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ANCIENNES LÉGENDES TCHÈQUES
Produit par Al Jiraska et Kosmy
Adaptation J. Trnka
Scénario J. Trnka
Musique de V. Trojan
Animation des marionnettes...
Narrateurs...
Cameramen...
Monteur...
Producteurs...
Ont participé à l'animation des marionnettes...
Opérateurs...
L'Orchestre symphonique du cinéma est dirigé par O. Pařík
Les chœurs d'enfants sont dirigés par J. Kühn
Réalisé par J. Trnka
Écoutons les légendes des temps anciens.
Écoutons les paroles de nos aïeuls, de nos ancêtres,
comment ils sont arrivés sur cette terre
et se sont installés sur les rives de l'Elbe et de la Vltava.
Près de trente ans se sont écoulés depuis la venue du gouverneur Čech
qui donna son nom au pays.
Lorsque quatre-vingt-six année de vie
eurent rempli ses jours,
le vieil homme s'endormit pour toujours.
On célébra alors ses funérailles,
et tout le peuple le pleura comme son père
en ne cessant de répéter :
Tu étais notre chef !
Tu nous as conduits dans ce pays.
Tu étais un chef juste et sage pour ta famille et ton peuple.
Tu étais notre chef !
Tu étais notre chef !
Ensemble, nous avons dû quitter notre terre
et ses incessants combats.
Tu étais notre chef !
Tu étais notre chef !
Tu étais notre chef !
Tu étais notre père !
Tu étais notre chef !
Tu étais notre père !
Tu étais notre père !
Tu étais notre chef !
Tu étais un maître juste et sage pour ton peuple.
Oh quel malheur !
Quel immense malheur !
Quel immense malheur !
Tu étais notre père !
Tu étais notre chef !
Qui maintenant sera notre chef ?
Qui maintenant sera notre chef ?
Tu étais notre père !
Tu étais notre chef !
Tu étais un maître juste et sage pour ton peuple.
Ensemble, nous avons dû quitter notre terre
et ses incessants combats.
Les trois frères franchirent la grande rivière, la Vltava
et arrivèrent et s'installèrent au pied d'une montagne
qu'ils nommèrent Říp.
À l'aube,
ils se réveillèrent et Čech grimpa seul jusqu'au sommet de la montagne Říp.
Il vit une forêt sombre, encore pleine des brumes du crépuscule.
Regardez !
C'est là le pays que vous cherchiez.
Voici la terre promise,
riche en animaux et oiseaux,
regorgeant de miel.
Seulement elle n'a pas encore de nom.
Comment allons-nous l'appeler ?
- Comme toi, qu'elle soit appelée ainsi ! - Comme toi !
De crainte, ils évitaient les lacs et les forêts marécageuses,
là, où à l'ombre des buissons et des vieux arbres,
cherchent à les attirer pour leur malheur,
les pales naïades vêtues de leur robe verte.
Mais le pire de tous était Peroun, le seigneur du tonnerre et de la foudre.
Ils l'imploraient, lui offraient des dons et lui faisaient des sacrifices.
Voici devant vous la terre que vous recherchiez !
Je vous en ai souvent parlé.
Ceci est la terre promise,
riche en animaux et oiseaux,
regorgeant de miel.
La terre que vous cherchiez.
Seulement elle n'a pas de nom.
Comment allons-nous l'appeler cette terre promise ?
Comme toi... qu'elle soit appelée ainsi !
Tchéquie !
Tu étais notre père !
Tu étais notre père !
Plus tard, les anciens se réunirent,
gouvernants et juges choisirent Krok, un puissant seigneur.
Il ordonna de construire sur la rive droite de la Vltava
sur un promontoire rocheux, un château.
Avec des chambres spacieuses et confortables.
Lorsque le gouverneur Krok fut parti pour l'au-delà.
Ne sont restées que ses trois filles : Kazi, Teta et Libuše.
L'aînée Kazi, connaissait le pouvoir de toutes sortes d'herbes et racines.
La puînée, Teta, adorait les dieux et les noires idoles.
Mais la plus grande dévotion des Tchèques était pour Libuše.
Oh, mes aimables frères,
écoutez attentivement mes paroles et réfléchissez-y !
Dans la montagne de Soročej où nul n'ose plus aller.
Vit solitaire une mauvaise bête.
C'est la terreur de la forêt.
Beaucoup de gens là-bas,
elle a égorgés et les chiens éventrés.
Elle attaque toutes les honnêtes gens
et pas une seule personne ne revient.
Oh ! Où sont les hommes braves qui en libéreront la Terre ?
Oh ! Où sont les courageux chasseurs ?
Qui nous délivrera de ce ravageur ?
Petit serin des aulnes aux plumes vertes,
Si tu connais le serin des aulnes Qui sème les graines de pavot.
Petit serin des aulnes aux plumes vertes,
Petit serin des aulnes aux plumes vertes,
Si tu connais le serin des aulnes Qui sème les graines de pavot.
Petit serin des aulnes aux plumes vertes,
Si tu connais...
le serin...
des aulnes...
Serin, serin, petit oiseau,
Si tu connais le serin des aulnes qui sème les graines de pavot.
Qui sème les graines de pavot. Qui sème les graines de pavot.
Qui sème les graines de pavot. Qui sème les graines de pavot.
Serin, serin, petit oiseau,
Si tu connais le serin des aulnes qui fait pousser les pavots.
Qui fait pousser les pavots. Qui fait pousser les pavots.
C'est Bivoy, le fils Soudivoïa.
Les anciens se sont réunis sous les vieux hêtres,
et ils ont décidé de confier la direction de la tribu
à la plus jeune des filles de Krok, la modeste Libuše.
Elle était plus belle que sa mère et plus sage que son père !
Un jour se présentèrent venus d'un pays voisin,
les deux aînés d'une famille,
en désaccord sur les limites de leurs champs.
L'amour fraternel avait disparu et était devenu de la haine.
Et tels les nuages qui se déplacent, aucun des deux ne voulait céder.
Autrefois les gens demandaient justice à Krok
ensuite les gens demandèrent justice à Libuše.
Et elle était un juge juste,
et plus d'une fois elle réconcilia les ennemis
grâce à ses sages conseils.
Honte ! Honte à toi !
Honte !
Voilà à ce que nous avons droit ! Mais qu'attendre d'autre des femmes !
Femme !
Chez les femmes le cheveu est long, mais court est l'esprit.
Honte !
Honte, à qui laisse régner sur les hommes une femme.
C'est alors qu'elle se retira dans le bois sacré.
Ce lieu, où elle exceptée, personne n'osait pénétrer.
Et c'est avec un vénérable respect que l'on parlait d'elle,
quand elle gouvernait.
Mais change le visage et les yeux,
quand on regarde l'avenir
et que l'on entend gémir les ombres.
Je ne désire pas vous gouverner d'avantage
car, de tout ton cœur, je désire un mari qui règne.
Un prince, qui prendra vos fils à son service.
Ils le serviront, comme on n'a jamais servi.
Mais ils n'auront pas à avoir honte d'eux mêmes,
car plus jamais je ne gouvernerai.
Je vais vous dire quel est cet homme. C'est le prince laboureur.
Là, dans les montagnes, au nord, dans le Lemouzakh,
il y a une petite rivière, que l'on appelle la Brusnice.
Près de la rivière il y a un village où vit son clan, c'est Stadice.
Là, dans un champ, laboure votre prince.
Ne cherchez pas la route,
un cheval blanc vous conduira à lui.
Quand il se mettra face à l'homme,
vous verrez alors celui dont je viens de vous parler.
Je les accepte pour la postérité de la tribu,
que mes descendants sachent, où qu'ils soient,
qu'ils doivent vivre dans la crainte des dieux.
Qu'ils ne soient pas aveuglés par l'orgueil
et n'oppriment pas les serviteurs,
car nous sommes tous égaux.
Je marche sur vos armes en fer, afin que vous sachiez,
que ma famille vous gouvernera avec une poigne de fer.
Puisque vous respectez le fer,
en temps de paix labourez la terre,
mais soyez fougueux pour combattre les ennemis.
Et l'escadron des guerrières de Libuše
remarquèrent que les hommes
n'avaient plus beaucoup de respect pour elles
et avec un peu de nostalgie se souvinrent de l'époque
où la princesse elle-même gouvernait l'État et les hommes,
et la raison leur courroux.
Une fois, un jour d'été,
le seigneur Ctirad chevauchait dans la forêt
avec son écuyer vers le château de Vyšehrad.
La Lune était dans sa phase sacrée.
Cette nuit-là,
mystérieusement brillaient dans les arbres et les collines
de grands feux.
Et près d'eux gambadaient des jeunes gens,
qui, avec des chansons bénissaient le dieu Soleil
source de vie.
Quand Přemysl dans la vieillesse s'est endormi du sommeil de la mort,
son âme s'est envolée pour l'au-delà.
Le trône échut à Nezamysl.
Quand à son tour il s’endormit du sommeil éternel,
ce fut Mnata qui hérita du trône princier.
Et lorsqu'elle eut rempli ses jours,
vint le règne de Voyen.
Puis après sa mort, ce fut Vnislav qui régna.
Et quand il eut fermé les yeux pour toujours,
le trône échut à Křesomysl.
Křesomysl ordonna que d'avantage de gens
cherchent l'or dans les profondeurs de la terre
et abandonnent leurs champs et leurs troupeaux.
Plus personne ne labourait la terre
nul ne travaillait dans les champs qui devenaient des friches.
L'amarante et la canche s'épanouissaient
là où avant mûrissaient les lourds épis d'orge et de blé.
Horymír, seigneur Neumětelský
et chef de la lignée regardait le cœur lourd cette désolation
et pensait, que de misère, dans les champs pour de l'or.
À cause du métal précieux les gens abandonnent leur maison,
et Les Lois et la discipline sont négligées.
Alors Horymír alla voir le prince au château de Vyšehrad.
Et il lui dit :
« Les gens ont d'avantage besoin de pain que d'or. »
« Que ceux qui creusent la terre soient renvoyés dans leurs foyers. »
Mais Křesomysl, aveuglé par l'éclat du métal précieux
ne prêta pas attention à ses conseils.
Et le souverain se retira insatisfaits et plein de ressentiment.
Les mineurs furent révoltés
quand ils surent ce qu'il avait dit au prince à Vyšehrad.
Ils étaient indignés et criaient.
Ils voulaient se venger d'Horymír et des siens.
Et comme une meute de chiens ils allèrent détruire ses biens.
La nuit était telle qu'une main tendue serait demeurée invisible.
Mais Horymír non plus n'hésita pas, poussé par la colère et la tristesse,
il partit au grand galop vers les mines de Bržezovskim et Šemiku,
sur son cheval préféré.
Son cheval blanc passait comme l'éclair entre les huttes.
Ayant détruit les mines il disparut derrière la colline.
Mais rien de bon ne résulta de cela.
Mon prince !
Votre tribunal m'a condamné à un funeste destin.
Mais avant de mourir permettez-moi de monter sur mon cheval favori,
pour lui dire adieu.
Quand le prince Křesomysl partit pour l'éternité,
sur le trône de Višegrad s'assit le prince Neklan le Pacifique...
Neklan Cœur lâche !
Tu as un méchant voisin Neklan.
Au nord, sur la rivière Ohře.
Le voïvode Vlastislava,
Loutchana le Fier,
féroce et arrogant.
Vlastislava ne reconnaît ni les relations de bon voisinage,
ni la justice.
Il verse le sang sans pitié.
Opprimant brutalement les tribus voisines.
Neklan !
Partout où apparaît Loutchana, les incendies éclatent.
Les survivants sont passés au fil de l'épée.
Les gens fuient les villages et se réfugient dans les forteresses.
Neklan !
Třebíč n'a pas résisté à la puissance de l'assaut.
La glorieuse Budeč a été incendiée.
Neklan !
Les gens ont confiance en toi et attendent avec impatience ton aide.
Peux-tu nous aider ?
Neklan !
Tu manques de courage,
tu n'oses pas aller contre.
Envoyez mon meilleur ambassadeur à Vlastislava.
Qu'il lui apporte de riches cadeaux.
Neklan !
Et que te répondra le fier Loutchana ?
Neklan !
Le chef de la tribu à minuit s'est réveillé,
et s'est mis à hurler comme un loup, et un loup lui répondit par un hurlement.
Et alors se sont mis à hurler tous les autres loups.
Tous les gens se sont révoltés, indignés par l'audace de Loutchana.
Que vas-tu entreprendre ?
Tu es encore paralysé par la peur, tu as peur de tout, Voïvode !
Va, l'armée est déjà rassemblée, et sans toi, elle perdra courage.
Neklan !
Regarde Čestmír ton cousin, le jeune gaillard,
t'apporte ton armure,
ta cotte de mailles,
ton casque d'or et ton épée.
Je n'irai pas, je ne peux pas. Toi, mets-les !
Qu'ils croient que leur prince les conduit !
Prince !
Voïvode !
Regardez-moi ces lâches, courageux dans le brouillard !
Sur la plaine ils n'osent s’aventurer ils ont peur.
Ils croient qu'en restant dans les collines
les flèches auront pitié d'eux les couards, les lâches !
Lâchez les chiens !
Venez vous griser du sang de l'ennemi.
Libérez les oiseaux !
Les Tchèques ont peur, comme une nuée de pigeons !
En vain coucous,
Chante en vain !
Prophétise en vain !
Il ne dépend pas de vous,
le temps qu'il vous reste à vivre.
Si vous faites comme le coucou longtemps encore,
nous serons vaincus.
À quoi bon voir beaucoup de printemps
sous le joug d'un esclave.
L'esclavage pour vous,
et vos femmes et vos enfants seront aussi des esclaves !
Et même si nous mourons aujourd'hui, Je vous prédis
que nous allons gagner !
Alors grand sera notre destin !
Car nous resterons toujours vivants dans nos vieilles chansons.
Pour élever l’esprit des hommes, afin que femmes et enfants vivent libres.
Et indépendants !
Vole freux,
Vole freux, dans la sombre chênaie.
Porte les mauvaises nouvelles.
Porte les mauvaises nouvelles.
Oh vous les forêts,
Oh vous les forêts, forêts et rivières.
Protégez-la, ma sœur,
Ma sœur inoffensive.
Mon chéri,
Mon chéri sous cette pierre,
Viens dire bonjour à ta femme,
Viens dire bonjour et réconforter ta femme.
Vois le Soleil,
Vois le Soleil au-dessus de mon village.
Dis bonjour à ma mère,
Ma petite mère, mon seul espoir.
C'était le jeune Čestmír, tel était son nom !
Alors grand sera notre destin.
Alors grand sera notre destin.
Car nous resterons toujours vivants dans nos vieilles chansons.
Pour élever l’esprit des hommes,
Afin que femmes et enfants vivent libres.
Alors grand sera notre destin.
Alors grand sera notre destin.
Car nous resterons toujours vivants dans nos vieilles chansons.
Pour élever l’esprit des hommes,
Afin que femmes et enfants vivent libres.
Alors grand sera notre destin.
Alors grand sera notre destin.
Alors grand, grand sera notre destin.
® Le 19/05/2015
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