All language subtitles for Small.Town.Girl.1936.William.Wellman

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Original subtitles

LA PETITE PROVINCIALE

HARVARD RENCONTRE YALE

D�VIATION

BIENVENUE � CARVEL

POURQUOI PARTIR ?

C'est Harvard que nous d�fendons

Toujours, nous chanterons son nom

Ensemble, nous vaincrons !

Vive Harvard !

Et ces pamplemousses, Kay ? Mlle Johnson est press�e.

Oui, une minute.

J'en ai assez de cette d�viation et de ces matchs

qui se jouent tous les samedis.

Ce bruit me rend folle.

Mais ils s'amusent tellement.

�a me d�passe. Mettez-en deux beaux, Georges.

Les plus tendres au toucher sont les meilleurs.

Kay, apporte du c�leri.

Dites � votre m�re que le club se r�unit cet apr�s-midi.

Elle vaut le coup cette d�viation. Regardez !

Il para�t que cette ville regorge de jolies et gentilles filles.

Venez voir Harvard battre Yale. On vous ram�nera.

Je n'ai pas de billet.

Vous viendrez sur mes genoux.

Je veux respirer votre cou de cygne.

En fait, je vais rester avec vous !

Eh ! Remonte dans la voiture !

Votre attention !

Je vous pr�sente le bouledogue de Yale.

On lui a juste laiss� les oreilles.

Il est tomb� d'un arbre.

Alors, il doit avoir tr�s faim.

En �change, voici le v�ritable dirigeable du Dr Piccard.

Servez-vous-en !

Vous �tes trop jolie pour garder les pieds sur terre !

Alors, Kay ? Ce c�leri ?

J'ai dit des pommes, pas des oignons.

D�sol�e, Mme Pruitt. On les d�posera chez vous.

3 livres. Et il me les faut pour le d�ner.

Bien, Mme Pruitt.

Prends donc ta Rolls Royce et va voir le match.

Tu vois bien que c'est calme, ici.

George, c'�tait juste pour m'amuser.

Ils sont tellement sots.

Alors, Agnes, comment va Fred ?

Mieux. Merci, Florence.

Mais ce furoncle sur son cou ne veut pas gu�rir.

Sur son cou ?

Si tu remplis un flacon d'eau br�lante

- et que tu le vides tr�s vite. - Je sais.

�a le fait �clater tout de suite.

Mais Fred est tellement douillet.

Oui, Mme Bradshaw, un instant. Un crayon, petite s�ur.

Pas la peine. C'est la m�me commande depuis 5 ans.

Un beau petit poulet, un bocal d'olives...

Oui, M. Dean nous a livr� de beaux poulets, Mme Bradshaw.

Des canneberges.

La couenne de lard est efficace, mais �a tache les cols.

- Des oranges... - Fred ne supporterait pas.

Et du c�leri.

Et une livre de beurre.

Je dois aller voir les rubans chez Seaver.

- Au revoir, Kay. - Mme Hanes.

Oui, Mme Bradshaw. Merci. Au revoir.

Pr�parons des patates. Ils en voudront tous, ce week-end.

�a, c'est s�r. Comme tous les week-ends.

� quoi tu penses ? Allez, remplis-moi �a.

Si tu savais � quoi je pense...

- La vie t'apporte quoi ? - Beaucoup...

Tommy ! N'oublie pas de livrer le corned-beef.

- Mais vraiment, Em ? - Quoi ?

Qu'est-ce que t'apporte la vie ?

George, le b�b�, l'�picerie, nos amis... Que veux-tu de plus ?

Rien, j'imagine... Rien � Carvel.

�coute, ce n'est pas le moment de d�primer...

Mais Em, tu as voulu partir, toi aussi.

Tu aurais pu accepter ce poste � Boston.

Maintenant, personne ne r�pond plus aux candidatures.

Tu �tais comme moi, tu le sais.

Peut-�tre, autrefois. Mais George est arriv� et a chang� tout �a.

�a se passe comme �a, Kay.

Mais rester plant�e l� au m�me endroit

pour le reste de ta vie, alors qu'il y a tant � faire !

Kay ? Toi qui meurt d'envie d'aller rejoindre ce cirque,

- va me poster ces lettres. - Bien s�r.

Tr�s bien.

D'accord.

Merci.

Retiens tes chevaux ! Je vais par-l�, aussi.

Je ne peux pas, Elmer. Je dois poster ces lettres

et retourner au magasin.

Non, attends. J'ai � te parler !

- Kay, comment �a va ? On garde... - La t�te haute ?

Comment tu savais que j'allais dire �a ?

Je ne sais pas. Peut-�tre parce que tu le dis tout le temps.

J'arr�terai si �a te pla�t pas, si tu veux pas que je le dise.

Je veux que tu fasses ce dont tu as envie.

Tu le penses vraiment ?

Elmer, arr�te.

Les couleurs des voitures sont superbes.

Oui. Si on aime les tons criards.

Tout � l'heure, sur le poteau,

j'avais envie de tousser et j'ai crach� sur le chapeau d'une fille.

Oh, Elmer, non. C'est d�go�tant.

Mais j'y peux rien !

J'ai pas eu le temps de la pr�venir.

- Mais tu n'es pas oblig� d'en rire. - D�sol�.

T'as piqu� �a sur une voiture ?

Non. Il s'agit du v�ritable dirigeable

du Dr Piccard.

Et on me l'a offert parce que...

parce que j'ai un joli cou.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Oh, rien.

Parfois, tu dis des choses �tranges.

- Herb, on garde... - La t�te haute ?

Comme toujours, Elmer.

Qu'est-ce que tu fais, ce soir ?

Je vais travailler � l'�picerie.

Et si on allait en voiture � Winsted ?

- Enfin, si tu veux. - Il fait trop froid.

Alors, si tu es chez toi, ce soir,

je passerai peut-�tre apr�s le d�ner.

Quand tu veux. Tu fais partie

de la famille. Je vais � la poste...

Attends une minute, Kay. �coute...

Je veux �tre plus que �a.

� chaque fois que je te regarde, je crois que mon c�ur...

va �clater.

Je suis d�sol�.

Ce n'est pas grave. On se voit ce soir.

- Je savais pas que... - Ce n'est pas grave, Elmer.

- � ce soir, apr�s le d�ner. - D'accord. Au revoir.

Encore une patate, Wilbur ?

- J'ai dit... - Encore une patate.

- Kay ? - Non merci.

Mettez l'assiette de George au chaud.

Allez, ma ch�rie, une patate pour maman. �a fait grandir.

Non.

On a vu assez de patates pour aujourd'hui, pas vrai ?

Kay est bizarre, ce soir. Elle n'a rien mang�.

C'est dur pour elle de voir

ces jeunes s'amuser autant.

June ressemble de plus en plus � George.

Kay dit qu'elle me ressemble.

Apporte le pudding, Kay. J'ai dit, le pudding.

Allez, ma ch�rie. Du pain et de la sauce pour maman.

Non.

Mais enfin, June !

Ton p�re attend son pudding, Kay.

J'ai dit, ton p�re attend.

J'arrive.

June ressemble de plus en plus � George.

Tu trouves, papa ? Kay dit qu'elle me ressemble.

C'est quoi ? Le b�b� en mangera peut-�tre.

O� �tais-tu, toutes ces ann�es ?

Samedi : riz au lait. Dimanche : �ufs � la neige.

Lundi : g�teau de semoule...

C'est George ! J'apporte son d�ner.

Non, laisse, j'y vais. Tiens, papa.

Qu'est-ce que les gens peuvent bien trouver au football ?

Conduire 3 heures dans le froid et se geler sur des gradins

pour les voir taper dans un ballon ?

Tr�s peu pour moi. Comment va mon petit ange ?

June ! Mange, c'est bon pour les petites filles.

Elle vous ressemble de plus en plus.

- Kay dit qu'elle ressemble � Emily. - Ton d�ner.

Elmer arrive. Il se fait pomponner chez le coiffeur.

Je viendrai t'aider, ce soir.

Tu peux sortir avec Elmer. �a ira.

Va faire un tour dans sa nouvelle Ford !

J'ai dit, dans sa nouvelle voiture.

Je comprends pas. Conduire 3 h dans le froid et se geler

- sur des gradins... - Pour les voir taper un ballon.

Tr�s peu pour moi.

Allez, sois une grande fille, pour papa.

Le base-ball, d'accord !

�a, c'est un sport pour toi.

Assis en bras de chemise...

Par un bel apr�s-midi, � siroter un Coca ?

Mon journal, Kay.

Je ne ferais pas 3 h de route m�me pour voir jouer le pr�sident !

Allez, Junie. Une toute petite cuill�re.

June, non ! Ch�rie, il ne faut pas faire �a !

Tu dois ob�ir � ta m�re.

Tiens, papa. Je t'aide � enlever tes chaussures.

Qu'est-ce qui te prend, Kay ?

D'habitude, tu ne supportes pas �a.

Mais il ne faut surtout rien changer, ici.

Tout doit rester exactement pareil,

jour apr�s jour.

Toi, tu critiques le pr�sident.

Maman ne lit pas le journal

car il y a trop de meurtres.

Et George pense que ce pays s'en sortira sans aucune aide.

Il y a quelqu'un ?

C'est Elmer, Kay. Entrez, Elmer !

J'ai dit, entrez !

Et si Elmer dit encore "On garde la t�te haute", je hurle !

Bonsoir, tout le monde. Je peux entrer ?

Comment �a va, M. Brannan ? On garde la t�te haute ?

Asseyez-vous, Elmer.

Kay est occup�e.

Vous prendrez du riz au lait ?

Je veux bien.

Coucou, June.

Tu sais, elle te ressemble de plus en plus, George.

Kay est tr�s tendue, ce soir. Elle fait tout tomber.

J'ai dit, elle fait tout tomber.

Oui, je vois.

Oh l� ! Je vous ai touch�e ?

Non.

�a va.

Si vous �tiez morte de peur, je serais all� m'excuser au ciel.

Mais je doute qu'ils m'aient accept�.

Je vais bien. Merci.

Tant mieux.

Alors, dites-moi comment sortir de l�.

Comment �a ?

Si je n'�chappe pas � ce troupeau, je vais devoir tirer � vue.

Oui, c'est un bel embouteillage.

O� et � quelle distance se trouve Tait's Tavern ?

C'est � environ 6 km par l�. Vous �tes sur la bonne route.

Il y a un raccourci ?

Oui, je crois.

Il faut traverser la rue

et tourner pr�s de l'�glise,

puis rouler 3 blocs jusqu'� la station � main droite,

prendre � droite et vous arrivez �...

Tait's.

- D'accord, deux blocs et... - Trois.

Trois. Et apr�s ?

Il y aura une station � droite...

Laissons tomber. Montez et montrez-moi le chemin.

Non, vraiment, c'est facile.

Trois blocs...

Je bloque sur les blocs. Vous alliez par l�, non ?

- Non... - Alors, venez.

Je vous ram�nerai.

D'accord.

Bont� divine !

Qu'y a-t-il, Bont� ?

Comment vous avez travers�...

Je suis plut�t du genre impatient.

Je ne supporterais pas la prison. C'est mon probl�me.

Vous �tiez au match ?

C'�tait pas un match, c'�tait un concours.

Harvard avait la t�te dans les bouquins.

Une pile haute comme vous.

- Vous vivez ici ? - Oui.

Dans cette petite ville endormie ?

Vous ne semblez pas endormie.

Non. Pas vraiment.

Attendez, on tourne ici.

Prenez � droite

et dans moins de 6 km, vous serez � Tait's Tavern.

Vous n'avez pas sommeil. Qu'allez-vous faire ?

Me promener.

Avec qui, Bont� ?

Toute seule.

Toute seule ? Pourquoi ? Tous les gar�ons boitent, ici ?

Non... ils gardent tous la t�te haute.

Parfait ! Fermez la porti�re et venez avec moi chez Tait's.

Non, je ne peux pas. Merci, mais...

Mais quoi ?

- Je ne peux pas... - Mais si.

Je vous ram�ne quand vous voulez.

Vous y �tes d�j� all�e ?

Une fois, quand �a a br�l�. On avait suivi les pompiers.

L'incendie est fini, mais on s'y amuse encore.

Venez.

Il y aura foule � cause du match.

On se mettra des grappes de raisin derri�re les oreilles.

Vous serez de retour avant de devenir citrouille.

- Je ne sais pas trop, mais... - Mais quoi ?

Mais c'est d'accord !

Et voil� !

Le pays de Canaan, Bont�.

La mer s'ouvre devant nous.

Une minute. On oublie la cargaison.

Voil� le cadavre, le macchab�e,

le corps.

- Qu'a-t-il ? - Il a perdu un pari au match.

Comme il avait le sang chaud, je l'ai gard� au frais.

Sors de ton caisson, on a heurt� un �cueil.

Je te pr�sente une petite laiti�re

qui courait apr�s ses vaches.

Enchant�.

Venez, Bont�.

Dr Dakin, mon ami !

Taity, ma ruine ! Vous auriez une table pour 2 et demi ?

On est complet, mais pour vous, toujours.

John, une table pour le Dr Dakin. Par ici, je vous prie.

�a va, Bob ? C'�tait un beau match, non ?

- Vous �tes pr�ts � commander ? - Bien s�r. Toujours pr�t.

Johnny !

Profitons du calme pour m�diter.

Ne soyons pas effray�s par le silence.

Buvons du champagne dans votre pantoufle.

Du champagne, mais je n'en ai jamais...

- Oui, tr�s bien. - Mais pas dans votre pantoufle.

Elle est bien trop petite. Deux bouteilles brut

de champagne fran�ais, celui qu'on fait � Sacramento.

Ouais, juste apr�s la fonte des neiges...

Mais c'est Tom !

H�, Tom !

Pat, qu'est-ce qui se passe ?

- J'ai gagn�. - Et j'y ai laiss� ma chemise.

Non. Si on gagnait, Felicia devait m'�pouser.

Si Yale gagnait, c'�tait moi. Match nul : on s'est mari�s.

Esp�ces de bras cass�s ! O� ? Quand ?

� Minton Green.

Un juge avec une dent en or et une fausse barbe.

Ici, on peut se marier tr�s vite.

Pat, mon vieux, f�licitations !

Felicia, j'esp�re que tu ne seras pas d��ue.

Donne-leur donc 2 ou 3 conseils.

- Tom, voyons. - Les temps changent...

Installe-toi ici, avec ton amie.

Il manque une chaise, les gar�ons.

Allons voir un autre match.

Ne discutez pas. Nous sommes invit�s. Venez.

Apportez la chaise � cette table.

Les amis, je vous pr�sente Bont�.

La plus gentille fille � la ronde.

�vitez votre vrai nom, ils le retiendraient !

Enchant�e.

Et maintenant, mettons-nous s�rieusement � boire.

- Par ici ! - On est l�.

Que ce couple apporte � la m�decine

l'inspiration et la chance qu'il a re�u �... Canaan.

On soigne des patients pour moins que �a.

Buvez, Bont�. C'est bon pour la fatigue.

Et la fatigue, �a n'a rien de bon.

Petite provinciale

Aussi fra�che qu'une fleur de mai

Petite provinciale

Tu r�ves de t'envoler...

Buvons une autre bouteille. Ce silence m'effraie encore.

Je pense que je ne peux plus boire.

Vous entendez des grelots ?

Non, c'est plut�t agr�able, mais...

Encore un embouteillage. On devient claustrophobes.

Et je ne connais qu'un seul rem�de � �a. Venez.

Nos v�tements. Nous quittons ce palace dor�.

O� allons-nous ?

Qui sait ? Denver, Salt Lake, Addis-Abeba,

Cincinnati... L� o� nous pourrons �chapper � nous-m�mes.

Vous devriez me ramener.

C'est absurde, nous avons du pays � voir et rien � faire.

Mais on devrait t�l�phoner chez moi.

Le t�l�phone, c'est merveilleux, sauf si on s'en sert dans son bain.

- Nous allons � Boston. - Oh non, c'est trop loin.

Une heure aller, une heure retour.

- Vous y �tes d�j� all�e ? - Oui... Mais pas comme �a.

Nous verrons l'Old North Church au clair de lune.

Mon ami Pierrot...

Vous verrez o� Revere a embrass� son cheval

et l'a chevauch�, d�guis� en indien.

- �a me semble fou et amusant. - Exact.

Pour tirer, attendez de voir la terreur dans ses yeux.

Gotfried, en route pour Boston !

Par o� allons-nous ?

Je pensais que vous saviez...

On est encore coinc�s, Bont�.

Autrement dit, on est perdus.

Regardez...

Milton... Non.

Minton Green.

C'est l� o� Pat et Felicia se sont mari�s.

Autrement dit, ils se sont perdus ici.

Si on r�veillait ce juge avec sa dent en or et sa fausse barbe ?

- Il nous aidera. - Il sera furieux.

Non, il doit se sentir tr�s seul. Allons lui parler.

JUGE DE PAIX

Regardez, Bont�, il fait presque jour.

L'aurore commence � pointer son nez.

Il faut que je rentre... Ma famille va s'inqui�ter.

Ce serait encore pire si vous rentriez maintenant.

Je vous en prie, rentrons.

Non, c'est votre honneur de jeune fille qui est en jeu.

Vous avez pass� la nuit avec un homme. Ils seront en col�re.

Je dirai que... Et puis tant pis...

Non, il s'agit de mon honneur aussi.

Celui des Dakin est intact depuis que grand-p�re a �t� jet� � l'eau.

Vous devez y penser.

Rentrons. Dans une heure...

Oui, monsieur, nous devons pr�server l'honneur des Dakin.

Vous savez comment ? On va faire d'une pierre, deux coups.

Demandons au vieux barbu de nous marier.

De... nous marier ?

Mais oui. "Acceptez-vous ? Oui... Elle aussi."

Et �a fait effet une vingtaine d'ann�es.

Vous dites n'importe quoi.

Non, jamais. Moi et les mots, on est comme �a.

C'est moi, l�.

Je connais chaque syllabe avant sa sortie.

Fermons la voiture et ouvrons nos c�urs.

Courons dans l'all�gresse vers le mariage.

Vous �tes fou, vous ne pouvez pas faire �a !

J'ai toujours voulu me marier. Vous aussi.

Tout le monde veut se marier.

Les gens normaux sont tous mari�s et heureux.

Allez, c'est parti.

Attendez une minute. Je vous en prie...

Ne faisons pas peur au vieux barbu. Il pourrait faire une attaque.

Qui est l� ?

Des clients, Votre Honneur.

Vous avez frapp� � la bonne porte. Restez l�,

je descends dans une seconde.

J'ai dit des pommes, pas des oignons.

Oui, Mme Bradshaw.

Alors, Kay, on garde la t�te haute ?

Je trouve qu'elle me ressemble de plus en plus chaque jour.

Entrez. Ma fille va descendre d�s qu'elle sera habill�e.

Venez, Bont� !

Allez, Bont� !

On est sur le chemin du paradis.

Oh, vous avez failli nous...

Attendez ! S'il vous pla�t...

R�veillez-vous !

Certificat de mariage

Vous avez le menton sale.

Et vous, les joues.

C'est bien de l'eau que je vois ?

Elle nous a fonc� dedans, ou c'est nous ?

Nous avons fonc� dedans.

Qui �a, "nous" ?

Je sais qui je suis.

Tr�s bien. Et moi, qui suis-je ?

Vous ne le savez pas ?

Je me soup�onne d'�tre le fils du Dr Dakin, Bobby.

C'est bien le nom que vous avez donn�.

C'est bien ce nom-l�.

C'est bien. D'habitude, j'en donne un autre.

Dans 2 h, je serai op�rationnel.

Mais il est plus de 7 h.

7 h ? On m'attend � la clinique dans la journ�e.

Qui �tes-vous, d�j� ?

Vous avez oubli� ?

Personne n'oublie plus vite que moi.

Attendez une minute. Ne bougez pas...

Le match, la soir�e chez Anthony, la dispute avec Priscilla,

et quelle dispute...

Puis le retour et la fille sans...

Vous !

Je vous ai indiqu� Tait's Tavern.

Et vous m'y avez accompagn�. Et apr�s ?

- Eh bien... - Ne vous mettez pas dans cet �tat.

Notre position est f�cheuse, mais nous sommes en vie.

Mais qui �tes-vous, d�j� ? Et o� sommes-nous ?

Je suis Kay Brannan.

Bonjour, Kay.

Bonjour.

J'ai fonc� � cheval dans une pharmacie, aval� un poisson rouge ?

Il para�t que je fais des choses �tranges.

Je vous ai demand� de me ramener � Carvel, mais nous...

- Mais vous n'avez pas voulu. - Attendez !

Vous �tes Bont� !

Vous vouliez m'amener � Boston,

mais on s'est perdus pr�s de Minton Green.

Vous vous souvenez, maintenant ?

Minton Green...

Il y avait un vieux monsieur barbu, non ?

On a r�veill� ce monsieur et... il nous a mari�s, c'est �a ?

Et ils v�curent heureux pour toujours...

Je dois dire que je ne fais jamais les choses � moiti�.

Et vous ? C'est la premi�re fois ?

Vous voulez dire... que je me marie ?

Oui, bien s�r.

Vous n'avez pas l'air d'�tre une habitu�e.

Enfin, je ne devais pas �tre un cadeau.

Vous deviez �tre dans un bel �tat, vous aussi.

Disons que tout est si flou...

Et vous insistiez tellement.

Mais j'avais bu beaucoup de champagne.

Pauvre enfant. Kay, c'est bien �a ?

Kay Brannan.

Ne vous inqui�tez pas, Kay.

Je nous ai cr�� des soucis, mais je devrais pouvoir nous en sortir.

Tout d'abord, sortons cette voiture de l�.

Qu'allons-nous faire ?

N'ayez pas peur. Kay, c'est bien �a ?

Je vais vous ramener � Carvel.

Vous allez leur dire qu'on a eu un accident...

- Mais nous sommes mari�s ! - Personne n'est oblig� de le savoir.

Mon ami avocat, m�me entour� de policiers, truque des matchs.

Il nous annulera tout �a.

Et les journaux ?

Je vous dis que cet avocat est un magicien.

Enfin une b�vue de Dakin qui ne sera pas publi�e.

Je crois que les journaux sont d�j� au courant.

Comment �a ?

Le vieux barbu, comme vous disiez, connaissait votre nom.

Il prenait 1 $ pour chaque publication.

Vous lui en avez donn� 5

et lui avez dit de "tout claquer" !

Il appelait les journaux quand on partait.

Il faudra que je laisse mon corps � la science.

Allons � Boston braver la temp�te.

�a risque d'�tre violent, long...

Et plein de rebondissements.

Ouais.

- Bonjour, monsieur. - Childers. Ils sont lev�s ?

Oui, ils d�jeunent. Ils parlaient de vous.

C'est vrai ?

Ils craignaient que vous ayez oubli� la clinique.

Est-ce qu'il y a eu... des journalistes, ou autre ?

Pas encore, monsieur.

Tant mieux. Dites-moi s'ils arrivent.

Bien, monsieur.

Venez et laissez-moi parler. J'ai g�r� des situations bien pires.

Ce n'�tait pas la voix de Bob ?

- Bonjour, maman. - Bonjour, mon fils.

Belle journ�e, non ? Toujours � table ?

On est dimanche, c'est vrai.

D�sol� pour hier soir. Je n'ai pas pu vous pr�venir.

Bonjour, papa.

Je suis venu avec une invit�e.

- Voici Mlle... - Brannan.

Oui, Mlle Brannan.

Enchant�e.

Kay avait un peu peur d'arriver � l'improviste...

sans vous avoir �t� pr�sent�e.

Les surprises de Bob sont rarement si agr�ables.

Enfin papa...

Je n'aurais peut-�tre pas d� dire �a.

Voulez-vous un petit d�jeuner ?

- Eh bien... - Mais bien s�r.

Nous sommes toujours ravis de recevoir les amis de Bob.

Je vous l'avais dit. Il n'y avait rien � craindre.

Tu as �cout� le match, hier, papa ?

Oui, c'�tait tr�s... tr�s excitant.

On s'est arr�t�s chez Tait au retour. On a fait une nuit blanche.

Et tu comptes assister le Dr Fabre au bloc, ce matin ?

Oui.

O� est Priscilla ? Elle n'�tait pas avec toi ?

Nous nous sommes disput�s.

- Je l'ai laiss�e � New Haven. - Bob...

Vous �tes une amie de Priscilla, Mlle... ?

Brannan.

Mlle Brannan ?

Non, je ne pense pas l'avoir rencontr�e.

Mais c'est la fianc�e de Bob.

- Papa... - Dr Robert.

- Oui, Childers ? - Un appel pour vous.

Je le prends dans la biblioth�que. Excusez-moi.

Je reviens tout de suite.

Je ne savais pas qu'il �tait fianc�.

Il ne vous a rien dit ?

Le mariage a lieu dans 2 semaines.

C'est formidable.

- C'est un journal ? - C'est Mlle Priscilla, monsieur.

All�, Priss. Comment �a va ?

Je suis d�sol�e pour hier. Tu me pardonnes ?

Tu es un amour et je t'aime.

Te pardonner � toi ?

Tu as encore fait une b�tise, non ?

Ce que j'adore avec toi, ch�ri, c'est qu'on ne s'ennuie pas.

Alors, raconte-moi.

Je ne peux pas attendre. J'arrive tout de suite.

Ils sont arriv�s... Les journalistes.

Ils attendront. Coupez la sonnette.

Non, merci.

Mais vous devez manger quelque chose.

Oui, surtout si vous n'avez pas dormi.

Non, merci.

Vous �tes tr�s... gentils...

Allons, allons...

Il faut que je vous le dise...

Votre fils

et moi... nous nous sommes mari�s, hier soir.

Mari�s ?

Je ne sais pas ce qui m'a pris !

Quand il m'a demand� son chemin

et qu'on a commenc� � parler,

il avait l'air si gentil...

J'ai tellement honte !

- Je devais m'en charger. - Le mal est fait.

- Mais papa... - L'abus d'alcool n'excuse pas tout.

Tu es enti�rement responsable.

�tre fianc� � une fille et coucher avec une autre.

Il n'a pas couch� avec moi !

Je ne comprends pas. Vous aviez bu, vous aussi ?

Oui, mais... je savais ce que je faisais.

- Mais vous m'avez dit... - J'ai menti !

Alors, pourquoi avoir accept� ?

Pour pouvoir quitter Carvel !

Ou pour mon argent !

Reste aimable.

J'ai d�j� �t� tr�s aimable !

Vous �tes un homme odieux !

S'il vous pla�t...

Je suis d�sol�. Mais �a me rend folle !

Avant de reprendre cette discussion, vous devriez vous reposer.

Venez.

�vitons d'�bruiter cette affaire.

Les journalistes sont l�.

Fais quelque chose, papa. Il faut annuler ce mariage.

Une annulation serait trop �loquente.

- Et alors ? - Une issue de ce genre,

ce serait la fin de ta carri�re � la clinique.

�a ne ressemble pas � l'�toffe dont est fait un grand chirurgien.

Mais il y a bien une solution.

Depuis toujours,

je t'ai sauv� de mauvais pas, de toi-m�me.

Je t'ai offert tout ce que je pouvais.

� chaque fois, je t'ai tir� d'affaire.

Mais cette fois, tu devras t'en sortir seul.

Je ne veux pas de cette �cervel�e...

Un homme doit r�pondre de ses actes, Bob.

Et quelle que soit ta d�cision, sois s�r que je te soutiendrai.

Je ne devrais pas te dire cela,

mais ta m�re et moi trouvons notre �uvre...

assez d�plorable.

D�sol� d'avoir �t� incorrect, mais �a m'a rendu fou.

�a n'�tait pas plus agr�able pour moi.

Nous devons faire contre mauvaise fortune, bon c�ur.

Alors...

voici mon id�e...

Nous restons mari�s.

- Quoi ? - Attendez, laissez-moi finir.

Nous pr�tendons rester mari�s, juste pour les apparences.

Nous partirons en lune de miel,

comme un jeune couple heureux.

Je ne peux pas faire �a. Non !

�coutez-moi.

Sachez que c'est plus dur pour moi que �a ne l'est pour vous.

Je suis amoureux d'une fille et sur le point de me marier.

Que fera-t-elle en apprenant tout �a ?

Ah vraiment ? Eh bien, vous n'�tes pas le seul.

Moi aussi, j'ai quelqu'un.

Un gar�on adorable, � Carvel, qui s'appelle Elmer.

Elmer ?

C'est un peu tard pour penser � Elmer.

Moi, je pense � mes parents.

Mais bien s�r, je ne peux rien sans votre aide.

Qu'en dites-vous ? Vous le ferez ?

- Combien de temps ? - Disons, six mois.

Et que se passera-t-il apr�s six mois ?

Nous pourrons divorcer discr�tement.

D'accord.

Merci.

Je le fais juste pour vos parents qui sont si gentils.

Et ils vous le rendront bien.

Allez avec ma m�re

acheter un trousseau ou je ne sais quoi.

Mais surtout, laissez-l� choisir les v�tements.

Les journalistes se font tr�s insistants, monsieur.

Tr�s bien, je vais leur parler.

Dr Dakin, une d�claration ?

On voudrait l'exclusivit�.

O� l'avez-vous rencontr�e ?

Vous �tes cens�s tout savoir de ma vie.

Je connais Mlle Brannan depuis plusieurs mois.

- Et Mlle Hyde ? - Vous �tiez fianc�s.

Vous avez rompu ?

Vos informations datent un peu.

Mlle Hyde a rompu nos fian�ailles il y a plusieurs mois.

En juillet, pour �tre exa...

Priscilla !

Comme c'est gentil de venir f�liciter la mari�e.

- C'est vrai ? - Je peux tout expliquer.

Attends, ne t'en va pas. Il faut que tu m'�coutes.

Je n'avais jamais vu cette fille, elle n'est rien pour moi.

Je n'ai pas couch� avec elle.

J'ai r�alis� que j'�tais mari� en me r�veillant dans la rivi�re, ce matin.

Pourquoi avoir menti � la presse ? Pourquoi ne pas annuler ce mariage ?

Je vais t'expliquer. Childers, des boissons !

Il va te falloir du temps pour m'expliquer �a !

Je n'ai pas le choix, Priss.

Je ne vois pas pourquoi �a inclut la lune de miel sur un yacht.

Tu parles d'une lune de miel. On se fera oublier

le temps que le scandale se calme

et qu'on retrouve notre respectabilit�...

Comment est-elle ?

�a m'est bien �gal. Je ne l'ai m�me pas regard�e.

Tu ne penses pas que je vais te croire ?

Ne me pousse pas au meurtre.

Cette fille aux yeux ronds me...

Je croyais que tu n'avais pas regard�.

Les yeux ronds, brid�s... ou qui louchent. Qu'importe. Je suis dans le p�trin.

Elle pourrait nous r�clamer 200 000 $, si elle voulait.

Oh, Bob...

ne parlons pas de �a.

Je ne veux ni en entendre parler, ni la voir.

Oh, Priss... Ne nous disputons plus jamais.

Six mois...

Oui...

Ce seront les six mois les plus longs de ma vie.

Je vais partir � l'�tranger et m'amuser un peu.

Priss, attends une minute...

Pourquoi pas ?

J'ai peur que tu tombes amoureuse de quelqu'un d'autre.

Promets-moi que non.

Je crois que j'en serais incapable, m�me si je le voulais.

Ma ch�rie...

Un h�ritier de Back Bay se marie en secret

et rompt ses fian�ailles avec une jeune mondaine

�a me semble bien curieux.

Pourquoi ? Elle va devenir riche !

Je n'en reviens pas... Notre Kay !

Elle m'a t�l�phon� cet apr�s-midi.

Elle le conna�t depuis longtemps. J'ai dit, depuis longtemps.

C'est Kay, elle fait parfois des choses �tranges.

Il para�t que ce sont des huiles.

Imagine qu'elle a gard� ce secret tout ce temps !

Ils devraient arriver sans tarder.

Pas lui.

Il n'est jamais arriv� � l'heure de toute sa vie !

C'est quoi, So-So ?

Je vois. Mets-l� dans la cuisine.

Monsieur Docteur la veut dans sa cabine.

- D'accord, mets-l� dans sa cabine. - Bien, monsieur.

�a va �tre comme d'habitude.

On resterait � quai, il y verrait que du feu.

Mais cette fois, il est en lune de miel.

Ce sera pire !

Elle sera au poste de timonerie,

la t�te dans les dalots, � nous poser des questions idiotes !

Les voil� ! Les voil� !

Je crains le pire !

Bont� divine ! Regardez-moi �a !

F�licitations, M. Dakin.

Voici So-So, ma ch�rie. Mme Dakin.

- F�licitations, Mme Dakin. - Merci.

- Bon voyage, monsieur. - Merci, Tom.

Souvenez-vous, nous sommes un couple heureux.

- Bonjour Mack, Donaldson. - F�licitations, monsieur.

Oui, f�licitations.

- Le capitaine Mack, ch�rie. - Enchant�.

Et voici M. Donaldson.

Mme Dakin.

Nous sommes pr�ts � partir.

- Vous n'attendez personne ? - Non, c'est une fugue.

C'est adorable !

Je n'ai jamais rien vu d'aussi propre.

Est-ce vous qui astiquez les cuivres ? Quel homme d'int�rieur...

- Ch�rie... - Je me suis toujours demand�e...

Le docteur...

Tu me parlais... ? Ch�ri ?

Oui, ch�rie. Si on rentrait ?

Mais bien s�r.

C'est ma premi�re fois sur un bateau. J'aurai beaucoup de questions !

Levez l'ancre avant qu'elle nous assomme.

Vous voyez ? J'ai bien arrang� la chambre.

C'est adorable.

Je suis content que �a te plaise... ch�rie.

So-so, je vais prendre l'autre cabine, tu pourrais...

y porter mes bagages ?

- Dans l'autre cabine. - Bien, M. Docteur.

Apr�s �a, retourne sur le pont.

Bien, M. Docteur.

Vous pourriez faire un effort.

Vous m'avez ignor� sur le pont.

Je n'ai pas r�agi au "ch�rie".

Je ne parlais pas au capitaine !

J'ai mal aux joues � force de sourire.

Vous pouvez reposer vos joues. Personne ne regarde.

Je vais me reposer dans ma cabine.

Je prends mes affaires.

J'esp�re que mes robes ne sont pas �cras�es.

J'en mourrais si elles �taient ab�m�es.

Je compte bien m'amuser si �a ne vous emb�te pas.

Je n'aurais plus l'occasion d'�tre sur un yacht.

Profitez-en. Mais ce sera sans moi. J'ai du travail.

Je ne vous d�rangerai pas.

Elles sont intactes. Votre m�re m'a achet� tant de choses.

Moi qui n'avais jamais eu plus d'une nouvelle robe � la fois !

L�, j'en ai 10 d'un coup !

Regardez, ce n'est pas ravissant ?

Tr�s joli.

Mais attendez de voir mon n�glig�.

J'ai toujours r�v� d'en avoir un !

C'est adorable, non ?

Charmant.

Mais celle-ci, je dirais presque que c'est la plus jolie de toutes.

Vous allez voir.

C'est la plus belle, vous ne trouvez pas ?

�a ne fait aucun doute.

Tr�s bien.

Vous n'�tes pas oblig� de les regarder.

Ce trousseau n'a pas �t� choisi pour contenter un mari.

Je n'ai pas � me soucier que �a vous plaise ou non.

Bon, je regarde. C'est quoi ?

Ce n'est pas pour vous.

Pour l'amour de...

- Qu'est-ce que c'est ? - Priscilla.

Le Dr Dakin est � bord ?

Oui.

- Oui, madame. Dans sa cabine. - Merci.

Tenez.

- Tu n'aurais pas d� venir. - Je sais.

�a va faire parler les gens.

- Il fallait que je vienne. - Pourquoi ?

- Je voulais la voir. - Ne sois pas jalouse.

Kay, voici Mlle Hyde.

Enchant�e.

Comment allez-vous ?

Je sais que vous ne vouliez voir personne.

Mais je devais venir dire au revoir.

Mack s'impatiente. Je vais m'en aller.

Je vous accompagne sur le pont, pour les apparences.

Vous avez des choses � vous dire. Je vous attends.

Tu n'es plus jalouse ?

Non.

Elle n'est pas ton genre.

Au revoir.

Au revoir.

Mlle Hyde...

- Je voulais vous parler... - Vraiment ?

Je voulais vous dire combien j'�tais d�sol�e.

Il n'y a pas de quoi �tre d�sol�e.

Vous vous en sortez tr�s bien, je crois.

Je veux dire ce que je vous ai fait. Venir entre vous et...

Ne vous en faites pas, vous n'�tes pas entre Bob et moi.

Vous n'y arriveriez pas.

Si vous vous �tes mis cette id�e en t�te, n'y pensez plus.

- Et �a, qu'est-ce que c'est ? - C'est un compas.

Vraiment ? �a vous donne la direction, n'est-ce pas ?

Pas la direction, on dit le "cap" sur un bateau.

Alors, dans quelle direction allons-nous ?

Nord quard nord-est.

- Charlie, apportez-moi cette carte. - Oui, Capitaine.

Voyez, je pr�pare ma route sur cette carte.

Je...

je connais la vitesse de...

mon moteur...

Alors, je maintiens le cap

jusqu'� ce qu'on arrive ici.

On sera au large de Portsmouth, ce soir.

Imaginez, �tre capable de faire �a !

Vous avez d� faire de grandes �tudes.

Bien s�r...

�a n'est pas aussi simple que �a en a l'air.

C'est fascinant de savoir trouver son chemin � travers le monde.

Vous aimeriez essayer ?

Oh oui ! Vous allez m'apprendre � diriger le bateau ?

C'est la premi�re fois que je navigue...

- Venez, prenez la barre. - Merci.

- Et l�, je fais quoi ? - Attention !

C'�tait de ma faute. J'�tais � la barre.

Vous vouliez qu'on fasse naufrage ?

Si j'avais su que �a se passerait ainsi, j'aurais r�fl�chi.

Je vais t'aider, ch�ri.

�a ira, vous pouvez filer !

- Tu vas lire tout �a, mon chou ? - Je vais essayer.

Laisse-moi t'aider, mon ch�ri.

- C'est quoi �a ? - Quoi ?

Tout ce cirque.

Vous disiez que je n'en faisais pas assez.

Devant les domestiques.

Je risque d'oublier. Il vaut mieux

que je le fasse tout le temps.

Ta casquette est l�.

Voil�.

C'est mieux.

�coutez, si vous essayez de m'importuner...

Salut, So-So !

- Wing veut parler � Mme Docteur. - Entrez, Wing.

Pas de fleurs sur bateau. Alors, on a fabriqu� bouquet.

- Vous les avez faites ? - Oui.

Avec des carottes et des saladis.

Des carottes et des saladis ?

Il faut que vous l'excuser.

Il ne parle pas bon.

Il veut dire des carottes et de la salade.

- Des carottes et des radis ? - C'est �a !

Regarde, c'est adorable. Merci beaucoup.

Oh, Wing...

si vous montriez votre cuisine � Mme Dakin ?

Vous aimez voir ?

Oh oui, elle adorerait.

�a ne t'emb�te pas que je te laisse ?

N'insiste pas trop quand m�me, ma ch�rie. Vas-y vite.

Par ici, Mme Docteur.

Ch�ri ?

Ch�ri ?

Quoi encore ?

Je peux entrer ?

Que voulez-vous ?

Que vous me boutonniez. Je n'osais pas demander � So-So.

C'est charmant ! La seule pi�ce que je n'avais pas vue.

Je dois boutonner quoi ?

Les petits crochets dans le dos.

Je sais d�j� ce qu'il y a � d�ner :

caviar et viande de tortue.

Caviar et viande de tortue ?

Je n'en ai jamais mang�.

�a vous rendra malade.

Je ne suis jamais malade.

Je vous aurais pr�venue.

Vous me soignerez. Je suis mari�e � un docteur, non ?

Et j'allais oublier... une omelette norv�gienne.

J'en ai tellement entendu parler.

Et un peu de gorgonzola pour couronner le tout ?

Je n'en ai jamais go�t�.

C'est une excellente id�e.

Voil�, c'est fini.

Merci.

- Vous �tes pr�te ? - Oui.

Merci.

Le d�ner est servi, Mme Docteur.

Merci, So-So.

La mer est agit�e, on dirait.

�a fait un dr�le d'effet !

�a ira mieux apr�s le d�ner.

Mais c'est votre omelette norv�gienne.

Je sais.

Vous ne la mangez pas ?

Je ne crois pas.

Et vous n'avez pas pris de gorgonzola non plus.

Je sais, mais... il vaut mieux que j'y aille.

Surprise, surprise !

C'est superbe, Wing.

Attendez de go�ter !

Ne pensez-vous pas qu'on pourrait peut-�tre le garder comme souvenir ?

Non, vous pouvez manger tout ! M�me petits mari�s. Tout est bon.

Assieds-toi.

Donnez, So-So.

Mon Dieu, Wing. �a a l'air d�licieux.

Voil�, ma ch�rie.

Je le mangerai...

demain !

La boisson pour mal de la mer : champagne.

Non, merci.

Je ne veux pas de champagne.

Et je n'ai pas le mal de la mer, ou le mal de mer ou...

Vous �tes toute verte.

Je ne suis pas verte !

Posez-la, So-So.

Je la boirai plus tard.

Je veux juste me reposer un peu.

- Il faut boire maintenant. - �a va aller.

- J'appelle M. Docteur. - Partez, je vous en prie.

So-So ?

Accompagne ma femme sur le pont.

Oui, un peu d'air frais !

Regardez ce que vous avez fait ! Partez !

Oui, je pars, je pars.

So-So ?

So-So ?

Il n'y a pas mieux pour rester malade.

Je ne vous ai pas sonn� !

"Potion du Docteur Ben"...

Partez, s'il vous pla�t. �a va aller.

C'est cela. Vous avez une t�te de momie.

Alors, ne me regardez pas !

Allez, sur le pont !

- Je peux me d�brouiller seule. - Alors, allez-y !

Mon peignoir.

C'est �a, vous d�brouiller seule...

Venez.

Ne me donnez pas d'ordres !

Il faut bien que quelqu'un le fasse.

Voil�.

Si vous m'aviez �cout�, on n'en serait pas l�.

Respirez profond�ment et �a ira mieux.

�a ira mieux si vous me laissez seule.

Ne vous inqui�tez pas. Je m'en vais.

Apportez-moi mes pantoufles que je n'attrape pas froid.

Tr�s bien... Tenez.

- Je veux les miennes. - �coutez, c'est �a ou rien.

Une fois au lit, je tiens � y rester !

Restez-y donc jusqu'� la fin du voyage !

C'est une bonne id�e !

Merci.

Quand tu es pr�s de moi...

Je suis d'humeur c�line...

Dans tes yeux, je vois le Paradis

Les �toiles qui brillent

Excusez-moi. Je croyais que j'�tais tout seul.

- Je faisais juste le tour du pont. - Ce n'est rien, Mack.

- Vous allez mieux, madame ? - Oui. Merci.

- Vous avez froid, Docteur ? - Non, �a va, Mack.

Enfin, j'imagine...

que quand on est amoureux, on ne fait pas attention � �a.

On est bien ici, non ?

C'est tr�s agr�able.

La nuit est magnifique.

La lune...

les �toiles...

la Grande Ourse.

Je vous assure, �a fait de l'effet.

Quand je rentrerai au port, je d�nicherai une petite femme.

Bon...

- Bonsoir, Docteur. - Mack.

Bonsoir.

Mes pieds sont gel�s.

Tenez, prenez-les. Je ne peux pas marcher avec.

Je suis d�sol�e.

- Je vous interdis ! - Silence, ils vont tous vous entendre !

- Que faites-vous ? - Je vous rentre !

Je peux marcher. Posez-moi !

Je vous porte, un point c'est tout.

L�chez �a. Allez, l�chez !

Voil� ! �a vous apprendra. J'esp�re qu'il est cass�.

Votre petit-d�jeuner, M. Docteur. Bon caf�.

Tu vois bien que je suis malade ! Donne-moi du cognac !

Ah, vous avez attrap� un rhume, hein ?

Vous avez port� Mme Docteur sur le pont sans manteau.

�pargne-moi tes remarques.

Apporte-moi du cognac.

C'est mauvais, dans la poitrine.

�a ne dit rien de bon, n'est-ce pas ?

Toussez encore.

C'est mauvais, c'est s�r !

Je ne ferai plus le bon Samaritain.

Ferme ce hublot et apporte-moi du cognac. Vite !

J'appelle Mme Docteur ?

Non, n'appelle pas Mme Docteur !

Je n'appelle pas Mme Docteur...

So-So, donnez-moi des citrons et beaucoup d'eau chaude.

- Il n'aime pas citronnade. - Allez, s'il vous pla�t.

Oui, j'y vais, j'y vais.

- De la part de Mme Docteur. - Gentil � elle.

Je prendrais le cognac.

Elle donnera encore.

Formidable ! On ouvrira une buvette. Barre terre.

- Barre terre ? - Mets �a par terre !

Ah ! Poser barre terre !

Il dit qu'il veut pas.

Tant pis pour lui. Laissez �a dans sa chambre.

Il dit qu'il ne veut pas qu'une femme soigne.

Tant pis pour lui !

Oui, "tant pis pour lui".

- "Barre terre" ? - Ram�ne cette potion de Carvel...

Je pars !

Ouais, je crois que je vais partir, moi aussi.

Je suis fourbu.

Je vais le boire.

J'en ai assez de r�ler. Pas vous ?

Je n'ai jamais r�l�. Mais j'allais m'y mettre.

Vous me pardonnez ?

Bien s�r...

Notre docteur nous conseille toujours de boire �a.

Il conna�t son affaire.

�a ira certainement mieux demain matin.

- Comment vous sentez-vous ? - Beaucoup mieux, merci.

Tant mieux.

Kay, quitte � faire semblant, autant �tre � l'aise.

On n'a pas assez de place pour se battre.

Non, c'est vrai.

- Tant mieux si vous n'�tes plus f�ch�. - Hein ?

Tant mieux si vous n'�tes plus f�ch�.

Vous �tes chouette, Kay.

Vous vous donnez autant de mal qu'un petit soldat.

Avec Priss, je bois � votre sant�.

Vous devriez finir �a.

Finissez-le.

Attends notre retour pour les steaks, So-So.

D'accord.

Ne perdez pas l'�quilibre.

Vous sentez encore le mouvement du bateau, hein ?

J'ai l'impression !

On va d�gourdir ces jambes de marin.

Ce n'est pas d�sagr�able, n'est-ce pas ?

- Si vous saviez comme... - C'est quoi ?

Un faon !

Il est pris dans les barbel�s !

- On voit son estomac. - G�mir ne sert � rien.

Doucement, mon petit.

Que So-So aille chercher ma trousse.

D'accord. So-So !

Mon ami, il va falloir te raccommoder un peu.

Il n'y avait pas d'�ther ou du chloroforme ?

Non. Il ne sent rien avec la novoca�ne.

L'�ther l'aurait �tourdi pour 24 h. Un chien l'aurait attaqu�.

Quel courage. On ne l'a pas entendu.

Les animaux supportent la douleur avec dignit�.

Il n'y a que les gens civilis�s pour crier.

Donnez-moi le r�tracteur.

C'est lequel ?

Celui qui ressemble � une cuill�re de b�b� � l'envers.

Merci.

Je vais faire de vous une infirmi�re.

C'est bien diff�rent de ma derni�re op�ration.

De quoi s'agissait-il ?

Un gamin, � la clinique,

qui s'�tait fait sauter un bout de cr�ne avec une arme.

Et il a surv�cu ?

Bien s�r, on a mis une plaque d'argent, greff� de la peau...

Il retournera � l'�cole bient�t.

C'est presque de la magie.

L'une des mes plus grandes r�ussites, je vous assure.

Je serai impatient de voir comment ira Jimmy � mon retour.

Un peu de teinture d'iode par-dessus.

Et un joli pansement qui le d�mangera diablement

quand les poils pousseront en-dessous.

Tu iras s�rement te frotter contre la premi�re b�che venue.

Voil�.

Descends de la table.

- Il est en pleine forme ! - Oui. Affaire conclue.

En fait, un patient sans appareil digestif

pourrait �tre nourri par voie intraveineuse.

Comment �a, intra... Qu'est-ce que c'est ?

Intraveineuse. On injecte

des aliments dans le sang.

�a semble impossible de pouvoir faire ce genre de chose.

Ce n'est rien � c�t� de ce qui est � l'�tude.

La m�decine et la chirurgie sont les sciences les plus jeunes.

Vous voyez...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je suis l�, � parler de moi depuis deux heures.

S'il vous pla�t, continuez, j'aime vous entendre parler de �a.

Vraiment ?

Ou vous �tes une fille tr�s intelligente,

ou une dr�le de m�me.

Mais vous sentir capable de soigner ces pauvres corps malades,

voir ces gens mettre toute leur confiance en vous,

alors qu'ils ont peur et s'accrochent � la vie.

C'est une chose merveilleuse.

Vous �tes juste une dr�le de m�me.

C'est la plus gentille chose que vous m'ayez jamais dite.

Le vent est tomb�, non ?

Oui...

et m�me avec le bruit des vagues,

tout est calme et si agr�able, n'est-ce pas ?

Bonne nuit.

J'ai pass� une tr�s bonne journ�e.

Tant mieux. C'�tait amusant, pas vrai ?

Bonne nuit.

Oui ?

Bonsoir, Mack.

Le barom�tre est au beau fixe. On remonte la c�te ?

Je ne sais pas.

On naviguerait un peu en eaux calmes...

Non, on va rentrer � Boston.

Mais il reste des provisions pour une semaine.

Non, je dois rentrer � Boston.

Alors, cap sur Boston, monsieur.

H�, Donaldson !

Centre hospitalier de Boston Service du Dr Fabre

Je changerai le pansement dans deux jours.

Bien, docteur.

T'es pas peu fier, Jimmy, d'avoir un bout de cr�ne en argent.

Arr�tez...

Je suis s�r que c'est pas de l'argent.

Bien s�r que si. Tu le feras toucher � tes copains.

Tu vas devenir un h�ros.

La classe m'a �crit.

Maman dit que personne ne me croira.

- Mais ils seront bien oblig�s. - �a, c'est s�r.

Demain, tu auras ce livre sur les avions.

- Oh, merci, Doc. - Allez, Jimmy.

- Au revoir. - � bient�t.

L'�tat du petit Jimmy est excellent, Dr Fabre.

Il n'y a aucune pression autour...

Il n'est pas encore gu�ri !

Il y a toujours un risque d'abc�s ou de suppuration.

Oui, monsieur.

Revenez ici.

Je ne vous l'avais pas dit, mais vous avez bonne mine.

Merci, monsieur.

Mais vous pouvez encore faire mieux.

Dr Dakin, vous �tes de retour.

On n'a pas pu vous f�liciter.

- Il est superbe, non, Sally ? - Comme toujours.

Il a l'air heureux ! Tu vois ce que je veux dire...

Merci.

Cette nuit, je serai � "Kenmore 3665".

Kenmore ?

Mais vous avez d�m�nag�, bien s�r.

Vous avez surpris tout le monde, ici.

Moi, je me doutais de quelque chose !

Ma nouvelle adresse : 45 Beacon Hill. Bonne nuit.

Attendez.

- L'appartement te pla�t ? - Oui, ce que j'en ai vu.

- Moi, je le trouve charmant. - On l'a combien de temps ?

Les Terril reviennent mi-mai. Combien de temps cela fait ?

5 mois et demi.

�a tombe � merveille.

Kay...

Vous �tes une chic fille.

Je sors la table de bridge.

Non, il faut qu'on se sauve.

Vous devez partir ?

On a promis aux Wendell de passer.

Je suis d�sol�e, je n'avais pas r�alis�.

Pour moi, vous �tiez occup�s.

Et Jimmy, comment va-t-il ?

Bien, il devrait sortir dans un jour ou deux.

Du bon travail, fiston.

Mais je ne connais pas ses conditions de vie.

Les consultations externes s'en occuperont.

C'est si impersonnel.

Vous croyez que je pourrais le faire ? J'ai tellement de temps...

Mais si vous ne voulez pas...

Merci. Mais j'ai s�rement tort de m'inqui�ter.

Il s'en sortira. Il est encore jeune.

Nous devons vraiment partir.

- Tout est dans votre chambre. - J'y vais.

Je vous accompagne.

Ton manteau.

Tu vas nous manquer � la maison,

- mais c'est mieux comme �a. - Oui, c'est plus sage.

Nous devons beaucoup � Kay.

Peu de filles sont si conciliantes.

La seule envers qui je me sens redevable, c'est Priscilla.

Tu penses devoir quelque chose � Priscilla ?

Eh bien...

Tu es pr�t ?

- Bonsoir, ma ch�re. - Bonsoir.

Bonsoir, mon fils.

Bonsoir, mon enfant et merci pour cette charmante soir�e.

Bonne nuit, Dr Dakin.

Et si vous vous sentez un peu seule, passez me voir.

Merci.

Merci pour tout.

- L'appartement vous pla�t ? - Oui, beaucoup.

J'ai mis tous vos livres dans votre chambre.

- La lumi�re y est agr�able. - Merci.

Je suis d�sol�e pour le bridge, ce soir. Je sais que vous aimez tant cela.

J'ai lu qu'il existe un bridge qui se joue � deux.

- �a s'appelle... - Le bridge "Lune de miel"

Il faudrait que j'aille relayer Underwood � la clinique, ce soir.

- Et comme mes parents... - Bien s�r, allez-y.

Oui.

Ne comptez pas trop sur moi, ces temps-ci. Je vais �tre tr�s occup�.

J'ai accept� plus de travail.

Alors, je vais d�cliner les invitations de vos amis...

Non, vous pouvez y aller.

Merci, mais c'est vous qu'ils veulent voir.

Mon chapeau et mon manteau, je vous prie.

� propos de Jimmy, je vous serais...

reconnaissant de passer le voir.

Avec plaisir.

Je n'ai pas grand-chose � faire avec deux domestiques.

Ne m'attends pas, je rentrerai tard.

Alors, je te dis bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Vous d�sirez autre chose, madame ?

Non.

Non, merci.

D�cembre

Janvier

F�vrier

- Le Dr Dakin n'est pas encore parti ? - Pas encore.

Bonjour.

Bonjour.

- Juste du caf�. - Je m'en occupe.

Je me suis fait plaisir, ce matin. J'ai dormi une heure de plus.

Vous le m�ritez bien, apr�s tant de travail.

- Deux ? - Non, un.

- De la cr�me ? - Non, merci.

Alors, tout va bien ?

Tr�s bien... Pas de cr�me.

- Vous avez vu Jimmy ? - Oui, je suis pass�e hier.

Il se porte bien.

Mais c'est dur pour lui de voir les autres s'amuser.

Et de rester enferm� par un temps pareil.

Les enfants ont construit un toboggan juste sous sa fen�tre.

�a me fait de la peine pour lui.

Quand je pense � Carvel !

Il y avait une colline d'1,5 km sans obstacle.

On la descendait � toute vitesse !

�a semble formidable.

C'�tait formidable.

Un t�l�gramme pour vous, monsieur.

C'est Priscilla.

Excusez-moi. Je vais ranger mes affaires.

Kay ?

- Oui ? - Je peux vous parler ?

Entrez.

Je...

Je voulais vous dire que Priscilla rentrait...

Vraiment ?

Oui, elle...

elle revient la semaine prochaine.

C'est formidable. C'est plus t�t que pr�vu.

Oui, je ne comprends pas. Elle devait se rendre � Budapest.

Et...

je voulais juste vous dire...

qu'elle sera en ville et ce sera difficile...

Vous voudrez la voir. Bien s�r, je comprends.

�a ne me d�range pas.

Tr�s bien.

Elle sera l� jeudi. On sera le...

C'est vous ?

Oui.

Comme un prisonnier qui compte les jours.

Oui, c'est un peu �a. Pas vrai ?

Eh bien...

ce ne sera plus tr�s long.

Le Dr et Mme Dakin sont invit�s

� la r�ception donn�e pour Priscilla Hyde

Bonsoir, Chick.

Regardez qui voil� ! Mon ex-fianc� et son �pouse.

Salut Bob ! Tu es enfin sorti de ta cave ?

Que deviens-tu ?

- Vous vous souvenez tous de Kay ? - Oui.

�a faisait des lustres...

Bonsoir. On se conna�t si peu.

- Ravie de vous revoir. - Et moi d'�tre ici.

Depuis mon retour, j'habite le Plymouth Manor.

Bob a d� vous le dire.

Non.

Vous devriez passer, un soir.

Il y a toujours foule apr�s 19 h.

- Volontiers. - Si on dansait ?

On danse, Chick ?

Vous dansez toujours aussi bien ?

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir. - C'est vrai.

- Tu permets ? - Je m'incline.

Sois gentil, occupe-toi un peu de la femme de Bob.

Ce sera loin d'�tre une torture !

La police veut t'interroger.

Ils en ont d�j� fini avec toi ?

Vous vivez comme des ermites. Vous n'aimez pas la compagnie ?

Bob travaillle �norm�ment.

C'est vous qui tenez le fouet ?

Il fait des recherches sur la chirurgie du cerveau.

J'esp�re qu'il n'ouvrira jamais mon cr�ne

ou il verrait ce que j'ai en t�te.

Et qu'avez-vous ?

Vous ! Avec beaucoup de vide autour.

Que diable peut vous trouver votre si jolie femme ?

Bonjour, Dr Fabre. Que faites-vous ici ?

Pas pour danser, soyez-en s�r.

Qui est � la clinique ?

Le Dr Underwood.

Je l'ai remplac� deux nuits.

Il ira loin...

Underwood...

Oui, monsieur.

- Dr Dakin ! Que faites-vous ici ? - Bonsoir !

- Tu permets ? - Bien s�r. Merci, Priss.

Tu n'es pas venu, cet apr�s-midi.

J'�tais pris par mon m�tier.

� la place de tes yeux, je regardais des amygdales bien rouges.

�a se passera aussi comme �a avec la deuxi�me Mme Dakin ?

C'est terrible, non ?

La premi�re Mme Dakin est ravissante.

Au fait, comment t'es-tu conduit, r�cemment ?

Priss, je t'ai d�j� dit ce que j'en pensais.

Je connais mon Bobby.

Et je connais ma Priscilla.

Les croisi�res, les Sud-Am�ricains � Paris...

Rien ne pouvait me faire oublier.

Si on allait boire un verre ?

Champagne ?

- Bien s�r ! - Deux, s'il vous pla�t.

Tu aimes ma nouvelle robe ?

Elle est charmante.

J'ai pens� � toi en l'achetant.

Tu es content de me voir ?

Qu'en penses-tu ?

Les pens�es sont merveilleuses.

- J'en prendrais bien une autre ! - Une autre coupe.

Quoi ? Le petit Bobby ne boit plus ?

La soir�e commence � peine.

Eh bien !

Le mariage, �a vous change un homme !

Comment �a va le golf, Ned ?

Ma frappe n'est pas formidable.

Mais je me concentre sur la balle.

- Un peu plus de caf� ? - Non, merci.

Je dois passer � la clinique avant de rentrer.

Je vous envie, vous les jeunes. J'ai arr�t� trop t�t.

En parlant de golf, votre idiot de fils a une frappe magnifique.

Mais il ne se concentre pas sur la balle.

Vous ne pensez pas ?

Bonsoir, Doc.

Bonsoir... Bonsoir, Ned.

Non, je ne suis pas couch�.

Je sais, mais est-ce bien raisonnable ?

Et pourquoi pas ?

Je t'en prie, mon ch�ri.

Je te laisserai rentrer au petit matin.

On ne s'est pas vus depuis si longtemps.

Ce n'est pas une enfant.

Elle comprendra.

D'accord. � tout de suite.

Bonsoir.

Vous dormez ?

Non.

La clinique a appel�. Je dois y aller.

Tr�s bien.

Je rentrerai tard. Ne m'attendez pas demain matin.

Tr�s bien. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Il doit bien y avoir quelqu'un.

Non, c'est Mme Dakin.

Mais il est parti il y a une heure.

D�sol�, il n'est pas l�. C'est le Dr Underwood.

C'est une urgence. Il s'agit du petit Jimmy.

Il vient d'�tre hospitalis�. Le Dr Fabre m'a demand�...

Jimmy ? Il faut trouver Bob ! C'est bizarre, il m'a dit qu'il allait...

Pouvez-vous attendre une demi-heure ?

Je l'appelle et je vous l'envoie dans une demi-heure.

All�, Plymouth Manor ? L'appartement de Mlle Hyde.

All�, Mlle Hyde ? C'est Kay. Enfin, Mme Dakin. Bob est-il l� ?

J'en ai bien peur, ma ch�re. Vous ne saviez pas ?

Il est parti chercher des gla�ons. Vous avez un message ?

Mon Dieu, mon Dieu...

Appelez-les et trouvez une excuse. Il n'est pas en �tat...

Il doit y aller ! Dites-lui que c'est Jimmy.

Le Dr Fabre a demand�...

Maintenant, �a suffit, passez-le moi !

Ne jouez pas � l'idiote h�ro�que.

Appelez la clinique avec une excuse comme toute personne sens�e le ferait.

Je l'ai d�j� fait plusieurs fois !

Je reviens tout de suite.

O� habite Mlle Hyde ?

- Qui dois-je... ? - Je viens voir le Dr Dakin.

Appartement B. 2e �tage. Attendez, je vous annonce.

- Je m'annoncerai toute seule ! - Revenez !

Vous n'avez pas le droit !

Mais madame...

J'y vais, Bob.

Elle ne voulait pas attendre.

Mais entrez donc !

- On vous attend � la clinique. - Pourquoi ?

Jimmy a eu un abc�s au cerveau. Le Dr Fabre vous r�clame.

Mon Dieu !

- Ma voiture. - Un taxi nous attend.

- Tu n'es pas en �tat... - Ne t'en fais pas, Priss, �a ira.

Fabre va me laisser op�rer seul. Je t'appellerai.

Vous auriez pu g�rer �a de fa�on moins th��trale !

D�sormais, vous g�rerez tout !

Vous pouvez faire de lui un grand chirurgien

ou le dernier des bons � rien.

Mais quoi que vous fassiez,

aimez-le vraiment. D'accord... ?

- Il est endormi ? - Presque.

Bonjour, Doc.

Bonjour, Jimmy.

Je vais gu�rir,

pas vrai, Doc ?

Bien s�r.

Pas de probl�me, Jimmy.

Mais...

vous n'allez pas enlever la plaque en argent,

hein, Doc ?

Non.

Tu auras toujours la plaque en argent, Jimmy.

Tout va marcher comme sur des roulettes,

si c'est vous qui m'op�rez.

- Prends la suite. - Quoi ?

Prends la suite, vite ! Je reste l�.

Vas-y.

Souviens-toi, Bill, c'est quitte ou double.

Il n'op�re pas.

On dirait que non.

Pourquoi ont-ils chang� ?

Parce qu'il n'est pas concentr� sur la balle.

Mais au moins, il le sait.

Bob...

Merci d'�tre venue me chercher et...

bonne nuit...

Vous avez besoin de quelque chose ?

Oui.

Peut-�tre un poste de mauvais v�t�rinaire quelque part.

Quel fiasco.

Vous ne devez pas parler ainsi.

Le petit va bien. Il a �t� sauv�.

Oui...

Par Bill Underwood.

C'est un type bien, Bill. Il le m�rite.

Oui, mais...

c'�tait tout � votre honneur de lui laisser la place quand...

Un chirurgien ne laisse pas sa place.

Et si Underwood n'avait pas �t� l� ?

N'en parlons plus.

Que faites-vous ?

Je me disais que vous devriez...

Laissez. Je suis encore capable de faire certaines choses.

Oh, Bob !

Je pourrais peut-�tre... Me laisseriez-vous... ?

Dr Dakin � l'appareil.

Bonsoir, Priss.

Un �chec retentissant, ma ch�re.

Je crains de ne jamais marquer l'histoire de la m�decine.

Mais �a ne sert � rien d'en parler.

Quoi ?

Demain ?

Eh bien...

oui, d'accord.

Je passerai te prendre vers 17 h.

Bonne nuit.

Quelle belle surprise matinale.

Je voulais vous parler.

Asseyez-vous, ma ch�re.

Alors, comment allez-vous ?

Vous avez fait sensation, hier soir.

On ne voyait que vous.

La soir�e �tait tr�s r�ussie.

C'�tait tr�s gai.

Un peu trop pour ma femme. Elle dort encore.

Je ne veux pas la d�ranger.

Je voulais juste vous dire...

je rentre � Carvel.

Vous en avez parl� avec Bob ?

Non, il dort encore.

Il a op�r� � la clinique hier, apr�s la soir�e,

presque toute la nuit.

Et pourquoi rentrez-vous � Carvel, Kay ?

Je ne pense pas que �a choquera quiconque.

Bob a l'air s�r de lui.

Je suis s�re qu'il se sentira plus libre

et plus � l'aise sans moi.

Vous croyez ?

A-t-il manqu� d'�gards envers vous ?

Oh non...

Il a �t� merveilleux.

C'est bien le probl�me.

N'y aurait-il pas une autre raison, Kay ?

Vous �tes s�re ?

Je m'en doutais.

Ma ch�re petite Kay.

C'est d'�tre � ses c�t�s tout le temps,

et de savoir ce qu'il ressent pour une autre.

Il la regarde comme j'aimerais tant qu'il me regarde.

Je sais, je sais...

Voil�...

J'ai pleur�

alors que je me l'�tais interdit.

Mais... Vous pourrez dire � Bob

que je suis rentr�e pour voir ma famille.

Ce n'est pas la peine de lui en dire plus.

Je dois vous avouer une chose, Kay...

D�s que nous vous avons vue,

ma femme et moi avons esp�r�

que �a se passerait diff�remment.

Vous �tes gentil de me dire cela.

Mais on ne peut pas comprendre l'�tranget� du c�ur d'un homme.

Non...

J'ai essay�, pourtant. Je l'avoue.

Donnez-nous de vos nouvelles.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit,

nous ferons tout pour vous aider.

Et en attendant,

eh bien...

vous pouvez �tre notre fille ex-officio.

Je ne sais pas ce que �a veut dire,

mais venant de vous, je suis s�re que c'est gentil.

Allons, allons...

Vous n'allez pas rentrer chez vous en larmes !

Au revoir.

- Au revoir, p�re. - Au revoir, Kay.

Junie. Mange tes �pinards pour maman. �a fait grandir.

J'aime pas les �pinards.

Junie, �coute ta maman. Je vais essayer.

Tu vas manger pour tante Kay, pas vrai ?

Tu es une gentille fille.

Tu en mets partout. Tiens, continue toute seule.

Elle ressemble de plus en plus � Emily. J'ai dit, � Emily.

Arr�te, c'est le portrait de George !

Bien s�r. Kay sait de quoi elle parle.

Comment va mon petit ange ?

Hartford a rejoint le championnat international.

- Vraiment ? - Oui.

Eh bien, j'ai fini.

- O� est mon journal, Kay ? - Je te l'apporte.

J'ai les pieds en compote.

Un peu d'�pinards pour maman. �a fait...

J'aime pas les �pinards.

J'ai dit, j'aime pas les �pinards.

Elle te ressemble de plus en plus.

Le Dr Dakin et son �pouse s�par�s Rumeurs de divorce

Le jeune docteur est en route pour Reno

Merci, ma fille.

Tu ne prends pas de tarte ?

- J'ai dit, tu... - Non, maman.

- Qu'est-ce qu'elle... - Elle a le droit d'�tre triste.

Bien s�r.

Elle a �t� tr�s courageuse.

Mais �coutez-moi �a !

- Bonsoir, Kay. Je passais par l�. - Bonsoir, Elmer.

- O� tu vas ? - Je vais marcher un peu.

- �a t'emb�te que je t'accompagne ? - Bien s�r que non.

J'ai lu l'article sur ton mari, dans le journal, Kay. Je...

Ah oui...

T'en fais pas. Tu peux garder la t�te haute.

Merci, Elmer.

- Et tu sais quoi ? - Quoi ?

J'ai eu une augmentation.

30 $. Je suis pass� contrema�tre.

C'est formidable !

Disons que...

c'est d�j� �a.

�coute, Kay...

je sais que c'est un peu t�t pour...

je veux dire... pour parler de �a.

Je ne pourrais pas t'offrir la vie que tu avais,

je veux dire, avec lui, � Boston, mais...

Ce n'est pas o� on vit qui importe.

Je le sais, maintenant. C'est avec qui on vit

et ce qu'on fait avec ce que la vie nous donne.

Je ferais n'importe quoi pour toi, Kay... Toute ma vie.

Je sais, Elmer.

Et je garderai cette pens�e dans mon c�ur toute ma vie.

J'attendrai un peu, Kay.

Et si tu as besoin de quoi que ce soit, j'essaierai...

Bonsoir, Bont�.

Bonsoir.

Vous montez avec moi, Bont� ?

Je me suis perdu en allant � Reno

et je ne veux pas retrouver ma route.

Au revoir, Elmer.

� bient�t, Kay.

Et garde la t�te haute, hein ?

Tu as entendu ce qu'il a dit ?

Sous-titres : Marie Mana� VHS RIP & adapt : Matduha

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