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Original subtitles

Louisiane, 1946

Minute ! Stop !

Encore un coquillage ?

Si tu avais pas claqu� notre prime dans cette folie,

tu aurais de nouvelles pompes. Et moi aussi.

Deux millions de dollars.

Il nous les faut au cent pr�s.

D�gote une seule pi�ce de 25 des Etats conf�d�r�s,

et je te b�cote en public.

- Ton bonhomme va venir, tu crois ? - Il l'a promis.

On va le rater. Impossible de faire 32 km en une heure.

Si, en courant.

Vous allez o� ?

Au seul endroit o� m�ne cette route, Port Felicity.

On est en retard. Votre guimbarde peut acc�l�rer ou pas ?

�a suffit. Merci de nous emmener, l'ami.

Cinq dollars pour vous si on arrive avant 14h.

�a marche ? Merci.

Cinq dollars pour faire 32 km en une heure.

Ah, les �trangers !

Il y a une foire.

Tu sais jongler ? On se fera un peu de bl�.

J'imite tr�s bien un acteur.

- Autant mourir de faim. - Trouve un bateau.

Prends soin du tr�sor, passe-moi �a. A tout de suite.

Sacr� beau bateau, capitaine !

On peut compter l'un sur l'autre.

Il est � vous ?

Depuis belle lurette.

�a donne quoi, la p�che � la crevette, cette saison ?

Certaines ann�es sont bonnes, d'autres, mauvaises.

Celle-ci est catastrophique.

Mince ! Vous loueriez votre bateau ?

Le louer ? Pour quoi faire ?

Mon associ� est venu jeter un �il,

il veut faire un tour dans le golfe.

On vous paierait...

50 dollars la journ�e.

Votre associ� paie 50 dollars rien que pour jeter un �il ?

Il est riche comme Cr�sus, il songe � investir dans le coin.

Mais il n'y a que du poisson, ici !

Il veut investir dans une conserverie ?

Tout d�pend si l'endroit lui pla�t.

On n'a pas de conserverie, �a serait bien.

Je perds du temps et de l'argent

� transporter ma p�che � La Nouvelle-Orl�ans.

J'aimerais le rencontrer.

Entendu, capitaine ! Entendu !

Vous auriez des transats � installer ici ?

Des transats ?

Pour d�corer, faire bonne impression.

Pas de place pour des transats sur un crevettier.

Laissez tomber.

Oh�, M. Martin !

Montez � bord !

Dites-moi si �a vous va.

C'est lui, votre associ� ?

M. Steven Martin. Et vous, c'est ?

Dominique Rigaud.

M. Rigaud, enchant�.

Ma foi, je suis ravi de cette rencontre.

C'est un tournant dans l'histoire de Port Felicity.

M�me des patelins sont devenus c�l�bres

quand un investisseur fut� a d�barqu� pour...

Stella !

Voici ma ravissante fille. Et le meilleur marin du coin.

- M. Martin. - Bonjour.

- Votre nom ? - Johnny Gambi.

- De quoi s'agit-il ? - Je leur loue le bateau.

50 dollars, rien que pour la journ�e.

Et ce monsieur veut investir.

O� sont les 50 $ ?

Sachez, mademoiselle...

On n'a pas encore parl� d'argent.

Avec ces gens-l�, demande plut�t � le voir.

Et consulte le registre du commerce.

C'est ma fille tout crach�. Elle a la t�te sur les �paules.

Elle a v�cu trois ans � Chicago.

O� sont les 50 $ ?

Vous insinuez qu'on ne les a pas ?

Tu entends ? Pile � l'heure. Vite !

Il arrive !

- C'est lui. - Il a tenu parole.

Notre investisseur se pointe.

Et il tombe � pic.

Et �a, c'est un mensonge ?

Peut-�tre m�me un gros.

On largue les amarres. Tu t'occupes de l'arri�re, bosco ?

Je m'y connais mieux en croiseur, mais bon...

O� vous avez appris tout �a, cocotte ?

J'ai �t� � rude �cole, prof.

N'essayez pas de m'amadouer.

Conduisez-moi � l'hydravion, j'ai rendez-vous.

Gambi ! Descends le fleuve, je l'am�ne � bord.

Amarre d'arri�re largu�e ! En route !

H�, l'�tranger ! O� sont mes cinq dollars ?

Quand on fait une promesse � Teche Bossier, on la tient !

O� sont mes cinq dollars ?

Mes cinq dollars ?

Au retour, je vendrai votre carcasse 10 dollars !

- Il a dit quoi ? - Il nous souhaitait bonne chance.

- M. MacDonald ? Steve Martin. - Enchant�.

- De m�me. Montez. - M. Rawlings.

- M. Rawlings. - Bonjour.

Je vous retrouve o� ?

Ici m�me. On va se balader en bateau quelques heures.

C'est parti ! Rejoignez cette embarcation !

Mon associ�, Johnny Gambi.

Bonjour, M. MacDonald.

- Mon secr�taire particulier. - Montez.

Il veille sur mes int�r�ts.

Capitaine ! Cap sur le golfe !

Votre obstination a pay� : Nous voici.

De quoi ne pouvait-on pas parler au t�l�phone ?

Vous avez de gros ennuis que nous pouvons r�soudre.

Vous croyez �a ?

Votre soci�t� p�troli�re a investi 400 000 dollars

dans une concession en mer.

Dans trois mois, vous devrez en rajouter 200 000

pour ne pas la perdre.

Vous avez aussi investi 500 000 $

pour transformer un b�timent amphibie en ponton de forage.

Plus le remorqueur et deux bateaux de sauvetage qui rouillent � quai.

- Vous m'avez laiss� faire ? - J'ai essay� de vous le dire.

Voil� exactement pourquoi les administrateurs protestent.

Ces informations confidentielles vous ont co�t� combien ?

Notre prime de d�mobilisation.

Apporte le tr�sor.

Nul n'a encore mis au point de plateforme de forage

conforme aux exigences des assureurs.

Eh bien, nous, si.

Imaginez que ce soit le fond de l'oc�an.

Voici la plateforme miracle.

Des �l�ments pr�fabriqu�s assembl�s � terre

et transport�s par p�niche.

On les d�pose au fond de l'eau

et on les fixe

au moyen de pieux.

Introduits dans les montants, comme �a,

et enfonc�s dans le sous-sol, � 3, 6, voire 10 m de profondeur.

Ce sera solide comme le roc.

La b�te noire des assureurs, c'est les temp�tes.

O� est le document ? Tenez.

Voici toutes les temp�tes dans le golfe, de 1899 � 1945.

J'ai con�u la plateforme et le derrick

pour r�sister � la plus violente.

Je dis bien la pire de toutes ces temp�tes,

et les assureurs ont valid� ces plans.

Vous avez relev� tout �a ?

Votre concession, c'est mon vieux r�ve.

Je sais que ce golfe rec�le

de quoi tarir de honte tout gisement terrestre.

On vous fait jaillir le p�trole si vous �tes partant.

Votre avis, Rawlings ?

Je ne suis certes pas � votre place,

mais si j'y �tais, j'�couterais le conseil d'administration.

J'assumerais les pertes et je serais bien plus prudent � l'avenir.

Pourquoi renoncer aux b�n�fices que je vous ferai faire ?

Des b�n�fices ?

Rawlings a �pluch� votre CV.

Le mot "b�n�fices" y brille par son absence.

Je l'avoue, j'ai parfois jou� de malchance.

Toujours sur des forages en mer.

Les �checs sont souvent tr�s formateurs.

Vous savez de quoi je parle, vous qui avez pris des risques.

Vous n'�tes pas d'accord ?

Moi, je peux me permettre d'oublier mes �checs.

La liste, Rawlings.

1938, au large du Mexique. Chou blanc.

Z�ro coop�ration de l'Etat et financement incertain.

1939, Guatemala. Chou blanc.

Il y a eu... la r�volution.

Comment forer avec une r�volution sur les bras ?

1940, Venezuela. Chou blanc.

Maintenant, je ma�trise mieux les ouragans.

Puis, vous n'avez plus s�vi, vous �tiez dans la marine.

Et pourtant, on a gagn� la guerre. Pas vrai ?

Bon, asseyez-vous et profitez du paysage.

J'ai une surprise pour vous.

- O� va-t-on ? - A 40 km en mer.

Mettez-vous � l'aise.

M. Martin ! On est l� o� vous vouliez aller !

Parfait, capitaine. Restez-y un moment.

Nous voici au c�ur de votre concession.

Mais pourquoi cet endroit ?

Venez un instant.

Regardez, vous ne voyez que de l'eau.

Mais laissez-vous emporter par votre r�ve

et vous sentirez le p�trole.

Vous le sentez ?

Vous avez plus de flair que moi.

Vous �tes rest� trop longtemps enferm�.

Il y a 20 ans, vous le sentiez parmi les bl�s de l'Oklahoma.

La seule diff�rence, c'est 15 m d'eau, dont ma plateforme viendra � bout.

On innove totalement, personne n'a jamais fait �a.

Le p�trole est l�-dessous, il nous attend !

Combien ?

Vu ce que vous avez investi, un million.

Un million de plus ?

�a repr�sente 30 puits sur la terre ferme.

Il y a deux milliards de dollars l�-dessous.

Je le dis pour votre bien : Ne faites pas �a.

Le conseil vous tient d�j� responsable de ce fiasco

et il ne vous accordera pas un dollar de plus.

- Quand commenceriez-vous ? - Demain.

Aujourd'hui !

M. MacDonald, je suis cens� veiller sur vos int�r�ts.

Pourquoi refuser de m'�couter ?

Pourquoi ne pas vous asseoir ?

Pour comprendre quelque chose au p�trole.

Vous avez entendu le boss : �vitez qu'on vous botte le train.

Vous l'aurez compris,

le conseil trouve que cette visite est une folie.

Je suis venu, car j'ai fait le m�me r�ve.

Vous disposez de 3 mois,

mais si vous �chouez, il se cherchera un nouveau pr�sident.

N'ayez crainte.

Vous avez vu quoi, la crevette dor�e ?

Non, juste du p�trole bien crasseux.

Vite, rentrons au port ! On a du boulot !

500 000 $ vous attendront d�s demain � la banque de La Nouvelle-Orl�ans.

On y sera ce soir. Battons le fer tant qu'il est chaud.

M. Martin !

Il �tait question de 50 $.

50 $ ?

Pour le bateau.

Tu as mon portefeuille ?

Il a disparu.

- Sale menteur ! - Pas de panique, on...

Un souci, Stella ?

Le rupin t'a arnaqu�e, toi aussi ?

R�pondez-lui.

Il est m�me � court d'excuses.

C'est 20 $ que je tirerai de votre carcasse !

Vous voulez l'avance en liquide ou par ch�que, Martin ?

Du liquide �viterait s�rement des frais d'h�pital.

300 $ vous suffiront d'ici demain ?

On devrait pouvoir tenir.

Alors, cinq. Un, deux, trois, quatre, cinq.

Et 50 pour vous. 10...

20... Apprenez � faire confiance. 30, 40...

M. MacDonald, sauf votre respect, je ne vous comprends pas.

Ce ne sont que des bons � rien sans le sou !

Vous n'avez jamais �t� comme eux. A baratiner pour sortir du p�trin.

A miser votre dernier sou sur un r�ve.

Je vous plains.

L'universit� ne vous a pas appris grand-chose.

Et tenez-vous bien.

C'est moi qui aurais fini par appeler ce bon � rien,

car c'est le seul dans ce pays capable de r�soudre mon probl�me.

Je le soutiens � 100 %.

- Merci, M. MacDonald. - De rien.

Je sais ce que c'est. Bonne chance.

- Bonne chance, Gambi. - On en a d�j� pas mal.

Il vous en faudra encore.

�a, c'est un mec �patant !

Juste un d�tail que tu as n�glig� et qui me turlupine.

Lequel ?

Personne n'est capable de faire �a en 3 mois.

Tu n'en sais rien, personne n'a essay�.

C'est quoi, ces bateaux ?

On dirait des navires de guerre.

On remet �a ?

- On est plus chic qu'en arrivant. - Avec nos nouvelles pompes.

Et toute la marine, bon sang !

Pas mal en 15 jours : De comiques, nous voil� commodores.

On a m�me droit au comit� d'accueil !

Faut un bateau pour partir en rep�rage.

Demande � Dominique, je m'occupe du mouillage de l'armada.

Suffit juste d'agrandir le fleuve.

Il n'est pas l�.

Curieusement, �a m'est �gal.

Il se r�serve toutes les beaut�s de la ville ?

Comment �a ?

Vous �tes la deuxi�me � sortir de cette cabine. Qui �tes-vous ?

Sa fille cadette. Francesca.

Enchant�. Je m'appelle Johnny Gambi.

Le p�trolier ! P�re m'a parl� de vous.

Si c'est en mal, ne croyez pas ces mensonges !

O� le trouver ?

Je veux relouer le bateau, en payant d'avance, cette fois.

�a s'am�liore. J'allais justement le rejoindre.

Je vous emm�ne ?

Inutile que je r�ponde.

O� allons-nous ?

A La Bonne Chance, le seul night-club potable du coin.

La Bonne Chance ?

Votre seule pr�sence en fait un club s�lect !

Sa chanson parle de quoi ?

D'amour !

La terre s'arr�te pas de tourner parce que la crevette a disparu.

J'ai neuf gosses � nourrir, plus un chien.

Comment �a, ta femme mange pas ?

C'est pas le moment de plaisanter !

- Y a plus de crevettes, j'arr�te. - Pour devenir quoi ?

Pas moine, avec neuf gosses et un chien !

- Je bosserai ailleurs. - Tu n'y penses pas vraiment.

Oh que si !

Tu mourrais si tu partais, tes racines sont ici.

On a d�j� eu des coups durs,

continue � chercher. En cherchant tous,

on trouvera la crevette dor�e. Grosse comme �a.

Non. Comme �a !

Et on s'en sortira !

Je la cherche depuis tout petit. Maintenant, je cherche du boulot.

�a suffit, Sephalu ! Tais-toi. Louis !

Deux bi�res !

Tu oses pas regarder la v�rit� en face !

Interdit de geindre, ta bi�re est sur mon compte.

Ma manche n'est plus assez longue pour noter ton compte dessus.

Ach�te-toi une nouvelle chemise et rajoute �a sur ta manche.

Plus de chemise, plus de cr�dit.

Moi aussi, je suis pauvre.

Il parle s�rieusement.

Je veux.

Mais Louis... j'ai soif !

Qui veut m'affronter dans le cercle ?

Allez, quelqu'un !

C'est le perdant qui r�gale ! Toi, �a te dit ?

Paolo, tu t'y frottes ?

Campagna ?

Antoine ! T'as envie d'essayer ?

Je crois bien que oui !

Antoine qui se bat contre Teche Bossier !

On s'amuse ?

Salut, l'�tranger ! Vous �tes de retour ?

Pour plus longtemps, cette fois, j'esp�re.

Rien de cass� ?

Vous en faites pas, on joue � un petit jeu entre amis.

Vous jouez � assommer le sh�rif ?

Il l'est qu'� mi-temps.

Le reste du temps, il bosse ici gratis pour son cousin.

Venez, p�re est l�-bas.

L'�tranger, vous allez vraiment chercher du p�trole ?

D�s l'aube !

- Vous revoil�, M. Gambi. - Bonjour, Dominique.

Je ne vous pr�sente pas Francesca.

C'est d�j� fait. Le courant est pass� imm�diatement.

�a va, cocotte ?

On vous a pr�sent� son futur mari ?

Vous ne m'avez pas parl� d'un rival.

Ici, on est fianc�s au berceau.

Je vois le genre !

On se conna�t, je vous ai pris en stop.

Ne remuons pas le pass�.

Johnny...

- M. Gambi veut louer le bateau. - M�me tarif.

Pour au moins huit jours.

Non. Notre bateau n'est pas � louer.

Enfin, Stella, 50 $ par jour...

Hors de question, m�me pour 100 $ !

Vous n'avez qu'� louer le mien. En plus, il est en meilleur �tat.

- Il a la priorit�. - Refuse, p�re !

- Pourquoi ? - Ils vont causer des ennuis.

Tout �a, c'est dans sa t�te. Pour 50 $, je cours le risque !

Je ne cherche pas la bagarre. Entendu.

Vous avez un bon bateau et un bon marin.

Je vous offre un verre !

Louis ! Trois bi�res sur ta manche !

Plus de manche.

- Qu'est-ce qu'elle a ? - Il lui faut un bon mari.

J'attends qu'elle me le demande.

Vous croyez au mariage, pas vrai ?

Pourquoi pas ? C'est chouette pour les m�mes, pas vrai ?

Trois sur ta manche.

C'est moi qui invite. Louis, tourn�e g�n�rale !

Les p�troliers ont d�barqu� !

Tu auras fini quand ?

Bient�t, pour ce bateau. O� est celui de Gambi ?

Bonne question.

Se perdre ici, faut le faire...

Il s'est peut-�tre pas perdu tout seul.

Il n'est pas tr�s tard.

Mais autant aller voir. Ciao.

Allez, �a va jaillir !

Remettez-nous �a, Louis ! A boire pour tout le monde !

T'as pas arr�t� de payer, c'est mon tour.

Louis, la tourn�e est pour moi.

Esp�ce de vieil ingrat !

J'ai une id�e : Je te bats et tu paies. �a te va ?

L'essentiel, c'est de picoler.

- Tu m'affrontes dans le cercle ? - Le cercle ?

Suis-moi.

Moi, je gagne,

toi, tu paies la tourn�e et mon honneur est sauf.

Et si je gagne, on meurt de soif ?

T'inqui�te, l'ami. J'ai la situation en main.

Tu risques de te blesser.

J'�tais pas prof de judo � l'arm�e pour rien.

O� tu veux que je le balance ?

T'es mon ami.

- T'es pr�t ? - Pr�t.

- Tu t'amuses bien ? - Je fais ami-ami.

- �a se voit. Tu as un bateau ? - Bien s�r !

Le meilleur du fleuve, le mien. Ravi de vous revoir.

On est pas f�ch�s, on joue � un petit jeu.

D�tends-toi. C'est notre 1 re soir�e en 15 jours.

Viens, que je te pr�sente aux meilleurs p�cheurs qui existent.

Et voici Francesca.

Elle a un promis, comme on dit ici,

mais je doute qu'elle l'�pouse. Venez.

Je lui ai dit qu'elle aurait du vison et un penthouse dans les nuages.

Plus haut que la statue de la Libert� !

Votre ami est fou, M. Martin.

Tu as d�j� vu un penthouse, mon ange ?

Bas les pattes !

Qu'est-ce qui te prend ? On s'amuse.

Evite-le, il te fera souffrir.

Stella, ce sont nos amis.

Parce qu'ils offrent � boire ?

Je te croyais assez malin pour y voir clair.

C'est de la poudre aux yeux, ils vous ach�tent.

Ils souillent tout,

ces types immondes, avec leur immonde argent.

S'ils restent dans notre ville, elle sera aussi r�pugnante qu'eux !

D�sol�. Comment oses-tu ?

Je sais ce que je dis.

En 3 ans, j'ai ouvert les yeux sur ces gens-l�.

Tout est bon � vendre et � acheter !

- Tais-toi. - Je refuse de me taire.

Pense ce que tu veux de moi, mais je les connais, crois-moi.

J'ai retenu la le�on.

Comment envoyer 100 $ par mois avec un salaire de secr�taire ?

Peut-�tre...

que tu me crois maintenant.

Pas si vite.

On ne veut pas d�clencher de querelle familiale.

Gambi a parl� sans r�fl�chir, il �tait juste �m�ch�.

Des paroles en l'air.

Pour lui, peut-�tre, mais pour Francesca, � votre avis ?

Elle n'a pas l'habitude d'entendre ce genre d'homme.

Je l'�loignerai d'elle, promis.

La seule solution, c'est que vous partiez.

D'autres nous remplaceront forc�ment.

Il y a du p�trole, quelqu'un l'exploitera.

Vous en doutez, mais ce sera un atout pour la ville

et pour les habitants.

Je vous en prie. Pourquoi un tel malentendu entre nous ?

Ne me touchez pas.

Ne recommencez jamais !

Quel temp�rament, la p�p�e !

Tout est pr�t ?

- Alors, mari� ? - Stop.

Je blaguais.

Bonjour !

Regarde-moi �a : Teche Bossier, magnat du p�trole !

- C'est quoi ? - Des g�ophones.

�a vaut une fortune, fais-y gaffe.

Je vais les dorloter. Comment �a marche ?

�a enregistre les vibrations du sous-sol

et on �coute � la radio. Je vous dirai.

D�marrez et suivez-nous.

On m'avait jamais donn� d'ordres sur mon bateau.

Mais quand on me paie, �a me pla�t.

Stella, c'est une mauvaise chose

de ne pas se parler entre p�re et fille.

Tu ne pensais pas ce que tu as dit

par rapport � eux et � toi.

Tu as toujours eu ce c�t� impulsif,

m�me quand tu �tais petite.

J'aimerais pouvoir retirer ce que j'ai dit.

Regarde !

Je crois que tu as eu tort.

Teche sera plus riche que nous, ce soir.

Vas-y.

Mac 1 � Big Bossier.

Vous les avez dispos�s ?

Encore plus joliment que des fleurs !

OK, parfait.

Mac 1 � Mac 2.

Ici, Mac 2.

On a fini le balisage.

Et vous ? Pr�ts � balancer les explosifs ?

Alors, � vous de jouer.

Allez-y.

Mamma mia ! Les crevettes !

Les crevettes !

Y a des crevettes dans l'eau !

Mais enfin, ils ne savent pas qu'ils tuent les crevettes ?

Apr�s la ville, ils d�truisent la baie.

Vous les massacrez !

Demi-tour, on reste pas ici ! On regagne le fleuve !

Il fait quoi, ce gugusse ?

Vire de bord et rattrape-moi ce rafiot !

En arri�re toute ! On va se faire tuer !

Vous �tes malade ou quoi ? Vous fichez tout en l'air !

Je savais pas que �a allait p�ter !

J'enregistre pas vos beuglements !

La dynamite tue les crevettes !

Elles peuvent supporter une charge 50 fois sup�rieure !

Vous me croyez assez stupide pour gober �a ?

On a d�j� du mal � gagner notre cro�te !

Quand �a se saura, vous repartirez pas vivant !

Allez, rapproche-toi ! Qu'on r�cup�re le mat�riel !

C'est ce qu'on va voir !

On veut jouer les durs avec Teche Bossier ?

�a suffit !

Rep�che-le !

Charlie !

- Tu pourras r�parer ? - C'est pas du g�teau.

On emporte tout et on se remet au boulot !

Tu as fait voler en �clats mon amiti� d'hier.

Et pas qu'un peu.

Teche, pourquoi tu les aides � dynamiter la baie ?

Moi, les aider ?

On entend plus d'explosions. Et pourquoi ?

Parce que Teche Bossier a sabot� leur mat�riel.

- Demandez-lui. - C'est vrai.

Mais ils en ont encore, ils recommenceront demain.

Les amis, Stella avait raison hier soir.

Ils sont dangereux. Ils souillent tout ce qu'ils touchent.

Retrouvons-nous chez Louis.

Faut les emp�cher de continuer !

Pourquoi t'es tremp� ?

Les bombes m'ont mis en rogne,

j'ai plong�, histoire de me calmer !

Mais je me calmerai pas. Pas avant de r�gler les comptes !

En route !

Il a arrach� les c�bles, on a d� tout interrompre.

Entrez.

Mais c'est r�par� et on r�essaie demain.

J'emporte une quarantaine de charges explosives, �a devrait...

Je vous rappelle demain soir, Mac.

Bonsoir.

Vous allez encore tuer nos crevettes.

Ces charges sont inoffensives. J'arr�terais, sinon.

Je vous en prie, dites-moi comment m'entendre avec eux.

- Me demander �a, � moi... - Faites un effort !

Vous vous en sortez parfaitement tout seul.

Vous les avez pris en tra�tre. Ils viennent vous rendre la pareille.

Votre visite m'�tonne.

Je voulais vous l'annoncer moi-m�me.

Voir quelqu'un comme vous en baver, pour une fois.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Qui vous a fait souffrir ?

Vous lui ressemblez beaucoup.

Vous ne me connaissez m�me pas.

Allez retrouver vos amis, je pr�pare le feu d'artifice.

Vous partirez dans un sale �tat.

J'ai attendu 10 ans, permettez que je reste un peu.

Merci de la visite, ce fut un plaisir.

Vous �tes pr�t � tout, ma parole.

Oui. Quand j'ai pas le choix.

�a suffit ! Restez o� vous �tes !

Personne se d�file ! On se serre les coudes !

Emp�chons-les de tuer nos crevettes !

J'ai dit de ne pas avancer !

Rien ne justifie votre venue !

On ne d�truit ni les poissons ni la ville !

Que des mensonges ! Allons-y !

Reculez, sinon le prochain b�ton atterrira parmi vous.

Vous dynamitez nos crevettes

et vous voulez faire pareil avec nous !

La m�che se consume en 20 secondes. Partez.

Personne ne bouge !

Il n'osera jamais.

15 secondes !

Le p�trole, c'est un atout pour la ville.

�a fait marcher le commerce et bosser ceux qui veulent.

Teche, ce n'est pas la bonne m�thode.

On peut agir sans violence. Partons d'ici.

10 secondes.

Si vous m'obligez � faire la guerre, j'h�siterai pas !

Vous aurez pas toujours vos explosifs !

Fichez le camp !

- Besoin d'aide ? - De ta part, c'est rat�.

Je t'ai d�j� dit de ne pas la fr�quenter.

Minute, papillon.

T'as pas � me donner d'ordres sur mon temps libre.

C'est d�j� difficile, merci de ne pas en rajouter.

Dans l'int�r�t de chacun, allez retrouver les v�tres.

Je m'en occupe.

Mon ange, apparemment, il y a de l'orage dans l'air.

Rentre chez toi, d'accord ?

Bien s�r, Johnny.

Bonne nuit.

On s'entendra � merveille si tu joues pas les tyrans.

J'ai besoin d'un chef de chantier.

Ils te lyncheront si tu continues � la voir. Va te coucher.

D�sol� de vous d�cevoir.

- Je tiens � vous remercier. - De quoi ?

D'avoir tent� de l'�loigner de ma s�ur.

Je vous l'avais promis. Mais dites-moi...

Pour qui avez-vous peur ? Pour elle ou vous ?

Sans vouloir �tre p�nible, il est 3h pass�es.

Si on se magne, on arrivera � temps pour se r�veiller.

Profitons de la fin du clair de lune.

J'en ai plein les bottes d'�tre men� � la dure.

Il nous reste deux mois, on n'a gu�re le choix.

Tu vas traumatiser les gars si tu les m�nages pas.

Que faites-vous ici sans votre arm�e ?

Je suis un homme de paix, M. Martin.

Voici M. Parker, de la Direction de la nature et de la p�che.

On arrive de Baton Rouge.

Cette ordonnance de r�f�r� a �t� rendue

pour interdire tout dynamitage. Elle annule vos autorisations.

Poissons et crevettes font partie de nos ressources naturelles.

Une enqu�te approfondie

�valuera d'�ventuels d�g�ts de votre part.

Bien s�r, cela prendra environ... deux mois.

- Vous arrivez trop tard. - Comment �a ?

J'ai boucl� le dynamitage dans la nuit.

On a trouv� un site de forage.

J'esp�re que vous nous prot�gerez aussi consciencieusement que...

Car, sauf erreur, le p�trole est aussi une ressource naturelle de cet Etat.

Tenez.

Gambi, voil� ton �quipe.

On vide d'abord le golfe pour faire tenir le derrick ?

Mais non ! Ils ont un sous-marin !

Y a des n�nettes dans ce bled ?

Salut, mes lascars.

- Mac, bonjour ! - Ravi de vous voir.

Qu'est-ce qu'on va devenir ?

Le progr�s a des inconv�nients, mon ami.

Quelle surprise ! C'est la jungle pour un gratte-papier, ici.

Si vous connaissiez mes administrateurs...

Ils disent qu'on coule la soci�t�. C'est vrai ?

Ne les croyez pas. J'ai un truc � vous montrer.

Mets-les au turbin, Gambi !

Vous vouliez du boulot, vous allez pas �tre d��us du voyage.

Bob, emm�ne-les d�poser leurs affaires.

T'es un champion, Gambi !

Vous en avez pour votre argent avec lui.

Il a fait trimer les prospecteurs jour et nuit, et c'est reparti.

R�pondez franchement.

On y arrivera en moins de 60 jours ?

Je ne le l�cherai pas, je l'aiderai jusqu'au bout.

Cette ville lui est tr�s hostile.

S'il n'y a plus de retard, si la chance lui sourit enfin

et s'il ne se tue pas et nous avec, peut-�tre.

Par ici, Gambi ! Arr�te de lambiner !

Vous voyez ?

On a un site, je vous explique ce qu'on va faire.

Gambi est tr�s sceptique.

Le mot "r�ussite" se trouve � la derni�re page du planning,

�crit noir sur blanc !

On commence par deux rotations de 12 h...

Attendez ! Filez pas, j'arrive !

Gambi ! Du nerf, acc�l�re ! Acc�l�re !

Comment �a ? J'ai turbin� toute la journ�e !

Bravo, Steve.

L'�quipe a fait un boulot du tonnerre.

J'ai h�te d'�tre au prochain conseil d'administration.

Cette fois, ils m'�couteront.

Cassons une bouteille dessus pour l'inaugurer.

Ou sur ta t�te, plut�t.

Tu as r�ussi l'impossible. On m�rite une petite f�te, non ?

Ecoute-moi bien :

L�-dessous, � plus de 2 000 m, il y a peut-�tre du p�trole.

On a 26 jours pour le savoir.

Les foreurs attendent, va les chercher.

Je f�terai �a en les faisant bosser.

Si tu soufflais quelques heures ?

Tu sais o� est la compta.

Avant de donner ta d�m, demande � quelqu'un d'amener les gars.

Je suis � deux doigts de la filer.

Vous venez, Mac ?

- Vous �tes brouill�s ? - Avec Gambi ?

Je m'inqui�terais s'il arr�tait de r�ler.

- Bon voyage. - A bient�t, Steve.

Gambi, une alerte ouragan.

�a vient de tomber.

Un ouragan ! La meilleure nouvelle depuis deux mois !

Amarrez-le bien, �a va souffler !

On part pas, prenez votre soir�e !

Et Steve ?

Seul un cataclysme nous a lib�r�s, je veux pas g�cher �a.

- Il sera � l'abri ? - Mais oui.

Et puis, essuyer une temp�te sur son joujou,

il louperait �a pour rien au monde.

Essayons de faire plus de bruit que l'ouragan !

Louis ! Je veux un whisky !

- Que dit le ciel ? - Le vent se l�vera d'ici minuit.

- Et Francesca ? - Elle n'est ni chez elle ni � bord.

Dominique ne sait pas o� elle est ?

J'ai pas demand�, je sais bien o� elle est.

Pourvu qu'on ait la plus grosse temp�te du monde.

Dis pas �a.

Et qu'elle emporte les p�troliers et tout leur attirail.

Va te noyer dans le golfe, �a co�te moins cher.

Barman, sers-nous ta plus grosse chope !

Attends !

Il en a fait une vraie tra�n�e !

Tu bois quoi ?

Johnny, attention !

Je suis ruin� ! Antoine !

Antoine, r�veille-toi ! Ils cassent tout !

Va jouer ton r�le de sh�rif. T'entends pas ce raffut ?

Y a quoi ?

T'entends pas ? Les p�troliers d�vastent mon bar.

Vite, descends arr�ter �a. Allez !

Minute, ton insigne ! Indispensable pour �tre sh�rif.

Arr�tez, le sh�rif rapplique !

�a suffit ! On en a par-dessus la t�te de vous, les p�troliers.

On est venus boire un verre et se d�tendre.

- La loi l'interdit ? - C'est eux qui ont commenc�.

Vous semez la zizanie depuis votre arriv�e.

Je vous tiens responsables de tout ce... carnage

et je vous coffre, le temps que mon cousin soit d�dommag�.

Vous nous arr�tez pour �a ?

Absolument. Sortez d'ici fissa !

Ne fais pas �a, c'est Phillipe qui a commenc�.

Ne t'en m�le pas.

Il vous a dit de sortir fissa, il perd patience.

Quel est le probl�me ?

A croire que vous �tes jamais all�s en prison !

Allez, en route !

On gagne pas � tous les coups,

l'�tranger !

Laisse-moi !

Je ne veux plus jamais te revoir. Je te d�teste.

Je vous d�teste tous !

T'en fais pas. Elle changera s�rement d'avis

et elle t'interdira de picoler avec moi.

Sur ta manche.

De Galveston � Mobile, toute la c�te est en �tat d'alerte.

Les embarcations doivent �viter la r�gion.

Les habitants s'attendent � des vents de 140 km/h.

Qu'y a-t-il ?

Rien ! Je me couche !

Il s'est pass� quelque chose ?

Je suis n�e dans cette horrible ville, voil�.

Je m'y sens comme en prison. Plut�t mourir que de rester ici !

J'en peux plus !

Tu as eu ta chance. Pourquoi pas moi ?

J'ai tent� ma chance...

Tu aurais �t� l'a�n�e, il y a 3 ans, je me serais lament�e comme toi.

Je pensais la m�me chose.

Je d�testais cordialement cette ville.

Si tu me comprends, pourquoi tu agis ainsi ?

Je ferais tout pour t'�pargner ce que j'ai endur�.

Et moi, pour m'en aller.

Je ne reproduirai pas tes erreurs.

Johnny veut m'�pouser.

Il est sinc�re ?

Ou il a dit �a en passant ?

Un homme comme lui m'avait demand� ma main,

mais en fait, ce n'�tait qu'un mensonge de plus.

Je sais ce que c'est de craquer pour un homme si diff�rent.

Ce qu'on ressent sous son regard.

Sous ses caresses.

Mais justement, je sais ce que �a fait de perdre ses illusions.

Ne cours pas le risque, reste ici.

C'est trop tard.

Comment �a ?

Je les d�teste.

Je d�teste Phillipe et Teche.

Je les d�teste tous. Et je le leur ai dit.

O� tu vas ?

Vous �tes dou�e pour naviguer,

pas pour choisir le moment de sortir en mer.

- Un grain se pr�pare. - Je sais.

Je craignais de ne pas pouvoir regagner le port.

Vous acceptez que je reste ?

Naturellement.

On monte par l�.

Vous ne me croirez pas apr�s tout ce que j'ai dit et fait,

mais je suis ravie que l'ouragan m'oblige � venir.

C'est plus qu'un simple boulot pour vous.

Absolument.

C'est mon �uvre.

Pourvu qu'elle r�siste � l'ouragan, comme je l'ai promis.

C'est possible ?

Je vous le dirai apr�s.

J'esp�re essuyer la plus forte temp�te de toute l'histoire,

car j'ai plac� la barre extr�mement haut.

Pourquoi vous faites �a ? Pour l'argent ?

- Pas vraiment. - Alors pourquoi ?

C'est une sorte de d�fi.

Nul ne s'�tait attaqu� � cet endroit du monde avant moi

et du coup, je...

Savez-vous...

comment le p�trole s'est form�, il y a des millions d'ann�es ?

Il s'est form� � partir d'organismes qui sont morts dans le sol.

Si j'arrive � atteindre ces profondeurs

et � recueillir le fruit de ces millions d'ann�es

pour le mettre au service du pr�sent et de l'avenir,

j'aurai r�ussi quelque chose.

Dans un sens, toutes ces �poques ne feront plus qu'une.

Vous voyez ?

Vous pouvez...

me raconter la suite autour d'un caf� ?

Mais y en a pas.

Je parle de l'histoire, pas du caf�. Venez.

Il est serr�.

Je vous ai dit la raison de ma venue,

si vous me disiez la v�tre ?

Je serai franche.

Comment vous convaincre de virer Johnny Gambi ?

Comment me...

- Pourquoi ? - Francesca est amoureuse de lui.

Et c'est si dramatique que �a ?

- Il bosse bien, il gagne gros... - C'est un don Juan !

Il fait des promesses en l'air.

Vous �tes d�sempar�e.

Visiblement, on vous a fait de vaines promesses,

mais tout le monde n'est pas ainsi.

- Je ne parlais pas de moi. - Moi, si.

Regardez-vous. Vous essayez de jouer les affranchies,

en vain. Vous ignorez qui vous �tes !

Taisez-vous !

Vous vous d�truisez � force de ha�r tout le monde.

Cessez de vous battre contre vous-m�me.

Je ne veux plus �tre d�sempar�e.

M�me si je savais comment �a finirait entre nous.

Je me r�p�tais que je venais pour Fran, mais c'�tait faux.

Je voulais juste la m�me chose qu'elle.

O� tu �tais pass� ?

Le temps que je me retourne pour te causer, tu avais fil�.

Je suis all� quelque part.

De la dynamite ? Pas de �a � bord !

J'en peux plus, je vais faire p�ter leur machin.

Tu es fou.

Je te demande seulement de m'emmener l�-bas.

Demain, tout le monde pensera que c'est l'ouragan.

Tu as abus� du whisky.

- Aucun rapport. - Tu es furax d'avoir perdu Francesca.

Qu'il la garde ! Qu'est-ce qui t'arrive ?

Tu voulais les faire sauter et l�, tu laisses tomber.

Ils ont fait de toi un l�che !

Dis pas �a.

D�gage, trouillard ! J'irai tout seul !

Tu es ivre et tu es un imb�cile.

Tu as gagn�, je t'emm�ne. Pas parce que tu m'as trait� de l�che.

Mais parce que tu es mon ami.

Je largue les amarres et on en finit avec �a.

OK, c'est parti.

Quitte � faire cette folie, d�p�che-toi !

La temp�te se d�cha�ne.

Je monte voir si tout va bien. Attendez-moi ici.

Phillipe !

Steve !

Tous les moyens sont bons pour tuer !

J'en ai vu de belles,

mais votre num�ro de ce soir bat tous les records !

O� est Stella ? Elle n'a pas dormi � la maison.

Et le bateau n'est plus l�.

O� est-elle ?

Aucune id�e. Dominique...

Phillipe... est mort.

Phillipe ?

Il avait r�cup�r� de la dynamite.

Il voulait faire sauter leur satan�e installation.

J'ai essay� de l'en dissuader,

mais il �tait so�l.

J'ai pass� la nuit � le chercher dans la temp�te.

Je deviens fou, Dominique.

�a ne serait jamais arriv� sans ces gens-l�.

Il pensait bien faire.

Il voulait la dynamiter pour nous.

Pour nous tous.

Et puis, la temp�te s'est lev�e.

J'aurais d� m'en douter.

J'aurais d� m'en douter.

O� est Stella ? Que se passe-t-il ?

Elle est l�, qu'elle ne m'approche plus.

Vous ne reculez devant rien !

Je porterais volontiers plainte contre la ville.

Que faisais-tu avec lui ?

Je suis all�e le voir.

Tu n'es plus des n�tres.

Tu as peut-�tre raison.

- F�licitations. - Merci.

Combien, l'ardoise ?

500 $.

Y en avait pas pour 500 $ dans ce rade.

J'ai donn� un gros pourboire.

On a pass� une soir�e sensass.

La temp�te a cass� quoi ?

La plateforme a tenu bon et vous attend.

Vous vous �tes bien repos�s, j'esp�re, car c'�tait la derni�re fois.

On commence � forer illico.

- Tu fais toujours tr�s fort ! - En route.

La machine n'appr�cie pas.

Trop de poids au tr�pan et rythme trop rapide.

Continue comme �a.

Vu la vitesse, si on perce une poche de gaz sous pression, �-Dieu-vat !

Pas le temps de ralentir.

Tu auras l'�ternit� devant toi en cas d'�ruption.

Ce sera pire si on trouve rien d'ici 8 jours.

M�me poids, m�me vitesse.

C'est toi qui devras te justifier si la plateforme est fichue.

Exact. Continue comme �a. Je vais dormir.

S'il se bile pas, moi non plus.

Lui, il donne les ordres, nous, on les ex�cute.

Dis-moi, tu veux bien me remplacer ? Je dois aller � terre.

- D�fier seul la Bonne Chance ? - J'y mets plus un pied.

Martin m'a � l'�il depuis 15 jours...

et je dois m'�clipser ce soir.

�a te rapporte 20 $.

Quel argument convaincant ! File.

Je guetterai d'ici les coups de fusil de beau-papa !

- Y a quoi ? - Du calme, tout doux.

- Je devais r�ver. - Je sais.

�a m'arrive souvent, ces temps-ci.

- Quel bon vent vous am�ne ? - C'est aussi mon �uvre.

Comment �a va ?

Au poil !

On est arriv�s � 2 400 m.

On avance de 30 m par jour.

Venez, je vous montre les �chantillons.

- Steve, �coutez... - Quoi ?

Rien.

Vous semblez fatigu�.

Vous aussi. Qu'y a-t-il ?

On a eu un conseil d'administration.

Il ne reste plus qu'une semaine, ils redoutent des p�nalit�s de retard.

On n'aura pas de p�nalit�s � payer.

Le p�trole jaillira d'ici 8 jours.

Ils n'y croient pas.

Contre mon avis, ils ont d�cid� de tout arr�ter demain.

Vous n'avez plus d'argent.

Vous �tes le pr�sident, ils ont le droit ?

Je suis le pr�sident responsable de pertes colossales.

J'ignore si on s'en remettra.

Mais je ne regrette rien.

Si on �tait tous frileux, adieu le p�trole.

Vous croyez en nous, pouvez-vous nous financer ?

Je vous finance depuis le d�but.

La soci�t� avait refus�.

J'ai mis tout mon argent l�-dedans.

Je suis d�sol�, Mac.

Ne vous inqui�tez pas.

J'ai d�j� fait faillite.

Mais �a co�te plus cher qu'avant.

On a tout donn�.

C'est l'essentiel.

En cas d'alarme, regagnez votre poste

Eruption !

On a un afflux d'eau sal�e !

Tout le monde au puits !

Augmentez le poids de boue ! D�p�chez ! C'est s�rieux !

Activez les pompes ! Du nerf !

�a a commenc� quand ?

A l'instant. Les gars v�rifient la boue.

Faut arr�ter la machine !

Ouvre l'autre, je m'en occupe.

On n'aura pas un poids suffisant !

Sors-moi �a. Faut lancer le dispositif de s�curit�.

Actionne l'obturateur !

Vas-y !

- Y a quoi ? - C'est bloqu�, j'y arrive pas !

On va utiliser l'autre commande !

Venez ! Rappliquez, les gars !

Grouillez, on y va !

Aide-moi !

O� est Gambi ?

- O� il est ? - Il est all� en ville, cette nuit.

C'est bon, les gars.

Je crois qu'on a r�ussi.

J'ai du pain sur la planche, l�.

Merci de ce que vous venez d'accomplir.

D�sol� que mes administrateurs aient rat� �a,

ils font s�rement la grasse matin�e.

Eux aussi se sont surpass�s hier.

Ils nous ont coup� les vivres.

Ils doutent qu'on trouve du p�trole.

Du calme ! Silence !

Mac a fait le maximum. Il nous soutient depuis le d�but

et c'est lui qui porte le chapeau.

Mais le bail n'expire que dans une semaine

et je vous demande de me faire confiance.

Certains ont s�rement laiss� des plumes dans ce genre d'aventure.

Moi, oui. Et Mac, �norm�ment.

Alors je vous fais une bonne vieille promesse :

200 $ de prime pour tous, si on trouve du p�trole ! �a vous va ?

On prend des risques et pas eux ?

Ils ont d�j� investi 2 millions l�-dedans !

Je te suivrais si j'�tais s�r qu'il y ait du p�trole.

Mais mon instinct me dit que non.

L�-dessous, y a de quoi faire fonctionner tout l'univers !

D�sol�, Steve,

je peux pas. Ma famille attend mon salaire chaque semaine.

C'est cuit, Steve.

�a ne fait rien, les gars.

On comprend.

T'as choisi le bon moment pour te tirer,

mais t'aurais pas d� revenir.

J'avais raison. Y a eu un accident.

- Pourquoi t'es parti ? - J'avais rendez-vous.

�a te pendait au nez.

On risquait un accident et t'es pas rest� ?

�a aussi, tu l'as cherch�.

T'as jamais pig� que pour moi, c'est pas la qu�te du Graal,

mais un gagne-pain !

Tu brusques les gars et le mat�riel,

mais avec moi, �a marche pas !

- Pourquoi t'es parti ? - J'avais rancard.

Je me suis mari� !

Embarquez-le et d�guerpissez.

Tous !

D�sol�, Steve.

- On r�ussira la prochaine fois. - Des clous !

J'irai jusqu'au bout, m�me tout seul.

Comment �a, tout seul ?

On s'en va, la soci�t� a ferm� le robinet.

- Bosser gratis, sans fa�on. - Il l'a demand� ?

Pour une semaine. Il nous a fait le coup de la prime.

- Fallait dire oui. - Quoi ?

Il est capable d'y arriver,

de trouver du p�trole tout seul.

Et je refuse d'�tre le dindon de la farce !

On a travaill� comme des for�ats, on m�rite notre heure de gloire !

Tu crois vraiment qu'il a une chance ?

Les �chantillons sont prometteurs.

Les gars...

J'augmente la prime : 300 $ chacun.

Une semaine de salaire, vous la grillez en une partie de d�s !

Moi, je reste ! Qui d'autre ?

Si toi, tu le soutiens malgr� tout, pourquoi pas moi.

Tiens, �a me rappelle que tu me dois 20 $ !

Je reste pour palper.

Et vous autres ?

Une semaine, c'est pas la mort !

Parfait, mettons-nous au boulot !

Para�t que tu recrutes ! Faut trimer

pour des cacahu�tes !

Exact !

On est partants ! On est les moins chers !

On est pris ?

Allez, les gars ! Nettoyez-moi ce chantier !

- Besoin de bras ? - La direction sera d'accord ?

Non, bien s�r, c'est ce qui fait tout le charme.

Je vous embauche.

Gambi, je te passe le relais, je r�cup�re des outils.

Le temps que tu reviennes, le forage aura repris.

- Je suis pas dou� pour m'excuser... - Tu l'as �pous�e ?

- Mais oui ! - Calme-toi.

Je pensais jamais dire �a : Je suis mordu et c'est bath.

Mais tu sais pas ce que c'est.

Peut-�tre bien que si !

A tout de suite.

Stella, j'h�site. Et si je renon�ais ?

C'est trop tard. Papa n'a pas le droit de g�cher ta vie.

Il acceptera peut-�tre mon mariage.

Impossible de le savoir. Tu dois t'en aller, vite !

�a alors ! Pour une surprise, �a en a �t� une !

- F�licitations. - Merci.

C'est le d�but du rapprochement entre les p�troliers et cette ville.

Au contraire, c'est pire qu'avant.

P�re veut faire annuler le mariage, il m'envoie en voyage demain.

Alors, je vous demande de m'aider...

� rejoindre Johnny.

C'est une id�e de votre s�ur ?

C'est la seule solution.

Je n'ai nulle part o� aller.

D'accord, montez.

Asseyez-vous l�.

En route.

Restez l�, je vous le trouve.

O� est Gambi ?

Dans le bac � boue. Y a une vanne d'admission bouch�e.

- Alors ? - J'esp�rais que tu voies �a.

- Des crevettes ! - Elles bouchent les vannes.

Et certains se plaignent de pas en trouver...

Y en a beaucoup ?

Non, mais �a pullule sous la plateforme.

Depuis trois nuits. L'�quipe de jour a jamais eu ce probl�me.

Je pensais la m�me chose.

Les p�cheurs le savent ?

�a permettrait de briser la glace.

Un p�trolier leur apprendre � p�cher la crevette ?

C'est assez tendu comme �a.

En parlant de briser la glace,

j'ai ton cadeau de mariage.

Un cadeau original : Ton �pouse. Je vous laisse ma cabine.

C'est vrai ?

Je l'ai enlev�e. Elle est sur le bateau.

Je te revaudrai �a.

Ma ch�rie !

Viens voir notre chez-nous.

C'est historique : La 1 re lune de miel sur la 1 re plateforme en mer.

Ecoutez-moi, mes amis.

Vous tous, �coutez-moi.

Vous savez tous que depuis le d�but des incidents,

j'ai voulu pr�server la paix.

J'ai toujours employ� des moyens l�gaux et honn�tes.

Mais ce soir, c'est fini.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ils m'ont vol� Francesca.

Je n'avais plus qu'elle. Mes deux filles m'ont trahi.

Ma famille a disparu.

Et ce qui m'est arriv� arrivera � d'autres.

Sauf si toute la ville se mobilise, chaque homme, chaque bateau,

pour ramener Francesca, pour leur rabattre le caquet.

Julian, tu as quatre filles.

Pense � elles !

Maurice, Evangeline a 18 ans.

On est avec toi.

On attend quoi ? Ils ont tu� le poisson ! Ils nous d�pouilleront !

La ville doit faire front.

Pr�venez tout le monde. Prenez des armes.

Chaque homme, chaque bateau !

Tu as renonc� � te battre, Teche ?

Les n�tres se comportent comme des enfants,

la violence ne fera qu'envenimer les probl�mes.

Toi et moi l'avons compris.

Je ne pense plus aux probl�mes, je ne pense qu'� Phillipe.

Voil� pourquoi j'ai renonc�.

Alors dans l'int�r�t de la ville, va pr�venir Steve.

Moi aller les voir ? Ils me jetteront aux poissons.

Tu pourrais arr�ter cette folie. Je sais une chose :

Steve Martin est g�n�reux si on joue franc-jeu.

Vous pourriez �tre amis.

Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?

Il l'a toujours dit. Il ne t'a pas fait arr�ter, pourquoi ?

Parce qu'il ne pense qu'au p�trole.

Parce qu'il ne veut pas que vous soyez ennemis.

Regarde ce que la haine a apport� � Phillipe, aux va-t-en-guerre.

Regarde ce qu'elle t'a apport�. Va le voir.

Montre-lui que toi, tu sais faire la part des choses.

Tu as montr� l'exemple.

Entendu, je vais le pr�venir. Et je lui parlerai aussi de Phillipe.

Et toi ?

Je l'aime, Teche.

Tu sais...

je ne crois pas que je t'�pouserai.

Mes gosses seront des p�cheurs,

pas des p�troliers.

T'as un ami qui veut te causer.

Remplace-moi.

- Vous allez avoir des ennuis. - Qu'avez-vous encore maniganc� ?

Je n'y suis pour rien, je viens juste vous pr�venir.

C'est � cause de Francesca.

Dominique va d�barquer avec toute la ville.

Vous feriez mieux de d�guerpir.

Et vous venez m'avertir ?

Naturellement. Ils sont comme des enfants.

Stella et moi, on est fut�s, on fait la part des choses.

Elle sait que vous �tes l� ?

Oui. Elle m'a parl� de cette fameuse nuit.

J'en doute pas !

Vous insinuez quoi ?

Elle ignorait tout de notre projet.

Pas le temps de r�vasser, le rupin.

Vous feriez mieux de d�guerpir fissa !

Suivez-moi, je veux vous demander votre avis.

Allez !

Tout le monde en route !

On a un souci avec les pompes, je vous montre.

Tenez. Vous en avez d�j� vu ?

C'est quoi ?

Vous �tes fou ? C'est une crevette dor�e !

Une crevette dor�e. Comment s'en d�barrasser ?

Quoi ? Mais qu'est-ce que vous racontez ?

�a fait des ann�es qu'on en cherche.

On n'a jamais r�ussi � mettre la main dessus.

Ce serait pratique pour nous.

Toutes les nuits, elles bouchent les vannes d'admission.

Bien s�r, le jour, ce serait plus grave.

Mais elles ne viennent que la nuit, pas le jour.

Vous savez tout. Si vous pouviez m'aider...

Quel nigaud, ce p�trolier !

Ils arrivent en force !

Appelons �a notre cort�ge de mariage.

Ils sont comme fous.

Vous voil� dans de beaux draps.

Et si toi et moi, on partait ?

�a calmerait le jeu, Steve.

Ne te tracasse pas. Surtout, restez l�.

Restez l�.

Mac ! Rassemblez tous les gars ici !

Johnny ! Tu rel�veras la passerelle.

Et fais surveiller les deux escaliers.

Quoi qu'il arrive, continue � forer.

Je descends leur parler.

Vite, les gars, d�p�chez ! Allez l�-haut !

Rel�ve la passerelle !

Vite, montez !

C'est bon, rel�ve-la !

Partez, Rigaud ! Vous �tes sur une propri�t� priv�e !

Rendez-moi Francesca et on s'en ira.

Sinon on mettra cette plateforme en pi�ces pour la r�cup�rer.

Elle restera ici et nous aussi.

Vous disiez vouloir la paix.

Je veux ma fille.

Elle est en s�curit� ici, aux c�t�s de son mari.

Ce mariage sera annul�.

Il a �t� c�l�br� et c'est un mariage heureux.

Rendez-nous Francesca !

Vous avez eu des coups durs, mais on ne vous veut aucun mal !

On devrait �tre amis, Dominique ! On fait le m�me genre de m�tier !

Vous cherchez quelque chose ici et moi, autre chose, voil� tout !

Voil� tout.

Tous ensemble, vous me mettrez au ch�mage,

mais ce qui compte, c'est le p�trole sous l'eau !

Et tout le monde en a besoin ! Vous aussi !

Sans p�trole, notre pays s'arr�terait !

Et mourrait lentement.

Et vous mourriez aussi.

Peu importe ce que vous me ferez,

nul ne peut arr�ter le progr�s.

Continuez � forer ! Vous avez entendu Steve !

On verra des centaines de...

des centaines de plateformes dans tout le golfe !

Sortez la tige ! �a va jaillir !

Gare !

Ce sera le plus grand champ de p�trole au monde !

Du p�trole !

�a y est !

Steve, vise-moi �a !

�a y est !

Heureusement qu'il y a un p�cheur malin par ici.

Teche Bossier vous apprendra � p�cher la crevette dor�e !

Accompagnez-moi ce soir, je vous montrerai.

Elles sont des millions ! Tout le monde en aura.

Mais seul Teche Bossier les a trouv�es.

P�re !

Je promets de la rendre heureuse.

Vous avez trouv� du p�trole au fond de l'eau.

Et aussi des amis, j'esp�re.

H�, le rupin !

Grouillez-vous ! Stella est partie attendre le bus.

Comme je veux plus l'�pouser, elle a fait sa valise.

Ma camionnette est l�.

Voil� la cl�.

D�p�chez avant que je change d'avis.

Vous avez un point de chute ou vous voulez une id�e ?

Je n'ai nulle part o� aller.

Bien s�r que si.

Et tout ira mieux cette fois, promis.

Montez.

Adaptation : Claudia Faes

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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