur La Rotunda, d'hier et d'aujourd'hui.
Que te dire ?
à l'époque, là -bas,
des gens venaient de l'autre cÎté.
Nous, on vivait notre vie.
- Tu vois ? - Oui.
J'étais tueur à gages.
Dans une autre vie.
Quand on est jeune,
on veut toujours ĂȘtre le plus fort.
Et un jour on comprend
que ça n'a aucune importance, d'ĂȘtre un grand caĂŻd.
On meurt tous, Ă la fin.
Ăcoute.
Si tu veux t'évader,
je vais ĂȘtre direct :
mĂȘme moi, je n'ai pas rĂ©ussi.
Vous avez essayé ?
Plusieurs fois.
On peut encore accéder à cette aile ?
- Ăa va ? - Votre commande ?
- Deux au steak et patates. - Ăa marche.
Je crĂšve de faim. Pas toi ?
J'ai une question.
Tu aimes tout ça ?
- Quoi ? - Tu trouves ça bien,
de pouvoir faire ça ?
Manger des tacos, te promener.
Aller voir tes pouffiasses.
Tu sais bien que oui.
OĂč tu veux en venir ?
Tu me la fais Ă l'envers.
Pas du tout.
Non ?
Planquer une gringa
dans ma prison, comment tu appelles ça ?
Qui te l'a dit ?
Un petit oiseau.
Ou plutĂŽt, le gros minet qui veut le croquer : Silvestre.
Quel con.
Je ne voulais pas t'embĂȘter avec ça.
Tu me fous dans la merde.
Et si ça se sait, tu te rends compte ?
Personne ne le saura.
Son pÚre ne veut surtout pas que ça s'ébruite.
Qui est son pĂšre ?
John Morris.
Un juge texan.
ArrĂȘte. Un juge ?
Tu te fous de ma gueule. Non.
Il faudrait ĂȘtre con ou avoir des burnes en acier.
EspĂšce de...
Donne-moi un chiffre.
Six millions.
Tu me fous dans le pétrin pour six millions ?
Moi, et je ne sais qui d'autre ?
Six millions de dollars, ducon.
Je vois.
Je vois. D'accord.
Des dollars.
Et ma part ?
- Ne me fais pas chier. - Moi ? Pas du tout.
Mais l'hĂŽtel est Ă moi.
Tu loges ton invitée dans une de mes chambres de luxe.
Quoi ?
Il lui faudrait autre chose ?
De l'eau chaude ? Des serviettes ? Quoi ?
Peniche.
Tu es un sale enfoiré.
Ă ton service.
Tu es un type réglo. Je te laisse calculer mon pourcentage.
On en reparlera. J'ai la dalle.
Les crocs.
Les tacos !
Quoi de neuf, docteur ?
N'ayez pas peur. Je suis si laid ?
Que faites-vous ici ? Vous devriez ĂȘtre dans votre aile.
Je suis un bon détenu.
Je fais gentiment mes corvées.
Je mange ma soupe. Je suis quasiment réhabilité.
N'ayez pas peur, je suis de bonne compagnie.
- Excusez-moi. - Dites-moi franchement.
Vous me détestez ?
- Je suis indifférente. - Oui ?
Notre relation est professionnelle.
Alors pourquoi empĂȘcher ma libĂ©ration conditionnelle ?
J'ignore qui vous l'a dit.
Nos rapports sont confidentiels.
Je me suis cassé le cul. Vous ne gùcherez pas tout.
Vous voyez ça ?
C'est sympa chez vous.
Reposez-vous bien.
Bonjour, ma belle.
Bonjour, la bĂȘte.
Putain.
Ces pilules me foutent en l'air.
J'ai encore la trique.
Si ma femme apprenait quel effet ça me fait...
Merde.
Il est un peu tĂŽt pour parler de ta bonne femme, non ?
Tu sais ce qu'il te faut ?
- Baiser ? - Non.
Un psy.
Non.
Santito dit la mĂȘme chose.
Si j'en vois un, je deviendrai gentil.
Je redeviendrai fidÚle à ma femme. Tu as envie de ça ?
Pas du tout.
- Je dois aller bosser. - Non.
- Si, c'est l'heure. - Non.
Tu m'as acheté la pilule,
occupe-toi des conséquences.
- Ta femme, elle fait ça ? - Non.
Et ça ?
Allez, vas-y.
Voyons ça.
VoilĂ .
OĂč tu vas comme ça ?
McAllen.
Un Américain s'est mis dans la mouise.
Ăa paie bien.
- Tu comptais me le dire ? - Tu sais ce que c'est.
Le boulot.
Dans ce cas, c'est bien que tu partes.
Va voir LĂĄzaro, demande-lui de l'argent.
Parce que
son fils a besoin de manger et de vĂȘtements.
Je n'y avais pas pensé. Oui.
On lui rend service. Il ferait pareil pour nous.
Oui. Mais Camila, ça fait un moment.
Quoi ? La vie continue.
Et si on faisait des photos ? Ăa pourrait le motiver.
Ă se reprendre.
- D'accord, mais vite. - Oui ?
- Je suis pressé. - Dans le jardin ?
- D'accord. - D'accord.
On va faire quelques photos.
Comme neuf.
Bonjour.
VISITES CONJUGALES
Ăa va, Mariano ?
Tu es de la famille d'un détenu ?
Ne le regarde pas. Réponds-moi.
Je suis la sĆur de CebollĂn.
- Ne fais pas ça. - ArrĂȘte, Mariano.
Tu m'as pris mon business, ça ne te suffit pas ?
- Tu lui dois quelque chose ? - Calme-toi.
Tu n'es pas obligée de me dire.
Mais si tu es là pour ton frÚre, pour une dette, sois rassurée.
Je suis Mariano Tavares.
Je veille sur toi.
Chacun fait ce qu'il veut.
Mais tu me fais gerber.
Il faut qu'on parle, entre hommes.
Entre amis.
Ne donne pas mon business Ă l'autre con
aussi facilement.
Je suis arrivé ici avant toi,
et j'ai bien voulu bien bosser pour toi.
Passe me voir plus tard.
J'ai envie d'un petit-déjeuner.
Monsieur.
Le Dr Frida est lĂ .
Qu'elle entre.
Venez, docteur. Je vous en prie.
Merci.
- Bonjour. - Docteur.
Bonne journée ?
Santito m'a menacée, hier.
Il avait une photo de mon immeuble.
Les détenus ont des portables ?
Comment a-t-il su
que j'étais contre sa libération ?
- Impossible. - Marcial, JuliĂĄn,
- vous et moi le savions. - Attendez.
Ne paniquez pas, Frida. C'est inquiétant.
Mais mettons les choses en perspective.
Santito est imprévisible.
Il faut supporter son caractĂšre.
- Et ses menaces ? - Non.
Disons qu'il l'a su. Quelqu'un a parlé.
Et alors ? Dites-moi :
que peut-il faire, depuis la prison ?
- Il a des amis dehors. - Frida.
Si j'informais mes patrons de toutes les menaces reçues...
Je vous demande de mettre de l'ordre tant qu'il est temps.
Bordel.
Du calme, amour.
Ne m'appelle pas comme ça, je déteste ça.
Tu préfÚres que je dise "gros con" ?
Dis Foca, comme tout le monde.
La sĆur de CebollĂn, elle disait quoi ?
- Elle t'appelait comment ? - Merde.
Attends. ArrĂȘte.
Tu m'en veux encore pour Marcial ?
Si je t'en veux ?
Je t'ai dit, c'était une vengeance.
Je suis désolé. Du calme.
Je te gĂąte, quand mĂȘme.
Continue, j'ai peur que ça s'infecte.
LĂ .
Autre chose ?
Rien, chĂšre Rox.
Dans ce cas, pardon.
- Je vous en prie. - Au revoir, M. Tavares.
Sympa, ce petit ranch.
Je veux acheter le terrain voisin. Cinq millions.
De dollars ?
Sois un peu sérieux. Ce n'est pas une ßle.
Tu dois bien gagner ta vie.
Je ferais comme les charros dans les films.
Je leur ferais peur avec un fusil.
Pourquoi je fais des affaires avec des sauvages ?
Bref, l'idée
est d'y emmener la gringa. Ce sera plus sûr.
C'est d'accord.
Donne le feu vert et mes hommes feront le reste.
Ă ce sujet, demande Ă ce con de Santito
de lĂącher le docteur.
On a d'autres chats Ă fouetter, non ?
René Santana. Il revient quand ?
CENTRE PĂNITENTIAIRE 42
Jamais.
Pourquoi ?
Il a été tué pendant le rapt.
Je m'attendais un peu à ça.
Putain de merde.
Coup de bol, j'ai déjà calmé la veuve. On serait dans la merde, sinon.
Bon Dieu.
Tu savais qu'il n'était pas chez sa mÚre.
Je ne suis pas con.
J'en ai juste l'air.
Sois bien prudent, Mariano.
Va dans le garde-manger.
LĂ ,
cherche bien.
Au fond de la piĂšce,
il y a une porte.
Ils ont mis des frigos devant, je crois.
Mémorise le chemin.
On s'y perd facilement.
Continue tout droit,
et dans un des couloirs,
tu verras un trou dans le mur.
Il débouche dans une cour.
Traverse-la
et tu arriveras dans l'aile.
Tu y croiseras bien des souvenirs,
et beaucoup de douleur.
Elle en regorge.
Merde.
Enfoiré.
Plus prĂšs, connard.
Approche, grosse fiotte. Allez.
Encore.
VoilĂ .
Comme ça.
TrĂšs bien.
Vas-y, lances-en une autre.
- Je l'ai trouvé. Il est là . - Attends.
Temps mort.
Vraiment, chef ?
D'accord.
Connard.
C'est quoi, ton problĂšme ?
- Réponds. - Demande-lui.
Demande Ă Tavares.
Un souci, parrain ?
Ă l'avenir,
tu ne t'approches plus de Frida. C'est clair ?
Comment ?
- Ne joue pas au con. - D'accord.
J'ai compris.
Compris.
Mais défends un peu mon cas.
Cette pute dit que je suis trop instable pour sortir.
- C'est vrai, non ? - Si.
- Mais ça ne la regarde pas. - Santito.
Ce n'est pas elle qui décide si tu sors. Ni Dieu.
C'est moi, pauvre con.
OĂč est ton copain Dante ?
Personne ne vend rien dans la cour.
- On a viré Foca pour ça. - Je...
Je vais lui parler.
Parle-lui. C'est ton pote.
Ne me fais pas regretter de t'avoir écouté.
Allez, on se casse. On y va.
Il y a quelqu'un ?
Pas de panique.
Chut.
Grouille-toi.
Vite.
Vas-y.
Reste lĂ , toi.
- Je te parle. Reste ici. - Dégage.
- Regarde-moi. Ăa va ? - Oui.
Oui.
- Ils t'ont touchée ? - Non.
- C'est sûr ? - Oui.
D'accord.
- Oui. - Ăcoute.
- C'est une prison mexicaine. - Quoi ?
- Oui. - Quoi ?
- Je reviendrai. - Attends.
- Non, pitié. - Silence.
Regarde-moi.
Linda, c'est moi.
Je reviendrai.
- Je reviendrai. - Reviens.
Oui.
Ăa va, blondinette ?
J'apprends l'anglais, avec des vidéos.
Bonjour.
Bonjour.
Comment vas-tu ?
Comment vas-tu ?
OĂč est le chapeau ?
OĂč est le chapeau ?
Je n'en porte pas.
Ne t'en fais pas.
Ăa ne va pas ?
Je vais ĂȘtre honnĂȘte.
J'aurais peur aussi, Ă ta place.
Mais vois le bon cÎté.
On a des tas de points communs.
Viens lĂ .
Approche.
Viens.
Viens.
Je te pardonne d'avoir appelé.
On tourne la page ?
Tu mérites des excuses.
Je te pardonne mais au cas oĂč, tu restes comme ça.
Mange ta soupe.
C'est moi qui l'ai faite.
Mange.
Nourriture. Mange.
Ăa va ?
Ăa va ?
Quoi ?
C'est quoi ?
- Je ne sais pas. - Est-ce que tu...
Je ne sais pas ce que c'est.
Je ne sais pas.
- Qui est venu ? - Quoi ?
Qui est venu ici ?
- Je ne sais pas. - Qui ?
Putain de merde.
- Non. - Ă qui est ce sang ?
- Parle ! - Je ne sais pas.
Je n'avais pas vu.
Si tu me mens, tu es finie.
Finie, je te jure.
Santito.
Quelqu'un est allé dans la cellule.
Il y est peut-ĂȘtre encore.
Merde. Muerto, on y va.
Allez, on se magne.
- Vite. - Pas toi. Reste lĂ .
- Allez. - Donne-m'en un.
Bouge-toi.
Poussez-vous.
- Ouvre. - Dégagez.
- Vite. - Ouvre, merde.
- Ouvre. - Allez.
Allez-y.
Putain.
Cumbias.
Cumbias. LĂ .
Ouvre, connard.
Il y a du sang, lĂ .
Par lĂ .
Allez, par lĂ .
Allez.
- Le nouveau... - Fais gaffe.
Nom de...
Dis-lui, Linda.
Ou ça va mal tourner. C'est mon patron.
Ta gueule. Pousse-toi de lĂ .
Tu parles au grand patron.
Je n'ai pas de patience.
Alors, réponds.
Qui est venu ?
Tu parles anglais, alors ?
Parfait. Tu vas me comprendre.
Je
ne sais pas.
Je dormais. On s'ennuie vite, ici.
Tu t'es trouvé un mec, pauvre conne de gringa ?
Un latino bien sexy ?
Je ne suis pas zoophile.
Et tous les Mexicains sont des bĂȘtes.
Des putain de rats.
On devrait tous vous stĂ©riliser, vous empĂȘcher de vous reproduire.
Elle est raciste, cette connasse.
C'est pour ça que papa ne répond pas ?
Lui non plus, il ne peut pas te saquer ?
Je vois.
Papa se fout de ce qui arrive Ă sa fille.
DerniĂšre chance.
Qui est venu ?
Je ne sais pas.
Non ?
D'accord.
- Envoyons un souvenir. - Quoi ?
Non. Monsieur.
Je vais parler.
- Ta gueule. - Mon Dieu.
Pourquoi les Mexicains font tous ça ?
D'accord. Il était gros, moche,
et il puait la merde.
Ne pleure pas.
Merci.
On y va.
On y va, abruti.
Je ne l'ai laissée qu'une seconde.
C'est la faute de Silvestre.
Tu te rappelles quand tu m'as expliqué ta condamnation ?
Oui.
Toi, couteau en main. Ton pĂšre, gisant au sol.
Parce qu'il cognait ta mĂšre.
Oui.
Je trouvais ça bien que tu l'aies défendue.
Ăa m'a plu.
Tu réponds présent pour aider les nanas.
Tu es un mec bien, Bocinas.
Malheureusement,
tu ne peux pas continuer à défendre toutes les femmes.
Cette connasse de gringa,
ce n'est pas ta mĂšre.
Cette gringa
profite de toi, pauvre naze.
Et elle va me rapporter
un max de pognon.
Veille bien sur mon investissement.
On prend notre travail trĂšs Ă cĆur.
Les résultats sont là ,
parce que c'est tout ce qui compte.
Je ne vous suis pas.
Vous savez...
mon frĂšre est lĂ -bas.
Il risque sa vie.
Enfermé avec ces criminels.
Pendant ce temps, j'élÚve son fils.
Absolument.
Je comprends pourquoi votre frĂšre est si fier de vous.
Merci, monsieur.
Je sais que vous ĂȘtes raisonnable.
Je vous demande...
Pourriez-vous nous apporter un genre
de compensation financiĂšre ?
Qui avait raison ?
Il faut se méfier d'eux.
Pour ĂȘtre franc,
j'ai d'autres préoccupations en ce moment.
Mais on trouvera une solution.
N'oubliez pas l'importance de votre mission.
Non, monsieur.
Si mes infos sur Linda ne sont pas si importantes,
je peux repasser la frontiĂšre et rentrer dans mon beau pays.
Ăcoutez.
LĂĄzaro me l'a dit.
Il tient une piste. Il ne m'a pas donné de détails.
Mais vous pouvez compter sur nous.
C'est réciproque ?
On peut toujours compter sur moi.
Demandez Ă votre frĂšre.
Votre anglais est pourri.
C'est cette porte. Avance un peu.
LĂ , c'est lui. Notre homme.
Regarde. Cuauhtémoc.
- Tu en veux ? - Cuau l'a vu.
- Dégage. - Mariano.
Monsieur Mariano Tavares.
M. Mariano.
Pardon de n'ĂȘtre pas venu avant,
mais tu me connais.
Je ne me laisse ni abattre, ni vaincre.
J'attendais que ça se calme.
On m'a volĂ© des trucs, oui. Ăa peut arriver Ă tout le monde.
Tu veux quoi ?
Laisse-moi
reprendre mon business.
Dis-moi.
Comment regagner ta confiance ?
Je suis prĂȘt Ă tout.
Ce n'est pas une blague. La cour n'était rien.
- Je l'ai développée. - Ne me manque pas de respect.
Si je voulais le faire, je serais dehors.
Je ferais du fric par moi-mĂȘme.
Mais non, je suis lĂ .
Tu t'es blessé ?
Ăa ?
La Unión m'a jeté une bouteille.
Ăa fait un moment, non ?
Tu saignes encore comme un porc ?
Je cicatrise mal.
ArrĂȘte.
Et Florentino m'a mis un truc...
Je ne veux pas savoir ce que Florentino a mis.
Ne sois pas si nerveux, petit phoque.
On discute entre hommes, c'est tout.
Bien sûr.
Foca dit peut-ĂȘtre
la vĂ©ritĂ©. Et le nouveau est peut-ĂȘtre nul.
Dentier ? Ne déconne pas, parrain. Il assure.
Ferme-la, bon Dieu.
Trouve Dentier, emmĂšne-le Ă l'atelier.
D'accord.
Vous allez vous affronter.
- Tu es partant ? - Oui.
- Bouge-toi. - Oui.
ArrĂȘte, bon Dieu.
- Il y a un problĂšme ? - Non.
Va Ă l'atelier.
Ăa va, Picudo ?
Le petit malin.
Au gros engin.
OĂč est Dentier ?
- Dans le coin. - OĂč, au juste ?
- à l'intérieur ? - Santito te cherche.
OĂč tu Ă©tais passĂ© ?
Je lisais.
Il y a un souci. Mon parrain veut te voir.
Maintenant ?
Non, reviens nous voir aprÚs ta libération.
Bien sûr, maintenant.
Tu me fais marrer, toi.
C'est pour ça que je t'aime bien.
On est au complet.
Salut, Foca.
Merci, Santito.
Casse-toi.
- Va faire tes devoirs. - Et toi ?
Tu es sourd ?
Casse-toi.
D'accord.
Nous y voilĂ .
Vous savez pourquoi c'est risqué, de mentir ?
Oui.
Parce que quand on ment, on doit se couvrir en mentant encore.
Et ainsi de suite, jusqu'Ă ĂȘtre empĂȘtrĂ© dans ses mensonges.
Les meilleurs menteurs parlent peu.
Bien sûr.
- Je suis compréhensible ? - Oui.
On fait des affaires, ici. Tout le monde le sait.
On est bien.
On est nourri.
- Oui. - Chacun vit sa vie.
Mais de temps Ă autre, il y a un mort.
Et lĂ on se dit : "Merde."
- Rien n'est gratuit. - Non.
MĂȘme JĂ©sus sur la croix a dĂ» se le dire.
"Je meurs pour un tas de cons."
Mais c'était trop tard.
Alors parfois, il faut tuer un gus.
MĂȘme si c'est le Christ.
Au lieu de tuer un tas de connards qui jouent au saint.
- Vous suivez toujours ? - Oui.
Je n'ai pas l'impression.
Tiens !
Qui tu essaies d'enfler ?
Sale fils de pute.
On vient d'éliminer la concurrence.
Alors secoue-toi.
Dans cette taule,
je n'accepte d'attendre qu'une chose.
Ma femme.
Sous-titres : Rhys Guillerme
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