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LA FLIC CHEZ LES POULETS
Ce matin aussi ! Il faut que �a cesse.
Je vais mettre un pi�ge.
Je t'ai d�j� dit de ne pas forcer la bo�te aux lettres ?
Forcer ? N'exag�rons rien.
�a s'ouvre tout seul. Et je n'ouvre que celle du questeur.
Voil�. Justement la plus dangereuse.
Si quelqu'un s'en aper�oit, je vais �tre mut� en prison ?
Et pas pour �tre gardien !
Calme-toi, papa.
Je m'entra�ne juste pour devenir un bon flic.
T'entra�ner... Pour devenir une bonne voleuse, oui !
Qu'est-ce que �a peut bien te f...
Pourquoi tu ne te m�les pas de ce qui te regarde ?
Attends, papa, dans le courrier d'un vice questeur,
il pourrait y avoir quelque chose d'urgent
� signaler imm�diatement.
- Non. - Non ?
Non, c'est moi qui ai distribu� le courrier.
Juste la lettre habituelle de l'orphelinat St Antoine.
Justement...
On sait que 80 % des d�linquants sont des orphelins
car ils ont tu� p�re et m�re.
Retenez-moi parce que je vais l'�trangler.
Elle ne sera m�me pas orpheline.
O� vas-tu ?
Distribuer le courrier.
Non !
Ne t'�nerve pas comme �a, tu vas avoir une syncope.
Tu n'es plus tout jeune.
Seigneur Dieu... il fallait que �a me tombe dessus.
Une fille amoureuse de la police.
Belle d�s le matin, c�lin.
Arr�te un peu. Ton p�re est l� ?
Mais oui, viens, entre...
Il va falloir attendre un peu.
- Papa a de la visite. - � cette heure ?
Une rencontre secr�te.
- Un sacr� morceau... - Ah oui ?
Oui.
Si tu n'arr�tes pas, tu vas voir, le sacr� morceau...
Le sacr� morceau t'entend d�j�.
- Arr�te ! - Seulement si tu m'embrasses.
- Allez, vas-y. - Oh oui...
Tu n'es pas cens� soigner tes malades ?
Ils peuvent bien attendre.
C'est comme �a que tu fais ton m�tier ?
Une vocation...
Ma vocation est... autre !
A�e !
Alberto, qui est-ce ?
C'est moi, monsieur, Gianna. J'ai votre courrier.
Mon fils est l� ?
J'allais sortir.
C'est �a, vas-y.
Et cesse de laisser tes empreintes sur le cul de Gianna !
On continue demain matin, pour le second round.
Fichtre...
Entrez.
- Viens, ma ch�re. Entre. - Pardon.
Excuse-moi une minute.
Celui qui a fait �a est un massacreur professionnel.
Pour casser une t�te, il suffit d'un coup sec.
L�, il en a fait de la confiture.
Le cerveau �tait r�duit en bouillie.
D'accord, mais je vous conseille de trouver le coupable,
dans votre int�r�t. Au revoir.
Alors ? Tu am�nes le courrier ? C'est bien, ma petite.
Je vous envie, vous savez,
de vivre au milieu de ces histoires de sang...
Quelles histoires ?
Comment ? Celui qui a la t�te fracass�e...
- Comment est-ce arriv� ? - La t�te fracass�e ?
Ah, le coup de fil ?
Rien � voir, je parlais avec le boucher !
Ces assassins ne savent m�me pas couper une t�te d'agneau !
Le petit agneau...
Je croyais qu'on avait trouv� quelqu'un...
C'est une obsession, chez toi.
J'ai un penchant pour les enqu�tes.
Je voudrais entrer dans la police. J'ai constitu� mon dossier.
Mais sans un petit appui...
Qui te refuserait un coup de main ?
Comment une si belle jeune fille peut-elle avoir envie d'�tre flic ?
Quel rapport ?
Vous �tes bel homme et vous �tes dans la police.
Tu es une sacr�e coquine.
Mais ne t'inqui�te pas.
Le moment venu, tu auras ton coup de main. Promis.
C'est pas vrai ! M�me dans les casseroles.
Tiens, regarde. "La morte coup�e en tranches".
�coute �a.
"L'assassin des cabinets du ferry-boat".
"Symphonie fun�bre."
"N'ouvrez pas la porte."
Ferme la fen�tre.
Celui-ci doit �tre tr�s bien.
Non, ferme la fen�tre. J'ai froid.
- � vos ordres. - J'ai pas un chapeau de g�n�ral.
- L'habitude. - On se croirait au commissariat.
Mais qu'est-ce qui lui a pris ? Elle s'est mis en t�te d'�tre flic,
comme si c'�tait la derni�re conne.
Je ne t'inclus pas, bien s�r.
Au lieu de remuer la t�te comme une marionnette,
pourquoi tu ne la d�courages pas ?
Quand tu l'�pouseras, �a va te retomber dessus.
Dis-lui que c'est un m�tier difficile, ingrat,
dangereux, fatigant...
� te voir, �a doit pas �tre si fatigant.
Un instant... Je suis entr� dans la police par le plongeon.
- Quoi ? - Le plongeon.
Je suis un champion de plongeon.
Oui, mais ici, il n'y a pas d'eau.
Je l'ai souvent dit � votre fille et savez-vous ce qu'elle a express� ?
Comment ? Une fess�e ?
Non, c'est une formule de synth�se pour dire...
Bref, �a veut dire qu'elle a d�clar�.
Savez-vous ce que la pr�venue d�clare ?
Quoi donc ?
Que je suis faible, mou et peu enclin au devoir.
Elle t'a dit que �a ? Je la trouve g�n�reuse.
- Que fais-tu ici ? - Comment �a ?
J'ai fini mon service. Bisou...
... et je suis venu te prendre pour t'escorter jusqu'au cin�ma.
D'accord, mais on va voir un film policier,
avec un beau flic vigoureux, pas un mollasson comme toi !
Que vous disais-je ?
Salut, papa.
- Qu'est-ce qu'on mange, ce soir ? - Des brocolis.
Encerclez la zone !
Vous deux, avec moi !
Attention, traquez-le !
Ne tirez pas ! Je le veux vivant !
Maintenant �a suffit, on dirait Cali.
Qui est ce Cali ? Un flirt de jeunesse ?
Ce que tu peux �tre ignorant...
Cali �tait oriental, avec plein de mains, comme toi.
Quand l'as-tu connu ?
�a suffit.
Qu'est-ce que tu me veux, Jack ?
Gianna...
mon petit canard...
tu m'as menott� le c�ur,
tu as entrav� la circulation routi�re.
Sanguine...
C'est mon sang, il est chaud, il bout...
Il monte, tu sens comme il monte ?
Oui !
- Il l'a tu� ? - Qui ?
Lui.
Qu'est-ce que tu regardes, sale voyeur obs�d� ! Tourne-toi !
Silence !
Tais-toi, cochon !
Ils ont raison, on ne fait pas �a au cin�ma.
Ah bon ? Alors enl�ve ta main de mon cul.
Un instant...
Ceci est la main protectrice de la loi.
C'est �a...
Gianna !
Eh bien ? Qu'est-ce que �a signifie ?
Ici, on est civilis�s. Que lui veux-tu ?
Elle me doit un baiser gros comme �a.
C'est �a, tu vas voir. Regardez-moi �a.
On parie qu'elle me le donne ?
C'est moi qui prends le courrier.
Le minist�re de l'Int�rieur !
"Gianna Amicucci est pri�e de se pr�senter
"au bureau des recrutements le 23 � 8 h 30..."
- Papa, le 23, c'est demain ! - Oui, demain.
Tu me fais tomber !
Merci !
Qu'est-ce que tu fais ? Du balai !
Attention � la marche...
Putain ! Allumeuse !
Pouffiasse en uniforme !
Soumise !
Fasciste !
Communiste !
Cochonne !
Sous-d�velopp�e !
Qui ? Moi ?
On peut tout me dire, mais pas �a !
Silence !
Ces mots que vous avez entendus,
vous les entendrez souvent pendant le service,
quand vous serez de vraies polici�res.
C'est bon, �a suffit.
2e section, 3e division,
15 pr�sents plus un ! Garde � vous !
Repos.
- C'est qui ? Un travesti ? - La commandante.
Ah, c'est une femme ? Quel carrure...
- Vas-y, brise-la ! - Silence !
� vos places. Aux suivantes.
Allez, Bianchini et Amicucci.
Je veux �valuer votre degr� de pr�paration,
et surtout votre agressivit� et votre instinct de d�fense.
Saluez-vous.
Allez-y.
Elle m'arrache la manche ! L�che-moi !
Ce n'est pas correct !
On ne donne pas de coups de pieds.
�a vaut cher, �a.
�a suffit !
Tu la mords ?
Quoi ? C'est l'instinct de d�fense.
Le champ de tir est l�.
Bien. Les filles, �coutez-moi.
Vous tenez entre vos mains des bombes.
Avant de les lancer, il faut tirer cette languette.
Ensuite, courir jusqu'� la ligne blanche,
et enfin, lancer.
Les 4 premi�res, pr�parez-vous.
Pr�tes ? Enlevez le cran de s�ret�.
Partez.
Amicucci !
Va te faire foutre !
Alfredo, je te l'ai d�j� dit,
ces examens sont tr�s faciles.
Il faut vraiment �tre con pour ne pas �tre re�u.
Je le sais. D'ailleurs, vous aussi, vous avez r�ussi.
Mais ma fille est impulsive, elle est passionn�e.
Pendant les cours, elle leur en a fait voir.
Je ne voudrais pas qu'elle soit mal vue.
Au minist�re, ils sont un peu susceptibles.
Oui, je sais, mais ne t'inqui�te pas.
Le moment venu, je passerai un coup de fil.
- Ne t'inqui�te pas. - Merci !
- Vous �tes si bon. - Pas de quoi.
- Vous �tes vraiment bon. - Pour l'amour du ciel...
- Vous �tes bon. - C'est �a, allez...
Je r�p�te ma question, Mademoiselle.
En Italie, qui fait les lois ?
Le par... le par...
Le parrain !
Mais non ! Le par...
Le patron de Fiat.
Le Parlement, le Parlement.
C'est pas vrai... Je le savais.
C'est l'�motion...
Mes hommages. Bonjour, monsieur.
C'est moi.
Je vous �coute.
Bien s�r, monsieur.
Son nom, c'est Gianna Amicucci ?
Je prends note.
� votre service.
Au revoir, monsieur. Mes hommage � madame.
Ne me dites pas que c'est vous...
Ben, si...
Une voiture... rien que pour moi.
- Elle est belle, hein ? - Merci, papa.
De rien, de rien. Je me suis ruin� !
Bravo ! Quel caract�re, votre fille...
Cette allure, elle la tient de son p�re.
Tu vas o� ?
C'est ma voiture, compris ?
Et je veux y aller seule, au commissariat.
- Attends... - C'est �a, va travailler, fain�ant.
L'uniforme, �a leur monte � la t�te.
Ah oui ?
Que s'est-il pass� ?
Rien.
Bonjour, monsieur. F�licitations.
- C'est ma f�te ? - Non, pour la voiture.
Oui, ils me l'ont enfin livr�e. L'autre n'allait plus.
Je te la confie.
Mais attention, elle est � moi, pas � la soci�t�.
- Au revoir. - Salut.
- Bonjour, commissaire. - Du nouveau ?
- On a Margherita et Siciliano. - Tr�s bien, � table.
Non, je parle des 2 voleurs de la c�te.
Ah, tr�s bien. Il �tait temps.
Tu me les am�neras,
que je les mange tout cru.
Alors, Siliciano !
Siciliano ? Je suis le brigadier Falchetti.
Le brigadier...
Falchetti, pardonne-moi, avec tous ces d�guisements...
on ne comprend plus rien.
Non mais �a va pas ! Je suis un citoyen !
Allons, que se passe-t-il, ici ?
C'est pas un march�, ici !
C'est un commissariat !
Tarallo ! Pourquoi tu gueules ?
Ce n'est pas moi qui gueule, c'est lui.
- Je ne comprends rien. - Soyons raisonnables.
Avec toi ? Jamais.
- Le commissaire ? - Parfaitement.
- Justement. - Quoi, "justement" ?
On m'a arr�t� comme si j'�tais un d�linquant.
Que s'est-il pass� ?
Il s'est pass� que dans ce pays, il n'y a plus de vie priv�e.
Que d'abus ! Que d'�touffements des libert�s les plus innocentes !
- Innocentes ? - Silence, laisse-le parler.
- Venons-en aux faits. - J'y viens.
Commissaire, dites-moi,
quand on a envie de faire l'amour, que fait-on ?
- On le fait, c'est tout. - Justement, mais pas en Italie.
Si on est en Italie, on ne va pas aller en Inde.
D'apr�s lui, si.
Vous permettez, commissaire ? Viens...
Qu'est-ce que c'est ?
Cette femme ici pr�sente est majeure, c�libataire, libre,
elle ne se prostitue pas. - Bravo.
- Merci. - �a se voit tout de suite.
Si vous vous retrouviez devant ce morceau...
Enfin, soyons clairs, dans un moment de fougue,
vous lui feriez l'amour, ou pas ? - �videmment.
- Pas dans le tram ! - Bien s�r que si !
Dans le tram ?
Dans le tram ?
- Et alors ? - Quoi, "et alors" ?
Coffre-les.
Tu as compris que c'est interdit, dans le tram ?
Dans le tram...
Comment ils ont fait ?
- Commissaire Antinori ? - Oui ?
Agent Giovanna Amicucci, affect�e dans ce commissariat.
Venez dans mon bureau, je vous en prie.
Par ici...
J'ai justement eu un message pour m'annoncer
l'arriv�e de l'agent...
- Agent ? - Agent Amicucci.
- Voil�, Amicucci. - Vous pouvez me tutoyer.
Merci.
Bon, on va bien te trouver quelque chose � faire.
Si c'est pour �a, j'ai d�j� commenc�.
Bravo, bien...
- Assieds-toi. - Merci.
Alors, qu'as-tu donc fait ?
Un citoyen irrespectueux s'est gar� en stationnement interdit.
Dans un virage, en plus.
- Irrespectueux et maladroit. - Un cr�tin.
Et un p�quenot.
Mais �a va lui co�ter cher...
Je me suis retrouv�e nez � nez devant cette voiture...
et je l'ai tamponn�e comme il faut !
Et je lui ai coll� un de ces PV...
M�me le pr�fet ne pourrait pas le faire sauter !
Le voici.
S'ils �taient tous comme toi...
Voyons...
"Dans la matin�e de ce jour..." etc. Tr�s bien.
"... l'heure marquait..."
Tr�s bien.
"... stationnement interdit..." etc. Tr�s bien.
"... le v�hicule immatricul� Rome P56880..." Tr�s bien.
Quoi ?
Immatricul� P56880 ?
Oui, monsieur. C'est indiqu�.
C'est indiqu� ?
- Tu l'as tamponn� ? - Un bon coup.
Un bon coup ?
D'accord. Question d�g�ts ?
- La mienne ? Pas une �gratignure. - Non, la mienne !
La v�tre ?
Pourquoi... c'est la v�tre, M. le commissaire ?
�coute, agent...
- Agent comment ? - Amicucci.
�coute-moi bien...
Voil� ce que je fais du PV.
Et la facture du carrossier est � ta charge.
Tu as bien compris ?
C'est la police municipale qui s'occupe des amendes.
Nous, on a d'autres pr�occupations, beaucoup plus graves.
Je vais te confier une mission qui semble �tre faite pour toi.
�a vient du minist�re du Travail.
C'est tr�s d�licat.
Il s'agit du contr�le du travail des mineurs.
Je vais te faire apporter le dossier.
Et cette sonnerie qui ne marche pas...
Tarallo !
� vos ordres, commissaire.
�a fait une semaine que tu dois r�parer cette sonnerie.
- Et cette sonnerie ne sonne pas. - C'est-�-dire que...
Elle sonne.
�a a sonn�.
�trange...
Retourne l�-bas,
et donne le dossier du travail des mineurs � l'agent Amicucci.
Et surtout : soyez z�l�e et scrupuleuse.
Ne vous inqui�tez pas.
Sacr� probl�me, le travail des mineurs.
- Certes. - Commissaire.
C'est s�r, c'est un probl�me, le travail des mineurs.
Mais le probl�me, c'est aussi les majeurs qui foutent rien.
Il y a quelqu'un ?
Des femmes flics, maintenant.
Oui, Mademoiselle ?
Il semble qu'un enfant de 14 ans travaille chez vous.
Un mineur ? Elle est bien bonne.
Avec moi, �a ne marche pas.
Quoi donc, Mademoiselle ? Ici, personne ne travaille.
M�me pas moi. Je viens juste prendre l'air.
Et le mineur pr�nomm� Umberto ?
Nous avons des t�moins.
Quelle bande d'enfoir�s...
�a y est, j'y suis.
�a doit �tre le fils de mon beau-fr�re.
Il vient me voir, parfois. Il vient, il joue, et il repart.
Il va au jardin d'enfants.
Il vient me tenir compagnie, il joue.
- Et l�, il joue � quoi ? - Qui ?
Ah, le voil� ! Combien de fois je lui ai dit...
Ne joue pas avec �a.
Tu vas te faire mal.
Viens dire bonjour � la demoiselle, ne fais pas ton timide.
Voici Umbertino.
Alors ? Qu'est-ce qu'on dit ?
Elle est carr�ment bonne.
Pardon, mademoiselle. Parler comme �a, � son �ge...
Quel rapport ? Je disais mineur, pas arri�r�.
Attendez...
Vous partez comme �a ? Vous vous �tes vex�e ?
Belle voiture ! Elle est � vous ?
- J'aimerais bien. - � qui est-elle ?
Je ne sais pas, quelqu'un qui la laisse ici.
Pour le petit, je peux �tre tranquille ?
Pour l'instant, j'ai pris note. Apr�s, on verra.
- Tarallo ? - C'est qui ?
� qui appartient la voiture chez le brocanteur ?
- C'est-�-dire que... - Tu le sais ou pas ?
- Au commissaire ? - Non.
- Au questeur ? - Non.
- Au pr�fet ? - Non.
Vous pouvez r�p�ter la question ?
� qui appartient la voiture chez le brocanteur ?
- Mon Dieu, je ne sais pas. - Dommage, M. Tarallo, dommage !
Elle appartient au d�put� Mannello.
Alors, on lui a vol�e !
Peut-�tre... C'est ce qu'on va chercher.
On va l'appeler.
- All� ? - Je suis chez les Mannello ?
Je voudrais parler � M. le d�put�.
Je suis l'agent Gianna Amicucci.
Elle en a...
Dites-moi... Je suis sa femme.
J'ai une question,
-vous �tes s�rement au courant, - Oui.
Sauriez-vous, par hasard, si la voiture de votre mari,
pardon, de Monsieur le d�put�, a �t� vol�e ?
Non, je ne sais rien. Peut-�tre bien, peut-�tre pas.
Pourquoi me demandez-vous �a ?
Sa voiture a �t� vue dans un endroit suspect,
cach�e derri�re un entrep�t, rue des Mirtilli, 12,
Saloperie !
Comment ?
Non, je parlais � mon petit chien qui veut toujours faire joujou.
Oui, jouons...
Pardon pour le d�rangement.
Mais je vous en prie, je devrais vous remercier, m�me.
- Au revoir et merci, - Au revoir, madame.
Rosalia... c'�tait un petit farceur ?
- C'�tait la police. - La police ?
C'�tait s�rement une blague.
On m'a dit qu'un certain monsieur...
un porc, un salaud... gifl� !
Il y a de ces sales types...
Tu as raison.
Il a laiss� sa voiture sur un terrain, rue des Mirtilli, 12.
- Ah... - O� est-ce ?
Je ne sais pas !
C'est � c�t� du num�ro 10.
L� o� habite cette inf�me putain !
Ma parole d'honneur, c'est une calomnie !
Une calomnie ? Le peu qu'il te reste, tu t'en sers ailleurs !
Je t'arrache les yeux !
Tu avais dit les yeux, pas les bourses !
Donc, le d�put� a parl� avec le chef de la police.
Le chef de la police a pass� un savon au questeur.
Et devine un peu � qui celui-ci s'en est pris ?
Devine.
La r�ponse est simple. � vous.
Bien vu.
Et maintenant, � qui dois-je m'en prendre ?
Commissaire, essayez de comprendre.
C'�tait ma premi�re mission, j'ai fait de mon mieux.
Je voulais me faire bien voir. Et �a vous aurait profit� aussi.
Au lieu de �a, tu t'es enfonc�e. Et moi, j'ai l'air d'un con.
Qu'est-ce que tu me fais dire...
Le d�put� cache sa voiture pour rester discret,
et nous, on va le dire directement � sa femme.
Et quelle femme !
Oui, je sais.
J'ai �t� impulsive, mais c'est plus fort que moi.
Le devoir, c'est le devoir.
Oui, le devoir c'est le devoir. Mais le pouvoir c'est le pouvoir.
Compris ?
Allez, Amiccuci, dehors.
Tu as entendu ?
Tarallo !
Tu n'entends pas ? On t'appelle.
- Il est nerveux ? - Non.
- Quelque chose ne va pas ? - Tout !
Rien ne marche ! La sonnerie ne sonne pas,
et la fontaine ne coule pas.
- Je vais chercher une serviette ? - Non, va te faire foutre !
Oui.
Cet idiot d'Aristide s'est mis en t�te de me poss�der,
Mais il ne m'aura jamais, jamais, jamais !
Le voil�, enfin ! Je vous attends depuis un moment,
Laissez-moi vous dire que votre accoutrement est grotesque,
On ne t'a rien demand�.
Tu es devenu fou ou quoi ?
Tu vas me faire �a chaque fois que je viens pour discuter ?
Oui, Pour vous, j'ai tout risqu�,
Je me suis jet�...
Je me suis cass� le manche et �a te fait rire ?
C'est trop, Je vais te tuer de mes propres mains,
- Non ! - Tu ferais mieux de te taire.
Ou je t'enfonce l'antenne.
Et toi, si tu veux des sensations, serre-toi contre moi.
Sous les muscles de l'athl�te, il y a tout un programme.
Je ne serai � toi qu'apr�s le mariage. Peut-�tre.
C'est l'heure de v�rit�.
Tu es fou !
Ne fais pas l'imb�cile !
Rallume la t�l�, je veux voir la fin !
Tu vas voir...
Un spectacle �rotico-sexuel en direct et en couleurs !
Va t'en !
Laisse-moi tranquille !
Je te veux nue, comme la v�rit� !
Cr�ve, plut�t ! Il fallait que �a me tombe dessus.
- Arr�te-toi ! - C'est �a, t'as raison.
Tu as vu ?
J'ai vu les �toiles...
Tais-toi !
Il y a un homme sur le toit, un voleur !
J'ai autre chose � penser !
Tu veux que je te dise ?
Tu es un mollasson !
Mollasson, moi ?
Maintenant... Mais avant, j'�tais un dur...
Halte !
Pas un geste, vous �tes encercl�.
Comment je pourrais ? Mon Dieu !
Vous allez l'effrayer.
Il va s'enfuir.
Vous avez un complice ?
Un complice ? Je parle de mon perroquet.
Il me fait faire tous les toits de Rome.
J'y �tais presque...
Excusez-moi... Je pensais que vous �tiez un voleur.
Gianna !
Malheureuse !
J'exige une explication sur ton attitude �trange et illicite.
Tu es une perverse. Tu te d�shabilles sur les toits !
Quoi ? J'aide ce pauvre homme � retrouver son oiseau !
Arr�tez-vous ! Vos papiers !
Gianna ?
Tu es r�tablie ?
Elle est r�tablie.
Merde... toujours dans les pattes ! Tu ne travailles jamais ?
Je n'y pense pas. Je ne pense qu'� toi.
Tu ne peux pas penser en service ?
Gianna, �a suffit !
Tu me les haches menu menu, avec ce service.
Alors ?
Comment va notre solide et vigoureuse polici�re ?
Bien, merci.
Docteur, excusez-moi.
Les fleurs font partie de la th�rapie ?
Tu es vraiment un rustre. C'est une pens�e d�licate.
Non, il a raison. Les fleurs soignent la psych�.
�a, c'est mon affaire.
Pardon, qui �tes-vous ?
Permettez que je vous pr�sente le fianc� de mademoiselle.
O� est-il ?
Pr�sent.
Ah, tr�s bien...
Tu es tomb�e sur un sacr� ballot.
Parlons-nous dans le blanc des yeux et soyons clairs.
Quand tu dis ballot, �a ne signifierait pas
que tu me traites d'imb�cile, par hasard ?
Tu comprends, quand il parle ?
Parfois.
Pas de confidences !
Si �a ne vous g�ne pas, la demoiselle doit se reposer.
Auriez-vous l'amabilit� de passer dehors ?
On ne me roule pas !
Je sors. Mais tu sors avant moi.
Bien s�r, mais je dois lui faire une piq�re.
Un instant !
Quand tu dis injection,
�a ne serait pas, par hasard, une intramusculaire dans le cul ?
Non, je fais une intraveineuse.
- Sur ton honneur ? - Sur son bras.
- Je te fais confiance. - Tant mieux.
Gianna, n'aie pas peur.
Je serai dehors comme le 17 de police-secours.
Sympa !
Non, je regrette, mais tu dois te tourner.
C'�tait pas une intraveineuse ?
C'�tait pour le calmer, sinon il ne partait plus.
Les intraveineuses, c'est pour les vieilles.
Mais avec toi... Je ne suis pas d�bile.
Allez, tourne-toi.
Tu t'es foutu de lui.
De lui...
- A�e... - Je t'ai fait mal ?
- Qu'est-ce que t'as, � masser ? - Attends, attends...
Il faut bien r�partir le s�rum.
Il fallait que �a me tombe dessus. Un m�decin voyeur...
Cette sonnerie qui ne marche toujours pas...
Maintenant...
- Tarallo ! - � vos ordres, commissaire.
- Tu fais le guet ? - Non...
- Tu te caches ? - Non...
Viens voir un peu.
�a fait une semaine que je te demande de r�parer cette sonnerie !
Et elle ne marche pas !
Pour moi, elle marche.
- � vos ordres. - Qui est-ce ?
- Vous dites ? - Qui es-tu ?
Rien, c'est une erreur. Dehors !
Une erreur.
Fais voir ton doigt.
Si je d�croche, �a ne marche pas. R�ponds !
All�, commissariat secteur 7 ?
- Je ne sais pas s'il est l�. - Qui est-ce ?
Un certain Moretti. Je dis quoi ?
Comment �a...
- All� ? M. le questeur ? - Antinori ?
Je vous �coute.
L'agent Amiccuci est enfin r�tablie, Heureusement, elle est d�j� sortie,
Elle est r�tablie, et heureusement... Quelle chance !
- Savez-vous ce que j'ai fait ? - Non.
Je vous l'ai envoy�e,
Vous me l'avez...
- Qu'est-ce que j'en fais ? - Comment ?
Vous avez tr�s bien fait.
Bien, Maintenant, occupez-vous-en bien,
- Bien s�r. - Au revoir,
Je m'en occupe. C'est �a...
"Un certain Moretti"...
C'�tait le questeur !
- �a pouvait �tre un dentiste. - Non !
Il n'y a qu'un Moretti, lui, le supr�me,
- ton chef ! - Notre chef.
Notre chef...
Il ne t'a pas pistonn�, donc je peux te renvoyer.
Je peux te faire muter � Frascati.
- Si seulement... J'y habite. - C'est �a...
Entrez.
Agent Amicucci, � votre service. Je suis r�tablie.
Je le sais.
Par ici, Amicucci.
Tu collectionnes les bourdes...
Une brave fille comme toi se met � chasser les oiseaux sur les toits ?
C'�tait une chasse � l'homme, pas � l'oiseau.
L'oiseau n'a rien � voir ?
Si, le petit oiseau de l'homme �tait sorti.
Et il filait son oiseau sur les toits ?
Que voulez-vous...
Je l'ai attrap�, et il n'a pas pu le prendre.
Encore heureux.
Ensuite, Che-Che est arriv�.
- Qui est Che-Che ? - Mon fianc�.
D�s qu'il est arriv�, c'�tait fini.
Il nous a fait tomber et on s'est retrouv�s � l'h�pital.
Merci.
Viens, j'ai un petit travail rien que pour toi.
Une fille m�re a confi� son enfant � un institut.
Elle allait le voir r�guli�rement
et deux ou trois mois apr�s, elle a disparu.
- J'ai compris, je dois la retrouver. - Oui.
Mais ce n'est pas si simple. Attention � ce que tu fais.
Tu as l'adresse de l'institut et la derni�re adresse de la fille.
- Ce sera fait. Je peux y aller ? - Va donc.
- Je peux y aller, moi ? - Tu attends le carrosse ?
- Regarde �a... - C'est qui, celle-l� ?
Un flic, tu vois pas ?
Main ! Quatre et trois, 7.
- 9 de c�ur. - Quatre.
Pour les amendes, elles sont pires que les flics !
Je me ferais mettre une amende par jour !
Par l�-bas.
Tu lui mets une main au cul,
elle te verbalise pour arr�t en courbe !
Bonjour, madame.
Je n'ai rien fait. Je ne vois plus mon mari.
Je cherche Anna Tardioli, vous connaissez ?
Je ne connais personne. Je ne sais rien.
- Il semblerait qu'elle habite ici. - Oui, mais elle n'y habite plus.
- O� est-elle all�e ? - J'en sais rien, moi.
Elle a bien un travail : employ�e, domestique...
�a oui, elle fait le tapin.
Mademoiselle ?
Qu'est-ce que tu veux ?
Il para�t que tu cherches Anna Tardioli.
- Tu la connais ? - Non, mais peut-�tre Armando.
O� est-il ?
- Viens avec moi. - Allons-y.
Tu t'arr�tes l� ?
On y est. Armando est l�.
Salut !
Tu es s�r qu'il est l� ?
- Oui, il est l�. - D'accord, salut.
M. Armando ?
Il y a quelqu'un ?
Merde !
Pardon...
Il est mort !
Son c�ur bat toujours.
J'ai peut-�tre le temps.
De la sauce tomate !
Avec du basilic...
Esp�ce d'abruti !
Avec tes �ufs, je vais me faire une belle omelette !
Quoi ? Tu me r�sistes ?
Tu devrais �tre contente !
J'�tais la doublure de Marlon Brando dans "Le dernier tango � Paris" !
On va refaire la sc�ne du beurre !
Qu'est-ce que vous voulez ?
On veut se fiancer...
Ah bon ? Alors, pr�sentons-nous !
- Elle ne veut pas... - Avec toi, peut-�tre.
- Moi, je te plais ? - Non !
Je vais te montrer !
D�collage et atterrissage !
Essaye de faire d�coller ce Jumbo !
�a rigole pas, avec elle !
Moi, je m'en vais.
- C'est quelle sc�ne, l� ? - Je n'y comprends plus rien.
Je ne sais plus ce qu'on fait l�.
Tu sais quoi ? Tu ne me plais plus !
Tu m'es antipathique !
Maintenant, tu vas voir.
Sortez-moi de l� !
C'est �a, des mains de f�e ?
Bande d'abrutis !
Vous �tes tous les m�mes !
Vous contestez, vous agissez vous parlez...
Et une fois devant nous, pas un mot !
Pourquoi tu as fait �a ? Tu vas parler, oui ?
Je ne parlerai qu'en pr�sence de mon avocat !
Je t'en foutrais, des avocats !
Agent Amicucci, � votre service.
Tu en as encore fait une belle... J'ai lu ton rapport.
Tu te balades l�-bas en uniforme ? Il fallait te camoufler !
Regarde tes coll�gues, ils ont des t�tes de taulards !
- Tu t'en es bien sortie. - Mais pas eux.
Je les ai tous terrass�s... Et j'ai r�dig� un beau rapport.
Tentative de viol sur agent en uniforme.
La perp�tuit� !
- C'est toi, qui m�rites la perpet' ! - Moi ?
- Tu as retrouv� la m�re du gar�on ? - Non.
�videmment.
- Qu'il est mignon ! - N'est-ce pas ?
Comme il vous ressemble !
- Moi ? - Oui !
Et alors ? Ce n'est pas mon fils.
C'est le fils de la m�re que tu n'as pas retrouv�e.
- Mme Tardioli ? - Oui.
Il s'est �chapp� de chez les s�urs. C'est de famille. Ils s'enfuient.
La m�re s'enfuit, on cherche le fils. Le fils s'enfuit, on cherche la m�re.
Ils sont toujours dans la rue.
Viens, mon petit.
C'est un agent qui l'a retrouv� par hasard.
Tu le rapportes au couvent, tu le confies aux s�urs
et tu te fais signer un papier, qu'on soit tranquilles.
Et tu continues � chercher la m�re.
Mais d�guise-toi !
Oui, monsieur.
On y va ?
- Tu me prends dans tes bras. - Mais bien s�r.
- �a te pla�t, comme �a ? - � mourir.
Maintenant, il faut rentrer. Il est tard.
Pas chez les capuchonnes. Je veux ma maman.
Que dis-tu ? Ce ne sont pas des capuchonnes,
mais des gentilles nonnes qui jouent avec toi et te font � manger.
Pour l'instant, maman n'est pas � la maison.
Quand est-ce qu'elle rentre, maman ?
Ce soir, je m'en occupe.
Je te promets de la retrouver. Tu es content ?
Gianna !
Spectaculaire tournant de l'enqu�te...
Voici d�couvert le fruit secret de ta faute.
Bas les masques. Quand s'est produit le m�fait ?
Je ne peux pas te parler devant ce petit.
Alors, nous en parlerons ce soir.
- Non, ce soir, je suis en service. - En service ?
� qui rends-tu service ? Au p�re du petit ?
Si tu n'arr�tes pas, j'oublie mon uniforme et...
Un instant ! Les enfants regardent.
C'est qui, ce couillon ?
Tu sors d'o�, toi ?
Qu'est-ce que �a peut te foutre ?
- Regardez-moi cette baronne ! - Elle se croit o� ?
Qui te prot�ge ?
Le ciel.
Si j'�tais toi, je ne ferais pas la fi�re.
C'est le quartier de Mogliefuma !
C'est quoi ? Un volcan japonais ?
Chez lui, �a fume beaucoup plus. Fais gaffe.
S'il te chope, il te gonfle comme une musette !
Il te taille un nichon et te le met dans le sac.
Alors ? On fait gr�ve, ce soir ?
Il y a un incident de fronti�re.
Cette dame vient sur notre territoire.
Elle veut faire de la concurrence.
On dirait un mannequin.
Va taper � la machine !
Refais-lui le portrait, � cette tordue !
- C'est qui, ton mac ? - Personne.
Tu veux me faire croire que tu es venue toute seule ?
Bien s�r.
C'est une cousine qui m'envoie.
- Elle s'appelle ? - Anna.
Anna comment ?
Anna Tardioli.
Il ne manquait plus que �a !
Tais-toi et retourne � ta place !
Allez, d�p�chez-vous, au travail !
D�gagez !
Allez, allez !
OK, tu vas rester ici, ce soir. C'est la place de ta cousine.
Ensuite on verra.
Et si ces punaises reviennent, je fais quoi ?
T'inqui�te. Elles ne reviendront pas. Elles savent quand �a fume.
Salut, ma jolie.
Quelle chance, que ma fianc�e soit en service, ce soir.
On va faire le tour �rotique de la capitale.
C'est pour �a, que je suis venu. Mais je n'ai encore rien vu.
Du calme, on arrive.
Regarde �a ! Arr�te-toi !
Tu es fou ? �a, c'est un travesti !
Plus loin, c'est des vraies.
En voil� une !
Non ! Trop imposante. Elle t'�craserait !
- Bon, alors ? - Du calme.
Regarde-la !
Arr�te-toi ! Tu veux m'�craser ?
On va trouver les bonnes. T'inqui�te pas.
Regarde !
Je la veux ! Je la d�sire ardemment.
T'as vu un peu le pro ?
Je vais te la servir sur un plateau d'argent.
Salut, belle blonde. On parle ?
On se conna�t d�j�, non ? Tu travaillais o� ? Au music-hall ?
Gianna !
- Qu'est-ce que tu fais ici ? - Et toi, obs�d� !
Un instant !
C'est moi qui t'interroge. Que fais-tu ici � moiti� nue ?
Tais-toi, on va me rep�rer. Je suis en service !
Je m'en fous, de ton service !
- Couvre-toi et viens avec moi. - Laisse-moi !
Je suis gentil, mais si je m'�nerve, je deviens fou !
- Je vais t'en coller une ! - Ah oui ? Vas-y !
On en est l� ?
Une barri�re s'�l�ve entre nous.
- Adieu pour toujours ! - C'est �a, d�gage.
- Putain ! - La ferme.
- Femme lubrique ! - Allez, va t'en !
Je te parle !
Mme la pute ?
Viens, on s'en va.
- Elle me pla�t. - Il vaut mieux pas.
Tu l'as appel�e Gianna ? C'est pas le nom de ta fianc�e ?
Co�ncidence ! Allez, monte !
Alors pourquoi on ne se la fait pas ?
Elle veut 30 000 lires !
Je paye ! J'ai vendu mes ch�vres. J'ai du fric !
- Elle est syphilitique ! - On d�gage !
�coute-moi ce fils de r�fugi�e !
- Tu vas finir comme ta cousine. - Qui ?
Ta cousine Anna.
La pauvre... Elle n'a pas eu de chance.
C'�tait un sacr� coup de couteau.
Pauvre femme. Elle a d� souffrir.
Pas plus que le poivrot qui a re�u le coup de couteau.
Je lui avais dit de laisser tomber le couteau.
C'est pas pour les femmes.
Si elle t'avait �cout�, elle ne serait pas en prison.
Je n'ose m�me pas aller la voir.
Vas-y, �a lui ferait plaisir.
Tu as raison.
Allez, au travail.
Allez, venez ici, vous trois !
C'est pas la gloire.
Allez bosser ou je vous mets toutes au ch�mage.
C'est pas notre faute ! Il n'y a pas un chat !
Ils sont tous devant la t�l�.
Salut, Borotalco.
J'ai besoin d'une fille pour des amis. Tu sais qui.
Je vois. Il y a une nouvelle qui ira tr�s bien.
Qui est-ce ?
Elle, la blonde.
- Comment tu t'appelles ? - Gianna.
- Tu es pas mal du tout. - Merci.
- Quel �ge as-tu ? - 60.
- Tu te fous de moi ? - 21.
- On va � une f�te. - Quelle f�te ?
Musique, danse, amour, herbe... et beaucoup d'argent pour toi.
Herbe ? Tu me prends pour une ch�vre ?
Tu vas voir, tu vas t'amuser.
C'est carr�ment beau ! Ils doivent �tre pleins aux as !
Tu l'as dit, il est plein.
- Tu as l'heure ? - L'heure de se r�veiller.
Ne le tourmente pas, En voyage, il n'aime pas parler.
Il fait bien des escales, non ?
On ne fait rien, ici ? On dirait la Toussaint !
- Il devait y avoir une surprise. - Qu'est-ce qu'on se marre...
Nous voici.
Arr�tez la musique.
Je vous pr�sente la plus belle femme de la rue,
Gianna !
- Qui est-ce ? - Une pute !
Qu'est-ce qu'elle a de plus que moi ?
La demoiselle a �t� embauch�e pour une mission pr�cise.
D�puceler Tonino !
En avant pour le sacrifice !
Je ne peux pas ! Je suis fianc� !
Marche nuptiale !
Bas les pattes ! Je ne suis pas un b�nitier.
Du calme. Taisez-vous un peu.
Donc, Gianna, si tu arrives � en faire un homme,
- 100 000 pour toi. - Bien.
D�shabille-le. Excite-le.
Toi, quand ressuscite la chair, fais ton devoir d'homme.
Facile � dire !
Toi aussi, tu as honte ? Allez, d�shabille-toi !
On fait �ve contre �ve !
�a ne te fait aucun effet ?
Pardonnez-moi, mais...
moi qui suis experte, avec cette agitation
et un public devant, un homme normal se bloquerait.
Alors lui, je vous dis pas.
Laissez-nous seuls
et je vous jure que je ferai un miracle.
Alors, ce n'est plus dr�le.
Une fois la glace rompue, je vous ferai un bis.
Tu es s�re ?
Promis. Soyez tranquilles. Allez, allez.
Faites-nous voir !
Allons-y.
- Tu nous as promis, hein ? - Parole de pute.
On s'en va. Tout le monde s'en va !
- Que veux-tu faire ? - Rien. C'est qui ?
Tous des enfants de pute. Des salopards, des drogu�s.
Drogu�s ?
La maison est pleine d'herbe.
M�me aux chiottes.
J'en prends pas. Je suis un type bien. Comme toi.
Alors ?
�a y est ?
Laissez-nous le temps.
Tu fais quoi ?
Tu fais quoi ?
T'as pas froid, non ?
Elle se d�shabille !
Regarde.
Quelle horreur.
Si tu prends froid, je ne te donnerai pas d'aspirine.
Elle l'a plaqu� au sol !
Baisse-toi. Du calme.
Ils regardent par le trou de la serrure.
Dis-moi, cette fen�tre donne sur l'ext�rieur ?
Oui, sur le jardin.
Qu'est-ce que tu fais ?
- Tais-toi ! - Tu t'en vas ?
Bien s�r.
- Et les 100 000 qu'on t'a promis ? - Pas grave.
Tu es une amie !
Maintenant, crie un peu, pour qu'ils croient qu'on...
Je vais m'occuper de ces voyeurs.
Tu me chatouilles !
Que font-ils ?
- Famille Moretti, j'�coute, - Alberto ?
- C'est moi. - Gianna !
Pardon de te d�ranger � cette heure.
Fais comme si c'�tait l'h�pital.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - J'ai eu un ennui.
- O� es-tu ? - Via Cassia, au km 18.
Tu pourrais venir me chercher ? Je suis � la station-service.
- Alors ? - Qu'est-ce que tu dois penser...
En pleine nuit, en pleine campagne, habill�e ainsi...
Tu es superbe.
Tu as des cuisses magnifiques.
Tu as mal compris.
Tu ne vas pas y croire, mais je suis en service.
Je suis gar�e ici. Bonne nuit.
Gianna ! Ne sois pas b�te !
C'est une occasion en or !
Va t'en ! Tu as �t� si gentil et tu veux tout g�cher ?
Il faut bien une petite r�compense. Je ne suis pas d�bile.
- Laisse-moi tranquille ! - Attends !
Arr�te-toi !
N'insiste pas, si elle veut pas, laisse tomber.
De quoi je me m�le ?
Ce sont mes affaires !
Pourquoi tu le frappes ?
Il me frappe !
- Content que tu aies remarqu�. - Suffit d'�tre clair.
Halte-l� ! Vos papiers !
Tu as �t� en pleine nuit dans ce quartier
pour enqu�ter sur cette Anna Tardioli !
Et elle est en prison depuis un moment.
Quelle organisation !
Des mois qu'on cherche cette malheureuse
et elle est bien au chaud en prison !
Personne, je dis bien personne, ne m'a pr�venu.
Calmez-vous, Antinori !
Il fallait vraiment vous habiller comme �a ?
Le commissaire m'a dit de me camoufler.
Te camoufler, mais de l� � devenir p�ripat�ticienne...
On a fr�l� le scandale !
Mon fils impliqu� dans une rixe avec un mac !
Papa, que dis-tu...
Heureusement, le commissaire a eu l'id�e g�niale
de vous amener ici tous les deux.
C'est mon devoir.
Mais quelque chose m'�chappe.
Si tu faisais le trottoir... pardon, si tu enqu�tais dans ce quartier,
pour quelle raison mon fils est-il venu te chercher via Cassia...
Pour moi, c'est un vrai myst�re.
Apr�s avoir d�couvert que Anna �tait en prison,
j'aurais pu partir.
Mais l'autre est arriv� et j'ai d� le suivre.
Sinon on m'aurait d�masqu�e.
- Et puis ? - Il m'a emmen�e dans une villa.
Je pr�parais ma fuite.
Mais j'ai flair� de la drogue.
- De la drogue ? - Oui. J'ai dress� les oreilles.
Regarde si tu reconnais quelqu'un de la f�te, dans ces photos.
S'il y en a un, je le reconna�trai.
J'ai un cerveau �lectronique.
Qu'est-ce que tu fais l� ? Rentre � la maison !
Calme-toi, je m'en vais.
Salut, Gianna.
- Salut. - Au revoir, docteur.
Voyons �a. Vas-y.
Tu reconnais quelqu'un ?
C'est Tonino !
- Tonino la femmelette ! - Fais voir !
Ce n'est pas une grosse pointure, mais je le bouclerais bien !
- � qui le dites-vous ? - Et celui de l'Alfa.
Federico Innocenzi, dit "Borotalco". - Borotalco !
Borotalco !
Faites voir ! Recherch� par les polices du monde.
En liaison avec les plus puissantes organisations de trafic de drogue.
Il y a une prime du Narcotic Bureau !
- Vous vous rappelez ? - C'est lui !
On peut aller le coincer dans la villa.
Excellente id�e ! D�clenchez l'op�ration Borotalco !
Au revoir...
Couvrez-vous, madame la baronne.
N'abusez pas ! N'abusez pas de moi !
Vas-y !
Suivez-moi !
- J'ai toujours aim� l'homme brutal. - Avance !
Embarquez-les tous !
Op�ration antidrogue accomplie.
Attachez-leur les mains et les pieds !
Agent Amicucci, au rapport.
Faites attention � Innocenzi.
Menottez-lui bien les mains et les pieds !
- Innocenzi ? - Innocenzi.
- Borotalco. - Borotalco.
Je ne l'ai pas vu.
- Borotalco n'y est pas ? - Il n'y est pas ?
- Alors ? - Adieu la prime.
On a pris les petits poissons mais pas le gros.
On peut toujours faire une belle friture !
Arr�tez vos conneries !
Pardon, ma ch�re.
Je vous en prie.
Je parlais au sens figur�.
Une fois que les petits sont frits, le gros sort.
Eux ne parlent pas, ce sont des ablettes !
Allez, monte !
Salut, mon canard !
Je t'attends l�-bas.
- Tarallo ! - � vos ordres !
- Commissaire ? - Regarde qui c'est.
- Centrale, pour le commissaire, - Ici, le commissaire Antinori.
Anna Tardioli est sur le rebord d'une fen�tre de la prison,
Anna Tardioli ?
Elle menace de se jeter si on s'approche,
Quelle folle !
- O� vas-tu ? - J'arrive.
Vous dites, commissaire ?
- Je disais... j'ai compris, oui. - Termin� !
Moi aussi, j'ai termin� !
Pour toujours ! Raccroche !
Tous � la prison ! Allez, d�p�chons !
�cartez les photographes !
Brigadier !
Quelle pagaille !
- � vos ordres. - Alors ?
Tous ont essay� : les pompiers, le cur�...
- O� est-elle ? - L�-haut.
Laissez-moi ! Je me tue !
O� est-elle all�e se mettre ?
Partez ou je me jette !
Que fais-tu ici ?
Personne n'a dormi, cette nuit.
Personne n'�tait libre, alors je suis venu.
Je commence � en avoir marre. �a fait deux heures.
- Je me jette ! - Qu'on en finisse !
- Ne me touche pas ou je me jette ! - Arr�te ta com�die.
Gianna ! Que fais-tu ? Descends !
C'est Amicucci !
Je veux en finir !
Elle est folle !
- Que fait-elle ? - Que voulez-vous...
Elle est folle ?
Arr�te-toi !
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Comment elle est mont�e ?
- J'en sais rien, moi. - Qui l'a envoy�e ?
- C'est pas moi, je le jure ! - Tu jures...
Va t'en ! Je me jette !
Quoi ? Tu poses ? Il y a une suicidaire !
D�gagez !
Il y a un drame et il pose !
- Je m'en fous, de la vie ! - Quelle m�re !
Maman ? Que fais-tu ?
Tu l'as amen� ? Tu es folle ?
C'est moi, la folle ?
Avec un enfant comme �a, tu veux te tuer ?
Luigino ! Mon c�ur ! Mon tr�sor !
Merci ! Que Dieu vous b�nisse !
Que fais-tu ?
C'est encore pour un oiseau ?
Descends tout de suite !
Ferme les jambes, malheureuse !
C'est ma fianc�e ! Pas de photos !
Bande de paparazzi !
Pas de d�clarations ni d'interviews ! D�gagez ou je vous coffre !
Attends, je monte !
�a peut l�cher d'un moment � l'autre, Allez, d�p�chez-vous !
Gianna ! Ferme les jambes ! Le monde te regarde !
Ferme les jambes, on voit ta culotte, d�vergond�e !
Je te pardonne pour l'enfant secret de ta faute !
Je te pardonne de faire le trottoir pendant tes heures libres !
Mais si tu ne fermes pas les jambes, je ne te pardonnerai pas.
Tu es venu jusqu'ici pour me dire ces conneries ?
Je te parle !
Poussez-vous ! Chargez-la dans l'ambulance, vite !
- Laissez-moi, je vais bien ! - Non, tu vas mal !
Tu es p�le. Laisse faire, du calme.
Poussez-vous ! Portez-la doucement.
Laissez-moi tranquille !
Laissez passer !
Que veux-tu ?
Attendez !
Arr�tez !
Calme-toi et d�shabille-toi, que je t'examine.
�a suffit.
Tu aurais pu te casser quelque chose !
Je vais te le dire, moi ! Arr�te !
Tu es dans un �tat second. Je dois t'examiner � fond.
- Je dois te voir ! - Voir quoi ?
Tu es un obs�d� sexuel !
Je vais employer les mani�res fortes !
Ah oui ?
Cr�ve donc !
Que se passe-t-il ?
Tout va bien. Il ne s'est rien pass�.
Qu'est-ce qu'on doit faire ?
Appelez un m�decin.
"Les secrets intimes de la police r�v�l�s".
"Premier plan sur une polici�re courageuse."
"Strip-tease spectaculaire d'un agent de police de sexe f�minin."
Les chacals !
Toujours les scandales pour augmenter les volumes !
Tous les volumes augmentent !
Cette fille me terrorise !
Moi, elle m'excite, je veux dire... elle m'exasp�re !
Faites-la entrer.
Va la chercher.
Viens, je t'en prie.
- Tu as vu �a ? - C'est ma faute ?
Non, on le sait bien.
Tu as m�me �t� tr�s bien.
Mais la police a �t� ridiculis�e.
J'esp�rais plut�t une promotion.
Cette malheureuse est sauve gr�ce � moi, non ?
Essaye de comprendre.
Personnellement, je te remercie. Mais au minist�re, ils s'en foutent.
Ils ne verront que le scandale, les institutions ridiculis�es.
Ils m'ont appel�.
Et ils m'ont m�me dit que ta culotte n'est pas r�glementaire.
Maintenant que j'ai sauv� cette pauvre femme,
vous voulez me renvoyer, me muter, me juger ?
Non, non... Tu auras juste des travaux plus l�gers,
des missions plus simples, s�dentaires.
Je ne veux pas rester assise.
Tu seras bien assise...
On trouvera une solution.
Bien s�r. Cette demoiselle est dou�e, m�ritoire, courageuse.
Alors ? Comment on s'y prend ?
Toutes les mani�res me conviendront.
Un flic comme moi qui doit s'occuper des motos vol�es !
Il a encore perdu le petit oiseau...
- Celui de qui ? - Le sien.
Le pauvre...
Quoi ? Tu l'as encore perdu ?
Non, je ne l'ai jamais r�cup�r�.
Attends, j'arrive. Je sais mieux faire.
Comment je vais monter ?
Vous deux, aidez-moi.
Portez-moi.
Qu'est-ce qu'elle est bonne !
Alors, il est o� ?
Il �tait l�.
Pas de probl�me. Je vais l'attraper.
Gianna ! Que fait-elle en uniforme ?
Borotalco !
M�me les putes sont en uniforme !
Je comprends pourquoi tout fout le camp.
- Au nom de la loi, arr�te-toi ! - C'est �a, attrape-moi !
Et mon petit oiseau ?
Un jour ou l'autre, je l'attraperai, ton petit oiseau ! Promis !
D�p�che-toi, il faut le suivre !
- Et l'oiseau ? - Tais-toi et monte !
Qu'est-ce que tu fais l� ?
J'en sais rien. Arr�te-toi !
Ralentis, dans les virages !
Ils traversent n'importe comment.
- J'ai froid ! - Appelle la centrale !
Centrale ! Centrale !
Attends !
Ici le commissaire.
Nous poursuivons Borotalco.
Tr�s bien, ne le perds pas de vue, on arrive tout de suite !
- Elle ne l�che pas, hein ? - Esp�rons-le.
Attention au virage !
Cette fois, on peut dire adieu au 13e mois.
Qu'est-ce que je vais dire au patron ?
D�p�che-toi !
Je tombe, je tombe !
Ils allaient me tuer ! D�linquants !
Je venais d'acheter le journal !
Acc�l�re, je te dis. D�passe-les !
Il faut arriver avant Antinori !
Mais c'est Moretti !
Il nous a doubl�s. Il va nous avoir ! Vas-y !
Ne vous inqui�tez pas, je m'en occupe !
Appuie sur cet acc�l�rateur ! D�passe-les !
Ils font la course, maintenant ?
Quelle bande d'idiots !
Il fait demi-tour ?
Et nous ? On va � la plage ?
Si tu perds, je te retire le permis ! Suis le commissaire !
Ch�rie, avec toi, j'ai l'impression de voyager.
Cette voiture marche moins bien,
il faut changer le carburateur. - Oui.
Eh bien ?
Au revoir.
Le voil� !
Quel vol plan� !
- Quoi, tu es fatigu� ? - Un peu.
Quel culot, c'est moi qui conduisais !
J'ai la t�te lourde.
Tu es en �tat d'arrestation, Borotalco.
- Allons-y. - O� ?
C'est l'occasion de souligner
le courage et l'esprit de sacrifice
de toutes les forces de l'ordre, sans exception,
attach�es � mener le combat contre la criminalit� grandissante,
en d�fense de la s�curit� et de la libert� du citoyen.
En signe de reconnaissance, nous d�sirons donc r�compenser
les actes de grande valeur de ces hommes
et en particulier des femmes des corps de police f�minins,
comme Mlle Gianna Amicucci.
Laquelle a contribu�, gr�ce � son geste courageux,
� �teindre et �touffer l'un des plus dangereux foyers
de la d�linquance de cette ville.
Tais-toi donc !
C'est avec une joie immense,
avec �motion et reconnaissance, que nous nous appr�tons
� d�corer de la m�daille d'or
l'agent de police Gianna Amicucci,
qui a suscit� l'admiration de toutes les autorit�s civiles,
militaires et religieuses de tout le pays.
Ferme ces jambes. Tout le monde regarde,
m�me les d�put�s !
Pour une fois qu'il sont sains !
... faisant preuve d'indiff�rence au danger et d'admirable abn�gation,
au service de ses devoirs de citoyenne italienne.
- M. Moretti ? Aidez-moi � applaudir. - Bien s�r !
Tu pleures, papa ?
Venez, Mademoiselle.
Non, vous, restez assis.
- Oui... - Mes compliments.
- F�licitations. - Merci, monsieur.
Tr�s bien, ma fille. Continue comme �a.
Belle et dou�e.
Et bonne.
Belle, dou�e et bonne.
O� je vous la mets ? � droite ou � gauche ?
O� que vous la mettiez, �a ira tr�s bien.
Tr�s juste, �minence.
On va la mettre ici.
Son petit oiseau est sorti !
Cette fois, je vais l'attraper !
Viens ici !
Que se passe-t-il !
Le voici !
- Tarallo ! - � vos ordres !
Forme une �quipe d'oiseleurs et mettez-vous en chasse !
Le voici !
Qu'est-ce que c'est que cette pagaille ?
Calmez-vous ! Nous ne sommes pas au Parlement !
Je l'attrape, commissaire !
Poussez-vous ! Laissez-moi passer.
Mon petit oiseau !
Antinori, ne criez pas comme �a !
Viens ici !
- J'y vais ! Amenez l'�chelle ! - Tarallo ! L'�chelle pour Amicucci !
Gianna ! Descends !
- Tarallo ! Tiens bon ! - � vos ordres.
Va te faire foutre !
Ne le touchez pas ! Je m'en occupe !
Silence !
Man�uvre lente d'encerclement...
Doucement...
Allons-y !
Allez-y, avec vos mains rugueuses.
Ah non ! L'oiseau, c'est moi qui le prends !
Je l'ai eu !
Elle l'a enfin eu !
Elle a enfin r�ussi � prendre un petit oiseau en main.
Sous-titrage : Christophe Lartilleux pour VID�ODIO
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