All language subtitles for The.Long.Dumb.Road.2018.BluRay.1080p.AVC.DTS-HD.MA5.1-MTeam.Fr

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Original subtitles

Je crois que c'est tout.

Approche.

C'est une blague.

Allons.

Merde.

D�sol� on est FERM�S

FORT STOCKTON, TEXAS � 1 904 km de Los Angeles

- Tu me cong�dies ? - Fiche le camp !

Va chier, Manny ! Je d�missionne ! D'accord ?

- Donne-moi mon chandail. - Tu le veux ?

Super. Reprends ton chandail de merde.

Tiens. �touffe-toi avec �a.

O� sont mes trucs ?

Vous avez des trucs � moi !

G�nial, toi aussi, Gary ?

Quel salaud !

De quoi as-tu besoin ?

Je cherche un m�canicien.

G�nial. Tu viens de trouver le meilleur m�canicien en ville !

Allons-y.

Je vais � L.A. Ma voiture est en panne.

Ces gars t'auraient vraiment arnaqu�.

- Vraiment ? Bon. - Va te faire foutre, Manny !

- Je m'appelle Richard. - Nathan. On m'appelle Nat.

Je peux prendre des photos de toi ?

- Tu veux me prendre en photo ? - Oui.

Tu es int�ressant.

- Ah oui ? - Oui.

Ne te m�prends pas, je suis vraiment int�ressant.

Si tu veux prendre une photo d'un vrai gars,

tu es au bon endroit. Allez.

- Oui ? - Oui, bon sang.

- G�nial. Super. - C'est fou.

- D'accord. - Bon sang, oui.

- Super. - Pas vrai ?

- Oui. - L'Am�rique � l'�tat pur.

Super. D'accord.

G�nial. Montre-moi �a.

Montre-moi.

Non, c'est une cam�ra � pellicule.

- Oui. Super. Ouah ! - Je dois les faire d�velopper.

Oui. C'est ancien, non ?

- Oui. - C'est fou.

Tu es un artiste ?

Je m'en vais � l'�cole des arts. C'est pourquoi je vais � L.A.

- Merde. - Oui.

- Tant mieux pour toi. - Merci.

Quelle est ta philosophie ?

- Ma philosophie ? - Oui, en tant qu'artiste.

Quelle est ta vision du monde ? Qu'as-tu � dire ?

Je ne sais pas.

�coute, je ne suis pas un artiste.

Je ne suis qu'une merde. Je ne suis rien.

Mais m�me moi, j'ai une philosophie.

Il y a trois choses qui comptent dans la vie.

Des amis, un toit et un peu de nourriture.

Tout le reste,

c'est des conneries, et je d�teste les conneries.

- Les conneries, c'est nul. - Pas vrai ?

Si j'ai appris une chose en 35 ans sur cette plan�te,

c'est que ce monde est rempli de conneries.

Voil�. Pr�pare-toi. D�marre le moteur.

- Tu en es s�r ? - Oui.

- D'accord. - D�marre-le.

- Pr�t ? - Oui.

Bon sang, oui !

Merci.

- Que dis-tu de �a ? - C'est vraiment gentil.

Pas de probl�me. Ce n'�tait qu'un tuyau mal viss�.

Merci. Je n'aurais jamais pu r�gler �a moi-m�me.

�coute, est-ce que 100 $, �a irait ?

Bien s�r.

- Je me moque de toi. - Quoi ? Qu'est-ce que...

Je rigole. Ne t'en fais pas.

Mon Dieu, c'est tellement g�n�reux.

Merci. J'aimerais te rendre la pareille.

Tu le peux.

Je m'en vais � 45 minutes d'ici,

- dans une ville nomm�e Alpine. - D'accord.

Tu pourrais me conduire l�-bas ?

Tu pourras me d�poser au bord de l'autoroute.

Ce n'est pas un probl�me. Mais je dois m'y rendre rapidement.

Je ne sais pas trop.

- Oui. - Je ne te connais pas...

Je comprends. Tu ne me connais pas.

- Je suis un �tranger. - Oui...

Tu ne veux pas de moi dans ta voiture. Mais �coute.

Regarde-moi dans les yeux.

J'ai des yeux tr�s gentils.

Je suis un bon gars.

Qu'en dis-tu ?

Tu sais quoi ? D'accord, monte.

- Viens. - Bon sang, oui !

Tu fais ma journ�e, mon gars.

Une bi�re pour la route ?

Non, �a va. Pas en conduisant.

Mais tu peux boire si tu veux.

- D'accord. - Mais sois discret,

au cas o� il y aurait des policiers.

Ne t'en fais pas, vieux.

Je suis un professionnel pour ce qui est de boire et conduire.

Heureusement que tu ne conduis pas.

Parle-moi de toi. Tu fais la f�te ?

Oui. Je vais souvent � des f�tes.

- Quoi ? - Non.

Je ne parle pas d'aller � des f�tes comme quand on a 16 ans.

Est-ce que tu prends de la drogue ?

- Oui. Oui, oui. - G�nial.

- Bon sang, oui. - De l'herbe et de l'alcool.

- Oui ? - Oui.

- C'est une bonne nouvelle. - Ah oui ?

Il s'av�re que j'ai

en ma possession une cigarette comique.

- C'est super. - Oui. Tu en veux ?

Non, je conduis.

- Pas quand... - Je peux le fumer ?

Oui, bien s�r. Vas-y.

Alors, tu t'en vas o� ?

� Vegas.

- Vegas. - Oui.

- Les n�ons, les belles femmes. - G�nial.

C'est le meilleur endroit pour repartir � neuf.

C'est super.

- Oui. - Je ne suis jamais all� � Vegas.

- Tu n'y es jamais all� ? - Non. Jamais.

Mon gars, tu dois aller � Vegas.

Oui. Je sais. Je veux y aller pour mon 21e anniversaire.

Je sais que c'est clich�, mais bon.

- C'est brillant. - Pas vrai ?

Pour les meilleurs trucs � Vegas, il faut avoir 21 ans.

- Oui. - Les bars, les casinos,

les jeux de hasard, les bars de danseuses.

Les meilleures prostitu�es sont dans les bars de danseuses.

- C'est bon � savoir. - Oui.

Bon � savoir.

Merci. Si je vais l�-bas, je te chercherai, on fera un truc.

Oui. Bien s�r.

�coute. J'en ai assez de ces conneries.

Rien pendant des kilom�tres, des villages de merde.

Des connards au travail.

Des emplois de merde. Des gens horribles.

Vegas, b�b�. Tu connais le film ?

ALPINE, TEXAS � 1 643 km de Los Angeles

- C'est cet immeuble-l�. - G�nial.

Oui, stationne-toi � droite.

G�nial.

- Merci, Nat. - Oui.

Tu m'as vraiment rendu un grand service. Merci.

Pas de probl�me.

Prends soin de toi. D'accord ?

Prends soin de toi.

Ce b�b� va t'emmener jusqu'� L.A. Tu n'as pas � t'en faire.

Merci beaucoup. Merci.

Prot�ge-toi en tout temps. Tu comprends ?

- D'accord. - Mets une capote.

D'accord. Promis.

Merde !

Qu'y a-t-il ?

C'est ferm�.

Je ne crois m�me plus que les bus passent ici. Bordel.

- Quoi ? - Oui.

- Bordel. - Merde.

Alors, que vas-tu faire ?

Je vais passer la nuit ici et faire de l'autostop demain matin.

Ce n'est pas grave.

Tu sais quoi ? Je vais � Marfa ce soir.

Tu peux venir. J'ignore s'il y a une gare de bus,

mais c'est plus pr�s de Vegas.

�a ne te d�range pas ?

Non, c'est bien d'avoir de la compagnie.

D'accord. Quel est ton film pr�f�r� de tous les temps ?

The Graduate. Sans h�siter.

- Vraiment ? - Oui.

- Je ne l'ai jamais vu. - Ah ?

Je ne connais pas �a. The Graduate ?

Dustin Hoffman.

- Je vais le regarder. - Oui.

Et toi ? Ton film pr�f�r� ?

Fast and Furious : Tokyo Drift.

- Vraiment ? - Oui. Ce film est d�ment.

C'est des gars qui font des courses en voitures.

Ils font d�raper les voitures.

Ces films sont bons, c'est vrai.

- Les deux premiers ? - Oui.

Les meilleurs films que j'ai vus.

Mais c'est devenu un peu redondant

� partir du sixi�me.

Je crois qu'il y en a huit maintenant.

Attends.

Il y en a d'autres ?

Oui. Il y a huit films, je crois.

Tu rigoles ? Bon sang !

- Oui, ils ont fait... - C'est incroyable !

Avec Dwayne "The Rock" Johnson.

- The Rock. - Oui.

- De la lutte ? - Oui.

- Il est dans The Fast and Furious ? - Oui.

Merde. C'est mon lutteur pr�f�r�,

- mon film pr�f�r�. - La mort du gars, c'�tait triste.

- L'acteur principal. - Ne me le dis pas.

- Dans le film ? - Non, non. Pas dans le film.

- Vin Diesel ? - Pas Vin Diesel, l'autre gars,

- mais dans la vraie vie. - Brian ?

- Oui. - Brian est mort dans la vraie vie ?

- Oui. - Mon Dieu.

Il avait tourn� la moiti� du film, le reste a �t� fait � l'ordinateur

et avec ses fr�res.

C'est touchant.

Je suis vraiment sous le choc

- en ce moment. - Oui.

Il faudrait de la musique, non ?

Oui, bien s�r.

- Allez. - Ma petite amie,

en fait mon ex-petite amie, m'a donn� cet iPod en cadeau.

Bon, voyons voir �a.

Oui, jette un coup d'�il.

Il y a Aerosmith ?

Je ne sais pas. Je n'ai pas encore regard�.

J'esp�re que oui, car j'ai envie d'en �couter.

- J'ai une nouvelle pour toi. - Quoi ?

Ton ex a des go�ts musicaux de merde.

- C'est nul. - Oui. Je sais.

Il y a trois albums des Indigo Girls.

- Oui. - C'est pour �a que tu l'as laiss�e ?

- Je te comprends. - Non, non.

C'est elle qui m'a laiss�. C'�tait une d�cision mutuelle.

Elle a pris la d�cision.

�a semble mauvais.

Non, s�rieusement. C'�tait la bonne d�cision.

�a me va.

- Ne dis rien. Je comprends. - Disons

que je suis heureux de commencer une nouvelle vie.

- Oui. Tu as bien raison. - Oui.

Tu t'en vas �tudier, mon gars.

Tu sais ce qu'on trouve � l'�cole des arts ?

- Quoi ? - De jolies filles

qui portent de grosses lunettes noires bizarres

- avec une frange noire. - Oui.

Et elles aiment les baises � trois, elles exp�rimentent avec des filles.

Tu vas baiser sans arr�t.

Tu aimes manger des chattes ?

- Oui. - Tant mieux.

Si tu dois retenir une chose de cette conversation,

c'est que tu dois manger des chattes.

Mon ex-petite amie

n'aimait pas vraiment se faire manger, alors...

Bon. Un instant.

Un instant. Je t'arr�te tout de suite.

Elle aime �a. C'est juste que tu es nul.

�coute bien.

Tu veux conna�tre la v�rit� ?

C'est la seule fille avec qui j'ai couch�.

Mon gars, ce n'est pas g�nant.

Tu as quoi, 19 ans ?

- Oui. - Oui. �a va.

J'aimerais avoir ton �ge.

J'ai bais� plein d'idiotes

avant de baiser l'amour de ma vie. Tu comprends ?

Merde.

C'est g�nant.

Je ne peux pas croire que je vais te dire �a.

Non, vas-y.

Je suis encore amoureux d'une fille

que j'ai connue � 15 ans. �a fait 25 ans.

Mon amour du secondaire, elle s'appelait Sharon.

Elle avait un magnifique visage ang�lique.

On se comprenait vraiment.

- Tu vois ? - Oui.

Dans un autre univers,

on serait mari�s, on aurait des enfants et on serait heureux.

Oui.

On s'est retrouv�s � la crois�e des chemins.

D'un c�t�, il y avait le paradis avec Sharon,

et de l'autre,

25 ann�es de merde.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai choisi les ann�es de merde.

Parfois, je suis couch�, je tente de dormir

et je pense � cet univers avec elle,

dans lequel on serait heureux.

Et j'ignore ce qui s'est pass�. Tu comprends ?

MARFA, TEXAS � 1 600 km de Los Angeles

C'est l'h�tel ?

Oui. J'ai lou� une roulotte.

Non, j'ai pass� ma vie � tenter de sortir d'un parc � roulottes.

Et tu veux que je dorme dans une roulotte ?

C'est une connerie de fausse pauvret�

de ta g�n�ration ?

Je sais que c'est idiot, mais c'est amusant.

Je dois m'enregistrer. Tu viens avec moi

ou tu attends ici ?

Non, merci.

J'ai vu un bar pas loin.

Rejoins-moi l�-bas dans 30 minutes.

D'accord.

- Richard. - Salut.

- �a va ? - Oui. Tu t'es perdu ?

Non. L'ex-copine dont je te parlais m'a appel�.

Tu dois couper le contact.

Tu as plus de 21 ans, pas vrai ?

Que vas-tu prendre ?

Deux whiskys.

Oui.

Bon sang, on ne m'a pas cart�.

Bon, du calme.

- Merci beaucoup. - Oui, merci.

Sant�.

Sant�.

On va en prendre deux autres. Des doubles.

Merci.

- Bordel. - Quoi ?

D�sol�, mon gars. J'ai fait un truc vraiment con.

- Quoi ? - J'ai command� plein de verres,

mais je n'ai que 10 $ en poche.

Allons, ne t'en fais pas, je vais payer.

- Tu en es s�r ? - Oui.

Tu as d�j� �t� si gentil avec moi.

Non, ne t'en fais pas. �a va.

Tu me conduis, et tout.

- �a va. - C'est juste que... Non.

- Quoi ? - Ne sors pas ton argent

dans un endroit pareil.

Tu as cambriol� une banque ou quoi ?

- Non. - Bon sang.

- Tu es riche ? - Non.

Merci.

Tes parents sont riches.

Ils sont en haut de la classe moyenne, oui.

Oui, je le savais. Je t'ai saisi.

J'ai eu une vie assez confortable.

Tout �tait planifi�. De bons r�sultats aux examens d'admission.

Le dipl�me d'�tudes secondaires. L'universit�.

Un bon emploi. Le mariage.

C'est bien pour certains,

mais ce genre de vie ne m'int�resse pas du tout.

Oui, je comprends.

Personne n'avait de plan pour moi.

Personne ne s'attendait � rien de moi.

Oui. Tu vois ? C'est ce que je dis.

Tu es une des personnes les plus vraies

que j'ai connues dans ma vie.

C'est ce que je veux faire avec la photographie.

Je veux me rendre

au c�ur de l'Am�rique v�ritable.

- Je sens que le fait d'�tre ici... - D'accord.

... avec toi et tous ces gens,

c'est l'Am�rique v�ritable.

Nat, j'ai une nouvelle pour toi.

On est dans le cul de l'Am�rique v�ritable.

Tu es un bon gar�on, Nat. Je t'aime bien.

- Merci. - Oui.

Je crois que l'univers nous a r�unis pour une raison.

- Ah oui ? - Oui.

Je vais t'enlever le condom que tu as dans la t�te

afin que tu puisses baiser ce monde sans protection.

Je veux te voir baiser ce monde sans protection.

C'est ce que tu fais.

Tu baises le monde sans protection.

Vous avez vu �a ?

- Il a pris une photo de nous. - C'est dr�le.

H� ! Tu as pris une photo de moi ?

C'est quoi, ton probl�me ?

Je suis d�sol�, oui.

Qu'est-ce que tu fais ? Efface �a.

- Tu ne sais pas vivre ? - D'accord.

C'est une pellicule. Je ne peux pas l'effacer.

- Donne-moi �a. - Non, arr�te !

H� ! Fiche-lui la paix. Il n'a pas de mauvaises intentions.

Tu vas faire quoi ?

Bon. Retourne jouer au billard avec tes amis.

Oncle Joe, Ryan, venez ici.

Tu veux rencontrer mes amis ?

Richard, allons-nous-en.

- Partons. - Non, attends, Nat.

Je vais rencontrer oncle Joe et Ryan.

En effet.

Richard.

Richard, viens. S'il te pla�t.

Je suis d�sol�. Richard, s'il te pla�t.

Je suis d�sol�.

Oui.

Oui, on va s'en aller.

Comment �a, vous vous en allez ?

Je suis d�sol�.

Merci, madame.

D�sol� pour le d�rangement.

Sale l�che.

Petit b�b� de merde.

- Une seconde. - Quoi ?

- Mon Dieu ! - Cours !

Allez, cours !

Je crois qu'on les a sem�s.

Mon Dieu.

Tu as vu son visage quand je l'ai frapp� ?

Bordel. C'�tait...

- Tu as ta cam�ra ? - Oui, je l'ai.

C'�tait d�ment.

Pas du tout.

C'�tait juste une bagarre dans un bar. Allons.

Tu n'as jamais pris part � une bagarre ?

Comment peux-tu �tre si calme ?

Comment peux-tu ne pas l'�tre ?

Tu sais quoi ? Bois le reste de �a.

- � boire. - Tu dois te d�tendre.

Je vais aller pisser !

Ne viens pas ici sauf si tu veux voir ma queue.

Je ne veux pas voir ta...

Je suis tellement so�l.

Tu crois que ces gars vont nous trouver ?

Ceux du bars ? Bordel, non.

Et s'ils nous trouvent, devine quoi.

- On leur bottera le cul. - Ah oui ?

C'est exact.

- Tu l'as frapp� tellement fort. - Oui.

Je suis bien hydrat� aujourd'hui.

Mon gars,

tu as d�j� pens� reprendre contact avec la fille

que tu aimes encore ?

- Qui, Sharon ? - Sharon.

Bon sang, non. Pourquoi je ferais �a ?

Parce que tu es encore amoureux d'elle.

Tu n'as jamais essay� de la contacter ? C'est fou.

J'ai cherch� ses coordonn�es.

Mais on s'est laiss�s en mauvais termes, alors � quoi bon ?

Tu sais o� elle habite si tu l'as cherch�e.

- Oui, je l'ai cherch�e. - Oui.

- Oui, je l'ai fait. - Tu sais o� elle habite.

O� habite-t-elle ?

O� habite-t-elle ?

Au 227 Lojitas Lane.

Las Cruces, Nouveau-Mexique, bordel.

D'accord ? Tu es content ?

C'est pr�s de l'autoroute 10.

On devait aller la voir.

- Non. - Oui ! En route vers Vegas !

On passe par l�, pourquoi ne pas aller la saluer ?

Pourquoi ? Parce j'�tais une merde � l'�poque.

Et je suis encore une merde, mais d'un autre genre,

et je n'ai pas envie qu'elle me voie. Fume �a

- et fiche-moi la paix. - D'accord. Tiens.

Tu me d�primes.

Je ne sais pas.

Tu me trouves laid ?

- Quoi ? - Je suis laid.

- Non ! - Je le suis maintenant.

- Non, non. - � l'�poque,

j'�tais assez mignon.

Quand je regarde dans le miroir,

je vois un vieil homme laid.

Je perds mes cheveux, et ils deviennent gris.

Je suis surpris de baiser encore autant,

et je baise beaucoup, d'ailleurs.

Les femmes ne m'aiment pas pour mon visage.

Elles aiment le danger, c'est tout.

- C'est sensible... - Je ne respire plus.

Tu sais quoi ? Tu es un con.

Tu sais quoi ? D'accord !

D'accord, on va aller voir Sharon,

puis on verra qui rira le dernier.

C'est tellement dr�le.

Bon, c'est termin�.

- C'est l'heure de dormir. La ferme. - C'est encore...

C'est magnifique.

- Merde. Des oiseaux ? - Quoi ?

- Quel est le probl�me ? - Aucun.

Non, Richard.

- �a fait quoi, les oiseaux ? - Allons-y.

Non, non. Richard. Dis-le-moi. Allez.

De tels oiseaux annoncent normalement une temp�te.

C'est une l�gende hopie.

- Allons-y. - Une temp�te.

Une temp�te ? Je n'en vois aucune.

Ce n'est pas toujours au sens litt�ral.

�a peut �tre une temp�te m�taphorique.

Mettons-nous en chemin.

Bordel. Allez !

D'accord.

C'est vraiment super

que tu connaisses la l�gende hopie.

Oui, tu ne fais pas ton devoir

de citoyen am�ricain

si tu ne connais pas les l�gendes indiennes.

Hopi, Apache, Sioux, Iroquois,

Choctaw, Cherokee.

On leur a vol� leur terre,

on a viol� leurs femmes.

Pas mes anc�tres. J'ai un huiti�me de sang juif.

De plus, je ne crois pas qu'on doit encore les appeler

les "Indiens". Il faut dire "Am�rindiens".

Ta g�n�ration est l�che � 100 %.

Bienvenue au Nouveau-Mexique Terre de l'enchantement

Je crois qu'on y est.

Merde.

Ralentis avec �a.

Combien...

Je suis vraiment nerveux.

Je suis dans un �tat vraiment vuln�rable.

J'ai besoin de ton soutien.

- De quoi j'ai l'air ? - Tu as l'air super.

Tu es super. Tu portes ton beau chandail.

Tu ma�trises la situation.

Tu le penses ?

Oui, je le pense. Tu parais bien.

Merde. Tu as vu �a ?

Elle est pass�e devant la fen�tre.

Oui. J'ai vu.

Qu'est-ce que tu attends ? Allez.

Allez, mon grand.

- D'accord. - Tu peux le faire.

C'est parti.

- Dis-moi bonne chance. - Bonne chance.

D'accord. Bon sang.

Mon Dieu.

- Je ne peux pas. Allons-nous-en. - Quoi ?

De quoi tu parles ?

- Fichons le camp ! - Allons. Non.

- Tu dois le faire. - Allez.

Je ne veux plus �tre ici. C'est...

Qu'est-ce que tu fais ?

- Tu ne me donnes pas le choix. - Non, ne...

Ne touche pas � cette porte.

- Pour ton propre bien. - Vieux.

Non, je...

Qui es-tu ?

Je m'appelle Ashley.

Tu connais Sharon ?

Oui. C'est ma m�re.

Elle est l� ?

Non, en fait, elle est morte.

Bordel.

Merde.

Oui, elle est morte l'an dernier.

Merde. Comment ?

- Elle s'est tu�e. - Quoi ?

Elle s'est ouvert les veines. Je l'ai trouv�e.

- Seigneur. - Bordel.

Je suis vraiment d�sol�.

Qui est � la porte ?

Salut, maman.

Salut.

Sharon ?

- Attends. Tu n'es pas morte. - Morte ?

- Bordel. Ashley. - Peu importe.

Je peux t'aider ?

C'est moi, Richard.

- Pardon. Je pense... - Attends !

- Tu te trompes de personne. - Non !

Richard, de l'�cole secondaire.

Richard. Oh, ouah !

En chair et en os.

- C'est toi. - Oui.

- Et qui est-ce ? - Mon ami, Nat.

C'est Sharon.

Nathan, mais on m'appelle Nat. Oui.

Nathan, salut. Entrez.

On ne te d�range pas ?

Non. Entrez, je vous prie.

- Salut. - Bonjour.

- C'est toute une surprise. - Enchant�.

Tout va bien ?

Oui. Oui.

On passait dans la ville,

et Facebook m'a indiqu� que tu vivais dans le coin,

alors j'ai pens� arr�ter pour te rendre visite.

Facebook ne fait pas �a.

Ashley, va te trouver un truc � faire.

Je serai dans ma chambre, si �a t'int�resse.

D�sol�e que ma fille soit une vraie chipie.

�a va.

Vous savez quoi ? J'allais ouvrir une bouteille de vin

si vous en voulez.

- Oui. Bonne id�e. - Oui ?

- Toi aussi ? - Non. �a va, merci.

Attends. Ce n'est pas ton fils ?

Lui ? Non.

Richard, je vais attendre dans la voiture.

Oui, je m'en fiche, Nat.

H� !

Viens.

Ferme la porte.

- Je devrais... - Oui, tout � fait.

Mets tout �a par terre.

D'accord.

Tu fumes ?

Non, merci.

Ils parlent de quoi, selon toi ?

Ils parlent de quoi, selon toi ?

- Qui est-ce ? - Mon mari.

Il a l'air d'un enfoir�.

Quoi ?

Il a de la chance.

- Avec tout �a. C'est g�nial. - Oui.

C'est quoi, tout �a ?

J'�tudie pour obtenir mon permis en immobilier.

Vraiment ?

Oui, vraiment. Pourquoi ?

Allons. �a n'a pas de sens.

Pas la Sharon que je connais.

La Sharon aux cheveux mauves qui envoyait promener tout le monde.

Qui m'a branl� en dessous des gradins lors du match de bienvenue.

Mon Dieu. Je n'ai pas pens� � �a depuis si longtemps.

Mais tu t'en souviens, non ?

C'est dr�le de penser au pass�,

quand on croyait que c'�tait �a, l'intimit�.

Tu me doigtais

avec deux doigts, sans arr�t.

Oui. Tu me disais toujours

de me couper les ongles.

Je te disais que �a faisait mal. C'�tait...

- G�nial. - ... bizarre.

Alors, tu vis dans le coin ?

Non. Je viens du Texas.

Mais je d�m�nage � Los Angeles.

J'ai h�te de ficher le camp d'ici � la seconde o� j'aurai 18 ans.

Vraiment ? O� vas-tu aller ?

N'importe o�. Mais pas ici.

J'en ai assez de mes amis idiots,

de mes parents idiots,

de mes enseignants idiots

et de mon emploi idiot au Cone Zone.

J'irai peut-�tre � Los Angeles aussi. Je deviendrai actrice

de t�l�-r�alit� ou un truc du genre.

Tu peux rester juste l� ?

- Oui, bien s�r. - Oui ?

On me dit de devenir mannequin.

D'accord. G�nial.

Tu as quel �ge, d�j� ?

Quinze. Dans deux mois.

Merci.

Je suis sur Instagram.

AshleyRichards42069.

Identifie-moi dans la photo.

Je peux en avoir d'autre ?

- Richard. - Bon sang.

Pourquoi es-tu ici ?

Je comprends.

Pourquoi je suis ici ?

C'est que...

- Je ne te l'ai jamais dit... - Pas besoin.

... mais c'�tait ce que tu voulais entendre.

- Non. Tu l'as dit. - Je t'aime, Sharon.

Je t'ai toujours aim�e. Tu es...

- Tu es l'amour de ma vie. - Richard.

Et...

Quand je te vois, je me rends compte

que c'est la vie que je devrais avoir.

- Tu ne ressens jamais �a ? - Richard.

Dans un autre univers, toi et moi, on vivrait dans cette maison,

on aurait des enfants et une vie heureuse.

Richard, je crois que tu devrais partir.

Parce que je t'ai dit que je t'aimais ?

Non. Je... C'est... D�sol�.

Je tente de t'expliquer. Attends, non.

- Je ne... - Prends ceci.

- C'est quoi ? - Et va-t'en.

C'est quoi, �a ?

- Je veux juste t'aider. - Bordel !

- Je ne veux pas de ton argent. - D'accord.

- Du calme. - Ce n'est pas pour �a.

J'essaie de te dire que je suis amoureux de toi.

- Je ne veux pas ton argent. - Bon, Richard,

je veux que tu... Non ! Non !

- Richard, non... - Quoi ?

- Ne me touche pas. - Non.

Je ne te touche pas.

Embrasse-moi, �a te reviendra.

- Quoi ? Tu es fou ? - Tu te souviendras de nous !

- On rigolait ! - Sors de chez moi, Richard.

- Tu me fais peur. D'accord ? - Ce n'est pas...

Merde !

- Dehors. - �a va, je m'en vais.

- Nat, on y va. - Quoi ?

- Tu es une personne merdique. - Je suis d�sol�.

- Avec ta vie merdique. - D'accord.

Ta maison merdique et ton mari merdique,

avec ta fille m�chante et menteuse.

D'accord.

Quand tu en auras assez de ta vie de plastique,

rappelle-toi qu'il y a un homme qui t'aime,

qui t'aimera toujours.

Je suis vraiment d�sol�.

Ne dis rien � ton p�re.

Mon Dieu.

Bordel.

J'ai besoin d'un verre.

Pourquoi il n'y a pas d'alcool ici ?

Du calme, raconte-moi ce qui s'est pass�.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

�a n'a pas march�, Nat !

�a n'a pas march�, bordel.

Ta grande id�e n'a pas march�.

Je ne serais jamais venu ici sans toi.

Je me sens tr�s mal. Dis-moi ce que je peux faire.

- Tu veux te racheter ? - Oui.

Ach�te-moi un burger et 12 bi�res.

- D'accord. Bien s�r. - M�me 24.

Je n'ai pas mang� de malbouffe depuis 10 ans.

� l'�cole, on a regard� une vid�o sur la cruaut� animale

et je crois que...

- Bonsoir. - Non. Ne leur crie pas apr�s.

Je ne... J'ai juste dit "bonsoir".

Quand ils seront pr�ts, tu le sauras.

- Pas besoin de crier. - J'ai juste...

Merci d'avoir choisi Bob's Burgers.

- Ils sont occup�s... - Voulez-vous essayer notre c�l�bre

- burger taco ? - Oui. Merci.

Voyons. Deux combos burger taco,

une tarte Frito

et six croquettes de poulet.

- Quatre croquettes... - Non, six croquettes.

H� ! Sois gentil.

Six morceaux, s'il vous pla�t.

D'accord, le total est de 15,27 $.

- Avancez au 2e guichet. - Non, arr�te. Arr�te ! Merci !

- Bordel ! - Quoi ?

Il n'avait pas termin�. Tu ne peux pas avancer comme �a.

Tu dois dire "merci".

Je vais lui dire merci en personne. Au 2e guichet.

Ce n'est pas le m�me gars !

Tu n'as jamais travaill� dans un endroit pareil, Nat.

D�sol�, mais moi, oui. Parfois, un gars prend les commandes

et un autre donne la nourriture. Il faut dire merci.

C'est les bonnes mani�res.

On n'est pas au club sportif de ton p�re.

- Bon sang. - Quand un gars prend ta commande

et pr�pare ta nourriture, tu lui dis merci

et tu dis "s'il vous pla�t" parce que toute la journ�e,

il se font traiter comme de la merde par des connards comme toi.

- Bon sang. - Je ne voulais pas agir en connard !

- Salut. - Salut.

- �a fait 15,27 $. - Oui.

Je devrais m'excuser pour ton comportement.

D'accord. Merde.

C'est des �tres humains.

C'est des �tres humains qui pr�parent la nourriture

que tu vas enfoncer dans ta bouche stupide.

- Merci. - Merci beaucoup.

Attrape.

Il l'a rat�.

Tu devrais venir avec moi � Vegas. Pas vrai ?

Bien s�r.

On s'en va d�j� l�. Au diable l'�cole des arts.

On boira avec des danseuses. On ira au casino.

Ce sera g�nial. On va s'amuser comme des fous.

J'imagine.

Deux arnaqueurs qui s'emparent de la ville.

- Je ne suis pas un arnaqueur. - Mais oui.

Mais oui. Tu es un artiste, non ?

- Oui. - Oui.

Un artiste, c'est un arnaqueur, merde.

Habitue-toi,

car c'est ce que tu vas faire pour le reste de ta vie.

- D'accord. - Et tu sais quoi ?

Si quelqu'un nous cherche, il va nous trouver. Boum !

Bordel, vieux !

- Je vais te prot�ger. D'accord ? - Tu vas te blesser.

- Pas du tout. - Range ce couteau !

- Si quelqu'un te cherche... - D'accord. Oui.

Je vais lui trancher la gorge.

- Range �a ! - Lui trancher... D'accord !

- Seigneur. - Seigneur.

Tu es vraiment un b�b� par rapport au couteau.

Je te montre que je suis comme un grand fr�re.

Parce que tu...

Je vois

que tu as peur.

Je vais dormir pendant 10 minutes.

Puis, je conduirai pour que tu puisses dormir.

- D'accord. - D'accord ?

Tu fais du bon travail. Tu es un bon gar�on.

- Merci. - Tu es un bon gar�on, Nat.

Tu es un bon gar�on.

Comme mon petit fr�re, � qui j'apprends tout.

Merde.

V�RIT�, CONS�QUENCE, NOUVEAU-MEXIQUE � 1 265 km de Los Angeles

Allez. D'accord. C'est l'heure d'y aller.

Que se passe-t-il ? Quelle heure est-il ?

Il est tard... Il est t�t le matin.

- Oui. D'accord. - Pourquoi on ne roule pas ?

Parce que je dois dormir.

D'accord. Je vais conduire. Je peux conduire.

Non. On va aller dormir.

Par ici.

Bordel.

- �a ne d�marre pas ? - Non.

- Merde. - Oui.

Je jetterai un coup d'�il apr�s notre d�jeuner gratuit.

Ils ont un bar � gaufres.

Allons-y. Je meurs de faim.

Tu as laiss� ceci sur la table en haut.

Pas besoin de laisser un pourboire dans un motel.

Les femmes de chambre ne nettoient rien.

Elles font seulement le lit.

D�sol�, je n'arrive pas � la r�parer cette fois.

Mais l'univers nous a donn� une journ�e de cong�

dans une belle ville, alors profitons-en.

Prends-moi en photo pr�s de ce barbel�.

C'est vraiment solide.

Oui, bien s�r.

Bon sang.

Voil�. C'est classique.

Je sais ce qui va te remonter le moral.

Quoi ?

Au diable Vegas. Je n'y vais pas.

Pourquoi ?

Parce que je vais � Los Angeles avec toi.

- D'accord ? - Oui. C'est super.

J'ignore pourquoi je n'y ai pas pens� avant.

C'est vraiment...

All� ?

Salut, c'est Nat.

D'accord.

Oui. D'accord. Merci.

Au revoir.

Merde.

R�parer la voiture co�tera plus cher que ce qu'elle vaut.

Je ne suis pas surpris.

Je suis dans la merde. Les cours commencent dans trois jours.

Tu sais quoi ? Je vais retourner � l'h�tel

et appeler mes parents.

S�rieusement ?

Les choses se corsent

et tu appelles maman et papa ?

Que ferais-tu, toi ?

Moi ? J'irais au bar,

je prendrais quelques verres, je me d�tendrais.

Demain, je te promets

de te faire prendre le bus pour Los Angeles.

Oui, mais mes trucs dans la voiture ?

- Tu n'en as pas besoin. - J'ai besoin de certaines choses.

G�nial. Prends �a et oublie le reste. On s'en fiche. Allez.

Allez. Que vas-tu faire ? Viens.

Tu vas t'en sortir.

� Los Angeles, o� tout sera g�nial pour nous.

Si on finit par s'y rendre.

On va s'y rendre. Ne t'en fais pas.

Tu dois accepter les choses qui arrivent.

Tu deviens d�prim� et...

- Je peux avoir une tequila soda ? - Je peux avoir une bi�re ?

- H� ! - Quoi ?

Regarde les filles l�-bas.

Cette fille m'a souri.

Et Sharon ?

Sharon ? Allons, vieux, c'�tait hier.

Je vais de l'avant dans la vie.

Je tente quelque chose de nouveau.

O� vont-elles ?

- Allons leur parler. - Non.

- Allez, allez. - Non, non, �a va.

Je vais attendre ici.

Je n'ai pas envie de parler � qui que ce soit.

Qu'est-ce qui te prend ? Allez.

- Non, d�sol�. - C'est des jolies filles,

et elles nous ont souri.

- D�sol�. - C'est un signal.

Tu sais quoi ? Oublie �a.

Reste l� � te morfondre pendant que je vais leur parler.

Mais ce serait plus amusant si tu �tais l�.

H� ! Super.

- C'est stupide. - Je sais. Faisons-le.

Mesdames.

- Vous allez bien ? - Salut.

Je m'appelle Richard. Voici Nat.

- Je m'appelle Nina. - Salut.

- Salut. - Rebecca.

On peut se joindre � vous et vous offrir � boire ?

Tout � fait.

- Bon sang, oui. - G�nial.

Nat, va donc chercher � boire.

Je viens avec toi.

Oui. D'accord.

- Salut. - Quatre shooters de whisky. Merci.

- �a te va ? - Oui, bien s�r.

Vous vivez dans le coin ?

Non. On ne fait que passer.

Oui. Et vous ?

Je fais un petit voyage en voiture avec ma s�ur.

Super. Vous allez o� ?

- Gardez la monnaie. - On retourne � Los Angeles.

Vraiment ? Sans blague, C'est l� o� je vais aussi.

Je commence l'�cole des arts.

La ferme. Je termine l'�cole des arts.

- Vraiment ? - Mon dernier semestre.

- C'est hilarant. - C'est g�nial.

Je sais.

- Oui. Je vais � Cal Arts. - Tu es quel genre d'artiste ?

Je ne peux pas croire que vous �tes au m�me motel que nous.

- Je sais. C'est fou. - C'est d�ment.

- Ah oui ? - Oui.

- C'est le destin. - Le destin.

- Bordel ! - C'est bizarre.

C'est officiellement...

- Un toast. - Mon Dieu.

- D'accord ? Un toast... - D'accord.

... au destin et aux nouveaux amis.

- Sant�. - Sant�.

- Pour r�pondre � ta question... - Oui.

J'ai une approche multidisciplinaire.

Il y a un travail entre le tableau et l'interpr�tation.

Je ne sais pas. Je ne veux pas que ce soit une seule chose.

Becs, personne ne comprend de quoi tu parles.

Elle fait des tableaux en s'inspirant de ses r�ves.

C'est son truc.

- D'accord. - Non, ce n'est pas aussi simple.

C'est une fa�on simple de l'expliquer.

- Non, pas du tout. - Peu importe.

Bon, elle m'en veut, car elle prend tout au s�rieux.

Il est pareil.

Il est toujours coinc� � propos de tout.

C'est peut-�tre �trange, comme un truc du secondaire,

mais c'est une bonne chanson. Tu m'accordes cette danse ?

- Oui. - Super.

Je la ram�nerai en un seul morceau. Peut-�tre.

H� !

Tu me plais. Tu es f�roce.

Je vais nous chercher � boire. D'accord ?

Oui. Bien s�r.

Tu as besoin...

- Bon, voil�. - D�sol�. J'aurais d� t'aider.

Non, �a va. Je n'ai pas encore pay�.

- Tu en veux ? - Bien s�r.

- � l'art. - � l'art.

J'ignore pourquoi j'ai accept� de faire ce voyage avec elle.

Je perds la t�te.

Je me dis la m�me chose.

C'est la route. �a laisse des marques.

Oui.

- Bon sang, j'adore cette chanson. - Tu veux danser ?

Sur la chanson ? Avec moi ?

- Oui. - Oui, oui.

D'accord.

Madame.

Nat, Richard m'a parl� de ta voiture.

Vous devriez embarquer avec nous.

Ils ne t'�coutent pas.

Tu vas tellement t'amuser � l'universit�.

Je l'esp�re.

Tu vas voir.

Je sais que c'est dur � imaginer,

mais tu vas � l'�cole des arts.

C'est une �cole enti�re remplie de gens �tranges, comme nous.

Est-ce que je peux...

Est-ce je peux te prendre en photo ?

- Maintenant ? - Allez.

Reste l�. �a ira.

- Je hais me faire prendre en photo. - Pourquoi ? Tu es magnifique.

- Tu es belle. Tu... - Oui.

Tu es la plus belle fille que j'ai vue de ma vie.

- D'accord. - Oui ?

D'accord.

Incroyable.

C'�tait difficile.

Bon. On va dans ma chambre.

Dans ma chambre...

Vous entrez ou vous sortez ?

- Bon sang ! Incroyable ! - Mon Dieu.

- On devrait aller � ma chambre. - Mon Dieu.

Je peux t'embrasser ?

Oui.

- Nat, viens ici. - Attends.

- Tu entends ? - Nat.

Non.

Non, il y a quelqu'un dehors.

D'accord.

- Que veux-tu, Richard ? - Viens. C'est une urgence.

- Quoi ? - Ne fais pas l'idiot.

Prot�ge-toi.

- Merci, Richard. - Je suis fier de toi, petit.

D'accord.

Que voulait-il ?

Qui sait ?

- H� ! - Je suis tellement fatigu�e.

Je vais �teindre la lumi�re.

- Attends, approche. - Oui.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

V�RIT�, CONS�QUENCE, NOUVEAU-MEXIQUE � 1 265 km de Los Angeles

- Salut. - Salut.

�a a �t� long.

- Eh bien. - Salut.

- H� ! - Tu as d�cid� de te joindre � nous.

- Salut. �a va ? - Salut. Oui. Toi ?

Tu as beaucoup parl� dans ton sommeil hier soir.

- Vraiment ? - Oui.

�a me revient.

J'ai fait un r�ve vraiment fou hier.

Oui. Je vous le raconte dans une minute.

Nat, viens avec moi au bar de gaufres.

G�nial, merci.

H� ! Attention.

Ne commence rien que tu ne vas pas finir.

- Alors, oui. - Comment �a s'est pass� ?

Tu as utilis� le condom ?

- Non. - Non. Dommage.

Je n'ai rien utilis�.

On s'est embrass�s un peu.

- Oui. - Je sais.

- C'est super. Bien jou�. - Bon sang, c'�tait g�nial.

�coute, je...

Je vais avoir besoin de ton aide.

Ah oui ? Avec quoi ?

Je vais demander Nina en mariage ici et maintenant.

Attends. Tu es s�rieux.

Bon sang, oui, vieux.

Je suis amoureux de cette fille.

Je le suis depuis qu'elle est entr�e dans le bar. D'accord ?

Et regarde �a.

J'ai achet� cette bague � la station-service.

- Elle va l'adorer. - Non, non.

Je crois que tu es un peu impulsif.

- Je vais le faire. - Non. Fais-le plus tard.

Mesdames.

Si je peux interrompre vos adorables ricanements,

j'ai une annonce � faire.

Nina,

je sais qu'on ne se conna�t pas depuis longtemps

et que �a peut sembler un peu surprenant...

- Qu'est-ce que tu fais ? - Richard.

- Nat, attends. - Mon gars. Arr�te. Non.

Nat, pas en ce moment. Je suis occup�.

Quand on le sait, on le sait.

Moi, je le sais.

Je t'aime et je sais que c'est r�ciproque.

Alors, me feras-tu l'honneur

de m'�pouser ?

Mon Dieu, tu m'as achet� la bague.

C'est mignon. Tu l'as trouv�e � la station-service ?

Ne ris pas.

- L�ve-toi. Allez. Ne sois pas idiot. - Non.

Je suis s�rieux.

C'est r�el.

L�ve-toi.

Oui. Tu sais quoi ?

Ne me r�ponds pas tout de suite.

Je vais la garder jusqu'� ce que tu te d�cides.

Attends. Et ton r�ve ?

Oui, ton r�ve.

Oui. D'accord.

Bon. C'est assez fou.

Dans le r�ve,

j'�tais en tourn�e avec les Rolling Stones.

- J'adore les Rolling Stones. - �videmment.

Je fais de l'autostop, il n'y a pas de voitures,

et soudain, un �norme bus de tourn�e s'arr�te.

La porte s'ouvre, alors je monte.

Et je me retrouve face � face avec ces gars.

Keith sort une guitare et me la donne,

car il veut qu'on joue.

C'est d�ment,

car je sais jouer chaque chanson des Rolling Stones,

m�me si je ne joue pas de la guitare

et que je n'ai pas �cout� leur musique depuis 15 ans.

Tu ne les aimes pas ?

Tu rigoles ? J'adore les Rolling Stones.

C'est le meilleur groupe de rock de l'histoire.

Et avant que tu parles des maudits Beatles,

ferme ta gueule,

car ils ne seraient rien sans George Martin.

Je n'aime plus ce que les Stones repr�sentent.

Qu'est-ce qu'ils repr�sentent ?

Le fait que ma g�n�ration, ta g�n�ration

et leur g�n�ration de merde

n'ont pas r�ussi � produire un groupe rock

de la trempe des Rolling Stones.

Les gens ne se souviennent d'aucun groupe maintenant,

alors encore moins dans 30 ans.

Tu veux rire ? Au diable les Stones.

Voyons voir si je comprends bien.

Parce que tu d�testes tous les groupes � part les Stones,

tu d�testes les Stones.

Tu vois ? Tu comprends. Et crois-moi,

j'en ai assez d'entendre les femmes dire qu'elles les trouvent beaux.

Mick se prom�ne sur sc�ne, et elles disent :

"Il m'allume encore."

Non, c'est faux, bordel.

Ce sont des anc�tres.

M�me si tu te retrouvais seule avec eux,

leur queue ne fonctionnerait m�me pas.

Je baiserais Mick, moi.

Va chier, connasse.

Rebecca, attends. Ne pars pas.

Rebecca, puis-je encore vous accompagner ?

- D�verrouille-la. - C'est fait !

- Rebecca. - Nina, attends.

Richard, non !

- Je ferai n'importe quoi. - Je suis d�sol�.

- Nat, appelle-moi. - Je n'ai pas ton num�ro.

- Becca, d�marre. - D�sol�.

- Je t'en prie. - H� !

- Allons. Je t'aime. - Rebecca.

- �loigne-toi. - Je t'aime. Pardon.

- Ouvre la porte. H� ! - �loigne-toi !

Bordel !

Tu ne peux pas insulter une femme avec ce mot.

Elle vient de me briser le c�ur, Nat.

Donc, je crois que "connasse" est le bon mot.

Je vais me rendre moi-m�me � Los Angeles.

Tu es f�ch� parce que Rebecca n'a pas voulu te baiser.

Ne te d�foule pas sur moi.

J'ai le c�ur bris�. C'est moi qui suis bless�.

Tu crois que je ne vois pas ton jeu ?

Tu te sers de moi.

J'ai pay� pour l'h�tel, la nourriture, l'alcool.

Et au fait, si tu ne le savais pas d�j�,

- tu es un maudit alcoolique ! - La ferme.

Non, non. Tu ne paies rien, petit riche.

Maman et papa paient pour tout.

Peu importe !

Bonne chance pour te rendre � Vegas,

car tu ne viens pas avec moi � Los Angeles !

Tu crois que je me sers de toi ?

Non. Toi, tu te sers de moi. D'accord ? De mon image !

Tout ce que je d�fends, incluant ton art de merde.

- Va chier. - Ce que tu ne comprends pas,

c'est que j'ai des sentiments, tout comme toi.

D'accord ? Mais tu ne le vois pas,

car � tes yeux, je suis juste un gars bizarre

avec qui tu te balades en voiture et dont tu peux te servir

pour raconter des histoires afin de te faire sucer � l'�cole.

- Mais de quoi tu parles ? - Va chier.

Allez !

Tu es beau, tu es riche,

tu vas devenir un grand artiste ou quelque chose du genre.

Et moi, je suis juste une merde affreuse et sans le sou

qui va mourir jeune.

Et j'allais t'aider pour ne pas

que tu sois oblig� de demander l'aide de tes parents.

Dis-moi comment tu allais m'aider.

- Comment ? - J'adorerais �a.

J'ai un ami qui vit pas loin d'ici et qui s'appelle Fran�ois.

Je n'ai qu'� claquer des doigts et il viendra ici,

et il fera tout pour t'emmener � Los Angeles.

Bien vite, tu seras � l'�cole des arts, en s�curit�,

et je serai sur la route en train de crever dans un foss�.

Bonne chance. Je prends le bus. Amuse-toi.

Tu es dans la merde. Il n'y a pas de gare de bus dans cette ville.

Merde !

D'accord !

Appelle Francis, ou peu importe son nom.

- Il s'appelle Fran�ois. - Rien � foutre.

Bon, super. J'ai besoin de ton t�l�phone.

- Quoi ? - Pour l'appeler.

Je n'ai pas de t�l�phone.

Quel est ton code ?

- � propos de Fran�ois... - Quoi ?

D'abord, ne l'appelle pas Francis, Frank ou autre chose.

Il n'aime pas �a.

Ensuite, il se prend

pour un dur � cuire, mais il ne l'est pas.

C'est un l�che, alors n'�coute pas ce qu'il te dit.

Il te ressemble, on dirait.

Tu agis vraiment de plus en plus en connard.

J'apprends du meilleur.

- Une camionnette ? - Oui.

D'accord.

Vous n'avez qu'� signer ici

et ici.

Je peux vous d�barrasser de cette voiture.

D'accord.

D'accord.

Enchant�.

Tu as vraiment besoin de tout �a ?

Je ne peux pas tout laisser. Pas vrai ?

Comme tu veux.

C'est lui ?

Bordel de merde.

Certaines choses ne changent jamais.

Fran�ois ?

Content de te voir, vieux.

Qu'est-ce que tu portes ?

Des v�tements.

- Salut. - Salut.

- Tu dois �tre Nat. - Oui.

Oui. J'ai beaucoup entendu parler de toi.

En bien, j'esp�re.

- En bien, oui. - G�nial.

Au fait, merci de nous aider.

No problemo. De nada.

- Joli appareil photo. C'est quoi ? - Un Pentax K1000.

- K1000 ? - Oui.

O� as-tu eu �a ?

Mon grand-p�re me l'a donn�.

Bordel !

Oui. C'est Jacqueline. Surveille ton langage.

Le miracle de la vie. G�nial, non ?

Commen�ons la f�te. Mettez vos trucs dans le coffre.

Depuis quand conduis-tu une Prius ?

Depuis que la Terre se meurt.

Et la GTO ?

Ce truc me permet de faire 20 km au litre en ville.

Attache-toi.

Quoi ?

Il y a une enfant ici.

Richard, tu es plut�t silencieux.

Que t'est-il arriv�, vieux ?

Ce gars m'a enseign� tout ce que je sais.

Je ne saurais m�me pas comment m'essuyer le derri�re

- sans lui. - Tu ne sais pas

comment t'essuyer le derri�re, idiot.

C'est un peu vrai.

S�rieusement, que s'est-il pass� ?

La vie continue, les gens changent.

C'est le nouveau moi.

Nat, tu me donnes mon sac � dos ?

Oui, bien s�r.

Qu'est-ce que... Tu as vu mon couteau ?

- Ton couteau ? - Oui, mon couteau.

C'est mon p�re qui me l'a donn�.

C'est la seule chose que j'ai de lui. Il n'est pas l�.

Non, non. Je n'ai pas vu ton couteau.

Ton couteau, non.

C'est bizarre.

Oui, bizarre.

Depuis quand n'es-tu pas all� � Albuquerque, Richard ?

Il est trop bien pour nous.

Je dirais qu'Albuquerque est trop bien pour nous.

Je tiens encore � te remercier pour ceci.

C'est vraiment gentil.

On parle de Richard, non ?

Il m'a sorti de la merde tellement de fois.

L'affiche indique qu'on va � Albuquerque.

C'est ce qu'il �tait �crit.

Non.

On prend un raccourci pour �viter la circulation.

D'accord.

Tout le monde a la chlamydia.

- Tout le monde. - Oui.

J'en parle � Fran�ois, et il dit...

Je ne peux pas croire que tu parles de �a.

"Mon erreur."

- Tu t'en souviens ? - Oui. Je m'en souviens.

C'est lui qui l'avait.

Il a donn� la chlamydia � tout le monde.

Quelqu'un a besoin de pisser ?

On s'est vraiment amus�s ensemble.

- En effet. - Bon sang.

Sortez de la voiture.

- Bordel. Que fais-tu ? - Merde.

Sortez. Allez, merde.

Allez l�-bas.

Merde.

Pourquoi ne l'ai-je pas vu venir ?

Toi, donne-moi tes trucs.

- Quoi ? - Tes trucs.

Ton portefeuille, ton t�l�phone,

et je veux ton appareil photo. Mets-le sur le si�ge arri�re.

Allez. On y va.

Allez.

Si tu veux mes trucs, viens les chercher.

Tu as quoi ? Tu n'as rien du tout.

Les amis n'agissent pas ainsi.

Je viens de dire que tu m'as donn� la chlamydia.

�a ne veut pas dire qu'on est amis.

Je suis ici parce que tu as dit

que tu �tais avec un petit riche.

Bon, vous n'allez rien raconter � personne,

car sinon,

je vais me rendre sur Enfield Lane

et je vais foutre une racl�e � tes parents.

Je sais, ma belle. �a va.

Je vais tabasser ta m�re.

C'est ce que tu veux ?

Alors, vas-y, appelle la police.

Je vais les faire souffrir.

Adieu, bande de connards.

- D�sol�. Si j'avais su... - C'est termin�.

Attends, Nat.

Tout est ma faute, ou presque.

O� vas-tu ?

Nat, attends.

Oui, d'accord. Ouvre le chemin, je te suis.

Nat, j'ai merd�.

La ferme, Richard.

D'accord. Bien. Tu acceptes de me parler ?

Dieu merci. �a a �t� les trois plus longues heures de ma vie.

- Mon Dieu. - Si j'avais eu mon couteau,

j'aurais pu poignarder cet enfoir�.

- Je me suis d�barrass� du couteau ! - Quoi ?

Oui. Alors va chier avec ton couteau.

- On est quittes, alors. - Richard, la ferme.

D'accord. Oui. Oui, compris.

Je crois avoir tout compris au sujet de Nina.

Mon erreur, c'est que j'ai �t� trop insistant.

Je tombe amoureux trop facilement.

C'est mon fardeau.

H� !

Petit. Tu m'en veux encore ?

La ferme.

GILA, NOUVEAU-MEXIQUE � 1 000 km de Los Angeles

Tu entends �a ?

H� !

H�, h� !

- Salut. - Salut.

Merci de vous �tes arr�t�e.

Que faites-vous ici ?

Longue histoire. Vous pouvez nous prendre ?

Je vais � Silver City. Vous voulez y aller ?

Oui, ce serait super. S'il vous pla�t.

- D'accord, montez. - G�nial. Merci.

Voil�.

J'ai pass� quelques jours � Gila.

- Je suis b�n�vole dans le parc. - Super.

Oui, c'est bien. Il fait froid. On g�le.

Tiens, mets ce chandail.

- Vraiment ? - Oui, bien s�r.

Merci.

Qu'est-ce qui vous arrive ?

Que faites-vous sur la route, comme �a ?

On s'est fait voler et abandonner.

- Quoi ? On vous a vol� vos trucs ? - Oui.

Mon Dieu.

Mon ami, qui devait

- nous conduire... Bon. - Un ami ?

- Tout un ami. - Oui.

Seigneur.

Heureusement, on est en janvier. �a aurait pu �tre pire.

Les ours dorment.

Il y a trois �t�s, j'�tais ici,

en exp�dition avec des botanistes.

Ils ramassaient des �chantillons

pendant que j'�tais au campement.

J'ai d�cid� de faire de la soupe pour tout le monde.

J'�pluchais des pommes de terre et j'ai entendu...

C'est quoi, �a ?

C'est ce que je me suis demand�.

J'ai lev� les yeux et vu un ourson.

Puis, un autre.

Et derri�re, la maman.

- Mon Dieu. - Oui. Elle n'�tait pas contente.

Et elle ne me demandait pas de la soupe.

Je me suis rappel� qu'il fallait

avoir l'air s�r de soi.

Il faut agir comme si on �tait aussi gros que l'ours.

Je mesure 1,62 m, alors ce n'est pas possible.

Mais j'ai ressenti tellement d'adr�naline et de peur

et que je me suis mise � crier apr�s elle.

J'ai dit : "Fiche le camp, salope !"

Et j'ai commenc� � lui lancer mes pommes de terre.

�a l'a �branl�e. Elle...

J'ignorais ce qui allait se passer, et soudain,

Dieu merci, elle s'est enfuie !

Elle s'est enfuie, ses petits aussi. J'ai continu� de lancer des trucs.

Je prenais des carottes, des pommes de terre et tout.

J'�tais folle.

Puis, ils n'�taient plus l�.

C'est incroyable.

C'�tait tellement un bon sentiment. C'�tait comme...

Parfois, on sent qu'on est

dans une situation d�sesp�r�e,

et soudain, tout se d�roule � merveille.

Oui. C'�tait bien.

Les botanistes sont revenus le soir,

et je leur ai racont� cette histoire.

Disons que j'�tais populaire dans le campement ce soir-l�,

je peux vous le dire. C'est la v�rit�.

Oui.

Quelque part, cette ourse raconte l'histoire

- de la folle aux l�gumes. - Oui.

Nat ? Debout, mon gars.

Tu devrais tout raconter � la police.

- D'accord ? - Merci.

- Oui. - Oui. Merci beaucoup.

- Pas de probl�me. - Pour tout. Vraiment.

H� ! Attendez.

Vous avez besoin de ceci plus que moi.

- Merci. - De rien.

- Vraiment, merci. - �a va.

Va l�-bas,

raconte-leur tout. Ils vont t'aider.

Je les connais bien. Ils sont gentils.

D'accord, super. Merci.

Richard ? Bonne chance, vieux.

Merci pour tout, Dotty.

Bon, �a y est.

Je ne sais pas pour toi, mais je meurs de faim.

Attends. Quoi ?

C'est la meilleure nourriture que j'ai mang�e de ma vie.

Tu as chang�, mon gars.

Tu n'es plus Nat le b�b� que j'ai connu il y a quelques jours.

Tu es un dur, maintenant.

Se faire menacer avec une arme, �a donne �a.

C'est vrai.

Je vais rester ici quand tu vas aller voir la police.

La police et moi, on ne s'entend pas.

- Tu comprends ? - Je ne vais pas au poste.

Je vais me rendre � Albuquerque.

- � Albuquerque ? - Fran�ois.

D'accord. Tu veux voir comment on fait ?

- Je t'en prie, oui. - Tu veux voir le ma�tre en action ?

J'adorerais �a. Montre-moi �a.

Voil�. On s'en va � Albuquerque.

Dix dollars que la premi�re voiture s'arr�te.

Je vous conduis quelque part ?

- Oui. - Oui, ce serait super.

- Oui, allez. Pourquoi ? - Vous allez � Albuquerque ?

Bon, d�sol�, vieux. Elle panique. Je ne sais pas.

Va chier !

C'�tait bizarre.

Merde.

�a m'arrive tout le temps.

- Vraiment ? - Oui.

Essaie, toi. Avec ton joli visage.

- �a changera peut-�tre la donne. - D'accord.

Je souffle sur mon pouce ?

Vas-y, petite merde.

- Je souffle dessus ? - Oui.

- Comme �a ? - La ferme.

- Je le secoue ? - Tu sais quoi ?

Ne deviens pas pr�tentieux.

- H�, h� ! Je crois en avoir une. - Quoi ?

- Non ! - Oui !

C'est une blague ?

- Incroyable ! - �a ne fonctionne pas ainsi.

Je veux que tu le saches. Tu as eu de la chance, c'est tout.

- La chance du d�butant. - Non.

Salut. On s'en va � Albuquerque.

- Vous pouvez... - � l'arri�re.

- � l'arri�re. - Attends, non. Je l'ai trouv�.

Juste ici, �a va.

ALBUQUERQUE, NOUVEAU-MEXIQUE � 1 271 km de Los Angeles

- Merci, Gary. - D'accord, mon gars.

Bonne chance pour r�cup�rer tes enfants.

Merci beaucoup.

Bon, �coute. J'ignore ce que tu penses faire,

mais le crime ne fait pas vraiment partie de ton univers.

Tu n'entres pas chez un gars

- qui t'a menac� d'une arme. - Sa voiture.

Attends. Non. Peut-�tre, mais peu importe.

Tu m'�coutes ?

Nat. Nat !

- La ferme. - Tu ne peux pas arriver furtivement

en plein jour.

Marche normalement.

Bon sang. Tu vas nous faire arr�ter.

Mon portefeuille et mes trucs sont derri�re.

Merde. C'est verrouill�.

Que fais-tu ? Non, non ! Reviens.

Non...

Bordel ! Merde !

Bon sang. J'ai eu ce cactus en plein sur la queue.

Ses cl�s sont pr�s de la porte avant.

Seigneur. Merde.

- C'est verrouill�. - Bon. On a essay�. Partons.

Oui. Passons par-derri�re.

Non. On ne passe pas par-derri�re.

On n'entre pas par-derri�re chez quelqu'un

qui poss�de une arme � feu et qui se trouve chez lui.

Tu t'y prends mal.

La porte arri�re ne sera pas d�verrouill�e.

Bon sang !

Je vais prendre ses cl�s.

- Couvre-moi. D'accord ? - D'accord.

- Attends. - Quoi ?

Je vais chier sur son perron.

Personne ne s'en prend � mes amis.

- Vite. - Richard.

Tu chies devant chez moi ?

- Monica, le fusil. - Seigneur.

Sale connard de merde !

- Fran�ois, je ne t'entends pas. - Va chercher le fusil !

Ne crie pas. Tu vas r�veiller... Tu as r�veill� le b�b�.

- Alors, nourris-la ! - Le p�re de l'ann�e, bordel.

- C'est Richard ? - Salut, Monica.

G�nial, les gars. Super.

Tu te prends pour un dur ?

Tu ne connais rien.

Sale l�che.

- Richard ! - Petite merde.

Tu ne connais rien.

Tu es ridicule, Richard.

Tu l'as toujours �t� et tu le seras toujours.

Allez.

- Je vais conduire. - Quoi ?

- Je conduis ! - D'accord.

Il se l�ve. Vite !

Je me d�p�che. C'est une Prius.

Merci, vieux. Merci de m'avoir aid�.

C'�tait quelque chose.

Tu crois que je l'ai bless� ?

Bon sang, oui. Tu veux rire ?

- Tu l'as s�rement tu�. - Quoi ?

Je rigole. Je me moque de toi.

Tu ne l'as pas tu�, c'est s�r.

Mais il aura besoin de points de suture.

Et il les m�rite pour nous avoir arnaqu�s ainsi.

Du Fran�ois tout crach�, par contre.

Content de savoir qu'il est toujours dans le domaine.

Bon sang. Dieu merci.

Il est en bon �tat ?

- Oui, super. - Tant mieux.

Bordel, on a r�ussi, mon gars.

Ta t�te saigne. Tu vas bien ?

Quoi ? Regarde �a. Oui.

Il m'a eu.

Tu sais quoi ? Je respecte �a.

Il devait se jeter sur moi. C'est logique.

Je veux dire, c'est fou.

- Mais je l'ai frapp�. - Non. Ce n'est pas fou.

C'est Fran�ois.

Je l'ai frapp�. Tu m'as vu faire ?

- Je l'ai frapp�... - Oh, oui.

- C'�tait d�ment. - Seigneur. C'�tait incroyable.

- Des mouvements... - Je n'ai jamais fait �a

- de ma vie. - ... incroyables.

- J'adore �a. - Seigneur.

Que se passe-t-il ?

Sors. Allez.

Quoi ?

D'accord. Viens.

C'est une voiture vol�e. Tu as agress� quelqu'un.

- Tu dois ficher le camp. - Et toi ?

Moi ? On s'en fiche.

Prends tes trucs et va-t'en.

C'est tout ? Tu ne prends rien d'autre ?

Non. Ces choses n'ont plus d'importance, maintenant.

Tu peux garder ce que tu veux

- et jeter le reste. - D'accord. Comme tu veux.

C'est la 3e fois qu'on se dit au revoir.

Tu sais ce qu'on dit. La 3e fois est la bonne.

D'accord ?

Prends soin de toi, Nat. D'accord ?

Toi aussi, Richard.

Tu es un bon gar�on.

Merci.

- Prot�ge-toi. - Oui.

Toi aussi.

Nat.

Va chier.

Traduction : Marieve Guerin, Deluxe

French - Canadian

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