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Donc, ils ont commencé à rénover la chambre principale.
- Oui. - J'ai apporté quelques meubles
pour avoir une idée de ton goût.
C'est cool de t'avoir pour t'occuper de ma maison.
Pourquoi ?
Parce que c'est toi que je veux impressionner, vu ?
C'est bien de savoir qu'une cheminée dans la chambre, c'est sexy,
mais pas une statue érotique de Lucite.
Donc, on va abattre ce mur pour ouvrir un peu l'espace.
Alors, je peux donner le premier coup ?
- C'est ta maison. - C'est ma maison.
Tu es sûre que c'est le bon mur, hein ?
- Absolument. - On ne sait jamais.
Où était cette belle table basse que tu voulais me montrer ?
Je peux t'envahir une minute ?
Mon ex-mari est là, on se partage les affaires.
Tu n'avais pas fait ça ?
On n'était pas d'accord sur qui prenait quoi.
Un bon conseil, si tu te maries,
écris ton nom sur tes DVD de La vie à cinq.
Eric t'a vraiment truandée. Tu dois lui en vouloir.
En fait, non.
Mon psy m'a appris une technique.
Écrire une lettre avec tout ce que tu voudrais dire.
Tu ne l'envoies pas. Mais le fait de l'écrire te libère du poids.
- Et ça marche ? - Oui.
J'ai écrit à mon père, à mon frère, à LeBron James.
Gagne un championnat et tu pourras jouer les cadors.
Alex, je m'en vais.
Salut, Gina, ça fait un bail.
Le fait qu'Alex et moi ayons divorcé ne veut pas dire...
- Je t'ai toujours détesté. - Bon, on va continuer.
- Salut à vous. - Salut.
Tu as fait des courses ?
J'ai invité Candace et sa grand-mère.
Elles sont très proches. Je dois la soigner.
J'ignore pourquoi, mais sa grand-mère me déteste.
- Pourquoi ? - En vieillissant,
les femmes perdent leurs hormones et ça fait partie de mon charme.
Il en pince pour Candace.
Tu devrais écrire une lettre pour oublier Joey.
De quoi tu parles ? Je l'ai déjà oublié.
Dis donc, Alex, avec tes lunettes et ton portable,
tu as l'air d'une petite secrétaire bien sexy.
Tu viens dans mon bureau pour prendre une lettre ?
Oui, et tu pourras me poursuivre autour du bureau,
mon talon se cassera et tu m'attraperas.
Nouveau document. Cher Joey...
C'est gentil de nous avoir invitées.
- Hein, grand-mère ? - Oh, oui.
Rien de tel qu'un plat réchauffé dans les communs d'un appartement.
C'est chaud, chaud, chaud.
La façon dont vous mangez.
On dirait mon premier mari, Herman. Ce que je le détestais.
Vous lui ressemblez, vous êtes comme lui.
Je parie que vous aimez la Guerre Civile.
J'adore la Guerre Civile.
- Salut. - Salut, Zach.
Tu connais Candace.
Voici Gloria, qui n'est pas, contrairement aux apparences, la sœur de Candace.
Pourquoi dis-tu ça ? Elle est bien plus âgée qu'elle.
Candace, je dois aller à ma répétition.
Elle a le rôle principal dans Pirates of Penzance,
à la maison de retraite de Beverly Hills.
Plus pour longtemps.
Le metteur en scène est parti et on risque de devoir tout annuler.
Pauvre grand-mère, c'est le truc qu'elle attend toute l'année.
- Salut. - Salut.
On pourrait proposer nos services.
- Quoi ? - Tu sais combien de richards
ont leurs parents dans la maison de retraite ?
Ça pourrait nous donner des contacts intéressants.
- Je n'y connais rien en opérette. - Moi si.
Je m'occupe de tout.
J'ai travaillé dans la comédie musicale.
- Où as-tu étudié ? - Non, en fait, j'ai juste un décor.
Les gens de Godspell n'en voulaient plus. Il est dans mon appentis.
Prête à déjeuner ?
Oui, je finis juste cette lettre à Joey.
C'est bon de me libérer enfin de tout ça.
"Cher Fossettes" ?
Je l'appellerais comme ça si on se donnait des surnoms.
Lui, il m'appellerait Bouton.
- C'est mignon, si on y réfléchit. - Et tu y réfléchis beaucoup ?
- Tu fais quoi ? - Rien.
- Rien qui te regarde. - Qui me regarde ?
C'est donc sur Joey.
Je sais que tu flashes. Je peux lire ?
Non, c'est personnel.
Et tu ne sais pas garder un secret.
Dire que tu me donnais de la vodka pour m'endormir,
ce n'était pas trahir un secret.
Je commençais à être accro.
Désolé, Michael, si Joey voyait ça, j'en mourrais.
- Laisse-moi lire juste le début. - Non. Tiens, je l'ai effacé.
- Allons déjeuner. - Tu es vraiment emmerdant.
Elle l'a effacé, donc.
Suis-je capable de récupérer un truc dans la corbeille ?
Qu'est-ce que LeBron James lui a fait ?
Mince, on dirait le Manoir Hanté de Disneyland.
- Oh, merci. - Coucou.
- Salut. - Merci de venir nous aider.
Les amis, voici nos nouveaux metteurs en scène.
Bonjour. Je suis Joey et voici Zach.
Nous sommes ravis d'être avec vous.
Je voudrais rendre hommage à quelqu'un de spécial, Gloria.
Ne gâchez pas tout en jouant les lèche-culs.
D'accord, trésor. Superbe chemise.
Bien, juste pour voir où nous en sommes,
si nous commencions par la chanson du major-général.
Musique, s'il vous plaît.
Bon, très bien. C'était tout à fait excellent.
Enfin, si vous voulez passer pour des vieillards séniles.
Excusez-moi.
C'est quoi ?
C'est mon insuline. J'ai du diabète.
- Et vous devez l'avoir avec vous ? - Oui.
Sortez de scène !
- C'est quoi, ça ? - Des anticoagulants.
Mes acteurs ne se droguent pas.
C'est comme ça qu'on a perdu Belushi !
Zach, Zach.
- Tu te calmes ? - Tu as vu ça ?
Tu les as entendus ? C'est horrible.
Ce sont de gentils vieillards, qui n'en ont plus pour longtemps.
Oh, non, pas vous, vous avez l'air en pleine forme.
Oui, ça va bien.
"Oh, Fossettes, l'étreinte de tes bras me manque."
- Que lis-tu ? - Non, c'est tout à fait personnel.
"Touche-moi comme aucun homme ne m'a jamais touchée."
Je t'avais accordé le bénéfice du doute. Je dois 50 dollars à ta mère.
Non, écoute, ce n'est pas de moi. Rends-moi ça, vite.
- Joey. - Non, non, non.
Ne lis pas ça, je te dis. Je te demande de ne pas lire ça...
- Rassure-moi. - C'est une barre chocolatée.
Bon, je préfère.
"J'ai tellement envie de te dire que je t'aime toujours.
Mais tu es parti, je devrais en faire autant."
De qui peut-elle parler ?
Elle n'a eu personne depuis son mari, Eric, excepté...
Oh, mon Dieu !
Il s'agit d'Eric.
Oui, bien sûr, c'est Eric. Fossettes, c'est Eric.
- Il a des fossettes ? - S'il en a ?
Bien sûr, tu pourrais t'y perdre et on ne te retrouverait pas.
- Qu'est-ce qui te prend ? - Je ne sais pas.
Tiens.
Oui, Zach. Encore ?
Un de mes pirates a disparu.
Oui, tu vérifies l'université, je fais le centre commercial. D'accord, salut.
Félicitations. Ça va être la meilleure comédie musicale que j'aie jamais réalisée.
Et j'ai mis en scène la dernière production de Shalom Shalom Birdie.
Merci de faire tout ça, vieux. Candace m'adore.
Pas de problème, vieux, compte sur moi.
Bobbie, qu'est-ce que tu fais là ?
Ma mère habite ici et elle fait partie de ta production.
Il lui faut une chanson.
Tous les rôles sont distribués.
Arrête ton char. Tu n'as qu'à l'imposer.
Roberta ! Il me donne une chanson, ou non ?
Je ne sais pas encore.
Parle clairement, espèce de grande saucisse.
Je vais voir ce que je peux faire.
Ne me regarde pas comme ça. Je fais tout ce que je peux.
Regarde-la, Joey. Elle est ravie. Tu es génial.
Enfin, Gloria. Vous chantez en quelle clé ? La clé de 12 ?
Désolée, je n'ai pas beaucoup répété.
Pourquoi ? Vous avez trop de travail, c'est ça ?
- Non, je... - Assez, Gloria, sortez de scène.
- Quoi ? - Quoi ?
Désolé, autant vous le dire, vous n'avez pas l'étoffe.
- Depuis le début. - Zach, qu'est-ce que tu fiches ?
Tu ne peux pas la virer, c'est à cause d'elle qu'on est là.
Elle ne comprend rien à la chorégraphie.
Elle a 75 ans.
Elle ne te comprend pas quand tu lui dis de jouer sa Beyoncé.
Regarde un peu Letty, elle est bien mieux.
Elle chante bien mieux, elle danse bien mieux.
En plus, elle exsude une sexualité brute
qui me fait rêver qu'elle ait 20 ans de moins.
Et que j'aie 20 ans de plus.
Et qu'elle aime les jeunes gens.
J'apprécie ton engagement dans cette production, d'accord ?
Mais Gloria a toujours le rôle principal.
Pas si je fais la mise en scène.
- Alors, tu ne la fais plus. - Alors, je vais partir.
Alors, je ne te ramène pas à la maison.
Alors j'espère que le 147 passe par Wilshire.
Je pense que oui.
- Salut. - Excuse-moi de squatter ainsi.
Eric est venu chercher ses dernières affaires.
Dès qu'il sera parti, il quittera ma vie à jamais.
Écoute, Alex, si tu dis que c'est à jamais,
alors, il faut qu'on parle.
J'ai lu ta lettre.
- "Cher Fossettes..." - Oh, mon Dieu, quoi ?
Tu l'as lue ? Que je suis gênée.
Il n'y a vraiment pas de quoi.
Même si je pense que tu peux faire bien mieux.
- Joey, ne dis pas ça. - Je le dis.
Autre chose, je ne sais pas si Fossette est vraiment clair.
- Vraiment ? - Oui, mais tu sais quoi ?
- Qu'importe ce que je pense ? - Moi, ça m'importe.
Qu'as-tu pensé quand tu as lu cette lettre ?
Je ne sais pas. J'ai rigolé, ça m'a un peu excité, aussi.
Bon.
Alors, qu'est-ce que je suis supposée faire de tout ça ?
Je vais te dire ce que tu es supposée faire, Alex.
Si tu veux quelqu'un, tu dois le lui montrer, d'accord ?
Et je veux dire, tout de suite.
- Tout de suite ? - Tout de suite.
Tout de suite. Vas-y.
- Vas-y. - D'accord.
Oui, oui. C'est exactement ça.
Vas-y, vas-y, continue, Alex. Allez, vas-y, va chercher Eric.
Pardon, tu as dit quoi ?
Eric. Fossettes.
Bien sûr.
Fossettes.
Eric est Fossettes.
Oui, Alex, j'ai déchiffré ton code.
Le voilà, vas-y.
- Vas-y. - Non, tu sais quoi ?
Je voudrais pouvoir lui parler, mais je ne peux pas, Joey.
Adieu, Eric, on sera toujours...
... ce que tu veux.
Eh, attends.
Écoute, je ne devrais peut-être pas, mais je dois te parler, Fossettes.
Bon, qu'y a-t-il, Soleil ?
Bien, Zach n'est plus là pour des divergences de créativité.
Si nous en sommes désolés, ce sera quand même une superbe production.
Des questions ?
Vous n'êtes pas Zach.
Bon, alors, si nous commencions par la scène finale ?
Bon, en place, tout le monde.
Zach n'avait pas tort. Elle a quelque chose, cette Letty.
Musique.
Walter, quand vous voyez Gloria, là-bas,
il faut aller vers le milieu de la scène.
Et plus de sentiments, d'accord ? Soyez plus... et moins... d'accord ?
Et, Gloria, il faut être plus près de Walter,
pour qu'il vous prenne dans ses bras.
Comme Herman, toujours à essayer de peloter.
Désolé, j'ai du mal à me contrôler.
Bon, alors, on va continuer.
On passe à la fin de la scène, quand tout le monde chante.
Et vous, là, ce que je voudrais,
c'est que vous fassiez un de ces petits entrechats.
Et vous, faites donc un genre de mouvement de toupie.
Compris ? Allez, on y va.
- On ne sait pas ce qu'on fait. - Vous êtes consternant.
- Vous n'êtes pas Zach. - Vous êtes nul.
- Pourquoi mon fils ne m'appelle pas ? - Je...
Qu'est-ce que j'en sais ?
On va lui casser la figure.
Non.
Non.
Oh, c'est impossible.
- Et la répétition ? - Super. Ça ne pouvait pas être mieux.
Joey, je sais que tu mens.
Désolé d'avoir perdu mon calme.
Quand il s'agit de mon boulot, je suis un perfectionniste.
C'est bon, Zach, ne t'en fais pas.
Mais ils ont un tel potentiel. Prends Walter.
Si je m'occupais de lui, quand il aurait 120 ans, il serait une star.
- Je peux revenir ? - Tu as intérêt.
- Je ne sais plus où j'en suis. - Je m'occupe de tout.
Super. Tu m'apprends la chorégraphie du major-général ?
Je me sers des figurines. C'est Walter. Et ça, c'est Letty.
- Ce n'est pas Letty. - Tu m'étonnes.
- Salut. - Salut, Alex...
Écoute, à propos de cette lettre, j'apprécie ton intérêt,
mais je préfèrerais laisser tomber.
Pas de problème. Je comprends.
- D'accord. - D'accord ?
Tu veux venir regarder la télé ?
Oui, ça serait bien.
- Oui. - Bon, que... ?
- Oh, mon Dieu ! - Oui, Alex, c'est moi.
Tu ne rêves pas, c'est bien vrai.
Oh, désolé, vous voulez sans doute être seuls.
C'est peut-être le moment pour :
Eric, c'est quelque peu bizarre.
Joey m'a parlé de la lettre.
Ton bel étalon italien est là.
Fous le camp d'ici, connard !
Tu n'as pas pris la pose comme il faut. Donne-moi...
Formidable, c'était génial.
Gilbert et Sullivan seraient fiers de vous.
Surtout de ceux qu'ils ont connu personnellement.
Où est Walter ? Il devrait être là.
Je ne peux pas continuer. Ma hanche a lâché.
Maman sait le rôle de Frédéric.
Je ne joue pas les travestis. C'est trop ridicule.
Mon Dieu, qu'allons-nous faire ?
C'est le duo de grand-mère. Elle va être catastrophée.
Oh, Herman.
Ta grand-mère semble heureuse, alors, tout va bien.
Quoi ?
Te voir en train de l'embrasser. On aurait dit grand-papa Herman.
C'est affreux. Je ne veux plus te voir.
- Jolie moustache. - Merci, Letty, vous êtes ravissante.
Exactement comme Herman.
[FRENCH]
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