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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
Bonjour, papa. C'est moi.
Je ne tiendrai plus très longtemps.
Donne-leur ce qu'ils veulent.
Je t'en prie, papa.
Je t'aime.
- Ramène-moi à la maison. - "Je t'en prie, papa."
"Je t'en prie, papa."
Pitié.
- Bonjour, Claudio. - Monsieur.
- Le bébé est né ? - Oui.
- Je vais envoyer un cadeau. - Bien, monsieur.
On va s'occuper du baptĂŞme.
Oui.
Il faudrait me faire une carte de détenu VIP.
"M. Mariano Tavares Alcocer."
- Oui. - Monsieur.
- M. Mariano Tavares. - Oui.
Et ce titre ?
- C'est... - Mains en l'air !
C'est un braquage.
- Rox. - Oui ?
Laisse-nous, ma belle.
- Bien sûr. - Emporte ça.
- Excusez-moi. - Je t'en prie.
Quoi de neuf ? Je peux t'aider ?
Oui, en me disant oĂą est ton pote.
Il manque Ă l'appel depuis quelques jours.
Qui ?
René Santana.
Oh, René.
Ce bon vieux René.
- Par lĂ ! - Ta gueule !
- Les flics ! - Attention !
VoilĂ .
Je leur ai demandé de me rendre un service.
René en a profité pour voir sa vieille.
Elle est sur le point de passer l'arme Ă gauche.
- Elle a 98 balais. - Ah.
Ce n'est pas donné à tout le monde de vivre si vieux.
Dis.
Pardonne ma curiosité,
mais quel service il te rendait ?
Un règlement de comptes.
Tout s'explique, il fallait commencer par lĂ .
Combien tu me donnes ?
Tu ne perds pas le nord, toi.
Deux cent mille,
et tu gardes tes questions.
Deux cent cinquante ou plus de visites conjugales.
ArrĂŞte.
C'est sacré, ça.
Je ne poserai plus de questions si tu me ramènes René.
Il nous manque, ce con.
Ça me va, l'ami.
Il est bon, ton brandy.
On en offre une bouteille aux autres pour Noël ?
Passe la bouteille.
- Ramène-moi à la maison. - "Je t'en prie, papa."
"Je t'en prie, papa."
Pitié.
Morris.
Votre fille va bien, M. Morris.
Pour l'instant.
MĂŞme si sa vie est un peu moins luxueuse.
Écoutez-moi bien !
Vous ne savez pas oĂą vous foutez les pieds !
Je suis juge, et Américain !
Et moi, je suis le bad hombre qui a votre fille.
Et alors ?
Baisse d'un ton, monsieur le juge.
On ne veut pas qu'il lui arrive des bricoles. Si ?
Bien sûr que non.
Je fais de mon mieux pour répondre à vos exigences.
Tu sais très bien où trouver les six millions de dollars.
Ne joue pas au con !
D'homme Ă homme,
de père à père, de frère à frère, dis-moi.
Ta fille, elle est encore vierge ?
Magne-toi si tu veux qu'elle le reste.
Vite. J'en bave déjà .
Salopard !
Putain de merde !
Ma jolie.
- Mange, allez. - Vous lui donnez quel âge ?
- Pas mal. - Montre.
Beau petit lot. Je dirais, 23 ans ?
Tout juste 20 ans.
Tendre et juteuse Ă souhait.
Une Canadienne.
Très jolie.
Étudiante en Relations internationales.
Elle sait que tu es en prison ?
Aucun problème avec ça.
Des tas de nanas adorent les taulards. Tu sais pourquoi ?
Parce qu'elles ne peuvent pas saquer
- leur père trop absent ? - Non, ducon.
Elles ne supportent pas les hommes libres.
Nous, on est en cage.
J'étais un vrai tombeur, moi.
Rien qu'en parlant. Je n'étais pas du genre à me frotter sur elles.
J'ai eu un bon prof. Ton paternel.
Quico.
Il savait leur parler, un vrai charmeur.
Il a mĂŞme fait maquereau.
Mais il a fini au mitard.
C'est comme ça, les meilleurs partent les premiers.
Patron, la gringa gueule comme un veau.
Elle est très énervée.
Tu n'as pas laissé la radio allumée ?
Si, mais il y a quelqu'un au trou.
J'ai peur qu'il l'entende. C'est juste à côté.
- Tiens, c'est pour toi. - Foca !
Oui, patron ?
Tu sais qui est au trou ?
Oui, ce con de nouveau.
Il ne faut pas te vexer comme ça.
Tu as essayé de refaire les dents du Dentier.
Il t'a bien rétamé.
Qu'est-ce qu'il fout au trou ?
Tu m'as dit de régler son cas.
Ta pizza, tu peux te la foutre quelque part. Dégage.
- Allez, dehors ! - Je n'ai rien fait !
Va voir Marcial
- et dis-lui de sortir le nouveau de là . - Marcial est déjà parti.
Alors demain, à la première heure !
Debout, bande de rebuts !
Allez, tas de sous-merdes !
Debout ! On se réveille, les fils de pute !
Bien dormi, ma jolie ?
On ne fait pas plus confort. Debout.
Grouille-toi.
Je suis pressé.
Torche-toi, connard.
C'est vraiment devenu un dépotoir.
Si tu l'ouvres, tu es baisé.
Tu n'as pas vu le trou.
Le voilĂ , l'Art Marcial !
Qui t'a dit de le coller au trou ?
Il faut des signatures normalement. OĂą est ton sens du devoir ?
LĂ . Tu veux voir ?
- Oui. - À genoux, alors.
Montre-la-moi. Tu devrais le dénoncer !
Je témoignerai pour toi, Dentier.
Tire-toi, connard.
Qui croirait un toxico ?
Tu es défoncé 24 heures sur 24.
Ta cervelle est grillée.
La vérité sort de la bouche des enfants et des camés.
Dégage, va donc te laver le cul.
Tu l'aimes, ma belle aubergine. Tantouze !
Il joue les durs, mais c'est une petite suceuse.
Programme rapide Trop de soirées, trop de blé
C'est qui le patron ? C'est toi, tu fous le boxon
Je suis la voix d'Iztapalapa Venu d'orient
Le quartier qui domine À l'est de mon Mexique
Je suis un tox, un tombeur, un truand
Dante ? Tu reviens déjà ?
Je n'ai pas eu le temps de louer ton lit.
Comment je peux avoir une carte de téléphone ?
Il faut voir avec Foca.
Il ne voudra pas t'en vendre,
- mais essaie toujours. - Achète-la pour moi.
Je n'ai pas un rond.
Et je ne veux pas voir ce gros tas.
Je l'emmerde, ce phoque graisseux.
Il nous fait chier du matin au soir.
Dante est sorti.
Tu as passé de bonnes vacances ?
Ça va ?
On organise une fĂŞte.
Pour Cuau. Participe.
- Une fĂŞte ? - Pour son anniversaire.
On va s'éclater. Ce sera l'orgie, avec des putes partout.
Pourquoi tu es sorti si vite ?
- Qui t'a fait remonter ? - Personne.
Tu pourrais m'aider ? J'ai besoin d'une carte pour appeler
mon avocat.
Non, casse-toi.
C'est l'anniversaire de Cuau, pas le tien.
- Égoïste. - Attends.
Je t'en aurai une, de carte.
Tant que tu admets qui fait la loi dans la cour.
- C'est nous. - Carrément.
Ă€ mon tour.
- D'accord. Un, deux, trois. - VoilĂ .
Ouvre !
Je ne vais pas ouvrir la serrure avec ma bite.
Parle-moi autrement, sale con.
De quoi ?
N'oublie pas qui je suis et qui tu es.
Je sais qui je suis. Et je sais qui tu es.
Tu sais qui tu es, mais pas qui je suis.
Je suis un saint connard.
Tu sais ce que font les saints aux mortels comme toi
qui agissent mal ?
On les retourne et on les démonte.
Alors, Silvestre ? Je t'ai fait peur ?
Ou ça t'excite ? Tu mouilles ton slip ?
Allez, ouvre.
Bordel de merde.
Garde-moi ça le temps que je revienne.
Putain de porc.
Mets-la en cloque
Tu parles espagnol ?
Tu parles espagnol ?
Tu parles espagnol, bébé ?
Garde tes putain de "bébé".
Non, pas de "putain".
Tu comprends ce que je dis, en tout cas.
Alors écoute, blondinette.
Si ton papa John Morris ne crache pas,
tu vas rester si longtemps ici
que tu oublieras que tu as vécu ailleurs,
que tu avais des copines et du fric.
Tu passeras chaque minute, chaque jour, Ă nous supplier de te tuer.
Pigé ?
Mange.
Mange.
Tu te prends pour un dur, avec ta soupe ?
Tu n'es qu'un loser !
ArrĂŞte. Moi, un loser ? Pas du tout.
Non. Je suis fin psychologue.
Je voyage beaucoup.
Je connais tous les États-Unis.
C'est vrai ? Tu as servi ta soupe partout aux États-Unis ?
Ă€ des criminels comme toi ?
C'est ça le problème avec les gringos !
Vous croyez qu'on est tous des minables.
Qu'on rêve tous de passer votre frontière merdique.
Apprends à faire la différence, connasse.
Ton papa ne t'a jamais rien appris ?
Il était occupé à enfermer des ordures comme toi.
Et pourtant, on en est lĂ .
Tu es là , bébé.
Enfoiré.
Écoute-moi bien, bébé.
Si papa ne paie pas...
Tu es privée de repas,
pour ton caprice de gringa.
Je vous déteste. Putain de gringos !
Salut, bébé.
Notre dernier entretien a été interrompu par votre avocat.
Remplissez ce formulaire et je vous pose quelques questions.
Dites-moi.
Vous avez des passions ?
Des passe-temps ?
Vous avez vu la liste des activités ?
Je préfère ne pas me précipiter.
Rien ne presse.
Prenez votre temps.
Mais en participant aux ateliers,
vous gagnerez des privilèges.
Vous savez de quoi on m'accuse ?
- Bien sûr. - Vous n'avez pas peur ?
Je ne serais pas lĂ , si j'avais peur.
Et les autres détenus ?
Vous leur faites confiance ?
Aucun ne vous effraie ?
Ils sont tous différents.
Vous verrez. Je ne suis pas lĂ pour vous juger.
Revenons Ă nos questions.
Quelqu'un vous attend, dehors ?
On doit valider tout futur visiteur.
Personne. Sauf mon avocat, et je n'ai pas envie de le voir.
Il y a forcément quelqu'un qui tient à vous.
Et vous ?
Vous avez un chat, un chien ?
Des plantes ?
J'ai l'impression que vous me cachez des choses.
J'en aurai le cœur net, Dante.
Je relève le défi.
- Ça va, Foca ? - Rubio.
- Ça va ? - Oui.
Donne quelque chose pour la fĂŞte de Cuau.
Un signe de bonne volonté, envers La Unión ?
- On est les rois. - Oui.
Dites Ă Cuau d'arrĂŞter de faire entrer des gens,
tout ça pour votre gang.
Tenez.
- C'est quoi ? - Qu'est-ce qu'il y a ?
ArrĂŞte tes conneries. On est 20.
Buvez avec modération, alors. Et ne soyez pas si difficiles.
- Va te faire foutre. - Toi-mĂŞme.
Donne au moins une carte, que Cuau appelle sa mère.
- Et des clopes. - Et plus de bières.
Vous n'avez pas l'air de piger, les clodos.
Il y a les mendiants et les bienfaiteurs.
Vous n'aviez pas de bière du tout.
Et vous en voulez plus ?
C'est 200 la carte, 100 la bière et 20 le paquet de clopes.
- Pour baiser ta mère, c'est combien ? - Je t'emmerde.
- J'ai la trique. - Foutez le camp.
- Dégagez. - Connard.
- Le crack vous ronge. - Ça pue la merde, ici.
- Surtout votre cerveau. - Ça pue.
Va te faire foutre.
- Connards. - Enfoiré.
Merdeux.
Ce salaud de Foca n'a pas donné plus.
- Quel casse-couilles. - Et la carte ?
Pas moyen d'en avoir une.
Quelle connerie. Tiens.
ArrĂŞte de chialer.
Mais fais bien gaffe.
Les gardes sont aux aguets.
Pour la fĂŞte, on fait quoi ?
Il me faut de la coke, de la meuf, de la chatte !
Salut, petit mec.
C'est papa.
Tu y es presque ?
C'est bien.
Tu iras loin dans la vie.
Tu feras des trucs bien.
Je serai très fier de toi.
C'est tout.
Je rappelle lundi. Prends soin de toi.
Porfirio, c'est moi.
Viens me voir, c'est important.
Ça va, Dentier ?
Qui tu appelais ?
- Mon avocat. - Putain de baveux.
Ils ne rappliquent que quand ils veulent du fric. Comme les meufs.
La seule chose qui peut te sauver ici, c'est la loyauté. Et notre gang.
Au fait...
vas-y.
Dis-moi merci, pauvre con. Allez.
Pourquoi, Santito ?
Comment ça, pourquoi ? Ne fais pas le con.
Comment tu crois que tu es sorti du trou sans avoir Ă te chier dessus ?
Ă€ qui tu dois ce miracle ? Vas-y.
Merci, je te revaudrai ça.
Ne panique pas, mon pote.
Je ne te demande rien.
Ă€ moins que...
Non.
Je fais ça par bonté. Vas-y.
Patron, on a un petit souci.
C'est-Ă -dire ?
La femme de René Santana est ici.
Elle est assez agitée.
Elle veut vous parler de son mari introuvable.
Fais-la entrer.
- Vite. Et reste avec nous. - D'accord.
Entrez, madame.
Soyez la bienvenue. Entrez.
Asseyez-vous.
Je veux savoir oĂą est mon mari.
Bien sûr. Asseyez-vous.
Écoutez...
René souffre d'une grave gastroentérite,
- il est à l'hôpital pour réhydratation. - Quoi ?
- C'est grave, alors ? - Non. Calmez-vous.
L'hĂ´pital vient de m'appeler.
Ils m'ont dit qu'il sortirait bientĂ´t.
Quel hĂ´pital ?
Rox, quel hôpital est-ce, déjà ?
Vous auriez dû me prévenir.
Madame,
je vais ĂŞtre franc.
Mais je vous demande d'être discrète.
D'accord ?
- Toi aussi, Roxana. - Bien sûr.
On ne veut pas que ce cas de gastro
soit connu. Ça compliquerait tout.
Entre la paperasse et tous les tests obligatoires,
ça deviendrait infernal, y compris pour vous.
Parce que les visites de proches sont restreintes.
Si vous saviez comme ça peut être pénible, la bureaucratie.
Vous n'avez pas idée. Je vous propose ceci.
S'il vous plaît.
En dédommagement de la gêne occasionnée.
S'il vous plaît.
Je comprends.
Dès que René sera revenu, je lui donnerai une carte de téléphone moi-même.
- Tu m'y feras penser, Rox ? - Oui.
Acceptez, madame.
- Tenez. - Allez-y.
Merci beaucoup.
Pardon de vous avoir dérangé.
Vous ne dérangez pas.
Savez-vous ce que représentent mes détenus ?
Non ?
C'est presque une famille, pour moi.
Ce bon vieux René... Voilà comment on le surnomme !
- Oui. - Il est irréprochable.
- Il va guérir ? - Il sera vite sur pied.
- Sa digestion s'améliore déjà . - C'est vrai,
il a toujours eu l'estomac fragile.
Vous voyez ?
Ne lui apportez plus rien d'épicé.
C'est ingérable, pour lui.
Oublions un moment les tacos bien gras.
J'ai été ravi, madame.
Merci, monsieur.
S'il vous plaît, appelez-moi
- dès qu'il sera sorti de l'hôpital. - Bien sûr.
- Promis. - Bien sûr.
N'ayez crainte.
- Je vous le confie. - Ça va aller.
Ce n'est pas ici que vous devriez ĂŞtre, patron.
- OĂą, alors ? - Dans un temple,
car vous ĂŞtes le dieu des fourbes.
Je fais mon boulot, c'est tout.
Un jour, je dresserai un autel en votre honneur
- et vous exaucerez mes prières. - Essaie, ça peut marcher.
Bonjour, monsieur.
Tenez.
Lázaro.
Bonne nouvelle.
Mon ami a trouvé une place pour Camila dans ses essais cliniques.
Il reste un espoir.
Comment va-t-elle ?
Pas très bien.
Mais c'est une excellente nouvelle. Merci.
Lázaro.
Vous veillez sur ma famille. Laissez-moi aider la vĂ´tre.
L'argent ne doit pas ĂŞtre un obstacle.
C'est peut-ĂŞtre la solution.
- Merci, monsieur. - Bien.
Bonne journée.
Tu es magnifique, chéri.
Pablito,
on fait quoi, aujourd'hui ?
Chérie ? Attends.
Ça va aller.
Tu veux un peu d'eau ?
Lázaro, mon ami.
Je suis sincèrement désolé pour Camila.
Ça doit être très difficile pour vous.
Les voies du Seigneur sont impénétrables.
J'aimerais prendre un peu de congés, pour réfléchir.
Je comprends très bien.
Prenez tout votre temps.
Vous feriez pareil pour moi.
Merci.
Salut, mon pote.
- Viens. - Qu'est-ce que tu veux ?
Je viens te proposer un produit.
Mais ça reste entre nous. Secret total.
Ça vient d'une ville, pas loin.
On y cultive un extrait que personne d'autre n'a.
Est-ce que, avec ta femme, ça marche encore ?
- Tu vois ? - Merde.
Tu me comprends ?
La ville en question, c'est Pinocu,
- pas loin de Susmab. - Connard.
L'extrait, il vient de ma bite. Tenté ?
- Va chier. - HĂ© !
Embrasse ta mère pour moi.
Passe, vas-y.
Vite.
Plus vite, merde.
On y va.
On va faire la fĂŞte.
C'est quoi, ce bordel ?
Encore une de leurs fêtes à la con, sûrement.
Attends, il se passe un truc. Je reviens, chérie.
C'est quoi, ce bordel ?
Où tu vas comme ça ?
Pas ça, putain ! Pas ça !
Les fils de putes !
C'est pas possible !
Ils ont tout volé, les fumiers !
MatĂas ! Espèce de crevure ! Salauds !
Lâchez ma marchandise, ordures !
Ça va chier !
Putain !
Tu as cru que je ne verrais rien ?
Fils de pute ! Viens lĂ , salopard !
Enfoiré !
Ouvrez ! Ouvrez, bande de connards !
Pas possible.
La Unión t'a volé tout ton stock ?
- "Mon" stock ? - Oui.
C'est bien toi, le patron de ce gros porc minable, non ?
LĂ , tu as raison.
Foca est trop vieux.
Et tes gardes ?
Il y en a un qui se faisait cogner, pendant ce temps-lĂ !
Ils sont payés à coups de trique
pour faire ce que tu es censé gérer.
Laisse-les s'amuser un peu.
Cartes de téléphones, alcool, dope.
Ces salauds ont tout volé !
Tu te plains ? C'est moi qui vais en souffrir le plus.
Je vais les faire morfler.
J'espère bien. Rien d'autre à me dire ?
- Quoi ? - Santana. OĂą est-il ?
Sa mère est malade, je te l'ai dit.
- Où est le souci ? - Qui ça ?
Ne joue pas au plus con !
Tu ne me parles pas sur ce ton.
Pas de ça. On est entre gentlemen.
Je vais t'expliquer très clairement.
Santana peut crever, je m'en tape. Mais il existe, légalement.
Si quelqu'un remarque qu'il n'est pas lĂ ,
je saute. Et ensuite, ce sera toi.
Vous avez oublié les piments, pauvres cons !
- Ne me regarde pas comme ça. - Comment, alors ?
Qu'est-ce que tu regardes ?
Il suffisait de leur donner de la bière.
Ça coûtait moins cher.
Va te faire foutre. Dégage.
- C'est juste un conseil. - Ton conseil,
- carre-le profond. - Stop.
Il va encore te tabasser.
Sors d'ici, je vais ranger.
Bonjour.
C'est le petit-déj.
Tu as faim, blondinette ?
Blondinette ?
Blondinette ?
Blondinette.
Blondinette !
Bordel de merde !
On leur en veut d'avoir tout piqué ?
Ou de ne pas nous avoir invités ?
Parrain,
je sais que tu ne crois pas à la psychologie, mais sérieusement,
c'est la clé pour entrer dans leur tête.
On pourra comprendre ce qu'ils pensent, ressentent,
ce qu'ils craignent.
Ces mecs-lĂ n'ont plus peur de Foca.
Tu proposes quoi ?
Dentier !
Viens, mon gars !
- Viens. - Je vois.
Le fameux petit nouveau.
La vedette.
Ton nom ?
- Dante Pardo. - Dentier.
Quelqu'un peut venir se venger de ce que tu as fait dehors ?
Non, aucun souci Ă se faire.
Nous, on ne s'en fait pas.
Mais sois un peu plus bavard.
Pas grave, je me fous de ce que tu as fait dehors.
On te demande juste de mettre de l'ordre dans la cour.
Tu t'es mis La UniĂłn dans la poche. Un exploit.
Essaie avec lui, parrain.
C'est mon ami, il est cool.
Si une de tes erreurs revient jusqu'Ă nous,
on ne se posera pas de questions, on n'aura pas de patience.
Tu veux dire que c'est oui ?
Super. Viens.
On a du boulot.
- Je suis Ă sec. - La gringa est malade.
On y va.
Tu veux de la coke ?
- Non. - Fêtons ça.
Qu'est-ce que tu lui donnes ?
C'est grave ? Elle va guérir ?
Docteur ?
- Elle va guérir ? - Arrête, bon Dieu !
- Un mot en privé ? - Oui.
Ça va aller, ma belle.
Tu vas guérir.
Tout va bien.
Ça va aller mieux.
Vise un peu ça.
Dehors, les gens triment pour vivre comme des riches.
Les cons.
On vit bien mieux qu'eux.
On a la télé.
Le replay.
La chaîne porno.
- Les putes. - Du feu ?
- Il est pété. - Il ne marche pas.
La drogue, c'est tout ce qui compte ici.
On fait une partie de babyfoot ?
- Plus tard. - D'accord.
Je les domine tous, ici.
Sauf mon parrain.
Il joue comme un Argentin, je te jure.
Il connait tous les trucs.
Il avait l'air inquiet. Il y a un souci ?
Quel genre ?
C'est qui, "la gringa" ?
La gringa ?
Tu comprendras.
Petit Ă petit.
Santito. Ta gueule.
J'en ai marre de cette musique.
Viens, Dentier.
Rentier. Parmentier.
On se casse.
On va faire un tour.
Santito, oĂą est Mariano ?
- Où il est ? - Ça te regarde ?
Quoi ? Il faut qu'on agisse.
Contre les salauds qui nous ont pillés.
Foca.
- Arrête de déconner. - Tu as déjà été viré ?
- Quoi ? - Comment, "quoi" ?
S'il était là , il te parlerait indemnités de licenciement.
Mon copain Dentier te remplace.
Tu en dis quoi ?
Mon cul, oui ! Je tiens la cour depuis trop longtemps.
Ne chiale pas.
Tu donnes ma place Ă ce trou du cul ?
Il nous trahira tous.
Tu prédis le futur, Foca ?
La voilĂ , ta reconversion.
Après Paul le Poulpe, Foca le Phoque. Putain !
- On va miser ! - Attends.
Tu peux déguiser Florentina en gitane.
Laissons ton parrain décider.
C'est déjà fait, gros malin.
Il a choisi quelqu'un d'autre. C'est fini pour toi.
Que ça te plaise ou non.
Dégage, Foca. Tu es fini.
On y va.
Viens, Dentier.
Foca a une sacrée paire de loches.
Elle va guérir, ou pas ?
Elle va être réhydratée.
Je lui ai aussi donné de la fludrocortisone
pour la tension.
Elle ira mieux...
- mais ne la négligez pas. - Dieu merci.
Et toi ? Tu es censé veiller sur elle.
Oui, mais elle refuse de manger.
Bordel.
Combien je te dois, doc ?
Ça fera 1 500.
Nom de Dieu.
Encore heureux que c'est bénin.
Je devrais hypothéquer la taule, sinon.
Merci.
Ils ont passé un bon moment, on dirait.
C'est clair. Ils ne m'ont même pas invité.
Tu dormais, je ne voulais pas te déranger.
J'ai toujours envie de m'éclater.
C'est toi le patron, alors ?
Attention, mec.
On n'a besoin de personne pour dealer notre came.
Pareil pour la bière et le téléphone.
Tavares peut envoyer qui il veut,
La Unión l'éliminera.
- Sale traître. - Non.
Pas du tout.
On va se débarrasser du nouveau.
Tu vas le payer de ton sang.
Tavares sait qu'on s'entend bien.
Il a viré Foca par respect pour vous.
Il peut se coller son respect au fion.
Si tu nous mens et qu'au final tu es comme Foca,
on te butera.
Le métèque est dans la bande de Tavares ?
On t'a posé des questions, à toi ?
Du calme !
ArrĂŞtez !
Je ne suis pas un pantin comme Foca.
Il est parti. Moi, je ne vous entuberai pas.
Vous verrez.
Je ne cherche pas la merde. Je suis libre.
On y va.
Je n'ai rien Ă faire nettoyer.
- Va chier. - Dégagez, putain !
Tu es un homme mort !
- Connard. - Merde.
- Dégage. - Vite.
Enfoirés.
Ne joue pas avec le feu.
Parce que ici, il n'a qu'une fonction.
Petit Phoque.
Pousse-toi.
Calme-toi, mon chéri. Allez.
Calme-toi.
Je le tuerai de mes mains.
Comment ? En t'asseyant sur lui ?
- Ne fais pas chier. - Laisse-moi, sale con.
J'ai assez de problèmes comme ça.
J'ai presque fini. Oui.
Encore cinq minutes.
Demain, un sandwich. D'accord ?
- Demain. - J'ai peur.
J'ai vraiment très peur.
- Quoi ? - J'ai très peur.
Je ne comprends pas.
- Pardon, je ne sais pas... - Attends.
- Je ne sais pas quoi faire. - Du calme.
Si ton père paye, tout ira bien.
- Je veux rentrer chez moi. - Oui.
Pitié.
Ça ira si ton père paye.
- Si papa paye, ça va. - D'accord.
Calme-toi. Détends-toi.
Du calme. Tout va bien.
VoilĂ . Tout va bien se passer.
- Tout va bien. - D'accord.
Je dois partir, mais ça va aller.
- Non. - Ne pleure pas, blondinette.
Tout va bien.
Mon Dieu.
Bon.
Dante Pardo.
Tu en as mis du temps.
Que se passe-t-il ?
Je sais oĂą elle est.
Allez. Réponds, papa.
La salope !
Sous-titres : Rhys Guillerme
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