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C'est les fr�res Sisters !
Le Commodore nous envoie.
Il sait que vous avez Blount.
Donnez-le-nous et vous aurez la vie sauve !
- T'es pr�t ? - Oui.
Merde, c'est pas lui.
Vas-y.
Nom de Dieu !
Blount ?
Piti� !
Charlie !
Tu l'as eu ?
Oui. Il est mort.
La grange.
La grange !
Qu'est-ce que tu fais ?
Je rentre pas � pied !
Eli !
Sois pas con, on y va !
C'est que des chevaux !
On en a tu� combien ?
J'en sais rien.
Six, sept ?
On a bien merd� sur ce coup.
Il raconte quoi, le Commodore ?
Vous avez parl� des chevaux ?
On va boire un coup.
Il dit qu'avec un chef, y aurait pas eu de probl�me au ranch Blount.
Pour le prochain boulot,
il dit qu'il faut un chef.
Et pour l'argent ?
Plus pour moi.
Non. Pour ma part, je veux dire.
Comme avant ?
Non, moins, forc�ment.
Si le Commodore veut payer un chef, OK.
Mais pas en rabiotant sur le personnel.
Tu demandes pas ce qu'on doit faire ?
Tu boudes ?
D�gage. On n'a pas fini.
Je te le dis quand m�me.
On doit descendre au sud retrouver Morris.
Le John Morris du Commodore ?
Pourquoi ?
Il est sur la piste d'un prospecteur,
un certain Hermann Kermit Warm.
Parfait.
Il le retrouve, il le flingue.
Fin de l'histoire.
Morris est un d�tective, pas un tueur.
Morris retrouve Warm, il le retient. On arrive et on finit le boulot.
C'est �a, la mission.
Et pour les chevaux ?
C'est quoi ton probl�me avec les chevaux ?
Il devait nous en payer d'autres.
- Il l'a pas fait ? - Non.
Toi, il t'en a pay� un.
Moi, j'ai h�rit� d'une carne qui l'encombrait.
On en reparle plus tard ?
C'est pas pour plus tard que j'ai besoin d'un cheval.
Ton cheval est tr�s bien. Fais pas le b�b�.
C'est de partager qui te g�ne ?
C'est le chef qui paie.
C'est bon, c'est ouvert.
Tu peux couper derri�re ?
Coupe et tais-toi.
T'as une dr�le de t�te.
Il a fait quoi, ce Hermann Warm ?
Il a vol� un truc au Commodore.
Il y a des gens assez stupides pour voler un homme aussi dangereux ?
Comment ils arrivent encore � le voler ?
On sait que le Commodore est prudent.
La prudence n'a rien � voir l�-dedans.
Il fait des affaires dans tout le pays et m�me au-del�.
Il peut pas �tre partout � la fois.
Normal qu'il soit pers�cut�.
Pers�cut� ?
Oui, pers�cut�.
Le Commodore est "pers�cut�" ?
Comment t'appelles �a,
quand un homme doit prot�ger sa fortune avec des gars comme nous ?
Pas "pers�cut�".
Tu vas me reprendre � chaque mot, maintenant ?
C'est quoi le probl�me ?
T'es vex� ?
Que je sois le chef ?
C'est �a ?
Si c'est �a, dis-le, mais arr�te de pinailler.
Je ne pinaille pas.
Tu emploies un mot �trange. Je te le signale.
Dis-moi.
Ce serait pas Miss Emilia Partridge ?
De quoi tu parles ?
Ce serait pas l'institutrice
qui t'a donn� cette �charpe rouge ridicule...
que t'arr�tes pas de plier et d�plier en douce.
�a s'appelle une �tole.
On peut pas avoir un peu d'intimit� ?
T'as un projet avec elle ?
Un projet ?
Fonder une famille, l'�pouser, un truc comme �a.
Je sais pas.
�a t'int�resse, tout d'un coup ?
Je m'interrogeais sur la famille.
Tu te souviens comment papa �tait avec maman ?
Oui, je me souviens.
�a fait r�fl�chir.
T'as pas peur de te reproduire ?
T'es conscient que notre p�re �tait fou � lier
et qu'on a son sang pourri dans les veines ?
Notre p�re buvait, Charlie.
Touch�.
C'est le cadeau qu'il nous a fait.
Ce sang-l�, c'est pour �a qu'on est bons dans ce qu'on fait.
15 mai. Myrtle Creek, Oregon.
La ru�e vers l'or a grandement simplifi� la t�che du d�tective.
Que vous cherchiez une femme, un homme, un cheval ou un chien,
suivez la route de l'or.
Vous finirez par trouver ce que vous cherchez.
Hermann Kermit Warm.
Mange salement.
1,70 m.
Mince, peau mate.
Pas d'amis,
pas de bagage,
pas d'argent.
Sisters.
S-I-S-T-E-R-S.
Comme des s�urs.
Non.
Rien. Je m'en serais souvenu.
Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.
Le prochain patelin sur la piste ?
Myrtle Creek.
- C'est � combien ? - Deux jours.
�a vous int�resse, monsieur ?
C'est quoi ?
Une brosse � dents.
Vous garderez vos dents plus longtemps
et votre haleine sera plus fra�che.
�a s'utilise avec cette poudre.
Merci.
- Vous avez quoi, comme bottes ? - J'arrive, monsieur.
Quelle pointure, monsieur ?
Brosse � dents - Mode d'emploi
C'est bon.
Y a des l�gumes ?
Bortsch.
On sent l'aneth.
Bortsch.
Cinq, six...
Vous �tes pass�s o� ?
Vous �tes o� ?
Rentrez chez vous, imb�ciles.
Bande de l�ches !
Personne veut se mesurer � Charlie Sisters ?
Personne ?
Debout !
Attends.
�a va.
Ne me juge pas, s'il te pla�t.
Certains jours, on est plus forts que d'autres.
17 mai, Wolf Creek.
Je traverse des endroits qui n'existaient pas il y a 3 mois.
D'abord, ce sont des tentes, puis des maisons,
puis deux mois plus tard, des commerces
o� des femmes discutent �prement le prix de la farine.
J'ai retrouv� cette phrase de Thoreau :
"Cette ville aussi s'�tend..."
On s'est d�j� vus ?
On se conna�t.
Je ne crois pas.
Vous �tiez � Myrtle Creek il y a 2 jours.
Oui, j'y �tais.
Comme beaucoup de gens.
Vous descendez jusqu'� San Francisco ?
Jusqu'� Jacksonville.
Le travail ?
Et vous ?
San Francisco ?
L'or ?
Oui.
Comme beaucoup de gens.
Je peux vous dire quelque chose ?
Bien s�r.
G�n�ralement, quand un homme dit bonjour � un autre,
il lui sourit
et d�s qu'il l'a d�pass�, son sourire s'efface.
Vous non.
Vous souriez encore quand vous lui tournez le dos.
Je n'ai pas remarqu�. Simple courtoisie, non ?
Tout le monde ne le fait pas.
Vous prenez un r�el plaisir � �changer avec les autres.
Je me trompe ?
Franchement, je ne sais pas.
Voulez-vous d�jeuner avec moi ?
J'aimerais, mais je suis � sec.
Laissez-moi vous inviter, alors.
Pourquoi aller � Jacksonville ?
Une affaire � r�gler. J'y retrouve des associ�s.
Vous descendez comment dans le sud ?
Dans un chariot.
Vous arriverez quand � Frisco ?
La question n'est pas quand,
mais dans quel �tat j'y arriverai, si j'y arrive.
Pour �tre franc,
j'ai une confiance limit�e dans mes h�tes.
Ils ont fouill� mes affaires plusieurs fois.
Quand je sors mon argent, leurs yeux sont des couteaux.
M. Warm, vous ne devriez pas vous mettre en danger.
Soyez plus prudent.
Ai-je le choix ?
- 50 avec les fers. - 35.
- 35, c'est pour une mule. - 40 avec l'�quipement.
Vous voulez un cheval, vous payez le prix d'un cheval.
Vous ne la vendrez pas, ni 50 ni 40.
Elle a un probl�me sur les post�rieurs.
40 !
"Messieurs, je l'ai retrouv�.
"Je me suis arrang� pour lier connaissance et voyager avec lui.
"Si tout va bien, nous serons � Jacksonville dans une semaine.
"J'essaierai de le retenir jusqu'� votre arriv�e
"et de trouver un endroit isol� pour la livraison.
"Ne tardez pas !
"John Morris."
Un bon point pour Morris,
m�me si je n'aime pas trop le "ne tardez pas".
Pour qui il se prend ?
Ils sont pass�s quand ?
Il y a quatre jours.
Pour Jacksonville, il y a un raccourci ?
Par la montagne, c'est plus dur, mais on gagne deux jours.
Coucou !
Esp�ce d'idiot.
J'ai cru que t'allais m'embrasser !
Va chier.
Laissez-moi vous aider.
Vous n'avez que �a comme bagage ?
Vous avez d� pr�voir
d'acheter du mat�riel � San Francisco.
Pas besoin de mat�riel.
Vous allez chercher de l'or en rivi�re
sans pelle ni pioche ni tamis ?
Voil� le grand d�fi de tout prospecteur.
D�couvrir ce qui se cache sous ses pieds.
Deux solutions : beaucoup de travail ou beaucoup de chance.
Je travaille sur une 3e solution...
depuis des ann�es. Plus simple, plus rapide.
Plus certaine.
Et aujourd'hui, je crois l'avoir trouv�e.
Vous ne me croyez pas ?
Sans vous vexer, franchement, j'ai du mal.
C'est dr�le. En g�n�ral, les gens ne me croient pas.
Quand ils me croient, ils veulent me tuer.
C'est quoi, cette id�e ?
Je vous ai dit que j'�tais chimiste.
C'est une id�e de chimiste.
Une formule.
Abracadabra ?
Non.
Une substance divinatoire.
Une substance divinatoire
que vous m�langez � l'eau de la rivi�re ?
Cette formule, cette substance,
appelez �a comme vous voulez...
En tant que scientifique,
l'avez-vous test�e ?
Eli, r�veille-toi !
Quoi ?
Je me sens pas bien.
Tu te sens pas bien ?
Merde ! Qu'est-ce que t'as ?
Je sais pas.
T'es tout gonfl�. Et ton cou !
Tu ressembles...
� un de ces chiens, l�...
- Un mastiff. - Va chier, je suis malade !
Redresse-toi. Laisse-moi voir.
Tu dois avoir un litre de sang l�-dedans !
Tu peux tenir en selle ?
Je sais pas.
Je suis gel� !
Je suis fatigu�, Charlie.
Je sais.
Vraiment fatigu�.
Dors.
Je suis l�.
Vous voil� enfin, mes mignons.
Papa !
Je vous ai cherch�s partout.
Papa !
Approchez,
que je vous serre dans mes bras.
�a va mieux ?
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Eh bien, ce monsieur nous a rendu visite cette nuit.
Ton cheval a morfl�.
Il lui a fonc� dessus.
Les chevaux m'ont r�veill�.
Quelle nuit, putain !
J'ai r�v� de papa cette nuit.
Alors �a, c'est parfait !
J'en peux plus de ce coin.
�a pue la mort. Tout est tremp�.
On se casse !
Qu'est-ce que tu fous ? On y va !
J'ai trop chaud.
C'est �a que vous cherchez ?
Reculez.
Reculez !
Qu'est-ce que vous avez ?
Vous ne dites pas : "Je peux tout expliquer" ?
Ramassez �a.
Tournez-vous.
Accrochez-le � votre poignet gauche.
Je veux voir votre main.
Bien.
Et l'autre.
Si je vous l'enl�ve, vous vous taisez ?
On attend vos amis ?
Comment peut-on �tre fourbe � ce point ? D'o� vient cette duplicit� ?
La cupidit� ? Je n'avais pas senti �a en vous.
Taisez-vous ou je vous remets le b�illon.
Vous pensez qu'ils me tueront ?
Ils ne me tueront pas.
Pas tout de suite.
D'apr�s vous, votre Commodore veut quoi ?
Il a essay� de me voler � Oregon City.
Il veut ma formule, mon invention.
Et alors ?
Alors, vos amis...
Vos amis viennent ici pour me torturer.
Pour me torturer. Vous le saviez pas ?
Ils me couperont les doigts,
me br�leront les pieds,
m'arracheront les yeux...
me tortureront jusqu'� ce que je parle.
Je peux vous poser une question ?
Vous allez regarder ?
Vous allez tout noter dans votre carnet d'aventures ?
Warm...
Ce monde...
est une horreur.
Une horreur.
Il a cess� de parler, n'a plus dit un mot.
Il a regard� le jour se lever par la fen�tre.
Allons-y.
Vous ne pensez pas que vous faites une erreur ?
Je ne sais pas.
Sans doute.
On s'y prend comment avec Warm ?
Comme d'habitude.
D'habitude, y a pas de Morris.
Morris nous livre Warm. On s'isole et on finit le boulot.
T'es pr�t ?
Oui.
Tu surveilles l'arri�re.
J'ai failli te flinguer !
Ils sont pas l� !
Ils sont o� ?
Partis.
Il y a quatre jours !
Morris a laiss� un mot. Merde !
"Chers messieurs,
"je suis au regret de vous annoncer que Hermann Kermit Warm
"a brusquement disparu.
"Il a d� profiter d'un convoi pour quitter la ville.
"Je pars sur ses traces.
"Bonne chance. Cordialement, John Morris."
"Hermann Kermit Warm a brusquement disparu ?"
Il se fout de qui ?
Il se fout de qui, ce trou du cul pr�tentieux ?
On aura essay�.
On fait quoi ?
On continue.
On avait dit entre Jacksonville et Mayfield.
On n'est qu'� Jacksonville.
Et la mission, c'est pas Jacksonville ou Mayfield.
La mission, c'est buter Warm !
Tu devrais le dire plus fort, il a pas entendu.
Rien � foutre
que Warm soit � Mayfield ou ailleurs.
On y va et on finit le travail.
On rentre quand � la maison ?
Quand on a fait le boulot, Eli.
On dirait qu'ils ont de plus en plus d'avance.
On est rest�s longtemps dans la for�t ?
Tes maladies et ta poisse notoire ont pas aid�.
- C'est s�r. - Tu veux dire quoi ?
Que c'est ma faute ?
Oui, un peu. Non ?
Et tes cuites � r�p�tition ?
�a fait pas perdre de temps, �a ?
Les jours o� tu tiens plus en selle ?
L'autre matin, quand tu t'es gerb� dessus ?
Ma poisse notoire !
Mon cul !
Il faudra bien en finir un jour avec cette barbarie.
En finir avec cette violence, trouver une solution,
en inventant une soci�t� nouvelle.
Une soci�t�...
o� les rapports humains seraient r�gis par la fraternit�
et l'absence de profit.
Une soci�t� sans cupidit�.
Vous �tes d'accord ?
Quel rapport avec votre formule ?
Vous cherchez de l'or. Comme tout le monde.
Oui, mais...
pour moi, l'or n'est qu'un outil.
Je ne plaisante pas.
Pour fonder une soci�t� nouvelle,
qui se consacrera non pas au profit ni � l'or,
mais � son d�veloppement spirituel, � sa subsistance,
� l'�ducation de ses enfants.
Et vous allez la cr�er o�, cette soci�t� ?
� Dallas.
Dans le nord du Texas.
Des gens attendent d�j� l�-bas.
D'autres viendront d'Europe.
On dirait que je vous ai perdu.
John ?
Vous m'avez parl� de votre p�re.
Vous l'avez quitt� car il n'y avait pas de place pour vous.
En ce qui me concerne...
j'ai quitt� ma famille par haine,
mon p�re �tait la personne que je m�prisais le plus au monde.
Je m�prisais tout de lui.
Je croyais m'�tre lib�r� de tout �a jusqu'� ce soir.
En vous �coutant, je me rends compte
que la plupart des choses que j'ai cru faire,
ces derni�res ann�es,
librement,
les opinions que je croyais personnelles,
d�coulaient de ma haine pour cet homme.
J'ai 35 ans.
Et ma vie est comme un barillet vide.
"Cher Ma�tre, Cher ami,
"Apr�s m�re r�flexion,
"je reviens sur les directives
"que je vous donnais dans ma derni�re lettre.
"J'accepte l'h�ritage de mon p�re
"et vous prie de transf�rer 3 000 dollars
"� la Project Bank de San Francisco.
"Pour finir,
"je ne serai pas � Washington avant l'an prochain.
"Je vous envoie mon amiti� et vous serre la main.
"Bien � vous,
"John Morris."
C'est nous.
W & M - Warm et Morris.
La marque de notre soci�t�.
Qu'en pensez-vous ?
�a me pla�t.
J'en suis ravi.
�a me pla�t.
Le type est venu ici parce que �a s'appelait Mayfield
ou �a s'appelle Mayfield depuis qu'il est l� ?
Peut-�tre que tout lui appartient.
En tout cas, ils aiment ce nom.
Bonjour.
On cherche un certain Warm.
Petit, la peau sombre.
Il serait pass� ici il y a quelques jours.
Je saurais pas vous dire.
Non ?
Et un homme grand, brun, la quarantaine ?
Je sais pas. Je me m�le pas de...
"Il se m�le pas de..."
Sers-nous du whisky.
Ordinaire ou Mayfield ?
Ordinaire. Une bouteille, deux verres.
Vous cherchez quelqu'un ?
C'est � moi qu'on s'adresse ici pour savoir ce qui se passe.
Et vous �tes ?
Mayfield.
Le grand homme en personne !
Mon fr�re et moi cherchons un certain Hermann Warm.
Petit, la peau sombre.
Il a d� passer
il y a 5 ou 6 jours.
Warm ? Non, je vois pas.
C'est un ami � vous ?
Il a une dette envers notre employeur.
Le Commodore, � Oregon City.
Nous sommes les fr�res Sisters.
Enchant�e, messieurs.
Vous comptez rester longtemps ?
�a d�pend.
On part � la premi�re heure.
�a d�pend.
Pourquoi tu racontes ta vie ? Le Commodore, les fr�res Sisters.
T'as vu comme elle �tait honor�e de nous recevoir ?
Et puis, j'aime bien mesurer notre r�putation.
Contrairement � toi, fr�rot, je suis fier de ce que je fais.
Tu veux dire quoi ?
Tu vas boire comme un trou et tu seras malade comme un chien.
T'oublies quelque chose.
Je vais baiser comme un lapin.
Encore une journ�e de foutue.
Faites pas attention � lui. C'est un vieux grincheux.
Il peut se servir tout seul.
Pardon ?
Il peut se servir tout seul !
Mais bien s�r.
Ah, il est r�veill� !
Regardez-moi �a !
Le grand gar�on !
Tu vas o� ?
T'as vu tous ces ratons laveurs ?
Ces ratons laveurs morts ?
Fait pas bon �tre un raton laveur, par ici !
On pourrait faire comme si...
vous m'offriez cette �tole.
Et que c'�tait pour vous un objet pr�cieux.
Vous voyez ?
Avec un petit mot gentil.
- Tenez. - Mais non.
Avec un mot gen...
Des mots simples.
"J'ai pens� qu'il pouvait faire froid."
Je vais partir et vous me donnez �a.
"J'ai pens� qu'il pouvait faire froid."
Non, il faut...
"Cette �tole..."
Prenez-la.
"Cette �tole...
"c'est un peu de moi qui voyagera avec vous."
Cette �tole, c'est un peu de moi...
Avec vos yeux... Regardez-la.
Avec du sentiment.
Cette �tole, c'est...
un peu de moi qui voyagera avec vous.
J'y ai vers� une goutte de mon parfum.
Oui.
Je peux vous voler un baiser ?
- Oui. - Non.
C'est vous qui dites �a.
Je peux vous voler un baiser ?
Oui.
Quelque chose ne va pas ?
Je vous ai fait mal ?
Non, pas du tout.
Vous �tes si doux...
Et gentil. Je n'ai pas l'habitude.
Laissez-moi, s'il vous pla�t.
Laissez-moi.
Mais je paierai.
Je dois partir.
S'il vous pla�t.
Faites attention.
Attention � quoi ?
May-field.
Te voil�.
Va-t'en.
Charlie, r�veille-toi.
Il faut se r�veiller.
Ils arrivent.
L�ve-toi.
Je veux pas.
L�ve-toi.
Maman dit qu'il faut se lever.
Mets tes bottes.
Tu peux te battre ?
- Tu peux te battre ? - Je suis pas au mieux.
Ne me gerbe pas dessus.
On s'appr�te � quitter Mayfield ?
D'accord.
On se calme.
On a de l'argent.
Combien Mayfield vous paie ?
Tu vivras pas assez longtemps pour le savoir.
C'est dr�le, y a tellement peu de mots
pour d�crire les choses � Mayfield.
Whisky de Mayfield, h�tel de Mayfield...
Mayfield de Mayfield,
connerie de Mayfield...
Laisse-moi faire.
Ratons laveurs de Mayfield.
�coutez...
Mon fr�re est so�l.
Dites-nous combien vous voulez.
Non, Eli.
C'est pas une affaire d'argent...
mais de r�putation.
�tre ceux qui ont flingu� les fr�res Sisters.
Ferme-la, maintenant.
Le prestige.
Mon Dieu...
Warm a dit qu'il avait besoin d'argent
pour son affaire de prospection.
J'ai rien compris � son truc.
Je l'ai pris pour un guignol.
Mais quand j'ai vu Morris,
je me suis dit que si le Commodore s'y int�ressait,
�a devait valoir le coup.
Morris nous a laiss� une lettre ?
Non. Il voyageait avec Warm, c'est tout.
Ah ouais ?
Pourquoi t'as voulu nous flinguer ?
Je r�p�te. Apr�s, je cogne.
Quand j'ai compris que Warm avait un truc de valeur,
j'ai lanc� des hommes � leurs trousses.
Maintenant, y a d'autres types apr�s Warm.
Bon, Mayfield.
Tu vas pas aimer ce qui suit.
Mais c'est le prix � payer quand on se m�le de nos affaires.
Ouvre ton coffre.
Jamais.
Merde !
Trouve un truc � leur dire.
Suite �...
un encha�nement d'�v�nements dramatiques...
dont...
elle porte l'enti�re responsabilit�,
Mayfield est morte !
Non, pas comme �a.
T'as rien de plus positif � leur dire ?
Mon fr�re et moi, on a une bonne nouvelle.
Vous pouvez changer le nom de votre ville de merde !
En tout cas, on sait un truc,
Morris est pass� � l'ennemi.
J'ai jamais appr�ci� le bonhomme,
mais l�, je dois dire que c'est le pompon.
Y a un truc que je comprends pas.
Que peut bien avoir Warm de si int�ressant ?
Le Commodore lance des hommes � sa poursuite.
Mayfield lance des hommes � sa poursuite.
Et Morris qui retourne sa veste. Qu'est-ce qu'il a ?
Il d�tiendrait une formule.
Un produit chimique.
Quand tu le verses dans la rivi�re,
l'or devient lumineux
et t'as plus qu'� le ramasser.
Tu crois quand m�me pas � ces conneries ?
Des cingl�s avec des produits miracles, on en a vu.
Mais celui-l�, le Commodore y croit.
Pourquoi tu m'en as pas parl� avant ?
J'avais ordre de pas le faire.
Tu me caches autre chose ?
Les ordres du Commodore sont formels.
Avant de tuer Warm,
on doit lui soutirer, par tout moyen de violence n�cessaire,
la recette de sa formule.
Autrement dit le torturer ?
Plus ou moins.
Combien les hommes de Mayfield ont d'avance sur nous ?
S'ils sont aussi cons que ceux qu'on a flingu�s,
ils doivent pas �tre loin.
On est bien, ici.
Il y a comme une �nergie fortuite.
�a veut dire quoi "�nergie fortuite" ?
�a se ressent, idiot !
Tu sais quoi, frangin ?
On n'est jamais all�s aussi loin, tous les deux.
Tu veux dire entre nous ?
Dans la conversation ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
En ligne droite !
On n'est jamais all�s aussi loin en ligne droite !
Putain, c'est Babylone, ici !
Quand on trouvera Warm,
pas la peine de chercher un coin tranquille.
Y en a pas ici.
Surtout, tout le monde s'en fout !
On peut vraiment tuer qui on veut ici.
Tout le monde est occup� � autre chose.
Y a quoi, l�-dedans ?
Un h�tel ?
Alors, allons-y.
�a a l'air cher, non ?
Justement !
Ici, ce sont les water-closets.
Et l�, la salle de bains avec de l'eau chaude.
Et voici votre chambre.
Charlie, viens voir !
Viens voir !
Un baume dans un moment d'incertitude.
Je pensais � un truc.
On pourrait rentrer � Oregon City et dire qu'on les a pas trouv�s.
On raconte quoi au Commodore ?
La v�rit�.
Morris s'est barr� avec Warm, destination inconnue.
On peut pas les retrouver sans le moindre indice pour nous guider.
Et...
on sait m�me pas si les tueurs de Mayfield les ont attrap�s.
Tu veux en venir o�, fr�rot ?
Entre ce qu'on a gagn� � Mayfield,
ce qu'on a � la maison et le reste, on a assez
pour larguer le Commodore une fois pour toutes.
Pourquoi on ferait �a ?
T'as jamais song� � arr�ter ?
Pour faire quoi ?
Je sais pas.
On pourrait ouvrir un magasin.
Quel magasin ?
�coute.
On en a bav� tous les deux.
On est en vie, encore assez jeunes. C'est une porte de sortie.
"Magasin" ?
"Porte de sortie" ? C'est quoi ces conneries ?
On a �tabli une chose :
tu as envie d'arr�ter.
Alors, arr�te.
�a veut dire quoi ?
Si j'arr�te, tu continues ?
Bien s�r que je continue.
Il me faudra juste un nouvel �quipier.
Rex m'a propos� ses services.
Rex, c'est un chien qui parle.
Il ob�it comme un chien.
Je pourrais demander � Sanchez.
Tu compterais vraiment sur Sanchez
et sur cet idiot de Rex pour te prot�ger ?
Parce que tu me prot�ges ?
C'est ce que t'as besoin de te raconter
pour rester le gentil Eli ?
Mais on est les fr�res Sisters.
Les fr�res Sisters.
Toi et moi.
Tu as pris ta d�cision. �a me va.
Et �a plaira aussi au Commodore.
Donc,
on finit ce boulot
et on se s�pare.
Pourquoi tu dis �a comme �a ?
"On se s�pare" ?
Tu veux que je le dise comment ?
Si je reste avec le Commodore
et si tu ouvres ton magasin...
Tu veux dire qu'on ne se verra plus ?
Bien s�r qu'on se verra.
Quand je passerai en ville.
Si j'ai besoin d'une chemise ou de cale�ons.
T'as besoin de me parler si mal ?
De choisir ces mots ?
De garder la conversation � un niveau aussi trivial ?
C'est parce que t'as bu ?
H�, frangin !
Qu'est-ce que tu fais ?
J'ai une putain de nouvelle.
Je sais o� ils sont !
Qu'est-ce que tu dis de �a ?
Tu m'as entendu ?
Oui.
C'est tout ce que �a te fait ?
�a va pas ?
Tu te souviens d'hier soir ?
Oui.
Et ?
Tu te rappelles que tu m'as gifl� ?
Je t'ai gifl� ?
Je t'ai gifl� ?
Fais pas semblant.
Fais pas celui qui se rappelle pas.
Tu m'as gifl� en public.
Alors je te le dis droit dans les yeux : je m'en vais.
Non, attends.
Qu'est-ce que tu veux ?
C'est parce qu'on s'est gifl�s en public ?
Je te gifle, tu me gifles, et on est quittes ?
Alors, vas-y, frappe-moi.
Nom de Dieu !
C'est quoi ton probl�me ?
Je t'ai gifl�, pas balanc� une pelle dans la gueule !
Tu vois ? Tu te souviens.
J'entends plus rien.
Ce matin, je me suis r�veill� dans un bordel.
J'ai pens� : Si j'allais voir les bureaux de concessions ?
J'y suis all�
en demandant si un Hermann Kermit Warm
s'�tait enregistr�.
Rien.
J'allais abandonner
et boum, �a m'est venu.
J'ai demand� s'il y avait quelque chose au nom de John Morris.
Et l� :
American River, Folsom Lake, bingo !
Maintenant on sait o� ils vont.
J'aimerais bien voir comment ils font.
Une nouvelle id�e de reconversion ?
D'abord les chemises. Et maintenant chercheur d'or ?
J'avance, fais comme tu veux.
Allez, Tub.
Folsom Lake ?
Par l� !
C'est loin ?
� peu pr�s une journ�e !
On leur tombe dessus demain.
Viens, Tub.
Allez.
Mange un peu d'herbe.
Je suis d�sol�, mon vieux.
Vous croyez que c'est eux ?
Oui.
Ils sont arriv�s plus vite que pr�vu.
- On fait quoi ? - On les tue.
- Pas �a. - Pas quoi ?
On tue pas les gens comme �a.
On les tue, on les enterre.
Quand le Commodore r�alisera, on sera loin.
On ne travaille plus pour le Commodore.
Pourquoi vous �tes l�, alors ?
On ne travaille plus pour le Commodore.
�a t'est venu comme �a ?
Oui.
T'as dit : "On ne travaille plus pour le Commodore."
Oui.
T'es un g�nie, Eli.
Un putain de g�nie.
Comment �a t'a travers� l'esprit ?
Tu vas faire quoi de nous ?
Nous flinguer comme des lapins ?
Nous perdre dans la for�t ?
Qu'est-ce qu'on fait d'eux ?
On les laisse l�.
Qu'ils s'entretuent ou se fassent bouffer,
je m'en fous.
On prend les chevaux et les mules.
On exploite une derni�re fois la rivi�re et on part d'ici,
sans jamais revenir.
D'accord. Et on laisse le mat�riel ?
On voyage l�ger.
On pique sur Sacramento, on s'�quipe et on va ailleurs.
Y a quelqu'un ?
Y a quelqu'un ?
Vous m'entendez ?
Oui.
Qu'est-ce que vous voulez ?
On a une concession en aval.
On est � court de provisions.
Vous avez rien � nous vendre ?
On vous paie au prix de San Francisco.
Ils n'ont pas l'air de prospecteurs.
C'est pas des prospecteurs.
J'ai pas entendu votre r�ponse.
Parce que j'ai pas r�pondu.
N'avancez plus.
Il va falloir se battre. Votre arme est charg�e ?
Oui, je crois.
Sortez-la, merde.
Restez o� vous �tes. Je ne le r�p�terai pas.
Nous n'avons rien � vendre.
Retournez d'o� vous venez !
H�, Morris !
Nous laissez pas l� !
John, attention !
- Hermann ! - �a va.
�a va.
Laissez-nous vous aider !
Laissez-nous vous aider !
Donne-nous les cl�s, abruti !
Vous ne vous en sortirez pas !
John, on est vraiment en inf�riorit�.
T'attends qu'on cr�ve tous ?
Les ratons laveurs de Mayfield ?
�a y ressemble.
Les gars !
Avant que �a d�g�n�re, on a une nouvelle pour vous.
Mayfield est morte !
Vous serez jamais pay�s !
Vous trouvez que �a vaut le coup ?
Tant que vous nous voyez, vous leur tirez dessus.
D�s qu'on a travers� et que vous nous voyez plus,
arr�tez de tirer.
C'est clair ?
Pr�t ?
Enfoir� !
Notre P�re qui �tes aux cieux,
que Votre nom soit sanctifi�.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Si Morris est d'accord, voil� ce que je propose.
Vous gardez la moiti� de ce que vous tirez de la rivi�re.
L'autre moiti� ira � la Compagnie.
La Compagnie, c'est vous et Morris ?
Oui.
Enfin, non. Pas exactement.
La Compagnie est notre projet de phalanst�re.
De phalanquoi ?
Phalanst�re.
Une communaut� que nous allons fonder au Texas.
Un lieu de vie id�al r�gi par les lois de la d�mocratie
et du partage.
Si vous le dites.
Quelque chose vous g�ne ?
C'est vos affaires.
Donc, la moiti� de ce que vous ramasserez ?
�a me va.
� moi aussi.
Excellent.
Ne me demandez pas.
Je ne suis pas d'accord avec ce qui se trame.
J'en suis toujours,
mais je reste sur mes gardes.
Pourquoi tu me regardes pas quand tu dis �a ?
Regarde-moi, fils de pute.
Messieurs !
Je te regarde, Charlie Sisters.
Tu sais ce que je vois ?
�a suffit. Je vous en prie.
Je vais me coucher.
- Vos jambes vous font souffrir ? - �a va.
Bonne nuit, Hermann.
Bonne nuit.
Il va falloir qu'il change.
Il se m�fie de vous. �a se comprend.
Il changera. Nous changerons tous.
Nous n'avons pas le choix.
C'est la formule.
Elle est tr�s caustique. Et la diluer ne sert � rien.
Il faudra se graisser la peau.
Vous avez d�j� prospect� ?
Il y a deux jours.
Et �a marche ?
Au-del� de ce que j'imaginais.
Qu'est-ce que vous foutez ?
On n'a pas sommeil !
�a sert � quoi que je monte la garde si vous dormez pas ?
Venez nous rejoindre. �a vous fera du bien.
Viens, �a sert � rien.
On va pas se coucher.
T'y crois vraiment, � cette histoire
de soci�t� id�ale de mes couilles ?
Tu veux que je r�ponde quoi ?
Je sais pas.
Un mec un peu malin pense forc�ment
que c'est de la connerie en barre.
Et pourquoi je suis l� ?
Comme nous.
Pour l'or !
L'or, bien s�r.
Mais pour en faire quoi ?
Le claquer, tiens !
Tu crois que vous aurez le temps ?
Entre les cadavres que vous tra�nez, le Commodore, ton ivrognerie.
Avec les poches pleines,
vous ne ferez pas de vieux os.
Ta soci�t� id�ale changerait quelque chose ?
Pour vous, je ne sais pas.
Pour moi, oui.
Ou alors...
c'est une arnaque.
Un gros pi�ge � pigeons.
C'est �a ?
Je vais te dire un truc, John Morris.
T'es qu'un putain de trouduc arrogant.
Je vais te dire un truc, Charlie Sisters.
Je me fous de ce que tu penses.
Si jamais tu penses, bien s�r.
Merde.
Tub ?
Eli.
Qu'est-ce que vous faites l� ?
Pas grand-chose.
Je montais au barrage, voir le niveau de l'eau.
Vous voyez �a ?
Oui. J'ai l'impression que Charlie change.
Vous voulez dire qu'il n'essaiera plus de nous tuer ?
C'est un peu curieux de parler de �a avec vous, non ?
Autant voir les choses en face.
Un jour, j'ai demand� � John Morris
comment il s'�tait retrouv� au service du Commodore.
Il m'a r�pondu quelque chose comme :
l'envie d'en finir avec sa famille
et le d�sir d'aventure.
Ce sont des raisons valables.
Et vous, comment en �tes-vous arriv�s � �a ?
Ma question vous g�ne ?
Non.
Mais c'est une longue histoire.
Charlie a toujours �t� violent.
Quand il se bagarrait, �a se terminait souvent mal.
Quand vous tuez un homme,
vous avez forc�ment son p�re, son fr�re ou ses amis sur le dos
et il faut tout recommencer.
De fil en aiguille,
il a fallu que je l'aide.
C'est mon fr�re.
�a va ?
Asseyez-vous.
Je ne sais pas.
C'est s�rement la chaleur.
Attendons un peu, �a va passer.
Je suis d�sol�.
J'ai perdu mon cheval.
Il est mort, je veux dire.
Tub est mort.
C'�tait un cheval m�diocre.
Je ne pensais pas que �a me ferait cet effet-l�.
Quand on �tait m�mes,
Charlie a tu� notre p�re.
C'est moi l'a�n�.
J'aurais d� le faire.
Vous le regrettez ?
Oui.
Apr�s �a, Charlie n'a plus jamais �t� le m�me.
C'�tait une journ�e agr�able, non ?
Tu t'entends bien avec Warm ?
Et toi avec Morris ?
Vous avez parl� de quoi ?
De nous,
du Commodore,
de papa.
La conversation est facile avec lui.
Tu sais...
Je me demandais...
Comment va r�agir le Commodore en nous voyant pas revenir ?
Il enverra des hommes apr�s nous.
Il faudra se d�barrasser d'eux.
Puis des suivants
et de tous ceux qu'il enverra � nos trousses.
Dire que tu voulais arr�ter !
On a une saison de sang devant nous.
Et puis, t�t ou tard,
pour mettre un terme � tout �a,
il faudra tuer le Commodore.
Et apr�s ?
Tu prendras sa place ?
Charlie ?
Tu prendras la place du Commodore ?
Tu y penses depuis quand ?
Quand vous aurez vers� le produit,
Morris et moi remuerons l'eau pour augmenter le champ d'illumination.
D�s que la formule agira,
attrapez vos seaux et au travail !
Pas de temps � perdre.
Pr�ts ? John ?
Pr�t.
Et on arr�te !
Qu'est-ce qui se passe, Warm ?
Attendons.
L� !
L� ! Regardez !
Messieurs, rappelez-vous, d�s que �a br�le,
faites une pause et rincez-vous.
Attention !
Charlie, viens te rincer !
�a dispara�t.
�a dispara�t.
Comment ?
C'est en train de dispara�tre !
Qu'est-ce que tu fais ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Faut tout balancer !
Repose �a !
Esp�ce d'imb�cile !
Hermann, non !
Ferme les yeux !
Il faut te rincer !
Charlie ?
Aide-moi.
Aide...
moi.
Aide-moi.
Je peux faire quelque chose pour vous ?
Morris.
C'est vous, Morris ?
Oui, c'est moi.
John, o� �tiez-vous pass� ?
Je ramassais du bois pour le feu.
John...
J'ai l'impression de vous conna�tre depuis longtemps.
Je regrette que vous soyez mort avant moi.
Je voulais vous aider.
Je voulais �tre votre ami.
Vous �tes mon ami, Hermann.
Merci.
Je dois avouer que les meilleurs moments de ma vie,
je les ai pass�s dans la nature du Far West,
avec d'abondantes r�serves de b�ches de pin sur le feu,
j'�tais l�...
je m'asseyais, jambes crois�es,
profitant de cette douce chaleur,
et je regardais la fum�e bleue s'�lever dans les airs.
Pour rien au monde je n'�changerais
ces moments de libert� absolue
contre le pr�tendu confort de la civilisation.
Serrez plus !
Monsieur ?
Y a des hommes qui vous cherchent.
Quels hommes ?
Dans la rue. Trois hommes.
Rex...
Merde !
Eli ?
Oui !
Il para�t que Charlie est hors-jeu.
Tu veux quoi ?
Moi ?
Rien.
C'est le Commodore qui m'envoie.
Il y a une porte derri�re ?
Charlie, l�ve-toi.
Tu m'entends ?
Oui, j'arrive !
Sortez de l�.
Merde.
Il faut que je vienne te chercher ?
J'arrive !
Balance tes armes et montre tes mains.
C'est bon.
Y en a d'autres derri�re toi ?
Arr�te ! Donne-moi �a !
Allons-y.
Allez, Charlie.
Les chevaux...
Mets les chevaux � l'abri !
Bouge pas.
T'en veux ?
Rex et Sanchez,
et les derniers qu'on connaissait m�me pas...
Tu crois qu'on fait bien de remonter vers le nord ?
Tu sais bien pourquoi on y va.
Tu sais ce qu'il nous reste � faire ?
J'ai perdu la main qui me servait � travailler.
Tu seras seul sur ce coup.
T'as honte de moi ?
Tu penses vraiment ce que tu dis ?
Les choses ont tellement chang�.
Dans une semaine, on sera � Oregon City
et je tuerai le Commodore.
Depuis quand on n'a pas essay� de nous flinguer ?
Je sais pas.
Trois, quatre jours ?
Tu trouves pas �a bizarre ?
Tu passes la porte d'entr�e,
tu prends l'escalier � droite.
Tu montes, tu tournes � gauche.
Son bureau, c'est la 2e porte � gauche.
Il a combien d'hommes avec lui en g�n�ral ?
Un qui est assis devant le bureau
et un autre dans une pi�ce un peu plus loin.
Vos condol�ances...
Putain !
Tu dois �tre d��u.
Oui.
Un peu.
Monsieur, je crois que personne d'autre ne viendra.
Peut-on fermer le cercueil ?
Bien s�r.
Attendez.
S'il vous pla�t !
Juste pour �tre s�r.
Si vous approchez encore, je tire dans le tas !
C'est nous, maman.
C'est tes fils !
Charlie et Eli !
Mes fils ?
Mon Dieu...
Pourquoi vous �tes revenus ?
Pour te voir, maman.
Si vous venez vous cacher ou fuir quelque chose,
faites demi-tour, je ne veux pas vous voir !
On est fatigu�s, maman. On veut rentrer � la maison.
On est venus te voir.
Je le jure !
S'il te pla�t !
Vous sentez mauvais.
Je vois qu'il te manque quelque chose.
On en parlera plus tard.
Du caf� ?
Merci.
Tu sais, je...
Je vous attendais pas, t'imagines bien !
Oui, �a tu le sais.
C'est chaud ?
Trop chaud ?
Adaptation : Pascale Joseph
Sous-titrage : HIVENTY
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