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Original subtitles

Sous-titres : Cinephil35 et Jean-Louis Jaminet Novembre 2016

Chronique mondaine

Je reviens vers 18h30.

Oui, Madame.

H�, faites attention !

- Oh, c'est Miss "Strictement Affaires", hein ? - Strictement ?

Bon, parlons s�rieusement.

O� allons-nous d�ner, ce soir ?

Pourquoi pas au Ritz ?

Tiens, j'avais oubli� de le mentionner, celui-l�.

�a ne prendra pas une minute.

H�, Hank, tu deviens sentimental,

Tu ne le sauras jamais.

Coursier !

Attention, Hank, le patron est mal lun�.

Je lui ferai manger dans ma main.

Non, non, non, non !

Je ne veux plus de rubriques sur chaque blonde

entre 15 et 40 ans

qui se fait arr�ter pour un vol � l'�talage

ou qui se r�v�le �tre votre prochaine conqu�te d'� c�t� !

Maintenant, cette histoire que vous m'avez sortie, ce matin

Est tout juste assez bonne pour la rubrique des nuls.

Vous avez rat� sur tous les points ! Bien compris ?

Bon !

Bien.

Bonjour, Mr Branch.

Bonjour ? Il est 16h.

Et tire-toi de ce bureau. C'est du Louis XIV.

O� �tais-tu pass�, ces quatre derniers jours,

- Trois jours. - Quatre jours.

Trois jours, Jim.

Trois jours ou quatre jours, c'est du pareil au m�me.

Ne change pas de sujet.

- O� �tais-tu, pendant ces quatre jours, - A Brooklyn.

Quatre jours. Tu as essay� de battre un record ?

Encore � te saouler ?

Comment puis-je me saouler pendant trois jours ?

Que tiens-tu l� ?

Des photos croustillantes du pont de Brooklyn ?

Le vrai truc croustillant que je tiens�

c'est le cas Patterson que vous m'avez transmis et j'ai quelques photos ...

Riche mari, jolie �pouse, �l�gant correspondant.

- Ouais, Mais o� est l'article ? - L'article ?

C'est le plus important, en cas de divorce.

Cette ville n'a jamais vu �a, ils sont tous deux pr�ts � rompre.

Henry King Patterson,

Pr�sident de l'une des plus grandes banques du pays.

Sa femme, issue d'une vieille famille, des plus r�put�es de Long Island.

Le jeune Bannister, aussi issu d'une bonne famille.

Et pas un de ces imb�ciles qui travaillent pour nous�

n'est pas m�me capable de faire un scoop.

- Tu te rappelles, l'escroquerie de Murray ? - �a me rappelle quelque chose.

Tout le pognon que j'avais �conomis�

a �t� englouti dans cette chausse-trappe, 842 dollars.

Ouais, et il y en avait des centaines comme toi,

des vieillards et des femmes qui avaient investi l�-dedans

des employ�s de bureau, des balayeurs de rue.

et c'est le jeune M. Bannister�

qui �tait � la t�te de cette escroquerie.

C'est un petit malin, c'est tout.

Est-ce ill�gal de gagner des affaires ?

Non, mais c'est ill�gal de soudoyer un jury.

C'est vrai, Comment le sais-tu ? Tu as des preuves ?

Attention � la diffamation, maintenant !

Nous devons �tre s�rs. C'est �a.

J'ai les preuves,

mais je ne peux pas les lui imputer comme �a.

Ce jeune Bannister est un type intelligent.

Mais m�me le plus intelligent peut faire des erreurs.

- Tout comme moi. - Oh, non, chef.

Sans doute.

Il tourne autour de Madame Patterson, c'est tout ce qu'il a fait.

Ouais ?

- J'aimerais vous voir une minute, Branch. - D'accord.

C'est l'�diteur.

Il veut probablement savoir pourquoi la seconde femme,

ou la troisi�me ou l'�pouse du cousin au quatri�me degr�

ne figurait pas parmi les personnes pr�sentes

au gala de la duchesse de Bilgewater, au casino.

- Merci. - Ce n'est rien.

Quoi ? Ah, oui, d'accord.

Messieurs, vous ne pouvez pas savoir la croix que je porte

Bien, Mr Jordan.

- Salut, Branch. - Bonjour.

- Vous voulez un cigare ? - Non, merci.

- Asseyez-vous. - Merci.

Qu'est-ce qui vous tracasse ?

C'est ce Patterson, cette histoire de divorce sur laquelle vous �tes.

Qu'y a-t-il ? Vous avez quelque chose pour nous ?

Je pense, et pour plusieurs raisons�

- qu'il serait mieux d'oublier tout �a. - Oh !

Bien, puis-je conna�tre l'une de ces raisons ?

Oui, pour une chose,

M. Bannister est susceptible d'�tre impliqu�,

m�me de fa�on insignifiante,

cela pourrait compromettre ses chances de devenir s�nateur.

insignifiante ? Cela le tuera, oui.

Hum, bien, voyons �a d'une autre mani�re

Je suis particuli�rement int�ress�

� ce que M. Bannister soit �lu s�nateur.

Il peut m'�tre pr�cieux au Capitole.

Ah, je vois.

Vous savez, j'ai toujours eu l'impression�

que nous dirigions un journal.

Je ne vois pas quel est le but d'un journal�

d'imprimer un scandale qui n'existe pas.

un journal doit pouvoir imprimer�

tout ce qui peut �tre trouv�, vol� ou achet�.

Un moment, Branch.

- Je veux �touffer ce divorce Patterson. - Et alors ?

Vous aimez votre boulot, n'est-ce pas Branch ?

Naturellement. Pourquoi cette question ?

Quand j'ai pris la direction de ce journal il y a quatre ans,

ce n'�tait rien qu'un chiffon.

Je l'ai port� et en ai fait un journal digne de ce nom

Mon sang coule avec lui. Pourquoi ne l'aimerais-je pas ?

Je regretterais beaucoup d'avoir � me passer de vous.

Ce sera tout ?

- Je l'esp�re. - Merci.

- Quelque chose de s�rieux ? - Non.

Bien s�r que si.

Tu ne devrais faire aucun changement sans me consulter.

Prenez-moi avec vous, patron.

De quoi parlez-vous ?

Je n'ai besoin de personne

Et personne ne peut prendre ma place.

Vous savez, je ne me souviens pas d'autre meilleur scoop...

... que cette histoire Patterson

avec ce Bannister

Si vous vous comportiez en journaliste

et appreniez � conna�tre ces gens

nous aurions peut-�tre une chance ...

Hum, qui a �crit ceci ?

" Monsieur Eckelstein semblait diriger comme s'il "

" voulait terminer avant son orchestre. "

" il y r�ussit presque. "

" Cependant, ni Monsieur Eckelstein ni son orchestre "

" n'ont fini assez rapidement pour cette critique. "

" Curieusement, le public semblait aimer �a. "

- Qui a �crit cela ? - Qui est ce N.S. ?

Une dame de la haute soci�t�, il y a une semaine.

La femme de Jordan lui a obtenu le poste.

Une dame de la haute soci�t�, hein ?

- Envoyez-la moi. Je veux la voir. - D'accord.

Allo !

Allo !

Oui, quoi,

Quoi,

Miss Am�rique dans un accident de voiture ?

Diffusez sa photo sur toute la premi�re page.

Oui, oui, quatre colonnes � la une ...

Quoi ? Miss Am�rique 1923 ?

Mettez �a dans les petites annonces.

Vous imaginez, Une Miss Am�rique des ann�es 20 !

Qui �tes-vous ?

Je suis de la section musique, vous m'avez demand� ?

Oh, oui, oui.

Hank, reprends les photos.

Ainsi, c'est vous, N. S.

Bien, je, euh... Oui en quelque sorte.

Vous pouvez ne pas �tre N. S. d'une certaine mani�re.

soit vous �tes N. S. soit vous n'�tes pas N. S.

Exactement. Je veux dire que je suis N. S., Nancy Sharon.

Mais ce n'est pas mon vrai nom.

Oh, incognito ? Formidable !

- Non, mon nom est Sharon Norwood. - Norwood ?

Une relation � Mme Scarlet Norwood de Newport ?

- Oui, c'est ma m�re. - Hum, hum.

- Vous aimez ce travail ? - Bien s�r.

Oui, vous rencontrez beaucoup de gens int�ressants.

Pas, jusqu'� pr�sent.

Vous savez, M. Branch, je pense que le News-Record...

est plus adroitement g�r� que d'autres journaux.

C'est pourquoi je l'ai choisi, pour acqu�rir de l'exp�rience pratique...

parce que, peu m'importe ce qu'on pense de la th�orie...

... la pratique, c'est toujours mieux.

- Aimeriez-vous une tasse de th� ? - Avec plaisir.

Apporte-moi le dossier concernant le majordome

Vous vouliez discuter de mon article avec moi !

Oui.

Vous savez, c'est assez facile pour vous,

apr�s tout ce que vous avez appris au coll�ge d'Oshkosh...

de d�verser votre m�pris...

sur les personnes qui sont assez vieux jeu...

... pour appr�cier la 5�me symphonie de Beethoven.

Nos lecteurs ne sont peut-�tre pas aussi distingu�s que vous

- Le sont-ils autant que vous, M. Branch ? - C'est un lien.

Je leur donne ce qu'ils aiment, et ils aiment ce que je leur donne.

Eh bien, je leur donne ce que je veux et ce qu'ils devraient aimer.

Dites-moi !

Vous envisagez s�rieusement ...

... une carri�re de journaliste ?

Oui, pour quelques mois,

... �crire les meilleurs articles sur la musique que ce journal ait jamais eus...

... puis j'essaierai d'autres rubriques.

- Je pourrais m�me en �diter une ou deux. - Oui, oui ...

Eh bien, en vue de votre future carri�re...

... je crains que vous ne perdiez...

... votre temps sur cette rubrique...

... et que ce soit un obstacle pour votre avenir.

- Les obstacles ne me d�rangent pas. - Oh, non.

Mais je suis tr�s pr�occup� pour votre carri�re

Aussi, je vais vous faire une faveur.

Je veux que vous descendiez voir le caissier,

et que vous lui demandiez deux semaines de salaire.

et dites-lui... que vous �tes vir�e.

M. Branch !

Avec votre sens de la musique...

un de ces jours vous devriez �crire un article en pleine page...

sur une s�ance de baignade � califourchon sur une grosse corne en laiton.

Vous devez bien cela � vos lecteurs.

Eh bien, allez donc essayer sur quatre colonnes,

sur le th�me : "corne d'abondance".

Et dites bien au caissier d'ajouter 5 $ suppl�mentaires...

pour la meilleure suggestion de la semaine.

- Bonne journ�e. - Bonne journ�e.

Et toi, mets tes journalistes...

... sur le cas Patterson et en vitesse...

- Si ce divorce se produit et que je n'ai rien sous la main ... - OK.

Allo ?

Oh, oui, oui. Allo, Oui.

Juste une minute.

Allo, Qui, M. Taylor ?

Oui. Bien, juste une minute. Allo, ch�rie ?

Oui, j'arrive dans quelques minutes...

Oui, nous irons d�ner au Bevort...

... et ensuite nous irons au th��tre.

Oui, oui, absolument.

Oui, je pars d'ici dans cinq minutes.

Allo, Passez-moi Monsieur Taylor tout de suite.

Mais dites-lui que je ne peux lui accorder qu'une demi-heure.

AUDITORIUM

Comment g�res-tu ton temps ?

Tu arrives au th��tre juste pour l'entracte !

Ch�rie, ils d�cr�tent toujours l'entracte quand j'arrive.

Hello, Tommy.

Hello, Whitmore. Comment allez-vous ?

Dis... N'est-ce pas Tommy Bannister�

... le grand type athl�tique ?

Tu ne lis donc pas les rubriques de ton journal pourri ?

N'est-ce pas Julia Patterson qui l'accompagne ?

Peut-�tre que Patterson devient maligne, tout d'un coup.

Excuse-moi.

Hello, Nick.

Hello, Jim.

- Comment vas-tu ? Content de te voir. - Hello, Lane ! Comment allez-vous ?

- Hello, Bannister. - Hem ?

Je suis Branch du News-Record.

Je vous ai rencontr� l'an dernier dans le hall juste avant le d�ner de gala.

Je suis d�sol�. Il me semble avoir oubli�.

Oh ! Pardonnez-moi.

Mlle Norwood, je vous pr�sente M. Branch.

Enchant�, Mlle Norwood. Enchant�e.

Dites, Branch, Lane me disait

que Cornell d�tient le record de la course � Poughkeepsie.

- J'ai dit que c'�tait � Columbia. - Qu'en pensez-vous ?

Eh bien je pense que Bannister soutient...

... l'�quipage qui d�tient le record. Pourquoi ne lui demandez-vous pas ?

Ils pensent que j'exag�re.

Je craignais que vous ne soyez journaliste.

Euh, Mlle Norwood, quand vous viendrez au travail, demain matin...

... pouvez-vous passer � mon bureau ?

J'ai un bon article pour vous.

Tu travailles pour ce journal, Sharon ?

Je travaillais mais j'ai �t� vir�e.

Vir�e, Qui vous a vir�e ?

Un de ces hommes les plus �go�stes que j'aie jamais rencontr�.

Oh, oui, oui, j'ai d�j� entendu �a.

Ne me dites pas que vous avez pris cette d�cision au s�rieux ?

Assez s�rieusement pour me d�cider.

Je ne travaillerais plus jamais pour cet homme...

... m�me s'il m'offrait le dernier job sur terre.

Ne vous inqui�tez pas pour �a

... car de ce que je sais � son propos...

si c'�tait le dernier job sur terre,

il le garderait pour lui.

Je vous attends vers 15 heures.

il n'y a aucune loi qui interdise d'essayer, mais je ne le laisserais pas

interf�rer avec mon travail r�gulier, si j'�tais vous.

Rideau, 3�me acte ! - Pouvons-nous y aller, Tommy ?

�a a �t� magnifique d'�tre avec toi, Sharon.

Parfait. A demain soir, Tommy.

Excuse-moi mais j'ai rendez-vous avec Patterson.

- Oh, Julia et Henry ? - Oui.

incidemment, je voudrais te dire... Quoi ?

- Il y a eu des racontars sur Julia et moi. - Oh, Tommy !

Julia a pass� une mauvaise p�riode, ces derniers temps.

Je ne sais pas si Henry devrait �tre consid�r� comme un mari jaloux

ou juste comme un ivrogne.

En tous cas, j'ai essay� de jouer le bon samaritain et de m'en m�ler.

Il y a eu des rumeurs.

Henry n'a pas facilit� les choses, par son attitude.

Oh, �a doit �tre dur pour toi.

- Y a-t-il quelque chose que je puisse faire ? - Pas beaucoup.

Je ne peux pas dire � Julia :

"Trouve quelqu'un d'autre pour g�rer ton patrimoine�"

"parce que j'ai entendu des ragots � notre sujet."

�a semble stupide.

D'ailleurs j'ai besoin de l'argent que �a me rapporte.

Ne te laisse pas faire.

Attendez, s'il vous pla�t.

Puis-je monter avec toi, Sharon ?

J'aimerais dire bonjour � ta m�re.

Oh, je crains qu'elle ne dorme profond�ment, � cette heure, Tommy,

Mais merci beaucoup pour cette charmante soir�e.

�a me rappelle...

"de bons moments pass�s avec vous".

Eh bien, maintenant que nous nous sommes red�couverts,

J'esp�re que tu seras moins insaisissable...

... que par le pass�. - Malgr� mon emploi du temps...

... et ma carri�re de journaliste l�g�rement sur le d�clin,

je prendrai plus de temps pour moi.

en tout cas, appelle-moi prochainement

et je te prouverai que je ne suis pas si insaisissable.

- Promis, Sharon. Bonne nuit. - Bonne nuit, Tommy.

- Sharon ? - Oui, maman.

Je suis l�, ma ch�rie.

Que fais-tu, si tard ?

Je suis en charmante compagnie.

Merci.

Ch�rie, ne t'�tonne pas.

Voici Monsieur... Oh, je suis stupide...

Bien s�r, vous vous connaissez.

Oui mais je ne savais pas que vous aussi.

Non, et maintenant, tu es la premi�re � le savoir.

C'est un "scroop" !

- Quoi ? - Un "scroop" !

- Je pense que votre m�re veut dire un scoop. - Exactement.

Pourquoi as-tu gard� ce charmant M. Branch...

... en secret pour moi ?

J'aurais bien mieux compris...

... si tu m'en avais parl�.

J'�tais terriblement oppos�e...

... � ce que Sharon travaille pour votre journal.

car j'avais une opinion tout � fait fausse...

... de vous autres, journalistes. - Oui, bien, maman !

Ne juge pas tous les journaux � travers M. Branch.

Tu as sans doute raison.

Mon jugement est obsol�te...

... les temps ont bien chang�.

Quand je pense � tous ces noms�

que ton p�re donnait aux journalistes.

Par exemple�

Comment... comment s'est termin�e la pi�ce, ce soir ?

- Avec toute la compagnie sur sc�ne. - Vraiment !

Une id�e tr�s originale, n'est-ce pas ?

Oui, tr�s.

Tu me rends nerveuse, � rester debout, ma ch�rie.

Assieds-toi l�.

En r�alit�, M. Branch est venu pour te voir.

Oui, c'est tr�s gentil de sa part, ch�re maman...

... mais je suis tr�s fatigu�e et je vais me coucher.

C'est insens�. Tu dois avoir faim.

C'est toujours comme �a, avec toi.

Et vous, M. Branch, Vous avez bien une petite faim.

L'homme de nouvelles affam�.

Juste une croute de pain, Madame.

Ne sonne pas, ma ch�rie !

Tu pourrais r�veiller les serviteurs.

Vous savez, j'ai pratiquement r�gl� ma vie sur la leur...

... mais �a ne me d�range pas.

Cela fait partie de mon nouveau contrat...

... et �a ne me d�range pas.

Ainsi, je reste jeune et patriotique.

- Votre m�re est charmante. - Oui.

Vous lui ressemblez.

Pourquoi �tes-vous ici ? Juste une impulsion.

Je me r�p�te : pourquoi �tes-vous l� ?

Je souhaite que vous reveniez au journal.

Pourquoi avoir chang� d'avis ?

Eh bien, j'aurais d� comprendre�

qu'il faut du temps aux gens pour s'adapter.

C'est un changement radical de votre part...

... en quelques heures n'est-ce pas ?

Mouais, c'est que je suis... un jusqu'au-boutiste.

Vous n'avez sans doute pas�

vu M. Jordan, depuis que vous m'avez vir�e ?

- Jordan ? - Oui, Jordan.

- Vous savez, le propri�taire de votre journal ? - Oh, oui, oui.

Il n'a rien � voir�

- avec votre revirement. - Non.

Hum, nous avons tous nos propres patrons.

Bien, supposons que je ne veuille pas revenir.

S'il vous pla�t.

Vous avez �t� tr�s clair avec moi cet apr�s-midi�

en disant ce que vous pensiez de ma chronique musicale.

Oh, oubliez cela J'ai une nouvelle id�e pour vous.

Je veux que vous �criviez des articles sur les grands �v�nements.

Par exemple vous faites la couverture du spectacle de ce soir.

Beaucoup de lecteurs ne se soucient pas...

de ce que pensent les critiques de ce spectacle...

mais si nous pouvons leur faire sentir...

... ce qu'ils auraient ressenti en �tant l�.

Dites-leur qui �tait l� et pourquoi.

Cigarette ?

Dites-leur tout sur le bijoutier de 70 ans...

qui sort avec sa vieille m�re de 95 ans � chaque premi�re,

D�crivez-leur la haute soci�t� venue au th��tre,

Les Rothrocks, les Lindens, Les Heltons.

Et, heu... Et puis la jeune jetset...

Heu, Mme Patterson avec Tommy Bannister, et Madame�

- Qu'entendez-vous par l� ? - Quoi ?

- Mme Patterson avec Tommy Bannister. - Bien, je pensais...

Mme Patterson n'�tait pas au th��tre...

avec Tommy Bannister, C'�tait moi�

et rien ne m'ennuie plus que de raconter des ragots.

- C'est une pratique courante. - Terriblement banale.

Ce sont des amis de longue date�

et il n'y a absolument aucune raison

... pour que j'en parle dans le journal.

Vous savez, je suis content d'entendre cela.

Le News-Record a suffisamment d'histoires vraies � imprimer

Sans devoir recourir � la m�disance.

Que voulez-vous dire ?

Je veux simplement dire qu'apr�s ce que vous venez de me raconter,

je ne raconterai rien de cette histoire � deux balles.

Vous connaissez ces gens, et en cons�quence...

si vous dites que ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai.

C'est ainsi.

Vous �tes un homme �trange.

Je me demande si par hasard vous pourriez �tre agr�able.

Je suis ce que je suis, juste un directeur de journal.

Ni plus, ni moins.

Je pense que mon id�e est bonne.

Vous confier seulement des faits r�els

et laisser de c�t� les ragots.

- Etes-vous d'accord ? - Hum ...

Je pense que �a pourrait �tre int�ressant.

�a le serait certainement, pour vous et nos lecteurs.

Allo ?

Qui, Monsieur...

C'est pour vous.

Pour moi ?

Pour vous.

Bien.

Allo !

Je t'appelle comme tu m'as demand�, Jim.

Oh, �coutez, ce n'est pas le moment de m'emb�ter avec ces sottises.

Vous savez ce que cette histoire peut entra�ner�

si elle est imprim�e en t�te du journal ?

De quoi tu parles ?

Et �coutez autre chose et c'est tr�s important.

Oui, heu ... Je veux que vous supprimiez...

... cette histoire entre Bannister et Mme Patterson.

Tout �a est faux.

Inutile de discuter avec moi !

Je me fous de savoir si vous l'avez plac�e en gros titre.

Supprimez cet article, montez l'autre, compris ?

Et cet apr�s-midi, tu as emb�t� Hank...

pour une simple so�lerie de quatre jours.

Trois jours.

Parfait.

Je pensais que vous �tiez venu sur une impulsion.

Je leur dis toujours o� je suis, m�me sur une impulsion.

Vous savez... Vous �tes adorable quand vous souriez.

Vous riez aussi, Parfois ?

Voyons voir.

Je n'ai rien pour rire.

Pourtant, c'est assez facile.

- Connaissez-vous celle du... ? - Oui.

- D'accord, stoppez-moi si vous connaissez celle-ci. - Stop.

Vous savez, une bonne journaliste n'interrompt jamais...

... elle pourrait rater une interview importante.

Alors je vais attendre d'avoir une interview importante.

Mais vous �tes pratiquement d�j� sur une interview importante.

Que faites-vous ?

- Bon. Rien. - Qu'est-ce que c'est ?

Je suis la femme avec les quintupl�s.

Il y a Ren�e, Cl�mence, Jacques, Louis,

et ... Mildred.

Heu, interviewez-moi.

Eh bien, voyons. Ch�re Madame�

n'est-ce pas un peu inhabituel en cette p�riode de l'ann�e ?

- Non, non, seulement les mois en "R". - Oh, ma pauvre.

Franchement, ce n'est rien. Non, non, ce n'est pas grand-chose.

N'importe qui aurait pu faire pareil.

Oh, ma ch�re. Regardez comme ils sont adorables, ces bambins.

Oh ! Mildred s'en va !

Oh, Mildred ! Oh, je n'ai jamais vu un homme...

... capable de tenir un enfant correctement.

Mildred, Mildred ! Laissez-la tranquille.

Elle reviendra quand elle aura faim.

- C'est ce que vous dites. - Ce n'est pas votre pomme.

Elle le sera, si je la trouve le premier.

Millie, viens ici.

L�, je la tiens. Oh, la douce...

Vous savez, elle est belle bien rouge, avec un teint vermeil.

Vous voyez ? Vous �tes merveilleuse quand vous riez.

Je vous l'avais dit.

Mlle Norwood, vous avez beaucoup d'argent, non ?

Eh bien, je ne meurs pas de faim. Hu-Humm....

Je veux dire, avez-vous un bon salaire ?

- Hu - Humm,

Ouais. C'est ce que je pensais.

Mlle Norwood, une simple r�ponse � une simple question :

- Voulez-vous m'�pouser ? - Non.

C'est ce que je pensais aussi.

Qu'auriez-vous fait, si j'avais dit oui ?

Eh bien, j'aurais assum� jusqu'au bout.

Je pense encore que c'est une bonne id�e.

- Wow, Mildred - Pourquoi, puis-je demander ?

Eh bien, nous travaillons tous les deux pour le m�me journal

Nous rions des m�mes choses.

Vous avez un boulot, j'ai un boulot. Tout le monde a un boulot.

Et vous avez encore beaucoup d'argent.

Oui mais vous pourriez perdre votre job et moi, mon argent.

Alors, je crois que vous feriez la meilleure affaire.

parce que je peux trouver un autre job�

mais vous ne trouveriez pas si facilement une autre fortune.

Oh, je ne sais pas.

Je n'ai jamais vu une blonde aller � la soupe populaire.

M. Branch, je pense que c'est vilain de vous amuser�

alors que je suis dans la cuisine, trimant pour vous.

- Mais je suis toujours pr�t � faire un bis. - Laissez tomber les bis.

Voyez ? Vous n'avez pas id�e de la jalousie�

qu'il y a entre artistes, aujourd'hui.

Uh�

- H�, il est 1h - C'est le milieu de ma journ�e.

Je suis d�sol�, mais je dois retourner au bureau.

- Mais, M. Branch, vous avez faim. - Non, non, non. �a fait partie du travail

Faim, insomnie. Mangez quand vous pouvez...

pour que tout monde sache, demain matin,

que Joe Dotes a re�u une amende 5 $...

pour avoir br�l� un feu rouge.

Oh, vous �tes trop modeste.

Je ne sais pas ce que nous ferions, sans journaux.

- Je ne sais pas ce que je ferais. - Je sais.

Je vous attends dans mon bureau demain, vers 15h.

Nous pourrons arranger les d�tails, alors.

- Oui, j'arrange d'autres fonctions, pour votre fille. - Oh ! C'est merveilleux !

Je ne sais pas quand j'ai eu une plus charmante soir�e.

Non, non, moi non plus.

- Eh Bien� bonne nuit, Mlle Norwood. - M. Branch.

Bonne nuit� maman.

Vous savez, je n'ai jamais eu de maman.

Il n'a jamais eu de maman ?

Oh, ch�re.

Bonsoir.

Bien. Cet endroit n'est pas mal.

Bonsoir, M. Jordan.

Bonsoir, Sharon. Comment allez-vous ?

- Bien. Bonsoir, Branch. - Bonsoir, M. Jordan.

Je ne savais pas que vous vous connaissiez.

Oh, j'aurais voulu vous parler, � propos Mlle Norwood.

Elle est tr�s d�sireuse d'apprendre le travail de journaliste

Je pense que vous n'aurez pas de mal � trouver une place pour elle.

Non, non. En fait�

- Elle travaille d�j� pour le journal. - Quoi ?

- Elle le fait tr�s bien. - Bien. Splendide !

Ma femme a d� arranger �a.

- Une femme extraordinaire. Elle n'oublie jamais. - Non, je suis s�r.

- J'esp�re que vous aimez, Sharon. - Je suis s�r que vous �tes en bonnes mains.

- Oh, j'en suis tr�s s�re. - Oui, oui, effectivement.

Bien, bien, heureux de vous avoir vu.

Oui, merci.

Je pensais que M. Jordan vous avait dit de me r�embaucher !

C'est vous qui l'avez dit. Pas moi.

Qu'est-ce que vous regardez ?

Le plus grand menteur au monde.

Oh ! C'est bon, maintenant.

Vous prenez trop de territoire.

On dit qu'il y a des menteurs en Europe�

qui ont oubli� bien plus que moi.

Pourquoi m'avez-vous menti ?

Si vous voyiez ce que je vois�

vous sauriez pourquoi je vous ai menti.

On prend un cocktail ?

Oh oui ! C'est une bonne id�e.

Quelle est cette histoire dans laquelle nous devrions travailler ?

Eh bien, pour commencer�

Je pense que vous devriez �crire quelques lignes�

� propos de l'architecture de ce lieu.

On commence par l'ext�rieur ?

Non, nous l'avons vu, quand nous sommes entr�s.

Non, non, je veux dire du c�t� du fleuve.

Oh, c'est charmant. Tr�s beau.

- Peut-on prendre �a avec nous ? - Prenons !

Adorable. Charmant.

Hmm. De l'eau noire sous la pleine lune.

Tr�s beau, mais assez banal.

Et tr�s romantique.

Oh, parmi les premiers, il y avait Mme Murchison et compagnie�

- Qu'est-ce que vous faites ? - Mon reportage.

- Devez-vous ? - Mm-Hmm.

- C'est un petit gadget tr�s pratique, non ? - Oui.

Tommy Bannister me l'a donn�

- Quand il a appris que j'�tais une "travailleuse" - Oh.

En tant que votre chef, je vous demande de faire plus attention � moi.

Bonsoir Sharon.

Bonsoir, Mme Murchison. Comment allez-vous ?

- Comment allez-vous, ma ch�re ? - Bien, merci.

- Quel charmant endroit !. - Oui, n'est-ce pas ?

- Votre m�re est-elle ici ? - Non, elle n'est pas l�.

- Donnez-lui mon bonjour. - Oui

- Vite. - Quoi ?

Bonsoir, Sharon. Comment est la musique ?

- Oh, Divine. - Salut, Harvey.

G�nial. Tu as l'air g�niale toi-m�me.

Vous devez conna�tre tout le monde !

Bien, �a fait partie du travail, pas vrai ?

Salut.

Salut, Sharon.

Bien, Mme Murchison l'avait sur un brocart en tissu.

M. Murchison l'avait sur du tulle noir.

Je vois que la flotte est l�.

Oui, et vous �tes bloqu�e.

Rirez encore, s'il vous pla�t.

Vous savez, �a ne semble pas possible

Ce fleuve est ici depuis des si�cles�

juste pour vous servir d'arri�re-plan dans la nuit du 18 ao�t !

Mais il semble que �a s'est pass� ainsi.

Vous dites des choses tr�s gentilles, M. "B."

Pas aussi gentilles que je voudrais les dire.

Vous savez, ce ne sont que des b�tises.

Vous avez une influence pernicieuse.

Je dois me mettre au travail.

Whoa ! O� allez-vous ?

Vous aurez un cadavre sur les bras si vous ne m'emmenez pas.

Je suis� je suis affam�e.

Je vous avais pr�venue.

Pas �tonnant que l'amiral Byrd fasse tous ces voyages.

Il n'y a plus d'intimit�, en Am�rique.

Je ne pense pas que je m'en soucie terriblement.

Je crains que moi, oui.

Non, je parle de tous ces gens.

Vous �tes formidable.

Allons.

Eh bien, nous y voil�.

Oh, vous n'allez pas parler, hein ?

- Nous y voil�. - Oui, oui.

�a semble assez bien �tabli, � pr�sent.

Mlle Norwood, voulez-vous me donner une r�ponse franche�

- � une question franche ? - Oui.

- Voulez-vous m'�pouser ? - Non.

- Vous parlez s�rieusement ? - Mm-hmm.

- Autant qu'hier soir ? - Mnh-mnh.

- �a vous d�range si je le demande souvent ? - Je serais furieuse, sinon !

- Trop t�t, maintenant ? - Non.

D'accord. On y va.

Charmant.

Je ne sais pas o� sont vos places.

Vous devrez le trouver vous-m�mes.

Vous saviez, bien s�r�

que Julia Patterson serait ici, ce soir ?

Oui. Mais j'avais compl�tement oubli� jusqu'� cette minute.

Vous pensiez aussi que Tommy Bannister serait avec elle ?

Et que �a pourrait aider votre histoire, si j'�tais ici ?

N'ai-je pas dit que j'�tais convaincu qu'il n'y avait pas d'histoire ?

Oui, mais vous m'avez dit aussi qu'il y avait de plus grands menteurs, en Europe.

Eh bien, vous savez, Sharon, c'est�

C'est difficile pour moi de juger les gens de votre entourage.

J'aimerais les rencontrer, apprendre � mieux les conna�tre.

Je voudrais croire que vous avez raison.

Julia est comme une grande s�ur, pour Tommy.

- Vous devriez les rencontrer ! - Si seulement je pouvais.

Bonsoir, Sharon. Bonsoir, Branch. On s'encanaille ?

Non, mais Mlle Norwood, oui.

Tu vois, Tommy, c'est la mission dont je t'ai parl�.

Je suis esclave de mon patron.

Et tu gardes Tommy inform� tous les jours�...

de ta mission, Sharon ?

Non, pas � l'heure actuelle.

Je ne pense pas que vous ayez rencontr� Mme Patterson, Branch ?

- Julia, voici M. Branch. - Enchant�, Mme Patterson.

Oh, M. Branch et moi nous connaissons par la lecture, non ?

Oui, oui, en quelque sorte.

N'est-ce pas un endroit charmant ?

Je veux dire, �tre sur le fleuve et tout�

Nous allions vers le bar pour un cocktail.

- Vous joindrez-vous � nous ? - Oh, je pense que c'est une grande id�e.

- Mais nous avons juste eu� - Oh, allons, Sharon.

Mais et nos �ufs au jambon ?

Pourquoi tout le monde reste l� debout ?

Julia, pourquoi ne sommes-nous pas au bar, � boire ?

Eh bien, la marche semble �tre le seul moyen d'y arriver.

Nous pouvons essayer de courir, si tu veux.

Oh, Henry, voici M. Branch.

- C'est mon mari. - M. Patterson ?

M. Patterson, heureux de faire votre connaissance.

Vous ne pouvez savoir comme j'avais h�te de vous rencontrer.

Le plaisir est r�ciproque, je vous assure.

Oh merci. Quel nom m'avez-vous dit ?

- Branch. James Branch. - Oh, j'ai entendu parler de vous.

Prenez la commande, oui ? Et amenez d'autres chaises.

- Bonsoir, Sharon. - Bonsoir.

Je ne t'ai pas vue, avant.

Oh, ne me dis pas que Julia et Tommy�

ont pris un chaperon,

Henry, ne sois pas stupide.

Dans l'�tat actuel d'Henry�

il peut �tre chanceux de voir ce que tout le monde fait.

M. Patterson, je suppose que vous appuyez�

votre bon ami Bannister comme s�nateur.

Pas du tout !

Vraiment ? Qu'est-ce que ma m�re disait�

" les vieux amis sont les meilleurs amis " ?

Eh bien, ils peuvent ne pas �tre les meilleurs amis�

mais ils s'en tirent certainement avec un tr�s grand nombre.

Henry, asseyez-vous.

Henry dit les choses les plus dr�les quand il est ivre.

- Et il est toujours ivre. - Pourquoi ne serais-je pas ivre ?

J'ai le droit d'�tre ivre, plus que personne au monde.

Vraiment. J'en ai assez de �a.

Julia. Julia. Si quelqu'un doit partir, je pense que ce devrait�

- H� ! Ne la touchez pas, Bannister ! - Henri.

Je pensais que vous aviez dit qu'il n'y avait pas d'histoire.

Il me suffisait de lui donner un petit coup de pouce.

C'est intelligent !

Je pense que nous ferions mieux de rentrer, Henry.

Tu n'es pas en �tat de divertir les invit�s.

Eh bien, mon �tat est mon affaire.

Et pour ceux qui partent�

je n'ai qu'une suggestion � faire�

Julia, je ne pense que ce sera mieux pour tous�

que je parte.

- Oh, mais vous - Veuillez m'excuser. Bonne nuit.

- Bonne nuit, Branch. - Bonne nuit, Bannister.

- D�sol� que vous partiez. - Bonne nuit, Sharon.

Je pense que je m'en vais aussi, Tommy.

�a ne vous fait rien de me prendre ?

Pourquoi ? Bien s�r que non. Vous devez partir ?

- Oui. J'ai une histoire � �crire au bureau. - Oh.

Assieds-toi, Henry.

Vous me pardonnez, Julia ?

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Tu dois vraiment aller au bureau ?

Non, je veux de la nourriture et de l'air frais.

- De l'air frais, d'abord. - Tr�s bien.

Tu me rejoins sur la terrasse�

Et nous naviguerons vers la lune.

C'est presque parfait pour moi, sauf la lune.

Je prends mon chapeau et son manteau.

- Sharon ? - Oui ?

Tu as eu exactement 58 minutes d'air frais que tu voulais.

Si tu faisais un peu attention � moi ?

D�sol�e, Tommy.

Voil� la Sharon que nous connaissons et aimons.

Mon hangar � bateaux est juste devant.

Et cette nourriture que tu voulais ?

- Tu es un ange. Allons manger. - D'accord.

Deuxi�me hangar � gauche, s'il vous pla�t.

Juste une minute.

- Oh ! - Bienvenue au manoir Bannister.

- Tommy, c'est charmant. - Je dois attendre ?

- Non, nous n'aurons plus besoin de vous. - J'y vais.

H�, attends une minute. Je suis venue ici pour des �ufs au jambon...

pas pour �chouer sur une �le d�serte.

Ne craignez rien, madame. Nous sommes pr�ts pour toute urgence.

Mon hangar � bateaux, mon gymnase, ma salle de jeu et mon garage.

- Oh, Tommy, c'est d�licieux. - Tu aimes �a ?

Un bateau devant, une voiture derri�re.

O� gardes-tu ton avion ? Dans la cuisine ?

Oh, Tommy, c'est beau, beau, beau.

Faits comme chez toi, Sharon.

Et maintenant, la nourriture Bannister.

Hmm ! Belle vue.

La lune sur l'eau.

Tu n'as rien ?

Oh, c'est mortifiant.

Tu veux dire que...

Oui.

Aah, il n'y a rien sur quoi une fille peut compter,

Je serais contente avec des �ufs au jambon sans jambon.

Je serais m�me contente avec des �ufs au jambon sans �ufs.

Mais des �ufs au jambon sans jambon ni �ufs, Ohh !

Quel mufle je suis.

Ah ! Une fois j'ai vu un homme tirer des �ufs d'un chapeau.

Ce n'est pas ce genre de chapeau et je ne suis pas ce genre d'homme.

Je suppose que c'est le moment�

o� je devrais changer de sujet avec tact.

- B�nie sois-tu ! - Mm-hmm. Voyons voir.

Oh oui. N'est-pas l'�quipage que tu as eu, une fois ?

Oui, c'est le gang. Je pensais que tu ne savais pas.

Tu m'a gard�e jusqu'� 11h30 une nuit � Gen�ve�

- � attendre de voir ce que l'�quipage ferait. - Vraiment ? Gen�ve ?

Oui. C'est l'ann�e o� ma m�re a d�cid�

que mon accent fran�ais �tait trop allemand�

et mon accent allemand, trop fran�ais.

Alors, elle m'a envoy�e en Suisse.

Si j'avais su�

Je leur aurais fait commencer la course � 10h du matin.

- Tu te souviens ? Je voulais t'emmener au bal. - Mm-hmm.

Nous ne nous sommes vraiment pas vus�

depuis que nous �tions gosses, hein ?

Bon, ce n'est pas ma faute.

Tu �tais au Bryn Mawr, en Europe�

Service social, puis du journalisme.

Pourquoi dois-tu travailler pour un journal, Sharon ?

Je ne dois pas.

Je d�missionne.

Oh !

Je vais, euh ... Je descends�

pour chercher du bois et faire du feu.

Du bois, Pourquoi diable ? Je n'ai pas froid.

Oh, mais tu peux avoir froid. C'est tr�s trompeur, ici.

Oh, je vais allumer �a.

- Vieille coutume am�ricaine : musique aux repas. - Repas ?

Bon ! Repas, s'il y avait quelque chose � manger !

Je ne serai pas long.

Julia... Julia, qu'est-ce que tu fais ici ?

Je veux te parler.

Demain.

Non, pas demain. Ce soir. Maintenant.

Tu as Sharon Norwood � l'�tage�

et je vais lui dire exactement comment sont les choses.

J'en ai assez.

Sharon n'est pas l�. Il n'y a personne l�-haut.

Ha ! Tu mens. Laisse-moi passer.

Julia, tu as perdu la t�te.

Si c'est vrai, c'est de ta faute.

Tu ne peux pas t'en sortir comme �a.

Je vais tout lui dire, � propos de nous.

Julia, reste tranquille !

Julia, tu ne peux pas monter, je te dis !

D'accord. C'est fini.

Tu as mon argent, et c'est fini.

Mais tu ne vas pas faire la m�me chose � Sharon Norwood.

Si tu ne te tais pas, c'est moi qui te la ferme !

- Oh, non, tu ne le feras pas. - Je te jure !

- Si c'est la derni�re chose sur la terre - Reste tranquille !

- Je monte. - Tais-toi !

Julia.

Julia !

Allo. M. Branch ?

Oui.

Oh, je sais que vous n'avez pas encore cette histoire.

Mais si vous l'�criviez.

Vous savez tout sur le club et qui est l�.

Tu ne peux pas quitter comme �a. Ce n'est pas �thique.

Oh, si� votre genre d'�thique.

Quelle diff�rence cela fait-il o� je suis ?

Je passe un tr�s bon moment, si vous voulez savoir. �coutez.

Maintenant, vous me croyez ?

H�, �coutez, ch�rie.

Je reconnais un disque quand j'en entends un.

Ouais, allez embrasser votre m�re et allez au lit.

Et � propos�

Dites � la femme de chambre de d�poussi�rer ce disque.

Il est un peu us�.

Comme certaines personnes.

Voil� pour vous, M. Branch.

Tu crois qu'il a compris ?

Tu as un don positif pour des insinuations.

Oh, o� trouves-tu ces horribles antiquit�s ?

Toujours � rabaisser.

Si tu n'avais pas faim, tu ne critiquerais pas.

Alors, je t'emm�ne pour te donner quelque chose � manger.

Quoi ? !

Bon, tu as cri� assez.

C'est bien, pour moi.

D'abord, tu vas chercher le bois, puis tu n'as rien � manger.

Pas d'importance. Marche, ne court pas, vers la sortie la plus proche.

Je vais, d'abord.

Ouf ! On ne voit rien.

�a ne fait rien. Suis-moi. Pas de mal.

- Attention � la marche. - Ouf !

Accroche-toi � moi et je vais te guider.

Attention, il y a une marche, l�.

Monte et d�marre le moteur, tu veux ?

Je vais ouvrir la porte.

Eh bien, nous y voil�.

- Nord ou Sud ? - Manger !

On dirait ces endroits o� on a de la ptoma�ne.

�a ne fait rien, pour autant qu'on ait des �ufs aussi.

- O'Connor : Police de New York. - Chut ! Chut !

Appel � toutes les voitures. Appel � toutes les voitures.

Couvrez toutes les routes menant dans et hors�

du district m�tropolitain.

Soyez � l'aff�t d'une voiture vol�e� un coup� Chevrolet.

Je ne sais pas pourquoi je regarde �a.

- Chut ! Chut ! Chut ! S'il vous pla�t. - Tout ce que je veux, c'est...

47328, 47328. Couvrez toutes les autoroutes.

H�, pouvons-nous avoir un peu de musique ?

Musique, Qui veut �couter de la musique ?

On peut avoir un bon meurtre � tout moment !

- Appel de voiture 47.

1001, Spruce street, appartement 407.

Un homme bat sa femme. C'est tout. O'Connor.

�'aurait pu �tre quelque chose de grave.

Maintenant, voulez-vous fermer �a et nous donner un peu de musique ?

Si je la ferme, comment vais-je savoir ce qui est arriv� ?

Ce sera dans le journal le matin.

- Vous ne savez pas lire, - Non.

Vous ne voulez pas faire plaisir � vos clients ?

Non !

C'est bon. Je mets de la musique.

Je ne me soucie pas du tout de musique. Je veux des �ufs au jambon.

Ah, �a vaut mieux.

- Vous pensez ? - Je ne pense pas !

S'il vous pla�t puis-je avoir des �ufs au jambon ? !

Que voulez-vous, mademoiselle, s'il vous pla�t ?

- Des �ufs au jambon. - Qu'est-ce que vous voulez ?

Je pense une tasse de caf�.

des �ufs au jambon, une tasse de caf� pour lui.

Excusez mon mari.

Il veut �couter la radio tous les jours - Assassinat, assassinat !

Un jour, je le l'assassine !

Un jour, tu sauras qui est le chef, ici.

Moi ou toi.

Ah ouais ?

Je n'ai jamais vu des �ufs au jambon disparaitre si vite.

Oh, je n'ai plus l'entrainement. 2 minutes, c'est mon record.

Quand vous entendez le gong,

il sera exactement 1h 56 minutes et demi.

Pourquoi je veux savoir �a ?

J'ai une horloge.

J'esp�re que les �ufs au jambon sont mieux que le caf�.

Qu'est-ce qu'il y a avec le caf� ?

- Eh bien, il est - Ma femme, elle l'a fait.

- Oh, elle l'a fait, hein ? - Vous n'aimez pas ?

- Non. - Vous n'aimez ma femme ?!

Je n'ai rien dit sur votre femme.

Allons, hein, 75 cents !

D'accord, d'accord. Voil�.

Gardez la monnaie, grec.

O'Connor : au num�ro 62 avenue "A."

Vite. C'est tout. O'Connor.

- Bonjour - Bonjour. Je voudrais voir Mlle Norwood.

Dites-lui que c'est M. Branch.

Je ne pourrais pas, Monsieur, pour personne !

Il est 7h30.

Oui, oui, oui, je sais l'heure. Dites-lui que je suis ici.

- Mais c'est impossible, Monsieur. - Bien.

Je suis d�sol�, Mlle Sharon.

C'est bien. Ce sera tout.

Que fais-tu ici ?

Eh bien, j'ai pens� que vous aimeriez savoir�

Mme Patterson a �t� retrouv�e assassin�e,

dans sa maison, ce matin.

- Je ne vous crois pas. - C'est vrai.

Nous avons juste eu un flash, au bureau il y a une demi-heure.

C'est pourquoi je me suis d�p�ch�.

- Bonjour. - Bonjour.

Qu'y a-t-il donc ?

Eh bien, j'ai voulu annoncer la nouvelle � votre fille.

Mme Henry King Patterson a �t� assassin�e.

Assassin�e ? Oh !

Maintenant, s'ils remontent la fili�re,

vous aurez votre nom dans le journal.

Vous ne voudriez pas votre nom dans le journal, n'est-ce pas, maman ?

Oh, certainement pas !

Ils tiennent une enqu�te�

Dans la maison de Patterson, ce matin.

Mais ils ne laissent venir aucun journaliste.

Eh bien, qu'est-ce que je peux faire ?

Vous pouvez m'y amener. Vous �tes une amie de la famille.

Une fois l�, je suis assez s�r d'obtenir de la police�

quelques tuyaux sur l'enqu�te.

Je pourrai peut-�tre m�me obtenir�

certains noms de personnes�

qui seraient innocemment impliqu�es.

Si je peux arriver � temps ! C'est � vous de voir.

Je vous emm�ne. Tommy Bannister sait ?

- Probablement. - Qui� qui l'a assassin�e ?

- Nous ne savons pas encore. - Au Revoir.

M�re, appelle le garage

de m'amener mon roadster, tu veux ?

Sharon, fais attention, ma ch�rie, et�

Et faites-moi savoir d�s que vous savez�

qui l'a tu�e, M. Branch.

Tr�s bien, maman.

Attendez. Vous ne pouvez pas venir ici.

- Bonjour, Mlle Norwood. - Oh, bonjour, Joe.

Vieux amis de la famille.

Oh. D'accord, allez-y.

Tr�s bien. En arri�re, tout le monde.

En arri�re, madame.

- O� est le corps ? - Qui �tes-vous ?

- Assistant du m�decin l�giste. - OK.

Assistant du l�giste. O� est le corps ?

- D'accord, � l'�tage. - M. Patterson a appel� Mme Patterson d'un nom terrible.

Qu'est-ce que c'�tait ? Bon, c'�tait horrible.

- Je vais devoir l'�crire pour vous. - �a ne fait rien.

Et alors, qu'est-il arriv� ?

Puis Mme Patterson a essay� de frapper M. Patterson,

- Mais il a attrap� son bras, et ... - Et quoi ?

Alors M. Patterson l'a frapp�e au visage.

Tout cela �tait tr�s embarrassant.

Est-ce qu'il l'a frapp�e tr�s fort ?

- Oh oui. - Fort ? Comment ?

Ce sera tout.

- Attendez, si on a besoin de vous. - Oui monsieur.

Une bonne chose, c'est qu'il ne l'a pas battue.

Prenez soin de lui.

- Juste l�. - Merci.

Qui est cet homme ? Je l'ai d�j� vu ?

Vous ne vous souvenez pas ?

- C'est le ma�tre d'h�tel du club Riverview. - Oh oui.

Dites, le� le st�nographe de la police�

prend beaucoup de notes, l�-dedans.

Ne craignez-vous pas que les informations�

pourraient aller aux journaux ?

Je dois admettre que c'est all� assez loin.

Mais n'�tait-ce pas l'objet de notre pr�sence ici, de l'�touffer ?

- Oui, mais, euh ... - Oh, je vois.

C'�tait juste une excuse pour venir ici.

Vous n'avez jamais eu l'intention

de garder votre parole, pas vrai ?

Bon, je viens de penser�

Vous utilisez juste les gens pour arriver � vos fins.

Avez-vous jamais pens� que honn�tet� existe ?

Je suis d�sol� que vous le preniez ainsi�

parce qu'apr�s tout, vous savez, j'ai un boulot � faire.

Je ne vois aucun mal particulier�

Non, vous ne voyez aucun mal particulier dans tout ce que vous faites.

Je crains que nous n'ayons simplement pas les m�mes id�es sur tout.

A quelle heure avez-vous quitt� le club Riverview ?

Je pense que c'�tait vers 11h.

Je ne me souviens pas.

- Vous ne vous souvenez pas, hein ? - Non.

Salut, Branch. Comment es-tu entr� ici ?

Influence, Fred.

- Vous vous sentez mieux, maintenant ? - Oui merci.

Cigarette ?

Pourquoi l'avez-vous tu�e ?

Je n'ai pas dit que je l'ai tu�e !

J'ai dit que je ne me souvenais pas.

- Vous admettez que vous �tiez ivre, en rentrant ? - Oui.

- Vous �tiez bien f�ch�, lorsque vous l'avez frapp�e ? - Oui.

- Vous rappelez-vous de ce que vous avez fait ? - Non.

M. Patterson, pourquoi ne pas nous dire tout ce que vous savez ?

- �a vous �vitera des ennuis. - H�, vous ne pouvez pas aller l�.

- Pourquoi pas ? - Le corps� personne n'est autoris�.

J'entends quelqu'un l�, maintenant.

Oh, c'est l'assistant du l�giste.

Oh, oh, d'accord, je ne voudrais pas interf�rer.

- Dites au patron que j'ai toutes les photos. - OK.

Maintenant, M. Patterson, d'apr�s votre d�claration�

Vous �tes rentr� du club Riverview hier soir � 11h,

vous vous �tes disput� avec votre femme en bas,

et l'avez gifl�e. Est-ce exact ?

Merci.

H� !

Docteur, que faisons-nous avec le corps ?

Euh, mettez-le dans la baignoire.

H� !

Ixnay Akincray.

Qui a laiss� enter ce type et pourquoi ?

Je voudrais voir quelqu'un comme �a m'�chapper.

- Ouais, ouais ! Moi aussi. - Ouais.

- Alors, c'est la chambre de Mme Patterson, hein ? - Ouais.

H�, vous ne pouvez pas entrer !

Qu'est-ce qui vous prend ?

Allons. Vous devez sortir.

Oh ! Bien.

Il ne semble pas qu'il y ait eu beaucoup de bagarre, hein ?

Ne touchez � rien, maintenant.

D'accord, d'accord.

�loignez-vous de cette fen�tre.

Oh, je ne la touche pas.

�loignez-vous tout de m�me.

Vous pourriez effacer les empreintes.

D'accord, d'accord. Rien n'a �t� touch�, hein ?

Non. C'est dans cette position qu'ils ont trouv� le corps.

- Tu�e � 11h20. - Comment le savez-vous ?

Bien, la montre �tait arr�t�e � 11h20

et le l�giste a dit qu'elle �tait morte depuis 7 ou 8 h�

quand ils l'ont trouv�e.

Oh, le l�giste, hein ?

Elle a d� frapper sa montre que quelque chose.

Regardez, le verre est tout cass�.

La table de nuit, je suppose.

Elle a d� la cogner assez fort !

Je me demande quelle �tait la raison de la tuer.

Bon, ils �taient mari�s.

C'est une raison assez courante, non ?

Allons, allons, hein ! Vous devez sortir d'ici.

- Sortez. Dehors. - D'accord.

Tout va bien. Ne vous inqui�tez pas.

Tout� je ne sais pas comment�

vous �tes entr� ici en premier lieu, mais dehors.

Bon, maintenant. Ne vous en faites pas.

Oui, et la premi�re chose, vous savez�

Ils me remettraient en uniforme.

D'accord, d'accord. Continuez.

- Au Revoir. Au Revoir. - Allez-y, allez-y.

M. Bannister.

Merci d'�tre venu, M. Bannister.

C'est bon.

Est-ce vrai, M. Bannister�

- que Mme Patterson avait l'intention de quitter son mari pour vous ? - Non.

- D'apr�s ce que nous pouvons apprendre ici... - Dites�

Je suis venu ici pour aider la police, pas pour un interrogatoire.

Mais il est vrai, n'est-ce pas�

- que M. Patterson �tait tr�s jaloux de vous ? - C'est ridicule.

J'�tais tr�s attach� � Mme Patterson�

et nous sommes sortis parfois ensemble.

Mais M. Patterson savait tout cela.

- Pourquoi, M. Patterson �tait... - Si �a peut vous int�resser�

nous venons d'arr�ter M. Patterson

- Sur accusation de meurtre. - Quoi ?

Il doit y avoir une erreur.

- Eh bien, l'avez-vous vu depuis ce qui est arriv� ? - Non.

- Vous voulez ? - Certainement.

Je voudrais qu'il sache que je suis � ses c�t�s.

D'accord. Par ici.

Excuse-moi, Sharon.

Henry, mon vieux, c'est terrible.

Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour t'aider ?

Ce sera tout ?

Nous pourrions vous tenir comme t�moin, M. Bannister.

Mais si vous nous donnez votre parole

- d'�tre � notre disposition, en cas de besoin... - Certainement.

Ce sera tout.

Alors ?

Je ne sais pas quoi penser.

C'est une sale histoire, Sharon. Horrible.

- Je ne peux toujours pas croire� - Il n'a pas pu la tuer.

- Salut, Bannister. - Salut, Branch.

Je pense que vous avez raison, sur Patterson.

- Je ne pense pas non plus qu'il l'a tu�e. - Non ?

Non, mais j'ai eu une intuition tr�s pr�cise de qui l'a fait.

- Vous avez ? - Mm-hmm.

- Et qui suspectez-vous ? - Vous !

Dans ce cas, je suppose que je devrais aller me livrer.

Eh bien, �a �viterait pas mal de probl�mes. Ne pensez-vous pas ?

- Je vais vous dire ce que j'en pense. - Viens, Tommy.

C'est inexcusable.

J'�tais s�re que vous ne voudriez pas voir votre journal�

utilis� pour rancune personnelle.

" M. Bannister est apparu � la maison de Patterson� "

" t�t le matin, � l'insistance urgente de la police. "

" S'il avait des doutes quant � une pr�somption de la police� "

" en relation avec lui-m�me, il les cachait bien. "

" Sa mani�re �tait parfaitement celle� "

" d'un jeune homme de la ville n'ayant rien � cacher. "

" Il ... " Ah !

�a ne se reproduira plus, je peux vous le promettre.

Bonjour, chef. Quoi de neuf ?

Je crains d'�tre arriv� � la limite de ma patience, Branch.

Je pense que j'y vais, maintenant, M. Jordan.

- Oh, vous ne voulez pas d�jeuner avec moi ? - Non, je suis d�sol�e.

Je promis � m�re de d�jeuner avec elle, au club de plage.

Oh pardon. Permettez-moi.

- Au Revoir. - Au revoir ma ch�re.

Eh bien, Branch, qu'est-ce que �a signifie ?

C'est assez simple.

Un enfant de six ans peut le comprendre.

C'est �crit pour un tirage de 800.000.

C'est dans les limites de la diffamation !

Cette histoire refuse d'accepter l'explication de la police,

que Patterson a assassin� Mme Patterson

et sugg�re pratiquement�

que Bannister pourrait �tre impliqu� dans le meurtre.

On m'a dit que vous avez �crit cette histoire vous-m�me.

Oui, chaque mot.

Nous sommes les premiers en ville pour les photos, aussi.

J'esp�re que vous les avez remarqu�es. Elles sont de Hank Parr.

M. Branch,

Je vous ai parl�, il y a quelques jours, de l'histoire de l'�lection.

Vous avez ignor� ma demande.

Il y a une limite � ma patience, monsieur.

M. Jordan, je vais devoir vous battre � plate couture !

Je d�missionne. J'en ai assez.

J'ai aim� travailler ici, sauf pour vos illusions

� propos de vos amis et associ�s intouchables.

Il n'y a pas une meilleure collection d'hommes

dans aucun journal au monde

que cette bande que vous avez l�.

J'esp�re que vous les appr�ciez. Au Revoir.

- Je suis s�r que nous... - Au revoir !

Euh, nous, euh...

Compl�tement lessiv� ?

"M. Jordan, je vous prie de recevoir ma d�mission"

"� compter de ce moment."

Est-ce la forme correcte ?

H�, regarde, un de ces jours

Tu vas parler de d�missionner,

Et quelqu'un te prendra au mot.

- Et o� seras-tu ? - Avec vous.

Je ne veux pas que tu quittes ce bureau.

Dis � Cap de rester ici et d'�tre pr�t � �crire cette histoire

Si je peux l'avoir.

Vous ne travaillez pas plus ici�

pourquoi voulez-vous avoir cette histoire ?

Peu importe. J'ai une raison personnelle.

Ne serait-ce pas parce que vous �tes amoureux de Mlle Sharon Norwood ?

Tr�s bien, je suis amoureux ! Tu veux faire quoi avec �a ?

Non, c'est bien pour moi. Je garderai votre secret.

Il n'y a pas de secret. Je l'aime !

Je suppose qu'il l'aime.

Sharon, je ne crois pas que je t'aie jamais vu agir si stupidement.

Personne connaissant Tommy Bannister�

ne va croire ces choses stupides.

Pas un instant.

Ce n'est pas �a.

Eh bien, qu'est-ce que c'est ?

Je ne sais pas.

C'est tout � fait sens�, non ?

Jolie formation de journalisme, je dois dire !

Oh !

Je, euh, suppose que vous �tes surprise de me voir ici.

Rien que vous puissiez faire ne me surprendrait.

C'est fini. J'ai� j'ai �t� vir�.

Puis-je m'assoir ?

Vous savez, je ne me souviens pas que j'aie �t�

si compl�tement d�traqu�, de toute ma vie.

Et maintenant, j'en ai assez.

Donc, je vais repartir l� o� j'ai commenc�.

Euh, Kansas City.

Oh ! Je ne savais pas que vous veniez de Kansas City.

Connaissez-vous Margaret Fairhold ?

- Oh oui. - Sa m�re �tait une Druten.

- Vous savez, nous faisions... - M�re.

Oui, mais, eh bien, ils me connaissent l�-bas

Pour ce que je suis. Le vrai Jim Branch.

Je, euh� je viens de m'acheter un billet simple.

Bonne vieille Kansas City. J'ai quelques vrais amis, l�-bas.

Ils vont me donner une autre chance, l�.

Il y a seulement deux choses que je dois �claircir avant de partir.

Vous �tes l'une d'elles.

Je veux vous pr�senter mes excuses pour la fa�on dont je me suis comport�.

Voulez-vous accepter mes excuses, s'il vous pla�t ?

Je crains que vous le preniez trop � c�ur.

- Un homme avec votre... - Et peut-�tre,

Eh bien, il y a... il y a une autre chose.

Euh, Bannister.

Maintenant, je sais que je ne pourrai jamais r�parer�

l'injustice je lui ai faite.

Mais je ne veux qu'il sache que je ne l'ai pas fait malicieusement.

Mais je ne peux pas l'avoir. J'ai essay� de l'appeler.

Il ne veut pas me voir. Il ne veut pas me parler.

Si Tommy Bannister ne vous pardonne pas,

Je ne lui parle plus jamais.

Oh, pourriez-vous, Voudriez-vous ? Conduisez-moi � lui.

Bon, Sharon peut vous prendre.

- Je dois le voir tout de suite. - je sais ce que vous ressentez.

Bien s�r, j'ai tant abus� de vous d'une mani�re honteuse.

Voulez-vous m'accorder cette derni�re faveur ?

S'il vous pla�t ?

Je voudrais voir ce billet pour Kansas City.

Hein ?

Le billet pour Kansas City.

Tu sais, celui que vous n'avez pas pr�sent� � ma m�re ?

Alors, vous voulez voir mon billet pour Kansas City, hein ?

Vous comprenez vite.

Et pourquoi vous voulez voir mon billet pour Kansas City ?

Parce que je ne pense pas que vous en ayez un.

Oh, vous ne pensez pas que j'en aie un.

Eh bien, supposez que je te le montre.

Alors, que penseriez-vous ?

Je penserais que vous avez un billet pour Kansas City.

Oui.

Je sais exactement ce que vous pensez�

et je ne peux pas vous bl�mer.

C'est tr�s noble � vous, M. Branch,

mais je voudrais voir le billet pour Kansas City. O� est-il ?

Ne me dites pas que vous pensez que je mens, encore ?

- Vous devez me croire, l�-dessus. Vous devez. - Oh oui ?

Vous ne pouvez pas rouler dans cette voiture sans billet.

Ainsi, c'est comme �a, hein ?

Vous ne me croyez pas sur parole, hein ?

Sortez de cette voiture.

Vous savez, un homme a un peu de fiert� pour certaines choses.

Je pourrais ne pas vous montrer ce billet, juste par ent�tement.

Voulez-vous sortir ?

Vous voulez dire que je dois sortir et marcher � la maison ?

Sortez de cette voiture.

Vous regretterez �a, un jour.

La seule chose que je regrette est que je vous aie amen� si loin.

Maintenant, sortez.

Bien, c'est comme �a que vous le prenez.

Vous pouvez faire demi-tour et retourner l� d'o� vous venez.

Oh, non, vous allez retourner d'o� je viens.

Je vais transmettre vos excuses � Tommy Bannister.

H� !

H�, h�, h� !

Attendez une minute, M. l'agent, attendez une minute !

Ne partez pas ! Ne partez pas ! Je reviens tout de suite !

Qu'est-ce qu'il a, ce type, il est fou ?

H�, h� ! Donnez-moi un billet pour Kansas City.

- Kansas City ? ! - Ouais !

Ne me bl�mez pas. Je ne l'ai pas dit.

- D�p�chez-vous. - Quel Kansas City voulez-vous ?

- Il y en a deux. - N'importe lequel.

Donnez-le moi, donnez-le moi.

Je vous donne Missouri. Je vous donne Missouri.

D�p�chez-vous. Est-ce que �a dit Kansas City ?

- Oui. Quelle est votre date de naissance ? - OK.

17 mars 1776.

H�, ce billet n'est pas bon !

Je ne l'ai pas sign� ! Je le signerai !

H�, h�, h� !

Allez, allez, d�p�chez-vous, d�p�chez-vous !

Allez, allez !

H� ! Qu'est-ce que vous pensez faire ?

Oh, allez, officier, ayez du c�ur.

Je suis Branch, du News-Record

Je dois attraper une voiture sur la route principale.

- Pourquoi ? - Je viens d'en sortir.

- Vous venez d'en sortir ? - Ouais.

- Maintenant, vous voulez y remonter ? - Oui.

- Un peu lunatique, non ? - Ouais. Non !

Pourquoi �tes-vous sorti, d'abord ?

Parce que la jeune fille dans la voiture ?

Elle ne pense pas que je vais � Kansas City,

et je n'y vais pas, mais je dois prouver que j'y vais.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Vous �tes fou ? - Ouais. Non !

Oh, allez, officier. Ayez du c�ur.

Je dois la sauver parce que je l'aime.

- Vous l'aimez ? C'est vous qu'on devrait sauver. - Ouais. Ouais je sais.

Sautez dessus. Non, devant. Oui, tr�s bien.

- Je veux garder un �il sur vous. - D'accord.

Cette dame fait partie du circuit d'Indianapolis !

H� ! Garez-vous l� !

C'est la dame pour qui vous pincez, mon gars ? - Shh, shh !

- Je ne vous bl�me pas. - Merci, officier.

A quoi vous jouez maintenant ? "Dracula" ?

- Je vous donne encore une chance. - Quoi ?

- Pourquoi devrais-je laisser votre ent�tement s'immiscer entre nous ? - Mon ent�tement ?

- J'ai un billet pour Kansas City, oui ou non ? - Non.

Dois-je faire le gringalet pour prouver mon honn�tet� ?

Vous n'�tes pas oblig� de prouver quoi que ce soit.

Tr�s bien, alors, ici. Voici mon billet pour Kansas City.

Et je d�teste devoir c�der.

Vous �tes l'homme le plus inimaginable que j'aie jamais rencontr�.

Vous pouvez monter, maintenant, si vous voulez.

Je ne sais pas si je veux ou non.

Bonjour, Sharon.

- Bonjour, Tommy. Je... - Oh.

J'ai amen� M. Branch. Il... il veut te voir.

Salut, Bannister.

- Salut, Branch. Entrez. - Merci.

Dites, c'est bien beau.

Garage, hangar � bateaux, gymnase, tout en un, hein ?

- Ouais, je n'ai jamais un endroit comme �a. - Merci.

- Oh, un skiff de comp�tition, hein ? - Oui.

Dites, vous savez, c'est tr�s bien.

C'est un exercice qu'un homme peut continuer�

apr�s �tre sorti de l'universit�.

Euh, combien de temps faut-il pour s�cher �a�

- apr�s qu'il est hors de l'eau ? - Pas longtemps.

- Vous devez le graisser souvent ? - Pas tr�s souvent.

Oh, pr�t n'importe quand, hein, jour et nuit ?

Je ne l'utilise jamais la nuit.

Combien de miles � l'heure pouvez-vous faire, l�-dedans ?

- Je ne sais pas. - Bon, je parie que c'est beaucoup.

Oh, c'est l'habitation, en haut, je suppose ?

H�, c'est quoi, une inquisition ?

H�, attends un peu, Tommy.

Quoi ? C'est la derni�re chose qui me viendrait � l'esprit, Bannister.

M. Branch est venu ici pour expliquer�

exactement ce qu'il pensait de tout �a.

Bon, tu ne vas pas nous faire monter ?

Oh bien s�r. Par ici.

Merci.

- Dites, c'est gai, je dois dire. - Merci.

Je ne veux pas para�tre grossier, Sharon,

mais puis-je demander ce qui am�ne M. Branch ici ?

Oui bien s�r. Il est venu ici juste pour�

Je, euh ...

Je suis venu pour vous dire que j'ai �t� idiot, Bannister.

Et je pensais que vous deviez l'entendre de moi. Je...

Bien.

Je ne savais pas que vous aviez un canot � moteur, Bannister.

Je n'en ai pas. C'est celui de Mme Patterson.

- Oh je vois. - Vous disiez...

Je disais que j'en �tais venu � certaines conclusions,

qui, je m'en rends compte maintenant, sont clairement absurdes.

Et je suis d�sol�.

- Vraiment ? - Oui.

Comme une andouille, j'ai cru aux histoires idiotes que j'ai entendues.

Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit d'aussi stupide

Comme un gros malin qui essaie de croire ce qu'il veut croire.

Je suis tomb� sur cette histoire�

de Mme Patterson endossant un ch�que

de pr�s de 200 000 $ � la banque.

Cr�dule, c'est tout moi, tout simplement cr�dule.

Si vous n'aviez pas �t� aussi t�tu et m'aviez �cout�e...

Oui, mais je ...

Vous voulez savoir comment je m'imaginais cette histoire, Patterson ?

Je pensais... je pensais que peut-�tre il avait ram�

jusqu'� la maison de Mme Patterson, ce soir-l�.

Pas n�cessaire de d�tailler vos soup�ons,

lorsque vous vous excusez.

Mais je peux voir maintenant combien je me trompais,

et je suis venu pour vous dire.

Bien s�r, je dois l'avouer, il y a une chose qui m'a d�concert�e.

Personne ne sait encore�

o� vous �tiez, la nuit du meurtre.

Juste pour rire, o� �tiez-vous ?

Ce n'est pas vos affaires !

Vous n'�tes pas oblig� de vous servir encore de moi pour r�pondre.

- Mais, Sharon, je veux seulement - Je vais vous dire o� il �tait.

Sharon, ne te�

Il �tait ici avec moi, la plus grande partie de la soir�e.

Je ne vous crois pas.

Oh c'est vrai. J'ai oubli�.

Vous �tes l'homme qui conna�t toujours un disque�

quand il en entend un, pas vrai ?

Maintenant, vous me croyez ?

J'aurais pr�f�r� pas.

�a bouleverse plut�t votre th�orie sur Tommy, non ?

Je ne pensais pas � Bannister.

Maintenant que vous avez fini, avec votre interrogatoire ?

je vais vous emmener dehors

et vous donner la racl�e de votre vie.

Oh, Tommy, c'est ridicule.

Attendez une minute. Attendez une minute. J'aime �a.

Je ne vois aucun mal � essayer.

Par ici, alors.

�a ne prendra qu'une minute.

Merci.

Cet endroit est satisfaisant ?

- Je pense que vous le trouverez bien. - Mm-hmm.

Ah, dites-moi, c'est comme �a que vous avez fait�

quand vous avez attaqu� l'�quipage ?

Pas tout � fait.

Voulez-vous une autre le�on ?

Ouais.

J'�tudie lentement, professeur.

Oui, vous �tudiez lentement.

Et voil� !

Vous trouverez un stand de taxi�

environ 3 km plus bas.

Attends une minute. Voil� l'endroit.

Ouf.

Excusez la remarque, mais de quoi s'agit-il ?

A propos de quoi ?

Eh bien, cette barque, d'abord.

Ce n'est pas une barque. C'est un canot � moteur.

Oh, mon erreur.

Et qu'est-ce qu'un homme comme moi

ferait dans ce canot � cette heure de la nuit ?

C'est ta deuxi�me erreur.

Tu n'es pas un homme. Tu es une femme.

H�, �coutez, patron,

j'ai fait des coups tordus pour vous.

J'ai �t� nudiste, un chien qui aboie.

J'ai m�me �t� un comanche indien � son premier voyage � New York,

mais je veux �tre pendu si je suis�

Bon, je suis en train de reconstituer un crime.

J'essaie de comprendre comment Mme Patterson a �t� tu�e.

Tu es Mme Patterson.

- Avant ou apr�s ? - Tous les deux.

Une f�te aux �toiles, hein ?

Allez, allez, allez, vas-y.

- Va vers le hangar � bateaux ici. - OK.

Dites, je ne veux pas me disputer avec un esprit sup�rieur

Mais qu'est-ce qui se passe si M. Bannister est chez lui ?

Aucune chance.

Il est au St. Regis, il d�ne avec�

Avec Mlle Norwood, hein ?

Vous me connaissez, je suis� je me trompe sur tout,

mais je suis juste assez idiot pour croire�

que vous vous l'�tes mis � dos � cause de cette fille.

- Idiot, non ? - Oui.

Peux pas comprendre comment elle a pu tomber pour une tronche comme �a

avec vous dans le coin, hein ?

Quand je veux tes id�es sur la vie, je te les demanderai.

D'accord.

- Vous l'avez ? - Prends la corde.

D'accord, je la prends.

H�, h�, supposons qu'il rentre t�t.

Oui, ne t'en fais pas pour lui. Je m'en occupe.

Oui, comme vous l'avez fait, cet apr�s-midi�

d'une position assise ?

Non, j'ai tout compris.

Chaque fois qu'il est sur le point de frapper, il se d�place.

Et tout ce que je dois faire, c'est de l'avoir, pendant qu'il se d�place.

Tout ce que je dois faire pour �tre Pr�sident est d'avoir le job.

H�, o� allez-vous ? Ne me laissez pas seul.

Bon, maintenant, regarde, je monte.

Quand je suis parti, je veux que tu brailles aussi fort que tu peux.

- Brailler ? - Ouais, brailler.

Vous vous sentez bien, oui ?

Ne t'inqui�tes pas pour moi. Braille, seulement.

Comment c'est ? H� !

Non, non, non.

Eh bien, est-ce bien ?

Non, non, non.

Je veux dire, je veux que tu parles aussi fort que tu peux.

Oh !

Ce truc est verrouill�.

Je me sentirais beaucoup mieux avec des flics avec nous.

Ouais, et tous les autres journaux de la ville auraient l'histoire, sauf moi.

- Oh, oh. Qu'est-ce que c'est �a ? - Je peux le faire, d'ici.

J'irai sur ce toit, puis � travers la fen�tre.

Attends ici.

Oh, allez-y doucement. Je ne veux pas ramer tout seul pour rentrer.

H� attention. Attention.

- OK. - Tr�s bien ?

OK.

Tout est pr�t.

D�s que tu entends la musique, tu commences � brailler.

Vous avez dit : la musique ?

Ouais, ouais, je vais mettre un disque.

D�s que tu l'entends, commence � parler fort.

D'accord.

J'esp�re que ma m�re n'apprendra jamais.

Vous savez que nous Fran�ais avons pris Ratisbonne !

Et le jour de l'assaut,

sur un petit monticule se tenait Napol�on, 1 ou 2 km plus loin !

Le gouvernement... le gouvernement du peuple -

du peuple et des gens

ne p�rira pas, sur cette terre du peuple.

Des gens !

Et pendant que j'y suis, laissez-moi vous dire une chose ou deux !

Si vous pensez que je vais continuer � trimer comme �a pour des haricots

vous avez perdu la t�te !

Je veux plus de fric !

Et non seulement cela, il me faut un peu plus de respect !

Je ne veux pas �tre trait� comme un gars qui prend juste des photos !

Je suis un photographe ! Je veux du respect !

Mais d'abord, il me faut plus de fric !

Je parle trop fort ?!

Je dois avoir plus de fric, � travailler pour un timbr� comme vous !

J'ai entendu cette derni�re blague.

Pourquoi n'as-tu pas cri� quand la musique a commenc� ?

- J'ai cri�. - Tu es s�r ?

S�r. �coutez.

Vous savez que nous Fran�ais avons pris Ratisbonne !

- Et que... - Oh, c'est super. C'est g�nial.

- Huh ? - Je ne pouvais pas entendre un mot.

- Vous ne pouviez pas entendre ? - Non.

Dites, pourquoi qu'on fait �a, de toute fa�on ?

Maintenant, �coute, �coute.

Supposons que tu es Mme Patterson et tu viens d'arriver.

- Je suis Bannister, et tu es amoureuse de moi. - Oh.

Oui, mais tu sais que j'ai Sharon Norwood, � l'�tage,

que j'ai d�pens� ton fric pour elle.

Qu'est-ce que tu ferais ?

Je braillerai � mort.

Aucune femme ne viendra entre moi et l'homme que j'aime.

Tu braillerais � mort ?

- Tu paries que je le ferais. - Tr�s bien. Je t'�coute.

Je suis Mme Patterson.

Ouais, tu es Mme Patterson. Je suis Bannister.

D'accord. D'accord.

Laisse-moi monter !

- Je vais te dire quoi. - Julia ! Julia !

Maintenant �coute ! Ecoute, Tommy, je vais lui dire !

Julia, Julia ! Julia, ne fais pas �a !

H�, attendez. Vous m'�touffez.

- Maintenant, tu es mort. - Vous croyez faire des blagues ?

Maintenant, attends. Essayons de comprendre cette histoire.

Apr�s qu'il l'a tu�e et apr�s avoir ramen� Shar�

Mlle Norwood � la maison�

H�, dites, o� �tait Mlle Norwood quand�

quand Mme Patterson a �t� tu�e ?

Je viens de te montrer.

- Elle �tait � l'�tage, jouant un disque. - Oh.

Mais Bannister et Norwood �taient ici, ensemble

jusqu'apr�s 1h.

Et la montre indique qu'elle a �t� frapp�e � 11h20.

- As-tu jamais entendu parler d'une montre retard�e ? - Oh.

Il ne fait aucun doute que le meurtre a �t� commis vers minuit.

Mais il �tait avec Sharon, alors.

Si je pouvais �claircir ce point�

Hum, au risque de vous ennuyer,

qu'est-ce qui vous a fait suspecter ce gars ?

La table de chevet de Mme Patterson a �t� d�plac�e

pour le mettre en position de briser la montre.

Maintenant, elle a �t� tu�e soit par Patterson soit par son amoureux,

et Patterson �tait trop ivre pour se cr�er des alibis.

- Vous avez un esprit comme Einstein, patron. - Merci.

Je veux dire Mac Einstein, qui tient le resto rue Beesy.

OK, malin, �coute ceci.

Quand j'ai regard� par la fen�tre de Mme Patterson

et vu l'escalier qui va au hangar � bateaux,

j'ai compris alors que tout �a

pouvait �tre amen� sur l'eau, de hangar � hangar.

Que penses-tu de �a ?

- �a se tient bien. - Bien s�r, �a se tient.

Apr�s avoir ramen� Mlle Norwood, il est revenu ici,

a mis le corps dans le canot, et a travers�,

et, d'une mani�re ou l'autre, a amen� Mme Patterson

dans sa chambre o� ils l'ont trouv�e, plus tard.

- Mais le canot a �t� trouv� dans le hangar de Patterson. - Correct.

Alors, comment est-il rentr� chez lui ?

Par East Orange ou � la nage ?

Je t'ai dit que ce gars �tait capitaine de son �quipe, � l'universit� ?

Ouais.

Eh bien, ma th�orie est que quand il a travers� avec le canot,

Il a pris ce skiff de comp�tition avec lui,

Et puis quand il a d�pos� le corps,

- Il est revenu avec. - Oh !

Ouais, viens, voyons si c'est lourd.

H� !

H�, patron, regardez ! Quelqu'un arrive !

- Quoi ? - Oui, regardez !

- O� ? - H� !

H� ! Attends une minute.

D�posez �a et allons-y !

Sors de l� !

Allez, allez, stupide. D�p�che-toi.

D�lie-moi �a. Prends les rames !

H�, qu'est-ce qui se passe ici ?

Oh, juste une petite visite sociale, c'est tout.

Oh, c'est vous, hein ? - Ouais, ouais.

Je ne crois pas que vous connaissez M. Parr.

M. Parr, M. Bannister. M. Bannister, M. Parr.

Enchant� de faire votre connaissance, je suis s�r.

C'est le gars qui a tu� la dame ?

J'en ai assez de �a, Branch. Je vais appeler la police.

H�, c'est la meilleure id�e que vous ayez eue.

Peut-�tre vous pourrez expliquer comment cette table de nuit

dans la chambre de Mme Patterson a �t� d�plac�e

de mani�re que son bras frappe et casse sa montre,

Et pendant que vous y �tes,

Dites aux flics d'amener un plongeur, pour retrouver son sac � main.

Qu'est-ce que vous racontez ?

Je parle du sac � main

que Mme Patterson avait la nuit, o� elle a �t� tu�e.

Il manque maintenant, et j'ai le sentiment

que nous le trouverons l� o� elle a �t� tu�e.

Et je pense que c'est juste ici.

Sortez d'ici !

M. Bannister n'est pas lui-m�me, ce soir.

Peut-�tre que nous ferions mieux de partir.

Ouais, rester debout trop tard, hein ?

Oui, certains soirs.

N'oubliez pas de dire aux flics d'amener un plongeur.

Imb�ciles.

Je dois trouver un moyen de mettre un terme � �a.

Ce type Branch commence ��

Nous, euh... nous avons rendez-vous au St. Regis � 7h30.

- Oui. - Il est 8h, maintenant.

Oui, je monte et me change.

Viens. �a ne prendra pas une minute.

Une minute.

Oh, Tommy, tu as encore ces affreuses antiquit�s.

"Dans l'ombre du vieux pommier".

Et ils grattent, grattent, grattent ! Hmm.

"Fais-moi encore valser, Willy".

Oh, �a, c'est mieux.

Dis, Tommy ... Je viens de penser�

� ce que je vais te donner pour No�l.

Je vais te donner un disque flambant neuf

De cet air flambant neuf, "Alexander's ragtime band."

Qu'en penses-tu, hmm ?

Tommy ?

Tommy ?

Tu es l� ?

Tommy ?

Tommy ?

Tu vas quelque part ?

Non, je� j'avais juste un peu froid.

Oh, nous allons arranger �a tout de suite.

Nous aurons du feu.

Et voil�.

Confortable, n'est-ce pas ?

Mm-hmm.

Je, euh �

Ma douche �tait en panne, alors j'ai pris un bain.

- Tu m'as vu, non ? - Oui.

Tommy, tu te rends compte que nous avons r�serv� � d�ner ?

Oh, prenons un verre, d'abord.

Mais il faut plus d'une heure pour y arriver.

Oh, quelques minutes en plus, �a ne fait rien.

Sharon, ch�rie, tu es toute boulevers�e sur cette affaire ridicule.

Tu as ce type Branch en t�te, non ?

Tommy, je pense vraiment que nous devrions aller.

C'�tait quoi, la derni�re id�e de cet idiot ?

Oh, oui, une histoire de sac � main !

Nous sommes terriblement en retard, tu sais.

Et alors ? Qu'ils attendent. Ils ne vont pas nous manquer.

En outre, nous n'avons jamais eu vraiment une soir�e � deux !

- Tommy, je veux aller, hein ? - Je vais te dire

Prenons un peu de ce bon vieux sherry Bannister.

Attends une minute. Qu'est-ce qui presse ?

Tu l'as fait. Tu l'as tu�e !

- Sharon ! Sharon ! - L�che-moi !

L�che-moi, je te dis !

Il est l�, patron !

Quoi, Attention. Whew, attendez une minute.

Ouais, pardon d'�tre en retard, Bannister,

Mais apr�s vous avoir vu plonger, j'ai eu du mal � sortir du tas de bois.

Rappelez-vous le d�placement, patron !

Appellez la police.

Oui monsieur. Quel est le num�ro ?

Aah !

3-100.

Comment saviez-vous, � propos du sac � main ?

Il n'y avait pas de sac � main. Je l'ai invent�.

Aah !

Attendez, patron. Je vais chercher ma cam�ra.

Oh !

Oh, c'est - C'est terrible, terrible !

- Barlow. Barlow ? - Oui, madame,

- N'est-ce pas horrible ? - Oui, en effet, madame.

Oh, mon Dieu, mon Dieu!

Sharon est d�j� partie pour sa promenade ?

Non madame. Mlle Sharon n'a pas partie.

Oh ! Quelle heure est-elle rentr�e ?

Vers 5h, madame.

- 5h, ce matin ? - Oui, madame.

Oh ! Qui l'a ramen�e ?

- M. Branch. - M. Branch ?

Quelle heure est-il parti ?

Je ne pense pas qu'il ait quitt�, madame.

Barlow, vraiment.

Ohh !

- Allez voir � la porte, Barlow. - Certainement, madame.

Oh, mon Dieu, mon Dieu!

- Bonjour, Barlow. - Bonjour Monsieur.

- Mme Norwood est l� ? - Oui monsieur.

- Je veux la voir. - Bien s�r Monsieur.

Oh, bonjour, Mme Norwood.

Bonjour, M. Jordan.

Euh, o� est M. Branch ?

- M. Branch ? - Oui.

Que� qu'est-ce qui vous a fait penser qu'il est ici ?

Eh bien, il a t�l�phon� au journal, il y a une demi-heure

et a dit au bureau comment traiter le cas Bannister,

puis il a raccroch�.

Nous avons trouv� qu'il a t�l�phon� d'ici.

- D'ici ? - Je vois. Oui.

Mais je� je suis s�re... Euh, je veux dire ...

Je voudrais voir M. Branch.

Oui, bien s�r, bien s�r. Je veux dire, pour �tre s�r.

Barlow, o� sont-ils ?

Je crains qu'ils sont dans la chambre d'amis, madame.

Amis.

Dois-je appeler M. Branch ?

Oui. Non, non, Non ! Je vais le faire.

Pardonnez-moi, juste une minute.

Pourquoi ? Oui, bien s�r.

Mais je voudrais voir M. Branch.

Oui, j-j-j-juste un instant.

Sharon, comment peux-tu� ?

Chut ! Chut !

Oh, je suis d�sol�e.

- Bonjour M. Jordan. - Maman, c'�tait son id�e.

La meilleure id�e que j'aie jamais eue.

Il a dit qu'il �tait inutile de te r�veiller � 4h du matin

Juste pour regarder nous marier.

Marier ?!

Oh ! Vous voyez, ils sont mari�s.

Sous-titres : Cinephil35 et Jean-Louis Jaminet Novembre 2016

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