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Original subtitles

CE N'EST QU'UN AU REVOIR

"L'Académie militaire américaine de West Point a 153 ans.

Voici l'histoire vraie d'un soldat qui y a passé...

50 ans.

Son nom est Marty Maher."

Bonjour, Marty.

De quoi s'agit-il ?

Marty dit que c'est urgent, M. le Président.

Urgent. Il n'y a pas plus urgent.

Ils ont compté sur leurs doigts...

et découvrent que j'ai plus de 70 ans.

Ils me poussent à la retraite au bout de 50 ans, les ingrats.

Alors j'ai demandé à Chuck-- Le général Dotson--

de m'arranger ce rendez-vous avez vous.

Cinquante ans dans l'armée, ça fait un bail, Marty.

Oui et non, mon commandant.

Il m'a fallu 30 ou 40 ans pour prendre le coup de main.

Maintenant que tout va bien...

ce serait gâcher ma formation...

et l'argent des contribuables.

Fumez votre pipe, Marty. Sinon je ne vous reconnais pas.

Merci à vous.

Nous les Maher, nous prenons notre temps pour vieillir.

J'ai peut-être plus de 70 ans...

et j'ai besoin de lunettes pour lire...

et j'ai pu prendre un kilo ou deux ici et là...

mais je suis en meilleure forme...

que ce matin-là, il y a 50 ans...

quand j'ai pris le 1er train remontant l'Hudson...

sans savoir vers quoi j’allais.

J’ai grimpé la colline...

un jeune homme, tout juste débarqué.

Halte ! Qui est là ?

Martin Maher d’Irlande, Votre Honneur.

Avancez, Martin Maher, qu'on vous identifie.

M'identifier ? Comment ?

Je suis arrivé dans ce pays hier soir.

Caporal, encore un serveur irlandais.

Très bien, par ici, l'Irlandais.

Je m'appelle Martin.

Maher. M-A-H-E-R. Roscrea, Tipperary.

C'est quoi cet endroit ?

Est-ce une prison ? Ou une maison de fous ?

C'est l'Académie militaire des Etats-Unis.

Ça ferait de jolies ruines.

Allez, on y va, l'Irlandais.

Je m'appelle Martin.

Ils portent des corsets en fer pour se tenir comme ça ?

C'est la posture des cadets. Ça fait partie de la discipline.

Vous pourriez éliminer tous leurs nez avec une balle.

Ces hommes sont formés pour devenir officiers de l'armée américaine.

Ils viennent ici pour la discipline, et c'est ce qu'ils trouvent.

Où sont-ils passés ?

Tu les verras au petit déjeuner, l'Irlandais. On y va.

Je m'appelle Martin !

Comment va la vache ?

Elle marche. Elle parle. Elle est en pleine forme.

Le fluide lacté extrait de la femelle de l'espèce bovine...

est très efficace au huitième degré.

C'est la même situation avec la vache.

- Où est mon lait ? - Du lait pour M. Bullock.

- Enlevez ces plis de votre menton. - De café pour M. Van Ennes.

- Donnez-moi la définition du cuir ? - La définition du cuir.

La peau fraîche d'un animal nettoyée des poils, de la graisse...

plongée dans de l'acide tannique qui déclenche une réaction chimique.

Le tissu gélatineux est converti en substance imputrescible...

imperméable et insoluble dans l'eau.

C'est ça, le cuir.

Allez, l'Irlandais. On continue le service.

Allez, allez.

Allez, l'Irlandais ! Ramassez ! Ramassez !

Ça sera déduit de votre paie !

Les grandes assiettes valent 11 centimes.

Les tasses, 7. Les soucoupes, 4.

Les assiettes à dessert, 9.

Les soupières, 94 centimes !

Revenez à cinq heures.

A cinq heures.

A cinq heures.

J'ai rien pour vous.

Vous êtes ici depuis deux mois...

et vous avez cassé pour trois mois de salaire ?

Je suis un esclave.

Je suis un esclave.

Je me tue au travail sans gagner de quoi noyer mon chagrin.

Revenez par ici.

Je devrais pas faire ça, voilà 3 dollars de ma poche.

De quoi vous amuser...

sans vous attirer des ennuis.

Merci beaucoup.

Tout le monde n'a pas 3$ de gentillesse dans le cœur.

- Merci beaucoup. - De rien.

Allez. Filez.

Merci encore.

Rudy Heinz ! En voilà d'un soldat, briqué et astiqué.

- C'est quand, votre permission ? - Quand vous m'aurez rendu ces 5$.

Cinq dollars ?

Les 5 dollars pour envoyer à votre vieux papa en Irlande.

C'est curieux. Je ne me souviens pas.

Vous étiez à jeun quand vous m'avez dit ça ! Allez, donnez !

Rudy, je--

J'ai de mauvaises nouvelles.

Il me faut quelques mois avant que j'équilibre mes actifs et mes dettes.

Vous rembourserez chaque centime même si ça prend une vie entière !

- Moi ? - Oui !

Je vais m'occuper du caporal Heinz.

Il ira au cachot pour ça.

Au cachot ?

C'est tout ce que vous faites, l'envoyer au cachot ?

Il est militaire ! C'est tout ce que je peux faire !

Allez. Prenez un balai. Rangez-moi tout ça. Et vite.

Rangez-moi ça. Vite.

J'obéirai aux ordres du président des Etats-Unis.

J'obéirai aux ordres du président des Etats-Unis--

"Capitaine" et de mes supérieurs hiérarchiques--

et aux ordres de mes supérieurs hiérarchiques--

dans le respect des règles du combat--

dans le respect des règles du combat.

- C'est votre 2ème enrôlement ? - Non, le troisième.

L'an dernier, j'ai eu des petits problèmes. J'étais serveur et--

- Et vous ? - Je suis fermier.

- Vous avez déjà été soldat ? - Oui.

Vous êtes bienvenus dans l'armée américaine.

Une armée fière de son dévouement à la paix, la victoire et la guerre.

C'est exactement ça, West Point.

Vous verrez les cadets quotidiennement.

Nous comptons sur votre bonne conduite. Des questions ?

Oui, à propos de la casse.

Si on laisse tomber, un canon, par exemple--

Caporal Heinz !

A droite, droite !

En avant. En file, à droite.

Cher capitaine, on aura des ennuis si les Anglais soudain--

Caporal Heinz !

Allez, dégagez.

- Bonsoir, M. Larson. - Tu me dis Monsieur maintenant ?

A la dernière danse, on s'appelait Nell et Whitey.

La soirée n'en est qu'à son début.

Bonsoir, M. O'Carberry.

- Où est Peggy ? - Elle n'est pas arrivée ?

Elle est partie avant le train. Son père lui a prêté l'auto.

Cent vint bornes dans cet engin et en pleine nuit !

Elle est folle ou quoi !

Allez-y. J'attends ici. Ne manquez pas la première danse.

Vous êtes O'Carberry ?

Un type de Typperary avec le même nom a vendu un cheval à mon père.

Ma branche a quitté l'Irlande il y a longtemps.

Ça valait mieux ainsi.

Ceux qui sont restés valent pas grand-chose.

Le cheval était volé.

Bonsoir.

Volé à la police, quand même.

Bonsoir, Messieurs.

- Bonsoir, Whitey. - Bonsoir, Nell.

Bonsoir. J'écrirai.

- Tu es encore là ? - J'attends toujours Peggy.

Si elle est la moitié de ce que vous décrivez, pas d'inquiétude à avoir.

- Voici Marty Maher. Whitey Larson. - Enchanté.

Si vous avez un problème de cheval, venez donc voir Marty.

- Il est dans l'infanterie. - Bien sûr ! Il connaît les chevaux.

Vous croyez pas qu'ils vont le mettre dans la cavalerie ?

Viens, Jim. On est à 5 minutes de l'extinction.

- Bonsoir, Marty. - Bonsoir.

- Bonsoir, Marty. - Bonsoir.

Peggy, chérie, j'étais inquiet. J'ai craint un accident.

J'ai passé la nuit chez un forgeron pour réparer ce moteur.

Peggy, je t'aime !

- Ce cadet n'a pas le droit d'être là. - Un cadet, mon Commandant ?

Je ne vois pas de cadet. D'ailleurs, vous non plus.

Je ne croyais pas que ça m'arriverait.

Quelle soirée on va avoir.

Tu traverses le village en 20 minutes. Il y a rien à faire.

Ce cher Jim O'Carberry...

la punition en personne.

Caporal Heinz, je demande la parole.

- Du calme. - Allez-y.

Je vous dis tout net que vous êtes un informateur !

Arrêtez !

Arrêtez !

Ce type avec le direct de droite-- Il est bon.

Bon pour dix jours au cachot.

Et il s'en tire.

Je vais le rosser quand je sors d'ici, ce sale informateur.

Et toi, tu as menti...

en me disant que tu t'étais rendu.

Mais oui. Je me suis dénoncé.

Je ne te crois pas.

A la danse, nous devons nous tenir bien.

J'y étais. Je devais le dire.

Tu fais une bêtise et tu t'en tires...

personne n'en sait rien...

et puis tu vas leur dire que tu as enfreint la loi ?

Oui, le déshonneur, c'est seulement de trahir sa parole.

Même le commandant était compréhensif.

Avant même d'avoir réfléchi, Peggy était dans mes bras...

et j'étais fiancé.

Fiancé.

Comme c'est beau.

Tout prisonnier que je suis, ça me rend heureux.

Tu sors aujourd'hui.

A quoi bon ?

Ils trouveront un autre truc pour me persécuter.

Tu es attendu par le Maître de l'Epée.

Le Maître de l'Epée ?

Le capitaine Koehler. C'est un bon officier.

Maître de l'Epée ?

Entrez donc.

Je suis le capitaine Koehler, Maître de l'Epée.

Vous êtes un soldat épouvantable. Même pas un soldat.

Débraillé, indiscipliné...

insubordonné, irascible...

et tout plein de ruses.

Tant que je suis le Maître de l'Epée...

il n'y aura pas de rats de cachots parmi mes cadets.

Vous aimez jouer du poing, hein ?

- Oui, mon Commandant. - Voyons voir ça.

J'ai donc l'autorisation de frapper le capitaine ?

Vous pouvez toujours essayer. Allez.

J'aime la boxe, pas la danse.

J'ai besoin d'un homme, Marty. Vous travailleriez pour moi ?

Mais certainement, mon cher Capitaine.

Bon pour la douche.

Bonjour, Marty. Où est le capitaine Koehler ?

Capitaine Koehler ?

- Il est dans la salle de boxe. - Merci.

- Bonjour, ma chère. - C'est un trésor.

Continue le cours de boxe.

- Marty ! - Mon Commandant !

Le cours de boxe.

Un, deux !

Repos !

Un, deux !

Repos !

Silence.

Le but de votre formation à la boxe est triple.

Un cadet doit savoir être puni et punir.

Nous faisons de vous des officiers...

en vous préparant à des postes d'autorité.

Mais nous ne ménageons pas l'adversaire.

Nous allons démontrer la valeur du jeu de pieds.

M. Lummox.

M. Lomax.

Bien, M. Lomax, montez sur le ring.

Je vais vous montrer mon savoir-faire.

Observez la position des mains...

et le jeu de mes pieds.

Bien, M. Lomax...

vous êtes autorisé à tenter de me frapper.

Je demande la parole, mon Commandant.

Allez-y. Cet uniforme est réglementaire ?

C'est mon problème. Le tailleur a pris quelques libertés.

Comme je dis, quand on est soldat, faut avoir l'air d'un soldat.

Bien entendu.

- Cette étrangère ? - Cette quoi ?

La jeunette avec Mme Koehler, avec les jupons et les châles.

C'est Mary O'Donnell. Notre cuisinière. Et elle est bonne.

Ah oui ?

Même le diable trouve du boulot aux inactifs--

Je ne suis pas du genre à traîner dans les saloons.

- Quoi ? - Non. Je suis sobre, travailleur.

- Vous vous sentez bien ? - Mais oui.

Est-ce que je pourrais aider Mme Koehler ?

- Je lui demanderai. Merci. - De rien.

- Menuiserie. Tuyauterie. - Bien.

Merci, mon Commandant.

Je me sens chez moi, Mary O'Donnell.

Vous glacez le gâteau et je répare les tuyaux.

Chez nous, on n'a pas appris A, B, C.

On a appris Z, Y, X.

Mon père voulait qu'on sache l'alphabet à l'envers...

comme Z, Y, X, W, V, U, T, S, R, Q, P, O--

Je suis sûr que vous savez pas ça.

Mon père avait des idées arrêtées...

comme l'a appris plus d'un instituteur à son grand regret.

Une part de gâteau, une tasse de thé, et une jolie fille à qui parler.

Une fille avec une jolie voix...

enfin, j'imagine.

Vous pouvez ouvrir l'eau.

On vous a dit comme vous êtes mignonne, Mary O'Donnell...

avec vos cheveux roux et vos grands et longs pieds ?

Rien ne vaut une fille irlandaise.

Tipperary ?

Donegal ?

Quand j'ai posé les yeux sur vous, je me suis dit...

en voilà d'une fille.

Regardez comme ça coule bien.

Et ne vous inquiétez pas si le tuyau est bouché.

Je ne demande qu'à revenir le nettoyer quand vous voulez.

Arrêtez l'eau ! Arrêtez !

Idiote ! Qui vous a dit de--

Votre bel uniforme !

Mes excuses, Madame. Je ne m'adressais pas à vous.

Mais à cette lourdaude de Mary O'Donnell.

Je croyais que vous parliez gentiment de l'Irlande.

Vous avez dit "parler" ?

Je ne savais même pas qu'elle parlait !

Elle est timide. Elle me dit que vous êtes un bon ouvrier.

Ah vraiment ? J'ai cru qu'elle ne me voyait même pas.

Elle m'a dit qu'elle avait une douzaine de choses à réparer.

J'allais appeler un menuisier, mais elle veut que ça soit vous.

Je peux vous croire ?

Je jure sur mon cœur.

Vous avez le cœur à droite...

mais je passe demain matin.

Merci.

Oh, quelle coïncidence heureuse.

Je ne savais pas que vous seriez là.

Absolument pas.

Vous venez à la parade chaque samedi ?

J'ai dit, "Vous venez à la parade chaque samedi ?"

C'est mon ami, Jim O'Carberry.

Il est premier capitaine.

Je suis comme son père.

Il aura son diplôme en juin.

Lui et Peggy, ils vont se marier à la chapelle.

Jim et Whitey Larson m'ont dit de rester pour le mariage, mais...

je ne serai pas là.

J'ai dit, "Je ne serai pas là".

Mon engagement se termine dans 8 jours, Mary O'Donnell, et je pars.

Il y a des choses dont j'aimerais vous parler.

Après la parade, on peut aller sur la rivière en bateau.

Le capitaine Koehler me donnera un passe...

car c'est le dernier que je demande.

Qu'en dites-vous ?

Regardez-moi ça !

Des sandwiches, des pommes, des bananes...

du gâteau.

- Puis-je vous parler ? - Je vous écoute.

Même si vous insistiez, je refuserais un passe.

C'est votre dernière revue. Vous ne restez pas jusqu'au bout ?

Vous partez dans 8 jours, n'est-ce pas ?

A cause de certains événements, je ne pense plus à partir.

Je me réengage de ce pas.

Les vents d'octobre

Se lamentent autour

Du château de Dromore

Mais la paix règne

Dans ses murs

Les feuilles d'automne

Tombent et meurent

Mais au printemps

C'est vous avec cette terrible bronchite, Mary O'Donnell ?

Maintenant vous m'écoutez.

Vous êtes trop stupide pour le voir, mais j'ai bien réfléchi.

Vous êtes la victime d'un complot infernal.

Le capitaine Koehler, ce voleur de chevaux--

Lui et ses amis du Milwaukee ont tout comploté.

Et vous allez finir dans les bras de ce crétin de caporal Heinz.

Je ne suis pas d'accord. Je vous donne votre dernière chance.

J'attends deux mots de vous.

Ce sera oui ou non. Qu'en dites-vous ?

- Je dis oui-- - Et essayez pas de--

- Qu'avez-vous dit ? - J'ai dit oui.

Vous avez dit oui ?

Le premier mot que j'entends de votre bouche, et c'est oui.

Pourquoi n'avoir rien dit quand je m'esquintais près de vous ?

Pourquoi ne m'avoir pas encouragé avant que je me rengage ?

- J'ai obéi au capitaine Koehler. - Ah, c'est donc ça ?

Il dit que vous argumentez toujours, qu'on se disputerait si je vous parlais.

Et c'en serait fini.

J'argumente.

Il y a pas plus gentil que moi.

J'ai déjà dit un mot méchant, comme addlepated flibbertigibbet ?

Et voilà ! Avant même qu'on s'embrasse.

Avant de--

Je dois vous dire quelque chose.

A cause des circonstances, je n'ai pas beaucoup d'argent.

On se débrouillera.

J'en suis sûr.

On économisera pour retourner à Tipperary acheter le pub.

Retourner au pays ?

Où aller ? J'y ai mon vieux père et mon jeune frère Dinny.

Ils seront fiers de mon épouse bien portante.

Les temps sont durs en Irlande en ce moment.

Les temps sont durs partout pour les pauvres.

Mais pas pour ceux qui ont un pub dans un village de poivrots.

Je suis heureuse ici. C'est un bon endroit, et digne.

D'être là, d'être une petite partie de ça...

mon cœur tressaute.

J'ai une idée. Je t'aiderai à trouver l'argent.

Tu peux faire venir ton père et ton frère.

Ici ? Lui ? Mon vieux ? Qui a été libre toute sa vie ?

L'amener à West Point avec ces règlements--

Ça ne fait pas de mal. Le capitaine Koehler dit que ça t'a fait du bien.

Il s'en vante ?

Tu vois les bâtiments des nouveaux mariés là-bas ?

Il s'est débrouillé pour qu'on ait une des maisons.

Vraiment ?

Avec l'électricité et le chaud et le froid--

Comment ose-t-il nous loger avant même que je--

Ah ce Koehler ! De tous les fourbes comploteurs--

C'est un coup de lui et de sa femme, la preuve est là.

Vous êtes déjà déçu, Martin Maher ?

Je ne serai jamais déçu, Mary O'Donnell.

Bonsoir à vous, Mary O'Donnell, femme du foyer.

J'ai regardé le relevé de cette banque de voleurs, il manque 300$.

J'ai des choses importantes à te dire.

Nous n'aurions que 43 dollars et 26 centimes.

Ils sont intraitables.

C'était ton idée, la banque.

Si on les avait laissés derrière cette brique--

Je les ai retirés, les 300$.

- Ah c'est toi ? - Oui.

L'argent de notre voyage en Irlande ?

Oui.

Tu as acheté des diamants ou un piano à queue ?

Cet argent--

Papa.

Je crois rêver en voyant le visage de mon père adoré.

Depuis que j'ai délaissé les vertes collines de l'Irlande...

et traversé l'océan sauvage, je prie pour ce moment.

Et de te voir dans ma propre maison.

Béni soit ce jour où tu viens.

Bénie soit la femme généreuse que j'ai épousée...

qui nettoie, et qui économise--

Tu n'arrêtes pas de manger quand je te dis bonjour ?

Continue, mon garçon.

Petit frère, tu es devenu un homme !

Je suis fier d'avoir un frère qui a si belle allure.

Ce sont des galons de caporal. Il vient juste d'être promu.

Caporal, hein ?

Je devrais peut-être m'engager aussi ?

- Avec ta permission, Papa. - Pas question.

Tu sais ce que ça m'a coûté ?

Quatre années de ma vie dans une poubelle, par galon.

Tu pars demain à New York pour apprendre un métier.

Un bon maçon, un mauvais maçon--

N'importe quel maçon gagne plus que mon patron...

un excellent meneur d'hommes...

un grand officier des Etats-Unis, ce commandant Koehler.

Je lui ai parlé aujourd'hui.

Ah oui, vraiment ?

Et de quoi as-tu parlé avec ce voleur de chevaux ?

Tu dois te rendre compte.

Le moindre cadet peut te mettre à plat.

Ce commandant les a informés de mes points faibles.

- Il te supprime la boxe. - Quoi ?

Tu auras plus de temps pour le football et le base-ball.

- C'est ma pipe. - Et une bonne pipe qui plus est.

Il pense que tu enseigneras la natation très bien.

La natation ?

Mais je ne sais pas nager.

Nager ? Ah ce méchant--

Du calme.

Tais-toi.

Vous priez en irlandais, femme du foyer ?

Oui.

Alors à vous de prononcer les mots.

Que Dieu bénisse cette maison qui nous abrite...

et qu’il bénisse ce grand pays qui nous amène l'espoir.

Nager.

Faites bien attention, Commandant.

Répétez les instructions.

Pour nager, il faut maîtriser ces 4 éléments :

confiance, synchronisation, détente et respiration.

La brasse est le meilleur--

Répétez les instructions !

Pour nager, il faut maîtriser ces 4 éléments :

confiance, synchronisation, détente--

Répétez les instructions !

Comment puis-je nager dans toute cette eau ?

Répétez les instructions !

Pour nager, il faut maîtriser ces 4 éléments--

Bon, pour nager, il faut maîtriser ces 4 éléments :

confiance, synchronisation, détente...

et respiration.

La brasse permet de nager avec un sac et un fusil sur le dos.

Nous comptons les brasses.

- Fatigué ? - Non, mon Caporal.

Très bien, vous commencez.

Revenez !

Sortez de là !

Une minute, jeune homme. C'était quoi cette nage ?

- Le crawl australien. - Ah oui ! Vous êtes australien ?

- C'est la nage la plus rapide. - On m'a dit ça.

Avec un sac et un fusil, vous nagerez toujours aussi vite ?

Ici on nage la brasse.

Mais je n'ai pas besoin de leçons de natation, je veux une dispense.

Une dispense ? Vous n'aurez pas de dispense.

Vous serez dans l'équipe de natation.

Avec votre permission, je parlerai au commandant Koehler.

Vous n'avez pas ma permission. Le commandant a mieux à faire.

- C'est moi qui décide. - Si c'est comme ça !

Doucement. Sundstrom a des problèmes.

Et il en aura d'autres, s'il me manque de respect.

Il est en retard dans ses études.

Du calme. Il joue au football.

- Vous êtes combien ? - Cinq.

La moitié plonge dans l'eau.

Frotte bien, mon garçon.

Je vous avais dit que je parlerai à Koehler.

Je vais vous donner sa réponse.

Les sports font partie de l'entraînement.

Si vous pouvez intégrer une équipe, vous intégrez.

Vous nagerez, M. Sundstrom.

Avec vos épaules, vous serez bon pour le foot à la rentrée.

Si je suis encore là.

Alors vous n'aimez pas West Point ?

J'ai voulu venir ici depuis que je suis haut comme ça.

Je me suis enrôlé dans l'armée. J'ai étudié sérieusement.

J'avais minimisé les études.

Je ne peux pas suivre, même en travaillant 24h sur 24.

Mais je ne serai pas viré. Je démissionne. Je reprends du service.

C'est là d'où vous venez ?

Vous avez entendu parler de l'excès d'entraînement ?

Mon garçon, vous avez besoin d'une récréation.

Ma femme cuisine un ragoût avec des biscuits dignes du paradis.

Un peu de ragoût de Mary O'Donnell va dynamiser vos études.

Venez dîner samedi soir.

Et faites pas la tête.

D'accord.

Regarde. Ça marche. Le duvet repousse.

Comme une pêche. Continue de frotter matin, midi et soir.

Dans peu de temps, t'auras des poils d'éléphant.

A l'aide !

Il sait pas nager !

Pour nager, il y a 3 éléments--

Je ne comprends pas, M. Sundstrom. Martin n'est jamais en retard.

- Où est donc Martin ? - Je ne sais pas.

Je vais voir au saloon--

Pas question.

Touchez pas à mon ragoût !

- Si vous me demandez-- - Je ne demande pas.

Ça manque d'oignons. La sauce est trop épaisse.

Oh, les petits pains. Ils vont être fichus.

Sortez-les. Je n'aime pas avoir à attendre chez moi.

Passez à table, Monsieur--

A vos souhaits.

- Quel est votre nom ? - Sundstrom.

Allez, venez.

Vous sentez le ragoût de Mary O'Donnell ?

- Regarde qui j'amène. - Oh ! Kitty !

On s'est croisé.

Elle m'a fait attendre pour se bichonner.

Mlle Katherine Carter. On l'appelle Kitty.

Puis-je vous présenter M. Sundstrom ?

Et votre petit nom, Red ?

Officiellement c'est James, mais on m'a toujours appelé Red.

Bonsoir, Red.

Venez, vous deux. Asseyez-vous.

- Très bien. - Allez, par ici.

- Asseyez-vous. - Merci.

Allez ! Alors on mange ou pas ?

Tu viens m'aider à la cuisine.

J'ai eu tort de lui dire que j'étais serveur.

Jamais cassé une assiette.

Mon idiot de fils.

Ah !

Ça marche.

Arrête !

Vous savez, Kitty a fait des études.

Elle enseigne aux petits de l'école militaire.

Elle est très bonne.

Dans mon temps, si une fille était trop éduquée...

elle avait pas de poitrine et elle louchait.

Ça alors !

Vous alliez étudier quoi ce soir ?

La projection orthographique.

Kitty doit savoir tout ça par cœur ?

Le plus dur en mathématiques, c'est de maîtriser sa peur.

Si on est confiant et détendu, c'est pas si dur.

Même les coordonnées des cylindres ou les sections coniques ou les équations ?

Ce n'est pas si difficile.

C'est comme de nager.

C'est une question de confiance, de synchronisation...

de détente et de respiration.

- Absolument. - Si je peux vous aider, Red--

Merci, mais je ne vois pas comment.

Vous et Kitty, pouvez travailler chez nous.

Je sais épeler Massachusetts, moi !

Vous commencez demain dimanche. Vous avez toute la journée.

- Je suis libre demain, Red. - Voyons--

Bien sûr qu'il est libre. Venez demain avec vos livres.

Ma maladie aura besoin d'un long traitement.

Je suis en retard partout. Une fois qu'on commence--

Une fois qu'on commence, on continue. Ça ne me fait pas peur.

Vous êtes certaine ?

Bien sûr qu'elle est certaine. Elle est même ravie.

- Pas vrai ? - Vrai.

Voilà une affaire réglée. Je serai très déçu...

si notre ami n'améliore pas ses notes et n'intègre pas l'équipe de foot.

Gardez-moi une part de gâteau. Mon ami arrive.

Où vas-tu comme ça chaque soir ?

Je marche avec un ami. Un jeune type très bien.

Il apprécie mes conseils.

- Qui est-ce ? - Je ne sais pas.

- Excusez-nous, s'il vous plaît ! - Mais certainement.

C'est une femme !

C'est Gogarty. Le directeur.

Merci, Gogarty. Ce n'est pas une femme.

Je n'oublierai jamais ce jour pluvieux de 1913...

où pour la 1ère fois, nous avons joué contre une petite école de l'Ouest.

- Bonjour, mon Général. - Bonjour. Asseyez-vous.

Merci.

Mauvaise journée pour les Irlandais.

- Vous pariez, Général ? - Je vais parier avec vous.

- Un dollar. - Un dollar.

Notre-Dame. C'est le nom d'une église en France, pas d'une équipe de foot.

- Vous avez parié ? - J'ai réussi mon coup.

- 25 dollars. Chances égales. - Chances égales ?

Vous êtes tombé sur un fou ?

Mon père.

Désolé.

Armée, c'est fini.

Balle en jeu.

- Essai. - Ça fait mal ?

C'est Chuck.

Par ici, vite.

- Ça va ? - Placez-le là.

Docteur. Par ici, Buck. Ta main gauche est faible.

Finies mes chances de trophée cette année.

Dans la 2ème mi-temps, le soleil apparut et avec lui ma chance disparut.

- Stop ! - Dorais pour O'Rourke.

- Rockne pour Glennon. - Balle en jeu.

On n'avait jamais vu ça dans le football.

"Ecole paroissiale Saint-Michel, Highland Falls, Etat de New York"

Vous avez vu ça ? C'est irrégulier. Une faute. C'est du base-ball.

C'est légal.

Quelque chose ne va pas ?

Une passe en avant ?

Red, fonce et disperse-moi ça.

Essai !

L’Irlandais bagarreur.

"Armée, 13 ; Notre-Dame, 35"

Voleurs ! Du football, ça ? Espèce de sales mecs d’Irlande du nord--

- Bonsoir, mon père. - Bonsoir, mon fils.

Que cela t'apprenne, mon garçon.

Parier contre la Sainte Mère Eglise !

Repos.

Nous avons rencontré un nouveau style de foot.

Je dirai seulement...

que je préfère vous voir apprendre une leçon que gagner un match.

Quand vous vous battez pour de bon...

vous ne pouvez vous attendre qu'à de l'inattendu.

Apprenez à le confronter.

Si ce match vous a appris cette leçon...

je me fiche du score final.

C'est tout, les gars. A la douche.

La moitié des reporters sportifs de New York étaient là.

Pas de journaux pour moi demain.

Comment ça va, les études ?

Pas de souci. Je me débrouillerai jusqu'à la fin de la saison.

Et après la saison ?

Et si M. Walter Camp vous a choisi pour le trophée ?

Alors quoi ?

Le commandant Koehler m'a dit l'autre jour--"Marty"--

"Ce Chuck Dotson est plus qu'un bon athlète.

C'est un type bien. Il deviendra un excellent officier."

- Je vous ai fait mal ? - Ce que vous avez fait ou dit ?

L'un ou l'autre.

Le colonel machin-- Celui qui enseigne l'ingénierie--

Il dit que vous raterez les tests de milieu d'année.

Et vous êtes en retard ailleurs.

Vous parlez beaucoup de moi.

Ce qu'on pense, il faut le dire.

Vous êtes venu à West Point pour le foot ou pour l'armée ?

Ça irait si vous gériez les 2, mais vous en êtes incapable.

Ça va pour aujourd'hui, Marty.

J'ai gagné des sous en pariant grâce à vos essais.

Sans vous, ça ne sera pas pareil.

Sans moi ?

Le commandant Koehler ne vous en voudra pas.

Allez le voir et dites-lui : "Commandant, j'ai réfléchi.

Si je continue le football, je vais me faire virer.

J'ai décidé de quitter l'équipe...

et de poursuivre le plus important."

Allez vous habiller. Il se fait tard.

- Chuck, comment va la cheville ? - Elle tient le coup.

Surtout s'il ne se blesse plus.

Commandant, pourquoi sont-ils aussi sévères sur les études ?

Nous sommes à West Point.

Oui.

C'est ce que disait Chuck.

C'est pour ça qu'il quitte l'équipe.

- Mon Commandant, je-- - Je sais, Chuck.

Allez vous doucher. On va prendre un café.

Viens voir !

Comment ça va ?

- C'est à toi ? - Bien sûr.

J'essayais la voiture et j'ai abouti ici.

- C'est splendide. - Viens faire un tour.

Père attend son thé.

- Il y en a pour moi ? - Tout plein.

Martin ramène toujours des groupes de cadets par surprise.

Papa !

Regardez qui est là et si vous voyiez sa voiture ! J'amène le thé.

Je me promenais dans l'auto, et j'ai décidé de--

- Je l'ai vue ! - Bonne voiture, 35 CV de puissance.

Elle m'a coûté cher.

- Tu as un rhume ? - Non.

Sous le lit.

Et qu'est-ce que cette allure de marchand de vin ?

Je fais du business. Mon entreprise marche bien dans le--

Dans quoi ? Laissez-moi passer.

- Le thé est servi. - Il est temps.

Il se débrouille bien.

Vrai. Mon entreprise s'agrandit--

Qui t'a autorisé à t'asseoir ?

Mes excuses. Mais c'est vrai.

Il y a un boulot pour Marty. Une chance à ne pas manquer.

Asseyez-vous.

Je suis resté trop longtemps dans l'armée. Et ça m'a valu quoi ?

Il y a des choses qu'un homme veut donner à sa femme.

Des choses que je veux qu'elle ait.

Même ces meubles sont à l'armée.

Est-ce que je me plains, Martin ?

Nous savons, Mary.

Marty peut gagner 3 ou 4 fois plus que sa paie, dès la 1ère année.

Si on reste ici, on est sans avenir. Année après année--

Un homme peut gagner autant d'argent qu'il veut.

Femme, si vous passiez dans la pièce à côté ?

Alors tu n'as pas d'avenir ?

Moi je vais te dire ton avenir.

Ta femme va enfanter au printemps prochain.

Un enfant ?

Un enfant.

Et pourquoi c'est à toi de le dire ? Elle a perdu sa langue ?

Dieu vous bénisse.

Un enfant !

Tu es sûr ? Au printemps ?

- Ce sera un garçon ou une fille ? - Et comment je le saurais ?

- Allez, vas-y. - Tout de suite.

Depuis que j'ai vu West Point--

dès que j'ai vu ces hommes jeunes--

Tu m'as dit que c'était idiot d'en parler, mais...

si notre fils naît ici...

où tu as travaillé si dur--

Après avoir tant patienté, après ce qu'a dit le docteur...

attendre cet enfant me suffit.

J'espère que ce sera un garçon.

Et peut-être qu'un jour...

son nom sera inscrit dans ce livre ?

Je prie avec toi.

Vous êtes une femme merveilleuse, Mary O'Donnell.

Allons donc !

Arrête, Red. Tu n'es pas le futur père.

Si tu t'asseyais ?

M. Sundstrom, si vous vous occupiez de Marty ?

- Et n'hésitez devant rien. - Moi, le père de tout cela.

Allez. Confiance, synchronisation, détente et respiration. C'est tout.

C'est pas le moment de rigoler.

- Ça va ? - Bien.

Je suis le grand-père d'un garçon né il y a deux minutes,

3 kilos--

Tu devais être le premier !

On m'a dit de rester ici pendant que tu--

Un garçon !

- J'y vais vite-- - Je lui ai donné un sédatif.

L'accouchement fut difficile, mais elle et le bébé vont bien.

Vous les verrez demain.

Un garçon.

Tu es le père d'un garçon. C'est un grand jour.

Je vais devenir un ancêtre. C'est dur pour moi.

Red et moi, on a rendez-vous avec des amis.

Au revoir, Papa.

Bonsoir.

Bon...

on mérite du repos...

après nos efforts d'aujourd'hui.

Tu as pensé à un prénom pour le garçon ?

Tu choisis parmi les saints.

Je pensais lui donner ton prénom.

Avec ta permission.

Tu as ma permission, fils.

Martin Maher, 3ème du nom.

Il faut que tu te reposes.

Je reste un peu là, Papa.

Je vais là-haut égrener mon chapelet.

Dieu te bénisse, mon garçon.

Bonsoir, Papa.

Venez remplir vos verres, amis

Et alignez-vous en file

A fin de chanter vos sentiments

Nous partons

A l'armée on est sobres

Les promotions sont lentes

On va chanter nos souvenirs

de Marty Maher, Oh

Le père d'un valeureux cadet

C'est Marty Maher, Oh

On a tous choisi un cadeau pour le petit Martin Maher.

Le troisième.

Rectificatif, Martin Maher le 3ème, de la promotion de--

- 36. - La promotion de 1936.

Puisqu'il est retenu ailleurs ce soir...

nous espérons que vous accepterez ce sabre de cadet en son honneur.

Qu'il le porte avec fierté et reconnaissance...

envers ses parents et le bataillon.

Eh bien--

Eh bien--

- Félicitations. - C'est formidable.

Félicitations, Martin Maher le 1er !

Vous auriez été déçu si c'était une fille ?

Je leur avais promis que c'était un garçon.

Vous trouverez tout dans la cuisine, et la glace est dans le frigo.

Nous offrons une charmante sélection d'hommes

Connus pour leur sa voir et leur piété

Mais je peux affirmer avec certitude

Que le Père O'Flynn est le meilleur d'entre eux

A votre santé Père O'Flynn

Rires et joies rires et joies

La plus fière des créatures et le plus tendre des prof'

Et l'être le plus gentil de Donegal

- Dansez. - Allez !

La police.

C'est le docteur. Je me disais bien...

il n'y a pas de fête sans le docteur ?

- Vous nous rejoignez ? - Non, pas tout de suite.

Je peux vous parler ?

On reprend.

Venez, je vous donne ma parole

Qu'on ne connaît pas plus bel esprit que le sien

De la théologie à la mythologie

Mère de Dieu.

Ce pauvre petit bébé.

Vous aviez dit qu'il allait bien.

Comment a-t-il pu mourir si vite ?

Un bébé de quelques heures--

Je vais à l'hôpital.

On ne lui dira rien ce soir.

Elle va dormir jusqu'à demain.

Je suis désolé, Marty.

Vous n'avez pas le droit d'être là !

Viens. Sortons d'ici.

Allons-y.

Laissez-moi.

Laissez-moi tranquille.

Vous n'avez pas le droit d'être là.

Non, mais on va rester jusqu'à ce que vous nous suiviez.

Venez.

"Harry's Bar"

Je m'occupe des fleurs.

- Dix minutes. - Merci.

Pardon, Martin.

Pardon pour quoi ?

Le docteur dit...

que je n'en aurai pas d'autres.

Essaie d'accepter la volonté de Dieu.

Peux-tu rapprocher mon lit de la fenêtre ?

Que je puisse regarder.

C'est une situation dure, cruelle.

Mais ne nous plaignons pas.

Il y a tant de ces jeunes hommes ici...

et c'est comme si--

Ou est-ce qu'ils nous rappelleront...

le fils que nous avons eu brièvement ?

Tu le vois comme ça, Martin Maher ?

Ça te donne envie de partir d'ici...

et de ne plus jamais les revoir ?

Ce n'est pas le moment de parler de ça.

Je vais me réengager.

Je ne sais plus ce que je veux.

C'est le printemps où le "Lusitania" a coulé...

et tout le monde voulait savoir...

comment était la formation à West Point...

quel genre d'officiers nous formions.

Ils sont venus examiner la promotion de 1915.

Charles Edward Dotson.

Chuck Dotson.

Jamais atteint le trophée...

mais il est sorti dans les premiers de sa classe.

Timothy Aloysius Shannon.

Mike Shannon.

Il a le nom d'une belle rivière.

Vicente P. Lim.

Vicente P. Lim. Le 1er cadet des Philippines.

Omar Nelson Bradley.

- Félicitations. - Merci.

George Edward Stratemeyer.

Félicitations.

James Alward VanFleet.

Félicitations.

Joseph Taggart McNearny.

Félicitations.

Dwight David Eisenhower.

Félicitations.

1915.

Ah ! C'est la promotion bénie par les étoiles.

La longue ligne grise marchait.

La promotion de 1917 n'a pas attendu le mois de juin.

Le pays était en guerre, et on avait besoin d'eux.

Deux jours !

Même pas une lune de miel.

On aura une lune de miel à la fin de la guerre.

Pardon Mme Sundstrom. Pardon, Madame.

Puis-je recevoir mon 1er salut de vous ?

2ème lieutenant Overton. Honoré.

- Au revoir, Marty. - Au revoir.

Allons-y, Red.

Cherub veut être le premier 2ème lieutenant à entrer à Berlin.

Je reviens mercredi.

Puis-je avoir un salut ?

Au revoir.

Bonne chance.

Viens, Red. Au revoir.

Arrête tes démonstrations !

Et toi, tais-toi !

A bord ! Prochain arrêt, Berlin.

Au revoir !

Au revoir.

"Engagez-vous dans l'Armée"

Ah ! Vous êtes là !

Je vous ai cherché partout.

Qu'en est-il de ma demande de transfert, Colonel ?

Je voulais vous en parler.

Pour éviter mon veto, pourquoi ne pas la déchirer ?

Je ne suis pas assez bon pour le combat ?

On a besoin de vous ici.

L'un d'entre nous doit rester. Lieutenant, les ordres.

Oui.

Voilà.

Merci.

Les ordres. J'organise la formation de nouveaux camps.

Pas le temps d'attendre mon remplaçant.

Il va y avoir un nouveau Maître de l'Epée ?

C'est ça.

Et il va avoir besoin de vous...

tandis que vous le formez.

Votre place est ici.

Je vous fais confiance avec les cadets.

Je l'avais sur la conscience...

en regardant les jeunes partir...

et moi, un soldat de formation.

Personne n'a jamais douté du courage des Maher.

Venez.

- Age : 42 ans. - Et un peu plus.

Hauteur : 1 mètre 80.

- C'est ça. - Poids : 90 kilos.

Exact.

Papa. Viens, Papa.

Le commandant Koehler veut que tu restes pour m'aider.

Bon, vous savez où me trouver.

Désolé, M. Maher.

Que Dieu vous bénisse, les garçons.

Que Dieu bénisse tout le monde.

"Bureau de recrutement"

Bonjour.

C'est une guerre meurtrière.

Des bébés.

"Bilan du Ministère de la Guerre, 12 mars 1918

Tués au combat - Morts de leurs blessures"

"Abner Gray Overton - Du 7ème district de Pennsylvanie

Cherub - Tireur d'élite"

J'ai vu.

Un type si gentil.

Trop petit pour l'équipe de football...

alors il portait l'eau.

Rudy Heinz, aussi. Le sergent-major Heinz.

- Kitty, chérie ! - Mary.

Regarde qui est là !

Tu as l'air superbe ! Tu as des nouvelles de Red ?

- C'est bon de revenir. - Mets les bagages dans sa chambre.

Tu peux donner un coussin à Kitty ?

- Je suis bien. - Allez, va.

Parle-moi de New York. Vous étiez dans un endroit sympa ?

Tu mets la table pour le thé ?

Un appartement. Tu devrais venir visiter.

- Kitty est dans un courant d'air. - J'aime l'air frais.

Le châle. Mets-le autour de ses genoux, qu'elle soit bien.

- Vraiment, tout est bien pour moi. - J'ai juste une question.

- As-tu des nouvelles de Red ? - Tu chauffes l'eau pour le thé ?

Je n'ai que deux mains, femme. Je commence par quoi ?

Débarrasse-toi de cette pipe qui pue. Tu sais bien.

- J'aime l'odeur de sa pipe. - Alors, Red.

Dis-moi. Qu'est-ce qu'il te dit ?

J'ai reçu une lettre il y a 8 jours. Il était à Paris avec Cherub.

Tu imagines Cherub à Paris ?

Ce bébé.

Tu as marché depuis la gare ?

- Est-ce raisonnable ? - Bien sûr !

La marche est bonne pour moi, le docteur a dit.

Les docteurs ! New York. Est-ce un lieu où élever un enfant ?

Je pense pas si loin.

Qui sait où Red sera muté à la fin de la guerre ?

Il était à Honolulu quand il s'est engagé...

et il espère qu'on y retournera.

Imagine. Le soleil et tous ces palmiers.

Et où est le vieux Martin ?

Il fait des heures sup' !

- Il travaille ? - On a reçu de nouveaux chevaux.

En l'absence du commandant Gillis, c'est lui qui vérifie tout.

N'oublie pas les petits gâteaux dans la glacière.

Ce vieux Martin doit être heureux.

Il fait le boulot de deux jeunes.

S'il arrêtait une minute, le Kaiser nous attaquerait.

Bon, ce n'est pas moi le Kaiser.

Je l'ai eu sur le dos ce Pershing...

et c'est très désagréable.

N'oublie pas les petits gâteaux, et prépare le thé.

Thé, petits gâteaux.

Et mes gars, au combat.

On fait quoi de mes toilettes ?

Mary, l'armistice est signé !

La guerre est finie !

Merci à Dieu. Prenez-les.

Brûlez la maison. Allez.

Oh ! Attendez un peu.

Qu'est-ce que vous faites ?

Allez-y.

"James Nilsson Sundstrom

de l'Armée des Etats-Unis

Red - fair-play footballeur, bon tireur"

Oh, mon Dieu.

Les meilleurs hommes au monde.

On les fait venir...

on les forme, on leur enseigne...

le devoir, l'honneur, le pays.

Puis on les envoie se faire tuer.

Je n'en peux plus.

Kitty et le bébé. Allons les voir.

- Peux-tu avoir un passe, Martin ? - J'ai des congés en vue.

Après, c'est la fin de mon engagement.

Nous allons voir Kitty, et ne reviendrons pas.

Assez avec tes bêtises.

Je n'ai jamais été plus sain.

Mon frère aura un job pour moi.

Je lui dirai de venir nous chercher.

Il nous trouvera un coin en ville.

Je ne te suis pas.

Ma 1ère nuit en Amérique, ce fut ici...

et ma dernière nuit, sera ici.

S'ils ont un coin au cimetière...

je reposerai volontiers à West Point.

Je veux ta bénédiction, père.

Tu l'auras toujours, mon fils.

Tu t'en tireras.

Ah ! Il a grandi.

Dieu vous bénisse.

Il a de la poigne.

Il ressemble comme 2 gouttes d'eau--

Voilà ce qu'ils donnent pour sa vie.

"Médaille d'Honneur"

Un envoi du sénateur Hale.

Tout le monde est si gentil.

C'était dans les journaux.

J'ai reçu des lettres d'inconnus. Même des fleurs.

Vous savez ce que c'est ?

C'est une nomination à l'Académie...

pour "le fils du capitaine James N. Sundstrom...

valable au moment de sa convenance...

afin de suivre les traces glorieuses de son père."

C'est un homme compréhensif qui--

De quel droit décide-t-il de la vie de mon fils ?

Ils ont pris son père. Ça suffit.

Ils n'ont pas pris son père.

Red a travaillé dur pour venir ici, et encore plus dur pour y rester.

Il est devenu ce qu'il voulait être, un soldat.

Et les soldats sont formés pour mourir. Non ?

Ils sont formés à un travail.

Certains meurent jeunes, d'autres pas...

mais tous donnent leur vie pour leur pays.

Ils sont prêts quand il faut.

Ils montrent l'exemple-- de même leurs femmes.

Oui, leurs femmes aussi doivent montrer l'exemple.

Je voulais que le petit Martin aille à West Point.

On n'a pas eu le temps, Mary.

Même pas par lettre.

Si je savais ce que Red voulait--

Tu n'as pas à décider à l'instant.

Ni aujourd'hui, ni demain, ni l'an prochain.

Ecoute.

Mary et moi, on reste à New York ce soir...

et demain tu reviens avec nous.

Tu restes autant que tu veux. Toi et le petit bonhomme, O.K. ?

Appelle ton frère.

Oui. Il nous conduira.

Il faut que j'appelle ce cœur dur--

de commandant Whitney, qui remplace le Maître de l'Epée...

et voir quels avantages il m'offre si je me rengage.

Avec ce serment prêté devant moi...

vous devenez membres du Corps américain des Cadets.

Levez la main droite.

Et répétez.

Je--

- Enoncez votre nom. - James N. Sundstrom Junior.

Jure solennellement que je défendrai la Constitution des Etats-Unis...

et reconnais mon allégeance au gouvernement fédéral.

Je m'engage à défendre la souveraineté des Etats-Unis.

Et en toutes circonstances--

à obéir aux ordres de mes supérieurs hiérarchiques--

et aux lois qui régissent les armées des Etats-Unis.

Dites : "Oui".

Ah, Red, mon garçon.

M. Bêtefermier. Halte.

- Mauvaise posture. - Comment va la vache, M. Bêtefermier ?

Elle marche. Elle parle. Elle est en pleine forme.

Le fluide lacté extrait de la femelle--

Définissez le "cuir" pour nous.

Si la peau de l'animal, sans poils ni graisse...

ni autres substances est immergée--

M. Bêtefermier, allez, marchez.

Messieurs.

Vous perdez votre temps avec ce bleu.

Je lui ai tout appris.

Comme à vous, M. O'Carberry, et à votre père avant vous...

et son père avant lui.

Et vous aussi, M. Shannon...

et votre père et son grand-père-- Paix à son âme.

- Au revoir. - A plus tard.

Ce furent 4 années heureuses...

à regarder le petit Red passer d'un débutant...

à un première classe qui vous fait bondir le cœur.

Pourquoi t'asseoir encore ?

Enlève ton pantalon, que je le repasse.

Mon uniforme, et j'ai pas le temps. J'organise le bal.

Arrête de bouger !

Bonsoir, Maman. Bonsoir, Mary. Bonsoir, Marty.

J'avance dans la vallée de la mort...

Mais je ne crains rien...

car Vous m'accompagnez.

Ton sceptre et ton bâton me consolent.

J'ai une annonce à faire.

A l'aube ce matin...

l'aviation japonaise a attaqué Pearl Harbor.

Même sans confirmation officielle...

il semble clair que les USA...

sont entrés en guerre avec le Japon.

Dieu de nos pères

Pour Vous

Auteur

de notre liberté

Pour Vous

Nous chantons

Que notre pays

Resplendisse

de liberté

Sainte lumière

Protège-nous

Avec ta force

Dieu tout-puissant

Notre roi

Amen

Il faut que je vous parle.

Finissons-en vite.

Ça ne peut pas être si mal que ça.

Pendant mon congé de Thanksgiving...

Carol et moi, on s'est marié.

J'ai perdu la tête. Tout ce truc est dingue.

On a été marié seulement 4 jours.

Ses parents ont annulé le mariage. Je ne suis plus marié.

Tu as trahi une promesse.

Mais c'est annulé. Le mariage n'a jamais existé.

Cela revient au même.

Tu es tenu par un code d'honneur.

Comment as-tu pu ainsi ruiner ta carrière ?

Toi, de tous les cadets.

Tout m'a été livré sur un plateau.

Je ne suis pas venu à West Point comme les autres.

Ils en rêvaient, enfants...

et ils ont bossé et transpiré.

Comme ton propre père.

S'ils n'ont pas le feu en eux, ils sont fichus.

Ceux qui y parviennent savent ce que West Point signifie.

Mais pas moi.

Jusqu'à aujourd'hui ?

C'est ma dernière année.

Avec la guerre, on sortira plus tôt. Et au combat--

C'est entre toi et ta conscience.

C'est à toi de décider.

Tu ferais mieux de rentrer.

Tu vas être en retard au défilé.

Oui, mon amour. Tu viens ?

Martin et moi t'attendons. Bien. Au revoir.

Qu'est-ce qui se passe ?

C'est Kitty. Elle arrive.

Elle a l'air inquiète.

Tu lui as rien dit sur Red ?

Non, rien.

Mais j'étais contrariée...

à l'idée que tu allais tout raconter.

C'est fini, Martin Maher.

Le mariage a été annulé...

et personne n'a besoin de savoir !

Tu m'entends ? C'est bel et bien fini.

Moi je le sais...

et j'ai le cœur gros.

Je n'ose même pas regarder les cadets en face.

Je ne vais pas rester...

et le voir recevoir ses ordres.

Lui qui s'est déshonoré.

Il n'en est pas question, tu saisis ?

Je n'aurai pas ça sur la conscience.

Je prends ma retraite...

et je dirai pourquoi à Red.

Ce garçon est comme mon propre fils.

Tout ce que je voulais qu'il soit.

Si tu lui fais le moindre mal, je--

je ne te pardonnerai jamais.

- Bonsoir. - Mon Dieu.

J'ai mis du temps à me décider.

J'ai marché longuement avec Maman, parlé rapidement avec le commandant...

et avec le sergent recruteur.

Je suis fière de lui.

- Fière. - Je suis une recrue d'exception.

Ma lettre me dispense de la formation.

Je suis prêt à partir.

Célébrons, alors ! Une tasse de thé ou--

Si je rate le train, je suis déserteur.

Je m'habille. Je viens à la gare.

Pas le temps.

Tu t'en tireras !

Au revoir, Mary.

Attends.

Le sergent m'a donné un tuyau.

A l'armée, faut commencer du bon pied.

J'allais justement...

lui donner le même conseil.

Au revoir.

- Bonjour. - Des visiteurs de marque.

De marque ?

La brigade est en place.

Merci, Messieurs. Le défilé va commencer.

Je veux d'abord voir la plaque du colonel Koehler.

- Le premier Maître de l'Epée. - Quoi ?

Maître de l'Epée.

A lancé une grande tradition ici.

Et voici le sergent Marty Maher...

qui l'a poursuivie.

- Bonjour. - Bonjour.

Par ici, Messieurs, le défilé va commencer.

Vous travaillez ici, pépé ?

- Oui. - Vous vous êtes demandé...

en tant qu'électeur américain...

si un endroit qui baigne dans la tradition...

perd contact avec la réalité ?

- Que voulez-vous dire ? - Je parle de tradition.

Pourquoi porter ces uniformes stupides pendant plus de cent ans ?

Il faut plus de réalisme et moins de tradition.

Nous sommes en guerre !

Nos gars meurent au combat.

Quel âge avez-vous ?

Eh bien, 42 ans ! Je suis le plus jeune gouverneur américain.

- Vraiment ? - Oui.

Le plus jeune--

Qui commande nos hommes en guerre ?

Je veux dire, commande ?

Qui est là sous le feu ennemi, à dire, "Suivez-moi !"

Où sont les gars de West Point, quand il s'agit de mourir ?

Qui conçoit les plans, dirige la guerre ?

Disons, Eisenhower.

Douglas MacArthur, Joe Stilwell...

Omar Bradley et Georgie Patton.

Un hasard, des généraux comme ça ?

Non. On les a faits.

Faits ! M. le Conseiller municipal ou M. l'Inspecteur des Impôts.

- On les a faits ici même à West Point. - Quel est votre nom ?

Martin Maher.

Mon nom est dans le livre.

Ne me regardez pas comme ça, cher colonel.

Vous auriez dit la même chose.

Mary O'Donnell.

Pourquoi es-tu debout ?

Et toute habillée ?

Je vais au défilé.

Tu perds la tête ?

C'est loin, et ça grimpe au retour.

- Les médecins-- - Les médecins !

Je veux y aller.

Ça sera à moitié fini quand on arrivera.

Tu ne t'amuseras pas.

L'endroit est plein de gouverneurs et de conseillers...

et d'entraîneurs et--

Très bien.

Dis-moi. Tu as fait quoi au juste ?

Eh bien--

Rien de honteux.

Le plus jeune gouverneur, machin--

Se moquait de l'Académie.

Alors je lui ai ouvert les yeux.

Je lui ai tout dit.

Tu te souviens de ce que disait le vieux Martin.

Les attaques doivent attendre leur heure.

Je maintiens ce que j'ai dit.

Qu'il me dénonce !

Et il ne va pas se gêner.

Oui, c'est mieux.

Enlève ton chapeau.

Qu'as-tu, Mary chérie ?

Emmène-moi sur la véranda.

Tu ne veux pas retourner au lit ?

Aide-moi, Martin Maher.

Viens.

Voilà un coussin.

Tu peux t'asseoir.

Repose-toi confortablement.

Je vais chercher ton médicament et ton châle.

Je reviens.

Joyeux Noël !

- Entrez. Pirelli, Kennedy. - On se pointe sans prévenir.

Pas de problème. Je n'attendais personne.

C'est professionnel. On est de la presse.

On veut votre version.

Un bilan des saisons.

Excusez-moi pour mon intérieur.

- Qu'est-ce qui brûle ? - Les œufs !

- Oh, mon Dieu. - Je sais faire ça très bien.

- Asseyez-vous. On cuisine. - J'ai pas besoin d'aide.

Vous nous parlez des sélections de vos équipes de football.

- Oui. - Depuis le début ?

- Ça va faire jaser. - Et en première page.

"Records de l'équipe de Marty Maher."

Et je me fais 11 amis et 10.000 ennemis.

Ne vous mêlez pas de ça, M. Pirelli. Je peux le faire.

Je cuisais les gâteaux pour mon vieux.

- Où est le pain ? - Le voilà.

Merci. S'il était ici, le colonel Koehler dirait--

Qui c'est ?

Le colonel Koehler !

- Joyeux Noël ! - On est à la cuisine.

Comme stratège, je choisis Charley Daly.

- D-A-L-Y. - Joyeux Noël.

Joyeux Noël, M. Dotson. Joyeux Noël, M. Stern.

- C'est quoi ? - Cadeau de mon père, de Belgique.

Pour moi ?

C'est la coutume dans notre famille d'offrir les cadeaux la veille de Noël.

Voyons un peu.

Ce n'est pas piégé, au moins ?

Regardons.

Voyez-moi ça.

- Quelle splendeur. - C'est certain.

Et il a pris le temps de m'envoyer un cadeau de Belgique...

alors qu'il commande une division.

Et si je reprenais la sélection ?

Charley Daly. Un stratège sans précédent.

En 40 ans, personne ne l'a égalé.

Et mon vieux ?

C'est bien ce que je veux dire. Je suis fait comme un rat.

Votre père, Chuck Dotson, méritait le trophée.

Mais qui commanderait cette division ?

Les demis, maintenant.

Paul Bunker, sans discussion...

et Elmer Olliphant.

Notez bien. O-L-L-I-P-H-A-N-T.

Entrez.

Et essuyez vos-- Bonjour, Pete.

Et Red Cagle. Faut pas l'oublier.

- Des visiteurs. - Des huiles.

Des huiles ?

Qui ça peut être ? Le directeur ?

Qui ça peut être ? Georgie Patton ?

Ou Casey Widemyer.

Joyeux Noël !

On est revenu.

Que dire, j'ai la gorge nouée ?

Tu as l'air en forme.

- Votre manteau, Sergent ? - Mme Sundstrom ?

Merci.

C'est mon sac.

Merci, fils.

Dis-moi-- Tu es là pour longtemps ?

Je suis en convalescence.

Dès que ma jambe est guérie, je repars.

Vers le Pacifique, peut-être.

Soldat de métier.

J'ai gardé ça.

Je voulais que tu les épingles.

Des galons de capitaine ?

Garde-à-vous !

Nomination au champ d'honneur.

- Mais, je-- - Allez, assis.

- Non, non-- - Si. Red aussi va s'asseoir.

- Il faut du repos. Ça va ? - Bien, merci.

Un coussin !

- Vite. Voilà ! - Je ne veux pas de coussin.

Martin Maher, votre dernier repas ?

- Eh bien, j'ai pris un-- - Vous alors.

- Pirelli, Madame. - Au fourneau. Vous le cuistot.

- Doux Jésus. - Et que ça saute !

Tiens. Voilà.

- Non, Kitty, pas le châle. - Mais si.

- Amenez le sapin. - Joyeux Noël !

Placez-le là.

- Non. Je ne veux pas de sapin ! - C'est mon idée.

Je n'ai pas eu de sapin depuis un bail.

Les décorations sont sous l'escalier...

dans la boîte de whisky.

- Amenez-la, O.K. ? - On arrive.

Et il doit manger vite.

Attention au café.

Apportez ces décorations ! Vite !

- Marty, lâche les galons. - Voilà les décorations.

- Allez. - Voilà.

Sonnez les cloches

Sonnez tout du long

Oh, comme on s'amuse

Dans ce traîneau à ciel ouvert

- Sonnez les cloches - Attendez un peu !

Venez remplir vos verres, amis

Et alignez-vous en file

A fin de chanter vos sentiments

Nous partons

A l'armée on est sobre

Les promotions sont lentes

Nous vous chantons un Joyeux Noël

Marty Maher, Oh

Marty Maher, Oh

Nous vous chantons un Joyeux Noël

Marty Maher, Oh

Voyez...

ce fut toute ma vie.

Tout ce que je chéris dans mon cœur...

de mort ou de vivant...

est à West Point.

Je ne saurais pas où aller.

West Point au téléphone.

Vous leur parlez, Chuck. Voyez quel est le problème.

- Bien. - Je--

J'ai pris sur votre temps.

J'aurai toujours du temps pour les vieux amis.

- Merci. - Revenez me voir.

Merci, Buck. On fait vite.

J'oubliais.

Dis-lui de frotter ça, matin, midi et soir.

- Vous avez pris congé ? - Non.

- Vous avez signé le registre ? - J'étais si excité--

Etes-vous une recrue ? Vous avez déserté !

On vous renvoie par avion pour sauver votre peau.

C'est ce méchant Maître de l'Epée.

- Directeur de l'Education Physique. - A l'aérodrome.

Attendez--

Vous ne partez pas sans permission.

- Je ne comprends pas-- - Venez.

Ecoutez.

Cet air qu'ils jouent.

- C'est l'air de-- - C'est pour vous, Marty.

Les cadets l'ont demandé.

Garde à vous, Marty.

Oui, monsieur.

Ç'a été un grand jour pour Marty.

Ç'a été une grande vie pour Marty.

Si seulement le vieux Martin et Mary étaient là.

Ils sont là...

ainsi que les autres.

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