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Th�me jazz du film.
French cancan.
Non, �a va pas, arr�tez !
Merde, je vais avoir ma crise !
Vous �tes jamais ensemble, qu'est-ce que �a veut dire ?
Estelle, c'est toi qui te plantes.
Allez, musique: 1, 2...
1, 2, 3, 4, voil� !
Ca vient. Ca y est, quand m�me.
Arr�tez la musique.
Pause, les filles.
D�j� sorti ?
- On m'a remis deux mois pour bonne conduite.
Ca t'�tonne, Danseur ? - Non.
- Ca t'ennuie ? - Au contraire.
C'est gentil, �a.
J'ai deux questions � te poser.
Je t'�coute.
O� est Lola ?
Lola ?
Oui, Lola.
- Mais elle est partie, il y a longtemps.
Avec qui ?
Mais j'en sais rien.
Qu'est-ce que �a peut me foutre ?
Avec qui ?
- Avec un type. - Quel type ?
- Je le connais pas, ma parole.
O� je les trouverai ?
- Ils vont souvent chez Adrien, tu sais ?
Qui m'a donn� ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tu crois quand m�me pas..
..que c'est moi ?
Si.
Les filles crient.
Bris de verre.
Alors, il me dit:
.."Si tu m'aimes, alors tu aimes les gens grossiers."
Bonjour, mon chou. Tu montes ? On voit la mer.
- H�, tu pourrais r�pondre ! Elle te pla�t pas, ma copine ?
*Jazz.
- Lola, t'as des allumettes ? - Oui.
Pardon.
Voil� l'endroit.
Il sera l� entre 2 et 3 h.
Tout est d'accord ?
- Tr�s bien. - Vous n'�tes pas seul ?
Qui c'est ?
Mario.
Bon !
Maintenant, je m'en vais.
- On avait dit 5000 F, M. Boccace. - Mais oui, c'est entendu.
- On avait dit... - La moiti� pay�e d'avance, oui.
Tenez, c'est l�-dedans.
Tr�s bien.
Faut que je file.
Alors, � lundi.
A lundi, M. Boccace.
Bonjour, Lola.
Bonjour.
Tu vas bien ?
Je vais bien, oui.
- C'est pay� ? - Oui, oui.
- Mets ton chapeau, prends ton sac et viens.
O� tu vas, Lola ?
Moi ? Nulle part.
- Alors, pose ton manteau, ton sac, et va t'asseoir.
- T'as entendu ce que je t'ai dit ?
Alors ?
- Qu'est-ce que tu fais, Lola ?
- Rien, je... - Tu t'en vas ?
C'est Siffredi.
Hm.
Sors-le.
H�...
Ils pouffent de rire.
Siffredi.
Roch.
Fran�ois.
Capella.
- J'ai mis un peu de ciboulette.
Je sais que vous aimez �a.
Ah oui, la ciboulette.
T'as bien fait.
Lola a toujours aim� bien manger.
C'est rare chez les femmes.
- Et y a pas que �a qu'elle aime.
Ouais...
- Puis c'est quelqu'un de bien �lev�,
..de discret...
De fid�le.
Hm...
Je peux ravoir un peu de rouille ?
- C'est dr�lement bon. - D�licieux.
- On oublie que �a peut �tre aussi bon.
- Ca doit te changer. - Hm.
- Dis, t'as tir� combien ? - Quatre mois.
- Pour quoi ? - Une connerie, c'est ma faute.
Ca fait r�fl�chir, la prison.
Maintenant... - Maintenant ?
- J'ai plus de temps � perdre.
Quelqu'un vient. - Oh !
Salut.
Il est l� celui-l� ? - Ouais. O� tu �tais pass� ?
On t'a cherch� partout. - Je me suis foul� la cheville.
J'ai les chevilles fragiles. - Surtout quand il y a du travail.
Je peux te poser une question indiscr�te ?
- Quel genre ? - Ca te dit de gagner de l'argent ?
- Faut voir. - Comment �a ?
- Ben... - On fait pile ou face.
D'accord.
- Choisis. - Face.
- T'as perdu. Normal, j'ai toujours de la chance.
Faut faire quoi ?
Remplacer Mario.
Th�me jazz du film.
- C'est quoi, un accident ? - Va voir, il a sans doute trop bu.
C'�tait pas compliqu�, je te l'avais dit.
- Qu'est-ce qu'il y a derri�re ? - Regarde.
Hennissement.
Un cheval ?
- C'est un crack. "Wonderful", tu connais ?
Non.
- Un des favoris du grand prix de demain.
L'autre, c'est Rouge-Gorge, il appartient � Boccace.
Les ap�ritifs ?
Exact.
Ce monsieur aimerait gagner, alors, il a fait enlever Wonderful.
- Et tu vas parier sur Rouge-Gorge. - Avec l'argent de Boccace.
- C'est pas con, �a. - Eh non.
Il va pas me faire �a !
Cris, encouragements.
Applaudissements.
- Qui a gagn� ? - Vanina 2.
- Tu sais � qui est Vanina 2 ? - Ben, � Boccace.
- Non, il appartient � Rinaldi.
- Ca serait pas ton avocat, par hasard ?
Oh, les tordus !
- Bonjour Capella, comment �a va ?
Monsieur ? - Roch Siffredi.
- Mon associ�. - Bien, asseyez-vous.
On n'a pas le temps.
Un cigare ?
On est press�s.
- Je dois vous f�liciter, c'�tait parfait.
Les deux hommes ont juste eu peur et on a retrouv� le camion, bravo !
J'ai pr�par� ce que je vous dois: 2500 F.
- Plus les 2500 que j'ai perdus sur Rouge-Gorge.
- Vous avez jou� Rouge-Gorge ? - Y a pas que moi.
- Capella, ne jouez pas aux courses.
Est-ce que je joue ?
Vous avez d� toucher..
..le paquet sur Vanina 2 ? - Vanina 2 ne m'appartient pas.
Je suis heureux que mon ami Me Rinaldi ait gagn�, mais...
Oh, et puis tenez, je suis bon prince.
Je vous d�dommage de vos pertes, 2500 F de plus.
D'accord ?
Vous buvez un verre ?
Un Boccace !
Et ma part ?
Comment �a ?
C'est mon associ�.
J'ai entendu.
Ben, vous partagez.
- Je ne prends jamais sur la part d'un ami.
Question de principe.
Th�me jazz du film.
Bonjour, Roch.
En italien:
No.
Th�me jazz du film.
Allez.
Coup de poing.
Tu as fait de la boxe, toi. - Un peu.
C'est bien.
Celui que tu as descendu, c'est mon ami, Mario.
Il est fragile des chevilles. Voici mon cousin, Kid Maurice.
Tu connais ? - Non.
C'est pas grave.
On cherche un type comme toi.
Ca te dirait de te battre contre lui sur un ring ?
- Pour de bon ? - Pas tout � fait pour de bon.
Mais y a de l'argent � prendre et je m'occupe de tout.
Alors, tu t'appelles Hans Petrus et tu es champion de Bavi�re.
De Bavi�re ?
C'est o� ? - C'est...
C'est o�, la Bavi�re ?
- En Allemagne ? - Je parle pas..
..allemand.
Fanfare militaire.
Applaudissements.
- Je suis ravi de vous voir.
Vous connaissez Kid Maurice..
..et voici Hans Petrus, champion de Bavi�re.
28 combats, 21 victoires,
..dont 17 avant la limite et 4 nuls.
Hans Petrus habite Munich, il est mari� et a 2 petites filles.
Bitte, herr Petrus...
- Ecoutez, on est en France, parlez fran�ais.
Je demandais le nom..
..de ses deux filles. - Bertha et Marl�ne.
Acclamations.
Mesdames, messieurs !
Dis, tu le retiens.
A ma droite, Kid Maurice.
Acclamations.
Kid, d�marre doucement.
C'est Capella.
Hu�es.
Le juge pour ce combat...
Tu t'amuses avec, hein ?
Gong.
Cris, encouragements.
- Je lui ai dit de faire durer un round de plus.
Comme �a, ils vont en avoir pour leur pognon.
Petrus, il fait illusion. - On s'est pas gour�s.
Sifflets.
Cris, encouragements.
Hu�es, sifflets.
Remonte !
Oh, Kid !
Oh, Kid !
Une minute ! Kid, h� !
Non, je suis pas d'accord.
Hu�es, sifflets.
Brouhaha.
Alors, �a y est ?
O� que t'�tais pass� ?
T'as loup� un beau spectacle.
Il s'est fait mettre K.- O. - K.- O. ?
K.- O.
K.- O. d'entr�e.
Bonsoir.
Ce sont Capella et Siffredi. Je vous pr�sente Me Rinaldi.
- Nous nous connaissons un peu.
Votre petite affaire est r�gl�e.
L'assurance incendie..
..rembourse tout, on n'en parle plus.
Merci.
Ben, tu peux �tre fier de toi.
Ben, tu peux �tre fier de toi.
Seulement, les gants, tu peux les raccrocher, termin� !
Et toi, tu vas retourner sur les quais.
Ah, la famille...
- J'invite quelques amis ce soir, voulez-vous �tre des n�tres ?
Nous f�terons la victoire de Petrus.
- De Petrus ? - Mon ami Simon Boccace..
..vient de l'engager.
Il para�t que c'est vous qui l'avez d�couvert, bravo.
A ce soir.
Un orchestre joue un tango.
Tu en veux ?
Tt, Tt.
Qui c'est ?
- C'est Marello, avec Poli, ils se partagent Marseille.
C'est la vieille �cole, mais des ca�ds.
Des install�s.
- Qu'est-ce qu'il fait chez Rinaldi ?
- Boccace sans Rinaldi, c'est rien.
Et Rinaldi sans Marello, c'est pas grand-chose.
- Vous avez tout ce que vous voulez ?
Le gros, c'est Poli.
- Bonsoir, content de vous voir, venez.
Simon m'a parl� d'un travail que vous avez fait pour lui.
Habile, intelligent.
Et bien pay�, � ce qu'il para�t.
Honn�tement.
- La question n'est pas l�, l'argent est secondaire.
Ah, tu es l�, viens. Voici les deux jeunes gens..
..dont je t'ai parl�.
Mme Escarguel, ma soeur.
- Messieurs. - Madame.
- M. Escarguel contr�le 60 % du march� du poisson � Marseille.
Et il a un petit probl�me dont il aimerait vous parler.
- Mon mari sort tr�s peu.
Puis ce n'est pas l'endroit id�al pour parler de ces choses.
Vous pourriez venir � la maison un jour de cette semaine ?
- Pourquoi pas ? - Excusez-moi, je vous laisse.
- Voulez-vous mercredi, 10 h ?
Oui.
Parfait.
Applaudissements.
Bonsoir, madame.
Bonsoir.
- Pourquoi attendiez-vous dans votre voiture cet apr�s-midi ?
Je d�teste la boxe.
L'orchestre entame un autre tango.
- Je m'appelle Siffredi. - Roch Siffredi, je sais.
Vous sortez de prison: vol avec effraction.
Vous avez aussi pass� deux ans dans un bataillon en Tunisie.
Vous n'avez pas d'argent... et vous en cherchez.
Je suis Mme Rinaldi, la femme de Me Rinaldi.
Vous �tes ici chez moi.
Je dois conna�tre les gens que j'invite.
C'est la moindre des choses, non ?
- Votre pr�nom ? - Simone.
- Votre parfum ? - "A Dieu ne plaise".
On dit que je me parfume trop, mais j'ai peur de sentir la mar�e.
Simone...
Bonjour, je voudrais quelque chose de cher et de beau.
Pour une femme du monde. - Des roses.
- C'est bien �a, les roses ? - Tr�s bien.
Va pour les roses.
Hm...
Tr�s bien.
- Une douzaine ? - Une douzaine.
Je m'appelle Capella.
Dr�le de nom.
Pourquoi �a ?
- Je sais pas, mais il est dr�le.
Je vous int�resse ?
J'aimerais vous revoir.
Bonne id�e.
Vous jouez au tennis ?
Comment ?
Au tennis.
Ah, au tennis, oui.
J'ai jou� il y a longtemps, il faudrait que je me r�entra�ne.
Vous pr�f�reriez pas faire une promenade en bateau ?
D'accord, tout de suite.
- Ah, tout de suite, j'ai un rendez-vous d'affaires.
Dans 5 minutes. - Votre bouquet, monsieur.
25 francs.
- C'est pour votre rendez-vous d'affaires ?
Non, c'est pour vous.
Coups de sifflet.
D�p�chez-vous !
Coups de feu.
- Vous voyez, �a, c'est ma voiture.
On pourrait aller � l'Alcazar un soir, ou au cin�ma.
- Je sais pas si mon p�re serait d'accord.
- Il fait quoi votre p�re ? - Il est aussi dans les affaires.
Je m'appelle Ginette, au revoir.
Je vous raccompagne,
..les rues de Marseille ne sont pas s�res.
- Ca m'est �gal, puis j'ai aussi une voiture.
Ah bon ?
Dis, le bureau de Mme Escarguel. - En haut de l'escalier.
- Nous ne vous attendions plus.
Votre ami est ponctuel et il m'a apport� des fleurs.
- Ah oui, mais moi, j'ai crev�.
Je vous pr�sente mon mari.
M. Capella, mon mari.
Monsieur.
Mon mari a eu un accident,
..il a du mal � s'exprimer et � bouger,
..mais il a toute sa t�te.
Etant la seule � le comprendre, je dois m'occuper de tout.
C'est vraiment pas une vie.
Oh, et toutes ces odeurs...
J'expliquais � votre ami...
- M. Escarguel a deux concurrents, les fr�res Pradel.
Il faut les d�courager.
Je vois.
- Il souhaite pouvoir fournir tous les march�s � poisson.
C'est tr�s clair.
Oui, c'est �a.
Vous expliquez les choses mieux que moi.
Et...
Pour cette collaboration ? - Eh bien, j'ai pens�...
10 %.
- Vous plaisez beaucoup � mon mari.
Avez-vous une id�e ?
Une id�e ?
- Sur la fa�on de vous y prendre.
On va y r�fl�chir.
Ce n'est pas si urgent.
A vous de voir.
J'aimerais beaucoup vous avoir � d�jeuner un prochain jour.
Si vous pensez � quelque chose dans les semaines qui viennent,
..mais surtout, que cela reste... soit...
Discret.
- Mon mari y tient beaucoup. Que cela soit efficace, mais...
Discret.
Th�me jazz du film.
Allez, mesdames, en piste !
Tr�s bien.
Allez.
- Dites, il est pas frais votre poisson.
- Pas frais ! ? - Sentez.
- Eh ben, il sent bon, il a �t� p�ch� cette nuit.
- C'est de la nuit �a ? - Oui.
- Mesdames, sentez-moi �a.
- Quelle horreur ! - Une infection.
- Une infection ? Il est pas frais ce poisson ! ?
- Pas frais mon poisson ? Il remue la queue, pas comme toi.
- Il est pourri. - Pas frais, non mais !
- Je vous ai vu, vous avez sorti votre poisson..
..de votre panier, non mais des fois !
Alors, il est pas frais ! ?
Au large, toi.
- Mais qu'est-ce qui se passe ?
- Il dit qu'il est pas frais. - Il a l'air pourtant frais.
Brouhaha.
Allons, mesdames, allons.
Oh, fada !
Coups de sifflet.
S'il vous pla�t.
La salle de bains.
Tr�s bien.
La chambre.
- Vous avez le t�l�phone ? - Oui, monsieur.
Dans la chambre et le salon. - Parfait.
Le salon.
Le salon, tr�s bien.
Dites, pour mes amis ?
- Deux petites chambres, mais au m�me �tage.
Parfait.
Vous me mettrez un lit � baldaquin.
Avec des colonnes. - Bien, monsieur.
- Puis des tableaux qui repr�sentent des for�ts et des femmes nues.
Bien, monsieur.
- Il y a un coffre ? - Bien entendu.
- Quelle marque ? - Un Durox, mod�le 44-S.
-44-S ? Alors, mettez �a dedans.
Bien, monsieur.
Coups de klaxon.
Oh !
Mes hommages,
..Mme Escarguel !
- Ils sont charmants. - Oui.
Allez, allez !
Th�me jazz du film.
Oh, mon chapeau !
Allez !
Allez !
Doucement, les gars !
Klaxon.
Attention !
Poussez-vous l�-bas !
- Ah ben, me v'l� en travers.
Ah !
C'est �patant.
Hein ? Ca d�tend.
Ah oui.
- Tiens, y a plus pied, l� ?
- Je vais me changer dans les rochers.
Je vous laisse mon ombrelle, je reviens.
- Je veux toujours te parler, mais on n'a jamais deux minutes.
T'as raison.
- On pourrait faire un coup du m�me genre que les poissons,
..mais en plus grand.
Explique.
Poli.
Quoi, Poli ?
La boucherie.
- Ca m'int�resse pas, la boucherie.
Pourquoi ?
J'aime..
..les bouchers. - On peut l'avoir, Poli.
Il est comme Marello, fini.
Un coup de pouce et il bascule.
Non, �a m'int�resse pas.
- Laisse-moi au moins t'expliquer.
Hein ?
- Je te le fais � pile ou face. - Pile.
T'as perdu.
Faut pas jouer avec moi.
- Il a l'air f�ch�, votre ami.
Ce n'est pas � cause de moi ?
Non.
- Qui est cette jeune fille ?
- J'aimerais le savoir. - La nouvelle de Poli, Ginette.
- Quoi ? - La nouvelle de Poli.
Il est fou d'elle, il para�t.
T'es s�r ?
- Autant qu'on peut l'�tre.
O� allez-vous ?
Je vais leur dire bonjour.
- O� est le panier ? - L�.
Je pose la veste.
- Je vais ouvrir le ros�.
- Je vais mettre le couvert.
Voil�.
- J'ai sali la veste. - Voil� les tomates.
Voil�.
Les autres assiettes.
- Bonjour. - Bonjour.
- Salut, Capella. - Salut.
- Salut. - Vous vous connaissez ?
Plus ou moins.
- Tu veux un pastis ? - Non.
Votre p�re n'est pas l� ? - Il n'a pas pu venir.
Les affaires, vous savez ce que c'est.
- Je vous avais propos� une promenade en bateau.
- Ce serait une bonne id�e, un de ces jours.
- Pourquoi pas tout de suite ?
Hein ?
Je vous suis.
- Vous croyez que cela peut �tre dangereux pour lui.
- Les femmes, c'est dangereux.
- Ce que c'est joli. C'est beau.
Vous faites souvent du bateau ?
Ils rient.
Attention.
Et voil�.
Ah, ils nous ont laiss� tomber.
- Oui. - Que va dire votre p�re ?
Les jeux sont faits.
Banco, seul.
Non.
Non.
A la banque.
Allons, banco. - Faites vos jeux.
- Comment vas-tu ? - Bien, et toi ?
Une amie.
- Bonsoir, mademoiselle.
- T'as une place ? - A la grande table.
Suivez-moi.
Propos inintelligibles des croupiers.
Baccara, l�-bas.
- Fran�ois est chez toi, il t'attend.
Tu m'excuses.
Je voulais pas rentrer � l'h�tel comme �a.
Je suis venu ici.
- T'as bien fait. Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Je peux rester ?
Le temps que tu voudras.
Repose-toi.
Roch.
Je voulais te dire...
Pour la boucherie, c'est d'accord.
Pff !
La boucherie...
Quelle id�e de venir m'en parler � moi ?
J'aimerais mieux n'avoir rien entendu.
La boucherie...
La boucherie...
Tu as perdu la t�te ou quoi ?
Tu sais qui s'en occupe de la boucherie ?
Poli.
Et alors ?
Tu le connais ?
Tu sais de quoi il est capable, Poli ?
Ca ne te fait pas peur ?
Non.
Ecoute-moi bien.
Vous vous �tes fait une place au soleil, tr�s bien.
Vous avez du culot, Capella et toi, vous n'�tes pas maladroits,
..bravo.
On vous a laiss�s vous amuser avec les poissons du beau-fr�re.
Il est tr�s fatigu�.
Puis ma soeur a insist�.
Mais n'allez pas vous frotter avec les vrais patrons.
Tu comprends ?
- Je ne vois pas pourquoi vous prenez la d�fense de Poli.
Vous �tes plut�t li� avec Marello, non ?
- Je ne suis li� avec personne.
Je suis l'avocat de Marello, c'est tout.
Et je vais te dire,
..Poli et Marello se sont partag�s la ville..
..il y a quatre ans.
Pas de frictions, pas de coups durs.
Ca marche.
N'allez pas vous mettre au milieu.
Il siffle.
- J'avais 7 ans quand j'ai mang� de la viande pour la 1re fois.
- Fran�ois, n'y allez pas, ils vous attendent !
Fran�ois ?
Fran�ois !
Fran�ois !
Coups de feu.
Sortez tous !
- Ca va ? - Oui, �a va.
Tiens, prends �a. - D'accord.
Un homme geint.
L'homme rend son dernier soupir.
- Merde, le pneu ! Allez, vite !
Coups de feu.
Ca passe pas.
Tu vois que �a passe.
- Fran�ois, fonce chez ma m�re.
Coups de feu.
Dis donc, Fran�ois.
T'en avais pas parl�..
..� Ginette ?
Passe � l'h�tel.
- Mais... - Fais ce que je te dis.
Ginette devait venir ce soir.
Ah, on vous attendait.
Par ici.
- Tu penses encore � Ginette ?
C'�tait s�rieux ?
Tu serais parti avec elle ? - Comment �a parti ?
- Oui, pour aller vivre ailleurs. Je sais pas, moi, parti.
- Avec elle ? Oui, peut-�tre.
- Mario, on n'a m�me pas pu aller � son enterrement, c'est triste.
Dis, on va rester longtemps ici ?
- Le temps qu'il faudra. - Ca m'est �gal, j'aime la campagne.
- C'est s�rement ce fada qui arrive.
- Ils arrivent de B�ziers, ils cherchent une planque.
- Pour ? - Braquage.
- Du grabuge ? - Un peu.
Installe-les.
Ca s'est bien pass� ?
Ca va.
Voil� les journaux. - Fais voir.
Et le reste ?
C'est l�.
- Tiens, aide-moi. - Non, laisse.
H� !
- Ah, c'est pas du neuf, �a vient du Maroc.
Mais ils ont �t� v�rifi�s. C'est ce que tu voulais ?
Exactement.
T'as les... - Dans l'autre caisse.
Ben, am�ne.
- Dis donc, ma�tre Rinaldi s'est fait nommer adjoint au maire.
Il perd pas son temps.
Y a rien sur nous ?
- Poli croit que vous �tes sortis du circuit.
- Ben, on va le laisser croire �a.
Ils tirent.
Cris de panique.
Le t�l�phone sonne.
All� ?
Qui ?
Chez Poli ?
Maintenant ? Mais �coutez...
Bon.
Bon, je vais passer.
D'accord, j'arrive.
Tu m'attends, tu viens ou je te rejoins au th��tre ?
Je viens avec toi.
- On n'en a pas pour longtemps.
On sonne.
Qu'est-ce que c'est ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Bonsoir, ma�tre.
- Nous avons appris votre nomination.
Nous tenions � vous f�liciter, bravo.
O� alliez-vous ?
- Au th��tre. - Voir quoi ?
"L'aiglon".
- Vous avez l'air surpris, ma�tre.
- De vous voir ici ? Oui, un peu.
- Comme nous, le soir des abattoirs.
On a �t� surpris de voir qu'on nous y attendait.
- Je vous avais pr�venu, mais n'en d�duisez pas...
- Vous serez en retard au th��tre. - Ce sera m�me fini.
- Qu'est-ce que vous croyez ?
- On a longtemps h�sit� � votre sujet.
Mais vous pouvez nous �tre utile. - Oui, nous comptons acheter ici.
Vous voulez acheter ?
Oui.
Mais o� est Poli ?
Il est mort,
..au restaurant.
Un quart d'heure ?
Vingt minutes.
Mort ?
Que les anges..
..te conduisent au paradis.
Que les martyrs t'accueillent � ton arriv�e.
Que les anges encore te re�oivent, que tu jouisses du repos �ternel..
..avec celui qui fut jadis le pauvre Lazare.
Amen.
Les cloches sonnent le glas.
M. Marello..
..aimerait vous parler.
- C'est � quel sujet, Danseur ?
- C'est simple: vous prenez la succession de Poli.
Mais Poli n'a jamais touch� � ce qui appartient � M. Marello..
..et vous n'y toucherez pas. - Et alors ?
Je vous pr�viens.
Vous avez eu Poli par surprise, moi, je suis d'un naturel m�fiant.
Tr�s m�fiant.
Puis Rinaldi est mon ami.
Si vous le touchez, c'est moi que vous touchez.
Pourquoi on le toucherait ?
- D'ailleurs, Me Rinaldi ne s'occupera plus de vos affaires.
- J'aime pas qu'on me parle sur ce ton, Danseur.
Chauffeur.
Th�me jazz du film.
- Bien entendu, M. Poli avait sa comptabilit� l�-dedans.
En amour comme en affaires, certaines choses ne s'�crivent pas.
Evidemment.
M. Poli avait des int�r�ts partout � Marseille.
Bien entendu, il y a des h�tels, des restaurants,
..des d�bits de boisson. - Vous �tes pr�cieux, M. Martial.
- Toujours par le syst�me de pourcentage.
Vous savez, j'ai une longue habitude des affaires.
J'ai d�but� en 94 avec les fr�res Valabr�.
Vous �tes trop jeunes, vous les avez pas connus.
- Dis donc... - Ca vient tout droit de Chicago.
Ben, d�rouille-la.
-250 comme �a, �a va �tre la folie.
Allez ! A la v�tre.
*Morceau de cha-cha.
A�e !
Eh ben, Lola, le disque.
Klaxon.
Quelqu'un accorde un piano.
Ca te pla�t ?
C'est cossu.
Dessin� par Leleu.
- Parce que maintenant, tu...
Tiens, regarde �a.
Un tr�s beau bronze de Guyot.
Chinois, tr�s rare la couleur: sang de boeuf.
Coromandel, XVIIIe.
Viens voir.
Gammes au piano.
Quelqu'un joue le th�me du film.
Salut, Maurice.
Salut, Roch.
Salut Lydia, �a va ?
- Laisse-nous. Ca va.
Ca marche toujours bien les affaires ?
Il y a de l'avenir dans les affaires.
Il y a de l'avenir dans tout, d'ailleurs.
- Comment ne pas rendre hommage aux efforts couronn�s de succ�s..
..de la nouvelle municipalit� ?
Quand nous voyons notre magnifique cit� phoc�enne.
Une porte de l'Orient..
..chaque jour plus moderne, plus prosp�re.
Et plus heureuse.
Applaudissements.
C'est donc avec une conviction profonde que je vous dis:
..le mois prochain, en votant pour moi,
..vous voterez pour le progr�s.
Pour la justice.
Et pour la paix.
- On ne vous voit plus beaucoup au Cercle.
Vous �tes devenu un homme tellement occup�.
Et Marseille vous doit beaucoup.
R�pondez-moi franchement, mon mari vous a fait quelque chose.
Dites-moi quoi.
Je vous en prie, j'ai besoin de savoir.
Il avait parl� de vos projets � Poli, c'est �a ?
- Ne posez pas ce genre de question.
- C'est dr�le, chaque fois que je vous rencontre,
..vous n'avez pas l'air satisfait.
Je devrais l'�tre ?
- Vous avez tout ce que vous voulez.
Vous croyez ?
- Toi aussi, �a te pla�t qu'� moiti� ces �lections ?
Rinaldi d�put�, Marello derri�re... - Il manquerait..
..plus que �a.
Que peut-on faire ?
Non.
Pas en p�riode d'�lection, �a serait maladroit.
Ah !
Quel set, hein ?
Allez, on y retourne.
Coups de feu.
- Ici, grosso modo, ce sont les d�penses.
Les salaires, les frais de gestion, les bonnes oeuvres...
- Les bonnes oeuvres ? - Oui, orphelinats, asiles.
C'est la tradition qui le veut.
D'ailleurs, c'est d�tax�.
La fiscalit� est �crasante de nos jours.
- La police est l�. - Et alors ?
Un inspecteur te demande.
- Un inspecteur ? - Ouais.
- M. Capella ? - Oui.
Inspecteur Teiss�re.
Veuillez me suivre au commissariat. - Parfait.
Pr�viens Me Rinaldi. - Ce ne sera pas facile.
Pourquoi ?
- Parce qu'il a re�u deux balles dans le corps.
Il est � l'h�pital dans un �tat grave.
Par ici.
Allons-y.
M. le commissaire.
- Asseyez-vous, M. Capella.
Tant que les choses se passent entre vous,
..nous n'intervenons pas.
Quand les loups se d�vorent, �a fait l'affaire des bergers.
Ma�tre Rinaldi est l'adjoint au maire de Marseille,
..voire notre futur d�put�, alors, nous intervenons.
- J'�tais au bureau toute la journ�e.
J'ai des t�moins.
- Naturellement, vous avez un alibi inattaquable.
Je vous l'ai m�me pas demand�, j'en �tais s�r.
Je vais tout de m�me vous poser les questions d'usage.
Mais attention, n'allez pas trop loin.
Qui a fait le coup ?
- Ce serait int�ressant que vous le demandiez..
..� M. Siffredi.
Alors ?
- Rien de sp�cial, on les a rel�ch�s, naturellement.
Mais il y a un peu de tirage entre les deux.
Comment �a ?
- Siffredi a peut-�tre fait le coup sans pr�venir Capella ?
Possible.
- Qu'attendez-vous pour les casser une fois pour toutes ?
Vous les aviez pr�venus de ne pas toucher � Rinaldi..
..et ils l'ont fait.
On commence � dire qu'ils vous font peur.
Ecoute, Danseur,
..il faut laisser dire les gens.
C'est des petits cons, ils ne perdent rien pour attendre.
Tu sais quoi ?
En tirant sur Rinaldi et en le manquant,
..ils en ont fait un d�put�.
Tu vois �a ?
C'est moi qui ai trouv� le titre.
Avec deux balles dans le corps, il est s�r d'�tre �lu.
- Fallait pas toucher � Rinaldi, c'�tait convenu.
Surtout avant l'�lection.
J'ai pas touch� � Rinaldi.
- Quelqu'un cherche � semer la pagaille.
Je sais.
Pas Marello lui-m�me.
- Non ? - Je vois pas..
..son int�r�t.
Je ne suis pas de ton avis.
Il te fait de l'ombre.
Que veux-tu dire ?
Il te g�ne.
Tout le monde te g�ne.
- Je te dis que c'est pas moi !
Que veux-tu de plus ?
Rien de plus.
- Ce n'est pas si souvent qu'on a l'occasion de te voir.
Allez, tchin. - Allez.
Comment va Roch ?
Toujours le m�me.
Tiens, joue pour moi.
J'aime bien cet endroit.
Tu te souviens le bateau,
..le soir o� tu as ramen� Roch ?
Vous en avez fait du chemin.
Oui et non.
- J'aimerais bien encore te faire la cuisine.
Une femme chante.
Je n'aime pas mes souvenirs
Je passe ma vie � mentir
Si partir, c'est un peu mourir
Vive la mer et vive les bateaux
Prends-moi, matelot
La, la, la, la...
Depuis le temps que je n'ai plus vingt ans
J'en ai connu des amants
Qui passaient par Marseille
Le temps d'une veille
Je n'ai pas grand-chose � t'offrir
C'est quatre francs pour un soupir
Et si tu veux me faire plaisir
N'oublie pas, ch�ri, ton petit cadeau
Prends-moi, matelot
*Th�me du film au saxophone.
- Dis, Rinaldi s'est fait avoir, pour de bon, cette fois.
- A l'h�pital ? - Oui, un coup de couteau.
- Qui a fait le coup ? - On n'en sait rien.
O� est Roch ?
Faut le trouver.
Allez, venez avec moi.
Roch ?
Roch ? Quelqu'un vient.
O� est Roch ?
Je ne sais pas.
Mais quelqu'un l'attend.
- Je voulais voir M. Siffredi.
C'est au sujet de la mort de mon mari.
Je sais qui l'a tu�.
Un orchestre joue un french cancan.
Applaudissements.
O� est le patron ?
Dans le bureau.
T�l�phone.
Oui ?
Ah, Fran�ois ?
Il est l�, tu veux lui parler ?
- Des gens cherchent � provoquer la bagarre entre Marello et nous.
Pourquoi ?
Pour prendre notre place.
Tiens, un salaud a descendu Rinaldi..
..pour faire croire � Marello que c'�tait nous.
J'ai appris �a.
L'orchestre entame un morceau jazz.
Y a quelqu'un qui t'a reconnu.
A l'h�pital.
Rien ne va plus.
- Carte. - Carte.
200 louis au banco, messieurs.
Avec la table.
- On peut jouer, messieurs. 200 louis.
- Banco. - Banco, seul.
Avec vous, monsieur.
Th�me du film.
- Edition sp�ciale ! - Le journal.
L'affaire Rinaldi.
Merci, monsieur.
Edition sp�ciale !
Rafale de mitraillette.
Cris.
Ne restez pas l� !
Ca s'est pass� sur le pont !
5 et 4 = 9.
Et 4 = 13.
Quelqu'un entre en courant.
Ils ont eu Nono et...
- Quoi ? - Ils sont pass�s chez Adrien.
Explosion.
Fran�ois !
- Marello n'aurait pas d� faire �a.
Apr�s la mort du Danseur, on �tait quitte.
- Il a voulu nous donner une le�on.
Montrons-lui qu'on est de bons �l�ves.
D'accord.
Messieurs, faites vos jeux.
5000 louis.
-8 ! -8 au premier, 9 au second.
- Je suis d�sol�, il n'y a pas de place.
Pardon ?
-7 � la banque ! Les chevaux perdent moiti�.
Messieurs, faites vos jeux.
Les jeux sont faits.
Rien ne va plus.
Carte au premier.
Carte au second.
Un � la banque.
6.
6 au premier, 7 au second.
Messieurs, faites vos jeux.
Les jeux sont marqu�s.
Je voudrais voir Marello.
Une seconde.
8 au second.
3 au premier, on paie le second.
M. Marello vous attend.
Je pr�f�rais venir te voir.
Je pr�f�rais venir te voir.
Tu as bien raison.
Qu'est-ce que tu veux ?
- Tu t'es tromp� au sujet de Rinaldi.
Possible.
Non, c'est s�r.
C'est le Danseur qui l'a descendu.
Pour nous jeter les uns contre les autres..
..et en profiter.
Capella l'a appris et a fait ce qu'il avait � faire.
Tu n'avais aucune raison de remettre �a.
Tu le savais.
Je sais ce que j'ai � faire.
Mais tu t'es tromp�.
Et alors ?
- C'est une erreur qui s'oublie difficilement.
Tu te fais vieux, Marello.
Il y a des choses qui t'�chappent.
Et c'est grave.
Il faudrait passer la main.
- C'est pour me dire �a que tu es venu ?
C'�tait pas la peine de te d�ranger.
Je tenais � te le dire.
Ecoute-moi bien.
Je sais ce que je risque.
Tu pourrais me faire abattre maintenant, facile.
Tu n'en as plus pour longtemps, Marello.
Je voulais te le dire en face.
5 au second.
Messieurs, rien ne va plus.
Faites vos jeux.
Messieurs, faites vos jeux.
Jeux marqu�s.
Rien ne va plus.
Messieurs, rien ne va plus.
Carte au premier, carte au second.
Carte au second, 9 � la banque.
6 au premier, 3 au second.
3 partout.
Messieurs, faites vos jeux.
Ah !
Allez, dans le fond, avance !
- J'esp�re que cette fois, il aura compris.
- Rassure-toi, il a compris.
- Evidemment, vous avez un alibi, vous �tiez sur place.
Je suppose qu'on vous a vol� votre portefeuille ?
Vous devriez porter plainte. - On l'a fait.
- T�chez de les retrouver.
Dans le mien, il y avait des photos de ma m�re.
- Les hommes qui ont fait le coup, vous les avez pas reconnus ?
- Non. - Non.
Et la mort de Marello,
..aucun tuyau ?
Aucun.
- Il aurait gliss� et serait tomb�..
..sur son coupe-papier. - On a vu plus bizarre.
S�rement.
- Cette t�te-l�, �a vous dit rien ?
Non.
- Si, mais je ne connais pas son nom.
On l'appelle Danseur.
Mme Rinaldi l'a identifi� comme �tant l'assassin de son mari.
Comme il est mort lui aussi, encore une affaire de class�e.
Vous �tes les petits rois de Marseille.
Y a plus personne..
..en face de vous.
C'est le moment de bien faire attention.
Th�me du film.
Acclamations.
- On a un nouveau maire. - La belle affaire.
- Capella et Siffredi le supportent, c'est peut-�tre bon pour nous.
Tu penses.
- Son visage me dit quelque chose.
Un orchestre joue un morceau de jazz.
Charmante, cette soir�e.
Merci.
Bonsoir.
- Roch. - Hm ?
Ca va comme tu veux ?
Ca va.
Et toi ?
Qu'est-ce que tu as ? - Rien.
Je vais m'en aller.
Tu as le temps.
Pas tellement.
L'orchestre cesse de jouer.
J'ai un train � prendre.
Quoi ?
Dans une heure.
O� tu vas ?
A Nice.
De l�, je pars en Italie.
Tu pars seul ?
Non, j'emm�ne Lola.
Tu t'en vas ?
Je te l'ai dit.
Pour longtemps ?
Peut-�tre.
Je passe � l'h�tel prendre mes bagages.
L'orchestre joue le th�me du film.
Fran�ois.
Pourquoi tu t'en vas ?
Parce qu'on est deux.
Je comprends pas.
Facile � comprendre.
On a eu Poli d'abord,
..puis le Danseur, puis Marello.
Y a aucune raison que �a s'arr�te.
Un jour ou l'autre, il n'en restera qu'un des deux.
Vaut mieux que je parte avant.
On finira par se tirer dessus.
C'est peut-�tre moi qui commencerai.
C'est comme �a, on n'y peut rien.
Et tu le sais.
Et si je partais, moi ?
A ta place.
Tu le ferais ?
Tout de suite.
Je te le joue.
Si tu perds, tu t'en vas.
D'accord ?
D'accord.
Tu prends quoi ?
Face.
- Cette fois, tu as gagn�, Roch.
Tu le savais ?
Une pi�ce dans chaque poche.
Avant, �a m'amusait.
Mais pas ce soir.
Salut, Roch.
La chance, �a n'existe pas.
L'orchestre cesse de jouer.
Il pianote le th�me du film.
Coups de feu.
Fran�ois !
Une voiture part en trombe.
H�, Roch...
Roch...
La chance...
Tu vois, �a n'existe pas.
Th�me du film.
Sous-titrage MFP.
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