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CE FILM EST D�DI� � MON PERE
AUGMENTEZ NOS RETRAITES
NOUS AVONS TRAVAILL� TOUTE NOTRE VIE
JUSTICE POUR LES RETRAIT�S
On veut une augmentation ! On veut une augmentation !
On veut �tre entendus.
On paye des imp�ts.
On meurt de faim.
On en a assez d'attendre.
On veut voir le ministre.
On veut voir le ministre.
Silence !
Vous n'avez pas d'autorisation. Vous devez vous disperser.
Rentrez chez vous.
Vous devriez avoir honte.
C'est une honte de nous traiter de cette fa�on.
Rentrez chez vous.
On y va, bande de vieilles pies. Allons.
Pour l'amour du Ciel, fa�tes le taire !
Du calme, Flike.
De la racaille, tous autant qu'ils sont !
Ils vont vous entendre et vous serez arr�t�.
Je ne parle pas de la police.
Je parle des meneurs de la manifestation.
Ils auraient d� obtenir une autorisation.
Ils n'ont pas voulu nous la donner.
Alors il fallait rester chez nous !
Une augmentation de 20% me suffirait
pour r�gler toutes mes dettes en un an.
Je n'ai aucune dette.
� dire vrai, moi non plus.
- C'est le moment ou jamais de filer. - Allons-y.
Bonne journ�e.
Je n'ai personne, ni fils ni fr�re, pour m'aider un peu.
Je ne suis qu'un vieux bon � rien.
Orazio Valenti.
Umberto Domenico Ferrari.
Qui peut vivre avec 18,000 lires de nos jours ?
Ma logeuse me prend 10,000. Elle a augment� le loyer, cette vieille...
Allez-y, dites-le. Nous sommes entre hommes.
Si c'est une pute, c'est une pute.
Auriez vous besoin d'une montre ?
Non, j'en ai une.
Je ne l'ai pas sur moi, mais c'est une tr�s belle montre.
J'en ai deux, c'est pourquoi je vends celle-ci.
La votre, c'est quelle marque ?
Elle est bien. Elle a un bo�tier en or.
C'est ici que j'habite. Au revoir.
Au revoir.
Qui a termin� ?
C'est un peu fort ! Je n'ai pas fini.
Merci.
Serveuse.
�coute �a.
En magasin, elle te co�terait 20,000 lires.
- Combien tu en demandes ? - 5,000 lires.
Ma gorge me d�mange.
- Sois patient. Ca va passer - Je l'esp�re.
� demain.
Et voil�. Il est si mignon.
J'ai tout vu.
Demain je vous mettrais dehors, vous et votre chien.
Je vous mettrais dehors.
Vous exag�rez.
Elle y perdrait tous ses clients. Ne l'�coute pas.
- Je peux te faire un brin de conduite ? - Bien s�r.
Tu peux l'avoir pour 4,000.
4,000 ! C'est beaucoup d'argent.
Mais une bonne montre, c'est pour la vie.
Ca m'est �gal. Je t'en donne 3,000 lires.
Il y a un peu plus l�-dedans. Tout en petite monnaie, j'en ai peur.
- J'ai dit 4,000. - Tout est l�.
Tu peux prendre le sac.
Tu me le rendras demain � la caf�t�ria.
Au revoir.
Une petite pi�ce.
Au revoir.
Une petite pi�ce.
Qui est dans ma chambre ?
Qui est dans ma chambre ? - Comment le saurai-je ?
Qu'est-ce que c'est que ce raffut ?
Arr�tez de hurler. Comment osez-vous vous conduire ainsi !
Calmez-vous et suivez-moi.
Mettez-vous bien �a dans la t�te.
Ce n'est pas votre chambre, c'est la mienne. - Comment �a, la votre ?
Ce sont de bons amis � moi, qui se reposent un instant.
Et puis pourquoi vous fa�tes le difficile ?
Vous partez � la fin du mois de toutes fa�ons.
Partir.
Quelle fa�on de traiter les gens. Les jeter dehors apr�s 20 ans !
Je vais me g�ner ! En attendant, payez votre loyer en retard.
J'ai l'argent juste ici !
Arr�ter de crier !
Qui croit-elle mettre dehors ?
O� irai-je ?
Ils vous �corchent vifs.
Ils demandent 20,000 lires pour un trou � rat et c'est plein de vermines.
- Je sais. - Jetez-moi dehors !
Elle prend 1,000 lires de l'heure pour la chambre, vous savez.
1,000 lires � chaque fois.
- Peux-tu me donner le thermom�tre ? - Oui.
Voil�.
Vous vous sentez fi�vreux ?
Un peu.
Vous avez entendu la porte, juste � l'instant ?
Elle les a mis dans le salon.
Elle aurait pu le faire avant.
Non. Il y en avait d�j� deux autres.
La sale, pourrie...
Vous avez vu toutes ces fourmis ?
Vous ne voyez rien, Mr. Umberto ?
Non, rien.
Ca se voit un peu. Vous saviez que j'�tais enceinte ?
Mon Dieu.
Et tu dis �a comme �a ?
Comment voulez-vous que je le dise ?
- Elle est au courant ? - Dieu m'en prot�ge.
Vous pouvez y aller maintenant.
Tu es s�re ?
Trois mois, Mr. Umberto.
- Excusez moi. - Entre.
Venez voir.
Regardez.
Le grand est de Naples. Le plus petit est de Florence.
- Lequel est le tien ? - Les deux.
Lequel est le p�re ?
Je crois... celui de Naples.
Comment �a, tu crois ?
Ils nient tous les deux.
Venez voir.
Venez. Elle est en train de pleurer.
R�ponds-moi !
Elle a fini de chanter.
Apporte-moi une bouteille d'eau chaude.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Il veut de l'eau chaude.
Viens.
Brave gar�on.
Tu veux jouer avec la balle, Flike ?
Entrez.
Je paye la bonne.
Si vous voulez de l'eau chaude, engagez en une.
Le 30, je jette vos affaires sur le trottoir.
Je vous expulse.
Embrasse le b�b� pour moi.
Vous avez compris ?
Viens par l�.
Brave gar�on, Flike.
Maudites fourmis !
Des fourmis partout.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - O� est le thermom�tre ?
Sur la commode.
Je dois le remettre � sa place. Sinon elle va m'engueuler.
Approche, s'il te plait.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Jette un oeil.
Qu'est-ce que je dois faire ?
Regarde ma gorge et dis-moi si tu vois une pellicule blanche.
Elle est grande.
Il y a une pellicule ?
Elle esp�re que je vais mourir, mais �a n'arrivera pas.
Porte-lui �a.
Il y a 3,000 lires.
Et qu'elle te donne un re�u.
Tr�s bien.
Mr. Umberto.
Mr. Umberto.
Elle dit que vous lui devez 15,000 et c'est tout ou rien.
Je dois y aller, sinon elle va crier.
Bonsoir.
2,500 ?
J'ai dit 2,000 hier, et c'est toujours 2,000 aujourd'hui.
2,400 ?
Ils ont une grande valeur sentimentale. Ils sont pratiquement neufs.
Je ne les ai jamais ouvert, pour ne pas les ab�mer.
Je ne vous les donne que parce que j'ai de la fi�vre.
Maria.
Ces fourmis me rendent folles.
2,000...
4,000...
5,000.
Elle aura le reste quand j'aurai touch� ma pension.
Am�ne-moi le thermom�tre. Elle a fait monter ma temp�rature.
15,000.
Pour payer mes dettes, je devrais rester un mois sans manger.
Tu as fini tes devoirs ?
Tu n'as pas eu le temps, hein ?
Certains choses arrivent, quand on ne conna�t pas sa grammaire.
Tout le monde profite des ignorants.
Il y en a d'avantage. Il faudra attendre le 27 pour le reste.
C'est ridicule. D'abord 3,000 et maintenant 2,000 de plus.
Rends-les lui. C'est tout ou rien.
Soit il me donne 15,000 lires, soit je l'expulse. Va.
Alors ?
- Bonsoir. - Bonsoir. C'est tout droit.
Excusez-moi.
Qu'est-ce que vous faites ? Par l�.
Madame est au bout du couloir.
Maria, ferme la porte !
Son fianc�.
J'�tais le seul � r�ussir dans tout Macerata.
Au revoir.
� demain.
Oui.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Oui, un rhume. 14, San Martino della Battaglia.
Troisi�me �tage.
Merci.
Qu'est-ce qui se passe ?
Entrez.
Restez l�. Je viens.
Qui est Mr. Ferrari ?
C'est moi.
Je me suis habill� pour ne pas vous faire attendre.
Pardon. Umberto Domenico Ferrari.
Spalmagulli, Armando.
Je vous en prie, entrez.
Je ferme ma valise et je suis pr�t.
Mr. Umberto, �tes-vous gravement malade ?
Oui, c'est s�rieux.
S�rieux.
- On n'y voit plus rien ici. - Tais-toi.
Tu rigoles ?
Qu'est-ce que tu regardes ?
6:30.
Viens. Brave gar�on.
S'il comprend que je m'en vais, ce sera la fin.
Assis.
Rendez-moi un service.
Jouez un peu avec le chien. Voila une balle et une baguette.
Je n'ai pas tr�s envie de jouer.
Si je lui dis au revoir, il ne me laissera pas partir.
Tr�s bien.
Vas-y.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Viens jouer avec la baguette.
- Ton amoureux est l� en bas ? - Fiche moi la paix.
Mr. Umberto.
Ne lui donne pas de lait, d'accord ?
Et fais attention � lui.
Oui, oui..
Ca va. Il joue..
S'il te pla�t, occupe-toi de lui. Je ne t'oublierai pas.
Je ne serai pas parti longtemps.
On y va, Mr. Ferrari ?
Oui.
Donnez-moi votre valise.
Elle est tr�s l�g�re. Juste un pyjama et un bout de savon.
Gardez-la, alors.
Au revoir.
Maria !
Ce type est en meilleure sant� que moi. Qu'est-ce qu'il fait ici ?
Je voudrais le garder encore un peu, qu'il puisse finir le traitement.
Tr�s bien.
Merci, ma Soeur.
Dites "ah."
Ca suffit.
Frottez ses amygdales � l'iode. Vous pourrez rentrer demain.
Excusez-moi, Docteur.
Quoi ?
J'ai aussi une douleur ici.
Quel genre de douleur ?
Rien.
Ne sentez-vous pas que vous n'avez plus de fi�vre ?
C'est une simple amygdalite.
Si vous �tiez plus jeune, je pr�coniserai l'ablation des amygdales.
Mais quel int�r�t � votre �ge ?
Vous auriez d� insister.
Mr. Umberto,
vous auriez d� insister.
J'aimerai vraiment �conomiser un peu d'argent, vous savez.
Je vous apprendrai comment les rouler pour qu'ils vous laissent rester ici.
Je n'ai besoin que d'une semaine.
Cet endroit est mieux qu'un h�tel.
Avez-vous demand� un chapelet � la nonne ?
Merci. Oh, ma Soeur-
Il est tellement gentil.
Il aimerait rester un petit peu plus.
Il a encore besoin de soins. Vous voyez comme il a l'air perdu ?
Imaginez: sa retraite ne suffit m�me pas � nourrir son chien.
Nous verrons.
Merci, ma Soeur.
Demandez-lui un chapelet.
Ma Soeur.
Pourrais-je avoir un chapelet ?
Comment vas-tu ma ch�rie ?
Je vais bien.
C'est tout ce que j'ai pu apporter.
Une banane !
Assieds-toi. Approche ce tabouret.
Je peux m'asseoir l� ?
Bien s�r. Assieds-toi.
Et Flike ? Comment va-t-il ?
Je voulais le faire monter, mais �a n'est pas autoris�.
- Il est en bas dans la cour. - Dans la cour.
Flike est dans la cour.
Fermez cette fen�tre !
Fermez-la !
Alors, c'est lui le p�re ?
Mr. Umberto,
Si vous me demandiez de le jurer, je ne pourrais pas.
Mais je sens que c'est lui.
Et lui, qu'est-ce qu'il en dit ?
Rien.
� mon retour, je le ferai parler.
Je leur parlerai � tous les deux.
M�me le petit, celui de Florence.
Les deux.
Donnez-nous en un autre, ma Soeur.
Bonjour, ma Soeur.
Votre fille ?
Excusez-moi, ma Soeur.
Comment va notre p�re ?
Il est tr�s malade.
Il a voulu m'emprunter 4,000 lire, mais je lui ai pas donn� un centime.
Tu as bien fait.
Si, elle �pouse le g�rant du cin�ma.
Comme �a elle peut y entrer � l'oeil.
J'esp�re qu'elle n'aura pas d'enfants.
Elle dit que vous devez partir parce que votre chambre va lui servir.
C'est pour �a qu'elle se marie.
Pas question.
Je paye mon loyer en retard, elle ne peut pas me jeter dehors.
Elle ne peut pas m'expulser.
Mr. Umberto, il m'attend.
Je n'irai pas � l'hospice.
R�tablissez-vous vite, Mr. Umberto.
- Dis-lui que je ne partirais pas. - Oui, je lui dirais.
Qu'elle y aille elle-m�me, � l'hospice, moi je n'irai pas !
Pendant la guerre, elle m'appelait grand-p�re.
Je lui donnais de la viande, de temps en temps.
Apr�s la guerre, elle est devenue folle.
Elle d�teste m�me mon chien.
En voyant mon chien, vous sauriez que c'est impossible de le ha�r.
Prenez soin de vous, Mr. Umberto.
Mis j'y retourne, vous savez. Je vais re-essayer.
Bonne chance.
Je viendrai vous rendre visite. Quelle est votre adresse ?
- 14 rue San Martino della Battaglia. - Vous y serez ?
- M�me la police ne m'en sortirait pas. - Exactement !
Au revoir et bonne chance.
- Excusez-moi, la bonne n'est pas l� ? - Non, mais il y a la patronne.
Qu'est-ce que vous faites ?
Je travaille.
C'est ma chambre. Je vis ici.
Qui a dit le contraire ?
Qu'�tes-vous cens� faire ici ?
Beaucoup de choses.
Excusez moi. Est-ce que la bonne est sortie avec le chien ?
Quel chien ?
Mon chien !
Je ne suis pas l� pour surveiller le chien.
Je suis enceinte. Tu comprends ?
Bonjour.
- O� est Flike ? - Je ne sais pas.
- Comment �a, tu ne sais pas ? - Je ne sais pas.
Ne m'oblige pas � crier. O� est Flike ?
Madame a ouvert la porte et il s'est enfui.
O� �tais-tu, idiote ?
Je gardais la porte ferm�e, mais elle n'arr�tait pas de l'ouvrir.
S'il lui est arriv� quoi que ce soit, je la tue.
Vite, s'il vous plait.
- Et si je renverse quelqu'un ? - Je paierai les dommages. Faites vite.
- Combien ? - 200 lires.
- Voila. - Je n'ai pas de monnaie.
Vous auriez la monnaie de 1,000 lires ?
Vous pourriez faire de la monnaie sur 1,000 lires ?
Donnez-moi ce verre.
- Celui-l� ? - Oui.
50 lires. Je vous rends 950.
- Voila. - Merci.
- Qu'est-ce que vous voulez ? - Je cherche mon chien.
Vous avez le num�ro 15.
Excusez moi. C'est ici que vous les tuez ?
Treize.
Quatorze.
Quinze.
Seize.
Quinze.
- Merci Monsieur. - Au revoir.
Oui ?
Un b�tard avec un regard intelligent.
Blanc avec des t�ches marrons.
Il s'est enfui. - Quand ?
Hier, peut-�tre avant-hier.
Que voulez-vous faire ? Vous voulez le r�cup�rer ou pas ?
- Si je le prends pas ? - Nous devrons le tuer.
- Vous le tuerez. - Filippo.
Oui, Monsieur.
Montre � ce Monsieur les chiens ramass�s ces deux derniers jours.
- Suivez-moi. - Merci.
Alors, que voulez-vous faire ?
Donc vous le tuerez ?
Nous y sommes oblig�s. Qu'en ferions nous sinon ?
- Mais 450 lires... - Suivant.
Nous avons ramass� celui-l� avant-hier, celui-ci hier.
Celui-l� avant-hier.
Celui-l� il y a dix jours.
Celui-l� hier.
Et celui-l� la veille. Attention au chariot.
Vous voyez, il n'est pas mort !
Bonjour, Mme. Malantoni. Bonjour, Monsieur.
Que me voulez-vous ?
C'est nous qui assisterons � vos fun�railles et pas l'inverse !
Vous croyez que je vous dois quelque chose ?
Pourquoi vous hurlez ?
Mis�rable ! Payez vos dettes.
Mes dettes !
Ce n'est pas pour �a que vous voulez me jeter dehors.
Demain, le gardien vous jettera dehors.
Il y a des lois, vous savez. Je paye mes dettes.
J'ai travaill� 30 ans pour le Minist�re des Travaux Publiques !
J'ai toujours pay� mes dettes.
Des dettes !
Elle ne sait m�me pas ce qu'est une facture.
J'ai sept personnes � ma charge, un peu de monnaie il vous plait.
Sept personnes � charge. Un peu de monnaie.
Merci.
Battistini.
Mon cher Ferrari, comment allez-vous ?
Couci-cou�a. Et vous ?
Je ne peux pas me plaindre. Comment �a va ?
- Vous savez. On fait aller. - Excusez moi. Je dois prendre le bus.
Je prendrai le suivant.
Mon cher Ferrari, comment allez-vous ?
J'ai des d�m�l�s avec ma logeuse.
Je suis s�r de l'emporter.
J'obtiendrai un injonction contre elle.
Je payerai 7,500 lires et je l'aurai.
Tout ce qu'il me faut c'est la moiti� de la somme.
Je dois trouver 2,000 lires.
- Vous �tes toujours � la m�me adresse ? - Oui, je n'en bougerai pas.
La propri�taire voudrait me jeter dehors tout de suite.
Vous comprenez ? 2,000 lires c'est tout -
Je suis d�sol�. Je ne veux pas rater mon bus.
Au revoir, Ferrari. Heureux de vous avoir revu.
Si vous voyez Carloni, donnez-lui mon bonjour.
- Il est mort. - Mort ?
Merci.
Madame, j'ai deux enfants.
Merci.
J'ai sept personnes � charge.
Ne bouge pas.
- Flike, que fais-tu l� ? - Commandant !
Comment allez-vous, Commandant ?
Je me demandais ce que Flike faisait l�.
Il joue. Il passe sa journ�e � jouer.
Il est si malin. Si adorable.
Il est si mignon.
- Comment allez-vous ? - Bien, merci.
- Je peux vous offrir un caf� ? - Je ne peux pas. Mon bus s'en va.
- Juste un caf�. - Non, merci. Le bus s'en va.
- Un verre. Quelque chose. - J'aimerai beaucoup, mais je ne peux pas.
- Laissez-moi au moins vous accompagner. - Bien s�r.
- Que faites-vous ces derniers temps ? - Rien.
Je suis retrait�, alors je survis. Je ne fais rien.
Vous en avez de la chance, de n'avoir rien � faire.
Vous �tes en retard, Monsieur.
Pensez-vous qu'il va y avoir la guerre ?
Qui sait ?
Nous partons.
Au revoir.
- Encore f�licitations. - F�licitations.
Merci mes ch�ris.
- Tous nos voeux, ch�rie. - Tu as promis de nous rendre visite.
- Promis. - Tu verras comme le b�b� � grandi.
Tr�s bien. Embrassez le b�b� pour moi.
- Tous no voeux. - Merci.
- Tous nos voeux. - Merci. Au revoir.
N'oublie pas demain et ne sois pas en retard.
Il ne faut pas �tre en retard.
Au revoir, ch�rie.
Au revoir.
- Paolo. - Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a, Olga ?
Ch�rie.
Faites attention.
Flike, vilain gar�on.
On s'est tous tellement inqui�t�.
Tu t'es enfui, pas vrai ?
Mangez un morceau de g�teau.
Elle veut faire un grand salon.
Mr. Umberto, mangez le g�teau.
Qu'est-ce qui ne va pas, Mr. Umberto ?
Je suis fatigu�.
D'elle ?
D'un peu tout.
Les choses sont ainsi.
C'est comme �a.
Allez-y, mangez.
O� est-ce qu'il va ?
Vous partez d�j�, Mr. Umberto ?
Oui.
O� allez-vous ?
J'ai trouv� un endroit.
Dans le coin ?
Oui.
Alors nous nous verrons de temps en temps.
Toi aussi, tu dois t'en aller.
Il y a un tas d'autres boulots � Rome.
Ne reste pas ici.
Elle me chassera � l'instant o� elle saura que je suis enceinte.
Tu ne peux pas rentrer chez toi ?
Mon p�re me casserait la figure.
Nous nous reverrons, Mr. Umberto ?
J'ai laiss� quelques petites choses dans la commode, prends-les.
Au revoir.
Au revoir.
D�barrasse-toi de celui de Florence.
Oui, Mr. Umberto.
D�sol� mais vous ne pouvez pas faire monter le chien.
- Avant 8h je peux. - Vous m'expliquez le r�glement ?
Si c'est un chien de chasse vous pouvez. Sinon, non.
Je pourrais dire que je vais � la chasse.
� quoi ?
Je pourrais dire que j'ai une arme dans ma valise.
Tr�s bien. O� descendez-vous ?
Rue Leccosa.
Vas-y.
- Toujours les m�mes sottises. - J'ai tellement sommeil le matin.
Il est petit mais il a du caract�re.
- Il ne ferait pas de mal � une mouche. - Si vous le dites.
- Combien de chiens avez-vous ? - 20 environ. Pourquoi ?
Vous les gardez ici toute la journ�e ?
Nous avons du bon air et de l'espace.
Je voudrais laisser mon chien ici. Puis-je voir o� ils dorment ?
- Ils dorment avec nous dans la maison. - Trois dorment avec moi.
Un aveugle et deux autres.
Ils se blottissent contre moi toute la nuit.
Je pars en voyage. Je voudrais le laisser ici.
Combien de temps ?
Un bon moment.
Le g�te c'est 100 lires par jour.
Le pain est cher.
Pas vrai ?
Il y a d'autres d�penses:
tripes, p�tes, sauce tomate, parce que nous leur faisons la cuisine.
Et en plus de la nourriture,
il y a le d�sinfectant et tout le reste.
Les tripes sont ch�res, le d�sinfectant et la sciure aussi.
Et nous devons manger, nous aussi.
Je voudrais vous laisser 5,000 lires.
En fait, presque 6,000.
Plus cette valise pleine de choses diverses.
Quand revenez-vous ?
Je ne sais pas. Nous verrons bien.
Vous voyez toutes ces jolies choses ?
Vous savez, certains laissent leurs chiens ici et ne reviennent jamais.
Que faites-vous dans ce cas ?
Je les chasse. Qu'est-ce que vous croyez ?
Vous leur faites faire des balades ?
Il y a un gar�on qui est pr�t � le faire, mais il veut �tre pay�.
On les garde ici.
On les entra�ne et ils s'habituent.
Non, ils ne s'habituent pas.
Non. Je ne le laisse pas ici.
Au revoir.
Plus d'argent et moins de paroles.
Vous m'avez fait perdre mon temps.
Daniela !
Maman !
- Bonjour, Daniela. - Bonjour.
Daniela, aimes-tu vraiment Flike ?
Vraiment et sinc�rement ?
Oui.
Alors tu peux l'avoir.
Oui. Et la laisse aussi.
- Mademoiselle, ce chien est � moi. - Que veux-tu dire ?
Oui, c'est le mien.
Je serai tr�s heureux que la fillette la prenne.
Qui nettoiera derri�re lui ? Les chiens sont sales.
Et devinez qui se retrouvera � faire le sale boulot ?
- Je nettoierai. - Bien s�r.
Non, sa m�re ne veut pas de chien. Viens. On y va.
Il ne cr�e jamais de probl�mes.
Il est aussi ob�issant qu'un enfant.
Vous verrez. Elle en sera contente. - Bien s�r, c'est bonne une affaire.
Mais je le lui donne pour rien. Un chien comme lui, pour rien.
Bien s�r. Et c'est pour �a que vous vous en d�barrassez.
Viens. On y va, Daniela.
Avance, esp�ce de petit morpion capricieux. Allons.
Daniela, avance.
Flike, viens ici.
Flike, viens ici.
Flike, regarde la pomme de pin.
Allons. Ici mon gar�on.
Allez. Cours.
La voila.
FIN
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