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- Hey, mon fr�re - Mon vieux !
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Si vous ne m'apportez pas l'argent avant vendredi prochain...
Je suis d�sol�.
Si vous n'en profitez pas maintenant alors que
je suis dans la pl�nitude de la puissance...
La dictature parfaite
Dans cette histoire, tous les noms sont fictifs.
Les faits sont �trangement r�els.
Toutes ressemblances avec la r�alit�
ne sont pas de simples co�ncidences.
Monsieur l'Ambassadeur,
c'est un grand honneur de vous avoir parmi nous au Mexique.
Je vous remercie Mr.le Pr�sident, tout l'honneur est pour moi.
- S'il vous pla�t, Mr. Ford. - Je vous remercie.
Monsieur le Pr�sident,
J'ai le plaisir de vous informer que le pr�sident Obama
m'a donn�e des instructions pour
am�liorer nos relations mutuelles.
Et bien, Mr. Ford si vous me permettez,
Je voudrais vous parler d'une s�rie de th�mes tr�s importants.
Bien s�r Mr le Pr�sident, continuer.
Premi�rement, comme vous le savez,
nous avons beaucoup de probl�mes au Mexique.
Et les plus importants sont les probl�mes �conomiques.
Crise, inflation, ch�mage,
instabilit� sociale et difficult�s
caus�es par le crime organis�.
Mais je tiens � vous dire
que nous travaillons fortement sur ces questions.
Si vous ouvrez vos fronti�res � tous mes potes compatriotes
nous pourrions faire tous les sales boulots
que m�me les noirs ne veulent faire.
Je suis d�sol�, Monsieur le Pr�sident,
mais je ne suis pas s�r de bien comprendre ce que vous dites.
Je vais vous �claircir Ambassadeur.
Mon gouvernement
dispose d'une importante proportion...
- Proposition. - Proposition
pour votre pr�sident.
Je vous entends Monsieur le Pr�sident.
Nous, les Mexicains
nous sommes pr�ts � faire tout le travail d�sagr�able
que m�me les noirs ne veulent faire.
Actuellement, les mexicains
sont meilleurs que les noirs dans presque tout.
Oui, bien s�r.
Je vais rapporter cette nouvelle au Pr�sident Obama
et je suis s�r qu'il sera s�duit par votre offre.
Et bien, Mr. L'Ambassadeur,
une fois de plus, bienvenue au Mexique.
Je vous remercie Monsieur le Pr�sident.
Pas m�me les noirs
Pas m�me les noirs
Pas m�me les noirs, affirme le pr�sident
Viva !
Nous faisons les boulots que m�me les noirs ne veulent pas faire.
Viva ! Vive le Mexique, bande d'abrutis !
R�sidence officielle "Los Pinos"
Bonsoir colonel, nous vous attendions.
Suivez-moi s'il vous pla�t.
Bonsoir colonel, Javier vous attend.
Bonsoir colonel, asseyez-vous, je vous en prie.
Merci liciensado.
J'ai ici des documents provenant du cabinet pr�sidentiel.
Ils m'ont inform� qu'il s'agissait d'un sujet tr�s urgent.
Avec votre permission liciensado.
Ivana, pouvez-vous faire venir Carlos s'il vous pla�t.
Il est occup�, Mr. Harman.
Envoyez-le-moi.
Bien s�r liciensado.
- Mon vieux. - Regarde ce que je t'ai apport�.
C'est tellement bon de te voir � nouveau.
Bonsoir, Javier, Je vous informe que ce matin
sont pr�sents dans les locaux de la police f�d�rale
un groupe de trafiquants connu sous le nom "Des Bukis"
et dont les autorit�s pensent
qu'ils font partie d'une branche majeure du cartel de Sinaloa
au Mexique.
Dans le cadre de l'enqu�te a �t� mis � jour un arsenal
et une importante quantit� de drogues...
non, non, non, non, coup�. D�sol� Laurita
mais personne ne croira que ces gars-l� sont des grands narcotrafiquants,
ils ne ressemblent en rien � des tueurs en s�rie. Lucy !
Lucy !
Appelle les gens du casting et dis leur qu'ils nous en envoient six autres.
On a d�j� utilis� ceux-l� la derni�re fois, ne te rate pas.
Qu'y va-t-il Ivana ?
Pepe ?
Oui, dis � Mr Harman que j'arrive.
Faites gaffe avec la vid�o.
Lucy, envoie-moi le reportage quand tu l'auras termin�.
- Que �a ressemble � quelque chose ! - Oui.
Il manque de l'argent Mazacote, j'ai �t� tr�s clair
sur le deal...
Le gars en costume c'est le gouverneur Carmelo Vargas, et l'autre ?
Avec ces v�tements, s�rement un narco.
Mais en faites je m'en branle.
�a pourrait �tre un impr�sario, un leader syndical,
ce que tu veux.
Et maintenant, alors quoi ?
T'es au courant de ce qui s'est pass� au palais national avec l'ambassadeur ?
Oui, je l'ai lu sur Internet, et c'est clair que les mexicains
sont plus balaises que les n�gres en tout.
Une bonne chose c'est qu'il n'y avait l� bas que les m�dias officiels.
Seulement l'�tat-major a fait l'enregistrement.
Mais la rumeur est sortie sur les r�seaux sociaux.
Et Monsieur le Pr�sident, qui s'inqui�te maintenant
avec sa popularit�, voudrait que nous gonflions ce truc l�
pour que ce scandale passe inaper�u.
Mais le pr�sident et le gouverneur Vargas
sont du m�me parti, pourquoi �a tombe sur lui ?
Par pure malchance.
D'apr�s le secr�tariat du gouvernement,
c'est le meilleur truc qu'ils aient dans leurs mains.
Donc on repart pour une nouvelle op�ration bo�te chinoise.
Exactement.
C'est clair que cette abruti de pr�sident est bien d�bile,
mais bon,
On doit g�rer maintenant les cons�quences.
Arrange-le pour que �a paraisse le mieux possible
Am�ne-le � la r�daction pour qu'ils y mettent un peu plus de punch.
Tu as carte blanche pour en faire en bon truc
mais je le veux en information principale.
- Oui, monsieur. - Carlitos,
Bon...
La derni�re fois tu as merd� avec le bordel du football
et la bo�te pardonne une connerie,
mais pas deux.
Donc, tu te remues et tu me sors �a, ok ?
Oui, monsieur.
Bonsoir.
Nous sommes sur 24 heures en 30 minutes.
Je suis Javier Perez-Harris,
et voici les nouvelles principales.
Autre grand scandale politique avec le crime organis� dans la pays.
Le gouverneur Carmelo Vargas
a �t� enregistr� sur des images exclusives,
recevant des millions de dollars de la part d'un pr�sum� narcotrafiquant
dans son propre bureau du palais gouvernemental
Les ph�nom�nes m�t�orologiques continuent de semer le trouble dans le pays.
Dans le nord se prolonge la pire s�cheresse depuis 14 jours
Tabasco, Chiapas et Veracruz
les inondations ont fait plus de 300 morts
et des dizaines de disparues.
La violence se poursuit sans rel�che.
Sont apparus les corps de 12 jeunes abattues � Tamaulipas.
Dans une discoth�que du Sinaloa une bagarre a �clat�
faisant sept morts, mais la police f�d�rale
a donn� un coup spectaculaire au crime organis�
dans l'�tat du Mexique.
Dans les nouvelles internationales,
les manifestations se poursuivent dans diff�rentes capitales europ�ennes.
Nous allons y faire un tour avec notre correspondant sur place.
Finance, le ministre du Budget s'est rendu en Suisse
pour poursuivre les pourparlers
� propos de la dette du pays
le peso, et la bourse ont souffert d'une d�flation
afin d'obtenir un ajustement � la baisse.
D'autre part, le Pr�sident de la R�publique
a re�u le nouvel ambassadeur des �tats-Unis,
pour une fructueuse r�union, et ainsi d�finir un ambitieux agenda
de travail bilat�ral.
Et dans le sport, nous avons tous les r�sultats de la saison.
Vous regardez, 24 heures en 30 minutes.
Bonsoir, comme nous disions dans notre pr�ambule
cet apr�s-midi et de mani�re anonyme
nous avons re�u des images exclusives
dans lesquelles se voit le gouverneur Carmelo Vargas
en pleine n�gociation
Laissant entrevoir un des plus graves cas de corruption
avec le crime organis� de ces derni�res ann�es.
Nous ne voulons en aucun cas vous influencer dans votre point de vue.
Mais regardez et soyez attentifs.
Allez-y, envoyez !
- Comment va vieux ? - Mon ami !
Regarde ce que je t'apporte
Quel plaisir de te voir !
Voyons, voyons.
Et l'argent manquant, Mazacote ?
J'ai �t� tr�s clair sur notre deal,
Et vous faites les cons.
Je te le redis, si vous n'en profitez pas maintenant
alors que je suis dans la pl�nitude du pouvoir
Alors quand ? - Je suis d�sol� mon ami.
Mais je te promets que pour la prochaine fois on te donnera reste.
Gros malin, vous tentez toujours le diable,
mais je te jure que si tu n'apportes pas l'argent la prochaine fois
J'envoie mes gars vous couper les couilles.
Et vous savez tr�s bien que je ne parle pas m�taphoriquement...
Tout d'abord, je vous pr�sente nos excuses
pour le langage vulgaire de ce document.
Mais parfois ce ne sont pas les mots
mais les faits qui nous offensent le plus.
Notez le cynisme et l'impudeur du gouverneur,
son visage qui s'�claire
lorsqu'il d�couvre le contenu de la valise.
Et la fa�on obsc�ne et sans vergogne avec laquelle
il prend et caresse les liasses de billets.
Vous devriez mieux savoir maintenant de quel type de d�lits dont il s'agit.
S'il vous pla�t...
Portez une attention particuli�re aux d�tails et jugez par vous-m�me.
�coute vieux, je vais ouvrir un compte au nom de ma ni�ce,
et tu y d�poseras l'autre moiti�.
Pas de probl�me.
Oui
Liciensado, c'est pour vous.
Oui.
Qu'est-ce qui se passe Ivana ?
C'est lui ou un de ses employ�s ?
Demandez-lui d'attendre, on va le mettre � l'antenne.
Il est l� Carlito, vas-y.
Javier, le gouverneur est arriv�, il est avec toi apr�s la vid�o.
Quelle pression veux-tu que je lui mette ?
Suffisamment pour qu'il se fasse dessus, s'il te pla�t
OK.
Tu as l'appel ?
On m'informe � peine que nous avons en ligne le gouverneur Vargas.
Gouverneur, bonsoir. Merci pour votre appel.
Bonsoir, Javier, et merci pour l'occasion
de pouvoir clarifier � ton public, cette situation lamentable.
Gouverneur, avec tout le respect que je vous dois
ne vous para�t-il pas en honteux de s'exhiber de cette sorte
et de nous laisser des doutes sur votre comportement
dont je ne sais pas s'il est ill�gal
mais au moins et sans doute, il semble immoral.
Et bien, ce que je voudrais �claircir en premier
est qu'il n'est pas si clair...
que je sois la personne apparaissant la vid�o.
Et deuxi�mement, je ne connais pas
la source de cette vid�o.
Il n'est donc pas difficile d'imaginer que mes ennemis
utilisent votre prestigieux m�dia
pour lancer une campagne de d�sinformation...
Pardon pour l'interruption gouverneur
mais ce que vous dites l� me semble tr�s grave.
Franchement, je pense que l'on peut mettre en doute la v�racit�
qu'il s'agisse bien de vous apparaissant dans cette vid�o,
mais il est certain que l'on reconna�t clairement votre voix
et ce langage, si fleuri qui vous caract�rise.
Non, non, non, Javier je ne doute pas de vous
et je m'en excuse, mais tu sais mieux que moi
qu'avec ces nouvelles technologies,
On peut facilement faire des choses... - Mr. Le gouvernement
� nouveau avec tout le respect que je vous dois,
et sans vouloir insulter l'intelligence de nos chers spectateurs,
je vous prie de ne pas utiliser une excuse si facile
pour tenter de vous justifier.
Ici, plus que le cynisme
ce que nous esp�rons, c'est une explication,
et une raison claire de ces faits honteux.
Et pour cela, et comme toujours, nos microphones vous sont ouverts.
- Bonsoir. - Bonsoir,
et merci pour l'occasion... - Combien de fois vous l'ai-je dit ?
Peu importe la couleur, ou le parti,
tous sont �gaux.
Et c'est pourquoi nous vous invitons � participer
� la question du jour.
"Pensez-vous que le gouverneur Vargas devrait d�missionner ?"
Appelez-nous pour y participer.
Quelle bande de fils de putes !
Ils se sentent les rois du pays.
Mais c'est clair,
si ces connards tiennent leur marionnette � Los Pinos,
ils pensent qu'ils peuvent jouer aux cons avec moi.
Alors abrutis,
comment allons-nous faire,
pour sortir de cette merde, par la grande porte ?
Liciensado, avec tout le respect,
je continue de penser que tout cela est un complot.
Tu es vraiment un g�nie Oscar.
M�me ma d�funte femme, qui �tait plus stupide que toi,
ne voudrait avaler cette merde.
Et toi, que proposes-tu, Poncho ?
Je crois liciensado,
qu'il faut accepter d'avoir pris une racl�e.
J'ai parl� avec un ami de la station,
ils ont d'autres vid�os pour terminer la semaine.
Je pense pas que notre gouvernement
ne supportera un autre scandale de cette importance.
Putain de merde !
Et tout �a � cause des connards qui ont foutu ces putains de cam�ras.
Ils ont d�connect� le syst�me
et demain ils le retirent liciensado.
Le bordel c'est qu'ici nous avons des traites.
Et quand on saura qui a l�ch� cette vid�o
je lui couperai les couilles.
Enfin, qu'allons-nous faire ?
Je pense que vous devriez vous rapprocher de la t�l�vision
pour y faire une interview.
Tu veux que je bouffe une assiette de merde ?
Ne sois pas d�bile, Poncho !
Je ne voudrais pas faire de comparaison, mais rappelez-vous ce qui est arriv�
avec vos coll�gues, le tordu et Gover
qui n'ont pas n�goci� � temps avec la t�l�vision.
Ils voulaient juste baiser mon pr�cieux Gover
parce qu'il aimait bien les jolies jeunes filles.
Mauvaise nouvelle, parrain, l'opposition est apr�s vous.
Corrompu !
Assassin !
Regarde comme le peuple te r�pudie !
Corrompu, tu vas payer pour toutes les injustices !
Voleur ! Voleur ! Assassin !
Il est encore l�, ce putain de messie
avec toujours ses m�mes gueulantes.
Dehors !
Bon, peu importe
nous allons avaler la merde de la t�l�.
Qu'on pr�pare mon avion pour partir demain � la premi�re heure.
Ha, et aussi...
que l'abruti des finances me pr�pare 3 millions...
au cas o�.
Et avant que nous allions � notre r�sum� informatif,
nous vous donnons les r�sultats de notre sondage t�l�phonique
� la question :
"Pensez-vous que le gouverneur Vargas devrait d�missionner ?"
D�missionner imm�diatement, 91%.
Ne pas d�missionner, 6%.
Je ne t'ai pas dit Carlitos,
Ils ont tous rel�gu�s
la connerie du pr�sident avec l'ambassadeur
dans les pages int�rieures.
Il y en a m�me qui ne disent rien.
Putain de bo�te chinoise infaillible !
Ils m'ont t�l�phon� de Los Pinos, pour nous remercier.
Bravo. - Merci Pepe.
On s'en est pas mal sortie avec l'audience du gouverneur ?
22 points.
Apr�s, je crois que tu as un peu abus� avec les trucs du narco.
J'esp�re juste que le rem�de de la plainte ne va pas nous co�ter
plus cher que la maladie regarde.
Et tu crois vraiment que ce ne sont pas eux ?
Cette nouvelle vient confirmer mes arguments.
La campagne de gouverneur Carmelo Vargas,
a �t� financ� par des moyens illicites.
Il vient confirmer la th�se
que j'exprime depuis si longtemps.
Les gouverneurs au Mexique,
en plus de se prendre pour des rois,
sont connect�s avec le crime organis�.
Juste ce qui nous manquait.
Ces putains de chacal avec leurs m�mes chansonnettes.
Cette putain de t�l�vision bourr�e de hy�nes et de vautours !
Parrain, je ne voudrais pas vous importuner plus avec de mauvaises nouvelles,
mais le scandale est sur tous les r�seaux sociaux.
Les hashtags "Querenoncelegouverneur" et "l'hommedesvalises"
sont les sujets tendance du moment.
Et plus de huit colonnes par jour dans les grands journaux
nous sont d�di�s.
Combien de fois je t'ai d�j� dit de ne pas venir
m'emmerder avec ses conneries, Poncho ?
Trending, Topic, mes couilles point com !
Et mes �lecteurs, le journal ils l'utilisent juste pour
envelopper les tamales et laver les carreaux.
La t�l�vision, la putain de t�l�vision
c'est le seul truc qui compte � ces couillons. - En effet, parrain
donc, je vous prie, permettez-moi de m'occuper de la n�gociation.
Tu as le pognon ?
Oui, j'ai pris une paire de millions en plus
au cas o� que �a se complique.
Tu vas voir comment je vais r�soudre rapidement cette merde, Poncho.
M�me ces tantouzes de la t�l� ne peuvent r�sister � se faire astiquer comme �a.
S'il vous pla�t je vous prie de nous excuser pour l'attente.
Par ici monsieur le gouverneur,
Nous allons nous rattraper.
Et Don Alejandro, ne viendra pas ?
D�sol� Don Carmelo
Il a d� se rendre � une r�union d'urgence,
mais m'a indiqu� de vous saluer. Asseyez-vous, je vous en prie.
Et bien,
comme vous le savez Don Jos�,
dans ma r�gion, nous sommes tr�s directs
et je n'aime pas y aller par quatre chemins.
Ce qui est arriv� hier, m'a bien emmerd�.
Je m'en excuse sinc�rement, mais vous savez tr�s bien
que unique mission est de faire la lumi�re
sur la v�rit�.
Maintenant si vous voulez porter plainte,
vous en avez parfaitement le droit.
Non, non, Don Jos�, il ne s'agit pas de cela.
N'y a-t-il pas un autre moyen d'arranger les choses ?
M'envoyer cette connerie, sans m�me me dire :
- "On a un petit truc pour vous !"
Je suis d�sol� de tout cela.
Mais notre politique �ditoriale et notre code �thique et moral
sont tr�s strictes et ne nous le permettent pas.
�coutez Don Jos�, comme mon p�re me le disait :
"La morale, c'est un putain d'arbuste qui ne sent rien,
ne donne rien, et ne sert � rien"
Vous savez tr�s bien que je suis dans ce m�tier depuis des ann�es
et pour vous prouver ma bonne foi, j'ai avec moi un cadeau,
pour que vous vous calmiez, et puissions tourner la page.
Qu'en pensez-vous ?
D�sol�, Don Carmelo, mais je crois
que nous ne comprenons pas bien ce que vous voulez dire.
- Montrez-nous Oscar. - Oui, monsieur.
Mr. Le gouverneur, par respect
et par courtoisie d'�tre dans notre maison
nous allons ignorer votre offre.
Si vous voulez faire une offre � notre fondation
vous pouvez faire un d�p�t directement � notre banque.
Non, non, non, c'est un malentendu Don Jos�,
bien s�r que cet argent est pour votre fondation.
Comment pourrions-nous imaginer autre chose ?
Alors donc, merci pour votre g�n�rosit�.
Ivana.
Dites-moi liciensado.
Ivana, monsieur le gouverneur nous fait la faveur
de nous apporter ce don.
Je te charge de lui remettre un re�u � la sortie, s'il te pla�t.
Bien s�r, avec grand plaisir.
Permettez-moi.
Je peux parler, parrain ?
Pepe, comme vous pouvez le voir, nous avons un s�rieux probl�me
d'image dans le pays.
Le gouverneur a fait un grand travail
mais l'opposition ne cesse, de nous critiquer.
Et des nouvelles comme hier, franchement
ne nous aident pas beaucoup. Nous sommes donc venus pour commander
un paquet marketing, conseil en image, et publicit�s politiques,
comme vous l'avez d�j� fait avec d'autres gouverneurs.
Nous aurions donc d� commencer par l� mes amis.
Vous savez ce qu'est une entreprise,
et en tant que tels, nous nous engageons � donner
le meilleur � nos investisseurs.
- Oui, oui c'est vrai - Bien s�r.
Et pour nos clients gouvernementaux
Comme vous pr�tendez l'�tre, nous disposons de diff�rents
Paquets-conseils et positionnements.
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Eh bien, dans les grandes lignes pour ne pas nous perdre
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Et le plus important,
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Comme celle que vous vivez actuellement.
Pardonnez-moi Don Jos�,
Mais cela fait beaucoup d'argent.
Nous parlons de quelque chose comme 20 millions de dollars.
- Nous aurions � hypoth�quer l'�tat - Oscar !
Mr. Le Gouverneur, je tiens � vous rappeler
que dans cette vie, il y a des choses que l'argent ne peut acheter.
Et je pense que votre avenir politique vaut bien plus que cela.
Vous avez totalement raison, Don Jos�.
Je vais juste vous demander une faveur.
Dites-moi mon ami.
Comme dans la derni�re �lection, quand ils ont aid� le Golden Boy
Pourrions-nous travailler, pour me mettre
dans la course pr�sidentielle ?
Je suis d�sol�, Mr. Le gouverneur
Mais je pense que vous ne savez pas tr�s bien de quoi nous parlons.
Pour cela vous auriez � hypoth�quer l'�tat
mais attendez, nous allons y aller par �tapes.
Si ensuite, les deux parties en sont satisfaites
nous pourrions nous r�unir et envisager la suite.
Non Don Jos�, allons-y directement. Pas de souci � propos de l'argent.
Mon grand �tat peut donner cela et bien plus.
Don Jos�, mon avenir est entre vos mains.
Imagine-toi que cet abruti
arrive � devenir pr�sident.
Nous sommes en train de parler de ce que tu voudrais ?
300 millions de dollars ?
Vous �tes vraiment tr�s bon pour les n�gociations,
je dois encore beaucoup apprendre.
Pepe, je vous en supplie, s'il vous pla�t, ne me mettez pas l�-dessus.
C'est la premi�re fois que je dirige le journal
et je ne voudrais pas perdre cette opportunit� - Ne sois pas stupide Carlitos
Tu oublies que c'est toi qui nous as ramen� le client ?
Hein ? Je ne te demande pas ton avis abruti,
je te donne un ordre.
Voyons, si tout va bien
et que tu persuades ce connard d'hypoth�quer son �tat,
je ne t'offre pas seulement la r�alisation du journal,
mais la vice-pr�sidence de l'information.
La vice-pr�sidence ?
Tu vas l�-bas, tu fais en sorte que tout ce bordel se calme,
Fait des interviews, des infos et des reportages
pour Javier. Et pour que tu ne chiales pas,
je vais envoyer notre reporter �toile, qu'en penses-tu ?
Putain Pepe, c'est jusque l� bas il n'y a que des narcos et des fusillades.
Ha, oublie toutes les choses en rapport avec la violence.
Rappelle-toi que nous avons sign� un accord
pour am�liorer l'image de ce pays.
Bon, tr�s bien
Je vais y r�fl�chir sur la route �
comment am�liorer l'image de ce fils de pute.
Bonne attitude.
Prends �a !
Pour tes frais, mets-toi au boulot.
"Les pauvres aiment aussi"
� quoi penses-tu, Jasmine ?
� notre amour impossible.
Notre amour ne suffit pas pour effacer nos diff�rences.
Jasmine, entre toi et moi, il n'y a pas de diff�rence
C'est le moment de dire la v�rit�.
Quelle v�rit� ?
Tu n'es pas une simple servante,
Mr. Leonardo de la Garza
a avou� �tre ton vrai p�re
et tu es son h�riti�re.
Il n'y a plus rien qui nous s�pare.
Rafael.
Rafael Lascurain, puis-je savoir ce que vous faites dans les bras de la bonne ?
Hey, tu veux savoir combien d'audimat fait ta t�l�-novela ?
Beaucoup,
ils ont d�j� sign� pour 50 chapitres de plus,
et ils vont donner une tournure plus sexy � mon personnage.
28 points et �a monte.
Nos patrons sont vraiment des g�nies.
Et justement pour cela, j'ai int�r�t � �tre bon avec Pepe.
Imaginez qu'il me donne la vice-pr�sidence.
Dis-moi,
combien de jours seras-tu absent ? - Je ne sais pas
peut-�tre une semaine, ou plus.
Attends-moi !
Bonsoir g�n�ral, comment allez-vous ?
Tr�s bien, vous avez �cout� mon message ?
D'accord.
Je veux juste que vous restiez en alerte
nous pourrions avoir besoin de vous pour un boulot.
Merci beaucoup
Bonsoir.
- Tout va bien mon amour ? - Tr�s bien ma reine.
C'est juste que j'ai besoin de toi pour un autre petit travail.
Regarde-moi cet endroit.
Et bien, j'ai fait quelques recherches
l'�tat de notre gouverneur est dans l'ensemble toujours � la derni�re place
sant�, �ducation, d�veloppement �conomique...
Si tu voyais les autres pays dans lesquels ils m'envoient
tu te dirais que �a c'est le paradis.
Attends de voir le gouverneur et tu te diras qu�il
n'a rien � envier aux dictateurs africains.
J'ai vu l'interview de Javier et �a m'a paru g�nial
quand il dit que lui ce n'est pas lui.
Heureusement Javier l'a coup� rapidement.
Carlos, ne le prends pas mal, mais ne penses-tu pas que Javier
et toute l'�quipe du journal ont fait leur temps ?
On pourrait faire un truc vachement mieux.
D�sol� Ricardo, mais je ne suis pas d'accord
Javier est une institution.
Les t�l�spectateurs croient aveugl�ment tout ce qu'il dit
et pour la classe politique, c'est un pilier du syst�me.
Mais ils sont tr�s old fashion, ils font parti de ceux
qui pensent encore que les journaux se lisent sur papier.
Peut-�tre que tu as raison, mais il y a un petit d�tail,
le patron l'aime comme un parent.
Alors je te conseille de ne pas te mettre l�-dedans.
Eh bien, quels sont les hightlight de l'�tat ?
Tu n'es jamais venu ici ?
Non, je voyage juste o� on demande un passeport, papa.
Regarde, ici tu tiens ton highlight du coin.
Putain, Carlos, o� m'as-tu amen� ?
Ramon, dis au convoi que l'on va s'arr�ter.
- On va faire une prise, tu es pr�t ? - Bien s�r
Bienvenue aux Pd en terre du Mazacote.
Ici, nous avons des patrons tar�s. � tous ceux qui voudraient
Reste un peu l�, puis descends.
Reste un peu l�, puis descends
Bon, on se casse.
Carlos.
Il y a un probl�me, monsieur ?
Que faites-vous par ici, petits blancs ?
Nous sommes de la t�l�vision mexicaine. Nous sommes venus faire un reportage
sur l'�tat. - De la t�l� ?
Tu penses que je suis aveugle mon gars ?
Ok, voyons ces camionnettes. Fouillez-les !
D�sol�, c'est que nous avons un rendez-vous avec...
�coute mon gars, si tu bouges je vais te mettre un peu de plomb dans le cul
Qu'en penses-tu ? Qu'en penses-tu ?
Et s'il y en a un qui bouge, je vous bute tous.
- Il vaut mieux ob�ir, non ? - Oui, je me tais.
Qu'est-ce qui se passe ?
Patron, je suis avec des gens de la t�l�vision mexicaine
ils disent qu'ils vont travailler avec le gouverneur.
Ah oui, c'est vrai, mais dis-leur
que s'ils font une vid�o comme l'autre jour
on va les d�foncer, d'accord ?
Oui, patron.
Ok
Abrutis, mon patron a parl� avec le personnel du Gouverneur
et il semble que tout va bien.
Mais mon patron vous envoie un message
Si vous faites une merde comme la derni�re fois,
de passer une vid�o du Gouverneur � la t�l�,
on va vous la mettre bien profond
et vous vous en souviendrez, connards.
- Oui, monsieur. - Compris ?
Oui, monsieur.
- Hey, Ricardo ! - Cassez-vous !
Tu peux prendre une photo avec nous ?
Bien s�r !
C'est que ma m�re
est une de vos admiratrices.
Et je suis s�r qu'elle va adorer.
- Prends une photo de nous mec. - Oui.
Allez les gars, la photo, la photo !
- Attention. - Ne te fout pas devant moi.
Ne me dis pas qu'il n'y avait pas un autre H�tel Alfonso.
M�me dans la pire ville d'Afrique, il y a Hilton 5 �toiles.
�coutez, Ricardo, ce que cet h�tel
appartient au fr�re du gouverneur et nous avons
un accord de coop�ration. - Mr. Le gouverneur,
est vraiment g�n� de ce qui vous est arriv� en route
et nous avons pr�par� une f�te pour nous excuser.
Nous ne voudrions pas �tre impolis procureur, mais nous voudrions
nous installer et nous mettre au travail nous c�l�breront plus tard.
J'esp�re juste que notre gouverneur ne sera pas f�ch�
parce qu'il avait d�j� invit� des amis et des amies
pour vous accompagner.
J'ai besoin que vous organisiez demain matin
une r�union avec toute �quipe. Nous devons planifier la campagne.
J'ai besoin aussi que vous m'apportiez toutes les infos sur l'�tat,
photos, vid�os, rapports, statistiques
tout ce qui contribue � que nous puissions proc�der � une comparaison
entre avant l'arriv�e du gouverneur et maintenant.
Nouvelles �coles, nouveaux h�pitaux, nouvelles routes.
Tout ce qui pourrait nous aider pour montrer le bien qu'il a fait
pourra nous aider.
Je te trouve tout ce dont tu as besoin, mais...
ne t'attends � rien d'extraordinaire.
Et bien, encore une fois d�sol� pour ce qui est arriv� sur la route,
de toute fa�on j'ai fait demander une patrouille pour vous prot�ger.
Merci.
- Monsieur Carlos. - Procureur.
Voici mon t�l�phone, tout ce dont vous avez besoin...
Merci, Alfonso.
Voici monsieur.
- Et aussi celle de Mr. Diaz. - Bien s�r.
J'arrive.
Mr. Carlos Rojo ?
- Oui. - Bonsoir, monsieur Carlos.
D�sol� de venir vous d�ranger sans pr�venir
mais je souhaite le bien de l'�tat
et il m'�tait urgent de parler avec vous.
Et bien, comment puis-je vous aider ?
Mon nom est Agustin Morales.
Je suis le chef de l'opposition au Congr�s de l'�tat.
Dites-moi, d�put�, Que puis-je faire pour vous ?
Puis-je entrer ?
Je veux vous parler d'un sujet tr�s d�licat.
Oui je vous en prie, entrez.
Excusez le d�sordre
mais nous arrivons � peine.
S'il vous pla�t. Asseyez-vous.
Merci, ne vous inqui�tez pas, vous �tes tr�s aimable.
Je vous promets de ne pas vous d�ranger longtemps.
Dites-moi.
Pour commencer, je tiens � vous remercier pour la grande contribution
de votre station, � la d�mocratie
et � la poursuite de la justice, qui n'a jamais exist� dans cet �tat.
D�sol�, d�put�, Je ne comprends pas.
Quand j'ai envoy� la vid�o � la pr�sidence
pour d�noncer la corruption Vargas,
je ne pensais pas que ce serait diffus� � l'�chelle nationale.
Et que cela aurait un tel impact.
- Vous avez envoy� la vid�o ? - Exactement, Mr. Carlos.
Et il semble que, finalement, le Pr�sident
veut mettre fin � la corruption.
Merci pour votre diffusion dans le journal principal
C'est comme un d�tonateur pour que le peuple puisse se r�veiller
et se lib�re enfin de la mafia
de notre �tat dirig�e par le cynique Vargas.
Vous n'avez pas besoin de me remercier, nous faisons cela
par pur int�r�t journalistique.
Mais en plus de vous remercier personnellement votre travail
je suis venu vous inviter � assister � la solennelle
session du Congr�s, dans lequel nous allons �crire l'histoire.
Nous allons y demander la d�mission du Gouverneur.
Vous allez demander la d�mission du gouverneur ?
Je suis s�r que votre pr�sence, en plus d'�tre un honneur
sera un facteur de plus pour r�ussir.
Je vous remercie grandement pour votre invitation,
et certainement je serai l�.
O� et quand sera la session ?
Demain � 9h00 pr�cises.
Je vais vous laisser Mr. Carlos.
� partir de maintenant vous pouvez compter sur moi comme un ami inconditionnel.
Et je vous promets qu'ensemble, nous serons la lumi�re et l'espoir
de ce pauvre peuple abandonn� par Dieu.
Nous voyons �a demain d�put�, et bonne chance.
- Merci. - Je vous en prie.
- � demain. - Je vous souhaite une bonne soir�e.
Putain, putain de d�put� !
- Que se passe-t-il Ricardo ? - �a va, Carlos ?
On est dans la merde.
Il se passe quoi ?
Vient juste de passer un putain de fou me disant
que gr�ce aux vid�os que l'on a pass�es avec Javier
il va demander la d�mission du gouverneur Vargas.
Encore un de ces illumin�s qui s'inspirent en regardant les nouvelles.
- Bien pire !
C'est le leader de l'opposition au Congr�s local
et il semble qu'il a d�j� pr�par� son petit sketch.
Tu sais quoi ?
Nous devons avertir le gouverneur.
Les gar�ons, bienvenue dans ce magnifique �tat
et heureusement, que vous vous �tes d�cid�s � venir
la f�te est super, et le gouverneur commen�ait � �tre contrari� contre vous.
Oui, on va voir comment il va prendre la nouvelle que nous allons lui donner.
Il s'est pass� un truc ?
Dans ma chambre est venu par surprise un d�put�
un certain Agust�n Morales, que s�rement
vous connaissez bien. Et m'a dit direct
que demain matin
il va demander la d�mission du gouverneur au congr�s.
Et il semblait bien d�cid�.
Je le connais tr�s bien depuis longtemps,
il a d'ailleurs �t� le concurrent du gouverneur
lors des �lections pr�c�dentes, et depuis sa d�faite
le b�tard n'a pas arr�t�
d'essayer de nous renverser.
Et � quel point est-il dangereux ce type ?
Un peu.
Le fils de pute est de ce genre de tar�
obs�d� par la justice, l'�galit�, la d�mocratie,
le gouverneur le surnomme le messie.
Le messie, bien, �a ne lui va pas mal.
Si tu peux faire gaffe � comment tu vas l'annoncer au gouverneur.
�a fait un petit moment qu'il voudrait lui mettre du plomb
� ce fils de pute, ce ne serait pas bon d'en faire un pr�texte pour cela.
Non.
Le moins dont on a besoin en ce moment
c'est d'un autre scandale.
On est d'accord.
Comment �a va les gars ? Alors, fini de flipper ?
Qu'est-ce que vous croyez ?
Il faut que j'y mette les mains encore une fois.
C'est bon.
D�sol�, les gars, mais ici vient seulement
la haute soci�t� de l'�tat.
Gouverneur !
Bienvenue les gars !
�coute mon vieux, je veux te pr�senter ces jeunes
qui sont ceux qui vont me faire devenir pr�sident.
Enchanter les gars.
Prenez bien soin du patron.
Et sans d�lation, gros malins.
- Je vous laisse parler entre vous. - �a marche vieux.
C'est bien que vous soyez venus. Cette f�te est pour vous.
Mes abrutis de collaborateurs m'ont dit que
vous ne viendriez pas. - Mille mercis gouverneur,
mais en fait, nous sommes venus pour parler de quelque chose d'urgent avec vous.
Vas y mon gars, pour mes amis je n'ai pas de secret.
Mais avant �a, buvez quelque chose. Hey, Lucrecio !
Sers quelque chose mes invit�s.
En fait il s'agit d'une question de travail un peu d�licate.
Pourrions-nous parler avec plus d'intimit� ?
Quels jeunes gens si travailleurs !
J'aime �a, venez par ici.
Hey les filles, soignez bien notre �toile
et parlez-lui des belles choses de notre �tat.
- Alors, de quoi s'agit-il ? - C'est � propos de Mr. Morales
J'ai parl� avec lui et il m'a dit que demain il demandera
votre d�mission au Congr�s. - Ma d�mission !
Maudit Morales, fils de sa putain de pute de m�re.
Ce connard pense �tre le messie.
On va lui mettre une bonne flippe
pour qu'il arr�te de tenter de me baiser pour de bon.
En fait, monsieur le gouverneur, je ne pense pas que ce soit une bonne id�e.
Je pense qu'en ce moment il est pr�f�rable
que la s�ance de demain passe inaper�ue
afin d'�viter un autre scandale.
Je vais en parler � mes d�put�s
ici et dans le Congr�s f�d�ral, nous avons la majorit�.
Et nous tenons une grande partie de l'opposition de notre c�t�.
Je vais donner des instructions pour les convaincre
de lui emp�cher de prendre la parole.
Faites ce que vous voulez, mais il est tr�s important
que passent quelques tranquilles, afin que se calme l'histoire de la vid�o.
Demain, je veux expliquer ma strat�gie
mais je vous le r�p�te, le plus important,
est de ne pas provoquer un autre scandale,
et empirer la situation.
J'ai compris mon gars, je ne suis pas aussi stupide que tu le penses.
Et je suis convaincu de la valeur du dialogue
et du pacifisme dans la politique mexicaine.
Prenez bien soin de lui gouverneur.
Maintenant, allons boire et profiter de la compagnie des filles,
qui sont une gracieuset� de mon gouvernement.
Gouverneur, je ne voudrais pas vous para�tre grossier,
mais demain, nous devons nous r�veiller t�t pour travailler.
Ne t'inqui�te pas, je vais g�rer �a.
Ne me dis pas que tu n'aimes pas les bonnes femmes ?
Il se dit qu'� la t�l�vision �a pullule de tantouzes.
- Non, non, non... - Allez viens !
Le petit train !
Carmelo Vargas, vas te faire enculer et casse-toi !
Carmelo Vargas !
Mes chers coll�gues d�put�s,
je sais que je suis critiqu� par le gouverneur
et par beaucoup d'entre vous,
qui m'accusent de nuire � l'image de notre �tat.
Mais ce ne sont pas mes mots qui affectent le plus,
mais toutes les actions d'impunit�s et de corruption
que le gouverneur Vargas a commis.
Beaucoup d'entre vous...
- Beaucoup d'entre vous... - Silence !
Silence, s'il vous pla�t !
Continuer Monsieur le D�put�.
Merci, madame la pr�sidente
Beaucoup d'entre vous ont dout� des preuves
que je vous aie d�j� montr�
et des documents montrant la mani�re disproportionn�e et scandaleuse
de l'enrichissement du gouverneur.
Mais apr�s...
Mais apr�s...
Mais apr�s avoir vu les vid�os
diffus�es sur un m�dia national,
honte � notre �tat !
Je vous sugg�re donc cela
exiger la d�mission imm�diate du gouverneur
et de sa bande de d�linquants
qui nuisent � notre �tat.
Vargas dehors !
Sortez-le !
Il est bless� !
Le d�put� est bless� !
Gouverneur, ceci est le pire qui pouvait nous arriver.
Maintenant, non seulement on doit travailler
sur l'impact des vid�os, qui malheureusement
continuent d'appara�tre dans les journaux.
Mais aussi aux r�actions � l'attentat.
Vous avez raison Carlos.
Tous mes collaborateurs sont des abrutis.
Mille fois je leur ai dit que s'ils devaient en tuer un,
la pire chose serait de le laisser en vie.
Ne vous inqui�tez pas monsieur le gouverneur,
Le d�put� et hors de danger et nous ferons en sorte
que les coupables acceptent l'enti�re responsabilit�.
Le probl�me est qu'il y avait beaucoup de m�dias pr�sents,
et si pour une raison quelconque la nouvelle est rendue publique
la pression pour que vous d�missionniez gouverneur
viendra directement de Los Pinos.
Avec les m�dias locaux ne vous inqui�tez pas, tous sont pay�s par l'�tat
et publient seulement ce que nous demandons.
Messieurs, une fusillade au congr�s,
m�me local, est une nouvelle nationale.
Malheureusement, mon cher petit Carlos,
maintenant le probl�me est aussi bien le v�tre que le mien.
Mais vous pouvez tout r�soudre,
c'est pour cela que je paye une fortune � ta t�l�vision,
n'est-ce pas ?
Je pense que la meilleure option et d'utiliser la bo�te chinoise.
Qu'on ils avoir ces putains de chinois avec �a ?
Je vais vous expliquer la bo�te chinoise.
Nous devons trouver d'autres nouvelles.
Quelque chose de pertinent pour passer l'attentat
au second plan.
Une nouvelle avec laquelle les gens puissent s'identifier.
�a, c'est la bo�te chinoise.
Mais ici, nous avons seulement des fusillades
et des ex�cutions.
Juste ce matin, on a trouv� huit morts
dans un stade, vous pensez que cela irait ?
Non ! Capitaine, avez-vous une id�e ?
Non, j'ai juste re�u des rapports sanglants, regardez.
Non
Nous devons � pr�sent cacher ce type d'information
pour pas que les gens pensent que ce genre de choses arrivent.
En outre,
les t�l�spectateurs sont d�j� fatigu�s de tant de sang
et pour �tre tout � fait honn�te avec vous,
je ne pense pas que ce soit une bonne id�e de parler meurtres
et d�capitations dans votre �tat, Mr. Le gouverneur.
Carlos, nous ne vous comprenons pas bien.
� quoi pensez-vous exactement ?
Je pense � un... scandale sexuel
de quelqu'un d'important...
Une catastrophe naturelle.
Rappelez-vous des mineurs pris au pi�ge ?
Un truc comme �a.
Une histoire avec laquelle les gens s'occupent
et arr�tent de penser � la d�mission du gouverneur.
C'est juste que nous en avons besoin tr�s rapidement
pour pouvoir le mettre dans le journal du jour.
Allez, les poulets ! Bossons et pensons !
Trouvons une bonne connerie, nous devons aider le petit Carlos.
- Allons-y ! - Excusez-moi, tr�s cher.
- Au revoir, tr�s cher. - Au revoir, monsieur.
- Oui, monsieur. - Ne t'inqui�te pas Carlos,
nous allons trouver quelque chose.
Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y �tait, il nous mangerait
Loup es-tu l� ?
Non !
Je suis sous la douche.
Je t'ai montr� mes photos de Los Angeles ?
- Non, montre-moi - Regarde.
Ici c'est quand j'arrive,
et puis je... - Pancho, attends !
Vous voulez nous manger.
- Loup es-tu l� ? - Et regarde ici, les gens
commencent � manger, mais... - Calme-toi, laisse-moi tranquille !
- Une derni�re ? - Mais juste la photo !
Regarde, tu vois qui est dans ce parc ?
Reste tranquille, je te l'ai d�j� dit !
- Et les petites, Pancho ? - Je ne sais pas.
Ana !
Elena !
Ana !
Elena !
Ana !
Elena !
Ana !
Elena !
Carr�ment, les jumelles sont une merveille.
Que pouvez-vous me dire de la famille ?
Rien d'exceptionnel, Mr. Carlos.
Le p�re est un petit entrepreneur
et la m�re prend soin de la maison.
Il semble que les filles jouaient dans le square
et la bonne fricotait avec son copain.
Et quand elle les a recherch�es, elle ne les trouvait plus.
La m�re est devenue folle.
Procureur, trouvez-moi toutes les informations
et dites aux parents que nous nous rendons l�-bas.
Martin, tu vas sur eux. Tonio, sur Ricardo.
- Luc�a, on peut parler avec toi ? - Bien s�r.
Nous voulons que vous expliquiez de la fa�on la plus simple
mais tr�s �motionnel, tout ce qui est arriv�.
Ne sois pas nerveuse, Je suis l� pour t'aider,
et si n�cessaire, nous ferons plusieurs prises.
Merci, mais en fait, Je ne sais pas si je peux
je suis d�vast�e... - Calme-toi, tout va bien se passer.
Ok, messieurs et madame Garza, ceci va �tre simple.
Ricardo va vous poser quelques questions
Quand il vous regarde, vous le regardez
et quand vous r�pondez, vous regardez la cam�ra.
Des questions ? Ok, on va tourner.
Cinq, quatre, trois,
deux...
Ce soir, nous sommes dans la maison de Luc�a et Salvador Garza
qui vont nous raconter et nous partager
le drame qu'ils vivent.
Leurs deux jeunes filles, les jumelles Anna et Elena
ont disparu ce matin de leur propre maison.
Lucia, dites-nous ce qui est arriv� ?
Et bien ce matin j'�tais dans la salle de bain
quand Juanita, la nounou des filles � accouru,
pour me dire qu'elle ne les trouvait plus.
Elles jouaient dans le jardin
et juste apr�s, elles n'y �taient plus.
Comment, elles ont disparu comme �a ?
Au d�but, nous pensions qu'elles pouvaient �tre dans la maison d'un voisin
on les a donc cherch�es partout, mais sans r�sultat.
Donc, je commen�ais � d�sesp�rer
et j'ai appel� Salvador � son travail
et nous les avons cherch�es tous les trois
dans tout le quartier, mais rien.
Puis Salvador a d�cid� d'appeler la police,
mais jusqu'� pr�sent, nous n'avons pas re�u de nouvelles.
Avez-vous pens� � un enl�vement ?
Non.
Nous ne sommes pas riches. Non !
Non, nous n'avons pas d'ennemis.
Nous sommes une famille de classe moyenne, on ne peut...
Salvador, avez-vous des relations avec le crime organis� ?
Ou une entreprise qui pourrait �tre la cause,
dettes de jeu ou peut-�tre la vengeance
de certains de vos employ�s ? Vous ne soup�onnez personne ?
�coutez, Ricardo, nous sommes de bonnes personnes.
On ne fait jamais de mal � personne.
Je supplie tous ceux qui pourraient avoir vu quelque chose
ou qui savent o� sont mes filles
de, s'il vous pla�t communiquer avec nous ou appeler la police.
Toutes informations pourraient �tre tr�s utiles.
Je vous en prie, s'il vous pla�t
aidez-moi � les trouver, nous sommes d�sesp�r�s...
Coupez ! Tr�s bien, Luc�a.
C'est juste si vous pouviez le faire en face de la cam�ra
avec la photo des filles.
Et autre chose, ne t'essuient pas les larmes. D'accord ?
Il y a des millions de gens qui regardent,
tu n'imagines pas comment cela pourrait nous aider.
�a marche ? La photo est l�.
Prends ton temps.
Tr�s bien.
- Un peu plus haut - Comme �a c'est bien ?
Ici c'est parfait, merci.
Nous sommes de bonnes personnes, Ricardo.
Nous ne ferions jamais de mal � personne.
Je vous en prie, si quelqu'un a vu quelque chose ou
sait o� sont mes filles. Qu'il nous appelle
ou appelle la police... Toute information est importante.
Aidez-moi � les trouver, nous sommes d�sesp�r�s, s'il vous pla�t !
Encore une fois Javier nous sommes t�moins
d'une terrible histoire, qui nous appelle � la solidarit�
et nous encourage � donner le meilleur de nous.
Pour finir, je t'informe que le gouverneur Vargas
va diriger une grande op�ration pour chercher
Les petites.
D�s la premi�re heure, lorsqu'il a appris la disparition
le Gouverneur Carmelo Vargas dirige personnellement
la recherche des jumelles Anna et Elena.
- Allons-y, on va chercher. - Oui, gouverneur.
Regardez dans le coin !
Pour trouver une trace de ces pauvres petites
le gouverneur a mobilis� tous les organes de s�curit� de l'�tat
et s'est engag� � travailler sans rel�che
jusqu'� ce qu'il les retrouve.
Mais malheureusement jusqu'� pr�sent
La recherche n'a donn� aucun r�sultat.
Nous reviendrons vers vous et continuerons � vous informer
Pour 24 heures en 30 min,
Ricardo Diaz. - Merci Ricardo.
Et bien voil�, le drame d'une famille comme les autres
qui en quelques minutes, et par un peu de n�gligence,
a chang� sa vie pour toujours.
Je suis s�r que vous allez vous demander
quel va �tre le destin de ces deux petites filles
dans un monde comme dans lequel nous vivons aujourd'hui ?
Notre coll�gue Laura Cardenas nous a pr�par� ce reportage.
Javier, je vous informe qu'aujourd'hui a �t� arr�t�
un groupe de prox�n�tes
qui maintenait en esclavage des jeunes filles
de 12 � 19 ans.
Le procureur nous a inform�s que ce groupe de d�linquants
avait des connexions avec un r�seau de p�d�rastes
qui non seulement exploitait sexuellement des mineurs,
mais aussi produisait du mat�riel pornographique
pour le march�... - Comment vont-elles, Juanita ?
Elles vont bien patron.
Au d�but, elles pleuraient beaucoup
et ne voulaient pas dormir, mais maintenant elles sont calmes.
- Prends soin d'elles. - Oui, patron.
Et ne les quitte pas des yeux.
Et que je ne te vois pas dormir !
Non, ne vous inqui�tez pas.
Au Mexique chaque ann�e dispara�t des milliers d'enfants.
Les �tudes et statistiques partout dans le monde
d�montrent que le trafic d'enfants,
comme le trafic de drogue et l'achat d'armes
sont une des affaires les plus rentables
pour les mafias internationales.
Traite des blanches, esclavage des enfants
� destination de l'exploitation sexuelle...
Hey, patron
Et si nous faisons ce qu'ils disent � la t�l�vision,
et que nous vendions les filles � un prox�n�te.
On ne gagnerait pas plus de fric ?
Elles sont si mignonnes.
Imagine-toi ce qui nous donnerait pour ses petits yeux,
ces petites mains et ces petits c�urs fragiles...
Arr�tez de dire des conneries connards !
Depuis le d�but on a bien dit que les choses
ce feraient � ma mani�re.
Et celui qui n'est pas d'accord peut se casser tout de suite.
Compris ?
De 10 000 � 150 000 dollars en fonction de la destination choisie.
Pour 24 heures en 30 min J'informe, Laura Cardenas.
Nous retournons vers vous, Javier.
Alors Pepe, �a donne quoi ?
Mortelle !
Non, non, moi j'ai ador� le reportage,
c'�tait g�nial le truc des prostitu�es.
Oui, j'ai vu le nombre de Facebook et de Tweet.
C'est une bombe. Dis-moi combien on a fait ?
Et de part ?
Putain de merde, c'est presque comme la telenovela.
Non ne t'inqui�te pas, j'ai tout sous contr�le.
Parfait.
F�licitations � toi aussi.
Au revoir.
Comme vous pouvez le voir, la strat�gie a �t� un succ�s.
Aucun m�dia ne mentionne la tricherie du gouverneur
ou l'attentat contre le d�put� Morales.
Vous �tes un g�nie, Carlos. Mon parrain est heureux.
Il doit encore �tre un train de f�ter �a ce malade.
Que savons-nous du d�put� Morales ?
Il est hors de danger, il sortira dans quelques jours.
Et l'enqu�te sur les petites procureur ?
Sans beaucoup de nouvelles, Mr. Carlos
nous continuons les recherches
et le plus int�ressant � pr�sent est qu'il semble que
les Garza ont des probl�mes �conomiques.
La bonne nous dit que le mariage
ne va pas tr�s fort, et que la femme...
sans que nous ayons pu le prouver, aurait un amant.
Dites-moi procureur, je ne voudrais pas me m�ler de votre travail,
mais est-il certain qu'aucun d'entre vous
ne soit derri�re la disparition des filles ?
Il s'agit d'une hypoth�se qui ne peut �tre exclue.
D'apr�s ce que vous me dites,
si vous continuez de vous concentrer sur l'enqu�te Garza
je suis s�r que vous allez trouv� des choses bien sales.
24 heures en 30 minutes �DITION SP�CIALE
Javier, nous sommes devant la maison de la famille Garza,
O� l'enqu�te sur la disparition
Des jumelles, a pris un tournant surprenant.
Nous vous avons donc pr�par� le reportage suivant.
� la premi�re heure le procureur de l'�tat nous a inform�s
Avoir d�couvert plusieurs incoh�rences
Et de contradictions dans la d�claration des parents.
Les Garza �taient dans nos locaux
Jusqu'� tr�s tard dans la nuit,
jusqu'� tr�s tard.
Mais malheureusement, quand nous avons compar� les diff�rentes versions
Nous y avons trouv� des incoh�rences
Ce qui r�v�le, selon nos crit�res
qu'une action pr�m�dit�e �tait en place pour cacher
d'importantes informations, et de graves accusations.
Ce qui semblait �tre au d�part un couple exemplaire
� la lumi�re de nos cam�ras,
Petit � petit, l'image s'est �corn�e
et n'�tait que des apparences.
Dans une relation o� les mensonges, les trahisons,
et le d�samour, sont le pain quotidien.
Luc�a, raconte-nous la relation avec ton mari,
nous savons que vous avez d�j� eu des probl�mes.
Ricardo, je voudrais te dire que, oui, nous avons eu des difficult�s
comme tous les couples.
Parfois, nous nous discutons, mais comme tous les mariages, non ?
Mais il se dit que Salvador aurait d�j� quitt� la maison un mois
Qu'est-il arriv� dans votre relation pour qu'il en arrive � une d�cision
si grave, provoquant la disparition des filles ?
Et quand tout semblait que nous �tions seulement t�moins
D'une crise familiale,
La d�claration de Juana Casimiro,
La nounou des filles
A fait prendre un virage � 180 degr�s � l'affaire.
Juanita, depuis combien d'ann�es travailles-tu avec la famille ?
Cinq ans.
Quand les filles sont n�es, ils m'ont embauch� pour les aider.
Et, est-il vrai que le couple rencontre
beaucoup de probl�mes ?
Surtout quand monsieur a appris que madame avait un amant
Il est m�me parti de la maison.
Dis-nous, comment l'a-t-il appris ?
Ne me dis pas que l'amant dormait dans la maison ?
Si.
Salvador Garza, le p�re des filles
Nous a avou� que son entreprise �tait presque en faillite.
Salvador, il se dit que vous avez de s�rieux probl�mes �conomiques
Et que pour cela ton mariage, traverse une profonde crise.
Ne penses-tu pas que tout cela pourrait avoir un rapport
Avec la disparition de vos filles ?
Sinc�rement Ricardo, je ne vois pas
Le rapport de ces choses-l� entre elles.
C'est vrai mon entreprise traverse une mauvaise passe
et j'ai eu certains probl�mes dans mon mariage
avec Luc�a. Mais pourquoi penses-tu
que ceci est li� � la disparition de mes filles ?
D�sol� Salvador, mais pour moi c'est une �vidence.
Mr. G�mez, l'amant de Luc�a Garza,
connu dans l'�tat pour sa r�putation
de bourreau des c�urs,
a refus� d'�tre interview�, montrant une attitude
que nous pouvons consid�rer comme arrogante et agressive,
et qui prouve sans aucun doute qu'il cache quelque chose.
- Mr. G�mez... - S'il vous pla�t, �teignez cette cam�ra !
Mr. G�mez, nous savons que vous avez eu une relation
avec la m�re des filles et dormi dans cette maison
la veille de la disparition.
- Que pouvez-vous dire ? - Encul�s !
C'est de votre faute si le pays est comme il est
Et je vous demande s'il vous pla�t de respecter ma vie priv�e.
Excusez-moi.
- Pourquoi ne voulez-vous pas r�pondre... - Laissez-moi !
Ainsi c'est termin� cette journ�e
pleine de r�v�lations et de surprises.
Le minist�re public a d�cid� de demander
une d�tention provisoire et de nouveaux interrogatoires
dans les bureaux du procureur.
Cet apr�s-midi, apr�s leurs d�clarations devant le procureur
le couple Garza, la nounou Juana Casimiro
et Manuel G�mez, l'amant probable de Luc�a Garza
vont rest�s en garde � vue dans un motel
de la capitale, accus�s d'�tre les principaux suspects
dans la disparition des filles.
Nous restons pr�sents sur place
pour suivre toutes informations qui peuvent survenir.
Et nous continuerons � informer.
Pour 24 heures en 30 min
Ricardo Diaz. - Je vous remercie, Ricardo.
Indubitablement ce confirme chaque jour que dans
ce pays, il devient de plus en plus difficile
de se fier seulement aux apparences.
Et vous qui vous nous suivez confortablement install�s
Nous vous invitons � participer � notre question du jour :
Qui pensez-vous est-il le plus responsable de la disparition
des jumelles ? Les options sont :
(A) La m�re. B) Le p�re.
(C) Le petit ami. D) La nounou.
Nous vous invitons � participer par t�l�phones.
Mais d�s � pr�sent, nous disposons
des premiers r�sultats :
La m�re serait la principale responsable avec 46 %
Le p�re la suit de tr�s pr�s, avec 43 %
Le petit ami est loin avec 8%
Enfin la nounou, de fa�on symbolique, 3 %
Continuez de nous appeler,
et faites nous partager votre avis.
28 points d'audimat et 49 parts, Je totalement d'accord
avec toi, ceci est un carton.
Hey Pepe, merci beaucoup pour cette opportunit�
tu n'imagines pas combien je te suis reconnaissant.
Bien s�r, Je le dis � Ricardo.
Au revoir.
Oui.
Don Carlos, bonsoir. Je ne vous d�range pas ?
Non, non, ne vous inqui�tez pas procureur, quoi de neuf ?
Mias je voulais juste vous dire que je viens de lib�rer
les parents des filles.
Vous faites chier procureur, pourquoi ne pas m'avoir pr�venu ?
D�sol� Carlos, je n'avais pas le choix.
Est apparu un t�moin qui a vu des mecs embarquer les petites
et son avocat m'a donc oblig�.
Comment un t�moin Procureur ? �coutez-moi bien
Gardez-le-moi, j'arrive et qu'il ne parle � personne
jusqu'� ce que j' arrive, d'accord ?
Oui, Don Carlos.
Putain de merde...!
Alors connard, r�p�te ce que tu disais.
Oui patron.
C'est que le jour o� on a enlev� les filles,
je travaillais dans une maison.
Il �tait vers 11:30
quand tout � coup
J'ai vu deux branleurs emmener les jumelles
envelopp�es dans des couvertures. Ils les ont foutues dans une camionnette
qu'un autre mec conduisait.
Et ils se sont barr�s rapidement.
Pourquoi n'as tu rien dit avant ?
Parce que apr�s les avoir vu � la t�l�,
je pensais qu'il y aurait une bonne r�compense.
Voil� ta r�compense, fils de pute !
Assez ! Assez !
Et tu peux identifier ces gars-l� ?
Bien s�r patron.
J'ai donn� la description � l'inspecteur.
Pas vrai chef ?
Allons parler � c�t�.
Qu'en pensez-vous ?
Il semble que �a se tient.
Nous avons d�j� fait des recherches et le gars semble dire la v�rit�.
D'ailleurs,
il a d�j� identifi� deux des d�linquants
deux petits voleurs, regardez.
Qu'allez-vous faire avec lui ?
Nous devons le laisser partir.
Il n'y a rien pour l'incriminer.
Sauf si vous avez besoin d'autre chose.
Non, avec ce que vous lui avez mis
il doit d�j� suffisamment se repentir de l'avoir ouvert.
Quand m�me, pouvez-vous me donner ses coordonn�es
au cas o� nous aurions besoin de lui pour une interview ?
Il s'appelle Augusto Serv�n, il vit dans un quartier qu'on appelle la cartonnerie.
Voici toutes les informations.
- D�put� Morales ! - Bonsoir, monsieur Carlos.
- Que faites-vous ici ? - Pour commencer
je vous pr�sente mes excuses, pour �tre entr� de cette fa�on.
Mais comme vous l'avez remarqu�, ma vie est en danger
et je dois rester prudent. - Je ne sais pas si vous
�tes en train d'exag�rer ou non et je ne sais pas si je peux encore vous aider.
Beaucoup plus que vous le pensez.
Ma vie n'a pas importance si � la fin
je peux accomplir ma mission d'en terminer avec Vargas et sa mafia.
Rappelez-vous les mots de St. Augustine :
"Le sang des martyrs est la graine de la libert� ".
Je trouve �a bien mignon et romantique
mais dites-moi � quoi pensez vous.
Vous savez que nous aussi nous sommes int�ress�s
par la chute gouverneur ? - Pouvez-vous regarder cela, s'il vous pla�t ?
Qu'est-ce encore d�put� ?
Une autre preuve des tricheries d�gueulasses du gouverneur.
� ce stade, plus rien ne me surprend.
Je veux juste que vous regardiez et �coutiez attentivement.
Je t'ai dit mon ami, que je ne suis pas comme les abrutis de l'opposition.
Je respecte mes engagements,
Voici votre permis. - Quel gouverneur bien gourmand !
�a me va, l'affaire est faite.
Une fois que j'ai le permis, je fais le d�p�t.
Et pour vous montrer mon affection, avec le re�u je vous enverrai
deux filles, plus putes que gamines.
Haha, bien mon ami, mais cette fois qui parlent espagnol !
Les putains de Russes que tu m'as envoy�es la derni�re fois
quand je leur demandais de me sucer
il fallait que je fasse des signes !
D'accord, mais il faut que l'on soit plus discret.
Il ne va pas nous arriver un truc comme avec le d�put� Ram�rez
qui quand il l'a appris voulait aussi sa part,
encul� de sa m�re !
Ne vous inqui�tez pas, Nous allons tout arranger.
Et si sort un autre d�put�
qui cherche des emmerdes, on le fume
comme ce porc de Ramirez, et on continue.
Bien gouverneur, toujours le sens pratique
je vous admire, vous �tes mon h�ros.
Qu'en pensez-vous, Mr. Carlos ?
Ceci est le d�put� Ram�rez.
Un autre martyr de la d�mocratie.
Imaginez,
auteur intellectuel d'un homicide,
traite des blanches, blanchiment d'argent
et d�tournement d'argent public.
Sont quelques-unes des perles que vous pouvez voir dans cette vid�o
et avec laquelle nous pouvons �liminer Vargas.
Et que voulez-vous que l'on fasse avec �a ?
La m�me chose que la derni�re fois, la passer dans le journal de P�rez-Harris.
Je suis s�r qu'apr�s �a
Vargas devra d�missionner.
Mais nous avons besoin de v�rifier l'authenticit� de la vid�o
et il pourrait s'agir d'un faux.
Ne vous inqui�tez pas � ce sujet Mr. Carlos.
J'ai un t�moin qui a vu quand Vargas � donner l'ordre
de tuer mon coll�gue.
Je vais v�rifier �a avec mes patrons et je ne
pense pas qu'il y aura d'objections.
Si vous me le permettez
Je vais vous donner quelque chose.
C'est une copie.
Prenez bien soin d'elle.
Je vous recommande d'�tre tr�s prudent.
Vous avez vu de quoi ce tyran est capable.
Et ne doutez pas que
le triomphe de notre mission
est beaucoup plus important que notre destin.
- Excusez-moi. - Oui.
- Bonsoir, monsieur - Bonsoir, monsieur Carlos.
Putain de putain de merde !
Un autre danger pour le Mexique.
Oscar, tu peux m'organiser une r�union urgente
avec le gouverneur demain matin � la premi�re heure ?
Il ne va pas nous arriver un truc comme avec le d�put� Ram�rez
qui quand il l'a appris voulait aussi sa part,
encul� de sa m�re ! - Ne vous inqui�tez pas,
Nous allons tout arranger. Et si sort un autre d�put�
qui cherche des emmerdes, on le fume
comme ce porc de Ramirez, et on continue...
Que voulez-vous que je vous dise, Monsieur Carlos ?
Que ce n'�tait pas moi ?
Alors je le dis. Ce n'�tait pas moi !
Gouverneur il s'agit de graves accusations
si pour une raison quelconque cela devient public,
nous devons recommencer � z�ro, et je ne suis pas s�r
que cette fois nous r�ussirons ! - Mon petit Carlos,
nous ne sommes pas stupides, vous et moi savons bien que la t�l�
peut tout faire, non ?
Si mon ami, mais je n'imaginais
que cela �tait si... - Si quoi ?
Si pourri ?
Ne soyez pas na�f petit Carlos, ne fait pas l'enfant.
C'est le jeu de la politique !
Donne-moi le nom d'un gouverneur ou d'un pr�sident
qui a termin� son mandat sans deux ou trois morts
dans le placard.
Et certains avants m�me d'�tre �lus.
OK Avez-vous oubli� les sombres histoires
de notre actuel monsieur le Pr�sident ?
Ici, le probl�me est la conjoncture.
Le d�put� Morales n'est pas tout seul l� dedans.
Ces putain de d�put�s je m'en branle !
Qu'est-ce qui se passe mon gars ?
N'essaye pas de me niquer mec !
Oui, oui, il est avec moi. Je vais lui dire !
Mais toi applique-toi � r�soudre cette merde.
Il s'est pass� quelque chose gouverneur ?
Maintenant on est vraiment dans la merde.
Les putains de gamines Garza sont s�questr�es !
S�questr�es ?
Gouverneur, je pense que nous venons de gagner � la loterie.
Mais je vais avoir besoin de tout votre soutien.
�coute Salvador, je comprends parfaitement
la crise que vous traversez. Mais vous devez vous d�cider rapidement
Ils viennent de vous demander un million de dollars
nous devons commencer par quelque chose.
Mais nous ne savons pas si c'est le meilleur moyen.
Je voudrais en parler � notre avocat avant.
La seule chose que je veux est de r�cup�rer mes filles.
Le message �tait clair,
ils ne veulent pas qu'intervienne la police.
Donnez-moi l'ordre et je les renvoie.
Oui, mais les 50,000 dollars que vous me proposez
me paraissent bien peu. - OK, je vais parler � mes chefs
et je t'obtiens 100 000. Par contre vous me signez
le contrat d'exclusivit�.
Oui.
O� allons-nous trouver le reste ?
Tu peux hypoth�quer la maison avec la banque de la t�l�vision.
Tu sais, j'ai une recommandation avec eux.
Signe Salvador, signe.
Un paraphe sur chaque feuille, et une signature � la fin.
- Luc�a, toi aussi tu dois signer. - Oui.
Rappelez-vous juste que personne ne peut s'approcher m�me pas
� la fen�tre sans ma permission.
Compris ?
Les documents sont en r�gle et ainsi est la situation procureur.
Tu es s�r Carlos que tu n'as pas besoin de nous ?
Parce que ces ravisseurs sont les voleurs exp�riment�s.
Non, ne vous inqui�tez pas, s'il arrive quelque chose
je vous pr�viens ou le capitaine Gordoa.
Nous vous attendons.
Vous savez que nous sommes l� pour vous aider.
Merci, Monsieur le Procureur. Capitaine.
- Nous sommes l� pour vous. - Merci beaucoup.
�coutez attentivement.
Ceci est une propri�t� priv�e et je vous demande de partir.
Silence, silence ! Poussez-vous, poussez-vous !
Vous voyez le poste de garde ?
Et bien derri�re ! Et rapidement !
Et ceux qui jouent aux cons, je les fous en taule !
Allez ! Bougez-vous !
Qu'ils fassent gaffe � la lumi�re, et qu'ils ne se couvrent pas.
Luc�a, Salvador, quand on sera en direct
ne vous cachez pas le visage et faites attention � la lumi�re, ok ?
Ha et autre chose, si vous pouvez donner l'impression que
vous vous aimez encore un peu.
Tonio, quand je parle d'eux,
tu filmes leurs visages et tu maintiens le zoom.
La table s'il vous pla�t.
Gouverneur, comment �a va avec le texte ?
- Nous sommes presque en direct. - Ho putain, �a va bien !
C'est tr�s important que vous montriez une assurance
mais surtout que l'on ne remarque pas que vous lisiez.
Ne t'inqui�te pas mon couillon !
Tu vas voir comment je vais faire mieux que le Pr�sident !
Je vous charge aussi de mod�rer votre vocabulaire.
Tu me dis, je t'�coute.
Bonsoir
Vous regardez 24 heures en 30 minutes.
Je suis Javier P�rez-Harris, et voici sont les principales informations.
Un nouveau tournant dans la triste l'histoire
de la double disparition Garza.
Cette nuit, et par manque de preuves,
les parents des jeunes filles ont �t� lib�r�s.
Mais plus tard, � la surprise de tout le monde
la situation des petites s'est �claircie
lorsque les parents ont re�u un message
d'un groupe de preneurs d'otages
demandant un million.
Nous vous donnons tous les d�tails dans un interview en direct
avec notre envoy� sp�cial.
Nous sommes sur 24 heures en 30 minutes.
Aujourd'hui est un jour historique.
Voyons voir la t�te que va faire ce voleur de Vargas.
Quand ils vont passer l'enregistrement sur le canal national.
Enfin, le Seigneur a entendu mes pri�res.
Comme nous vous le disions dans notre introduction,
Aujourd'hui a �t� un jour d'�motions et de drames
pour l'affaire des jumelles Garza.
Pour plus de d�tails, nous retrouvons en direct
notre envoy� sp�cial, Ricardo Diaz.
Je vous en prie Ricardo.
Javier, bonsoir, nous sommes en direct
depuis la maison du couple de Lucia et Salvador Garza.
Comme vous le disiez, nous avons v�cu
des moments vraiment dramatiques
lors qu�apr�s la lib�ration du couple,
nous avons re�u un message d'un groupe
de ravisseurs exigeant le paiement
d'un million de dollars.
Oui, un million dollars pour lib�rer...
Qu'en pensez-vous, patron ?
�a commence � sortir.
Ceci repr�sente un montant impossible
en raison de la situation �conomique de la famille.
Mais nous n'avons pas eu que de mauvaises nouvelles, Javier.
Cet apr�s-midi quand le gouverneur a appris
la terrible nouvelle de l'enl�vement, outr�
et dans un beau geste exemplaire, s'est solidaris� avec les parents
et envoyer � la communaut� le message suivant.
Pr�t, Gouverneur ? Je vous rappelle que nous sommes en direct.
Pr�t.
Ok. Silence, s'il vous pla�t Nos prenons dans cinq,
quatre, trois...
citoyens, citoyennes
l'exercice du pouvoir qui m'a �t� confi�
par le vote d�mocratique,
exige une grande responsabilit�.
�tre � la t�te d'un �tat comme le n�tre
apporte joies et difficult�s.
Mais quand la volont� de servir est le plus important,
Vous pouvez oublier les calomnies et les mensonges,
et vous concentrer sur ce qui compte vraiment.
Il y a peu de temps, j'ai �t� inform�
par mon cabinet
de la terrible nouvelle de l'enl�vement des jeunes filles
Ana et Elena Garza.
Et je veux que vous sachiez qu'� partir d'aujourd'hui,
et jusqu'au moment o� appara�tront les petites saines et sauves,
toutes les ressources et les moyens disponibles dans l'�tat
seront utilis�s pour remplir
cette t�che importante et noble.
Je veux aussi profiter de cette opportunit�
pour vous envoyer un message de paix
� mes compatriotes.
Et aux parents des filles,
� leur garantir, que je ne me reposerai pas
jusqu'� qu'ils soient r�unis avec leurs magnifiques filles.
Je vous donne ma parole d'honneur.
Merci beaucoup.
Et ainsi Javier apr�s ce touchant
message du Gouverneur Vargas,
Il est rare pour un homme politique, de montrer son c�t� humain,
sa sensibilit�. Je vous laisse donc
mais je voudrais d'abord vous partager cette terrible image
de ce couple de parents face � l'adversit�.
Enlac�s pour retrouver l'amour perdu.
Bonsoir.
Sant� messieurs !
Je vous l'avais dit. Embrasser le cul � ces salopes de la t�l�vision,
a �t� le meilleur investissement de mon gouvernement.
N'est-ce pas ?
Oui, gouverneur, Maintenant, oui je vous vois
�tre notre prochain Pr�sident de la R�publique.
F�licitation parrain.
Vous nous avez montr� que vous d�tenez les trois qualit�s pour �tre pr�sident :
Honn�tet�, intelligence sensibilit�, parrain.
Gouverneur, c'est un honneur.
Mon cher, je suis tr�s fier d'�tre dans votre �quipe.
Avec moi nous irons loin. Mais tout �a est gr�ce � ce gar�on.
O que oui, il a fait un bon travail.
Viens ici mon gar�on, viens ici !
- F�licitations, tr�s bien. - Merci, gouverneur
Je dois avouer que vous m'avez surpris.
F�licitations mon gouverneur, vous avez �t� brillant, g�nial.
- Assez, assez, assez !
Assez de flatteries, et allons voir les filles pour c�l�brer.
J'esp�re que cette fois vous viendrez avec nous.
Mon cher petit Carlos. - D�sol� encore une fois gouverneur,
je ne souhaite pas vous contrari�, mais je dois
retourner � la maison des Garza pour superviser tout �a.
Comment puis-je penser du mal de toi !
Je sais que tu te tires la petite Jasmine.
La bonnasse la plus chaude du pays !
Gouverneur, qui vous a dit cela ?
Tu crois que je n'allais pas faire mes recherches ?
Et juste parce qu'il y a des t�moins, je ne vais pas t'embrasser.
Quand je m'imagine tremper ta nouille !
La petite Jasmine est la greluche de mes r�ves !
- Avec votre permission gouverneur. - Je t'en prie.
Entre vendredi et samedi le Popocatepetl a eu
45 faibles �ruptions mod�r�es
ainsi que des tremblements de terre de hautes fr�quences
et de faible amplitude d'environ deux...
Patron, et quand allons-nous conclure l'affaire ?
Ce ne serait pas bon de faire �a d'un coup ?
Ou pourquoi ne pas envoyer quelques petits doigts
ou petites oreilles des petites ?
Pour faire pression sur eux ?
Non patron, pour l'amour de Dieu ne leur faites pas de mal.
Ne t'inqui�te pas, ne pr�te pas attention � ces deux abrutis.
En outre, les parents ont besoin de temps
pour qu'ils obtiennent l'argent.
Ont rejet� la l�galisation de la consommation
comme solution magique. Il a �t� propos�
d'�tudier la question des drogues
comme une question de sant� publique,
et non seulement sous l'angle de la s�curit�.
Mais plut�t de travailler � une politique globale pour faire face au probl�me mondial
de la drogue en Am�rique.
Ceux-ci �taient les nouvelles d'aujourd'hui,
Nous vous attendons demain dans cet espace d'information.
Bonsoir.
Quelle bande de salopards sans vergogne !
Ils n'ont m�me pas fait une allusion, pas une seule !
Peut-�tre demain, liciensado.
Ils ont d�di� les nouvelles � ces pauvres filles.
Ne sois pas stupide, Manuel.
Maintenant je me rends compte que tout cela est un complot
pour d�tourner l'attention.
Mais je sais qui va pouvoir nous expliquer.
Alfonso
Monsieur.
Merci, Juanita.
- Je ne peux pas plus. - Je te l'avais dit mon Richard,
plus de 35 points d'audimat, il n'y a que les finales de football,
et nous y sommes presque.
Je viens de parler � Pepe, et il m'a dit
qu'Alejandro est heureux. - Je sais Carlos,
mais nous devons rester vivre ici dans cet abyme.
Aujourd'hui, je suis romantique, et je veux sortir avec les chats.
Richard, r�fl�chis bien.
Nous sommes au bord d'�crire l'histoire
de la t�l�vision mexicaine et toi tu te plains.
� n'importe quel moment peuvent appeler les ravisseurs
Imagine-toi �a en direct !
T'es vraiment un grand malade.
Et bien en temps de guerre, tout peut �tre utile.
Que se passe-t-il Richard ?
Rien, je suis inquiet pour toi. Comment vas-tu ?
Ricardo, que voulez-vous que je vous dise ?
Je suis d�sesp�r�e, je me sens tr�s seul.
Oui, je crois que ce qu'il te manque c'est de te d�tendre.
Viens, allons discuter.
Bonsoir d�put�.
Voici les documents.
Vous n'imaginez comment cela m'a �t� difficile de les r�cup�rer.
Merci beaucoup jeune homme.
Voici l'argent, je ne sais pas si vous voulez compter.
Je pense que c'est parfait, comme d'habitude.
Je veux vous demander une faveur d�put�.
Je vous supplie d'�tre cette fois bien plus discret.
Cela est plus d�licat que les vid�os.
Non, ne t'inqui�te pas, Je jure que je serai une tombe.
Et en plus, je voudrais te rappeler
que mon offre tient toujours pour que tu incorpores notre parti.
- Nous avons besoin de personnes comme toi. - Merci beaucoup.
Nous parlons de �a un peu plus tard.
Bonne chance.
C'est �a !
Dites-moi.
- Don Carlos ? - Oui.
- C'est le d�put� Morales. - D�put�, comment allez-vous ?
Pourquoi n'avez-vous pas tenu votre promesse ?
�coutez, je suis d�sol� Je ne sais pas pourquoi ils n'ont pas pass�
la vid�o. Vous devez comprendre que ce
n'est pas moi qui suit en charge de ce genre de d�cision.
J'ai besoin de vous voir de toute urgence, j'ai avec moi quelque chose
que vous ne pourrez pas ne pas transmettre.
De quoi s'agit-il ?
Quelque chose qui implique votre station et le Gouverneur Vargas.
Je suis certain que cela ne va pas laisser vos patrons indiff�rents.
OK, dites-moi, o� pouvons-nous nous rencontrer ?
Au Congr�s.
� 9:00 heures pr�cises.
J'y serais sans-faute.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonjour, Monsieur Carlos, je vous remercie pour votre ponctualit�.
Dites-moi d�put� comment puis-je vous �tre utile ?
Je suppose que vous vous demandez pourquoi je vous ai amen� ici,
Non ? - Je ne sais pas, je suppose
que c'est parce que vous travaillez ici. - Non Don Carlos.
Je vous ai appel� ici parce que cet endroit repr�sente plus
qu'une simple enceinte parlementaire.
Ce Congr�s, malgr� l'humilit�
qu'il puisse vous para�tre,
est le dernier espoir
pour beaucoup de gens fatigu�s de l'impunit�,
la corruption et le mensonge.
Bravo, d�put�, bravo ! En fait je n'ai pas apport�
de cam�ras et et je ne sais pas o� vous voulez en venir avec tout �a.
Vous et vos patrons pensez que je suis stupide, non ?
Un abruti de d�put� provincial que l'on peut traiter
comme un demeur�.
Non d�put�,
pas � ce point.
Vous vous �tes tromp� Don Carlos.
N'avez-vous jamais entendu qu'il n'y avait pas de petits ennemis ?
Ou allez-vous me dire que ceci n'est pas la raison
pour laquelle vous boycottez tout ce que je fais ?
Et que vous passez votre temps � prot�ger le corrompu de Vargas.
Ce sont les copies des contrats que notre honorable gouverneur
a sign� avec votre entreprise.
Pour nous faire avaler l'histoire des filles s�questr�es ?
Et qu'il s'agit d'un cadeau des radiodiffuseurs � notre gouverneur
pour en faire un d�fenseur de la justice en prime time !
- Je me trompe ? - Vous avez tort, d�put�,
Car ces contrats sont des accords commerciaux
que nous avons avec tous les �tats
y compris le gouvernement f�d�ral. - N'insultez pas mon intelligence.
Vous savez ce que donneraient vos ennemis ou votre concurrence
pour obtenir cette information ? Pensez juste
� ce qui arriverait � la valeur de vos actions sur le march� boursier ?
- Vous voulez nous faire chanter ? - Non !
Non, Don Carlos.
"Le lion pense que tous sont comme lui"
mais Dieu merci, dans ce pays
il existe encore quelques politiciens honn�tes.
Bien d�put�, allez au but. Que voulez-vous ?
Ce que je veux, et c'est un droit
garanti par la Constitution,
est un espace dans le journal de P�rez-Harris
pour pr�senter les preuves en ma possession contre le gouverneur.
Dix minutes en direct � l'heure de pointe, pas une minute de moins.
Et vous me dites que vous ne voulez pas me faire chanter,
mais savez-vous combien co�tent 10 minutes de Prime Time ?
Je n'ai plus de doute sur le fait que le cynisme
est la ligne �ditoriale de votre entreprise.
Je vous laisse r�fl�chir dans ce monument � la d�mocratie.
J'esp�re votre appel avant midi.
Sinon, dites � vos chefs
d'en accepter les cons�quences.
Bonjour Lupita, tu peux me passer Pepe ?
- Il est en r�union Carlos. - �a m'est �gal, dis-lui que c'est urgent.
Que veux-tu Carlos ?
Je suis d�sol� Pepe, mais nous avons de s�rieux probl�mes.
- Il est arriv� un truc aux jumelles ? - Non, non �a �a va.
Le probl�me c'est que le leader du Congr�s
A obtenu notre contrat avec le gouverneur
et qu'il est sur le point de les publier.
Fils de pute ! Et comment a-t-il fait ?
Je n'en ai pas une putain d'id�e.
File-lui un billet. C'est certainement ce qu'il veut.
Ils sont tous pareils ces putains de bureaucrates de merde.
Non, le probl�me c'est qu'il ne veut pas d'argent.
Comment �a il ne veut pas le pognon, tu ne l'as pas bien g�r� Carlos, c'est pour �a.
Il veut 10 minutes dans l'espace de P�rez-Harris
Pour parler de toutes les merdes que tu imagines du gouverneur.
�coute, �coute-moi bien, c'est �a que tu vas faire.
Tu vas dire � cet abruti que l'on est d'accord
Je vais g�rer le reste, t'as compris ?
Ok, je lui confirme.
Tu m'appelles apr�s avoir parl� avec ce fils de pute,
Tu m'appelles imm�diatement ! - Je m'en occupe, A+
Mr. Harman, le pr�sident est en ligne.
Alors, Pepe ?
Salut Monsieur le Pr�sident, comment vas-tu ?
Bien merci, dis-moi.
J'ai une gal�re ici j'ai besoin tu m'aides.
En quoi que je t'aider ?
Bon, figure-toi que des contrats de la bo�te sont sortis.
Et qu'un certain Agust�n Morales
veut nous faire chanter.
- Et que puis-je faire ? - Comment quoi ?
Fais bosser tes sbires
et qu'ils nous envoient toutes les informations � son sujet.
D'accord, je vais pr�venir le secr�tariat du gouvernement
Pour voir ce qu'ils peuvent faire, je te tiens au courant.
Super, c'est juste qu'il me le faut avant 17:00.
Parce que c'est urgent.
Envoie-le-moi avec le g�n�ral directement � mon bureau.
Oui Pepe, ne t'inqui�te pas, je t'appelle.
- Hey, une derni�re chose. - Quoi ?
Qui s'occupe de tes cravates ?
Pourquoi ?
C'est toujours les m�mes, je vais t'en envoyer des nouvelles.
Parfait.
- Prend soin de toi. - Toi aussi Pepe.
Tout te para�t clair mon petit Carlos ?
- Tr�s clair Pepe. - Et la conversation
Elle est pr�te ? - Lorsque je peux, je la montre
au gouverneur, et je vais lui expliquer que cela
vient directement du gouvernement.
Donc, je m'occupe du gouverneur
et toi du d�put� Morales.
Qu'as-tu dit � Morales ?
Je lui ai dit de venir au studio � 8:00.
Parfait.
�coute Carlos, sur ce truc va falloir que tu te donnes.
Tu dois faire deux choses � la fois
et n'en n�gliger aucune. Le gouverneur et les gamines.
Je peux compter sur toi pour �a ou pas ?
Ne t'inqui�te pas patron, j'aurais g�r� tout �a pour le d�ner.
Tu assures, je te laisse.
Alfonso ?
Bonsoir d�put�. En quoi puis-je vous aider ?
Je besoin de ton d'aide � nouveau.
Et cette fois de quoi s'agit-il liciensado ?
Sais-tu si notre ami,
a fait un pacte avec les gens de la t�l�vision ?
Je sais des choses, mais il s'agit d'un sujet tr�s d�licat.
� quel point d�licat ?
Deux fois plus d�licats que la derni�re fois.
En plus de l'autre que nous avions convenu.
OK, mais �a m'urge pour aujourd'hui.
Je vous vois au m�me endroit � minuit et demi.
Bien mon gar�on, je te retrouve l�-bas.
Tu vois idiot.
Si on n'en avait fini avec cet encul� Morales,
rien de tout cela ne serait arriv�.
Ils vont s'en occuper � la capitale.
Vous devez arr�ter les fuites,
et malheureusement vous devez vous en occuper.
Mais qui putain a donn� l'enregistrement � tes chefs ?
Je ne sais pas si cela vient du gouvernement ou directement de Los Pinos.
Fils de pute !
Quand je pense que je me le suis sorti du parti vert ce couillon de junior !
- Rosita. - Oui monsieur.
- Dites � mon filleul de venir. - Bien s�r monsieur.
Et bien gouverneur, je vous laisse. Je dois terminer le reportage
pour ce soir. - Non !
Reste ici.
Pour que tu voies comment se r�glent les choses ici.
Assieds-toi. Cela ne va pas prendre longtemps.
Excusez-moi mon parrain. Comment �a va Carlos ?
Assis-toi Poncho.
Voyons Poncho,
Carlos vient juste de me dire
que tu es celui qui donne les informations au d�put� Morales.
Qu'as-tu � me dire de cela ?
Comment pouvez-vous croire cela de moi, parrain ?
Gamin, je viens d'entendre un enregistrement entre toi
et ce fils de pute de messie o� tout est tr�s clair !
N'ai je pas �t� g�n�reux avec toi ?
Ne t'ai-je pas trait� comme un de mes enfants ?
Bien s�r que oui parrain.
Comment pouvez-vous croire que je vous ferai une chose pareille.
Fils de pute !
L'information vient de la pr�sidence !
Je suis d�sol�, s'il vous pla�t.
Je sais que j'ai mal fait, je n'avais pas de mauvaises intentions,
je l'ai fait pour payer une dette.
Fils de pute !
Il ne l'a pas fait pour de mauvaises intentions.
Je savais que ce petit me trahirait.
Voil� Carlos, nous tenons un probl�me en moins.
Maintenant tu peux aller bosser.
Et pour chasser les doutes.
Je ne veux pas mal sortir de l'histoire des gamines.
Compris ?
Oui gouverneur.
La patate chaude, je suis dans le pot...
Je vais en ville pour appeler d'une cabine.
Restez sur vos gardes et prenez bien soin des filles.
Et ne recommencez pas � vous bourrer la gueule, ou � vous envoyer cette merde !
Ne vous inqui�tez pas patron.
Si je ne suis pas revenu dans deux heures,
Vous savez quoi faire, non ?
D'accord patron.
Vous nous prenez pour des amateurs ?
Vous n'�tes pas des amateurs, juste des imb�ciles.
Et surveillez bien la patronne Chole,
Cette vieille commence � aimer les gamines.
La patate chaude, je suis dans un pot,
j'ai eu trop d'huile...
- Castulo Serv�n ? - Oui ?
Doigt dur !
Je pense que la madame a raison.
C'est mieux que je m'en aille de la maison.
Non, Jasmine ! Elle s'en ira avant toi.
Et quelles sont les conditions ?
Merci liciensado
mais je n'ai laiss� en garantie
et je pense que 150% d'int�r�ts par mois sont de l'abus, merci.
Alors Salvador, tu t'en sors avec l'argent ?
Tr�s mal. J'ai hypoth�qu� la maison avec ta banque.
J'ai vendu la voiture et les bijoux de Luc�a.
J'ai pris un pr�t que je paierai le restant de mes jours
et j'ai � peine 300 000 $.
�coute, je vais voir comment ma bo�te pourrait t'aider
mais tu peux compter sur 25.000 $ de ma part.
Merci.
Vous n'imaginez pas � quel point j'ai chang� d'avis sur vous.
Il n'y a pas de probl�me.
Ne r�ponds pas ! Tonio, Martin !
On y va !
Je suis l�.
Chava
T'es pr�t ? Vas-y !
All� Alors b�tard, Tu as mon pognon ?
Non monsieur, je n'ai que 300.000 $, mais je vous aurais le tout.
�coute, fils de pute
Si tu penses que je plaisante, tu es vraiment trop con.
Je t'ai clairement � dit que je ne me contenterais pas de broutilles.
Je vais violer tes gamines, et puis t'envoyer quelques petits doigts
pour que tu comprennes connard !
Oui, je vous implore de ne pas faire de mal � mes filles,
donnez-moi deux jours de plus et je trouverai l'argent
mais ne faites pas de mal � nos filles. Elles sont...
Salvador et Luc�a Garza Un cauchemar sans fin
Je m'excuse aupr�s de vous car...
que ce soir, loin de mes habitudes
je voudrais partager mon opinion personnelle
sur ce que nous venons de voir.
Rarement depuis 20 ans que je pr�sente ce journal,
j'ai senti une indignation aussi profonde
et un sentiment d'impuissance
comme vous devez s�rement l'�tre.
Pensez un instant
� ce que vivent les parents de ces cr�atures
et je suis s�r que, quelque chose en vous na�tra.
Voil� pourquoi au nom de T�l�vision Mexicana,
Telebanco et notre Fondation, cela est possible.
Nous vous invitons � faire preuve de solidarit�
avec ces parents, et comme un symbole
vous pouvez porter un ruban jaune et faire
un don aux comptes qui apparaissent sur votre l'�cran.
Je vous rappelle que... Ce n'est pas important que ce soit un ou deux pesos.
L'important est l'engagement et la solidarit�
que nous avons toujours d�montr� dans ces moments.
Merci.
Carlos, je vous remercie de tout mon c�ur.
Tu vas voir que tout va bien se passer et que demain tu obtiendras l'argent.
Javier est un ma�tre, quand il s'agit de bouger les gens.
Chaque fois qu'il demande des dons pour les inondations
les tremblements de terre, les enfants des rues, il est incroyable.
� chaque fois on en a trop.
- Qui est-ce ? - Les voisins d'� c�t�.
- Qui est-ce ? - Les voisins.
- On peut y aller ? - Oui, je vous en prie.
Bonsoir Luisa, que se passe-t-il ?
Bonsoir, Lucia Salvador, on vient de voir
ce qui est arriv� � la t�l�vision.
On vous apporte cela, ce n'est pas beaucoup,
mais j'esp�re que cela pourra vous aider.
Merci beaucoup
Luisa.
Merci.
Merci beaucoup
Viens, il manque encore le meilleur.
Bonsoir d�put�, restez assis !
Bonsoir Mr. Harman, enchant�.
Je passais en revue ce vous nous avez apport�.
Je dois avouer, c'est puissant.
Je voudrais profiter de cette occasion pour vous pr�senter mes excuses.
Je suis d�sol� d'utiliser ces m�thodes
pour obtenir l'interview. - Vous n'avez pas besoin de vous excuser,
M�me si vous ne me croirez pas,
je partage vos opinions.
Ce pays a besoin de personnes courageuses comme vous
qui osent d�noncer la corruption et l'impunit�.
Merci.
C'est normal. Il vous manque quelque chose ?
Non, non tout va bien.
Et bien nous venons vous chercher dans un instant.
- Enchant� et bonne chance. - Merci beaucoup.
Et pour notre journal nous avons ce soir un invit� sp�cial.
Nous accompagne sur ce plateau le d�put� Agust�n Morales,
qui comme vous le savez est un des plus durs
critiques du gouverneur Carmelo Vargas,
Et qui voudrait nous faire une grande r�v�lation.
- Bonsoir d�put�. - Bonsoir Javier.
Merci pour l'opportunit�.
D�put� avant de pr�senter
l'enregistrement vous nous avez apport�
et nous donner votre opinion, je voudrais vous poser une question.
Bien s�r, Javier.
Que vous dites le nom de Cynthia Gonz�lez ?
Cynthia Gonzalez, bien pas grand-chose.
Je me rappelle juste qu'elle �tait la fille d'une personne
qui a travaill� dans ma maison.
Mais je ne comprends pas la question.
Et bien, pour vous rafra�chir un peu de la m�moire
voyons ce t�moignage.
J'ai rencontr� monsieur Morales
parce que ma m�re travaillait dans sa maison.
Quand nous sommes arriv�s, il �tait tr�s gentil avec moi.
Et m'a toujours donn� beaucoup de cadeaux.
Je n'ai jamais imagin� qu'il aurait de mauvaises intentions.
Mais au bout d'un moment, quand ma m�re
allait faire les courses
Il m'emmenait dans sa chambre
et me faisait faire des cochonneries.
A-t-il d�j� abus� de toi ?
Au d�but, il me caressait par-dessus mes v�tements
et faisait en sorte que je le touche, mais...
Mais un soir il avait beaucoup plus, il m'a enlev� mes v�tements...
Et m'a...
Par respect pour vous, il vaut mieux couper la suite
car tout le monde peut imaginer
ce qui est arriv� avec cette fille innocente
dans les mains d'un d�prav� comme celui qui nous accompagne.
Monsieur le d�put�, vous nous avez demand� une interview
que avons accept� bien volontiers.
Ne vous para�t-il pas le moment ad�quat
pour que vous nous donniez une bonne explication � ce sujet ?
Ou pr�f�rez-vous le faire devant les autorit�s comp�tentes
et expliquer vos liens avec la mafia
de la pornographie infantile - Ceci est une calomnie !
Une calomnie !
Sortez-le !
Non ! C'est une calomnie !
Une calomnie !
Bien s�r que non.
Bien s�r que non.
Ces d�linquants qui se sentent prot�g�s
Pensent qu'ils peuvent faire le tour du monde
et commettre leurs crimes sans donner d'explications ni recevoir la punition.
C'est pour cela que je vous le redis
peu importe sa couleur, ou son parti.
Tous sont �gaux. Bonsoir.
Ne t'avais-je pas dit que l'idiot de messie
regretterait de jouer avec moi.
Monsieur le Procureur,
dites � la madame la d�put�e Dominguez que demain
elle ouvre un dossier contre lui
afin de mettre ce d�prav� en prison.
Bien s�r gouverneur.
Et vous capitaine, demandez � nos amis
une ordonnance de r�vision, pour voir ce que nous pouvons trouv�.
- Bien s�r monsieur. - Et bien,
Je suis tendu, en col�re !
Comme le dit P�rez-Harris, "idiots de politiques de troisi�me division."
Enfin, Fini de travailler pour aujourd'hui,
nous avons des invit�es et nous devons les recevoir.
Vous envoyez grave, Gouverneur.
- Sant� messieurs ! - Sant� !
Et maintenant, oui les amis !
D'ici...
� Los Pinos !
Avez-vous des liens avec la mafia de la pornographie juv�nile ?
On dit que vous avez des liens avec la p�dopornographie.
Chambre 325.
Liciensado Morales, excusez-nous,
mais par instruction du g�rant vous devez
quitter votre chambre et r�cup�rer vos affaires.
Message � l'opinion publique, au pr�sident du Mexique
et � tous les m�dias de communication.
Mesdames et Messieurs.
Aujourd'hui a �t� le jour de plus triste de ma vie.
Je sais que ma cr�dibilit�, apr�s la brutale
attaque m�diatique dont j'ai �t� victime caus�e par une cha�ne de t�l�vision.
Je me suis plus rien.
Mais peut-�tre que mon cas servira � mettre fin � l"impunit� des mafias
qui dominent notre pays.
Aujourd'hui, notre d�mocratie est menac�e
par les puissances et les monopoles factices.
Utilisant une strat�gie bien rod�e
pour pr�server ses corrompus et leurs...
Javier, je t'informe aujourd'hui a �t� d�couvert
le corps du d�put� Agust�n Morales
Il semble qu'il s'agit d'un suicide
dans un h�tel du centre-ville de Mexico.
Et cela apr�s le scandale que vous avez mis � jour.
Bient�t les d�tails.
Gouverneur, comme vous le savez
les gens sont pauvres et la collecte a �chou�.
L'important est que si nous ne r�cup�rons pas les filles
rapidement, les choses pourraient se compliquer.
Ils nous restent juste quelques heures avant le d�lai.
Comment avancent les recherches ?
Pour le moment sans grand r�sultat.
Nous avons besoin de plus de temps.
- Et vous, commandant ? - Pareil monsieur.
Nous avions eu un t�moin, mais quelqu'un l'a tu�
et nous n'avons pas d'autres pistes - Comment �a on l'a tu� ?
Bande d'imb�ciles inutiles !
On doit r�soudre �a aujourd'hui.
Et il vaudrait mieux vous y mettre
si vous ne voulez pas finir suicid� comme mon filleul ou le messie.
Le probl�me c'est que pour les parents il leur manque beaucoup de temps
pour obtenir de l'argent. - Et que sugg�res-tu ?
Tu vois que je suis entour� par des idiots.
Que vous payez le million de dollars pour les sauver.
Pourquoi moi imb�cile ?
Et bien c'est le seul moyen de sortir de ce probl�me
sans risquer votre carri�re... - �coute Carlitos
ne me prends pas pour un con.
Je suis s�r qu'il aura assez d'argent avec les parents
et la collecte, oui ou non ?
Pour moi l'argent n'est pas un probl�me.
Je vais te donner ton million de dollars en entier.
En �change d'une faveur que tu ne pourras pas me refuser.
Dites-moi gouverneur, j'�coute.
Je vous promets de ne pas vous d�cevoir.
- Bouge-toi pour le million de dollars. - Oui monsieur.
Les pauvres aiment aussi
Je t'ai d�j� dit mille fois Jasmine
que je veux les choses � ma fa�on, ou tu d�gages la maison.
Je vous promets que cela ne se reproduira pas Mada...
Je suis fatigu�e de tes excuses.
Je ne sais pas pourquoi mon fr�re insiste pour te garder ici.
Tu sais quoi ? Prends tes affaires et va-t'en.
Non
Ma m�re est tr�s malade madame,
je ne peux pas rester sans travail. - Tu iras vivre dans la rue.
- Deux cent quatre-vingts mille. - Cent ?
- Il manquait 22 pour les 28000. - D'accord.
Cent...
Et trois cents.
Et ensuite nous avons cent...
Carlos, s'il reste l'argent on pourra le garder ?
Comment cela ? S'il y a trop d'argent
�a ira � la fondation.
Tu penses que nous allons le voler ?
Non bien s�r que non, mais comme je vais rester
avec toutes ses dettes je pensais que... - Ne pense pas, laisse tomber.
- Non d�sol�. - Tais-toi Salvador
Arr�te avec ces questions.
Et bien, d�sol� si je me suis mal exprim�, pardon.
Ok, on fait pareil ! On fait pareil !
R�ponds, Chava.
J'�coute.
Alors fils de pute,
J'ai entendu � la t�l� que vous aviez le pognon, c'est vrai connard ?
Oui, o� voulez-vous que je vous l'apporte ?
Non abruti, si tu penses que je vais me contenter
avec ce que j'avais demand�, tu es bien couillon.
Maintenant je veux deux millions de dollars.
Je le jure sur mes filles que je n'ai pas plus.
J'ai juste 1 million, c'est tout ce qu'ils m'ont donn�...
�a va petit PD, �a va.
Tu connais la mine de fer � c�t� de la gare ?
Parfaitement.
Tu am�nes ton cul par ici.
Tu prends ton portable et tu attends que je t'appelle.
Mais �coute bien fils de pute
pas de police et pas de blague
ou tu pourras dire au revoir � tes putes de filles.
Compris, abruti ?
Je pars de suite.
- Je dois y aller. - Chava !
Quand tu vois les filles tu m'appelles pour que l'on vienne tourner, ok ?
Que la Vierge te prot�ge de son manteau sacr�.
- Tout va bien se passer - Oui.
Ram�ne-moi mes filles.
Je dois y aller !
Notre P�re qui est aux cieux
que ton nom soit sanctifi�.
Que ton r�gne vienne, que ta volont� soit faite
sur la terre comme au ciel...
Nous sommes en bordure de la ville.
Les phares que vous pouvez distinguer devant nous
sont ceux de la voiture de Mr. Garza, le p�re des jumelles.
Il se rend livrer le million de dollars
demand� par les ravisseurs.
Nous savons que nos vies sont en danger,
mais notre engagement est d'informer � chaque moment.
Il semble que nous arrivons au lieu du rendez-vous,
Nous pouvons ressentir une grande tension et de la nervosit�
mais rien ne nous emp�chera � ramener � la maison, cet important succ�s.
C'est bien.
Viens on va grimper.
Carlos, attends ! Attends !
C'est tr�s dangereux, on ne sait m�me pas ce qu'il y a l�-haut.
Ricardo, imagine-toi l'audimat qu'on va faire !
Allez viens n'ai pas peur.
Et mes filles ?
- O� sont mes filles ? - Attends connard
- O� sont-elles ? - Arr�tez de demander.
- O� sont mes filles ?
Tu vas fermer ta gueule esp�ce de pute !
Ferme l� connard !
Je m'arr�te l�.
Carlos, je suis une ic�ne pour l'entreprise
S'il m'arrive un truc tu vas �tre responsable ?
D'accord commencez, trois, deux, enregistre !
En ce moment la nervosit� est indescriptible...
Nous pouvons voir comment Mr. Garza
tiens la valise avec la ran�on, et est en face
du kidnappeur qui comme nous pouvons le voir,
tiens une arme ! - Ricardo calme toi !
Tu dis la m�me chose que ce que nous voyons, allez pointe la cam�ra !
- J'esp�re qu'il y a tout - Je le jure devant Dieu.
Fils de pute !
Je t'avais dit de venir seul.
Maintenant va te faire foutre, connard !
Hey Ricardo, tu peux te lever c'est fini !
- Ils l'ont tu� ? - Il s'est �vanoui.
Putain de Ricardo, ce n�est pas toi qui fait
Warry Porter, Hussein, Kadhafi tout ce bordel ?
C'est pas pareil,
L�-bas ils respectent les journalistes, pas comme ici.
Tonio, v�rifie le mat�riel
et dis � Ramon d'approch� la voiture,
je vais voir monsieur Garza.
Fils de putes !
Addicts de merde.
Madame Chole !
Madame Chole !
Putain de vieille conne...
Tu as vu Juanita, j'�tais le seul qui avan�ait.
J'ai presque d� terminer le reportage tout seul.
Si je n'�tais pas parti rapidement j'aurais re�u une balle.
- Mes petites ! - Ricardo, le microphone.
- Maman ! - Mon amour !
Allons, allons !
Vas-y
Nous sommes dans la maison de la famille Garza,
o� nous vivons un moment historique.
- Luc�a, Salvador, qu'elles sont... - Laissez-nous tranquilles...
- Salvador, que ressentez...? - Sortez !
Tout va bien, mon amour. Tout va bien mon ange.
- Luc�a, Luc�a - Laissez-nous en paix !
Mais c'est juste que...
Seulement...
S'il vous pla�t, ouvrez la porte.
N'oubliez pas que vous avez sign� un contrat !
Vas-y !
- Maman ! - Mon amour !
- Maman ! - Ma poup�e Tu tournes ?
Maman !
L�, l�.
Nous sommes dans la maison de la famille Garza,
o� nous vivons un moment historique.
- Luc�a, quelles sont les premi�res impressions ?
Laissez-nous tranquilles !
Salvador...
Luc�a, Luc�a.
- Laissez-nous en paix. - Sortez.
Rappelez-vous que vous avez sign� un contrat !
Mais putain, c'est de la merde totale.
Je suis d�sol�, Mr. Carlos.
Mais vous connaissez mieux ces choses-l� que moi.
Imaginer comment le gouverneur serait affect�,
si nous enfermons les parents. - Et les gens vont nous lyncher.
Moi je m'en fous, ces idiots m'ont sign� un contrat d'exclusivit�
je leur ai donn� 1 million de dollars.
Si vous voulez, vous pouvez d�poser plainte
mais je doute que cela fonctionne.
Il sera difficile de r�cup�rer votre argent.
Non, c'est contre vous que je devrais porter plainte
Je ne vous avais pas dit de m'avertir
Oui, Mr. Carlos, mais je vous ai d�j� dit que mes hommes
ont re�u un appel anonyme disant
o� �taient les filles, ils ne m'ont m�me pas averti.
La police les a trouv�es dans un parc abandonn�
et ils les ont ramen�es au poste.
Et en recoupant les informations
on a trouv� l'endroit o� elles ont �t� enlev�es.
Merde !
Une semaine avec un audimat de fou et nous n'avons pas le final.
Donc, Carlos, que faisons-nous ?
Patience, partenaire
cette fois le script � �chou�, nous allons voir
ce qu'ils en pensent � Mexico - Tu as dit quoi ?
En quelques mots, nous sommes foutus.
Non, apr�s �a. Qu'as-tu dit ?
Quoi ? Que le script a �chou� ?
Non, nous pouvons encore trouver un moyen.
Cela ne prendra fin que lorsque je le d�ciderai.
24 heures en 30 minutes
�dition sp�ciale
Javier, nous sommes dans un endroit connu sous le nom
de San Juan El Baro.
En face de nous se trouve l'endroit
o� les jumelles Garza sont s�questr�es.
Nous avons �t� invit�s par les autorit�s de l'�tat
� �tre t�moins pour la premi�re fois
dans l'histoire de la t�l�vision mexicaine,
d'une op�ration de sauvetage en direct.
Lentement nous nous approchons, pour observer
les d�tails et les actions de ces h�ros m�connus
qui risquent leur vie pour notre s�curit�.
Nous allons prendre position, et nous avan�ons.
On y va !
Il semble que les ravisseurs nous ont vus
et ont ouvert le feu.
Les autorit�s contr�lent l'attaque et continuent � avancer,
au milieu des feux crois�s, il r�gne dans l'air
Un souvenir des sc�nes transmises
du Moyen-Orient, Il y a environ deux mois.
Mais ici, contrairement � la guerre
est le facteur sentimental pour la sant� des enfants,
ajoutant une pr�occupation suppl�mentaire.
L'intensit� des coups � int�rieur de la maison
augmente. La situation doit �tre tr�s grave.
Mais notre engagement d'informer
est le plus important, alors nous allons continuer.
Alors on va avancer !
Venez !
Sauvetage des jumelles Garza
S'il vous pla�t, soyez prudent
pour les images que nous allons vous pr�senter.
Nous avons trouv� les corps des ravisseurs
qui ont perdu la vie r�sistant � la police.
Mais il semble que l'enl�vement n'�tait pas la seule activit�
ill�gale de ces d�linquants.
Ici, nous pouvons voir l'arsenal qu'ils poss�daient
ainsi que l'�norme quantit� de drogues.
Activit� qui certainement finan�ait le groupe.
Maintenant nous reste juste � savoir ce qui est arriv� aux jumelles.
Nous prions Dieu pour qu'elles soient saines et sauves
et qu'il n'y ait pas d'autres victimes
de ces terribles criminels. - Elles sont l�, venez !
Voil� petite, voil�.
Tout va bien, tout va bien.
Venez ici. Venez ici, venez ici.
Ici ch�ries, faites attention.
Il est difficile de trouver les mots
pour exprimer l'�motion que nous ressentons ce moment.
Il semble que, gr�ce � Dieu, les filles
semblent en bonne sant�, mais seul le temps nous dira
si cette terrible exp�rience,
ne laisseront pas de s�quelles.
Mais pour le moment, et gr�ce au courage
du Corps de s�ret� de l'�tat
et la d�termination du gouverneur Vargas,
il semble que notre histoire poss�de une fin heureuse.
Ana, Elena, venez mes amours.
Et dans l'une des sc�nes les plus touchantes
que j'ai pu voir Luc�a et Salvador Garza
enfin, ont pu retrouver leurs filles
et pouvoir les embrasser et les couvrir d'amour.
Le gouverneur Vargas a pr�sent� les jumelles
� c�t� de leurs parents et a donn� un bref discours
aux habitants, que nous vous invitons � �couter.
Chers amis, je vous remercie votre pr�sence,
Aujourd'hui est un jour de joie pour nous tous.
Aujourd'hui, nous avons d�montr� qu'avec de la volont�,
travail et sensibilit�,
nous pouvons changer les choses dans notre pays.
Mais personne n'est insensible aux graves probl�mes
et aux �normes d�fis que notre nation � devant elle.
Santiago, donne-moi plus de contraste au visage du gouverneur.
Quand nous agissons avec ferme et d�termin�e,
il n'y a pas d'obstacles insurmontables.
Il y a quelques jours, personne n'imaginait que l'histoire
de la famille Garza, aurait une fin heureuse.
Mais je vous avais donn� ma parole, et devant vous tous me suis engag�
et aujourd'hui je peux vous assurer,
qui vous me donnez votre confiance et que nous travaillons ensemble,
dans un avenir proche,
Notre Mexico peut changer.
Merci.
Pr�sident !
Pr�sident !
Pour conclure notre transmission, Javier
je t'informe que l'immense popularit�
que l'affaire des jumelles Garza lui a donn�,
le Gouverneur Vargas a annonc� son int�r�t � participer
comme candidat � la pr�sidence de son parti
pour lui ouvrir la route � la Pr�sidence de la R�publique.
Depuis le lieu des �v�nements, pour 24 heures en 30 minutes
Ricardo Diaz.
Merci Ricardo, et merci � toute l'�quipe
de la production pour cette histoire extraordinaire,
qui nous maintenus en haleine pendant tant de jours
et Dieu merci, a eu une fin heureuse.
Et dans d'autres nouvelles moins joyeuses et pour retourner � la r�alit�,
Aujourd'hui s'est d�cid�e une s�rie de mesures �conomiques
pour essayer d'am�liorer
la grave situation financi�re du pays.
Le ministre des Finances a annonc�
qu'� partir de demain tous les produits de base,
comme le lait, le pain,
tortillas, les transports et les carburants,
subiront des augmentations de 25 � 30%
L'annonce a provoqu� beaucoup de tension sur les march�s
et le dollar a atteint des niveaux historiques
et la bourse est tomb�e � son pire niveau depuis six ans.
Et pour examiner les d�tails de l'impact
de ces mesures dans la soci�t�, J'ai l'honneur d'avoir en ligne
la r�sidence officielle de "Los Pinos",
avec notre Pr�sident de la R�publique.
Bonsoir, Monsieur le Pr�sident.
Bonsoir Javier, C'est un plaisir d'�tre � nouveau invit� dans ton �mission.
Monsieur le Pr�sident,
aujourd'hui a �t� annonc� un nouveau package de mesures �conomiques,
comment pensez-vous que ces rudes ajustements vont affecter
les familles mexicaines ?
Javier, je sais que les mesures annonc�es hier
par le minist�re des Finances
sont douloureuses. Mais sont �galement n�cessaires.
Que suis-je en train de dire avec �a, Javier ?
Que ce paquet �conomique, est n�cessaire
pour avoir des finances saines.
Et pour ta question, Javier
il y aura un impact dans les familles mexicaines.
Maintenant tu comprendras qu'en ce moment je ne puis te r�pondre
Car je ne suis pas la femme du foyer.
D�sol�, Monsieur le Pr�sident, qu'avez-vous dit ?
- La femme du foyer ? - Exactement, Javier.
Je ne peux pas savoir l'impact
que le paquet �conomique aura
parce que comme vous le savez, avec autant de responsabilit�s
ces jours-ci je n'ai pas eu le temps
de faire les courses ou aller au march�.
Bonsoir, Javier.
D�faillance technique D�sol� que le d�rangement
- Quel est le probl�me ? - Venez avec moi.
O� ?
L�chez-moi !
R�sidence officielle "Los Pinos"
t�l�vision mexicaine
Bonsoir g�n�ral, nous vous attendions.
Entrez, s'il vous pla�t.
Permettez-moi d'ouvrir la porte.
Bonsoir g�n�ral, le liciensado vous attend.
- Bonsoir g�n�ral. - Bonsoir monsieur Carlos.
- F�licitations pour votre promotion. - Asseyez-vous.
Voici l'argent, Je ne sais pas si vous voulez compter...
Non, ce n'est pas n�cessaire g�n�ral.
Cela vient du bureau de Monsieur le Pr�sident.
� quel point ce pays va mal, g�n�ral !
Je vais prendre mes dispositions pour le journal,
nous sommes sur le point d'�tre en direct.
Il n'y a pas de probl�me.
Et bien, si vous n'avez plus besoin de moi Don Carlos
Je vous laisse - Merci g�n�ral.
Comme toujours, ce fut un plaisir de travailler avec vous.
Pour moi aussi.
G�n�ral.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- �a va mon petit Carlos ? - �a va chef ?
- Tout est l� ? - Tout est l�.
Regarde ce qu'ils nous envoient de "Los Pinos"
Je l'ai envoy� au journal.
Oh putain !
Ils ont d� faire cela ?
Ceci est le premier signe que comme dans le bon vieux temps
Ce pays est en train de couler.
C'est l'heure.
Bonsoir.
Nous sommes sur 24 heures en 30 minutes Je suis Ricardo Diaz,
et voici les principales nouvelles.
Le Pr�sident de la R�publique a annonc� la visite
du pape Fran�ois premier dans notre pays.
Sa Saintet� arrivera au Mexique � la fin du mois d'ao�t
et fera une visite de plusieurs �tats de la R�publique
pour appeler � la paix et � l'harmonie chez les Mexicains.
Nous avons tous les d�tails exclusifs
avec notre journaliste au Vatican.
Les ph�nom�nes m�t�orologiques continuent,
Tabasco, Chiapas et Veracruz, les inondations
ont fait plus de 600 morts et des dizaines de port�s disparus.
La violence continue sans rel�che
aujourd'hui, il y a eu des affrontements � Chihuahua, Coahuila et Zacatecas
se terminant par 64 morts au total.
Sur le plan international les manifestations se poursuivent
en Europe contre le plan d'ajustement adopt�
par le Fond mon�taire international.
En finance, le minist�re des Finances a annonc�
un nouveau plan de sauvetage des banques
et le peso et la bourse
ont subi des pertes n�gatives strat�giques.
Dans les sports, tous les buts de la saison et plus encore.
Nous sommes sur 24 heures en 30 minutes
de retour avec toutes les informations,
mais avant �a un bref message
de nos sponsors.
Nos diff�rences sociales nous divisent, mais...
CELMEX Unique au Mexique
Ce pays a besoin d'un vrai leader.
Un homme qui sait maintenir ses promesses.
Qui n'a pas peur de faire face � l'adversit�.
Je suis Carmelo Vargas,
avec ton aide, je serai le prochain Pr�sident de la R�publique.
Et ensemble, nous allons r�ussir.
Coalition unie pour le Mexique
Merci de continuer avec nous,
Ce soir nous avons parmi nous des invit�s tr�s sp�ciaux
et je voudrais leur souhaiter la bienvenue.
Luc�a, Salvador, Ana et Elena, quel plaisir de vous avoir ici.
Merci pour l'invitation, Ricardo.
Salvador, comment vous sentez-vous apr�s tout ce que vous avez v�cu ?
Avant tout merci pour l'opportunit� Ricardo
Je dois reconna�tre que l'enl�vement de mes filles
fut l'une des exp�riences les plus douloureuses
et difficiles que nous avons eus dans notre vie.
Mais je dois t'avouer qu'apr�s tout �a
gr�ce au soutien de la t�l�vision
et � l'engagement et � la solidarit� du candidat
Carmelo Vargas, nous avons r�cup�r� la foi
et la confiance dans l'avenir ce pays.
Merci beaucoup pour tes paroles, Salvador.
Mais votre visite n'est pas pour parler de l'enl�vement
N'est-ce pas, Lucia ? Vous voulez nous donner une information
Tr�s importante. - Tout � fait, Ricardo.
Nous voulons dire aux t�l�spectateurs
que nos filles, Ana et Elena
seront les protagonistes d'une telenovela
appel� "Un monde de joie"
qui sera diffus�e prochainement
au prime time de cette cha�ne.
Quelle bonne nouvelle ! Ce sera certainement un succ�s.
Et que pensez-vous si avant de nous s�parer
nous pouvons voir un peu du talent
de nos futures �toiles ? - Bien s�r, bien s�r.
�couter fr�re cette chanson de joie
Un coin joyeuse qui l'attente d'un nouveau jour
Venez, chantez, chant r�ves vie � r�ver
Un nouveau soleil
O�...
2 ans plus tard
Peuple du Mexique,
Je jure garder et faire garder
la Constitution politique des �tats-Unis mexicains
et les lois qui en d�rivent.
Et de rester
loyal et patriotique
� la charge de Pr�sident de la R�publique
que le peuple m'a confi�.
Travaillant pour le bien et la prosp�rit� de l'Union.
Et si je ne le respecte pas
que la nation me juge.
Le Mexique r�affirme sa vocation d�mocratique
Le pays c�l�bre la paix et l'harmonie
Lic. Carmelo Vargas PR�SIDENT DE LA R�PUBLIQUE 2018-2024
La dictature parfaite
Sous-titrage et traduction : Matthieu Leroy - petzouil@yahoo.fr
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