All language subtitles for Inmate 0103

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Original subtitles

UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX

Allez, papa.

La salope.

Morris.

Non ! Papa !

Au secours.

Papa !

Linda. Où es-tu ?

Qu'est-ce qui se passe ? Réponds, Linda !

Je sais où elle est.

Dans une aile désaffectée de la prison.

Elle est enfermée là.

Tout le monde est impliqué ? Même les gardiens ?

C'est probable.

Pas croyable.

Les salauds.

C'est bien que tu saches, mais...

Les fumiers.

- Je préviens Morris. - Non.

- Attends. - Longtemps ?

Je ne sais pas.

Si tout le monde est mouillé,

pas de précipitation.

Sale garce.

Pourquoi tu as fait ça ?

J'ai été réglo, moi.

La ferme.

Écoute, ma belle.

Si tu refais une connerie pareille, je te tue.

Compris ?

Si tu déconnes,

je te tue.

Ça me ferait de la peine.

Vraiment.

- Si tu... - Tais-toi, pauvre folle.

Sois sage.

Soyons amis.

Nous deux.

Amis.

D'accord ? Amis.

Pauvre conne.

Pauvre conne.

Il est totalement inenvisageable

qu'on présente un dossier aussi contradictoire.

Allons. Frida.

Dans votre rapport,

vous dites que Santito est un psychopathe.

Julián, un avis ?

Juan Pablo, ou Santito comme il est surnommé,

n'a jamais eu de tendances à la psychopathie.

- Arrêtez. - Névrosé,

comme tous les autres, oui.

Mais son état d'esprit est stable

et sa perception de la réalité

correspond à ce qui est.

On a bien travaillé et il a beaucoup progressé.

Je suis d'un avis opposé.

Il est drogué et dépendant,

et s'appuie sur l'influence de son parrain.

Une caricature.

Du calme.

Respirez, et pas de dispute.

Il arrive qu'en discutant,

on s'enflamme et qu'on dise des choses sans réfléchir.

Soyons tous bien prudents.

C'est de l'abondance du cœur

que la bouche parle, Frida.

- Certes, mais... - J'ajouterai

que cette prison est un exemple national.

Pourquoi êtes-vous toujours contre nous, docteur ?

Pourquoi libérer un homme clairement déséquilibré ?

D'autres attendent de l'être, depuis des mois.

Pourquoi vouloir faire de Santito un miracle ?

Ce n'est pas ça.

Je dois vous laisser.

Mon rapport explique les raisons de mon opposition.

Excusez-moi.

Pablito, tu as laissé trainer tes jouets.

Viens les ranger.

Pablito ?

Mon chéri ?

Blanca.

Blanquita ?

Je suis là, petit cœur.

Tu me rapportes une bricole ?

Quoi ?

Non.

Qu'est-ce que tu fous ici ?

Réponds !

Écoute, Porfis,

j'ai un conseil.

Les adultes assument leurs responsabilités.

- Tu veux être adulte, non ? - Je sais.

Je veux mon blé.

Je sais. Tu l'auras bientôt.

Tu dis toujours ça, Porfirio.

Non.

Encore quelques jours.

Tout le monde doit payer ses dettes un jour ou l'autre.

Je sais.

Soit en argent, soit...

Je te paierai, merde.

Du calme. Pas de panique.

- Relax. - Arrête.

S'il te plaît.

- Il faut l'arroser. - Oui.

Elle va mourir.

Salopard.

- Paie-moi. - Patience.

J'y suis presque.

Pas la peine de m'intimider. Je paierai.

Au fait, Pablito et Blanca sont au marché.

Monsieur.

Silvestre est là.

Vous vouliez me voir ?

Assieds-toi.

On a un problème.

Tu devines lequel.

Non, monsieur.

Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Deux personnes se sont plaint de toi.

Tu es introuvable.

Reste à ton poste, tu n'as pas à t'absenter.

Je ne veux pas entendre d'excuses.

Tu ne fais pas ton travail, tu délaisses ton secteur.

Pourquoi ?

C'est que...

L'autre jour,

vous m'avez dit d'aider au réfectoire.

Mais...

il y a un autre souci qui a pris plus de temps.

- Et... - Un souci ?

Avec un détenu.

Ça a pris un moment.

Tiens donc ?

Les détenus te donnent des ordres ?

Non, monsieur.

Mais voilà...

C'était plutôt un service, à titre personnel.

J'ai fait une erreur.

C'est inexcusable.

J'imagine

que tu n'aides pas tous les détenus.

C'était Foca ?

Ou Tavares ?

Tu as intérêt

à me dire ce que Mariano Tavares te fait faire.

En vérité,

ce service,

il est énorme.

Tu vas faire quoi ?

Attends.

Je vais me venger.

Alors ?

- Quoi ? - Tu manges là-bas ?

Je suis libre, je te l'ai dit.

Comme vous. Et il y a de la place ici.

Je peux, Picudo ?

Oui.

Assieds-toi.

Il est vraiment cool.

Ce tatouage.

Pas mal.

Fais-le là.

Regarde.

Attends.

- C'est la prison ? - Oui.

La vieille aile.

Enfin, à ce qu'on m'a dit.

- Qui, "on" ? - Les anciens.

Ils ont passé leur vie ici.

Il y aurait un tunnel

qui permet de sortir, et tout.

Il est où, ce tunnel ?

Aucune idée.

Mais ta cellule était dans cette aile.

Le tunnel doit être par là.

Je sais qui est calé là-dessus.

Qui ?

El Elegante.

Tu me fais des cachotteries ?

J'ai hâte de voir ce que c'est, ton secret.

C'est par là.

Qui est-ce ?

Qui est-ce ?

- Une gringa. - Une gringa ?

Que fait-elle ici ?

Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ?

J'ai dû te tirer les vers du nez, merde !

Envoie une bouteille d'alcool.

Il m'en reste deux.

Elegante.

Qui le demande ?

Un ami.

Je vous paie à boire ?

Ça vous intéresse ?

C'est de la qualité.

Entre.

Entre.

On ne trouve que de la piquette, ici.

C'est fini, ça.

Maintenant, c'est moi qui gère et distribue tout ça.

- Santé. - Santé.

La rumeur raconte...

que vous étiez déjà là

du temps de l'ancienne aile.

C'est vrai.

Racontez-moi.

Eh bien,

pourquoi veux-tu savoir ?

Je veux écrire sur La Rotunda, d'hier et d'aujourd'hui.

Que te dire ?

À l'époque, là-bas,

des gens venaient de l'autre côté.

Nous, on vivait notre vie.

- Tu vois ? - Oui.

J'étais tueur à gages.

Dans une autre vie.

Quand on est jeune,

on veut toujours être le plus fort.

Et un jour on comprend

que ça n'a aucune importance, d'être un grand caïd.

On meurt tous, à la fin.

Écoute.

Si tu veux t'évader,

je vais être direct :

même moi, je n'ai pas réussi.

Vous avez essayé ?

Plusieurs fois.

On peut encore accéder à cette aile ?

- Ça va ? - Votre commande ?

- Deux au steak et patates. - Ça marche.

Je crève de faim. Pas toi ?

J'ai une question.

Tu aimes tout ça ?

- Quoi ? - Tu trouves ça bien,

de pouvoir faire ça ?

Manger des tacos, te promener.

Aller voir tes pouffiasses.

Tu sais bien que oui.

Où tu veux en venir ?

Tu me la fais à l'envers.

Pas du tout.

Non ?

Planquer une gringa

dans ma prison, comment tu appelles ça ?

Qui te l'a dit ?

Un petit oiseau.

Ou plutôt, le gros minet qui veut le croquer : Silvestre.

Quel con.

Je ne voulais pas t'embêter avec ça.

Tu me fous dans la merde.

Et si ça se sait, tu te rends compte ?

Personne ne le saura.

Son père ne veut surtout pas que ça s'ébruite.

Qui est son père ?

John Morris.

Un juge texan.

Arrête. Un juge ?

Tu te fous de ma gueule. Non.

Il faudrait être con ou avoir des burnes en acier.

Espèce de...

Donne-moi un chiffre.

Six millions.

Tu me fous dans le pétrin pour six millions ?

Moi, et je ne sais qui d'autre ?

Six millions de dollars, ducon.

Je vois.

Je vois. D'accord.

Des dollars.

Et ma part ?

- Ne me fais pas chier. - Moi ? Pas du tout.

Mais l'hôtel est à moi.

Tu loges ton invitée dans une de mes chambres de luxe.

Quoi ?

Il lui faudrait autre chose ?

De l'eau chaude ? Des serviettes ? Quoi ?

Peniche.

Tu es un sale enfoiré.

À ton service.

Tu es un type réglo. Je te laisse calculer mon pourcentage.

On en reparlera. J'ai la dalle.

Les crocs.

Les tacos !

Quoi de neuf, docteur ?

N'ayez pas peur. Je suis si laid ?

Que faites-vous ici ? Vous devriez être dans votre aile.

Je suis un bon détenu.

Je fais gentiment mes corvées.

Je mange ma soupe. Je suis quasiment réhabilité.

N'ayez pas peur, je suis de bonne compagnie.

- Excusez-moi. - Dites-moi franchement.

Vous me détestez ?

- Je suis indifférente. - Oui ?

Notre relation est professionnelle.

Alors pourquoi empêcher ma libération conditionnelle ?

J'ignore qui vous l'a dit.

Nos rapports sont confidentiels.

Je me suis cassé le cul. Vous ne gâcherez pas tout.

Vous voyez ça ?

C'est sympa chez vous.

Reposez-vous bien.

Bonjour, ma belle.

Bonjour, la bête.

Putain.

Ces pilules me foutent en l'air.

J'ai encore la trique.

Si ma femme apprenait quel effet ça me fait...

Merde.

Il est un peu tôt pour parler de ta bonne femme, non ?

Tu sais ce qu'il te faut ?

- Baiser ? - Non.

Un psy.

Non.

Santito dit la même chose.

Si j'en vois un, je deviendrai gentil.

Je redeviendrai fidèle à ma femme. Tu as envie de ça ?

Pas du tout.

- Je dois aller bosser. - Non.

- Si, c'est l'heure. - Non.

Tu m'as acheté la pilule,

occupe-toi des conséquences.

- Ta femme, elle fait ça ? - Non.

Et ça ?

Allez, vas-y.

Voyons ça.

Voilà.

Où tu vas comme ça ?

McAllen.

Un Américain s'est mis dans la mouise.

Ça paie bien.

- Tu comptais me le dire ? - Tu sais ce que c'est.

Le boulot.

Dans ce cas, c'est bien que tu partes.

Va voir Lázaro, demande-lui de l'argent.

Parce que

son fils a besoin de manger et de vêtements.

Je n'y avais pas pensé. Oui.

On lui rend service. Il ferait pareil pour nous.

Oui. Mais Camila, ça fait un moment.

Quoi ? La vie continue.

Et si on faisait des photos ? Ça pourrait le motiver.

À se reprendre.

- D'accord, mais vite. - Oui ?

- Je suis pressé. - Dans le jardin ?

- D'accord. - D'accord.

On va faire quelques photos.

Comme neuf.

Bonjour.

VISITES CONJUGALES

Ça va, Mariano ?

Tu es de la famille d'un détenu ?

Ne le regarde pas. Réponds-moi.

Je suis la sœur de Cebollín.

- Ne fais pas ça. - Arrête, Mariano.

Tu m'as pris mon business, ça ne te suffit pas ?

- Tu lui dois quelque chose ? - Calme-toi.

Tu n'es pas obligée de me dire.

Mais si tu es là pour ton frère, pour une dette, sois rassurée.

Je suis Mariano Tavares.

Je veille sur toi.

Chacun fait ce qu'il veut.

Mais tu me fais gerber.

Il faut qu'on parle, entre hommes.

Entre amis.

Ne donne pas mon business à l'autre con

aussi facilement.

Je suis arrivé ici avant toi,

et j'ai bien voulu bien bosser pour toi.

Passe me voir plus tard.

J'ai envie d'un petit-déjeuner.

Monsieur.

Le Dr Frida est là.

Qu'elle entre.

Venez, docteur. Je vous en prie.

Merci.

- Bonjour. - Docteur.

Bonne journée ?

Santito m'a menacée, hier.

Il avait une photo de mon immeuble.

Les détenus ont des portables ?

Comment a-t-il su

que j'étais contre sa libération ?

- Impossible. - Marcial, Julián,

- vous et moi le savions. - Attendez.

Ne paniquez pas, Frida. C'est inquiétant.

Mais mettons les choses en perspective.

Santito est imprévisible.

Il faut supporter son caractère.

- Et ses menaces ? - Non.

Disons qu'il l'a su. Quelqu'un a parlé.

Et alors ? Dites-moi :

que peut-il faire, depuis la prison ?

- Il a des amis dehors. - Frida.

Si j'informais mes patrons de toutes les menaces reçues...

Je vous demande de mettre de l'ordre tant qu'il est temps.

Bordel.

Du calme, amour.

Ne m'appelle pas comme ça, je déteste ça.

Tu préfères que je dise "gros con" ?

Dis Foca, comme tout le monde.

La sœur de Cebollín, elle disait quoi ?

- Elle t'appelait comment ? - Merde.

Attends. Arrête.

Tu m'en veux encore pour Marcial ?

Si je t'en veux ?

Je t'ai dit, c'était une vengeance.

Je suis désolé. Du calme.

Je te gâte, quand même.

Continue, j'ai peur que ça s'infecte.

Là.

Autre chose ?

Rien, chère Rox.

Dans ce cas, pardon.

- Je vous en prie. - Au revoir, M. Tavares.

Sympa, ce petit ranch.

Je veux acheter le terrain voisin. Cinq millions.

De dollars ?

Sois un peu sérieux. Ce n'est pas une île.

Tu dois bien gagner ta vie.

Je ferais comme les charros dans les films.

Je leur ferais peur avec un fusil.

Pourquoi je fais des affaires avec des sauvages ?

Bref, l'idée

est d'y emmener la gringa. Ce sera plus sûr.

C'est d'accord.

Donne le feu vert et mes hommes feront le reste.

À ce sujet, demande à ce con de Santito

de lâcher le docteur.

On a d'autres chats à fouetter, non ?

René Santana. Il revient quand ?

CENTRE PÉNITENTIAIRE 42

Jamais.

Pourquoi ?

Il a été tué pendant le rapt.

Je m'attendais un peu à ça.

Putain de merde.

Coup de bol, j'ai déjà calmé la veuve. On serait dans la merde, sinon.

Bon Dieu.

Tu savais qu'il n'était pas chez sa mère.

Je ne suis pas con.

J'en ai juste l'air.

Sois bien prudent, Mariano.

Va dans le garde-manger.

Là,

cherche bien.

Au fond de la pièce,

il y a une porte.

Ils ont mis des frigos devant, je crois.

Mémorise le chemin.

On s'y perd facilement.

Continue tout droit,

et dans un des couloirs,

tu verras un trou dans le mur.

Il débouche dans une cour.

Traverse-la

et tu arriveras dans l'aile.

Tu y croiseras bien des souvenirs,

et beaucoup de douleur.

Elle en regorge.

Merde.

Enfoiré.

Plus près, connard.

Approche, grosse fiotte. Allez.

Encore.

Voilà.

Comme ça.

Très bien.

Vas-y, lances-en une autre.

- Je l'ai trouvé. Il est là. - Attends.

Temps mort.

Vraiment, chef ?

D'accord.

Connard.

C'est quoi, ton problème ?

- Réponds. - Demande-lui.

Demande à Tavares.

Un souci, parrain ?

À l'avenir,

tu ne t'approches plus de Frida. C'est clair ?

Comment ?

- Ne joue pas au con. - D'accord.

J'ai compris.

Compris.

Mais défends un peu mon cas.

Cette pute dit que je suis trop instable pour sortir.

- C'est vrai, non ? - Si.

- Mais ça ne la regarde pas. - Santito.

Ce n'est pas elle qui décide si tu sors. Ni Dieu.

C'est moi, pauvre con.

Où est ton copain Dante ?

Personne ne vend rien dans la cour.

- On a viré Foca pour ça. - Je...

Je vais lui parler.

Parle-lui. C'est ton pote.

Ne me fais pas regretter de t'avoir écouté.

Allez, on se casse. On y va.

Il y a quelqu'un ?

Pas de panique.

Chut.

Grouille-toi.

Vite.

Vas-y.

Reste là, toi.

- Je te parle. Reste ici. - Dégage.

- Regarde-moi. Ça va ? - Oui.

Oui.

- Ils t'ont touchée ? - Non.

- C'est sûr ? - Oui.

D'accord.

- Oui. - Écoute.

- C'est une prison mexicaine. - Quoi ?

- Oui. - Quoi ?

- Je reviendrai. - Attends.

- Non, pitié. - Silence.

Regarde-moi.

Linda, c'est moi.

Je reviendrai.

- Je reviendrai. - Reviens.

Oui.

Ça va, blondinette ?

J'apprends l'anglais, avec des vidéos.

Bonjour.

Bonjour.

Comment vas-tu ?

Comment vas-tu ?

Où est le chapeau ?

Où est le chapeau ?

Je n'en porte pas.

Ne t'en fais pas.

Ça ne va pas ?

Je vais être honnête.

J'aurais peur aussi, à ta place.

Mais vois le bon côté.

On a des tas de points communs.

Viens là.

Approche.

Viens.

Viens.

Je te pardonne d'avoir appelé.

On tourne la page ?

Tu mérites des excuses.

Je te pardonne mais au cas où, tu restes comme ça.

Mange ta soupe.

C'est moi qui l'ai faite.

Mange.

Nourriture. Mange.

Ça va ?

Ça va ?

Quoi ?

C'est quoi ?

- Je ne sais pas. - Est-ce que tu...

Je ne sais pas ce que c'est.

Je ne sais pas.

- Qui est venu ? - Quoi ?

Qui est venu ici ?

- Je ne sais pas. - Qui ?

Putain de merde.

- Non. - À qui est ce sang ?

- Parle ! - Je ne sais pas.

Je n'avais pas vu.

Si tu me mens, tu es finie.

Finie, je te jure.

Santito.

Quelqu'un est allé dans la cellule.

Il y est peut-être encore.

Merde. Muerto, on y va.

Allez, on se magne.

- Vite. - Pas toi. Reste là.

- Allez. - Donne-m'en un.

Bouge-toi.

Poussez-vous.

- Ouvre. - Dégagez.

- Vite. - Ouvre, merde.

- Ouvre. - Allez.

Allez-y.

Putain.

Cumbias.

Cumbias. Là.

Ouvre, connard.

Il y a du sang, là.

Par là.

Allez, par là.

Allez.

- Le nouveau... - Fais gaffe.

Nom de...

Dis-lui, Linda.

Ou ça va mal tourner. C'est mon patron.

Ta gueule. Pousse-toi de là.

Tu parles au grand patron.

Je n'ai pas de patience.

Alors, réponds.

Qui est venu ?

Tu parles anglais, alors ?

Parfait. Tu vas me comprendre.

Je

ne sais pas.

Je dormais. On s'ennuie vite, ici.

Tu t'es trouvé un mec, pauvre conne de gringa ?

Un latino bien sexy ?

Je ne suis pas zoophile.

Et tous les Mexicains sont des bêtes.

Des putain de rats.

On devrait tous vous stériliser, vous empêcher de vous reproduire.

Elle est raciste, cette connasse.

C'est pour ça que papa ne répond pas ?

Lui non plus, il ne peut pas te saquer ?

Je vois.

Papa se fout de ce qui arrive à sa fille.

Dernière chance.

Qui est venu ?

Je ne sais pas.

Non ?

D'accord.

- Envoyons un souvenir. - Quoi ?

Non. Monsieur.

Je vais parler.

- Ta gueule. - Mon Dieu.

Pourquoi les Mexicains font tous ça ?

D'accord. Il était gros, moche,

et il puait la merde.

Ne pleure pas.

Merci.

On y va.

On y va, abruti.

Je ne l'ai laissée qu'une seconde.

C'est la faute de Silvestre.

Tu te rappelles quand tu m'as expliqué ta condamnation ?

Oui.

Toi, couteau en main. Ton père, gisant au sol.

Parce qu'il cognait ta mère.

Oui.

Je trouvais ça bien que tu l'aies défendue.

Ça m'a plu.

Tu réponds présent pour aider les nanas.

Tu es un mec bien, Bocinas.

Malheureusement,

tu ne peux pas continuer à défendre toutes les femmes.

Cette connasse de gringa,

ce n'est pas ta mère.

Cette gringa

profite de toi, pauvre naze.

Et elle va me rapporter

un max de pognon.

Veille bien sur mon investissement.

On prend notre travail très à cœur.

Les résultats sont là,

parce que c'est tout ce qui compte.

Je ne vous suis pas.

Vous savez...

mon frère est là-bas.

Il risque sa vie.

Enfermé avec ces criminels.

Pendant ce temps, j'élève son fils.

Absolument.

Je comprends pourquoi votre frère est si fier de vous.

Merci, monsieur.

Je sais que vous êtes raisonnable.

Je vous demande...

Pourriez-vous nous apporter un genre

de compensation financière ?

Qui avait raison ?

Il faut se méfier d'eux.

Pour être franc,

j'ai d'autres préoccupations en ce moment.

Mais on trouvera une solution.

N'oubliez pas l'importance de votre mission.

Non, monsieur.

Si mes infos sur Linda ne sont pas si importantes,

je peux repasser la frontière et rentrer dans mon beau pays.

Écoutez.

Lázaro me l'a dit.

Il tient une piste. Il ne m'a pas donné de détails.

Mais vous pouvez compter sur nous.

C'est réciproque ?

On peut toujours compter sur moi.

Demandez à votre frère.

Votre anglais est pourri.

C'est cette porte. Avance un peu.

Là, c'est lui. Notre homme.

Regarde. Cuauhtémoc.

- Tu en veux ? - Cuau l'a vu.

- Dégage. - Mariano.

Monsieur Mariano Tavares.

M. Mariano.

Pardon de n'être pas venu avant,

mais tu me connais.

Je ne me laisse ni abattre, ni vaincre.

J'attendais que ça se calme.

On m'a volé des trucs, oui. Ça peut arriver à tout le monde.

Tu veux quoi ?

Laisse-moi

reprendre mon business.

Dis-moi.

Comment regagner ta confiance ?

Je suis prêt à tout.

Ce n'est pas une blague. La cour n'était rien.

- Je l'ai développée. - Ne me manque pas de respect.

Si je voulais le faire, je serais dehors.

Je ferais du fric par moi-même.

Mais non, je suis là.

Tu t'es blessé ?

Ça ?

La Unión m'a jeté une bouteille.

Ça fait un moment, non ?

Tu saignes encore comme un porc ?

Je cicatrise mal.

Arrête.

Et Florentino m'a mis un truc...

Je ne veux pas savoir ce que Florentino a mis.

Ne sois pas si nerveux, petit phoque.

On discute entre hommes, c'est tout.

Bien sûr.

Foca dit peut-être

la vérité. Et le nouveau est peut-être nul.

Dentier ? Ne déconne pas, parrain. Il assure.

Ferme-la, bon Dieu.

Trouve Dentier, emmène-le à l'atelier.

D'accord.

Vous allez vous affronter.

- Tu es partant ? - Oui.

- Bouge-toi. - Oui.

Arrête, bon Dieu.

- Il y a un problème ? - Non.

Va à l'atelier.

Ça va, Picudo ?

Le petit malin.

Au gros engin.

Où est Dentier ?

- Dans le coin. - Où, au juste ?

- À l'intérieur ? - Santito te cherche.

Où tu étais passé ?

Je lisais.

Il y a un souci. Mon parrain veut te voir.

Maintenant ?

Non, reviens nous voir après ta libération.

Bien sûr, maintenant.

Tu me fais marrer, toi.

C'est pour ça que je t'aime bien.

On est au complet.

Salut, Foca.

Merci, Santito.

Casse-toi.

- Va faire tes devoirs. - Et toi ?

Tu es sourd ?

Casse-toi.

D'accord.

Nous y voilà.

Vous savez pourquoi c'est risqué, de mentir ?

Oui.

Parce que quand on ment, on doit se couvrir en mentant encore.

Et ainsi de suite, jusqu'à être empêtré dans ses mensonges.

Les meilleurs menteurs parlent peu.

Bien sûr.

- Je suis compréhensible ? - Oui.

On fait des affaires, ici. Tout le monde le sait.

On est bien.

On est nourri.

- Oui. - Chacun vit sa vie.

Mais de temps à autre, il y a un mort.

Et là on se dit : "Merde."

- Rien n'est gratuit. - Non.

Même Jésus sur la croix a dû se le dire.

"Je meurs pour un tas de cons."

Mais c'était trop tard.

Alors parfois, il faut tuer un gus.

Même si c'est le Christ.

Au lieu de tuer un tas de connards qui jouent au saint.

- Vous suivez toujours ? - Oui.

Je n'ai pas l'impression.

Tiens !

Qui tu essaies d'enfler ?

Sale fils de pute.

On vient d'éliminer la concurrence.

Alors secoue-toi.

Dans cette taule,

je n'accepte d'attendre qu'une chose.

Ma femme.

Sous-titres : Rhys Guillerme

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