All language subtitles for The.Lady.Vanishes.1938.MULTi.1080p.BluRay.x264-FiDELiO

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Original subtitles

- De quoi s'agit-il donc, Charters ? - Pas la moindre idée !

Mesdames et messieurs le train est bloqué et si vous voulez rester dans mon hôtel…

vous devez vous enregistrer immédiatement.

Pourquoi le disait-il en langue étrangère ?

Comment allez-vous mesdames ? Quelle joie de vous revoir !

Vous n'avez pas changé du tout.

Toujours aussi mal rasé.

Vos chambres, j'ai gardé. Rien n'est changé.

Je ne vous attendais pas si tôt.

Nos jambes ont flanché. Nous sommes rentrées en charrette.

Les caravanes de touristes viennent ici maintenant ?

L'avale-lunch !

- Avale-lunch ? - "Avalanche", Boris.

Au printemps nous avons beaucoup d'avale-lunch. Train plouf dans neige !

Même les trains disparaissent sous les avalanches.

Mais nous devons partir demain. Combien de temps pour le dégager ?

Train, demain part ! Vous, bonne chance avez !

Mauvais vent pas bon pour personne.

Au fait, nous sommes affamées.

Servez-nous le dîner dans nos chambres.

- Je pourrais manger un cheval. - Ne lui donne pas d'idées !

Du poulet et un magnum de champagne, Boris.

Tant pis pour votre dictateur ! Nous faisons la bombe.

Pendant ce temps, nous séchons sur pied !

- Un pays de 3ème ordre, bien sûr… - Qui sont-elles ?

Probablement Américaines, le tout-puissant dollar.

Quelle plaie d'avoir raté ce train à Budapest.

Mais s vous n'aviez pas attendu debout la fin de leur hymne…

C'est un usage respectable. Mais j'ignorais qu'il dure 20 minutes…

La Rhapsodie Hongroise est-elle bien leur hymne national ?

- Nous étions les seuls debout. - C'est vrai.

On peut encore arriver à temps.

J'en doute, rappelez-vous le journal. "L'Angleterre au bord de l'abîme…"

Sensationnalisme journalistique. Britannia en a vu d'autres !

Je suis inquiet…

… et il faudra encore attendre une correspondance à Bâle.

- C'est vrai. - Quelqu'un peut sûrement nous aider.

Sauriez-vous l'heure à laquelle le train de Londres quitte Bâle ?

Il ne parle pas anglais.

- Voilà. Il quitte Bâle à 21 h 20. - 21 h 20, ça fait…

Il reste deux chambres pour une personne et une chambre pour deux personnes.

- Deux chambres séparées. - Bien Monsieur.

- Vous pouviez demander mon avis. - Une chambre commune ici…

Vous étiez moins difficile, l'automne dernier à Paris…

En 1937, avec l'Exposition, il fallait être accommodant.

J'ai compris, merci !

Une chambre avec bain, face à la montagne !

- Et une douche. - Chaude et froide.

Il nous reste seulement une chambre de bonne !

- Quoi ! - Désolé !

Tout l'hôtel est bondé.

Mais enfin ! Deux dans une chambre de bonne ?

La bonne je ferai partir !

Heureusement ! Comment dites-vous ?

J'aime mieux dormir dans le train.

Choper train, impossible !

Ah bon, "chauffer" !

Bon, d'accord.

Une condition encore : la bonne ses toilettes reprendre doit

Anna !

Bonne fille. Je ne veux pas la perdre.

Allons nous changer.

Primitif, leur humour !

C'est gênant, l'histoire de la chambre et de la fille.

Il en faudrait une chacun.

Moi, Iris Matilda Henderson, célibataire sans attaches…

déclare solennellement renoncer à mon passé virginal

Jeudi prochain, saine de corps et d'esprit, je prendrais le voile et la fleur d'oranger…

et le nom de Lady Charles Fotheringail.

- Fais-lui plutôt changer son nom ! - Je n'aime que sa moustache.

Tu es cynique, moi je l'aime bien.

Comme moi j'aime bien les lapins.

Rudolph, aide-moi à descendre.

- As-tu entendu parler d'amour ? - Ça se portait jadis.

Le tapis rouge est déjà posé devant l'église…

Papa brûle d'avoir des armoiries sur les confitures qu'il fabrique.

À Iris et au joyeux passé qu'elle quitte !

Et au coureur de dot à sang bleu qui l'attend à Londres !

Au coureur de dot !

Je ne regrette rien. J'ai tout vu et tout fait.

J'ai mangé du caviar à Cannes,

joué au baccarat à Biarritz… et joué aux fléchettes avec le pasteur.

Il ne reste que le mariage.

Allons, Charters, du cran !

Entrez.

- Vous comprenez ? - Moi oui : dites-lui que ça suffit.

Non… non. Changez-vous… dehors.

- Elle ne comprend pas ! - Sortons.

- Ça a un mois ! - Et pas de radio, bien sûr, ici !

C'est terrible, d'être sans contacts quand l'heure est grave.

On demande M. Seltzer de Londres ? Ne quittez pas, je vais le chercher.

Londres !

Vas-y !

Vous êtes à Londres ? Non, je ne suis pas M. Seltzer mais M. Charters.

Vous ne me connaissez pas. On le cherche.

Dites-moi… que se passe-t-il en Angleterre ?

La tempête souffle ? Non… Je parlais du test match à Manchester.

Il s'agit du cricket, voyons !

Si vous êtes en Angleterre, vous ne pouvez pas ignorer cela !

Il ne sait pas ! Renseignez-vous alors !

Il y en a pour une seconde ! Si vous ne voulez pas, vous ne voulez pas !

C'est un âne bâté !

Voilà enfin Londres, M. Seltzer.

Merci, garçon.

Deux bons steaks grillés, hein ?

- Excellent ! À point - Saignant, pour moi.

Il m'ennuie à rabâcher ainsi.

Il dit que l'hôtel est envahi et qu'il ne reste rien à manger.

Rien à manger ! et ils espèrent nous faire coucher, le ventre vide…

dans le lit de la bonne ! Charmant ! Quelle organisation !

J'ai faim. Je comprends qu'ils fassent des révolutions, ici !

Il reste du fromage. Ce n'est pas un steak, mais c'est riche en vitamines.

Ils n'ont pas l'habitude d'avoir autant de clients.

Bandrika est une région ignorée de l'Europe.

Peut-être parce qu'il n'y a rien à voir !

Je la connais bien. Je suis triste de devoir quitter le pays.

- Après vous, le fromage ! - Bien sûr. Vous rentrez en Angleterre ?

Demain. Mes élèves ont grandi. Je suis gouvernante.

En 6 ans, j'ai appris à aimer ce pays.

Surtout les montagnes. Je pense à elles comme à de bons voisins.

Papa-montagne et maman-montagne, en bonnets de neige.

Leurs neveux et nièces, avec des bonnets plus petits.

Et enfin les bébés-coteaux, sans bonnet de neige.

Mon imagination, bien entendu…

Je les observe de ma fenêtre, à chaque nuit claire.

La lune sera claire, ce soir. Vous entendez cette musique ?

Tout le monde chante ici. Ce sont de grands enfants heureux.

Avec de la musique dans leur cœur.

Vous oubliez la politique de ce pays !

Ne jugez jamais un pays sur sa politique.

Nous autres, Anglais, sommes fair-play, de nature… vous m'excusez ?

Drôle de femme !

- Un peu bizarre, oui. - Au bout de 6 ans, nous aussi le serions.

Je ne pense pas. Elle a été gentille, pour le fromage.

Elle a fini les pickles.

Bonne nuit, Iris. Une sérénade !

Rien ne me réveillera, cette nuit !

- Un tremblement de terre ? - Ça n'expliquerait pas la musique.

- Qu'est-ce qu'ils fabriquent ? - Je vais le savoir, très vite.

Un pays de musique, hein ?

Le pauvre chanteur, dehors, qui doit lutter contre ça !

Boris ? C'est Melle Henderson.

Quelqu'un là-haut fait joujou avec un éléphant.

Renvoyez l'un ou l'autre. Je veux dormir.

C'est réglé.

Il y a des gens qui ne pensent pas à leurs voisins.

Ça complique bien la vie.

Vous prenez le train de demain matin ?

Alors j'espère vous revoir. Dans des conditions plus calmes.

Tout de suite ça j'arrange !

Vous avez intérêt !

Ne bougeons plus !

Sortez !

Veuillez vous arrêter.

On se plaint dans tout l'hôtel. Trop de bruit vous faites.

- Trop de quoi ? - De bruit.

Vous osez appeler "bruit"… la musique qui…

servait à vos ancêtres à célébrer les mariages ?

La danse du mariage de vos parents !

Si vous avez un père, bien sûr.

Vous êtes le Directeur ?

La crasse ne me fait pas peur, qui se plaint ?

La jeune Anglaise à l'étage au dessous !

Dites à votre jeune Anglaise que je travaille pour l'Humanité !

Je retrouve les vieilles danses d'Europe !

Allez ! Débarrassez le plancher !

La reine de Saba, c'est ? Il m'a demandé !

- Chassez-le ! - Impossible !

Vous êtes sûr ?

Oublié j'avais !

Dame allemande chambre louée et payée a !

Jeune homme ? il faut le chasser ! Elle m'a donné ordre !

Ça suffira ?

Il ne recommencera pas de sitôt !

Il n'est question que de base-ball ! C'est un jeu d'enfants !

Pas un mot sur le cricket !

Ces Américains ignorent toute hiérarchie des valeurs !

Entrez.

On n'est pas chez soi ! Je vais fermer à clé.

Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?

- Vous reconnaissez l'air ? - Voulez-vous bien sortir ?

C'est même mieux que chez moi ! C'est tout à fait acceptable !

Que faites-vous ? Partez !

Vous voulez me tenir ça ?

- De quel côté dormez-vous ? - Je vais vous jeter dehors !

Alors je dormirais au milieu.

C'est malin de corrompre le Directeur !

Œil pour œil et brosse pour dent.

- Vous êtes un être répugnant ! - Vous pouvez dormir dans le couloir.

Je ne vous le conseille pas. Je dirai que vous m'avez invité.

Et je dis bien à tout le monde : j'ai une voix qui porte loin.

Sortez de là !

Quand vous aurez payé le Directeur pour qu'il me reloge.

Sortez !

Boris ? Pour cette chambre… Je pourrais changer d'avis. Je…

Faites donc monter mes affaires là-haut. Vous voulez bien ?

Vous êtes un personnage répugnant !

Vous n'êtes pas mal non plus, dans le genre !

Sauf retard d'ici Bâle, nous verrons le dernier jour du match.

Espérons un temps comme ça à Manchester. Parfait pour le cricket.

Dépêchez-vous ou nous n'aurons pas un compartiment à nous.

Vous y tenez ?

Encore temps de changer d'avis !

Envoie donc à Charles un message "Meilleurs vœux et adieu" !

Dans 8 jours on me remettra à mon mari devant un autel…

ça ne m'ennuie pas du tout.

Bonjour. Vous n'auriez pas vu mon petit sac noir brillant ?

Non bien sûr… Le voilà.

Son pince-nez.

Vous avez perdu vos lunettes.

- Tu es blessée ? - Je ne sais pas. C'était quoi ?

Votre gare de fous a failli coûter la vie à mon amie !

Qu'allez-vous faire ?

Il ne peut plus retarder le train.

Ça ira je t'assure.

- Tu es sûre ? - Ne vous en faites pas…

Je veillerai sur elle. Quelle négligence !

- Tu es sûre que ça va ? - Envoie-nous le Times.

- Et raconte nous tout. - Soigne toi bien.

Ça va aller. Ne vous inquiétez de rien.

Un peu d'eau de Cologne ?

- Vous allez mieux ? - Oui, merci.

Je vais vous apporter une bonne tasse de thé fort.

Non, je préfère aller au wagon-restaurant.

Je vous accompagne, si ça ne vous ennuie pas.

Pardon. Désolée.

On reconnaît tout de suite un couple en voyage de noces.

- Pourquoi as-tu fait ça ? - Inutile de nous afficher.

On croirait que l'Ordre des Avocats te suit à la piste.

Un seul suffirait.

Tu avais même pris le mendiant de Damas pour un avocat déguisé !

Je lui ai simplement trouvé un visage distingué de juge.

Et tu t'es dépêché de le fuir !

Non ! Je cherchais la rue dite "droite" !

Tu étais moins prudent, au début !

Et moi ? Robert croit que je suis en croisière avec maman !

Quand on a mal au cœur, il faut s'asseoir au centre du wagon…

dans le sens de la marche.

Une théière pour deux.

Une petite minute

Qu'ils se servent de ceci. Je n'en bois pas d'autre.

Et que l'eau soit bien bouillante surtout !

Une petite manie. Mes chers parents que j'ai la joie d'avoir encore…

en bonne santé, ne boivent que ce thé-là. Je fais comme eux.

1 million de mexicains en boivent. L'étiquette le dit, du moins.

Vous êtes très gentille de m'aider.

On ne nous a pas présentées.

Je m'appelle Iris Henderson, Je rentre pour me marier.

Comme c'est merveilleux ! J'espère que vous serez heureuse !

Vous aurez des enfants ?

Les enfants, ça change tout. C'est aux enfants que je dois…

d'être restée si jeune. Je suis gouvernante. Je m'appelle Froy.

- Vous avez dit Freud ? - Non. O-Y, pas E-U-D. Froy.

Désolé, je n'avais pas entendu.

Froy… ça rime avec joie.

Merci. Réservez-nous deux places pour le déjeuner.

Aucun doute : sans la gaffe de l'arbitre il battrait encore !

- Je ne comprends pas bien ? - Je l'ai vu. J'ai tout vu.

Voici Hammond, voici le bowler, voici l'arbitre.

- Du sucre ? - Deux s'il vous plait.

Tiens ! pas de sucre.

Regardez bien ! Grimmett vient de bowler et…

Voulez-vous me passer le sucre ?

Le sucre, s'il vous plait.

Merci beaucoup.

À votre place je dormirais un peu. Vous vous sentirez très bien, après.

Il y a un double acrostiche passionnant dans mon journal.

J'y travaillerai pendant que vous dormez.

Des réservations pour le déjeuner ?

- Madame a réservé pour le déjeuner ? - Mon amie a pris deux tickets.

Avez-vous vu mon amie ?

Mon amie anglaise ?

La signora inglese. The English lady.

Il n'y avait pas de dame anglaise.

Quoi ?

Il n'y avait pas de dame anglaise ici.

Mais si ! Elle était dans ce coin.

Vous l'avez vue vous, elle était à côté de vous.

Je suis allée au wagon-restaurant avec elle !

- Et elle est revenu avec moi. - Vous êtes partie et revenue seule.

Vous ne comprenez pas.

Je parle de la dame qui m'a soignée quand je me suis évanouie.

Ça vous a troublé l'esprit !

Je suis peut-être idiote mais je ne trouve pas ça drôle.

- Vous m'avez servi le thé. - Oui, Madame.

- Avez-vous vu la dame qui était avec moi ? - Vous étiez seule !

Il doit se tromper.

Bien sûr ! La dame anglaise a commandé et payé le thé.

Vous avez payé.

Il dit de regarder l'addition.

Elle vous a donné un paquet de thé spécial !

Je n'ai pas reçu de thé spécial.

- Mais vous l'avez préparé ! - Pardon, l'addition. Thé pour un !

C'est faux !

- Si madame veut vérifier… - Non, c'est absurde.

Avez-vous vu passer une dame ?

Cette bonne vieille bêcheuse ! Si j'avais su que vous partiez…

je serais resté à l'hôtel ! Une dame ? non. Pourquoi ?

Vous ne savez même pas ce que c'est, une dame !

- Vous vous sentez mal ? - C'est votre pipe !

Et vous devriez jeter vos vieilles chaussettes…

Asseyez-vous. Qu'est-ce qui ne va pas ?

- J'ai eu un choc à la tête. - Quand, en bas âge ?

- À la gare ! - Désolé ! Je peux vous aider ?

Oui. En partant.

Mon père m'a appris à ne pas quitter une femme en peine.

Il était allé jusqu'à épouser ma mère !

Vous aviez vu une femme en tweed, à l'hôtel ?

J'en ai vu une. Sans tweed !

Elle était dans mon wagon et elle a disparu.

Elle est dans le train alors : on ne s'est pas arrêté !

- Je le sais bien ! - Personne ne dit le contraire !

- Justement si ! - Qui ?

Les voyageurs du compartiment et le serveur !

- Ils disent ne l'avoir jamais vue. - Tous ? - Tous !

- Vous parliez d'un choc à la tête… - Que voulez-vous dire ?

Ce n'est rien. Vous parlez leur langue ?

Ils ont dû croire que vous cherchiez à les taper.

Allons leur faire sortir ça de la tête. N'y voyez aucune allusion !

En voilà un : le petit brun !

Excusez-moi, mais il y a un malentendu. Cette dame a perdu son amie.

Ce monsieur me l'expliquait justement. Très intéressant !

Nous devrions nous présenter mutuellement.

Je suis Italien. Ma femme, mon enfant.

Beau garçon ! Quel âge ?

Classe 34 !

La baronne Athona.

J'ai fait la connaissance de votre mari au Festival Folklorique.

Le Ministre de la Propagande.

Je suis le Dr Egon Hartz de Prague. Vous me connaissez peut-être ?

- Le spécialiste du cerveau ? - Lui-même.

Vous avez opéré un de nos ministres récemment.

- Oui. - Avez-vous trouvé quelque chose ?

- Légère confusion cérébrale. - C'est mieux que rien.

J'ai un cas similaire à la prochaine gare. Mais plus grave.

Je dois l'opérer ce soir même à l'Hôpital National.

Fracture crânienne compliquée d'adhérences. Vous me suivez ?

- Oui : coup de bambou sur le citron. - Vous n'auriez pas vu mon amie ?

- Malheureusement non. - Je vais en parler à la baronne.

- Que disent-ils ? - Ils ne l'ont jamais vue.

Mais elle était assise là !

- Pouvez-vous la décrire ? - C'est difficile.

- D'âge moyen. Très banale. - Comment était-elle habillée ?

Tweed chiné beige et brun, poches appliquées…

chapeau bleu, chaussures marron, chemisier en tussor…

avec un bleu différent et une pochette bleue.

Vous êtes allées prendre le thé ensemble ?

Vous avez dû rencontrer quelqu'un…

C'est possible… Mais je ne me souviens plus.

Oui ! Un Anglais nous a passé le sucre ! Allons le chercher !

Je peux vous accompagner ? Cela me passionne !

On ne va pas le crier sur les toits, mais vous, d'accord.

Une minute, en passant devant ce compartiment…

Melle Froy est entrée là. Il y a un couple ici.

Si quelqu'un l'a vue…

je ferai fouiller tout le train.

- Je peux vous aider ? - C'est bien lui.

Vous avez vu cette personne passer avec un dame anglaise ?

Je crains que non.

Mais elle a failli tomber sur vous !

Vous n'avez pas pu oublier ! C'est très important.

Je la retrouverai !

J'arrêterai le train, s'il le faut.

Caldicott, c'est Charters. Je peux entrer ?

La fille de l'hôtel fait toute une histoire.

- Elle a perdu son amie. - Elle n'est pas ici…

Elle parle d'arrêter le train.

Si nous ratons le train à Bâle, nous manquerons le match !

- C'est très grave. - Cachons-nous ici.

Je ne me rappelle rien du tout ! Vous faites erreur !

Allons chercher l'autre bonhomme.

- À qui parlais tu ? - À personne ! Des gens qui discutaient.

- C'est lui ! - Vous pouvez peut-être nous aider.

Je prenais le thé, il y a une heure…

avec une dame anglaise. Vous l'avez bien vue ?

Euh… c'est-à-dire Je parlais avec mon ami…

Vous étiez à la table voisine. Elle vous a demandé le sucre !

- Le sucre ? En effet ! - Alors vous l'avez vue !

Mais nous étions plongé dans une discussion à propos de cricket.

Comment peut-on oublier les gens pour une chose comme le cricket ?

Si vous le prenez ainsi, nous n'avons plus rien à nous dire !

"Une chose comme le cricket" !

Il fallait lui dire qu'on cherche une balle de cricket perdue.

Mais il a parlé à Melle Froy ! Il y a bien une explication !

En effet !

Excusez-moi, je me trompe peut-être

Sous l'effet d'un choc, on peut voir des mirages…

- Je vois. Vous ne me croyez pas. - Ce n'est pas la question.

Un simple coup peut produire son effet sur une personne sensible.

Je me rappelle tout ! Même son nom : Melle Froy !

Il serait intéressant…

de remonter à la source de l'hallucination.

- Hallucination ? - Melle Froy n'existe pas.

- Un pur concept subjectif. - Hier soir, à l'hôtel…

- Votre imagination ! - Et pour son nom ?

Le nom est un souvenir de quelques lectures.

N'ayez pas peur. Détendez-vous.

Merci beaucoup.

C'est ici que je prends ma malade en charge.

Excusez-moi.

Très intéressant !

On s'arrête.

C'est le 1er arrêt ? Alors elle est dans le train.

Surveillez ce quai. Je vais regarder de l'autre côté.

Très intéressant.

Elle était vêtue comment ?

- Tweed beige ! - Je savais que ça ressemblait au porridge.

C'est long de divorcer ?

Désolé, je n'écoutais pas.

C'est long de divorcer ?

Ça dépend… Pourquoi ?

Pour savoir quand nous ferons notre voyage de noces…

officiellement.

C'est difficile. Les tribunaux sont surchargés.

Nous, avocats, ne nous en plaignons pas.

J'ai même de bonnes chances d'être bientôt nommé juge.

- Sauf incident fâcheux. - Un divorce, par exemple ?

Au début tu disais que peu t'importaient les conséquences !

Mets-toi à ma place. La Loi doit être comme la femme de César.

Même quand la Loi vient de faire une fugue avec la femme de César ?

C'est pour ça que tu cours comme un lapin terrifié…

- et que tu as menti tout à l'heure ? - J'ai menti ?

Je t'ai entendu mentir aux gens dans le couloir.

Je ne veux pas être mêlé à une enquête.

Une enquête ? Pour une femme qu'on ne retrouve pas ?

Si la femme a disparu…

Nous devenons des témoins essentiels !

Les journaux risquent de citer nos deux noms ensemble !

Qui sait où ça peut nous mener !

Qui sait, en effet…

- Personne ? - Personne.

Je n'ai vu passer sur le quai que deux épluchures d'orange.

Melle Froy existe ! Elle est aussi concrète que vous !

C'est ce que vous dites et ce que vous croyez…

… mais vous semblez être la seule à l'avoir vue…

Je l'ai vue aussi.

Une petite femme en tweed chiné ?

Avec une veste trois-quart ?

Je l'ai aperçue avec vous, tout à l'heure.

Je le savais ! Mais votre mari ?

Il n'avait pas remarqué. Moi, si.

Le vainqueur ! À l'ouvrage. Vous en témoignerez ?

Bien sûr, si ça peut vous aider.

Ma malade est dans le train. Des complications passionnantes !

Cette dame a vu Melle Froy !

Je vais faire fouiller le train.

Il faudra trouver une autre théorie, docteur.

Ma théorie est excellente ! Les faits étaient faux.

Je vous souhaite de retrouver la dame.

Je suis à votre disposition.

Je te signale que j'ai dit avoir vu l'Anglaise disparue.

- Tu es devenue folle ? - Au contraire, je suis allée les voir.

Que veux-tu dire ?

S'il y a scandale, il y aura divorce et tu seras contraint…

à ton vif regret, de te conduire en gentleman.

Tu oublies un détail essentiel, Margaret…

Ton mari divorcerait, sans aucun doute.

Ma femme, elle, ne divorcera en aucun cas !

Fantastique ou pas, fouillez !

On vous cherche. Votre amie est revenue !

Revenue ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Elle vous expliquera.

La crise est résolue. Allons-y.

Melle Froy.

Ce n'est pas Melle Froy !

- Non ? - Non !

- Êtes-vous Melle Froy ? - Non, je suis Madame Kummer.

Elle dit qu'elle vous a soutenue après votre accident.

Vous cherchiez une Anglaise. La baronne n'a pas pensé à Mme Kummer.

Mais ce n'est pas elle. C'était Melle Froy.

- Tweed chiné, pochette bleue… - Tout est pareil, mais ce n'est pas elle !

Où avez-vous connu Melle Froy ?

Hier, à l'hôtel.

Elle était vêtue ainsi ?

Je m'excuse, vous avez bien vu Melle Froy.

Mais pas dans ce train ! Dans votre subconscient…

vous avez fait un transfert de Mme Kummer à Melle Froy.

Impossible ! Je lui ai parlé, ici !

Une femme dit l'avoir vue.

Si Mme Kummer veut bien…

- Est-ce la femme que vous avez vue ? - Absolument pas, hein ?

Si, c'est elle.

Vous êtes sûre ?

- Absolument. - Ce n'est pas elle ! Ce n'est pas elle !

Désolé de vous avoir dérangé.

Tu ne dis rien ?

- Tu pourrais triompher ! - Pourquoi ?

Tu l'as fait pour sauver ta propre peau.

Elle a menti, je l'ai vu. Ils mentent, tous ! Mais pourquoi ?

Asseyez-vous et calmez-vous !

Croyez-vous à cette substitution d'un visage à l'autre ?

Elle gagnerait à toute substitution.

Melle Froy était dans le train ! Rien ne me convaincra du contraire.

Vous me suivez comme un caniche.

Un chien de garde à belle âme !

Le docteur a raison ! Je n'ai pas vu Melle Froy dans le train !

- J'en suis sûre ! - Je suis bien content.

Il faut tout oublier, maintenant.

Laissez-moi vous guider et ça ira.

Un petit tour au wagon-restaurant ?

Si vous voulez.

Un peu d'air ?

- Vous pourrez manger ? - Je vais essayer.

Parfait ! Demain tout ira bien !

Je l'espère ! Pour accueillir mon fiancé…

Je me marie jeudi.

Ce n'est pas un mirage ?

Vous m'en voudrez si je parle la bouche pleine ?

Si vous devez…

Ma jeunesse vous intéresse ? Guère.

Puisque vous insistez, commençons par mon père.

C'est surprenant comme les grands hommes parlent de leur père

- Que prenez-vous ? - Un peu de thé.

Mon père était un personnage haut en couleurs.

Il avait une passion pour devinez quoi ?

Le thé Harriman.

- Non. Pour le scotch. - 1 million de Mexicains en usent.

- Lui n'en usait pas. - Melle Froy en avait donné un paquet au garçon.

- Un paquet de quoi ? - De thé Harriman.

C'était le seul qu'elle aimait.

Vous deviez ne plus y penser.

- Mais je suis sûre que c'est vrai. - Vous deviez ou pas ?

Vous avez raison. Votre père ?

- Mon père était très remarquable. - Il jouait de la clarinette ?

Sans arrêt. Il ne s'arrêtait que contraint et forcé.

J'ai dû hériter de son amour pour la musique.

Mon seul héritage.

Vous êtes très séduisante.

On parlait de vous.

- Je vous plais ? - Guère.

J'ai payé ses dettes et suis parti en voyage avant qu'on encaisse les chèques.

Je prépare un livre sur les danses folkloriques.

- Voulez-vous en acheter un exemplaire ? - J'aimerais.

- Quand sortira-t-il ? - Dans 4 ans.

- C'est long. - Le livre est long.

Je vais vous dire ce qui me fascine en vous.

Vous avez deux qualités que j'admirais chez papa.

Aucune éducation et vous voyez des choses.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Regardez !

- Disparu ! - Qu'est-ce qui a disparu ?

Le nom de Melle Froy sur la vitre !

Vous l'avez vu ! Elle est dans le train !

Calmez-vous.

Il faut la retrouver. Il lui est arrivé quelque chose.

Écoutez tous. Il y a une femme dans ce train…

vous avez dû la voir. On la cache.

Je vous en supplie, arrêtez le train.

Aidez moi. Aidez moi à l'arrêter !

Il sera trop tard, sans ça !

Vous me croyez folle, mais je ne le suis pas !

Laissez-moi.

Dix minutes de retard à cause de cette imbécile.

Elle nous ferait rater le match !

- On ne pourrait pas… - Quoi ?

- Lui dire qu'on ne disparaît pas comme ça. - Mais si.

Quoi ?

Elle a disparu.

- Qui ? - La vieille dame.

- Mais comment a-t-elle pu ? - Quoi ?

- Disparaître. - Je ne sais pas.

Justement : c'est impossible.

- Si : aux Indes - Quoi ?

Le coup de la corde.

En photo ça ne rend rien.

Dans une 1/2 h nous serons à Morsken, tout près de la frontière.

J'y conduit ma malade à l'hôpital.

Si vous venez avec moi, vous pourrez pour vous y reposer.

Vous avez besoin de calme et de repos.

Désolée, il n'y a rien à faire.

- Pouvons nous faire quelque chose ? - Si, trouver Melle Froy.

Si elle ne se repose pas, je ne réponds de rien.

Persuadez-la de venir avec moi. Elle vous aime bien.

Elle m'aime comme de la strychnine.

Enrobée de sucre, ça passera.

Quel train cosmopolite ! Des gens de tous les pays !

J'ai vu un million de Mexicains dedans !

Repensez à ce que vous a dit le Docteur Hartz.

Vous voulez vous changer les idées ?

- Pourquoi ce mystère ? - Vous aviez raison.

Melle Froy est dans le train. Je viens de voir son paquet de thé.

Ils l'ont jeté par la fenêtre avec les ordures.

- Un peu tard ! Elle est peut-être morte ! - Morte ou vivante…

Rien n'a la variété de l'été anglais. Quand il pleut…

On va explorer le train. Il y a vraiment du louche dans l'air.

Une réserve de malles pour assassins !

Qu'est-ce que c'est ?

- Il n'y a que nous. - Vite. Dépêchons-nous.

Melle Froy transformée par une sorcière !

Cœur sans courage onques ne trouve vieille dame.

Que savez-vous d'elle, au fait ?

Rien. Une gouvernante qui rentre.

Il y a peut-être quelque chose là-bas.

Notre ami italien !

- Sa carte de visite. Vous voyez ! - Qu'est-ce qu'ils disent ?

Le grand Doppo, magicien et illusionniste.

Il apparaîtra dans les principales villes. Son numéro sensationnel :

La Dame qui disparaît.

C'est peut-être l'explication.

- Il s'exerçait peut-être sur Melle Froy ? - Ce ne serait pas un coup de publicité ?

Ça n'explique ni la baronne ni Madame Kummer.

- Quelle est votre théorie ? - Je ne sais pas.

- Où êtes-vous ? - Ici. Et ça sent le camphre.

- Je ne vous vois pas. - Je suis quelque part.

- Me voilà. Où êtes-vous ? - Je ne sais pas.

C'est ce qui arrive si on oublie de dire Abracadabra.

- Venez et asseyez-vous ici. - Qu'est-ce que c'est que ça ?

Dans le monde de la magie ça s'appelle une boîte à disparaître.

- Vous entrez et vous disparaissez. - Me voilà prévenue.

- Que pouvez-vous me dire de votre théorie ? - Ma théorie ?

Ma théorie, c'est qu'on perd pied.

Merci. Un peu de tabac de Sherlock Holmes peut aider.

Une dame disparaît et tous ceux qui l'ont vue disent qu'elle n'était pas là.

Juste ?

Nous savons qu'elle existait. Donc ils l'ont vue. Donc ils ont menti.

- Pourquoi ? - Je ne sais pas. Je ne suis que Watson.

Ils ont peur d'une enquête…

parce que Melle Froy est encore dans le train.

- Je vous l'ai dit. - Exact.

Vous avez mérité un cigare trichonopale.

Il faut se déguiser et chercher.

En quoi ?

- En vieux gentleman anglais. - On vous reconnaît.

Vous avez raison.

Mes petits enfants, avouez ! Qui a volé Melle Froy ?

Ces lunettes… donnez-les moi !

- Les lunettes de Melle Froy ! - Êtes-vous sûre ?

Elle avait les mêmes ! Cerclées d'or. Où les avez-vous trouvées ?

- Par terre. Et le verre est cassé. - Probablement dans la bagarre.

Ramassons les verres.

Vous rendez-vous compte qu'il s'agit de la première preuve tangible ?

Donnez-moi ces lunettes. Elles sont à moi.

Les vôtres ? En êtes-vous sûr ?

Un bien grand nez pour de si petits verres !

C'est le pince-nez de Melle Froy ! Elle était ici !

Ne jouez pas à l'arbitre !

Ça ne m'aide pas.

Il a un couteau !

Enlevez le lui avant qu'il s'en serve !

Je n'y arrive pas.

Bien joué !

Je sais comment ça marche ! Sortez de là !

Vous pensez qu'il est KO ? Cachons-le quelque part !

Je vais voir ce qu'il y a par là. Vite avant qu'il ne revienne à lui !

C'est vide. Mettons-le dedans.

De l'ail ! ça va passer !

On va le ficeler.

Enfin ! Nous savons que Melle Froy était dans le train…

et que notre ami Doppo est dans le coup.

Ça le retiendra !

Alors, cette preuve !

- Preuve ? - Le pince-nez !

C'est vous qui l'avez !

C'est lui qui l'a !

Il n'est plus là.

Encore un double fond !

C'est un contorsionniste.

Il va prévenir le reste de la bande.

Il nous faut des alliés.

- À qui faire confiance ? - C'est le problème.

- Au Docteur Hartz ? - Oui, vous avez raison.

Allons lui donner les symptômes !

C'est là.

Il n'est pas là.

- Je viens d'avoir une idée idiote. - J'en suis sûre.

Si la patiente était Melle Froy ?

Elle n'a été embarquée qu'après la disparition de Melle Froy.

Vous voyez bien que c'est une idée idiote. Allons chercher le docteur.

- Non, une minute ! - Qu'y a-t-il ?

Cette nonne…

Pourquoi porte-t-elle des talons hauts ?

Vous avez vu Mme Kummer monter dans le train ?

Non.

On a pu enlever et cacher Melle Froy dans le wagon à bagages.

Au premier arrêt on fait monter la malade qui est Madame Kummer…

Mme Kummer devient Melle Froy…

et Melle Froy devient ça…

Mais pourquoi se donner ce mal pour une bonne d'enfants ?

Elle n'est peut-être pas bonne d'enfants du tout…

Poursuivons nos investigations.

On veut regarder votre malade.

Surveillez la nonne.

Que faites-vous là ?

Pourquoi êtes-vous ici ?

C'est un accident grave ! Vous n'avez rien à faire ici.

Défaites ces pansements. Je veux voir le visage du malade.

Ce n'est plus un visage !

C'est de la chair à vif ! Il a perdu beaucoup de sang…

Seule une transfusion peut le sauver.

Vous voulez que je tue mon malade ?

- C'est bien votre malade ? - Nous croyons que c'est Melle Froy.

Où avez-vous trouvé une idée aussi folle ?

- Elle est sourde et muette. - Mais elle peut lire sur les lèvres.

Possible. Allons au wagon-restaurant, si vous préférez.

Je vous rejoins. Je m'occupe de mon malade d'abord.

Comment voulez-vous que je sache qui les a mis au courant ?

- Je ne la savais pas Anglaise ! - Qu'est-ce que ça change ?

Je vais commander 3 verres, au wagon-restaurant.

Pour moi ce sera de la Chartreuse.

Un des garçons travaille pour nous. Écoutez bien…

La revoilà.

Elle a l'air de récupérer. Un coup de chance !

- Je vous écoute maintenant. - Vous avez vu votre malade ?

Non. J'ai été simplement alerté par télégramme.

- C'est peut-être Melle Froy. - Une substitution est possible.

Vous pensez que quelqu'un a…

Chartreuse verte, pour moi Vous prenez quelque chose ?

- Un double cognac - Et vous ?

- Rien, merci. - Ça vous ferait du bien.

Vous êtes très fatiguée, ça vous stimulera.

- Alors, un petit cognac. - 2 cognac et une chartreuse.

Que savez-vous de la bonne sœur ?

Simplement qu'elle habite près du lieu de l'accident.

C'est curieux qu'elle porte des talons hauts.

Très étrange.

C'est un complot !

Ils nient avoir vu Miss Froy or ils l'ont vue.

Dans le wagon à bagages…

La voilà qui repart !

Encore une scène et plus question d'arriver à temps pour le match.

Alors Doppo est arrivé…

et s'est emparé du pince-nez.

J'ai attaqué. Ça a fait une jolie bagarre.

- Une bagarre ? - On l'a assommé.

- Il s'est vite rétabli. - Oui, mais ce n'est que du bluff.

Que ferait-il dans ce complot ? C'est un pauvre type…

C'est un simple voyageur.

C'est un artiste en tournée à Bandrika.

Le mari de la Baronne est Ministre de la Propagande.

Un mot de la baronne peut faire annuler tous ses contrats.

Je vois.

Les garçons obéissent ou vont s'aligner contre un poteau.

Mais les deux Anglais aussi ont nié l'avoir vue.

"N'escaladez jamais une barrière sur laquelle vous pouvez vous asseoir" dit le Foreign Office.

Mais qui peut en vouloir à la vieille dame ?

Je ne sais pas. Mais elle était dans le train. Et maintenant…

partie.

Le train entier serait contre nous.

Qu'allons nous faire ?

Dans ce cas, je rends le risque d'examiner mon malade.

Un instant ! N'attirons pas l'attention !

Buvez, ça vous raffermira les nerfs.

À la vôtre, et que nos éventuels ennemis…

perdent conscience de ce qui les attend !

Venez vite !

Allons-y, videz votre verre.

Attendez-moi là.

- Pas de problème ? - Aucun.

Mais ils ont remarqué vos talons hauts.

Mais peu importe.

Dans 3 minutes nous serons à Morsken.

Un voyage mouvementé.

Alors ?

C'est bien Melle Froy.

Elle sera descendue à Morsken dans 3 minutes.

On l'y transportera à l'hôpital et on l'opérera.

L'opération ne réussira, hélas, pas.

J'aurais dû vous dire que c'est moi qui opérerai.

Je suis du "complot".

Vous êtes un couple charmant…

Ne cherchez pas un moyen de vous sortir de ce mauvais pas.

Votre alcool contenait, hélas, de l'hydrocine.

C'est une drogue peu connue…

qui paralyse le cerveau et rend sa victime inconsciente…

pendant une longue période.

Si on force la dose, elle engendre la folie.

Votre dose n'était pas trop forte.

Vous allez bientôt rejoindre votre amie.

Je suis désolé de recourir à des moyens aussi mélodramatiques…

mais vous étiez trop touche-à-tout.

Vous étiez évanouie ?

Il y a une femme qu'on va assassiner…

Agissons avant que la drogue fasse son effet.

Il paraît qu'il faut résister à l'envie de dormir.

Oui, allons-y.

C'est verrouillé.

Là, on nous verrait.

- Vous risquez de tomber ! - Mais non ! C'est la porte à côté !

Faites n'importe quoi !

Marchez sur la tête, mais ne dormez pas !

Allez-y. N'ayez pas peur. C'est bien Melle Froy.

Vous n'avez pas été drogués.

Je n'ai pas mis la drogue dans vos verres.

Qui êtes-vous ?

Dépêchez-vous si vous voulez la sauver !

Hartz va revenir. Et alors ?

Il faudrait l'immobiliser jusqu'à la frontière.

La frontière n'est qu'à quelques kilomètres après la gare.

Voilà Morsken ! C'est fini ?

Allons-y Melle Froy.

Ça suffit, vous n'êtes pas droguée.

- Melle Froy, ça va ? - Très bien, merci, merci beaucoup.

Attention.

Prête ?

Oui.

- Ça va Melle Froy ? - Bien, merci.

C'est comme à l'heure de pointe dans le métro !

On ralentit.

Je suis désolé que vous ayez fait un voyage aussi inconfortable Melle Froy.

Retournez dans le train.

J'espère que tout ira bien.

Nous sommes arrêtés bien longtemps.

L'ambulance est partie. Le train va démarrer.

Dans quelques minutes nous aurons passé la frontière.

J'étais bien payée et j'ai fait du sale travail pour vous.

Mais ça c'est un assassinat. Et elle est Anglaise !

- Vous êtes d'ici. - Je suis Anglaise de naissance !

Vous êtes un boucher au sang froid !

Votre petite diversion nous oblige à en enlever deux de plus.

Vous ne pouvez pas faire çà.

Nous ne pouvons plus laisser vivre des gens dont nous doutons !

- Vous n'oserez pas. J'en sais trop. - Justement.

On a dû passer la frontière.

Vous pouvez sortir Melle Froy.

Quel désagréable voyage !

On vous donnera une place de choix…

mais expliquez-nous de quoi il s'agit.

Ce cri ?

- Un sifflet de train. - C'est une femme.

Soyez prudent.

Ils nous ont eus ! Nous sommes sur une voie secondaire.

Qui êtes-vous ? Pourquoi se donne-t-on tout ce mal pour vous ?

Je n'en ai pas la moindre idée. Je suis bonne d'enfants !

Il y a une affreuse confusion !

Pourquoi ne nous dites-vous pas la vérité ?

Après nous avoir entraînés la-dedans, faites-nous confiance !

Je ne sais vraiment pas…

- Y a-t-il quelqu'un d'autre ? - Il y a notre wagon et le restaurant…

mais il n'y a plus personne maintenant.

Et l'heure du thé ? Allons y faire un tour.

Venez. On sera plus fort réunis.

Tiens voilà la bonne vieille.

Bien sûr ! Beaucoup de bruit pour rien.

Veuillez m'écouter tous.

On a tenté d'enlever cette dame.

Il y a de fortes chances pour qu'on essaie encore.

Qu'est-ce qu'il radote encore ?

Regardez dehors ! Le train est détourné sur une voie secondaire.

C'est absurde ! Enlèvements et détournements de train !

C'est la vérité !

Vous nous avez assez ennuyés avec vos histoires ridicules !

Vous êtes en train de bowler dans la mauvaise direction, vous !

- Ça n'arrive pas ces choses-là. - Nous ne sommes pas en Angleterre…

- Je ne vois pas la différence. - Nous nous arrêtons.

Ces voitures sont là pour enlever Miss Froy.

Stupide !

Je vois deux personnes.

Les autos sont venues les chercher.

Alors pourquoi avoir tronçonné le train ?

Tronçonné ?

Il n'y a plus de wagons, après le wagon-lit.

Nos bagages sont dans la voiture de 1ère.

Il n'y en a plus. Vous voulez voir ?

Si c'est une plaisanterie, je ne la trouve pas drôle.

Apportez du cognac.

Il y aurait donc du vrai dans cette histoire ?

On ne ficelle pas une nonne pour passer le temps…

Quelqu'un vient.

On ne peut rien nous faire ! Nous sommes sujets britanniques !

Je vous présente toutes nos excuses.

Il s'est passé un incident grave…

on a voulu inquiéter les passagers du train.

Les autorités l'ont su.

Si vous voulez bien m'accompagner à Morsken.

Je préviendrai l'Ambassade Britannique.

Les voitures vous attendent.

Heureusement vous parlez anglais.

- Je suis passé par Oxford. - Moi aussi. Quelle année ?

Cette femme essaie de dire quelque chose…

que je ne comprends pas mais qui a l'air important.

- Si vous… - Certainement.

- Qu'est-ce qui vous prend ? - J'étais à Cambridge.

Mais vous l'avez entendu.

C'est elle que j'écoutais : C'est un piège qu'on nous tend.

Son explication me satisfait !

Ça suffit pour amener une guerre.

Je vais leur présenter nos excuses.

Vous aviez raison.

Ça m'a l'air sérieux.

Ils ne peuvent rien faire. Ce serait une affaire internationale.

Ça s'est déjà vu.

S'ils entrent ils nous tueront tous, maintenant.

- Rendez-vous ! - Pas question.

- Si vous approchez, je tire ! - Je vous aurai prévenu.

Abritez-vous, ça va commencer.

- Je n'aime pas ça. - Combien de munitions ?

Ça ne manque pas.

Je ne me battrai pas ! C'est de la folie !

C'est plus sûr de protester !

Ils vont essayer de nous encercler.

Vous avez un comportement de fous !

Nous n'avons pas une chance de nous en sortir !

Vous avez entendu ce que la Mère Supérieure vous a dit.

Si nous nous rendons, nous sommes perdus.

Plus question de voir le match !

Donnez-le moi. Donnez-le moi.

- Qu'y a-t-il ? - Il ne veut pas utiliser son arme.

Je ne veux pas ! Je ne crois pas à la guerre !

Pacifiste ? Les 1ers chrétiens ont essayé. On les a jetés aux lions.

Je n'ai pas peur de m'en servir.

Je m'en servirai mieux que vous, sans doute. J'ai déjà gagné une boîte de cigares.

Il exagère, mais c'est un bon tireur.

Espérons qu'il n'a pas perdu la main…

Il doit y avoir une explication rationnelle à tout ça.

Je peux vous parler ?

- Maintenant ? - Je vous en prie, c'est très important.

Très bien. Je défendrai la citadelle.

C'est plus sûr là-bas, allons-y.

Il va falloir que je m'en aille.

Mais vous n'y arriverez jamais !

C'est un risque à prendre.

Si j'y reste et si vous passez,

portez donc un message à Mr. Callendar au Foreign Office.

- Vous êtes donc une espionne. - Le mot est déplaisant.

Et ce message ?

C'est une chanson qui donne, en code…

les clauses d'un pacte entre deux pays d'Europe.

Je veux que vous le mémorisiez. Il commence comme ça…

Notez-le plutôt.

Je suis musicien. J'ai de la mémoire.

Très bien.

Elle déraille complètement.

Ça ne m'étonne pas ! voyez les choses en face ! On est cuits.

Pour l'amour de Dieu, tais-toi Eric.

Nous avons deux chances au lieu d'une maintenant.

- Vous êtes sûr de vous en rappeler ? - Je ne vais pas arrêter de le siffler.

- Je suppose que c'est la meilleure issue ? - Oui, c'est celle-là.

Mais même si vous passez, on vous arrêtera à la frontière.

- On ne peut pas la laisser partir. - Vous prenez un gros risque.

Dans mon métier il le faut.

Je vous remercie tous les deux.

J'espère que nous nous reverrons, tous en bonne santé.

- Je l'espère aussi. Bonne chance.

- Pouvez-vous m'aider à sortir ? - Oui, bien sûr.

Accrochez-vous là-haut, voilà je vous tiens.

Au revoir.

- Elle est touchée ? - Je ne sais pas.

- Plus de munitions ! - Moi non plus…

Notre seule chance c'est de faire repartir le train…

de rejoindre la ligne principale, et de traverser la frontière.

Un peu ambitieux !

Que diront les conducteurs ?

Ceci peut convaincre. Qui me suit ?

- Vous pouvez compter sur moi. - Moi aussi.

Restez ici et tiraillez vous.

Si tout va bien vous descendez…

faire marcher les aiguillages.

Bande d'idiots ! Vous appelez la mort !

Ça suffit.

Parce que je ne veux pas être bêtement tué…

on me traite de pacifiste. Je ne veux pas mourir comme un rat.

Si nous nous rendons, il ne pourront pas nous tuer de sang froid.

- Nous aurons droit à un procès. - Arrête de délirer.

- Personne ne t'écoute. - Allez votre chemin, j'irai le mien.

- Que faites-vous ? - Je fais la seule chose raisonnable.

Laissez-le faire.

Pourquoi ne démarrons-nous pas ?

Il a dit qu'on partait. Pourquoi ne partons-nous pas ?

Si seulement il démarrait maintenant.

Plus qu'une balle.

Ils descendent de voiture. Ils s'approchent du train.

Dommage. Plus de balles.

Je sentais que je ne reverrais pas mon mari.

Gilbert ! Gilbert !

- Nous roulons ! - Nous avons une chance.

Allez, roulez !

- Vous vous y connaissez ?

J'ai de vagues notions. J'ai conduit un modèle réduit, un jour.

Je vais m'occuper des aiguillages.

Ils nous suivent, regardez.

Nous n'avons pas beaucoup de chemin à faire.

Il est temps de changer les aiguillages.

Nous devons être en territoire neutre.

Ce n'est pas nécessaire.

Personne ne changera les aiguillages.

Asseyez-vous.

Les aiguillages approchent. Vous saurez arrêter le train ?

Espérons !

Attendons mes amis.

Si quelqu'un bouge, je tire.

Il y a une chose que vous ignorez.

Il ne reste qu'une balle, si vous me tuez, vous donnez leur chance aux autres.

- Vous êtes dans une situation difficile. - Asseyez-vous.

Très bien.

En avant. Elle l'a eu.

Ce n'est pas grave. C'est juste ma jambe.

Ça s'appelle avoir de la veine.

Qu'en dira le gouvernement ?

Rien. Il fera le silence.

Lâchez ça. Je dois me rappeler d'un air.

- Porteur, monsieur ? - Non, merci.

Nous sommes à la maison, Gilbert.

Cessez de siffloter cet air.

Je ne veux pas prendre de risques.

- Charles vient vous chercher ? - Je l'espère.

Vous serez occupée d'ici jeudi.

On peut déjeuner ou dîner ensemble, si vous voulez.

Excusez-moi. Je me disais

que je me débarrasserais de cet air de Miss Froy…

et que j'irais dans le Yorkshire terminer mon bouquin.

Je vois.

- Prête ? - Oui.

On aura encore le train de 6 h 50 pour Manchester.

MATCH ANNULE SUITE AUX INONDATIONS

- Et Charles ? - Je ne le vois pas.

Alors au revoir.

Qu'est-ce qui se passe ?

Charles ?

Espèce d'animal insupportable, sans cœur et prétentieux.

- Vous allez quelque part ? - Au Foreign Office.

- Et pour notre lune de miel ? - Un endroit tranquille.

Un endroit sans trains.

Mr. Callendar vous attend maintenant.

- Une minute. Je l'ai perdu ! - Qu'est-ce qui est perdu ?

L'air. Je l'ai oublié !

Une minute. Je me concentre.

Ça, c'est la marche nuptiale.

C'est atroce ! Je l'ai sifflé tous les jours.

J'ai tout à fait oublié !

Melle Froy !

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