All language subtitles for Candy (1968)

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Original subtitles

Mademoiselle Christian !

Nous attendons...

Je n'ai pas entendu la question.

- Pardon ? - Je n'ai pas entendu.

Je vois.

Vous n'avez pas entendu la question, c'est �a ?

Oui, papa.

Oui, M. Christian.

Nous finirons par nous comprendre.

Attendez-moi apr�s le cours.

Demain, vous ferez

une dissertation sur :

"Les devoirs du citoyen envers le gouvernement,

l'Eglise, l'�cole, les parents, la commune,

et la police."

Je regrette de m'�tre emport�, Candy. Pardonne-moi.

Bien s�r, papa.

Tu me trouves vieux jeu...

l�g�rement baroque, hein ?

Un peu.

Merci !

Je veux dire...

Non, �a va, j'ai compris. Je sais comment les �l�ves m'appellent.

Ils ne t'appellent rien du tout.

Justement !

Tous les autres profs ont des surnoms.

Moi, je ne suis que M. Christian.

Ne t'en fais pas.

Les copains t'aiment bien.

Vraiment ?

Ils trouvent que tu es un profformidable.

Merci.

Cela me fait du bien.

Ma fille, je suis content qu'on ait parl�.

Une fille et son p�re doivent �tre bons amis.

Comme nous...

Quoi ?

Quoi, Harold ?

Il faut que Candy se d�p�che.

C'est un jeune homme bien, un bon �tudiant.

Tu le vois souvent, hein ?

J'esp�re que tu ne fais pas de b�tises.

Nous en parlerons tout � l'heure d'homme � homme.

Tu viens � mon cours de sociologie � 5 heures ?

Que se passe-t-il ?

Mac Phisto !

Mac Phisto ?

La vie br�l�e, saignante...

dans le triomphe des mes jours tamis�s de r�ve...

o� je me dressais, fumant...

d'une somnolence �blouie...

par une vision d'aigle...

port�e dans les pores nou�s de ceux...

dont la chair lav�e de ses mots...

jette son cri amer et sans nom...

� la passion vert-de-glace...

fouett�e par le vent...

o� mon spleen �miett�...

draine toute la substance de ma...

luxure !

Le po�me que je viens de vous dire a �t� �crit

dans un h�pital en Birmanie,

o� je gisais, pr�s de mourir,

ayant �t� sauvagement battu

par une horde d�cha�n�e de touristes belges.

Vous trouverez ce po�me dans le volume intitul� :

"For�ts... de Chair."

Il est encore in�dit ici,

mais vous pouvez le trouver en �dition priv�e,

d�dicac�e par l'auteur, c'est-�-dire moi,

au prix de 3 dollars,

comptant ou par mandat,

� Mac Phisto,

BP 2723,

Lemington,

New Jersey.

J'aimerais remercier les Rolling Stones...

euh, Rolling...

le lyc�e des Rolling Fields,

dont le Conseil d'Administration

a eu le courage

et, dirai-je, la sagesse,

de m'inviter ici.

Vous savez que mon oeuvre a �t� interdite

et mes livres br�l�s dans 27 pays civilis�s...

J'aimerais vous voir tout de suite ! Moi.

Pourquoi ont-ils peur de moi,

se demande-t-on ?

Pourquoi ?

Parce que je chante

la vertu, la beaut�, la magie,

le supr�me, ineffable d�sir

d'extase de l'esprit humain.

Dulcis

Imperatrix...

Et comprenne qui pourra.

Mes po�mes ont l'innocence des enfants

car seuls les enfants comprennent la libert�

et la vertu de se donner sans retenue,

sans complexe, sans pudeur.

Je me demande

combien de personnes ici ont ce don du sacrifice ?

Quelques-unes, je pense.

Une dizaine, une vingtaine...

trois ou quatre...

Peut-�tre...

une seule.

Mlle Quimby, qui donc est-ce Mac Phisto ?

Vous ne le savez donc pas ?

Vous m'�tonnez, M. Christian.

Vous ne lisez pas les po�tes ?

J'enseigne la sociologie, pas la litt�rature.

C'est un des po�tes les plus c�l�bres du XXe si�cle.

J'ai d�vor� les montagnes,

mang� le ciel et bu l'oc�an,

jusqu'� devenir l'Univers.

L'Univers, c'�tait moi !

O� est-il ?

Dans la Mercedes.

Je vais conduire. Vous aurez besoin de vos mains.

Je suis...

Mac Phisto.

Bonjour.

Je suis Candy. Candy Christian.

Un beau nom aux consonances bibliques !

Vous me permettrez de vous reconduire ?

Ce serait gentil.

O� habitez-vous ?

8357 1/2 Schweitzer Terrace.

Z�ro, pouvez-vous trouver le 83...

57 1/2 Schweitzer Terrace ?

C'est... Z�ro.

Votre chauffeur ?

Mon ami.

Il y a quelques ann�es, j'�tais au Congo.

Un jour, apr�s avoir r�cit� une de mes oeuvres

� un auditoire de 700 guerriers Gonori,

tribu cruelle, f�rue de po�sie,

j'aper�us, dans une clairi�re, un pauvre indig�ne

aux prises avec un python g�ant.

L'homme �tait � moiti� d�gluti

quand je l'arrachai des m�choires de cette b�te �cumante,

que je tuai d'un seul coup de mon...

stylo bille.

Apr�s 16 op�rations d�licates aux pieds et au cerveau,

Z�ro marchait � nouveau.

Depuis, nous ne nous quittons plus.

J'ai vu �a, mardi soir, � la t�l�.

Dans ce cas-l�,

j'ai sauv� Z�ro d'un lynchage,

il y a 3 ans � Shreveport,

en Louisiane. Il avait d�j� la corde au cou.

Alors j'ai d�clam� un de mes po�mes �piques,

"La Fraternit� de l'Homme", en anglais, puis...

en gallois.

Cela a chang� leur esprit et leur vie.

La s�gr�gation raciale a disparu du syst�me scolaire

de Shreveport, Louisiane.

Z�ro et moi...

Vous ne vous quittez plus ?

Exactement.

Et maintenant...

je veux en savoir plus,

parlez-moi de vous.

Que cherchez-vous ? En quoi croyez-vous ?

Je crois ce que vous avez dit...

A l'�cole. Sur ceux qui ont la libert� de donner.

Donner...

Ces quelques...

Ces quelques rares privil�gi�s qui ont la chance

d'�tre assez libres pour donner.

Mais quoi ?

Moi-m�me.

Oui, mais � quoi ?

A tout ce qui a besoin de moi.

Je le savais, je le sentais.

Je savais que vous seriez la seule � comprendre mon grand...

mon grand...

besoin !

Mon �norme, gigantesque besoin !

Mon �norme, d�bordant besoin !

Mon �norme et irr�sistible besoin !

Ne niez pas le besoin !

Ne luttez pas contre le besoin !

Mais je ne suis pas pr�te !

Le besoin ne peut pas attendre.

Le besoin, c'est ici,

le besoin, c'est tout de suite !

Le besoin, c'est maintenant !

8357 1/2 Schweitzer Terrace.

Va-t'en, tu troubles

mon besoin !

Mon besoin, mon �norme besoin.

Oh non,

ce n'est pas bien.

Mon Dieu, regardez,

quelle pagaille !

�a, c'est l'amour !

Il est ivre et tremp�.

Faisons quelque chose.

Aidez-moi � le faire rentrer.

On lui �tera son pantalon pour le s�cher.

Oh, pas bien.

Quelle douce vie...

Il a fait dans son pantalon.

C'est affreux, il a du whisky partout.

Un grand po�te comme M. Mac Phisto.

�a fait r�fl�chir, pas vrai ?

Pas joli.

Ces gens font des vilaines choses.

Vous pouvez marcher ?

- �a ira. - Vous �tes s�r ?

Que se passe-t-il ?

Descendez-le dans la salle de jeux.

Je vais chercher la planche � repasser.

Je m'en occupe.

Qu'avez-vous fait de mon besoin ?

Allez, mon vieux.

On va y arriver.

On y est presque.

Emmanuel !

Entre, s'il te pla�t, j'ai besoin de toi.

Quoi ? Dedans ?

Oui, vite.

Pas dedans. M. Christian aimera pas �a !

�a m'est �gal. J'ai besoin de toi.

Besoin d'Emmanuel ?

Oui. Maintenant.

Mais Emmanuel, il est bon gar�on.

Va chercher la planche dans la cuisine.

Et apporte-la-moi � la cave.

Oui, s'il te pla�t. Je dois changer de robe.

Elle me veut ?

Retirons votre pantalon.

Va-t'en !

Comment oses-tu ?

Croyez-vous qu'un candidat potentiel

au prix Nobel de Litt�rature

est incapable de se d�culotter tout seul ?

Vous lui avez dit que vous m'avez sauv� du march� d'esclaves

� Maracas ?

Emmanuel, vite, la planche � repasser.

Ecoutez...

Donnez-moi ce pantalon.

Oui, donner,

donner...

Le miracle du don.

C'est le titre d'un de ses sonnets.

Ici, Emmanuel, mets la planche ici.

Ce n'est pas bien.

C'est la maison du diable.

Toi, au visage d'Azt�que,

seul survivant d'une race glorieuse.

Tu l'as dit, bouffi !

Voyons, c'est du coton.

Que dit cet homme ?

C'est un po�me.

C'est la langue du diable.

Non, il parle de la vie,

de l'amour et du don.

- Du don de quoi ? - De toi-m�me.

Emmanuel est bon gar�on.

Tu es un bon gar�on et un merveilleux jardinier.

Tu fais honneur au Mexique.

N'oublie pas ton sang latin !

Emmanuel est citoyen des Etats-Unis.

N'oublie pas Alamo !

N'oublie pas la R�volution !

Ce n'est pas ce que je voulais dire !

Emmanuel, il se donne tout de suite !

Pas maintenant, Emmanuel !

Elle se donne !

Viva Zapata !

Vas-y, latino !

Ma maison est votre maison.

Oh, mon Dieu,

c'est papa !

Tu es mon fr�re,

dis-moi quelle erreur j'ai commise.

Dis-le moi.

Ton probl�me, c'est que...

ton veuvage te p�se.

Tu adoreras New York, ch�rie.

C'est plein de gentils petits jeunes comme toi

qui suivent leurs instincts.

Je n'aime pas quitter papa

quand il est si contrari�.

Tu devrais remercier le ciel de partir d'ici.

Et le scandale ?

Parce que tu as couch� avec ce Mexicain ?

Et alors ?

A ton �ge, j'avais un amant japonais.

On �tait si passionn�s

qu'il fallait nous arroser d'eau froide.

Sur le billard ?

Si j'avais �t� l� avec mon polaro�d !

Je t'en prie, il s'agit de ma fille !

Inutile de pleurer pour une si petite tache !

Je vous emm�ne � l'a�rodrome.

Ne d�croche pas. C'est encore un appel anonyme.

All�, ici le lupanar Christian !

Merci beaucoup.

Votre soeur est l�, elle a d�j� fait 200$.

Nous sommes suivis.

Il y a des motards accroch�s � tes basques.

J'aimerais les voir accroch�s aux miennes !

C'est pas Emmanuel ?

Je ne sais pas. Tu le connais mieux que moi.

Ils me cherchent...

Tu as vu celle de la premi�re moto ?

On dirait une fille d'un de tes magazines.

"Fouets et cha�nes" ?

Non, l'autre, "Femmes en cuir".

Oui, tu as raison.

Peut-�tre veulent-ils nous parler.

Je parlerais bien avec la grande.

Je n'en doute pas !

Ils ne sont pas l� pour parler.

Peut-�tre pour une petite le�on d'instruction civique ?

Ce n'est pas dr�le, Livia. Ce n'est pas le moment.

Voil� votre avion, l�-bas.

H�, gringo, tu es press� ?

Oui, nous essayons de prendre un avion.

Un avion ?

Tr�s press� ?

Tu fuis quelque chose ?

Non, pas du tout.

Ecoutez,

ma fille part � New York et...

Dites-nous donc ce que vous voulez.

Nous voulons la poulette.

Quoi ? La poulette ?

De quoi parlez-vous ?

La poulette !

Donne !

Mais qu'est-ce... Bon, �coutez,

ici, on n'est pas � une fronti�re perdue

o� vous pouvez aller et venir, faire n'importe quoi,

et faire des...

mexicaineries !

Laisse-moi faire.

Attendez !

Nous allons trouver une solution.

Entre amis, on peut toujours s'arranger.

J'ai l� une montre-bracelet d'une grande valeur.

Elle est automatique et �tanche.

Gardez-la.

Gradu�e au dixi�me de seconde.

On veut pas de votre sale montre !

Et les phases de la lune !

Attendez !

Vous allez vous calmer !

Ne lui fais pas mal !

Emmanuel, c'est toi ?

Emmanuel, viens ici.

Que se passe-t-il ?

Tu connais notre fr�re ?

Tu nous as d�shonor�s.

Mais de quoi parlez-vous donc ?

Emmanuel, dis-lui.

Emmanuel est bon gar�on.

Emmanuel �tait bon gar�on...

et vierge !

Un futur pr�tre !

Je ne voulais pas...

Montre-nous celle qui a abus� de toi.

Je ne l'ai pas fait expr�s.

C'est absurde.

Nous sommes au XXe si�cle, dans le Midwest !

J'aime bien les ch�timents corporels mais l�, c'est trop !

Vous n'oseriez pas...

Vous le d�truisez, nous vous d�truisons !

Je vous en prie, mesdames. Nous sommes concitoyens !

Non ! Cette femme est � moi !

Par ici !

Mlle Christian, restez avec moi !

Attendez !

Papa, monte !

Restez avec moi !

Civi�re. Il y en a un qui est H.S.

Oncle Jack ! Il est bless�.

On est en service command�,

sinon, avec mes hommes, j'�craserais cette vermine.

Il est �vanoui, aidons-le.

Qui �tait-ce ? Je n'ai pas vu grand-chose

mais assez pour savoir que c'est de la racaille.

Des Albanais ?

Non, c'�tait personnel.

Ils avaient l'air d'Albanais.

Non, simplement des Mexicains.

Mexicains, Albanais,

Lituaniens, c'est pareil.

Je ne suis pas un g�nie,

mais je reconnais les faux derches !

Mon fr�re est gravement bless�. Peut-on faire quelque chose ?

Laissez-moi passer.

Laissez-le respirer.

Bas les pattes !

Il y a un coeur qui bat, l�-dedans.

Ces cancrelats ne nous ont pas encore eus.

Peut-on faire quelque chose ?

Je peux esp�rer et prier, et vous aussi.

Ils ne peuvent pas nous enlever �a !

C'est ma faute.

J'en ai vu, des victimes, dans ma vie.

Cet homme est salement touch�. Soyons r�alistes.

Ce liquide, c'est du sang !

Papa, dis quelque chose.

Pas de �a,

pas de larmes.

Un soldat ne pleure pas.

Y a-t-il un m�decin � bord ?

N�gatif.

Formidable. Quelle �quipe !

On vole, on frappe et retour � la base.

On abandonne les bless�s, c'est le prix de la d�mocratie.

Attendez. J'ai des amis influents � Washington.

Je vois �a d'ici.

Sans doute une bande de gauchos.

Je parie que vous connaissez des communistes haut plac�s.

Je vais vous dire une chose :

ici, on s'en fout !

Je veux pas vous...

Vous �tes prof de sciences politiques ?

Boursier, peut-�tre ?

Abonn� au New York Times ?

Vous voyez des films �trangers ? Mangez du caviar ?

Pourquoi ces questions ?

Ecoutez-moi, monsieur le mangeur de caviar,

ici c'est la bo�te de singe qui parle.

Et ceci vous concerne tous.

Instruction sp�ciale n� 902783.

A bord de cet appareil, vous �tes sous mon commandement.

R.A. Smight, g�n�ral de brigade,

unit� sp�ciale de parachutistes en reconnaissance tactique.

Je suis responsable de cette mission,

qui est de rester en vol, sauf pour les ravitaillements,

jusqu'� ce que le Q.G. nous ordonne de sauter

et de faire notre boulot.

Vous me recevez ?

Cet homme...

Cet homme ! Cet homme !

J'ai 24 hommes � ma charge ! Vous comprenez ?

24 ! Comptez-vous !

Dr�lement impressionnant, non ?

Ils savent compter jusqu'� 24 sans se tromper.

Que savent-ils faire d'autre ?

Tout ce que vous voudrez.

Ne la tentez pas.

Ils sont pr�ts � tout.

18 mois en plein ciel

n'ont pas entam� leur ardeur au combat.

Regardez.

Mon Dieu...

si �a ne vous rend pas fier d'�tre Am�ricain,

vous avez du sang de navet.

C'�tait un num�ro sensationnel,

mais soyons r�alistes : mon beau-fr�re est dans le coma.

Oui, il a une grosse fuite.

Il lui faut une transfusion.

Une transfusion.

G�n�ral, je vous en prie.

Je ferai n'importe quoi.

La trousse de secours !

Pr�parez-le.

Il adorait cette veste.

On a besoin de donneurs.

Attendez. Ne bougez pas.

C'est votre fr�re, non ?

Vous �tes tous de la famille ?

Alors, c'est de la folie !

Je ne vous suis pas.

Ce que je veux dire, c'est que...

on ne donne pas son sang � quelqu'un de la famille !

Pourquoi pas ?

Pourquoi pas ?

Oui, c'est �a.

Parce que c'est...

c'est de l'inceste !

Je me trompe ?

G�n�ral,

venez par ici.

Qu'y-a-t-il ?

Je vais vous expliquer une chose.

Ce dont vous parlez, c'est quand...

Vous comprenez ?

Quel genre de monstres �tes-vous ?

N'y a-t-il rien de sacr� ?

G�n�ral, je vous en prie.

Ne vous inqui�tez pas, petite. Votre papa ne mourra pas.

Vendez-nous le sang de vos hommes.

Ils se tiennent pr�ts au combat et ont besoin de leurs forces.

Celle au chapeau blanc ! Vous �tes sa fille. Venez.

Garde � vous !

Il y a un bless� grave, � l'arri�re.

Il va faire le grand voyage s'il ne re�oit pas du bon sang am�ricain.

Ordre de vous replier et de transfuser.

- Parlons s�rieusement. - Mais, g�n�ral...

je devrais �tre...

Repos.

Voil� la situation.

Je n'ai pas le temps de faire de beaux discours.

Ce que j'ai � dire, je ne le dirai qu'une fois.

On n'a pas toujours une vie facile. Vous comprenez ?

On n'a pas toujours de "dolce" dans notre "vita".

Que puis-je faire ?

Je voudrais que...

A poil !

G�n�ral, j'ai beaucoup de respect pour...

Suffit ! Ce n'est pas du respect que je demande.

C'est autre chose.

Vous devez �tre tr�s seul, ici.

La solitude, �a n'a rien � voir.

On ne peut pas �tre seul

quand on vit entour� de 24 soldats jour et nuit.

Je suis dans ce zinc depuis...

mon Dieu, depuis 6 ans.

6 ans � vadrouiller dans le ventre de ce monstre,

� l'aff�t de l'ennemi, attendant le gros poisson.

6 ans sans films, sans perms, sans distractions.

6 ans sans femme !

Quel record !

Alors, je vous demande,

au nom des valeurs sacr�es du monde libre,

au nom de tous ceux

qui repoussent cette vague vicieuse de totalitarisme...

Au nom de ceux d'entre nous qui ont le dos au mur

et les doigts dans le cambouis...

Je vous demande,

pour l'amour de votre pays,

laissez-moi... jeter un oeil.

�a me rend fi�re d'�tre am�ricaine.

G�n�ral, vous vouliez simplement regarder.

Parfois, ce n'est pas assez.

PR�T

Que voulez-vous ?

Je veux un enfant de toi !

Je veux un enfant !

Il sera fort, loyal et blond.

Il sera comme nous.

Il aura un petit uniforme comme le mien.

Je lui apprendrai le manuel du soldat.

Il ira � l'�cole militaire.

En avant, petit, marche !

Il apprendra le sens de la libert�.

Ce sera un homme, un vrai.

Pas une chiffe molle pleurnicharde,

un de ces pacifistes gnan-gnan !

Il se tiendra droit !

Debout, la poitrine bomb�e !

SAUTER

C'est affreux de voir partir toutes ces jolies ba�onnettes !

Repli strat�gique...

Repr�sailles massives...

La guerre, c'est vraiment infernal.

O� sont-ils ?

Bon Dieu, ils sont partis sans moi !

Vous pouvez les rattraper.

Attendez-moi, les gars !

Ils ne peuvent pas attaquer sans moi !

Attendez-moi !

Attendez papa !

Pouvez-vous envoyer une ambulance ?

Tr�panation Dr Krankeit - Chirurgien

T.M. Christian - Patient

Ce soir 20 h 30 Toutes places r�serv�es

Tu peux �tre fi�re, Candy,

quel public pour ton vieux !

Les new-yorkais les plus respectables et les plus d�prav�s

sont ici, ce soir.

En cas de probl�me, tu peux venir vivre avec ton oncle.

On t'apprendra des bricoles.

Comment �a, en cas de probl�me ?

Soyons r�alistes.

Je l'adore. Je donnerais mon bras droit pour lui.

Tu es gaucher.

Le probl�me n'est pas l�. Ecoute,

je suis s�r que tout se passera tr�s bien.

Sinon, eh bien...

c'est la vie.

Comment peux-tu parler ainsi ?

Quoi qu'il arrive, il faut vivre et aimer.

Le Dr Krankeit est un excellent chirurgien,

mais il peut se tromper.

�a porte malheur de dire �a.

Au malade, seulement.

Le malade souffre

d'un d�placement intra-cortical contract�.

Le danger est le blocage du triphas� glandulaire.

Je crois que nous surmonterons ce danger.

Mais nous devrons �viter les l�sions plus graves

du lymphocoque, dans la phase post-op�ratoire.

Nous savons que ceci risque d'amener le syndrome de Rathner

auquel cas le malade continuera � vivre

gardant l'usage de son syst�me musculaire.

Ses facult�s mentales seront r�duites

� celles d'un concombre un peu m�r.

Ceci nous offre d'int�ressantes possibilit�s.

Un.

Nous pourrions effectuer la fusion classique :

soulever les 2/3 du cr�ne,

exposant le cerveau du patient � un fort taux de D.A.

D�chets atmosph�riques.

Deux.

Nous pourrions passer sous une omoplate

selon la technique mise au point

sur des singes papio�des.

Mais soyons r�alistes :

nous op�rons un �tre humain, pas un singe papio�de.

Celui qui n'est pas d'accord

n'a qu'� sortir imm�diatement !

Tr�s bien.

Qu'allons-nous faire exactement ?

Dr Harris ?

Je commencerais par une incision sub-cr�nienne.

Ne dites pas d'insanit�s.

Je sugg�re que...

Pas de bla-bla superflu.

Il me semble pourtant...

Arr�tez vos sottises, Harris.

Je vais vous dire ce que nous ne ferons pas.

Nous n'emploierons pas

les vieilles m�thodes s�res et �prouv�es.

Nous allons les jeter par-dessus bord...

et foncer !

A refaire.

On bricole un �tre humain,

on ne fait pas de l'alphab�tisation !

Je vous donne encore une minute.

Bon sang, regardez ce que vous faites !

Vous �tes chirurgien, pas gyn�co !

Mesdames et messieurs,

nous irons jusqu'au bout.

Pas maintenant, Bullock.

L'occlusion a disparu.

Mon index gauche...

p�n�tre � 7 cm dans la t�te du patient.

D'une pichenette,

je peux effacer 20 ans de souvenirs.

Si j'avais le hoquet,

je le rendrais non seulement incapable de prononcer les lettres

L, R, D, Y et F ,

mais aussi de composer un num�ro de t�l�phone.

Cela n'arrivera pas.

Parce que...

je connais...

la musique !

Recousez-le et renvoyez-le chez lui.

Excusez-moi, o� puis-je trouver le Dr Krankeit ?

Fermez la porte !

Vous �tes ici

Ou ici

Pourriez-vous m'aider ?

Je cherche le Dr Krankeit.

O� puis-je le trouver ?

Attention !

Pouvez-vous m'aider ?

Je cherche le Dr Krankeit.

Laissez-le tranquille !

Laisser qui ?

Le Dr Krankeit.

Pourquoi ?

Parce que je suis sa m�re.

Vous �tes madame Krankeit ?

Pas Krankeit, Fingolini.

Abraham Krankeit est en r�alit� Mario Fingolini.

J'ai chang� son nom.

Un riche m�decin new-yorkais n'est pas m�t�que.

Il est hors de question qu'il fasse du gringue

� une fille qui s'appelle Christian !

Si je te revois

fouiner par ici,

je prends cette brosse et...

Cet h�pital est plein de gens tr�s malades.

Que dis-tu ?

Je disais...

Peu importe, j'ai tr�s bien entendu.

Tu as dit "malade".

Mais je...

�a m'est �gal. Ces gens ont aussi des sentiments.

Ils n'ont pas � supporter tes airs sup�rieurs.

Je veux juste trouver le Dr Krankeit.

Et pourquoi ?

Pour lui poser une question.

Je n'en doute pas.

Ecoute-moi, ma jolie.

Je suis son infirmi�re personnelle.

Personnelle !

Bullock, ici Krankeit.

Je vous veux maintenant. Venez l

Il me veut !

Candy, tu rates le plus dr�le.

C'est la meilleure r�ception post-op�ratoire jamais vue.

La voil�, celle dont je vous ai parl�.

- N'y touchez pas. - Le docteur dit "pas toucher".

Nos mains sont pleines de germes, de microbes,

de spiroch�tes et autres agents infectieux.

Je veux qu'il sache que je suis l�.

Il le sait.

Qu'en savez-vous ?

Ce que j'en sais ?

Elle demande ce que j'en sais.

Mettez ces fleurs dans le frigo.

Il le sait parce qu'il est m�decin, vu ?

Vous croyez qu'il se remettra ?

Disons que...

votre p�re vivra.

Dieu merci...

- Mais pour combien de temps ? - Vous voulez dire...

Je ne veux rien dire du tout.

Souvenez-vous que, scientifiquement parlant,

la vie et la mort se distinguent

en ce que la mort dure plus longtemps.

Max a apport� sa radio !

Dansons !

O� est la prise ?

Il souffre ?

Voil� une question int�ressante.

Je vais essayer d'y r�pondre.

La souffrance se mesure difficilement. Par exemple...

Que faites-vous ?

C'�tait douloureux, non ?

Oui, vraiment.

A quel point ?

Je ne sais pas...

Plus qu'une poign�e de main ?

Mais pas autant qu'un camion qui vous passe dessus.

Certainement pas.

Voil� comment nous mesurons la souffrance de votre p�re.

J'attire votre attention sur ceci.

C'est une de mes inventions.

Un progr�s �norme en neuro-enc�phalographie.

C'est l'�lectro-d�g�n�rateur sous cutan� Krankeit.

Son cerveau est un r�servoir d'�nergie.

J'implante une douille femelle dans la bo�te cr�nienne.

La prise m�le se branche ici

et l'exc�s d'�nergie �lectrique est �limin�.

Sans cette soupape de s�ret�, votre p�re ferait un court-circuit.

Ce que le profane appelle "vider ses accus".

Mais...

�a n'arrivera pas.

Ma ch�rie, viens danser avec ton vieil oncle !

Attends, arr�te.

Qu'y a-t-il ? Tu te sens mal ?

Installe-toi l�, pr�s de ton papa.

Pousse-le un peu.

On est bien...

en famille.

Couch�s les uns avec les autres.

Normal, non ?

Je suis si fatigu�e...

Pourquoi tu n'enl�ves pas tes chaussures ?

On pourrait desserrer un peu ta robe...

On va se couvrir avec le drap...

Mets ta t�te sur mon �paule

et dors un peu.

Je voudrais que tu sois ma petite fille.

Je sais combien la vie est dure parfois.

Je sais que ton p�re n'est pas tr�s facile � vivre.

Mais cela changera avec ta tante Livia et moi.

Nous sommes assez anticonformistes.

Pour nous, il s'agit d'une sorte de planning familial.

Que se passe-t-il, ici ?

Des b�tes sauvages, voil� ce qu'ils sont !

Vous tripotez des corps toute la journ�e, alors hein !

C'est elle qui s�me la pagaille !

J'esp�re, mademoiselle, que vous avez une bonne excuse

pour vous trouver dans le lit d'un bless� grave,

votre corps d�v�tu, se tortillant

sous l'emprise d'une passion impudique !

Je voulais simplement dormir.

Cet h�pital est mon affaire, je suis le Dr Calvin Dunlop,

directeur g�n�ral de cet �tablissement,

et j'estime �tre concern� quand une de nos chambres

abrite une orgie ignoble et honteuse !

Il n'y avait pas d'orgie.

Taisez-vous.

Je suis docteur en d�vio-psychologie.

Je sais reconna�tre une orgie !

Je reconnais aussi la d�pravation et l'impudeur,

et m�me, dirai-je, in flagrante delicto !

Qu'est-ce que c'est ?

Vous devez partir imm�diatement.

Cet h�pital ne sera pas chang� en bordel par des gens comme vous !

Pour moi, vous �tes une putain,

une coureuse, une tra�n�e, bref :

une adolescente.

Que faites-vous, Dunlop ?

Pourquoi est-elle � terre ?

Elle est tomb�e.

Victime des lois de la pesanteur ?

Je suppose que la pression psychotique que vous exercez

n'a rien � voir...

Ne vous emportez pas, Krankeit.

Je me permets de vous rappeler que c'est mon patient,

la chambre de mon patient

et la fille de mon patient. Aidez-moi � la relever.

T�chez de r�tablir un semblant d'ordre, ici.

M. Christian, vous sortez d'une op�ration lourde.

Vous vous trompez de malade !

L�chez-moi ou je vous mets le pubis en bouillie.

Une suggestion, docteur ?

Visiblement, elle est inconsciente.

Excellent diagnostic.

Comment pensez-vous qu'on puisse g�rer la situation ?

Avez-vous une id�e ?

Elle est jeune et en bonne sant�.

Nous sommes des m�decins certifi�s.

Exact.

Examinons-la.

Dominez-vous, Dunlop.

Pourquoi pas une petite auscultation ?

Elle ne sentira rien.

Retournez � votre bureau,

prenez un tranquillisant et un bain de si�ge froid.

Il y a longtemps que je n'ai auscult� quelqu'un.

Bonsoir, M. l'Administrateur.

Bonsoir, M. le Pr�varicateur.

Faites de beaux r�ves M. Portefeuille.

De m�me, M. Prend la mouche.

Merci, M. Appel de fonds.

Je vous en prie, M. Suceur de sang.

Je n'en ferai rien, M. Plus-values.

Tr�s bien, M. Arriviste.

Je vous emmerde, M. Rapace !

J'ai d� m'�vanouir.

Il faut trouver pourquoi vous vous �tes �vanouie. Debout.

L'�vanouissement est un avertissement de la nature.

Respirez.

Tournez-vous.

Vous pourriez couver une maladie dangereuse.

D�shabillez-vous.

Quoi ?

D�shabillez-vous.

C'est pourtant clair. Je vais vous ausculter.

Mais je n'ai rien.

Qu'en savez-vous...

Vous n'�tes pas encore sortie du lyc�e,

votre Q.I. n'est probablement pas celui d'un g�nie

et vous contestez le diagnostic

d'un chirurgien c�l�bre, qui a plus de titres qu'une biblioth�que !

Bon...

Tr�s bien.

Bien s�r que c'est tr�s bien.

- Votre dernier examen date de quand ? - A l'�cole, il y a un mois.

Par un m�decin ?

Oui.

Vous a-t-il parl� de votre d�viation lombaire ?

C'�tait un charlatan.

Sans traitement, � 42 ans,

vous aurez l'air d'un sac � linge !

Maintenant, tournez-vous.

Penchez-vous lentement.

Je vous dirai quand faire"oh".

Comment le saurez-vous ?

Doucement...

Il faut que �a cesse.

D�tendez-vous. Soyez un peu humaine.

Ce n'est pas le patient.

Bien s�r que non. C'est son fr�re.

Il n'a jamais �t� tr�s endurant.

Qui a emmen� le patient ?

Je vous ai d�j� dit de ne pas interrompre les auscultations !

Si vous voulez savoir...

Cette auscultation est termin�e.

Elle a remis �a !

Mets-toi un compteur, on fera fortune !

Bon, moi, j'ai du travail. D�gagez, Bullock.

Ecartez-vous !

Arr�tez de me suivre et de m'espionner !

Qui que vous soyez...

Docteur !

Attendez-moi, j'ai � vous parler.

Ne mens pas, �a te jouera des tours.

Je ne mens pas !

On sait ce que tu cherches, on conna�t tes intentions.

Mais pourquoi...

Le docteur n'est pas disponible, tu comprends ?

Va vendre ta camelote ailleurs.

Parce que le docteur est d�j� pris.

Maintenant,

approche,

tu ne sentiras rien.

Au cas o� �a t'int�resse,

pendant que tu te faisais ausculter, ton papa a disparu dans la nature.

Papa !

Mesdames, d�voilez !

Coucou, ma ch�rie !

C'est toi la prochaine !

Attrapez-la !

Attrapez cette fille !

Bullock !

Attrapez-la !

Un coca, s'il vous pla�t.

Je crois que je n'ai pas d'argent.

Quoi ?

Je ne peux pas payer.

Doucement !

Merci ! Tout �a pour 10 cents !

Donnez-moi une adresse, je paierai.

Laissez tomber. Le Chef veut vous voir.

Qui est-ce ?

Le Chef ? Tout le monde le conna�t. C'est...

le Chef ! Venez.

J'aime faire des rencontres.

Voil� le Chef.

Enchant�e.

Quoi d'autre...

Mais que faites-vous ?

Vous m'avez offert un coca mais �a ne vous autorise pas � prendre...

des libert�s.

Vous entendez �a ? Des libert�s...

Je vais vous en montrer, des libert�s.

C'est parce que je ne suis pas d'ici !

Tu as int�r�t � �tre gentille.

Sinon, tu auras un petit accident.

On te plantera un clou dans le pied...

et on mettra le feu � tes cheveux.

C'est ce qui arrive ici aux filles pas gentilles.

Mon Dieu... c'est �a, la ville du divertissement ?

Fantastique ! C'est �a !

Parfait !

Pas de photos !

Non, on veut pas de photos !

G�nial.

J'ai film� une porte dans le mur.

Et maintenant, je regarde cette porte.

Voici mes yeux, chacun son tour.

Le gauche...

le droit.

Ma bouche, mes dents,

gencives, l�vres, tout.

Et ma gorge.

A vous. Faites-le.

Faites-le !

Encore !

G3 ? Qu'est-ce que �a veut dire ?

C'est moi, G3, G cubique.

G. G. G., Gian Giovanni Gemini.

C'est votre nom ?

- Vous connaissez ? - Je viens d'arriver.

Jamais vu mes films ?

Je veux filmer la r�ponse.

Encore !

Coupez !

J'ai film� 112 personnes disant "non".

Pourquoi ?

�a fait partie de la vie,

de la fa�on d'�tre.

Quelqu'un a vu ce film ?

�a fait 113.

Vous avez entendu parler de Campbell ?

Je l'ai tourn� l'an dernier, en couleurs et noir et blanc.

2 heures de soupe,

haricots, riz, lentilles, carottes.

L'essence, l'esprit, la "soupit�" intime de la soupe !

Je l'ai eu.

Homme franchissant une porte.

Maintenant, c'est vous qu'on va prendre. Venez.

- O� allons-nous ? - J'ai une id�e.

Que voulez-vous que je fasse ?

Que vous soyez vous-m�me.

Je veux vous faire entrer dans la grande exp�rience humaine.

Baignades, foules, trombones, ordures !

Ecoutez-moi.

Je vous cherchais. Vous �tes mon prochain film.

Restez avec moi, vous serez aussi c�l�bre que...

comment s'appelle-t-elle ?

Elizabeth Taylor ?

Maintenant, commen�ons.

Je ne sais pas jouer.

Le Grand Canyon non plus, mais tout le monde le regarde.

Ne bougez pas !

Fantastique.

Jeune fille sur le tr�ne.

Je veux voir les pores de votre peau.

Comme �a.

Maintenant, vos pupilles.

O� sont-ils ?

O� sont-ils, bon sang.

Attention, il a une cam�ra.

C'est parfait !

J'ai les bras et les jambes !

Tout ce qu'il faut. Et maintenant...

Superbe !

Et ton sexe...

On dirait une infraction. Que fait-on ?

Maintenant, des vues de face.

C'est une infraction ou quoi ?

Porte ferm�e � cl�.

On va les r�duire en bouillie.

Quoi que vous fassiez, arr�tez !

- Au nom de la loi ! - Les cuisses !

Je veux les cuisses !

C'est d�cid�ment une infraction.

On l'enfonce ?

Parfait ! Des flics !

Approchez encore !

C'�tait ton dernier plan !

Quel est le d�lit ?

Tournage sans autorisation.

Travail ill�gal dans des W.C. publics.

Inondation non contr�l�e.

Et la fille ?

Vous avez vu la fille en bleu ?

C'est un film de qui ?

Homme s'�vanouissant.

- Vous avez de l'argent ? - Non, d�sol�e.

Je joue si vous me donnez quelque chose.

Je n'ai rien � vous donner.

Donnez tu-tu pan-pan.

Venez. Faisons de l'argent et puis tu-tu pan-pan.

Vous ne voulez pas ?

Je voudrais des v�tements secs.

Je vous en donne, puis tu-tu pan-pan.

Pas venir ?

Je ne sais pas.

- C'est � cause de �a ? - Pas du tout.

C'est toujours � cause de �a.

Le pauvre. Il ne doit pas penser �a.

C'est ici que vous habitez ?

Je suppose que vous aimez la musique.

Jouez un morceau pendant que je me s�che.

Vous savez ce que vous faites ?

Vous avez un go�t exquis.

- C'est quoi, �a ? - O� est-il ?

O� est le patron ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Et qu'est-ce que vous fabriquez ici ?

Salut, patron. Tout baigne.

Vos amis sont l�.

Au travail.

- Les coffres-forts d'abord. - Liquide et documents.

- Post-impressionnistes et pop. - Prenons tout.

Allons-y.

Je ne comprends pas.

Que voulez-vous ?

Ne mordez pas,

c'est vilain !

Maintenant, tu-tu pan-pan !

Vous ne croyez pas que...

Vous refusez ?

J'appr�cie votre hospitalit�, mais...

A cause de ma bosse ?

Non, �a n'a rien � voir.

Non, je vous assure.

Pourquoi ? C'est comme d'avoir le torticolis.

C'est toujours pour �a !

Pauvre petit,

ne croyez pas �a.

C'est quoi, �a ?

Je suis navr� mais on dirait bien des dessous.

C'est un 507.

Allons leur r�gler leur compte.

Que personne ne bouge !

Qu'est-ce que c'est ?

On a eu le gros lot.

C'est la carte de visite du "petit gars".

Le bossu le plus dangereux du monde du crime.

Jetez vos armes

et sortez de ce Steinway !

Un de ces bons vieux tours de passe-passe.

On l'aura.

Il ne m'a pas dit son nom.

Si je le revois, j'esp�re que je le reconna�trai !

Du calme derri�re ou je vous casse la figure.

Que font-ils ?

Je ne sais pas mais c'est ill�gal.

Je peux regarder ?

- Tais-toi et conduis. - On va au poste ?

Non, trouve-moi un terrain vague.

Je me sens d'humeur � jouer de la matraque !

Mais on n'a rien fait de mal.

Ecoutez, je ne sais pas � quoi vous jouez,

ni ce que vous et votre bande avez en t�te,

mais �a vous apprendra � entrer sur mon territoire !

Mais je ne les ai jamais vus !

Tout sera retenu contre vous.

Contre vous !

Moi, je serais bien contre elle...

Regarde la route.

Tu as des armes cach�es ?

Mais non !

De la dope ? Des barbis ?

Du speed ? De la marijuana ?

�a ne marche pas, petite vicieuse !

Mains sur le tableau !

Qu'allez-vous me faire ?

Tu vas �tre fouill�e

comme tu ne l'as jamais �t�.

Fouillez-la, sergent.

Fouillez-la.

Et maintenant, nous vous pr�sentons, pour votre plus grand plaisir,

venu de nulle part, Ahmed,

le magicien !

Une descente !

Brutes polici�res !

Bourreaux d'enfants !

Sortons d'ici !

C'est un nid de d�serteurs p�d�s !

Feu � volont� !

Monstre fasciste !

Je suis irlandais.

Pourquoi tu ne te bats pas comme un homme ?

Tu en veux encore ?

Oui, oui, encore,

pute aux yeux bleus !

Sergent !

J'ai cass� mon talon !

Vous m'emmenez ?

Il faut enlever vos chaussures.

Je suis d�sol�e.

Ce sanctuaire d�passe le monde mat�riel. C'est un lieu saint.

La lumi�re, les murs, l'eau, ces mains sont sacr�s.

Je vois.

Pas de chaussures mat�rielles ici.

Que puis-je en faire ?

Jetez-les dans le monde mat�riel.

Je n'ai que celles-ci.

Jetez-les !

Attendez.

Donnez-moi ces objets de corruption.

Dehors !

Ils sont inutiles

ainsi que tout objet mat�riel.

Vous pouvez vous d�pouiller des choses mat�rielles. Approchez.

Quel est votre nom ?

Comment s'�crit-il ?

C-A-N-D-Y

Dites-vous la v�rit� ?

Bien entendu.

Ne le r�p�tez pas. C'est un nom sacr�.

Un nom ineffable.

Je ne comprends pas.

Ecoutez.

CANDY. Cinq lettres.

Cinq, le nombre magique.

Cinq, le pentagramme sacr�.

La premi�re lettre est le C.

C, le signe de la serre de l'aigle, la force virile.

La derni�re lettre est l'Y.

Le signe de Yoni,

la femelle animatrice.

Et au milieu AND.

C et Y.

Comprenez-vous, maintenant ?

Je n'en suis pas s�re.

Silence. Ne bougez pas. J'ai d'autres preuves.

J'ai cru...

Vous avez cru que je flottais.

On aurait dit.

C'est un si�ge en plastique.

Les apparences sont toujours trompeuses.

Flotter en l'air est � la port�e de tous.

Dans mon pays, on vend ces tromperies comme farces et attrapes.

Dispara�tre au bout d'une corde, marcher sur des braises...

taquiner des serpents venimeux... Jeux d'enfants !

Vous savez faire tout �a ?

Ch�re petite innocente, quand j'avais 9 ans

je faisais des choses qui �branleraient vos na�ves croyances.

Je soulevais des poids �normes avec ma langue.

Je voyais � travers 7 couches de zinc

et, sans me vanter...

je discutais avec les v�g�taux.

C'est merveilleux.

Non, ce n'est rien.

C'est un grain de sable compar� aux montagnes cr��es par les dieux,

compar� � ce que nous allons faire, ensemble.

Ensemble ?

Mais oui.

Ensemble nous trouverons la voie de l'�go�sme... du "non-�go�sme".

au-del� de la vall�e du mat�rialisme, des falaises des sensations n�gatives,

en grimpant, en luttant,

jusqu'� atteindre... le vide.

Par-del� le temps, par-del� l'espace,

par-del� l'�tre,

le vide,

pure �nergie et pure lumi�re.

Mon Dieu...

Dieu ?

Rien � voir. Venez.

Comment fait-on ?

Je dois d'abord vous apprendre � respirer.

En bonne Am�ricaine, vous pensez d�j� savoir respirer.

Mais croyez-moi. Vous ne connaissez qu'une fa�on de respirer.

Inspiration, expiration. Le saviez-vous ?

Il existe mille autres fa�ons de respirer.

Avant, arri�re, vers le haut, vers le bas,

respiration comme un chameau, respiration comme l'herbe...

Comme la photosynth�se ?

Vous savez, quand le carbone...

Non, oubliez tout cela, purgez votre esprit !

Oubliez la Science, elle corrompt.

Oubliez tout ce qu'on vous a enseign� � l'�cole.

Oubliez les formules, les th�or�mes.

Et les maisons pr�fabriqu�es, les chewing-gums,

les laques pour cheveux, les cartes de cr�dit, Wall Street...

Allongez-vous !

Pardon ?

Nous allons commencer � respirer.

C'est magnifique !

Attendez,

quand je suis arriv�e, c'�tait le matin, et l�...

Il est minuit.

Que m'avez-vous fait ?

A vous, rien, au temps, beaucoup.

Maintenant, il faut trouver le point...

Allongez-vous.

Le si�ge de toute respiration.

Mes poumons ?

Ce n'est pas si simple.

Le point o� r�side le moi immuable. Cherchons.

Serait-ce ici ?

Non, pas ici.

Peut-�tre, ici ?

Toujours pas.

Non, je ne crois pas que ce soit l�.

Je crois que si.

Nous l'avons trouv� si vite ! C'est un signe.

Je suis navr�e mais...

Couch�e. Qui est le gourou, ici ?

On respire encore ?

C'�tait le premier stade. Il faut le d�passer.

Combien de stades y a-t-il ?

Sept. Le premier, c'est le sens du rythme cosmique.

Attendez !

Nous ne pouvons attendre.

Mes boutons !

Vos boutons, comme vous dites,

ne sont que le reflet du moi que vous d�passez.

Ils sont corrompus.

Sans eux, vous progresserez vers le stade 2 et 3

et 4 et 5 et 6 et, finalement,

au stade fondamental.

Nous allons attaquer le deuxi�me stade :

la non-valeur basique du corps.

Cela ne vaut rien !

Voici donc le stade...

Deux ?

Je ne peux pas respirer ainsi plus longtemps.

Patience. Le chemin est dur, mais il m�rite un effort.

La scolopendre a mille pattes mais ne fait pas de claquettes.

Je ne vois pas le rapport.

Traduit, �a manque un peu de sel.

Je me demande o� nous sommes.

�a n'a pas d'importance.

L'espace est une illusion. Il revient sur lui-m�me tel un artichaut.

Un artichaut me ferait du bien. Je meurs de faim.

Tu ne penses qu'� �a ?

A ton corps et ses pauvres d�sirs ?

Je n'y peux rien, j'ai tellement faim.

Nous voyageons au-del� de la soif et de la faim.

C'est la l�gende du porc et de la fleur.

Quelle l�gende du porc et de la fleur ?

C'est une tr�s belle histoire que mon peuple chante et danse.

Un porc arriva pr�s d'un taillis.

Dans le taillis, il vit une grande fleur violette pousser.

La seule des environs.

Le porc tomba amoureux de la fleur.

Le porc confessa son amour et la fleur dit au porc :

"Tu es un porc, et tu es particuli�rement sale."

Tandis que le porc sanglotait, la fleur eut piti� du repoussant animal.

"Je t'aimerai lorsque tu seras propre."

Le coeur bondissant de joie, il descendit � la rivi�re se laver.

Il mit une patte dans l'eau.

Et un crocodile le d�vora.

Que signifie cette histoire ?

Aucune id�e.

A quel stade sommes-nous ?

- Le troisi�me ? - Comment s'appelle-t-il ?

La condition du non-�tre positif.

Je fais mal la diff�rence entre un stade et un autre.

Il vaut mieux s'arr�ter, maintenant.

Regardez, il neige !

Je ferais bien une pause, si �a ne t'emb�te pas.

On dirait des �toiles flottantes.

�a ne va pas ?

Tu vas attraper froid.

C'est impossible.

La chair ne signifie rien sur la voie de la r�alisation.

- Nous vivons dans le vortex. - Le vortex ?

Cinqui�me stade !

Et le quatri�me ?

- Je l'ai saut�. - On peut faire �a ?

Ne doit-on pas suivre toutes les �tapes du chemin �ternel ?

Oui, mais je suis un mystique r�form�.

Ecoutez �a.

Cela devient s�rieux.

Vous n'avez pas de thermom�tre ?

Tu n'as rien appris. Nos corps n'existent plus !

Nous sommes au seuil du stade final.

L'injection de l'esprit universel.

�a, c'est le stade 6.

Que devient le 7 ? Le vide ?

Je ne puis te mener qu'au bord du vide.

Un ma�tre plus sage que moi...

te conduira � la fin du voyage.

Comment le reconna�tre ?

Par l'oiseau sacr�.

Quel oiseau sacr� ?

N'importe lequel !

La porte est ouverte !

La police...

Contr�le l'arri�re, je vais voir le chauffeur.

Fruits, fleurs, plantes, armes, alcools ?

Un gourou.

C'est un fruit ou une plante ?

L'importation des gourous congel�s est interdite en Californie !

Charlie, sors-moi de l� !

Je perds ma monnaie !

L'oiseau sacr� !

Etes-vous celui qui me m�nera au vide ?

Sommes-nous arriv�s ?

On dit que vous �tes capable...

Avez-vous la r�ponse ?

Je ne comprends pas !

Qu'est-ce que �a signifie ?

La statue tombe !

Que se passe-t-il ?

Que faisons-nous, maintenant ?

Vous n'allez m�me pas me dire votre nom ?

Mon Dieu !

C'est papa !

Sous-titrage TVS - TITRA FILM

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