Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
C'est un monstre !
Ma�tre Yen !
Ma�tre Yen !
Pao-Yeh-Pao-Lo-Mi !
Elle arrive.
Je vais la ma�triser.
- Attention ! - J'ai vu.
Lao-Lau est tr�s puissante mais j'ai pu l'affaiblir.
Je vais d�truire le pouvoir du monstre.
Il lui faudra cent ans pour s'en remettre.
Par le pouvoir de l'univers !
Pao-Yeh-Pao-Lo-Mi !
100 ans plus tard
Histoires de fant�mes chinois III
Dans ce monde de poussi�re
Tout est p�le et indistinct
Je cherche qui je suis
A qui puis-je demander ma route ?
Mon avenir se trouve sur une route fouett�e par le vent
Le sable recouvre la ville
Le vent blanchit le chemin
Contraint de baisser la t�te
J'ai devant moi un chemin incertain
Seule ma volont� me guide
Ma chance doit commencer l�
J'avance � grandes enjamb�es
Je trouverai le chemin de la vertu
Quand j'aurai trouv� la bonne voie
Je serai fier de moi
Je marche contre le vent
Je suis couvert de sable
Jeune homme, ne te d�courage pas
Si la voie est la bonne, elle aura une fin
Ma�tre, j'ai trouv� Kwan Bo.
C'est par ici.
- Ou par l�. - Regarde sur la carte.
Elle s'envole.
O� est-elle pass�e ?
Kwan Bo se trouve � l'ouest.
Ma�tre.
Un orage se pr�pare. Il nous faut trouver un abri.
Venez.
Il y a une cabane par l�.
Bouddha, dissipe ces nuages pour que nous puissions repartir.
Ma�tre, tenez, je n'ai pas soif.
Mauvais pr�sage.
Arr�tez !
Qu'est-ce que vous me voulez ?
Rendez-moi mon argent.
Filons, il est trop fort !
Partez devant !
C'est affreux.
Ma�tre, il y a un tueur dehors...
J'ai r�cup�r� mon argent. Ce sont toutes mes �conomies.
J'ai un peu froid.
L'argent n'est que vanit�. Il ne m�rite pas qu'on tue pour lui.
Le p�cheur affrontera les cons�quences de ses actes.
C'est facile � dire pour vous. Cet argent, je l'ai gagn�.
- Vous voulez vous battre ? - Ma�tre.
C'est une houe.
Fong.
Tout redevient poussi�re.
Va enterrer ces corps.
- Celui-l� n'est pas tr�s clair... - Allez, au travail.
Je suis tremp�. On peut faire du feu ?
Les corps sont en pi�ces.
Je les enterre tels quels ?
Non, reconstitue-les d'abord.
Je ne suis pas s�r d'y arriver.
L'alcool r�chauffe.
Vous en voulez ?
Un peu de chaleur.
Je suis maladroit.
Au feu !
Au feu !
Ma�tre, vous l'avez puni ?
Je ne suis pas adepte du feu.
Je regrette d'avoir fait br�ler votre abri.
Il y a un march� non loin d'ici. Allez, sans rancune.
Il reste un doigt. Qu'est-ce que j'en fais ?
Je ne coupe jamais les doigts, il devait �tre l� avant.
Il y en a d'autres ?
On se bat souvent dans ce coin. Amuse-toi bien.
Je dois me d�p�cher.
A l'occasion de la F�te des morts,
toutes les armes sont brad�es.
Assassin !
Tu m'as frapp� ? Reste l�.
- Ce sabre est superbe. - C'est pas un bijou.
Tu m'as touch� ? Sors ton arme.
Tu n'es pas des n�tres.
Qu'est-ce qui se passe ?
Ecartez-vous. Laissez passer !
Laissez passer les forces de l'ordre.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Je ne sais pas.
Me regarde pas comme �a.
Les hommes sont tomb�s bien bas.
Comment pourrions-nous racheter leur �me ?
Je me pose la question.
Avec mon intelligence, je crois que je le pourrais.
Mais mon corps r�clame sa pitance.
Il nous faut trouver un endroit o� manger et dormir.
Bouddha a pass� trois ans � m�diter devant un mur
et tu ne tiens m�me pas un jour.
Pour te purifier, tu r�citeras 5000 stances.
D'abord, allons manger. On se purifiera plus tard.
Il pense avec son ventre.
Pour te d�barrasser de ce salaud, je te prends 15 taels.
La derni�re fois, c'�tait 10.
Entre-temps, je me suis am�lior�.
�a, c'est ce que tu dis.
- B�uf aux nouilles. - J'ai pas command� �a.
Tu dis que je me suis tromp� ?
Tu payeras double si tu ne le manges pas.
J'ai jamais command� �a.
Evitons les histoires. Enl�ve ce bol.
C'est un malentendu.
Mes tarifs ont augment�. Si �a ne te va pas, va voir ailleurs.
Je demande une d�monstration.
Comme tu voudras.
S'il vous pla�t, donnez-nous � manger.
D�gagez, il y a rien ici.
Fong.
Pardon, mon �p�e est trop longue.
Il faut partir d'ici au plus vite.
Tu attires les ennuis.
Avec ce que tu portes, ils ne font que commencer.
Ma�tre, on peut s'arr�ter un peu.
C'est un temple.
Temple Lan Jou.
O� est l'entr�e ?
Ils sont entr�s dans ce temple.
Il est hant�. Attendons le jour.
Et si d'autres les d�troussent avant nous ? Allez, passe devant.
Temple Lan Jou
Un fant�me m'a attrap� la jambe.
C'est sinistre, ici.
N'aie pas peur. Ce temple est hant�.
Quoi ? Hant� ?
Ma�tre !
Fong, arr�te d'�tre toujours dans mes jambes.
Comme �a, vous savez o� je suis.
- Si tu as peur, va dormir dehors. - Il pleut.
Si l'endroit est hant�, on devrait continuer notre route.
Nous avons le bouddha d'or pour nous prot�ger.
Personne n'entrera ici.
Ni n'essaiera de nous voler. Passons donc la nuit ici.
Il faudrait peut-�tre satisfaire le dieu de la faim ?
Demande aux fant�mes de te donner � manger.
C'est dr�le, je n'ai plus faim tout � coup.
Lequel s'est fait attraper le pied par un fant�me ?
C'est lui.
Comment as-tu pu courir si vite ?
Il y a quelqu'un l�-haut.
Ma s�ur, il pleut si fort dehors.
Voyons combien de temps ils tiennent avant d'entrer.
On arrive !
Des hommes !
Des femmes !
Comme elles sont belles !
Reste ici, beaut�.
Venez.
- Il y en a d'autres. - Elles sont laides !
La plus jolie doit �tre celle du milieu.
- Elle est vieille. - L'autre est pas mal.
Lao-Lau, ils sont nombreux, je vais aider Lotus.
Bien, je suis impatiente.
Ils sont pris au pi�ge. Je n'ai nul besoin de ton aide.
Tu en as mis du temps. Je te croyais plus rapide que �a.
Il n'y a plus qu'� les cueillir.
Comme ils sont b�tes !
Nous connaissons plein de jeux.
Il y a quelque chose dans l'eau.
Qu'est-ce que c'est ?
Des d�mons !
Quel est ce bruit, ma�tre ?
Les d�mons se manifestent.
Que dois-je faire ?
Reste avec le bouddha.
Restez � distance, j'ai le bouddha d'or.
Vous vous croyez tr�s forts, mais vous ne pouvez m'�chapper.
Montrez-vous !
Dispersion !
Ce d�mon est tr�s puissant. Il n'appara�t toujours pas.
Lao-Lau, que fait-on du vieux moine ?
N'ayez pas peur.
Malgr� ses pouvoirs, il ne peut pas me nuire.
Amusons-nous, allez s�duire le jeune moine.
Lao-Lau,
laisse-moi y aller.
Tu es trop jeune, tu n'es pas � la hauteur.
Laisse donc Lotus te montrer.
Lao-Lau, je sais ce qu'il faut faire.
Tu perdrais ton temps avec elle.
Je te l'am�nerai tr�s vite.
J'aurais d� �tre plus prudent, ta t�te est ab�m�e.
Tu es tout tremp�.
Je prierai pour toi tout � l'heure.
Je sais que ton pouvoir est grand.
S'il y a vraiment des fant�mes,
prot�ge-moi et aide-moi � les d�truire quelle que soit leur apparence.
Bouddha !
Oh non !
Au secours !
Des fant�mes !
C'est s�rement une victime des fant�mes.
Ouvrez la porte !
Vite, des fant�mes !
Mademoiselle.
Des fant�mes.
Il y a des fant�mes.
J'ai peur.
J'ai tr�s peur, aidez-moi � me relever.
Vos v�tements sont d�faits.
Des fant�mes ? O� �a ?
Je vais me cacher derri�re vous.
Par l�, quelque chose a boug�. Prenez-moi dans vos bras.
Votre jambe...
Touchez mon c�ur. Regardez comme il bat vite.
Mes v�ux m'interdisent de m'approcher des femmes.
Prions ensemble, cela �loignera les fant�mes.
On a mieux � faire que prier.
Arr�tez, j'ai prononc� des v�ux.
Tu es mon premier homme. Je vais t'aider � te d�shabiller.
Me d�shabiller ?
Mon chausson !
Si mon ma�tre nous voit, il se posera des questions.
Vite, prions.
O� est mon livre de pri�re ?
Je br�le. Viens vite m'aider !
Comment c'est arriv� ?
Mes v�tements br�lent.
Enlevez-les.
Au feu !
A l'aide !
�a suffit, le feu est �teint.
Non, j'ai peur du feu.
Vous allez �tre toute nue.
Mademoiselle ?
Le feu est �teint ? J'ai eu si peur.
Mes v�tements ont br�l�. Que comptes-tu faire ?
Prenez les miens.
Comme tu es pr�venant.
Vite, je ne regarde pas.
Je t'ai fait tomber.
Arr�tez ou je ne pourrai pas me retenir.
Je suis une vilaine fille. Es-tu aussi vilain que moi ?
Et le fant�me alors ?
Il est devant toi. Tu n'as qu'� l'arr�ter.
Que tu es dr�le !
�a n'aura pas dur� longtemps.
Si je n'avais pas pri�, j'aurais commis l'irr�parable.
Petit moine, qu'aurais-tu donc pu commettre ?
Le d�sir m�ne � la luxure.
Si je c�de � la luxure, je romps mes v�ux.
Il vaut mieux continuer � prier.
Arr�te de prier. Aide-moi � remonter.
- Vite ! - D'accord.
Ne t'approche pas de moi. Oh non, j'ai vu !
Je ne t'int�resse pas ?
- Comment �a ? - Tu es un homme, voyons.
N'enl�ve pas mon pantalon.
Ma pri�re te fait souffrir.
Tu n'es pas poursuivie par un fant�me. C'est toi, le fant�me.
Je vais te dompter.
C'est vraiment hant� ici. J'ai peur.
Je dois filer.
Viens par ici.
Arri�re !
Tu m'appartiens.
Arri�re.
Idiot, pourquoi as-tu cess� de prier ?
Va-t'en ou mon ma�tre te tuera.
- Pourquoi me lib�rer ? - Je te laisse une chance.
Pour que tu puisses te r�incarner en un �tre bon.
Je suis fonci�rement mauvaise.
Ma robe !
Viens la chercher.
�a devait arriver. C'est bien fait pour toi.
Je t'en prie, viens m'aider.
Va-t'en !
Je vais me f�cher !
Rends-moi ma robe !
Elle m'aura tout fait.
Ma�tre ?
- Vous �tes l� ? - Que fais-tu � moiti� nu ?
J'avais trop chaud.
Trop chaud ? O� est le bouddha d'or ?
Il est � l'int�rieur. Tout va bien.
Dis-moi, tu n'as rien vu d'�trange ?
Bien s�r que non.
Avec le bouddha d'or, rien ne peut m'approcher.
Et vous ? Comment �a s'est pass� ?
Ce d�mon est plut�t coriace.
Nous ne resterons qu'une nuit ici.
Le jour lev�, nous repartirons. Allons nous reposer
pour �tre en forme demain.
C'est une bonne id�e.
Je finirai par l'avoir.
C'est la fougue de la jeunesse qui te donne chaud.
Ce soir, tu prieras devant le bouddha d'or.
Devant le bouddha d'or ?
Je veux que tu pries devant lui pendant toute la nuit.
Rien que moi ?
Naturellement.
Bon.
Rentrons.
Pourvu qu'il ne remarque rien.
Fong.
Bonjour, ma�tre.
Range le bouddha d'or, nous partons.
D'accord.
Je dois le retrouver.
- Que dis-tu ? - Rien, je prie.
Fong.
Oui ?
Sans le bouddha d'or, nous ne pourrions pas aller au temple.
C'est vrai.
Ma�tre.
Ce n'est pas convenable de partir comme �a.
Nous devrions rester un jour de plus pour �liminer les d�mons.
Un moine c�l�bre a dit �a dans... je ne sais plus quel livre.
Si personne n'ose les affronter, qui le fera � part nous ?
Tu oublies tout, alors ne sois pas fier de toi.
Je n'ai pas de m�moire.
Partir comme �a, c'est irresponsable.
Tu as raison.
Je retourne affronter les d�mons et tu pars avec le bouddha d'or.
D'accord.
Fong, que fais-tu ?
Je me sens purifi� par toute cette nuit de pri�re,
mais j'ai le ventre vide. Avec le soleil, je me sens mal.
Tu es malade ?
Ma volont� m'aidera � tenir.
�a va aller.
Non, je vais m'�vanouir.
Je pense que tu as faim.
Je vais aller mendier.
Mon disciple n'a rien d'un moine.
Que la charit� soit faite.
Je vais te retrouver, bouddha d'or !
Apr�s une nuit blanche, j'ai la t�te qui tourne.
Il faut que je retrouve le bouddha.
Sinon cette fille va encore venir me tourmenter.
Des serpents !
Que vais-je faire ? Je n'ai qu'une journ�e...
Bouddha, aide-moi.
Bouddha !
Admirez le tranchant de ce sabre.
Essayons avec ta t�te pour voir.
Chassez la violence de votre c�ur.
- Va-t'en. - La charit�.
Va-t'en.
Toujours � faire la le�on aux gens.
J'ai un commerce � faire tourner. Du vent !
- Rends-moi mon argent. - J'ai rien pris.
- Et �a alors ? - C'est le mien.
- Rends-le moi. - Je ne te dois rien.
- Je ne travaille pas pour rien. - Je t'ai rien demand�.
Je te connais pas.
Il te conna�t pas.
L'argent est � moi.
- Je le connais pas. - Va au diable.
Comment savez-vous que cet argent est � vous ?
Prouve-le et je te le laisse.
Tu as int�r�t � tenir parole.
Par les hordes c�lestes, debout les pi�ces !
Etes-vous � moi ?
De la magie noire !
Vous �tes tao�ste et vous perdez votre temps en futilit�s.
- Vous en profitez aussi, mendiant. - Je n'en veux pas.
Alors partez. J'ai bien m�rit� cet argent.
Vous mendiez de la nourriture. �a n'est gu�re mieux.
L'argent n'est pas l'essentiel.
S'il refuse de te suivre, tu ne peux rien faire.
Vieux moine, c'est vous qui avez fait �a ?
Que la charit� soit faite.
Incroyable, un moine menteur !
Je dois pouvoir rompre ce sort.
Revenez.
Revenez.
Mon argent.
J'ai encore travaill� pour rien.
Sale moine !
La nuit est tomb�e.
Que vais-je dire � mon ma�tre ?
Je dirai que les serpents l'ont vol�.
Des serpents ne peuvent pas voler un bouddha.
Je dirai que des fant�mes l'ont vol�.
Mais le bouddha d'or repousse les fant�mes.
Il vaut mieux dire la v�rit�.
C'est mon ma�tre qui revient.
Je vais dire qu'il est tomb�.
Ma�tre, en fait...
Encore toi ?
Pourquoi es-tu revenue ?
Si tu es l�, comment je vais gagner ma vie ?
Laisse-moi me reposer une nuit.
Tu m�nes une vie de d�bauche.
Quand on est un fant�me, on n'a pas � faire �a.
- Faire quoi ? - D�shabiller les gens.
Que fais-tu ?
Je cherche le bouddha d'or.
- Je l'ai perdu. - Le bouddha d'or ?
Tu es trop pr�s de moi.
On a assez jou� hier.
- Il est peut-�tre tomb�. - Eloigne-toi.
J'aimerais bien m'en aller
mais je ne peux pas partir sans lui.
Je vais t'aider � le trouver.
Le bouddha d'or est tr�s puissant.
Je n'ai pas le choix. Je ne vais quand m�me pas d�m�nager.
Tu as raison.
Cherchons-le tous les deux.
Tu m'as fait glisser dans l'escalier.
Le bouddha d'or a d� tomber par l�.
Ne marche pas sur ma robe. Apr�s tu vas encore m'accuser.
Mais o� est-il ?
Des serpents !
Ce temple en est rempli.
- O� �a ? - Juste ici.
Arr�te, j'ai mal � la t�te.
Je parle � voix basse.
Remonte, tu me g�nes ici.
Tant que tu es l�, je ne trouverai rien. Alors va-t'en.
D'accord.
Attention aux serpents.
Il y en a partout !
Le bouddha d'or... J'ai trouv� le bouddha d'or !
O� est-il ?
L�-bas, au milieu des serpents.
Je ne t'ai pas demand� de les tuer.
Oh non, il est cass�.
Comment vais-je pouvoir le recoller ?
Un serpent m'a mordu la jambe. J'ai mal.
Aide-moi.
Je ne veux pas te tuer, va-t'en !
�a va ?
- Je suis empoisonn�e. - Que dois-je faire ?
Il faut que tu aspires le venin.
Je t'en prie, fais vite.
Le poison commence � agir.
Je vais m'�vanouir.
�a va mieux ?
Oui, merci.
Evidemment, tu fais semblant.
Pourquoi avales-tu le sang alors ?
Pour te faire plaisir.
Je faisais semblant mais le venin est bien r�el !
Mais alors...
- Je vais l'aspirer. - Non.
Pas de bouche-�-bouche.
Il faut bien, sinon tu vas mourir.
- Pense � quelqu'un d'autre. - A qui ?
A ton ma�tre.
Il ne ferait jamais �a.
A ta m�re alors.
Je ne l'ai pas connue.
Trouve quelqu'un que j'ai d�j� vu.
Fais comme si j'�tais lui.
Lui ?
D'accord.
Peu importe.
- Que fais-tu ? - J'aspire le venin.
C'�tait quoi, �a ?
Ma langue.
Pourquoi tu fais �a ?
J'aspire le venin. Il en reste � l'int�rieur de ton corps.
C'est vrai, �a ?
- Ton c�ur bat tr�s vite ? - Oui.
- Tu as des bouff�es de chaleur ? - Oui.
- Tu as la t�te qui tourne ? - Oui.
C'est le poison qui agit.
Il faut qu'on continue.
Je pr�f�re mourir.
Si tu meurs ici, tu deviendras un fant�me comme moi.
D'accord, vas-y.
Attends.
Tu es pr�t ?
Et ta langue ?
Il n'y a pas de venin. Je te fais marcher.
Tu profites de ma na�vet�.
C'est � cause de toi que j'ai fait tomber le bouddha.
Je suis un moine et j'ai des principes.
Tu fais tout pour me s�duire, tu es une plaie !
Ah bon ?
�a n'a pas l'air terrible d'�tre moine.
Tout ce qui pla�t aux hommes,
tu n'y as pas droit.
Tu g�ches ta vie, non ?
G�cher ma vie ? Non, je n'ai rien � perdre.
Je vais r�parer le bouddha
et m'en aller d�s le retour de mon ma�tre.
Fais attention � tes v�tements.
Pourquoi voulais-tu �tre moine si c'est si difficile ?
Je n'ai jamais connu que ce milieu.
Que pouvais-je faire d'autre ?
Avais-je le choix ?
Tu es adulte d�sormais. Tu as le choix.
Depuis toujours, mon ma�tre est ma seule famille.
Mes parents m'ont confi� � un monast�re.
J'aimerais savoir � quoi ils ressemblent.
Si jamais je devais les rencontrer un jour,
je saurais les �viter.
Ne bouge plus.
Ton sort est plus enviable que le mien. Au moins, tu as un ma�tre.
Tu es orpheline ?
Non.
J'ai �t� vendue d�s ma naissance.
Ceux qui m'ont achet�e m'ont vendue � leur tour.
Un homme riche m'a pris comme deuxi�me �pouse.
J'ai �t� assassin�e par sa favorite et enterr�e ici.
C'est un mensonge. Je viens de l'inventer.
Tant mieux. Si c'�tait vrai, ce serait affreux.
Maintenant, tu es libre.
Plus personne ne peut te vendre.
Nous aurions pu �tre amis si tu n'�tais pas un fant�me.
Nous ne sommes pas amis ?
Dis-moi, petit moine.
A part ton ma�tre, pour qui as-tu des sentiments ?
Je ne sais pas.
Tu me trouves jolie ?
Je ne sais pas.
Mon ma�tre est l�, va-t'en !
Fong, que fais-tu ?
Je r�pare une marche. Restez dehors, j'ai presque fini.
L'odeur du d�mon est tr�s pr�sente.
Ma�tre, n'entrez pas.
Pourquoi ?
J'ai vu des serpents.
Des serpents ?
Mon corps est immunis�. C'est plut�t � eux de m'�viter.
Elle doit �tre partie.
Les d�mons sont tout proches.
Fong.
Que fais-tu avec un peigne ?
Je l'ai achet� pour peigner mes sourcils.
Vous voulez essayer ?
A mon avis,
si tu rasais tes sourcils, tu n'en aurais pas besoin.
O� est le bouddha ?
Je l'ai mis l�-bas, ma�tre. Vous le voyez ?
Il faut condamner toutes les fen�tres.
Pourquoi ?
Pour emp�cher les d�mons d'entrer.
Quelle clairvoyance, ma�tre !
Heureusement que le ma�tre ne l'a pas vue.
Apporte-moi la peinture d'or.
Elle �tait sur la table.
La peinture d'or.
Il n'y en a plus, ma�tre.
Je n'avais pas termin�.
Sors les objets rituels.
Il faut prot�ger les ouvertures.
Mince !
Fong.
Que se passe-t-il ?
Je n'ai toujours rien mang�.
Je ne tiens plus debout.
Je vais vous aider.
Il y a de la nourriture dans ma besace.
Je crois que les d�mons pourraient entrer de ce c�t�.
�a ne suffira pas.
Il y a un trou par l�. Il faudrait y placer une relique.
Cet endroit est strat�gique. Il faut y placer un objet rituel.
Des d�mons ont d�rob� votre chapelet !
Comment des d�mons peuvent-ils emporter mon chapelet ?
Je jette tout.
Au secours !
Fong !
Petit moine !
D�mon insolent !
Au secours !
Ma�tre, aidez-moi.
Aidez-moi !
Par les voiles du destin !
Aidez-moi.
Dispersion !
Fong, va chercher les objets rituels.
Par le pouvoir du bouddha !
Aide-moi.
Je suis l�.
Je t'avais dit de ne pas toucher au b�ton.
Enl�ve-le.
�a va ?
Eloigne �a de moi.
Tu es glac�e.
Les fant�mes deviennent froids avant de dispara�tre.
Laisse-moi, si je ne me repose pas, je suis perdue.
Je vais chercher mon ma�tre.
Tu n'iras nulle part seule.
Tu es r�veill�e ? Je dois aller aider mon ma�tre.
Parle moins fort.
J'ai froid. Que m'arrive-t-il ?
L'une de mes s�urs est ici.
Je vais lui demander de l'aide.
Non, elle me d�teste.
Il ne faut pas qu'elle vienne par ici.
Que faire alors ?
�a sent l'humain.
Allons voir.
J'ai le b�ton sacr�.
Trop tard.
C'est toi ?
C'est surprenant.
Tu profites de l'absence de Lao-Lau pour te balader ?
Tu oses d�sob�ir � ses ordres ?
Tu as mauvaise mine.
C'est plut�t toi qui es all�e te balader.
Tu me caches quelque chose ?
J'ai aid� Lao-Lau � se battre contre deux moines.
Le plus vieux m'a bless�e.
Viens m'aider.
Pourquoi t'aiderais-je ?
Sans les faveurs de Lao-Lau, tu ferais moins la fi�re.
Je te laisse.
Qu'est-ce ?
- J'ai quelqu'un derri�re moi. - Qui ?
C'est le petit moine.
C'est vrai ?
Tu mens pour que je t'aide ?
Dommage, �a ne prend pas avec moi.
Reste ici. Attends le retour de Lao-Lau.
Tu es bien gentille.
Tu veux me retarder
pour que je ne puisse pas aider Lao-Lau ?
Je ne tombe pas dans ton pi�ge.
Partons.
Si elle t'avait crue, je serais mort.
On se d�teste tellement que je n'avais pas le choix.
Tu es manipulatrice.
Fong !
Je te laisse, je dois aller sauver mon ma�tre.
Fong !
- Je m'appelais Lotus. - Pourquoi me dis-tu �a ?
Nous ne nous reverrons plus jamais.
Nous sommes trop diff�rents.
Tu es une femme et un fant�me, et moi, je suis un moine.
Souviens-toi,
d'autres moines que moi ne te laisseront pas cette chance.
Sois prudente.
Vieux fou, tu te crois tout-puissant !
D�mon, tu bafoues les lois divines.
Je vais te punir et mettre un terme � tes m�faits.
Tu crois que je m�rite une punition ?
Exactement. Telles sont les r�gles.
Certains tyrans ont eu des fun�railles somptueuses
et on chante encore leurs louanges.
Apr�s leur mort, ils endurent les tourments de l'enfer.
En enfer comme ici, il suffit d'avoir du pouvoir pour r�gner.
Il est temps de changer tes habitudes.
L'enfer, j'en viens et je vais t'y envoyer.
Ma�tre, votre b�ton sacr�.
Et l'autre fant�me ?
Par les puissances infernales !
Insolent !
Ma�tre !
Que le mal triomphe !
Le bouddha d'or !
J'ai oubli� de vous dire, il est cass�.
Tu me le dis maintenant ?
Ma�tre !
Fong, monte sur le b�ton.
Fais r�parer le bouddha d'or et reviens m'aider.
Fong !
Qui est l� ?
Montre-toi.
Pars vite, Lao-Lau va arriver.
C'est toi, Lotus ?
Suis ma robe.
Tu ne peux battre Lao-Lau.
Avance sans te retourner.
Ne te retourne jamais.
Va aussi loin que tu peux et ne reviens pas.
Le jour se l�ve.
Venez voir mes armes. Ce sont de nouveaux mod�les.
Venez voir.
- Toi, je te fais un rabais ? - Je n'ai pas d'argent.
- C'est de la qualit�. - Je verrai.
- Je fais l'aum�ne. - D�gage.
Je vais avoir du mal � trouver quelqu'un de serviable.
Laisse-moi t'aider.
Ce n'est pas un endroit pour toi, ici.
Tu es forgeron, non ?
- Plus pour longtemps, je ferme. - J'ai besoin de toi.
- Je ne vends rien. - C'est pour une r�paration.
Regarde.
Tu es fou ? Range-le. S'ils le voient, tu es mort.
Aide-moi, c'est urgent.
Ce bouddha d'or, tu l'as vol� ?
J'ai l'air d'un voleur ?
- Je vais faire une bonne action. - Bouddha te r�compensera.
Merci.
Tu ne le r�pares pas ?
R�parer quoi ?
Le bouddha d'or que tu as cach� l�-dedans.
Ne touche pas � mes affaires. D�campe !
J'en ai besoin pour sauver quelqu'un.
Rends-le-moi !
Il m'a attaqu�.
Il m'a vol� mon bouddha en or.
- En or ? - Non, en fait.
Fouillez-le, il en a encore sur lui.
Attrapez-le.
Tu veux mourir, toi ?
- Petit moine ? - Ils m'ont vol�.
Tirons-nous.
Tu veux un coup de main ?
Ton ma�tre me doit 10 taels.
Avec �a, �a fera 15.
- Ils m'ont vol� mon bouddha en or. - De l'or ? Attends.
�a fera 300, plus les nouilles.
- Disons 320. - Je n'ai pas d'argent.
- Adieu. - Mon ma�tre payera.
Tes ennuis sont termin�s. Allons-y.
C'est bien de l'or.
Vite !
C'est eux.
Dites donc !
- C'est mon bouddha. - Rendez-lui.
Tu vas pas faire ta loi avec ton �p�e.
On est plus nombreux. A l'attaque !
Viens le chercher.
Mon bouddha !
Il ressemble � rien.
Il a fondu.
- Comment tu fais ? - Quoi ?
Pour pas te br�ler.
Il a peut-�tre perdu ses pouvoirs. Mon ma�tre a des ennuis.
Fais marcher ta t�te.
- Allons chercher ton ma�tre. - Que vais-je faire ?
C'est simple, engage-moi pour le sauver.
Je te fais un prix. 320 taels multipli�s par 2.
- Qu'en dis-tu ? - C'est non.
- Tu ne veux pas le sauver. - Si, bien s�r.
- Alors paye-moi. - Je n'ai rien sur moi.
- Tu me fais cr�dit ? - C'est d'accord.
Nouilles aux raviolis.
Tu as l'air affam�. Mange d'abord des nouilles.
- J'ai pas de sous. - Je te fais cr�dit, j'ai dit.
Mais pas plus de 1000 taels.
Ne t'inqui�te pas, je vais m'occuper de tout.
Je ne sais m�me pas ton nom.
Je m'appelle Yen.
Enchant�.
C'�tait le nom d'un tr�s grand ma�tre.
Un grand pr�tre.
Je voulais devenir son disciple mais c'�tait un solitaire.
Il n'a pas voulu de moi. Il �tait t�tu.
Si tu insistes, il acceptera.
Il est mort.
Il vivait seul, sans personne autour de lui.
Il n'a m�me pas pu payer son cercueil.
J'ai retenu la le�on. Je n'agis que pour l'argent.
Pourquoi ?
Avec de l'argent, tu ach�tes tout ce que tu veux.
Et que veux-tu ?
Devenir riche et c�l�bre.
Et toi ?
Je veux �tre bon.
Etre bon ? Comme le pr�tre que je voulais suivre ?
Toi aussi, tu veux mener une vie d'ermite ?
Tu finiras comme lui.
Au secours ! Un fant�me !
Y a quelqu'un.
Ne t'inqui�te pas, c'est elle.
Au secours !
Au secours ! Ouvrez-moi, il y a des fant�mes.
C'est moi !
Les fant�mes... aidez-moi !
Elle est avec nous.
C'est moi, Fong. Je t'attendais. Arr�te de t'agiter.
Calme-toi.
Me calmer ?
Qui es-tu ?
Je vais d�faillir.
Approche.
Tu peux m'expliquer ?
Rien, c'est une erreur.
Quelque chose a boug� l�-bas.
- Tu es poursuivie... - Prot�ge-moi.
J'ai bien compris.
Mais notre amour est impossible.
Pourquoi ?
Tu es tr�s jolie mais...
En v�rit�... Sans vouloir te f�cher...
Tu n'es pas mon genre, c'est tout.
J'aime les filles avec un visage allong�,
et plus grandes que moi.
Si tu en connais une, dis-lui de venir me voir.
Ne te br�le pas.
Tu es un coquin. Tu veux un m�nage � trois ?
Comment �a ?
Vous, les lettr�s, vous �tes de gros vilains.
Approche, le moine.
Un instant, mademoiselle.
Je reviens, je vais voir ce qu'il veut.
Quoi ?
Elle est faite pour moi.
Oublie l'argent, c'est elle que je veux.
Non.
Tu l'as d�shabill�e ?
�a ira, je vais rester comme �a.
Donne-moi �a.
Sa robe est coll�e � mes doigts.
Je t'ai dit que je ne la connaissais pas.
Approchez.
Mais c'est pas vrai !
Tu te payes ma t�te.
Remets �a.
- Je la veux. - Je te rembourserai.
C'est elle que je veux.
J'ai dit non.
Que fais-tu ?
Je te paye ? �a te va ?
Je fais une affaire � perte.
�a suffit, je changerai pas d'avis.
Je suis d�sol�.
Je ne me suis jamais autant amus�e.
Excuse-moi.
N'oublie pas,
j'aime les filles plus grandes que moi avec un visage allong�.
Au revoir et merci.
Tu n'as pas demand� son nom. Comment on va la retrouver ?
Notre but est de sauver mon ma�tre.
Si tu la veux, reviens une autre fois.
Je reviendrai et je la retrouverai.
Au secours !
J'y vais.
Sauvez-moi !
Encore toi ? Pourquoi es-tu revenu ?
Je suis content.
Tu es enfin l�.
Ce fant�me est encore mieux que l'autre.
- Je l'ai prise pour toi. - Qui �a ?
Ta s�ur.
Il y en a d'autres qui suivent ?
Ils vont nous d�couvrir. Montons � l'�tage.
Il n'y a personne.
�a t'arrive de partager ?
Que faites-vous ?
- Quoi ? - Que faites-vous ?
- On simule l'intimit�. - Quoi ?
Yen va m'aider � sauver mon ma�tre.
Voici Lotus.
- Que fais-tu ? - Je simule l'intimit�.
Contente-toi de regarder. Je ne te fais pas confiance.
- Tu peux simuler et pas moi ? - Je n'ai pas le choix.
Je suis oblig�.
Tu manques de conviction. Couchons-nous par terre.
- Par terre ? - C'est � moi d'y aller.
Tu ne peux pas.
Pourquoi pas ?
Viens.
Il vaut mieux que tu sois sur moi.
Entendons-nous bien : Cette fois, tu ne vas pas prier.
- Qu'est-ce qu'on fait l� ? - On s'embrasse.
Intr�pide, je fends la brume �paisse.
La femme est un br�lant soleil.
Je bondis par-dessus la lune.
Je danse au son du gong.
Rien ne peut arr�ter un h�ros.
Tu cries trop fort. On ne peut pas se concentrer.
Je n'ai pas fini, je repars � l'attaque.
O� est mon ma�tre ?
Lao-Lau l'a captur� mais je ne sais pas o� il est.
Comment faire pour attirer Lao-Lau ?
J'ai une clochette au pied. Si je l'agite, elle viendra.
Une clochette ?
Alors agite-la.
Ne t'arr�te pas ou on va nous d�couvrir.
Ne mets plus ta langue dans mon ventre.
On ne fait que s'embrasser.
D'accord.
Je vais prendre l'air. Dites-moi quand vous aurez fini.
Attends, ne pars pas.
J'en ai assez.
- Yen, o� vas-tu ? - Je vais me promener.
Tu ne peux pas me laisser.
J'en ai assez de vous regarder.
Jeunes lettr�s !
Ouvrez-moi, j'ai tr�s peur. Laissez-moi entrer.
- Elle a tr�s peur. - C'est Papillon.
Restez l�, je vais la voir.
N'y va pas, nous sommes rivales.
Comme �a, pas besoin de se battre.
Si tu continues, je ne vais pas te payer.
Tu parles, avec quel argent ?
Parlez moins fort.
Lotus, pr�te-moi de l'argent. Pour le faire taire !
Je m'en fiche de l'argent. Je veux bien autre chose � la place.
Tu peux parler mais ne la touche pas.
Si tu ne m'aides pas, il va me laisser tomber.
Vous �tes �puisants, je m'en vais.
- Je te prot�gerai. - Inutile.
Toi aussi, tu t'es fait chasser ?
Au contraire, ils se battaient pour moi.
Mais ils sont trop bruyants. Je pr�f�re m'en aller.
Ne reste pas l�, entre.
Tu sais, nous aimons beaucoup les jeux.
- Nous poursuivons notre jeu ? - D'accord.
Je t'ai dit que tu n'�tais pas mon type. Inutile d'insister.
- Ouvrez-moi. - Je perds mon temps.
Je suis aussi d�sirable que Lotus.
- J'ai dit non. - Je saurai te s�duire.
Et moi ? Je suis une proie facile.
- Et les pr�liminaires ? - Je ne peux plus attendre.
Tu as le cr�ne ras� ? Tu es moine ?
Tu es le disciple du vieux ?
Viens par ici.
Voil� pour toi, d�mon !
Que le soutra montre son pouvoir !
Par la force de l'univers !
�a alors !
Allez !
Elle attire tous les sabres vers elle.
Es-tu pr�t � mourir ?
Tu es bien s�re de toi.
Petit moine, j'attends que tu viennes sauver ton ma�tre.
Le seul alli� que tu as trouv�
est un nain avec une �p�e g�ante. Tu veux me faire rire ?
Vieille sorci�re, tu vas mourir de rire.
- D�p�che-toi d'agir. - Je ne le connais pas par c�ur.
Coupe ces lianes.
Coupe-les.
R�cite ton soutra.
Je ne vois m�me pas mon parchemin !
- Tu te sauves ? - L�che !
Je vais t'aider � t'enfuir.
Viens.
J'ai failli vous rater.
Tu m'as laiss� en plan. C'est malhonn�te.
Je voulais cr�er une diversion pour t'aider � t'enfuir.
On a vu le r�sultat !
Il faut quitter le temple Lan Jou.
Cachons-nous.
Lao-Lau ne doit pas me voir.
On est coinc�s. Je vais l'affronter.
Attrape mon �p�e.
A quel petit jeu joues-tu ?
Un jeu mortel.
C'est tout ?
�a ne fait que commencer.
J'invoque l'armure c�leste !
Tu changes encore de d�guisement ?
Je m'en vais.
C'est encore une diversion ?
Lao-Lau, tu es bless�e ?
Il s'est s'�chapp� !
Il croit qu'il peut me blesser ?
Tu comptes me sauver en tournant dans tous les sens ?
- C'est une strat�gie, idiot ! - Tu pourrais pr�venir.
Tu r�les tout le temps. J'attends toujours d'�tre pay�, moi !
Lotus.
Je t'ai parl� de l'argent tout � l'heure...
Pas maintenant. Je dois rentrer chez moi.
Partons ensemble.
C'est trop dangereux. Viens avec nous.
Tu peux hanter o� tu veux, non ?
J'ai mes habitudes.
J'ai souffert. Je pr�f�re vivre au jour le jour.
Vous ne savez m�me pas o� vous serez demain.
Quelle importance ?
N'essayez pas de me convaincre.
Il ne me manque rien ici. Je ne suis pas ta parente.
De quoi j'aurais l'air � tes c�t�s ?
Je te laisse, je m'en vais. Oublie-moi.
On ne sait pas o� on sera demain ?
Elle a raison, nous devons d'abord penser � nous.
Alors on la laisse tomber ? C'est ton id�e, �a.
Jade, Lao-Lau est rentr�e ?
Lao-Lau ? Non, pas encore.
Viens me peigner. Tu diras que je ne suis jamais sortie.
Qu'est-ce que tu as ?
Rien... Tu me manqueras.
Je vais �tre mari�e au seigneur Montagne Noire dans deux jours.
Quoi qu'il arrive, tu resteras une s�ur pour moi.
Je vais conseiller � Lao-Lau d'en marier une autre.
Nous resterons toujours ensemble.
Lotus, je t'aime vraiment beaucoup.
Tu vas me faire croire que tu es rest�e sagement ici � te peigner ?
Dis-moi o� ils sont cach�s.
Lao-Lau, j'ai eu tort. Pardonne-moi.
Te pardonner ?
Comment dois-je la punir ? A ton avis, Jade ?
Peut-�tre en la mariant au seigneur Montagne Noire
� ma place ?
Jade, non !
Dans la vie comme dans la mort, tu auras toujours �t� vendue.
Le seigneur a beaucoup de concubines. Tu vas souffrir.
Tu m'as trahie. Coupez-lui les cheveux.
De si beaux cheveux. Comme c'est dommage.
Je les peigne depuis longtemps.
Avec application.
Les ciseaux.
Jade, tu disais que j'�tais une s�ur pour toi.
Tu savais que Lao-Lau �tait ici.
- Pourquoi m'as-tu trahie ? - Pour se sauver.
Je vais te lac�rer le visage.
Lao-Lau, je t'en supplie, pardonne-moi !
Laisse Lotus tranquille !
Jade.
- Lotus. - Je vais me marier � ta place.
Larmes de crocodile.
Tu ne t'en tireras pas comme �a.
A qui dis-tu �a ? Approche.
Je vais vous marier toutes les deux au seigneur Montagne Noire.
Lac�re-lui le visage.
Non, Lao-Lau !
Tu me cherches ? Je vais te lac�rer le visage.
Je veux qu'elle soit d�figur�e.
- C'est bien ici ? - Oui, viens.
Je viens en ami.
Qui es-tu ?
Lotus ?
Va-t'en.
N'aie pas peur, Bouddha est avec moi.
Laisse-la partir.
La prochaine fois, je vais me f�cher.
Reviens.
Je te mange en premier.
Surtout ne m'embrasse pas sur la bouche.
Je me suis tromp� de personne.
- Tu vas devenir gentille ? - Compte l�-dessus.
Je te ram�ne d'o� tu viens.
Me revoil�.
On repart.
Lotus, va-t'en.
Jade !
Je t'ai bien eue. La prochaine fois, je d�truis ton antre.
- Jade... - C'est trop tard.
- Fuir ne sert � rien. - Pourquoi ?
Que faites-vous enlac�s ?
Mon urne est gard�e par Lao-Lau, au pied de son arbre.
Le jour lev�, mon �me doit y retourner.
- Je vais la r�cup�rer. - Sans moi.
- Concentre-toi. - Attention !
Tu ne vas pas me laisser tomber maintenant ?
Chaque fois, je crois que c'est fini et �a continue.
Et alors ?
Je fais le calcul. Ta stupidit� moins mon intelligence...
Plus ton ingratitude. Total : Tu es jaloux de moi.
Vous �tes toujours � vous b�coter et moi, j'ai rien du tout.
Les moines, je sais pas mais moi, j'ai besoin d'affection.
- Je veux sauver mon ma�tre. - Arr�tez.
Lao-Lau est intouchable. Je ne pourrai jamais m'�chapper.
Fais comme si tu ne m'avais jamais connue.
J'irai seul.
Ne joue pas la com�die, je ne t'aiderai pas.
Je sais que tu veux l'aider.
Si c'est toi qui me le demandes, je vais r�fl�chir.
R�fl�chis bien alors.
- Que fais-tu ? - Je vais trouver ton urne.
Tu veux mourir ? Pense d'abord � toi.
Je fais ce que je veux.
Sans toi, je n'en serais pas l�.
Je t'ai aid�e et tu m'accuses ?
Tu ne peux rien faire pour moi.
Je n'ai pas peur de toi.
Le jour se l�ve, adieu.
Je ne peux compter que sur moi-m�me.
Prends soin de toi.
Je l'ai trouv�.
Il reste � trouver l'urne. Je vais t'aider.
Inutile. Je n'ai rien pour te payer.
Elle doit �tre par l�.
- Laquelle est la bonne ? - Ce n'est pas ton affaire.
C'est peut-�tre celle-l�.
Celle-l� aussi.
Lotus n'est pas aussi grosse.
Je la pose ici.
Tout �a ?
Vu le nombre, il va te falloir une charrette.
Je ne veux pas alourdir mes dettes.
Cette fois, c'est gratuit.
Par les hordes c�lestes, trouve le chemin !
Va voir si c'est la bonne.
C'est bien Lotus. Je l'ai trouv�e !
Prends-la avec toi alors.
A nous deux, Lao-Lau. Je vais te changer en cendres.
Le vieux moine ?
J'ai trouv� ton ma�tre.
Fais-le descendre.
D'accord.
- Il va bien ? - J'en sais rien.
Ses yeux sont tout gonfl�s.
Ma�tre.
Emm�ne-le, je vais br�ler l'arbre.
Il pleut trop fort. On ferait mieux de partir d'ici.
J'aurais bien br�l� cette vieille furie.
Ma�tre ?
Ma�tre, comment vous sentez-vous ?
- Vos yeux. - Fong...
Te voil� enfin.
Je sens une pr�sence. Qui est-ce ?
C'est moi, Yen. Vous m'avez r�primand� au march�.
Mon c�ur s'illumine. Je vois que tu t'es repenti.
Je ne suis pas aussi v�nal que vous le disiez.
Cette fois, on est tranquilles.
- Il y a une auberge l�-bas. - Allons-y.
- Attendez. - Qu'y a-t-il, ma�tre ?
- Ils sont l�. - Qui �a ?
- Les d�mons. - Quels d�mons ?
Fong.
C'est Lotus.
- Je vais m'occuper d'elle. - Non, elle nous a aid�s.
Lotus, j'ai trouv� ton urne.
Attendez, elles sont deux.
Ne la croyez pas, elle a pris mon apparence.
Ecoute-moi, je suis la vraie Lotus.
Laquelle est la vraie ?
- Ma�tre, aidez-nous. - Je n'en sais rien.
D�mon !
Pauvre vieux fou !
Lao-Lau !
Comment se fait-il qu'on soit revenus au temple ?
Nous n'avons jamais quitt� la for�t.
Je sais o� est Fong, venez.
Bien s�r que tu le sais. Tu nous mens depuis le d�but.
Mon �me est li�e � l'urne.
Comme vous, je suis une victime de Lao-Lau.
Menteuse ! Je ne te crois pas.
Je vais briser ton urne et tu ne feras plus de mal � personne.
Je n'ai jamais voulu que Lao-Lau capture Fong.
Yen, m�me toi, tu ne me crois pas ?
Sorci�re, je vais te d�truire !
Ma�tre, il faut retrouver Lao-Lau avant.
Va-t'en.
Allez, va-t'en.
Fong est au temple Lan Jou. Il faut le sauver.
Allons-y.
Tu as perdu ton abaque.
Cette affaire n'est pas rentable. Allons secourir Fong.
Ma�tre, soyons prudents. Les d�mons sont tr�s nombreux.
- Fong ! - O� est-il ?
L�-bas.
Il est solidement attach�.
Petit moine, je vais aspirer ton �nergie
et te marier � Montagne Noire.
Pour que tu souffres �ternellement.
Papillon !
Tu n'es m�me pas capable de le s�duire.
Laisse-moi encore essayer, je peux y arriver.
Lotus.
- Tu oses revenir ? - Lao-Lau, elle est pour moi.
Je suis revenue pour me racheter.
Les deux autres sont cach�s dans les fourr�s.
Elle nous a trahis.
J'aurais vraiment d� briser ton urne.
Par les puissances infernales !
Que le mal triomphe !
Que le ciel et la terre nous pr�tent leur force !
Par le pouvoir des sabres b�nis !
Dispersion !
Mon or !
A l'attaque !
Par le feu sacr� !
Papillon !
Lao-Lau, aide-moi.
Bless�e, tu ne sers plus � rien. Donne-moi ton �nergie.
Tu d�vores m�me les tiens ?
Quelle que soit ta puissance, tu restes un d�mon.
Tu iras en enfer.
J'invoque le pouvoir du soutra.
Tu nous as encore trahis.
C'�tait le seul moyen de te sauver.
Le parchemin !
Dispersion !
Par le pouvoir de l'univers !
Seigneur Montagne Noire.
Vite, Montagne Noire arrive.
Rejoins les autres.
Papillon !
Viens vite, Lotus.
Papillon !
Tu as raison de partir avec le moine.
Tu ne finiras pas comme moi.
Moi aussi, j'ai commis des erreurs et je suis devenue un fant�me.
Aide-moi.
Papillon !
Lotus, il faut partir.
Vite, d�p�chons-nous.
Je vais invoquer ma cape sacr�e.
Sautez !
Ma�tre, il faut attendre Lotus.
C'est un d�mon. Ne te fie pas � ses dires.
Lotus, d�p�che-toi.
Fong, je suis l�.
J'ai ton urne.
Ne soyez pas t�tu, faites demi-tour.
Par les hordes c�lestes !
Venez.
Tel est son destin.
Ma�tre.
Montez.
Vous avez d�truit Lao-Lau. Je vais vous emmener en enfer.
Montagne Noire se rapproche.
Merci de m'avoir sauv�e.
Je n'aide que mon disciple.
Ma�tre, Lotus est...
Tais-toi. Dans une heure, il fera jour et il faut tenir jusque-l�.
Je ne vous laisserai pas sortir de mon domaine.
Ma�tre, on est coinc�s.
Yen, aide-moi � ouvrir un chemin.
Que le ciel est la terre nous pr�tent leur force !
Nous ne tiendrons pas.
Je n'ai pas dit mon dernier mot.
Viens par l�.
Fong, vois-tu poindre l'aube ?
Pas encore, ma�tre.
Le soleil est cach� par les nuages.
Partez, je vais le retenir.
- Tu n'es pas de taille. - Laisse-moi faire.
Yen !
Montagne Noire, j'ai d�j� an�anti ta s�ur !
Tremble, je vais t'�liminer.
J'invoque l'armure c�leste !
Me voil�.
Demi-tour.
Tu m'attraperas pas !
Ma�tre !
Je vais te transformer en bouddha d'or pour triompher de ce d�mon.
Ainsi tu absorberas les rayons du soleil.
- Vous ne survivrez pas. - Concentre-toi.
Ma�tre, r�pondez-moi !
Je viens avec toi.
- Tu vas mourir. - Nous allons tous mourir.
Ma�tre, si je ne reviens pas,
enterrez mon urne.
Lotus, d�sormais, tout d�pend de toi.
Malgr� nos tentatives, rien n'aura pu nous s�parer.
Tu n'en r�chapperas pas.
Ma d�cision est prise.
Que fais-tu ?
J'ai peur de l�cher prise.
Enl�ve la ceinture.
- Tu vas tomber. - Fais ce que je dis.
Le soleil !
Je suis �puis�.
Malgr� la chute, je n'ai rien senti.
Lotus !
Aide-moi.
Voil� o� �a m�ne d'aider les gens.
Ton �me a �t� dispers�e.
Te voil� bien mal remerci�e. Je prie pour ta r�incarnation.
Fong.
Je croyais que je ne te reverrais plus.
Prends mon urne et je pourrai partir d'ici.
A qui tu parles ?
- Il ne reste que ce ruban. - Son �me s'est dispers�e ?
Oui.
Je reprends ma route. A la prochaine.
Nous aussi, nous partons. A bient�t.
Que Bouddha veille sur vous.
Allons-y, ma�tre.
Pourquoi marches-tu si vite ?
- L'urne de Lotus a disparu. - Comment �a ?
Faisons plus ample connaissance.
"Tu r�coltes ce que tu as sem�. Voler est un p�ch�.
"J'ai mis les cendres dans ma gourde."
Je te retrouverai, o� que tu ailles !
Fong, o� m'emm�nes-tu ?
Ma�tre, le d�mon a dit que le paradis n'existait pas.
- C'est vrai ? - Arr�te tes sottises.
- Aide-moi � me relever. - Bien s�r.
Adaptation : Mutchi Huynh et Didier Ruiller
Sous-titrage : C.M.C.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.