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LE CHATEAU DE FRANKENSTEIN
Pressons, vite, vite !
Bas les pattes ! N'y touche pas !
Allons-y. Le temps presse.
Emportons ça.
C'est bon.
Courage. Prends Genz et vas-y.
En avant. Au château.
Pousse-toi.
Mettez cette table dans le même sens que l'autre.
Presse Z-VO US un peu.
Comme ça. Oui, ça va.
Faites pivoter le corps.
Couvrez-la avec le suaire.
Et portez le cercueil ailleurs.
Dépêchez-vous.
Mettez-le par là.
Hans, apporte la lumière plus près.
Prends la bassine.
Tu entends Igor ? Apporte-la.
Et puis la table des instruments.
- Qui l'a touchée? - C'est lui.
Monsieur le comte, ce nabot a osé poser ses mains visqueuses sur elle.
Je te les couperai un jour.
Maître, elle est si belle...
Kreegin, Igor, emportez ça !Allez !
Pardonnez-moi, maître. Je promets de ne plus le faire.
Non... plus jamais... mais...
Hans, ne laisse entrer personne, tu entends?
Bien, maître.
Apporte-moi l'eau chaude. Et ferme bien la porte.
Oui, monsieur le comte.
- Vérifie les accumulateurs. - Oui.
L'énergie est en augmentation.
Le filament est porté au rouge.
Alors, ça ira, Hans. On va faire l'opération.
Regarde notre château, Krista.
C'est le fameux château des Frankenstein.
C'est un cadre vraiment romantique pour célébrer votre mariage.
Et vous, qu'attendez-vous ? Notre bonheur ne vous fait-il pas envie ?
Quel beau pays. L'atmosphère a l'air magique.
Quand tu verras le château, je suis sûre que tu l'aimeras.
Ils sont là.
Monsieur le comte, ils arrivent.
Mes respects.
Mademoiselle Maria, que je suis heureuse de vous revoir.
Moi aussi, bonjour.
- Papa. - Mafia.
- Quelle joie de te revoir. - Je te présente une amie.
Krista Lauder, c'est un peu ma dame de compagnie.
Quand Maria m'a dit qu'une dame de compagnie serait là...
j'avoue que je la voyais si différente de vous, mademoiselle.
Je vous remercie.
Je suis très heureux de vous recevoir dans mon château.
Je vous remercie.
- Heureux de vous revoir aussi, Eric. - Moi aussi, mon cher comte.
Vous restez, j'espère ?
♪ ai peur que non, hélas. Ma mère est souffrante.
- C'est sans gravité? - Je n'en suis pas si sûr.
C'est pourquoi ce serait mieux si j'étais à ses cotés.
Vous avez raison, mais...
Il est tard. Dînez avec nous, et dormez au château.
Vous repartirez demain matin.
Je crois que vous avez raison.
Les chemins sont peu sûrs, et mieux vaut voyager au grand jour.
Alors, entrons. Venez.
Papa, j'ai tant de choses à te raconter.
Tu feras bien.
Comment vont tes recherches au laboratoire?
Bien, je découvre des choses intéressantes.
Oui, entrez.
Koerner, j'ai le dossier Hoffman. Les preuves sont là.
L'affaire est réglée.
- Oui, mais... - Mais quoi?
On a encore volé un cadavre.
- Qui l'a signalé? - Le portier du cimetière.
Alors, on aurait volé un mort?
Sais-tu qui était ce mort?
C'était la jeune fille des Pratt.
C'est la petite qu'on a enterrée avant-hier?
C'est ça oui.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Comment as-tu découvert qu'une morte manquait?
♪ ai vu que la tombe était ouverte, et qu'il n'y avait rien dedans.
Nous y allons, monsieur?
- Oui, nous allons voir ça. - Maintenant?
Oui, je veux savoir pourquoi quelqu'un a besoin de ces cadavres.
Réfléchissons un peu. Qu'avait cette petite d'intéressant?
Elle était jeune, gentille et innocente.
Presque une enfant.
Pourquoi aurait-on volé le corps d'une enfant?
C'est l'affaire la plus étrange que j'ai eue à résoudre.
Oui, j'avoue. C'est bientôt prêt?
Oui, encore une minute.
Faites ça avec soin, je veux une empreinte parfaite.
- Voilà, c'est prêt monsieur. - Alors, allez-y. Versez.
C'est curieux, c'est tout petit. On dirait un pied d'enfant.
Oui, j'ai remarqué.
A moins que ce soit... un nain.
Hans.
- Je viens du cimetière. - Et alors?
La police était là.
Ils ont trouvé une empreinte tout prêt de la tombe de la jeune fille.
Tu as bien fait de venir nous dire ça, merci.
Ca me fait plaisir de vous aider.
Sois tranquille mon ami, tu nous aides bien.
Tout ça est très intéressant, monsieur le comte.
Intéressant, dites-vous...
Mais c'est passionnant, excitant.
La science est un merveilleux roman qu'il reste à écrire.
Monsieur le comte.
Merci Hans.
♪ ai les preuves irréfutables que cette région était déjà très habitée
à l'époque des grands bouleversements.
Il est sûr qu'il y a 500 ans,
sont venus s'établir ici les Frankenstein,
qui ont construit ce beau château, où nous sommes maintenant.
Dites-moi, que pensez-vous des rumeurs
qui font état de l'existence d'un homme préhistorique?
- Vous y croyez? - Mais oui, c'est possible.
Ne dites pas ça... Un homme de Néandertal à notre époque...
qui croirait ça? Ce n'est qu'une légende.
Il existe des cavernes profondes, qui pourraient sans doute...
servir de refuge à des animaux, ou à des êtres primitifs.
Mais, papa, les gens du village peuvent l'avoir vu.
Non, hélas, non.
Pour l'instant, aucun n'a eu le courage d'explorer ces grandes cavernes.
Ces labyrinthes que forment les nombreuses galeries.
En ce qui me concerne,
je suis prêt à y croire, je dois le dire.
Monsieur le comte, le dîner est prêt.
Alors, mes chers amis, passons à table.
Venez, ma chère.
Je vous en prie.
Prenez place.
- Quelle table magnifique. - Ravie que ça te plaise.
J'espère que vous aimerez notre cuisine.
J'en suis sûre.
Comte Frankenstein, ce ne serait pas une découverte extraordinaire,
si on réussissait à voir de nos jours un homme préhistorique?
Hans, fais un peu attention.
Pardonnez-moi monsieur le comte.
Ce serait bien sûr extraordinaire.
Je trouve ça passionnant, et j'en parlerais pendant des heures.
Je suis fascinée, je l'avoue.
Vraiment!
Je me souviens, une fois, maman m'avait dit avoir vu un être étrange.
Oui, nous avions fait des recherches, quand ta mère vivait encore.
Mais personne n'a rien vu, ni rien trouvé.
On a fouillé la zone des cavernes.
C'est fantastique.
Ce qui est en tout cas insolite,
c'est l'intérêt que vous donnez à la chose.
Je serais ravie de découvrir un homme préhistorique, moi aussi.
Krista a étudié ces choses.
Elle doit, cette année, tenir la chaire d'anthropologie à l'université.
- C'est étonnant. - Qu'y a t-il de si étonnant?
Mais ton amie est tellement... ravissante.
L'anthropologie est une science très... disons, féminine.
Ne le regrettez pas, mon cher comte.
Votre fille étudie les lettres, c'est une matière plus gracieuse.
Merci Eric.
Vos paroles auront compensé celles que j'ai proférées,
et qui étaient peu galantes.
Je ne m'intéresse qu'aux humains. Sers-nous le dîner.
Oui, monsieur le comte.
Tu es la seule Frankenstein qui...
s'intéresse à autre chose que la science humaine, ma chérie.
Les traditions de la famille s'envolent.
♪ ose espérer que tu ne m'en veux pas.
Tu sais, je n'ai jamais eu de goût pour les sciences.
Que je t'en veuille?
Quelle idée ! Ne crains rien.
Quand viendras-tu ? Réponds-moi.
Tu connais bien la situation, non?
Je dois tenir compte de mon crétin de mari.
Pour l'instant, ton crétin de mari sert le dîner. Alors, viens.
Non, il va revenir.
Viens, je te dis.
Reste tranquille, je te verrai plus tard.
Tu n'as pas encore découpé la viande ?
Peut-être as-tu mieux 'à faire en ce moment?
Pourquoi t'en prends-tu toujours à ce pauvre garçon ? Il travaille, non?
Bien sûr, c'est un garçon très sérieux.
Tu es affreusement soupçonneux, tu sais.
Comme si tu ne me connaissais pas.
Sans doute parce que je te connais trop bien.
Et depuis longtemps, je t'ai vue à l'oeuvre.
Pousse-toi, laisse-moi faire.
Laisse-le faire, va.
Faites très attention à vos paroles, et à vos actes aussi.
Compris?
Le comte Frankenstein est un homme très intéressant.
A qui le dites-vous !
Votre bain est prêt, mademoiselle.
- Merci. - Je vous souhaite une bonne nuit.
A vous aussi, merci.
- Je vais très bien dormir. - J'en suis sûre.
Mais à votre place, je me garderais un peu des Frankenstein.
- Qui est là? - C'est moi, Maria.
Je suis dans mon bain.
Ah, pardon. Tout va bien?
Très bien.
- Et à demain matin, d'accord? - D'accord, bonne nuit.
Calme-toi, voyons. Ce n'est que moi.
Mais que fais-tu ici?
Si mon père nous entendait, il serait furieux.
Ca n'a pas l'air de te gêner pourtant.
Je t'assure que si mon père te trouvait ici, ça serait terrible.
- Non, ne fais pas ça. - J'en ai tant envie.
Et moi, crois-tu que je n'en aie pas envie, mon chéri?
Au secours ! Maria !
Maria !Au secours!
Allons !
Kreegin, que fais-tu là?
♪ apportais les couvertures.
- Et bien, fais vite. Donne. - Oui maître.
- Et ne traîne pas dans les corridors. - Non, maître.
Remettez-vous.
Ca n'est qu'un pauvre diable inoffensif.
Je m'excuse, comte Frankenstein.
Je me suis affolée pour rien. Je suis désolée.
Je reconnais qu'il fait un certain effet dans ce cadre.
Je comprends votre attitude.
Merci d'être venu si vite.
Bonne nuit.
Que fais-tu là, toi?
- Rien...je passais... - Va t-en !
Vicieux !
A très bientôt, ma chérie.
Ce château a toujours été aux Frankenstein au cours des générations,
mais hélas, la descendance, en ce qui concerne le nom, va s'éteindre.
Bien sûr, il reste Maria et Eric, qui viendront habiter le château.
Mais sans être des Frankenstein.
Ce ne sera plus la même chose. Ce sera la fin d'un grand nom.
Je n'ai hélas jamais eu de garçon.
Mais ça n'est pas sans remède. Il est possible d'en avoir encore.
Non, c'est un peu tard. Je suis trop vieux pour y songer.
Je suis sûre que non, et je suis sincère.
Je peux protéger les Frankenstein, et leur nom, par leur renommée.
On en parlera encore pendant longtemps.
Je suis à la veille de faire une très importante découverte.
Dans les sciences je suppose, puisque c'est votre grande spécialité.
Bien sûr. Cela va faire un progrès énorme à la science.
Ce sera en quelques sortes une révolution mondiale.
Expliquez-vous, de quoi s'agit-il?
Je suis désolé, mais je ne peux encore rien dire pour l'instant.
Voyons, cher comte.
♪ aimerais tant voir ça, votre laboratoire, les travaux que vous effectuez...
Qui ne voudrait pas voir à l'oeuvre un des plus grands savants de notre temps ?
Krista, c'est très exagéré. Je ne mérite pas autant de louanges.
Ne soyez pas si modeste. Tout le monde apprécie vos connaissances.
Je brûle de vous connaître mieux, bien sûr si vous le permettez.
On ne peut pas rester les bras croisés sans rien faire.
On finira par tomber sous les coups de ce dangereux maniaque.
Personne n'est plus en sécurité au village, même pas les morts.
Il faut faire quelque chose. Moi, j'ai peur.
Que voulez-vous?
Des gens sont préoccupés par ce qui se passe au cimetière.
Vous devriez arrêter immédiatement le comte Frankenstein.
Je le dirai à mon chef.
- Mais, écoutez... - Tenez, le voilà justement.
Qu'est-ce qui se passe, Koerner?
Ces gens veulent vous parler.
Monsieur, il est de votre devoir de protéger les gens de ce village.
Vous devez nous aider, c'est votre travail.
Il se passe des choses diaboliques au château. Vous êtes responsable.
Le comte est un citoyen au-dessus de tout soupçon.
Et de plus, un éminent homme de science.
Vous êtes des ignorants superstitieux, et vous voyez le diable partout.
Retournez à vos travaux, et laissez-nous les affaires criminelles.
Je comprends leur inquiétude.
Je comprends aussi, mais il faut éviter que se déclenche la panique.
La police ne veut rien faire contre Frankenstein.
Le chef nous traite d'ignorants.
Le contraire serait étonnant.
Les autorités sont toujours à défendre les riches.
Voler des cadavres, c'est un grand sacrilège.
Ca peut nous attirer la malédiction.
Ca, c'est presque certain.
On devrait voler ce Frankenstein, et brûler son château, et tout l'intérieur.
Que fais-tu ici, toi? Pourquoi es-tu rentré ?
Va t'asseoir.
Tu n'es qu'un triste imbécile, Genz, et un inconscient.
Tu aurais pu commettre un désastre.
♪ ai pensé qu'il devait s'ennuyer tout seul sur sa table.
Tu n'es qu'un ingrat.
- Pardonnez-moi maître. - Et surtout, ne bouge pas de là.
Monsieur le comte m'a sonné?
- Qui a fait entrer ce crétin? - Ce n'est certes pas moi.
Mais il est bien entré d'une façon ou d'une autre.
Laissons les suppositions. Il est là, non?
Peut-être vaut-il mieux qu'il reste encore caché ?
Que racontes-tu ?
Igor m'a dit que la police a trouve une empreinte de son pied près d'une tombe.
Tu m'as dit avoir effacé toutes les empreintes.
Je t'avais bien dit de ne laisser aucune trace autour de la tombe.
Mais...monsieur le comte...j'ai fait de mon mieux...comprenez...
Ses pieds sont si petits que leur trace m'a échappée.
Te rends-tu compte des complications que peut apporter ce genre d'histoire?
- Monsieur le comte, Hans aurait... - Tais-toi, ça suffit!
Il n'y a qu'une seule chose à faire.
Je ne vais pas mettre mes travaux en péril.
Tu devras t'en aller d'ici.
Mais où irais-je?
Je ne suis pas capable de me nourrir tout seul.
Cette question est sans intérêt.
Tu as jugé bon d'entrer au laboratoire sans permission.
Tu devras t'en aller.
Hans, mets-le dehors! Allez, emmène-le !
- Non, laissez-moi. - Allez, disparais!
Laissez-moi !
Non, je veux rester.
Tu as entendu ce qu'a dit le comte. Allez, viens !
C'est ta faute tout ça, tu as fait exprès de laisser mes traces.
Tu les a vues, et tu n'as pas voulu les effacer.
Je t'ai eu, crétin !
Allez, viens!
Laisse-moi !
C'est inutile de résister, petit avorton !
On est seul. Hans a quitté le château pour un bon moment.
- Tu en es sûr? - Certain. Viens avec moi. N'aie pas peur.
- Où tu m'emmènes? - Tu vas voir.
Allons, dépêche-toi ! Eloigne-toi du château.
Je ne peux pas aller au village. Et si je reste ici, je mourrai de faim.
Tu mangeras de la terre. Misérable petite vermine !
Tu ne mérites pas de vivre. Tu as trahi monsieur le comte.
Alors ça, c'est la meilleure. Moi, j'ai trahi monsieur le comte?
Je vais aller à la police, et je vais tout raconter.
Non, tu ne diras rien, parce que si tu le fais, tu seras aussitôt arrêté.
L'empreinte qu'ils ont, c'est la tienne.
Et si tu rôdes autour du village, on te mettra en prison.
Tu n'es qu'un salaud!
Je te ferai payer ça. Je te jure que je te le ferai payer un de ces jours.
Tout ça, tu le paieras, je le jure. Et je me vengerai du comte Frankenstein.
Oh non, oh non... Ne bats pas ta petite fille !
- Tu vas être sage. - Oui, oui...
Par chance, l'incident n'a causé aucun dommage sur le cours de l'expérience.
Donne.
Regarde.
Tu sais pas ton nom? Je t'appellerai Ook.
Tu vas voir, comme ça c'est meilleur.
Viande.
Venez, entrez ma chère. Tu peux nous laisser, Hans.
Il ne faudra parler a personne de ce que vous verrez ici. Pas même à Maria.
Vous allez voir des choses que personne encore n'a jamais vues.
Venez.
C'est un malade ? Qui est-ce?
C'est un patient très spécial. Je vous conseille...
d'éviter les gestes brusques.
C'est un sujet très particulier.
Comme vous le voyez, il est de grande taille.
Il est doué d'une force herculéenne.
♪ ai d'ailleurs dû l'immobiliser.
Jamais je n'ai encore vu un être de ce genre.
Il n'en existe pas un autre comme lui dans le monde.
Venez voir plus près.
Regardez, je l'ai opéré hier.
Constatez, les cicatrices se ferment déjà.
Cet homme semble être sain et robuste.
Jamais encore je n'ai vu un homme aussi résistant.
Mais ce sont des détails. Je vous expliquerai plus tard, Priska.
Venez, que je vous montre les accumulateurs.
Des accumulateurs?
Un appareil qui amasse l'énergie contenue dans l'air ambiant.
On peut l'utiliser à diverses applications.
C'est assez fantastique.
Qui sait ce que la science réussira dans cent ans?
Tout ça paraît incroyable. Mais une question se pose malgré tout.
C'est un être humain, non ? A-t-on le droit de faire ça ?
Sûrement, il s'agit de faire avancer la science. C'est une noble cause.
Mais c'est un être qui pense.
D'accord, je sais, je connais aussi la morale humaniste.
Mais, dites-moi. Sa famille, pourquoi est-elle consentante?
Il n'a que moi, je suis sa famille.
Je l'ai appelé Goliath.
- Mais alors, pourquoi ce mystère? - Krista...
Promettez-moi de ne rien dire.
Enfin, pour l'instant, en tout cas.
- Maria, où m'emmènes-tu? - C'est une surprise, viens.
Oh, je suis mal chaussée, tu sais.
Tu veux me faire entrer là-dedans?
Suis-moi.
Regarde, on est arrivées.
Quelle merveille. C'est extraordinaire.
Etonnant, je n'ai encore jamais vu ça.
Ca a l'air si mystérieux.
Comment as-tu découvert cet endroit?
♪ y venais quand j'étais petite. Je m'y baignais avec mon père.
Alors, est-ce que tu aimes cet endroit?
Beaucoup, tu as eu une très bonne idée.
Tu sais, c'est de l'eau minérale. Elle est curative.
Je n'ai encore rien vu de si joli.
On se croirait dans un autre monde.
Et bien ça y est, tu peux te dévêtir.
D'accord.
L'eau est chaude, c'est une source volcanique.
Il y a une curieuse odeur.
Oui, mais tu verras que cette eau fait du bien à la peau.
Elle la garde douce.
Voilà, c'est fini.
- Tu veux que je t'aide? - Non, je vais l'enlever facilement.
Ca y est, nous sommes prêtes.
Est-ce que c'est profond au milieu, Maria?
Non, viens, n'aie pas peur.
C'est chaud.
Je te l'avais dit.
Quelle curieuse sensation.
C'est excitant !
♪ ai l'impression que je vais cuire.
Je suis ravie d'être ici.
Une autre surprise pour toi.
Regarde, ça va te faire beaucoup de bien. Regarde.
Mais que mets-tu sur mes bras?
C'est la boue qui entoure la source.
- C'est dégoûtant. - Mais non.
Tiens, je vais t'en mettre aussi.
- Si tu veux, sur l'épaule. - D'accord.
- Ca te plaît? - Oui, beaucoup.
- Et après on fait quoi avec ça? - Continue.
Krista, j'ai eu la sensation que mon père te regardait étrangement.
- Tu as vu ça aussi? - Et oui.
Je croyais qu'il ne pensait qu'à ses travaux et ses recherches.
♪ ignorais qu'il avait un coté secret, et qu'il était romantique.
Et toi, que penses-tu de lui?
Je le trouve tout à fait intéressant.
Si mon père t'intéresse, tu deviendras peut-être ma mère bientôt.
Non, arrête ! Que fais-tu?
Je crois qu'on devrait sortir, Krista.
Oh non, pas encore.
Je suis si bien ici.
Viens, sors de là.
- Tu ne veux pas rester? - Non.
Pourquoi ? Moi, je veux rester là.
Si tu restes trop la première fois, ça risque de te fatiguer.
Bon, je viens. Comme tu voudras.
Je t'assure, c'est pour ton bien.
Oui, c'est certain.
Ook !
Viens avec moi, viens. Dépêche-toi.
Allez, viens.
Passe devant.
Allez, avance.
Arrête.
Il y avait la propre fille du comte Frankenstein.
Un bon moyen de me venger.
Tu ne perds rien pour attendre. Viens, on retourne là-bas.
- Alors, bonne promenade? - Merveilleuse.
C'est si beau ici.
Papa, c'était le chef de police qui s'en allait?
En effet, oui, ma chérie.
Des rumeurs courent encore au village.
Comment ça, quels genres de rumeurs?
Des inconnus ont encore profané des tombes.
Et pourquoi vient-il te voir toi ?
Il a retrouvé une empreinte de pied de Genz à coté de la tombe ouverte.
On y a volé le corps d'une jeune fille.
Genz ? Je n'ai jamais compris ce qu'il venait faire dans notre château.
Je l'ai fait jeter dehors aujourd'hui.
Il ne reviendra plus chez nous. Allez, rentrons.
Allez, dépêche-toi, vite.
Entrez.
Je voudrais vous faire comprendre pourquoi j'ai fait cela.
Si l'afflux sanguin cesse vers le cerveau, que va t-il se passer?
Les tissus vont subir des dommages et entraîner un processus irréversible.
Oui, c'est exact.
Ce qui n'empêche que la trépanation du cerveau est en soi très justifiable.
♪ ai consigné toute l'opération ici.
C'est mon journal. Tout y est.
Je le lirai.
Mais je ne suis pas sûre que nous ayons le droit de jouer avec les créatures de dieu.
Sur ce point Krista, je crois que si.
La science est destinée à améliorer le sort de l'homme.
Mais oui, bien sûr.
Et pour la faire progresser, il faut faire des expériences.
Dieu ne peut pas être contre l'abnégation.
Dieu aime ses créatures.
Il se réveille, attention !
Ne craignez rien.
Mieux vaut que vous partiez Krista.
Je ne sais comment il peut réagir à la vue d'une jeune femme.
Je vais m'en occuper.
Vous serez le premier témoin de cette grande aventure, Krista.
Silence !Taisez-vous !
Taisez-vous ! Voilà le chef de la police.
Du calme, allons, du calme.
On m'a dit que quelqu'un veut me parler.
Oui, moi.
- C'est ma fille Jenny qui a disparu. - Jenny? Que s'est-il passé?
Elle était allée aux écuries, et elle tardait à revenir.
Je suis allé voir, j'ai cherché, je ne l'ai pas retrouvée.
Je ne sais pas où elle a pu aller.
Moi, je dis que c'est un coup des Frankenstein.
Allons, allons. On ne peut accuser personne.
Alors, dites-moi en toute sincérité.
Est-ce que Jenny ne serait pas allée avec un petit ami dans une grange?
Jenny est encore très jeune, et elle ne voyait personne sans que je le sache.
Koerner, Wims, venez.
Allons sur les lieux.
Montrez-nous où vous l'avez vue en dernier lieu.
- Venez avec moi. - Allons-y.
C'est du temps perdu. Vous feriez mieux d'arrêter Frankenstein.
Arrête !
Surtout pas ça !
Je vais te montrer ce qu'il faut faire.
Regarde bien, tu vas voir.
Je vais t'apprendre maintenant les joies de la vie.
Regarde, Ook.
Comme ça.
11 octobre. Goliath a recouvré son énergie.
Et beaucoup plus rapidement que prévu.
Je pense que c'est dû à la qualité exceptionnelle de ses tissus.
- Qui l'a trouvée? - Un bûcheron des environs.
Qu'en dites-vous, docteur?
Si on en juge par l'état du cadavre,
l'assassin doit être d'une force peu commune.
Qui a pu faire une pareille chose?
Les jambes sont couvertes de griffures,
comme si l'agresseur était une bête sauvage.
Peut-être en était-ce une.
Non, regardez son visage, son cou surtout.
Ce sont des traces de mains.
C'est un homme alors, qui serait d'une grande brutalité.
Une sorte de bête.
Je vous en dirai plus après l'autopsie.
Peut-être que les gens ont raison.
C'est peut-être un homme préhistorique ou quelque chose comme ça.
Allons, voyons Koerner, ne soyez pas stupide.
Je penserais plutôt à un maniaque sexuel.
C'est en tout cas le crime le plus cruel que j'ai vu.
Que les gens du village ne le sachent pas surtout.
Ils pourraient se livrer à je ne sais quelles exactions.
- Je reste avec le docteur? - Non, rentrez au bureau.
Faut-il que je fasse un procès verbal, peut-être ?
Bien entendu, faites-le.
Et tâchez de ne pas faire de fautes d'orthographe.
Voilà, c'est ici que ça s'est passé.
L'homme que vous avez vu vivait ici dans une caverne.
- Un homme préhistorique? - Oui, ma chère.
Les gens d'un village voisin l'ont découvert.
Dès que je l'ai su, je me suis précipité ici.
Les paysans l'avaient tous encerclé.
Et lui, tout seul, il se défendait.
Il combattait, il défendait sa vie.
On aurait dit un animal aux abois.
Allez, allons-y. Tous ensemble.
Attention.
On l'a eu.
Il est mort Allons-nous en.
Je n'ai rien pu faire pour le sauver.
La peur et la superstition l'ont tué.
Mais, comment avez-vous fait ensuite? Vous l'avez soigné...
Oui, nous l'avons ramené au château.
Avec mes serviteurs, la nuit.
Nous l'avons porté au laboratoire pour que je soigne ses blessures.
L'appareil.
Ca va, merci. Laissez-moi.
Et emportez ça en partant.
Je ne veux être dérangé sous aucun prétexte.
♪ en étais enfin au moment tant attendu.
Tout le travail de ma vie allait prendre son vrai sens.
Je commençais les préparatifs.
Les agents magnétiques des régions temporales.
Cette nuit-là, il semblait que dieu m'apportait son aide divine.
L'ouragan faisait rage dans la campagne.
Et déchaînait d'énormes turbulences électriques.
Je m'assurai que tout était en ordre.
Que le patient était prêt.
Et j'allai mettre le contact.
Je sentais battre mon coeur
comme un tambour.
Tout à coup, le patient a eu un soubresaut.
♪ avais gagné.
♪ avais réalisé le rêve de tout scientifique.
♪ avais découvert le secret de la vie.
Ca semble extraordinaire. Mais alors, on pourrait en déduire...
Oui, je sais.
Les gens penseraient que je suis une sorte de magicien ou de sorcier.
Allez !
Maria.
Eric.
Chérie.
Je suis si heureuse que tu sois là.
Moi aussi, tu sais.
- Mais où sont les autres? - Mon père doit être à ses recherches.
Krista a dit qu'elle allait se promener.
- Kreegin a installé ta chambre? - Oui.
Tu sais, mon chéri, je me demandais si tu pensais à moi.
Au château des Frankenstein.
Ah, c'est vous.
- Merci d'être venue. - C'est un plaisir.
Je suis absolument fascinée par la science.
Seulement par la science?
♪ ai l'intention de mettre à l'épreuve les capacités intellectuelles de notre...
géant
Il est en grands progrès. Mais on ne peut pas communiquer.
Il ne parle pas notre langue.
Et nous pourrions étudier ses réactions naturelles.
♪ ai remarqué que lorsque vous êtes venue,
il a eu un curieux comportement.
Il semblerait qu'il soit très amoureux de vous.
Qu'est-ce qui vous fait croire ça?
♪ ai remarqué plusieurs fois lorsque je viens sans vous ici,
qu'il est agité, inquiet.
Mais, lorsque vous êtes là, près de lui,
il semble détendu et calme.
Remarquez sa décontraction.
Si vous voulez, nous allons faire une sorte d'expérience.
Je vais vous tenir contre moi, et vous embrasser.
Regardez, il devient jaloux.
Regardez, ses yeux commencent à s'allumer.
Il est inquiet. On va passer à autre chose, Krista.
Je vais faire semblant de vous agresser. Regardez.
Regardez comment il réagit. Allons, du calme !
Allons, du calme. Calme-toi !
Goliath, allons.
Voilà, c'est rien.
Magnifique. Nous allons civiliser ses instincts.
Krista, j'aimerais que vous m'aidiez dans ce travail.
Votre influence sera sans doute déterminante.
Ses progrès en seront augmentés d'autant.
Ce serait merveilleux de travailler avec vous.
Venez.
Je voudrais vous apprendre le fonctionnement de tout cela.
De ces appareils, de ces merveilles de la science.
Regardez ces accumulateurs d'énergie.
Regardez-les. Quelle merveille.
Quel avenir !
La science entière est devant vous. Vous comprenez ?
Désolé de vous avoir fait attendre.
♪ avais un travail très important à terminer.
- Veuillez prendre place. - Merci monsieur le comte.
Je suis venu vous demander votre aide.
♪ aimerais, si vous le permettez, interroger le nain qui vit chez vous.
Genz?
Mais, certainement.
Mais que lui voulez-vous?
Au village, une certaine Jenny Hansen, une jeune fille, a été tuée.
Elle a été aussi horriblement torturée, et affreusement violée.
Son cadavre était recouvert d'ecchymoses et de griffures.
L'agression a été d'une brutalité inouïe.
Et aux abords de la tombe profanée, nous avons découvert des empreintes.
La plus nette que nous ayons est un pied, et sa taille est très petite.
Regardez, on dirait un pied de nain.
Oui.
Je comprends vos questions.
Puis-je savoir où il est?
Je ne sais pas hélas.
Il se trouve qu'on ne l'a plus revu depuis que je l'ai renvoyé.
♪ ignore où il est allé. Et je ne m'en soucie guère.
Je vous comprends monsieur. Mais il se peut bien que...
que vos serviteurs sachent où il est allé.
Puis-je leur demander? Juste une question pour ne rien laisser au hasard.
Oui, je vous comprends. Je vais faire le nécessaire.
Vous êtes très aimable, monsieur le comte.
Merci.
Collaborer avec la justice est un devoir.
Hans.
Sais-tu ce qu'est devenu Genz depuis que je l'ai mis dehors?
Aucune idée, non.
Quelqu'un du château l'a vu ces jours derniers, dans les parages?
Quelqu'un ne l'a t-il pas rencontré?
Pas que je sache, monsieur le comte.
Personne n'a parlé de lui depuis qu'il est parti.
Je suis navré de vous aider si peu.
Il ne peut guère vous en dire plus.
Il semble que personne ne l'ait revu.
En effet.
Dans ce cas, il ne me reste plus qu'à vous dire merci.
♪ aimerais que, si par hasard, quelqu'un le rencontrait,
- vous m'en informiez. - Mais très certainement.
Hans, raccompagne monsieur, veux-tu.
Bonsoir.
Bonsoir.
♪ aurais dû l'étrangler.
Ce petit démon.
Non!Non!
Lâche-moi !
Lâche-moi, je te dis!
Tu aimes ça, hein?
Oui. Mais que fais-tu?
Viens, viens avec moi.
Que fais-tu là, toi? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Calme-toi.
Calme-toi, allons.
Allez, viens.
Couche-toi.
- Laisse-le tranquille. - Pousse-toi sale nabot.
Calme-toi, je te dis.
Va t-en de là. Couche-toi !
Allez, couche-toi !
Que viens-tu faire? Espèce d'avorton !
Allez, viens, viens.
Kreegin, que se passe t-il?
Genz, il a libéré le géant.
Je vais avertir monsieur le comte.
Monsieur le comte, c'est terrible !
Cet imbécile de Genz a libéré le géant.
Non!
Il faut le prendre et le ramener au château.
Appelle Kreegin et Igor, vite !
Mais, Kreegin est inconscient, et Igor...
Il semble qu'il soit mort, le géant l'a tué.
♪ y vais avec le cheval.
- Qu'y a t-il? - Pour le moment, rien.
Tu vas rester ici avec Eric. Vous allez attendre que je revienne au château.
Krista, où est-elle? Elle n'est pas rentrée de promenade?
- Oh mon dieu. - Puis-je faire quelque chose?
Oui, reste ici avec Maria.
Pourquoi ne dis-tu pas ce qui se passe ?
Restez ici, et ne faites rien, surtout.
C'est le journal de ton père.
Il y a noté jour après jour ce qu'il faisait.
Il y a tous les détails de ses expériences.
Il semble qu'il ait fait une opération dangereuse.
Une opération sur un homme préhistorique.
Je comprends pourquoi il tenait tant au secret.
- Je vais aller l'aider. - Oh non, Eric, non.
Si, je dois le faire. Et tu vas rester ici.
Goliath, tu m'entends?
Goliath !
Genz, c'est un misérable.
Il essaye de ruiner mon travail.
Ne l'écoute pas, reviens ici.
Tu as détruit le travail d'une vie toute entière.
Tu seras puni pour ça, Genz.
Je te jure, je te tuerai.
Arrête, Goliath !
Calme-toi.
Reste où tu es.
Goliath !
Calme-toi Goliath.
Genz, Genz !
Sais-tu où le comte est passé ?
Mon dieu, c'est lui, il est mort Que s'est-il passé?
Non!
Gerda !
Porte-nous à boire, du meilleur!
Merci, voilà.
Tenez, voilà.
Je me demande ce qu'attend la police pour arrêter Frankenstein.
D'abord, on découvre un géant, puis on déterre un mort au cimetière,
et pour finir, il y a encore un crime.
Quelqu'un qui a tué la petite Jenny.
Moi, je dis que la police ne fait rien.
C'est à nous d'agir, à nous seuls.
On fera la justice à notre manière, voilà tout.
- J'ai pas raison? - Si c'est la seule façon de s'en sortir.
Tous ces policiers... Des fonctionnaires payés à rien faire !
C'est vrai, ils ont beau faire des enquêtes, ça ne les mène à rien.
Rien du tout, c'est vrai.
Vous parlez sans savoir. Le chef de police est un homme honnête
qui fait son travail. Et ça, c'est pas facile.
Toi, tu le défends toujours.
Mon dieu, non.
♪ arrive trop tard.
- Kreegin. - Kreegin, que se passe t-il?
Genz a lâché le géant.
Et c'est le géant qui a tué le comte et Hans.
Je vais aux cavernes, chercher Krista.
Cours au village, préviens la police. Va, dépêche-toi !
Viens, chérie, viens.
- Qu'y a t-il? - Le chef est là?
Quelqu'un vous demande, monsieur.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Le monstre de Frankenstein s'est échappé.
Que racontes-tu ? Quel monstre ?
Monsieur Eric est aux cavernes.
Tu as parlé d'un monstre.
Koerner, venez ici.
Rassemblez les gens, allez au château, et puis ensuite,
rejoignez-moi aux cavernes.
Vous entendez? En route !
Ook, je t'amène un ami.
Regarde, il doit être un peu primitif, il mange de la viande crue.
C'est un bon garçon, tu sais.
Il est gentil de nature.
Approche, approche, viens.
- Goliath ! - Que faites-vous ici ?
C'est facile de critiquer quand on passe son temps à boire du vin.
- Pourquoi tu n'y vas pas? - Ca va, toi !
Venez tous ! Vite, aux cavernes.
- Ils sont là-bas. - Aux cavernes ?Allons-y !
Attendez, attendez ! Restez ici, attendez !
Vous allez faire le travail de la police.
Viens avec moi, Goliath.
Mon pauvre Ook.
N'aie pas peur, viens.
- Krista ! - Maria !
Je vais bien, mais je ne suis pas seule.
- Attaquez-le ! - Arrêtez, arrêtez !
Laissez-le, non, ne le touchez pas.
- Rentrez au village, allons. - Non, laissez-le l
Ecoutez, du calme !
Ecoutez tous, attendez !
- Laissez-le, je vous en prie. - Allez, reculez !
Laissez-le.
Laissez-moi faire.
Goliath, écoute, n'aie pas peur, c'est moi, je suis là.
Laissez-moi seule avec lui.
Calmez-vous, arrêtez !
Allez-vous en, reculez !
Laissez-nous faire, laissez-nous agir !
C'est horrible !
Cette fois, c'est fini.
C'était le destin de cette étrange créature.
C'était un monstre.
Un anormal.
Et nous sommes aussi anormaux.
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