All language subtitles for The Mad Room -1969The Mad Room -1969

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Original subtitles

LA FILLE AUX MAINS SANGLANTES MCMLXIX (La Pièce Des Fous)

DES ENFANTS ASSASSINENT LEURS PARENTS

LA SŒUR AÎNÉE EST LE TÉMOIN DU CRIME

LES MINEURS SUSPECTS DU MEURTRE DEVRONT SUBIR UNE ÉTUDE PSYCHIATRIQUE

AFFAIRE CLASSÉE CONCERNANT LE PARRICIDE

Ellen !

Ellen ?

Ellen !

Ellen !

Arrête, tu veux ?

Sam ?

- Sam ! - Salut, Nate.

Je sais pas où mettre ce sacré canon !

C'est pas sur les plans, je suis pas devin !

Mme Armstrong le voulait

- devant l'entrée. - Je lui ai dit 100 fois.

- Elle a changé d'avis. - Si c'est pas sur les plans,

avec ses initiales, je ne peux pas bouger un clou !

Nate, je vais lui parler.

- Ellen. - Elle change d'avis

100 fois par jour.

- Je dois aller à Vancouver. - Tu me manqueras.

- Il me faut un plan... - Tu me manqueras aussi.

...avec ses initiales ...

- sinon je ne peux rien faire. - À ce soir.

Tu comprends, Sam ?

Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as l'air dépité !

Chris, s'il vous plaît.

- J'ai oublié. - Mme Armstrong...

Je sais.

Ellen ?

Et pour samedi soir ?

- Je verrai ce que je peux faire. - Ok.

Entre, je suis décente.

Tu as oublié d'envoyer la lettre au ministre Perkins.

Touche pas, c'est ton cadeau d'anniversaire ainsi que Sam.

Où allez-vous pour votre lune de miel ?

On a pas encore décidé.

Il n'y en aura pas à moins de me débarrasser de cet éléphant blanc

et que Sam termine ce musée.

À moins que Sam ait ce job à San Francisco.

Quand je parle de ce musée, je suis sérieuse.

Depuis que j'ai épousé le père de Sam, je me suis rendue compte

que ce garçon est gâté pourri. Et j'ai essayé d'être plus

qu'une belle-mère. Travaillez donc sur les vergetures.

Ok, Gladys.

Mme Armstrong.

Où en étions-nous ?

Le ministre Perkins.

J'ai mes notes.

"Cher Mr Perkins,

comme vous le savez, je bâti présentement

un musée sur mon domaine en mémoire de mon défunt mari,

le Général Gregory Armstrong.

J'ai l'intention de faire le don du...

- de léguer" ? - Faire le don.

"... du musée, de la maison et de la plupart des terrains

pour une école secondaire de la Royal Air Force.

Mon mari souhaitait que les enfants défavorisés

puissent recevoir un entraînement dans notre défense".

Oui, mon chéri, c'est bien, c'est vraiment bon !

"Le musée servira à exhiber les sujets de mon mari".

Les objets !

"De la 1ère guerre mondiale, la 2ème et la..."

Disons diverses interventions policières.

... "dans lesquelles il s'est brillamment distingué.

Le musée sera soutenu par mon club,

l'Association des Femmes Auxiliaires de Vétérans.

Et j'apprécierais que"... tu ailles un peu plus bas, chéri.

J'apprécierais... quoi ?

Votre coopération.

Oui. Sincèrement, Gladys Armstrong".

Au fait,

Chris voudrait prendre ses samedis soir.

Elle vient d'arriver. Je ne sais pas si

elle est capable d'être une secrétaire de direction.

Alors, les samedis ?

On verra, on verra.

Résidence de Mme Armstrong.

Ici, Mme Racine, Armand est là ?

Il est avec les ouvriers au musée.

Non, s'il était là, il travaillerais dans...

la chambre de Mme Armstrong.

Vous voulez savoir s'il est bien là ?

C'est bien lui.

Il se fait appeler comme ça.

Il est parti il y a plusieurs heures.

Vous êtes sûre ?

DR KINCAID - HÔPITAL POUR MALADIES MENTALES

Salut, Mme Armstrong est-elle partie ?

Elle est dans la chambre.

Vous n'aviez pas vu cette lettre dans la boîte ?

- Je ne l'ai pas vu ce matin. - Comment avez-vous pu la rater,

elle vient de ma sœur, mon oncle est très malade.

Je dois partir à Toronto ce soir.

- Désolée, je ne l'ai pas vu. - Tant pis, Sam a appelé ?

- Hein ? - Sam a t-il appelé ?

Je ne crois pas.

Je vais devoir lui parler au studio.

Je peux vous aider ?

Oui. Allez chercher ma valise bleue au sous-sol !

- Celle avec la fermeture. - Ok.

Vous désirez, Melle ?

J'ai un rendez-vous avec le Dr Kincaid.

HÔPITAL POUR MALADIES MENTALES ONTARIO, CANADA

Votre nom, je vous prie ?

- Ellen Hardy. - Janis !

Dites au Dr Kincaid que Melle Hardy est ici.

Elle est là-bas.

Merci, Janis.

- Content de vous voir. - Merci.

Votre frère et sœur seront aux travaux manuels.

C'est un bon endroit pour discuter.

Je suis très soulagé.

Il eût été injuste d'agir sans vous.

Je suis très inquiète de tous ces événements.

George a 18 ans, on ne peut plus le garder ici.

On ne veut pas l'envoyer dans une institution pour adultes.

On veut pouvoir lui permettre de retourner en société.

Et Mandy ?

Ce serait un crime de la laisser, elle et George sont ensemble depuis longtemps.

J'ai parlé au conseil hier.

Ils sont d'accord avec moi pour aussi la relâcher.

Je pense que le tribunal sera d'accord avec nous.

Un centre de réhabilitation pour adultes dissiperait nos efforts.

Ce serait comme dire que Mandy et George ont échoué.

Et ils devraient passer leur vie emprisonnés.

Il ne reste que vous. Sinon, hors de question de les relâcher.

Sauf si vous acceptez d'en prendre la garde.

Ne décidez pas maintenant. Posez-moi des questions.

Mettez tout sur la table. Pas seulement pour vous

mais aussi pour Mandy et George.

Je suppose que...

personne n'a décidé...

de qui est l'auteur ?

J'ai du mal à croire que c'était eux, tous les deux.

C'est possible !

C'est ce que je veux dire.

Vous ne savez toujours pas après toutes ces années et il semble...

Ils sont restés proches ces 12 dernières années, ils en parlent.

Une équipe d'évaluation était là la semaine dernière.

Ce n'est pas ce que Mandy a dit mais la façon dont elle l'a dit.

Nos parents sont morts parce qu'on était jaloux de notre sœur.

Vous devez vivre facilement avec ça comme eux l'ont fait !

Savent-ils pourquoi je suis là ?

Oui.

Au fond du hall.

Je vous parlerai ensuite.

Ok.

Ellen !

Oh, Mandy !

Salut.

Tu es superbe !

J'imaginais pas que tu aurais autant grandie.

Tu n'es pas venue depuis un moment.

Je sais. Où est George ?

Il vient. Il voulait rester un peu dans "la pièce des fous' !

Bonjour, Ellen.

Tu es aussi grand que moi.

Tu ne m'embrasses pas ?

Mieux vaut discuter dans la salle à manger.

- On ne peut pas... - Si on y va pas, on ne peut pas manger.

Par ici.

C'est bon de te voir, Ellen.

- Allô ? - Melle Hardy ?

- Oui. - J'ai votre appel de Vancouver.

Merci.

- Ellen ? - Oui, c'est moi.

Où êtes-vous ? Quand revenez vous ? C'est la folie ici !

Vous avez réservé votre avion ?

Je ne sais pas comment vous dire ça mais...

- mon oncle est mort. - Désolée de l'entendre.

Je le suis vraiment.

Quand auront lieu les funérailles ? Vous pouvez l'enterrer demain ?

Vous ne comprenez pas.

Ma sœur et mon frère sont trop jeunes pour que je les laisse.

Je vais m'occuper d'eux maintenant.

Je pensais que votre frère avait dans la vingtaine.

George a 18 ans et Mandy, 16.

Je vois mais nous avons deux chambres d'amis.

- Je ne veux pas m'imposer. - Ne dites pas de bêtises.

Vous faites presque partie de la famille, non ?

Que dit Sam de tout ça ?

Il faut que je l'appelle.

À votre retour, on verra ce qu'il y a de mieux à faire.

Sam vous dira probablement la même chose.

Quand reviendrez-vous ?

Samedi.

Au besoin, appelez-moi. Je m'occuperai de tout.

Je préparerai tout pour eux.

Au revoir, Ellen.

- C'était quoi, tout ça ? - C'était ton Ellen.

- Pourquoi tu ne m'as laissé lui parler ? - Elle va t'appeler.

Tu en entendras parler bien assez tôt.

Sam, Sam, Sam...

tu t'es bien foutu dedans cette fois.

Fais-toi vite du fric, tu en auras besoin.

Son oncle est mort, c'est pour ça, les funérailles ?

Oui et elle te ramène son grand frère et sa petite sœur.

C'est-y pas mignon ?

Elle ne voulait pas que je t'en parle.

Je ne la blâme pas, elle en a assez sur les bras.

J'admets que cette fille a du cran.

Pourquoi tu lui fous pas la paix ?

- Je vais l'appeler. - Sam !

Écoute-moi bien d'abord.

T'essaies de me dire quoi ?

Elle t'utilises, abruti.

Elle profite de ta générosité

mais j'ai jamais pigé pourquoi tu voulais l'épouser.

D'abord, c'est pas tes oignons.

C'est ma vie et ce que je veux en faire.

Ce que je veux faire avec Ellen est mon affaire.

T'as eu le message, Gladys ?

Je peux pas changer ces fenêtres sans plans, vous le savez.

Qui a laissé ce sacré clébard dans la maison ?

C'est pas permis. Chris, Chris ?

Je ne sais pas ce que vous voulez faire mais

je peux m'occuper de l'arrière si vous voulez.

Vous sortez et vous sonnez. Vous sonnez d'abord.

Vous voulez bien sortir cette animal de la maison ?

Vous sortez et quand je serai prête, je sortirai et

je vous nourrirai.

- Elle vous donne des ordres. - Ouais mais elle me nourrit.

Major, viens ici, Major.

Dis pas de bêtises, c'est juste une histoire innocente.

Je me pose beaucoup trop de questions.

Oncle Harry est mort d'un cancer à 62 ans.

Tu as tort, Ellen. Tu ne peux pas nous faire ça.

C'est injuste. Tu ne peux pas nous obliger à mentir.

On ne va pas recommencer, je t'en supplie.

C'est un fantasme et non une façon de vivre !

Je veux que les gens apprennent à te connaître.

Un jour, on en reparlera à découvert.

C'est un contre-sens.

Je connais Mme Armstrong et je connais ces gens.

- Je sais ce qu'ils penseront. - Je veux pas faire de vagues.

Mais je déteste faire partie d'un mensonge.

Je hais les mensonges, ils te piègent et te définissent.

J'essaierai, Ellen. Pour toi.

Mais c'est malsain !

Je peux te donner un conseil au sujet de Mandy, Ellen ?

J'aimerais bien.

Elle supporte pas que quelqu'un soit méchante avec elle, car ça la fait pleurer !

- Je n'étais pas méchante avec elle. - Peut-être pas, c'est pas ce que

tu as dit mais comment tu l'as dit. On penserait à un Général.

- Un Général ? - Je peux avoir un Coca ?

Bien sûr.

- J'ai pas... - Oh.

- Voilà 1$. - Merci.

Elle va m'obliger à retourner au lycée, je parie.

Mais je préférerais bien mieux bosser.

Sam va aller au lycée. Elle aimera pas ça.

Tu vois toujours le côté sombre des choses.

Mets-toi à sa place !

Quoi ?

- Mets-toi à sa place ! - Inutile !

Tu sais que j'ai raison.

Conneries ! On s'en fout si t'as raison ou non !

Je pensais aussi à Ellen.

Conneries !

On va à nouveau être une famille !

Tu l'apprécies vraiment ?

J'ai pas encore décidé.

- Moi non plus. - Donne-lui une chance.

C'est ce que je fais !

Je courberai pas l'échine comme elle le fait !

- Oncle Harry, des foutaises ! - Au moins, je l'ai affronté.

Tu voulais qu'on reparte ?

Je pense pas qu'elle ferait ça.

Peut-être pas mais je prends pas le risque !

- Salut. - C'est fou ce que tu m'as manqué.

On en reparlera, je veux voir Mandy et George.

Sam Aller, ne croyez rien sur ce que vous avez entendu sur moi.

Je suis très gentil en fait.

Content de vous avoir tous les deux. J'ai failli rater

le ferry sur l'autoroute. Viens, chérie.

J'oublierai jamais ma 1ère rencontre avec Ellen.

Je sortais des beaux-arts.

Je passais mes examens.

- J'étais fier d'elle. - Il était fier.

J'ai pris le risque et je suis parti hors de la ville.

Quand je suis revenu,

croyez-le, Nate avait mis le nouveau toit sur la mauvaise maison.

- Non ? - C'est vrai.

- Pour 1 million de dollars ? - Je n'avais plus de terrain.

Bienvenue.

Nate va devoir s'expliquer. Faudra que tu le rencontres

- et tirer tes conclusions. - Où est-il ?

Tu le verras assez vite, il bosse sur le musée.

George, je laisse les bagages dans le couloir.

- Au revoir, chérie. - Où vas-tu ?

Je dois aller en ville. Je ne serai pas long.

C'est une belle maison, j'ai hâte de rencontrer...

Mandy, dis bonjour à Chris.

Chris, voici Mandy et lui, c'est George.

Où est Mme Armstrong ?

Elle est...

là-haut en train de... se faire masser.

- Allons voir ta chambre. - Vous voulez de l'aide ?

Oui, vous pouvez nous aider à défaire les valises.

- Viens, Mandy. - Je vais faire du café.

- Vous en voulez ? - J'en veux bien, merci.

Mandy ?

George ?

Mandy !

- Je dois te parler. - Bien sûr, où est George ?

Je ne sais pas mais... je dois te parler.

Qu'y a t-il ?

George et moi, on va avoir besoin d'une "pièce pour les fous".

Une pièce pour réfléchir, mettre les choses au point.

- Vous avez vos chambres. - Ça ne marche pas ainsi.

Quand je suis stressée, je dois me réfugier quelque part... seule !

Tu ne ressens pas de pression, Ellen ?

- Bien sûr que oui. - Et que fais-tu, alors ?

Je m'occupe, j'essaie de ne pas y penser.

Pas mal de gens font de longues promenades.

J'essaie de ne pas être trop renfermée, Mandy.

Il nous faut une pièce, Ellen. On y est habitués.

Il faut qu'on puisse relâcher la pression.

J'aimerais te trouver un endroit...

- le sous-sol ? - Non.

Ça ne marchera pas ! Pas pour moi...

- ça me bloquera ! - Pourquoi ?

Une des punitions au centre était d'aller au sous-sol.

Je ne me rappelle pas avoir laissé ce tiroir ouvert.

J'aimerais vraiment te trouver un endroit.

Et l'escalier au fond du couloir ?

Mène t-il à un grenier ?

Non, c'était le bureau du Général.

C'est hors-limites !

Mme Armstrong y a rangé certains de ses documents.

Elle ne laisse même pas y entrer Chris.

On ne touchera à rien !

C'est dangereux si Mme Arnstrong découvre un jour que...

S'il te plaît, Ellen.

Est-ce vraiment si important ?

Oui.

D'accord.

Je vous y emmène.

Mais vous devrez être très très prudents.

On le sera, promis.

Quand vous entrez, fermez la porte à clé.

En sortant, soyez sûrs de faire de même.

Ce sera parfait.

Pourquoi tu ne vends tous ces trucs ?

Personne d'autre n'en voudrait.

Je déteste ce job, donner à manger à ces chiens.

Elle les affame à moitié. Je ne peux pas les regarder.

S'ils sont gros, ils courent pas. J'ai toujours trouvé ça cruel.

- Kelly élevait des chiens. - Qui ça ?

Notre prof de maths.

Il se teignait le cheveux ce que je trouve toujours étrange.

Je frappe toujours à la porte de Mme Armstrong.

Elle garde ses fausses dents dans un verre d'eau, il faut du temps pour les mettre.

Ce matin, je suis entrée avec le petit-dej, elle m'a souris

et l'eau coulait le long de son menton.

- Dégoûtant. - Kelly avait des verrues

au dos de sa main, quand il était nerveux, il se grattait.

Quand un de ses chiens l'a mordu, on a fait la fête.

Il est possible que sa femme ait voulu le tuer.

Un toast à l'avenir.

À l'avenir, Sam. À ton avenir.

Il faut aussi penser à l'avenir de votre grande sœur.

Mon esprit continuait à travailler quand elle a appelé de Toronto

disant qu'elle vous ramenait ici, les enfants.

Ellen va être d'accord avec moi sur ce sujet.

J'ai toujours favorisé l'institut face à la baie,

j'ai fait ma petite enquête. Une institution moderne et progressiste.

Pas de dortoirs, juste deux par chambre.

Vous n'êtes peut-être pas catholique ?

Je ne le suis pas.

Peu importe, qu'était votre oncle ?

Luthérien ! Parfois !

- Vous êtes Luthérien ? - Je ne le suis pas.

On a dû vous enseigner la religion ? Je sais, je sais...

Les enfants ne sont jamais athées !

Peut-être agnostiques ?

Non !

Des réalistes !

Mon oncle avait foi dans la science de l'esprit.

Oh. Hé bien,

vous aurez votre diplôme dans l'année de toute façon...

Non, je pense aller à l'université.

L'université ?

Ellen, vous ne m'avez pas dit qu'il avait 18 ans ?

En effet. Il a perdu un an.

Deux ans exactement, pas vrai, Ellen ?

Exact, deux ans ! À cause de l'asthme !

Mais aucune attaque depuis l'âge de 9 ou 10 ans.

Non mais un étrange cas d'asthme !

D'après les médecins de Toronto, mes attaques sévères arrivaient

quand la lune était pleine. Montre en main !

Les réponses toutes faites me déplaisent. Tellement classiques !

Je crois que George et moi, on va être copains.

Vous vous spécialisez dans quelle section ?

Zut ! Je sais pas vraiment !

À 18 ans, on a bien un hobby ou un intérêt particulier ?

Que faisait votre oncle ?

Vendeur de chaussures.

Le pauvre mérite de la considération.

Chérie...

vous deviez beaucoup aimer votre oncle ?

Dites-moi de quoi est morte votre tante ?

C'était il y a longtemps.

Ils ont divorcé, elle est morte, on se souvient très peu d'elle.

Pardon, Mandy a l'estomac fragile, elle était malade sur le ferry.

Mais elle ira mieux demain.

Je ne me rendais pas compte du temps, vous devez être moulus.

Veuillez nous excuser.

Merci, Mme Armstrong.

- Y a pas de quoi. - Sam !

À demain.

J'y vais, excusez-moi.

Chris, donnez-moi les références complètes au sujet de...

l'agnostisme, dès demain matin.

L'agnostisme !

- Tu es prête ? - Ouais.

Je vais chercher un foulard.

Où allez-vous si...

tard ?

Qui est ici ?

Comment vous êtes entrée ici ?

- Mandy, comment vous êtes... - J'ai rien fait de mal.

- Comment êtes-vous entrée ? - La porte était ouverte.

Vous mentez ! Cette porte est toujours fermée !

Votre sœur le sait, personne ne doit entrer ici !

Elle vous a ouvert la porte ?

Je n'ai rien touché et je ne le ferai pas !

Rien dans cette pièce ne m'intéresse !

Mandy, je ne vous accuse pas de vol.

Je veux savoir comment vous êtes entrée ici !

Il n'y a que cela qui m'importe !

Si vous le laissez expliquer, vous comprendrez.

Ça doit être une pièce spéciale.

Comme dans une chapelle où nous allons prier.

Je l'appelle "Ma chambre pour les fous".

Mais je n'y prie pas,

je gère juste mes problèmes.

Ellen est au courant de votre... jeu ?

Ce n'est pas un jeu et elle sait !

George. Venez ici. Venez !

Veuillez me prêter attention.

Il y a une règle ici, cet endroit est interdit à tous.

Oui Madame, on trouvera un autre endroit.

Il n'y en a pas d'autre.

Il n'y en a pas sinon c'est le sous-sol !

Et tu sais ce que je ressens dans un sous-sol !

Quand on dépassait les bornes, ils nous mettaient...

mon oncle nous mettait au sous-sol.

Je ne le supporterais plus !

Ce serait comme si j'étais punie !

Je vous promets de ne rien toucher !

Pas même un cendrier !

George, dites à Ellen que je veux la voir immédiatement !

Dites-moi...

cette...

pièce secrète est-elle si importante ?

Oui.

Vous avez toujours eu un tel endroit ?

Oui !

Autant que je me rappelle.

Mais...

qu'aviez-vous trouvé chez votre oncle ?

Quoi ?

Votre oncle ?

Il nous a laissé utiliser son atelier.

Je ne comprends pas pourquoi vous y allez ? Que faites-vous ?

Quand vous vous sentez piégé,

vous cherchez une sortie.

Et si vous cessez de courir pour réfléchir avec vous-même,

vous trouvez la vérité.

Et la plupart du temps,

vous vous apercevez que vous êtes la responsable.

Mais ma chère, de quoi

vous sentez-vous responsable ?

Je cherchais les ennuis pendant un temps.

Les gens ne m'aimaient pas, ils me détestaient.

J'ai enfin compris que je posais trop de questions personnelles.

Je ne savais pas comment m'occuper de mes affaires.

En vieillissant,

un massage vous suffira bien.

Je ne la trouve pas.

Ok, elle est allée se promener avec Sam.

Ils marchent pendant des heures et des heures et des heures.

Je lui expliquais qu'on utilisait l'atelier de mon oncle.

Exact.

Allez donc vous coucher, moi, je suis vannée. Je verrai ça avec votre soeur.

J'ai dit, allez dans vos chambres maintenant !

PERSONNALITÉ MUSCULAIRE ET EXPRESSION CORPORELLE

Propriété de l'hôpital pour maladies mentales

Je veux vous voir dans ma chambre. Maintenant !

Entrez, fermez la porte.

Vous ne réalisez pas à quel point je me sens perturbée.

Y a un manque de conviction dans vos réponses évasives.

Comme si vous cachiez un grand et sombre secret.

Votre oncle est mort de la lèpre ou de la syphilis ?

Tout cela est très inconfortable.

Cette maison est vraiment très étrange.

Tout est si soudain et nouveau,

ils ne savent pas ce qui va leur arriver demain, vous comprenez ?

Vous me mentez encore et je n'aime pas ça du tout !

Je n'aime pas non plus

la façon dont vous me parlez.

Quels mensonges ? Qu'a dit Mandy ?

Je pensais que vous aimiez que je détecte les mensonges.

Mais j'ai confiance en vous et vous me l'avez prouvé.

Pourquoi avez-vous laissé entrer ces enfants dans

cette pièce sans m'en avoir demander la permission ?

Je pensais vraiment que ça ne vous dérangerait pas !

En fait, j'allais vous en parler demain matin.

Comme c'est gentil mais je n'aime pas cette précipitation.

Et je ne comprends pas ce besoin d'avoir

une "chambre pour les fous" isolée !

Ils ont tant soufferts.

J’essayais juste de faire qu'ils se sentent chez eux.

Je pensais réussir ici.

Pas moi. Regardez,

j'ai trouvé ça dans le bureau.

Prenez-le.

Prenez-le !

Regardez la page de garde.

C'est très simple.

Quand nos parents sont décédés,

Mandy a eu des soucis et

cet endroit, c'est comme une clinique.

On l'a mise dans une institution pendant quelques années.

Mais elle va bien, très bien.

Vous comprenez pourquoi je voulais vous le cacher.

Vous savez comment sont les gens avec leurs étranges idées.

D'accord mais...

je vais devoir appeler Toronto demain matin.

S'il y a autre chose, choisissez de m'en parler.

Ellen, asseyez-vous.

Asseyez-vous !

Croyez-le ou non, je comprends ce que vous ressentez pour Sam.

Si vous lui cachez des choses, il ne vous fera plus confiance.

Vous le comprenez ?

Je vous parle comme à ma famille !

Pourquoi vous ne me laissez pas vous aider ?

Toute aide est inutile.

Jeune femme, la psychiatrie m'intéresse, vous le savez ?

S'il y a une souci dans votre passé,

je peux certainement vous aider. Les gens ne cachent plus rien.

Ok, j'appelle Toronto.

Je finirai par le savoir.

D'accord.

Laissez-moi vous expliquer comment ça se passait... dans notre foyer !

Ma mère ne voulait pas porter de vêtements de maternité

car elle ne voulait pas qu'on sache qu'elle était enceinte !

Elle ne l'a jamais pardonné à mon père.

Maman disait qu'il était...

imprudent !

Elle ne me...

tolérait pas !

Jusqu'à ce que je sois en âge de m'occuper des deux autres.

Je savais qu'elle les haïssait.

Mon père était pauvre.

Elle l'accusait de tous les maux.

Pour préserver la paix,

il était de son côté.

Je me rappelle que cette nuit-là était...

si froide.

On avait pas de bois de chauffage,

on ne pouvait se le permettre.

Nous étions gelés.

Ma mère a menacé de partir.

Alors...

mon père...

a pris nos jouets...

les a cassé...

les a brûlé et...

mis dans le poêle pour...

que l'on ait chaud.

J'allais vers mes 14 ans.

J'oublierai jamais le sang sur les draps.

Ceux de Papa et Maman.

Ellen !

Ils avaient été découpés

et massacrés dans leur sommeil.

Avec un couteau de boucher.

On a jamais su qui avait fait ça.

C'était Mandy ?

Ou George ?

Ou les deux !

Pardonnez-leur.

Ils étaient...

pauvres et...

avaient 6 ans quand c'est arrivé !

Ils ne se rappellent pas !

Mais...

enfin...

ils...

sont de votre chair et de votre sang, hein ?

Cela a dû...

être difficile à vivre pour vous, Ellen !

Mais...

ma chère...

vous devez comprendre ma position...

qu'attendez-vous de moi ?

Ne leur en voulez pas.

Ils devaient...

trouver une porte de sortie !

Vous ne savez pas ce qu'était de vivre ainsi !

Vous voyez...

je...

suis seule au monde maintenant !

Et je me sentirais...

mal à l'aise avec ces enfants dans la maison, Ellen !

Pour être honnête, j'aurais une peur bleue !

Vous vouliez la vérité.

Je vous en suis très reconnaissante !

Vous devriez en parler à Sam.

Si vous prévoyez de fonder une famille,

ce serait injuste de ne pas le lui dire.

Je vais le dire à Sam.

Dites-lui vite !

Je voudrais être seule maintenant, ma chère !

Viens, viens.

Tu peux entrer.

Viens avec Maman, viens !

Allez, viens.

Allez, viens, le chien.

Viens dans la chambre.

Viens.

Allez, viens, mon mignon.

Entre.

Major, entre, chéri.

Major ? Major !

Major, fils de pute !

- Où est-elle ? - C'était Mandy !

- Je l'ai toujours su. - Va te faire voir !

- Sois maudite ! - George, arrête !

Arrête ! Lâche-la !

Arrête, arrête !

C'était George !

Je l'ai toujours su. C'était George !

- Je te tuerai. - La ferme, vous deux !

Silence. Taisez-vous !

Je me fous de savoir qui l'a fait, je m'en fous !

Mon Dieu !

Il faut que je me ressaisisse !

Pour une fois, je prendrai cette chose à mon compte.

Je le dois.

J'ai tout donné.

Je n'en peux plus.

Mandy a fait un cauchemar.

J'ai un souci, j'arrive pas non plus à dormir.

Je vais prendre du lait chaud, vous en voulez ?

Non.

Non, tout va bien.

Ça l'embêterait si je buvais un petit verre de Porto ?

Seulement quand je ne peux pas dormir.

- Sinon, je... - Ça ne la dérangera pas.

Vous êtes sûre que je ne peux pas vous aider ?

Non. Bonne nuit, Chris.

Bonne nuit.

Ça ne va pas recommencer.

Toutes les questions,

les gens qui scrutent.

Toute cette foule autour de toi.

Et les gens qui te fuiront.

Et se cacher.

Les mensonges.

Je ne le supporterai pas encore une fois !

Renvoie-la !

Je sais que c'est toi, George !

- Je te déteste pas pour autant. - Va au Diable !

Toi aussi, Mandy ! Je ne pense pas à toi.

Je ne pense à aucun de vous mais seulement à moi !

Je vais vivre pour moi-même.

Et pour Sam.

Retournez dans vos chambres.

- Que vas-tu faire ? - Je sais pas encore.

J'ai besoin de temps pour réfléchir.

Mais comprenez une chose.

Mandy, écoute-moi bien.

Rien ne s'est passé ici.

Absolument rien du tout.

Tu comprends ça ? Et toi ?

George, fais ce que j'ai dit. Maintenant !

Je sais que c'est lui !

Il m'a dit de rester en silence dans ma chambre.

Il était dans le couloir, je l'entendais.

Fiche le camp d'ici !

Vous ou moi ?

Mme Armstrong veut que vous alliez à Vancouver aujourd'hui.

Aujourd'hui ?

Juste après voir donné à manger aux chiens !

Elle attend d'importants documents de Manitoba.

Vous irez au bureau de poste de George Street.

Pour demander une poste restante.

- Et le petit-dej ? - Je m'en occupe.

Mandy et George dorment encore, elle veut ce jus de fruit.

Ellen ?

Oui ?

Elle ne m'attend pas pour le dîner, n'est-ce pas ?

Non, prenez le dernier ferry pour rentrer.

- Bonjour, Chris. - Salut, Sam.

- Où est Ellen ? - Là-haut !

Je veux que tu descendes.

Je suis obligée ?

C'est juste une autre journée normale.

Ok.

- Qui est-ce ? - Ellen.

Que veux-tu ?

George, c'est une belle matinée.

- Ok. - Ellen ?

Je vais en ville, besoin de quelque chose ?

Non, je ne crois pas.

- Bonjour. - Bonjour.

- Où sont-ils tous ? - Mandy et George ont trop dormi.

Ils se lèvent et Gladys est allée à Prince Rupert.

J'ai pas tout compris.

Certains documents ou lettres de ton père sont perdus depuis des années.

Elle voulait faire de la peinture, quelle énergie elle a !

Où est Mme Armstrong ?

Elle m'a promis qu'on allait finaliser la construction.

- Alors, où est-elle ? - Désolée, à Prince Rupert.

Elle rentre ce soir mais je crois qu'elle sera là demain matin.

Sam, tous ces électriciens m'attendent là dehors.

Elle m'a pas dit où elle voulait ce chandelier,

moi, je sais où je voudrais le mettre.

J'arrive dans quelques minutes, ok ?

- D'accord. - Ok.

Sam, je ne te verrai pas ce soir.

Pourquoi ?

J'ai promis d'emmener Mandy et George à Vancouver.

Ils ont besoin de nouveaux vêtements.

- Sam, tu as touché à l'air conditionné ? - Non.

Il est là. Les gens de Peterson sont en train de le décharger.

- Je sais pas où le mettre. - Ok, Nate.

- Je peux pas le laisser... - Ok.

- Je peux pas le laisser... - D'accord.

Et la dame me laisse pas m'en occuper.

Je dois construire un abri.

Pour se faire, j'ai besoin de savoir, je peux rien faire...

Aidez-moi à nourrir les chiens.

Ça fait un sacré chemin.

De la cuisine, je suis allée vers la baie et je pensais...

Vous aviez besoin de quelqu'un pour porter ça.

À votre guise !

Vous m'avez vraiment suivi ici ?

Restez pas là, j'ai déjà une heure de retard.

Les chaises dans le salon et la nourriture sur la table.

Prêt à manger. Je sais pas pourquoi je vous dis ça,

vous avez déjà fait ça un million de fois.

Mon Dieu.

- Gladys ? Gladys ? - Mme Ericson !

Je ne sais pourquoi j'amène ces chaises à ces réunions,

elle n'a qu'à le faire elle-même.

Ne me dites pas qu'elle n'est pas encore descendue ?

Non.

Je monte la voir même si je dois la conduire hors...

Elle est absente.

Je n'y crois pas.

Elle a dû aller à Prince Rupert.

Pourquoi ne pas m'avoir appelé ?

Pour dire la vérité, je n'y ai pas pensé.

J'étais absente durant ces arrangements et

j'ai oublié. Désolée !

Je peux l'entendre.

Sally Ericson s'occupera de tout pendant mon absence.

Je pourrais la tuer.

Mme Racine.

Je n'ai pas eu d'invitation. J'apporte ma contribution.

Vous êtes la bienvenue.

Je...

Je leur dirai comment récupérer leur argent.

Je n'ai pas à vous dire que dès le début, ce musée

serait un projet de communauté.

Comité créé pour que Mme Armstrong n'ait pas juste à supporter

ce poids toute seule. Et elle est absente pour affaires.

À son retour, nous lui dirons

que tout s'est très bien passé.

Ellen s'occupera de chaque joueur.

J'engage 1000$.

Mme Smithers engage 1000$.

Et vous, qu'engagez-vous ?

Mesdames, un peu de calme.

J'engage un massage gratuit et le bénéfice qui va avec.

Si vous n'avez pas entendu,

j'engage un massage gratuit pour chaque femme ici.

Donc avec une plaque, chaque donneuse recevra un massage gratuit

de mon mari Armand. Et c'est un sacré masseur.

Si vous ne me croyez pas, demandez à Mme Armstrong.

Je répète. Un massage gratuit pour chaque donation.

Et le grand Armand apportera joie à votre corps.

Il vous débarrassera de vos rides.

Ôtera le gras de vos estomacs !

Alors, des offres ?

Ne levez pas la main, levez la jambe !

Arrêtez, vous ne savez pas ce que vous dites.

Vous savez que c'est vrai sur ce qui se passe ici.

- Il a dû s'occuper aussi de vous. - Mme Racine.

Je sais très bien que j'ai épousé un prostitué mâle !

Qu'il s'est envolé avec Mme Armstrong.

Ne mentez pas !

Vous auriez dû le voir ce matin.

Je dois partir, je reviendrai demain.

Une affaire qui était totalement inattendue.

Tu comprendras, j'en suis sûr.

Peut-elle aller quelque part sans lui ?

J'en ai marre.

Si vous croyez qu'elle s'en sortira, alors, vous êtes cinglée.

Alors, on s'amuse ? Vous en parlerez toutes dans l'avenir.

Vous tout spécialement, Mme Ellis.

Comment ça va, Mme Ellis ?

Vous avez toujours mal au dos quand votre mari est à Ottawa.

Hé bien...

quelqu'un veut un verre ?

Un toast au grand Armand.

Pourquoi on lui construirait pas un musée, à lui ?

Désolée.

J'ai des mauvaises nouvelles.

Il s'est barré avec Mme Armstrong

et vous allez toutes souffrir pour la nuit.

Continuez la réunion, je m'occupe d'elle.

Mme Racine ?

Je veux vous parler.

Vous allez bien ?

Mme Racine, répondez !

Mme Racine ?

Mme Racine, répondez !

Retournez en bas, vous ne pouvez rien faire.

Peut-être que ça aidera.

Mieux vaut la laisser.

Elle devrait descendre.

Ouvrez la porte.

Mesdames, un peu de calme.

De l'eau, de l'eau Pour les fleurs sauvages

Nous sommes sûrs de mourir

Sauf Ellen Hardy

C'est la plus belle fleur

N'aie pas honte,

Dis-nous le nom de ton amoureux

Sam

Mr Sam est un gentil garçon

Il vient à la porte avec son chapeau à la main

Elle descend Habillée de soie

Une rose en son sein Blanche comme du lait

Elle ôte ses gants

Et me montre sa bague

Demain

Demain

Commence le mariage

De l'eau de l'eau Pour les fleurs sauvages

Qui poussent si haut

Nous sommes tous...

J'ai... raté le dernier bus.

J'espère que ce n'est pas un souci ?

Non. Mme Armstrong est partie juste après vous.

- Elle n'est pas encore rentrée. - Oh, bien.

Vous avez les documents ?

Non et je suis allée deux fois au bureau de poste.

C'est étrange !

On réessaiera la semaine prochaine.

Ouais.

Bonne nuit, plutôt... bonjour.

- Baisse la voix. - Dégage d'ici.

C'était Ellen. C'était elle, tout ce temps-là.

- C'était moi et après elle, hein ? - Je l'ai vu.

Je l'entendais chanter dans cette chambre.

Du sang partout.

Elle s'égouttait dedans et écrivait sur le mur.

Elle agit bizarrement. Pas de choc ni remords.

Seulement des mensonges et de la duperie.

Tu ne comprends pas ?

Ça n'a jamais été toi ni moi.

Tu étais si certaine que c'était moi.

Pourquoi croyais-tu que c'était moi ?

- La même raison... - C'était différent.

Je me rappelle, je sais que c'était pas moi.

- Je sais, c'était Ellen. - Laisse-moi réfléchir.

Ellen...

c'était Ellen, tout ce temps.

Je ne peux pas...

je ne peux pas y croire.

Je sais que c'était pas moi.

J'étais dans ma chambre, j'ai entendu Mme Armstrong

- appeler le chien. - Qui t'écoutera, Kincaid ?

C’est ça qui te fait peur ?

Quelle différence, il est trop tard !

Pas pour toi-même.

Savoir après 12 ans.

Mme Armstrong était coincée dans les rochers.

Elle avait mal, elle a glissé et est tombée.

- Ils le croiront. - Peut-être !

Je sais que c'est vrai mais je n'y crois pas.

C'était Ellen, tout ce temps.

Je t'avais dit de rester dans ta chambre, Mandy, non ?

Je ne vais plus avoir à te supporter.

J'ai dû le faire toute ma vie.

Mais c'est terminé.

Tu vois ce pouce ?

Je peux tout supporter avec ce pouce.

Je peux tenir ce pouce

et voir exactement où tu te trouves.

Qu'importe où tu te caches !

Avec ce pouce,

je peux voir dans la nuit.

Je peux voir à l'intérieur de cette tête brûlée.

Je sais exactement ce que tu feras.

Petite, je devais te donner à toi et Georges, mes affaires.

C'est fini maintenant.

Je PEUX voir en toi, Mandy.

Amène George, je veux vous parler à tous les deux en bas.

Je vais vous envoyer vivre chez votre cousine.

Vous serez mieux avec elle.

On a pas de cousine.

Marjorie Martell est notre cousine.

On nous a dit qu'elle était morte.

Il y a longtemps.

Vous vous trompez, elle est bien vivante.

Et elle vous attend demain.

Préparez vos affaires.

Où étais-tu ?

Sam est dehors.

Ok.

J'ai eu ton message, tout va bien ?

Sam, je dois te parler.

Au sujet de Mandy et George.

Je les envoie chez leur cousine, Marjean Gough.

Ce sera bon pour eux.

J'ai réalisé ce matin qu'on ne pouvait pas les garder.

Je t'avais dit que ça pourrait marcher, chérie.

Je les aime bien, ils sont gentils.

Non, je ne pourrais pas.

Donnons-leur une chance.

Sam, je l'ai appelé et elle accepte de les prendre.

Qu'est-ce que les gosses en pensent ?

- Je ne leur ai pas encore dit. - Mais Ellen...

Je sais que ce sera un choc pour eux mais j'ai pensé

m'asseoir avec eux ce soir, seule

et tout leur expliquer, ils comprendront.

Gladys est rentrée ?

Non, non.

Elle devra signer ces papiers. Il me les faut demain matin.

Ok.

Chérie...

es-tu sûre que c'est ce que tu veux faire ?

Bien sûr que oui.

N'es-tu pas heureux ?

Tout sera bientôt fini et on se mariera.

Le chien.

V'là un morceau de bœuf.

Allez, debout.

Debout, le chien !

Tu sais vraiment rien faire, hein ?

Tu veux pas le bœuf, abruti ?

Vous avez déjà vu un chien qui mange pas de bœuf ?

Vous avez déjà vu un chien qui mange pas de bœuf ?

Ce chien.

Pardonne-leur !

Trad: Uncle Jack 2020 ! Timecode: Tretyak

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