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Original subtitles

MON AMI DAHMER

INSPIRÉ D'UNE HISTOIRE VRAIE

C'est une personne ?

En vie ?

Elle est célèbre ?

En quelque sorte.

Je la connais ?

C'est un garçon ?

Il habite près d'ici ?

Bon sang !

Hé, c'est qui, au fond ?

Pourquoi tu es debout ?

Hé, petit. Assieds-toi.

Assieds-toi.

On pourrait encadrer la baie vitrée de "rizeaux".

C'est une idée.

Jeff.

Tu rentres déjà ? Je te croyais au tennis.

Maman, je t'ai dit que la saison est finie.

Désolée, Jeff. Voici M. Burlman, mon décorateur.

Jeff, voici M. Burlman.

Enchanté, Jeff.

Ne t'inquiète pas.

- C'est juste... - C'est une paralysie.

Une petite paralysie.

Ne fais pas ça.

Il a du talent.

J'ai entendu ça, Mme Dahmer. Merci beaucoup.

- Ces fenêtres sont spectaculaires. - Très doué.

Je vous ai dit que j'ai trouvé des "rizeaux" en dentelle.

Je sais pas.

Des "rizeaux"...

Je veux pas rater "Monty Python".

Hé, suis mon regard. Tu captes ?

N'en dis pas plus !

Hé, Dahmer.

Y a quoi dans le sac ?

Un chat mort ?

Ouais, je vais le dissoudre.

Dans de l'acide.

Quoi ? N'importe quoi !

- Tu l'as eu où, l'acide ? - Mon père est chimiste.

J'en ai facilement.

Oui, c'est ça.

Venez voir si vous me croyez pas.

L'acide est un peu dilué,

alors dissoudre la chair prend environ un mois.

Pourquoi tu fais ça ?

J'aime les os.

Ça m'intéresse, ce qu'il y a à l'intérieur.

Quelles conneries !

Des animaux morts. De l'acide.

Je parie que c'est juste de l'eau boueuse.

J'ai trouvé ça il y a un mois, rue Hampton.

La chair est presque entièrement dissoute.

Mais bien sûr.

T'es trop bizarre, Dahmer !

- Comment était ta journée, papa ? - Comme toujours.

Mme Demenson a lu...

T'as un produit plus fort, qui dissout plus vite ?

À propos de la cabane, Jeff...

Laisse parler ton frère. Vas-y.

C'est une araignée qui parle à Wilbur, un cochon.

Un boucher va le tuer.

Eh, ben ! Je vais voir, Jeff.

Laisse ton frère prendre la cuisse.

Mais... j'aime la cuisse.

Il y a plus de blanc de poulet. Donne-lui la cuisse.

- Tu veux... - Comment ça a été le tennis, Jeff ?

Le tennis est fini depuis une semaine.

Mais je peux participer aux simples l'an prochain.

Je sais pas. L'an prochain, tu pourrais faire un sport d'équipe.

- Les patates. - Dans un club.

J'amène les pommes de terre.

- Je suis dans la fanfare de l'école. - Je sais.

Mais la nouveauté amène de nouvelles occasions

de se faire des amis.

Et les amis sont notre lien avec ce monde.

Maman, le poulet est rouge à l'intérieur.

- Non, ce n'est pas vrai. - Si, Joyce.

Vous aimez pas ma cuisine ?

- Non, c'est... - Vous n'aimez pas ma cuisine ?

OK, nouvelles règles. On mange ses erreurs.

- Une pomme de terre ? - D'accord.

C'est ce que je pensais. Certains aiment ma cuisine.

C'est pas normal, ça !

Bonjour, Chrissy !

- Bouge-toi, Dahmer. - Débile.

M. John Backderf, vous avez associé les chloroplastes ?

Oui, on était en train.

- On est à la question 16. - Levez-vous.

- Mme Bowles. Allez. - Maintenant !

T'as tout gâché !

Là-bas, avec Jeff.

Tout de suite.

Jeff, restez sur la même lame. Laissez M. Backderf regarder.

Je vais dans un camp de nature cet été.

En échange, mon père me laisse aller au concert de Neil Sedaka.

- C'est mon chanteur préféré. - Je sais.

Tu veux y aller ?

Euh... Oui.

Hé, petit, tu es à ma place. Bouge de là.

Par ici, tout le monde.

Silence.

Je ne parle qu'aux terminales, alors, les autres, fermez-la.

Vous savez que j'aide à organiser le bal.

On a mis tout notre cœur à préparer l'événement qui est imminent.

Salut, pédé.

- Ce sera... Arrêtez ! - Figg, lâche-moi.

Le vote pour le roi du bal et...

Le vote pour... Ça finit ce vendredi.

Ce sera le meilleur bal jamais organisé. Et pour rappel...

Les secondes, arrêtez !

- Je ne paierai pas tes rideaux. - La ferme.

La semaine prochaine, ce sera la poterie.

La semaine prochaine ? Ça t'intéresse pas !

Il y a quoi, la semaine prochaine ? Je retourne travailler.

- Toi, tu retournes travailler ? - Je retourne travailler.

Notre fils rentrera seul à la maison.

- David a onze ans. - Il a onze ans. Et il est temps.

Tu sais,

elles ont toutes repris le travail et rentrent pas tous les week-ends.

Mais elles, elles sont pas sorties de l'hôpital psychiatrique récemment.

C'est méchant.

Ils vont se taper dessus ?

- Tu vas vraiment me dire ça ? - Ils se disputent juste.

- M'oblige pas à le dire. - De quoi ?

- Laisse tomber. - De quoi ?

Joyce, c'est parce qu'il y a un mois, tu as vu un ovni voler dans la rue

et tu l'as poursuivi en peignoir.

C'était excellent. Les cors étaient parfaits.

Jouez comme ça à votre récital et vous allez décoiffer le public.

On recommence depuis le début.

Trois, quatre.

- Salut, pédé. - Te voilà.

Tu nous as évités toute la journée.

Tu joues au héros, triple idiot ?

Tu vas défendre l'homo avec ton étui à trompette ?

Tu peux jouer avec ma trompette.

Non, je voulais lui dire un truc.

Alors, vas-y.

C'est rien.

J'ai les billets pour le concert de samedi.

Mon père viendra te chercher vers 17 h samedi.

Bonjour, Dave.

Où est ton frère ?

Dans son labo, je crois. Depuis des heures.

Et ta mère ?

Il faut qu'on parle de Jeff.

C'est pas vrai !

Papa ? Tu rentres jamais si tôt.

Ça suffit, Jeff.

- Hé ! Papa ! - Tu passes trop de temps là-dedans.

- Non ! - Tu sais,

tu as eu ton cimetière d'animaux quand tu étais petit,

et maintenant, ça !

- Papa, arrête ! - Non.

Tu as besoin de sortir, de t'ouvrir au monde.

Fais un truc plus normal.

- Je suis dans la fanfare de l'école. - Écoute-moi !

Je sais pas ce qui s'est passé.

Je sais une chose. Tout ça, c'est fini.

Fini. Je la démolis. C'est compris ?

Ça suffit, Jeff.

Assez.

Pris au piège dans ce désert encore un an.

Je sais. La terminale, ce sera pourri.

Attends, attends. Pause. Ça va ?

- Je t'ai eu ! - Tu te fous de moi ? Ça compte pas.

Trop la honte !

- Vous êtes inscrits à une activité ? - Pas pour le moment.

- Le tennis, c'est fini. - La fanfare, c'est en automne.

Rentrez chez vous.

- La journée est finie. - Merci.

Vous pouvez pas traîner ici et rien faire.

Désolé.

- Allez, Joe. - OK, on part.

Tu veux de la bonne ?

Sept dollars. Elle est bonne. Vraiment bonne. Bien forte.

J'en ai plus si tu veux.

C'est quoi, ce sac ?

Je dois ramasser un animal écrasé, mais j'essaie d'arrêter.

Je peux t'en trouver un. Change pas de dealer.

Hé, les mecs ! Vous voulez de la bonne ?

Tu fais quoi ?

Je révise pour les examens.

On peut parler une minute ?

OK, Jeff, écoute.

À propos de la cabane.

Il faut que tu comprennes que parfois,

je m'énerve contre toi, parce qu'il y a des choses en toi

que je n'aime pas chez moi.

Par exemple, je passe trop de temps au labo et je le sais.

Et j'aimerais...

que tu sois plus actif, que tu sois...

Que tu aies les amis que j'ai jamais pu avoir.

Alors...

j'ai quelque chose pour toi.

J'étais au centre commercial.

Je crois que ça va marcher.

Je crois que tu vas avoir l'air impressionnant,

tu pourrais même trouver ça épanouissant.

Je ne sais pas. Qui sait ?

Peut-être qu'une fille va s'intéresser à toi, hein ?

Tu penses pas ?

30 degrés sur la côte nord-américaine,

mais on redescend à 22 ce soir.

Demain sera plus étouffant avec 32 degrés.

Maintenant, on réchauffe les ondes avec...

PROMO 78

Salut ! Ça va ?

- Et ton été ? - Super.

Hé, pédé, tu vas essayer d'être majorette cette année ?

Silence, silence.

Ça suffit.

Merci.

Le cours d'histoire américaine de terminale portera

sur le gouvernement fédéral et nos présidents.

Bien.

Qui peut me dire pourquoi l'histoire est importante ?

Alors ?

Personne ?

Vous.

Vous, là-bas. Pourquoi l'histoire est si importante ?

- Je ne sais pas. - Quoi ?

Parlez plus fort.

Je n'entends pas. Vous disiez ?

C'est important, je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Calmez-vous, silence. Merci.

Je vais répondre.

L'histoire est si importante,

parce que vous ne vous connaîtrez jamais vraiment

si vous ne comprenez pas votre passé.

Bien, allez à la page 10 de votre manuel.

Pour ses cieux spacieux L'ambre de ses vagues de blé

Pour la majesté pourpre De ses montagnes

Au-dessus des fruits des plaines

L'Amérique...

Merci. C'était très beau, Melody.

Superbe, comme toujours.

Suivant.

Jeff Dahmer.

Jeff Dahmer ?

J'hallucine !

Il est trop bizarre.

Attends, tu trouves ?

Il est incroyable !

Zut ! Faut aller en cours.

Je dis ce qui me passe par la tête.

- Qu'est-ce qu'il a, Dahmer ? - Il est fou ou quoi ?

- Je le trouve hilarant. - Oui, c'est nouveau.

Paraît qu'il a fait le gogol en maths.

Il l'a fait toute la semaine. J'appelle ça "faire son Dahmer".

Je lui parle pas trop.

On se voit au tennis, mais c'est tout.

Il est bizarre.

Oh, merde.

J'espère qu'il t'a pas entendu. Sérieusement.

Salut, mec !

Tu veux t'asseoir avec nous ?

Aucune raison qu'un champion gogol s'isole comme ça.

Viens. On a vue sur la cour.

Allez !

Bravo pour tes crises de gogol, mec ! Un grand classique.

On adore !

- Où t'as trouvé l'idée ? - Tu sais quoi ?

Ça me rappelle le décorateur de mes parents.

Il faisait des crises chez nous, jusqu'à ce que mes vieux le virent.

Ah oui, M. Burlman.

- Mes parents l'ont engagé aussi. - Je le savais.

Oui, mais en 5 mois, il a juste ajouté un tabouret rose.

Et des "rizeaux" de dentelle.

Dahmer, t'étais où ?

On devrait créer un fan-club de Dahmer.

Quoi ?

Oui, tu vois, on a plus vraiment beaucoup de temps.

Avec un chef intrépide comme toi, on mettra le bazar dans cette école.

- Finir en beauté. - Et dans le déshonneur.

Si on le fait pas, je vais devoir faire un truc de fou.

Comme tuer le Pape.

Dahmer, regarde. Je t'ai déjà dessiné.

Celui-ci, c'est "Dahmer et un sac de courses".

T'en dis quoi ?

En tant que membre du fan-club de Dahmer,

je me nomme ministre de la Propagande.

C'était pas fait exprès.

Tu vois ce que je veux dire ?

Qui a fait ça ?

C'est vous ?

Tenez-vous correctement.

- Ou sortez de ma bibliothèque. - Mais, je...

N'y songez même pas.

Quel manque de respect !

Pas cool. Honteux.

Qui n'arrête pas de faire ce bruit ?

Les mecs.

Ces filles sont bien trop belles pour nous.

Une cible de choix.

On va faire nos Dahmer.

Alerte ouragan !

Au secours, alerte ouragan !

C'est pas vrai ! Je l'ai mis où ?

Maman ? Bonne nouvelle.

- Bien, vas-y. - J'ai invité des amis.

Tu fais quoi ?

Je croyais que tu avais arrêté.

Ça ? J'en prends depuis que j'étais enceinte de toi.

- C'est bon pour toi. - Retournes-y.

Retourne chez le docteur.

- Retourne chez le docteur. - Je sais pas.

Non, je déteste le docteur.

Il me dit toujours quoi faire. Exactement comme toi.

- T'avais pas arrêté ? - Cherche là.

Comment tu peux écouter du punk ? C'est de la merde.

- T'écoutes Rocket from the Tombs ? - Ils sont du coin.

Et KISS, cette merde que Mike écoute ?

Et ta musique folk, alors ?

Fous-moi la paix.

- Bonjour. - Salut.

Si on restait dehors ?

On devait écouter de la musique piratée, dans ta chambre.

- Mais ma mère dort. - Et alors ?

J'ai trop honte du tabouret rose et des "rizeaux" en dentelle.

- Tu es dans le nouveau club ? - Quoi ?

C'est mon frère. Barre-toi, Dave.

Alors, Lisa Watkins habite toujours dans cette rue ?

On dit qu'elle est pas partie à la fin de l'année.

Vous êtes potes ?

Elle sait pas que j'existe.

Génial. J'ai une super idée.

- Bonjour, je viens pour l'interview. - Pardon ?

Ils m'ont dit que vous feriez une interview.

Je suis là pour le journal du lycée William Dawes.

- "La Lanterne" ? - Oui.

On fait un sujet sur les reines de bal.

J'aimerais vous parler.

J'ai dix minutes, je suppose.

Super. D'abord, j'aimerais savoir :

ça fait quoi d'avoir déjà vécu les meilleures années de sa vie ?

Vous étiez reine du bal...

Attendez. C'est une blague ?

Non, pas du tout. Je suis curieux.

Vas-y !

Votre vie est misérable maintenant que le lycée, c'est fini.

Désolé. Attendez, revenez ! J'ai besoin de réponses.

Excellent. C'était super.

LISEZ "LE PRINCE" DE MACHIAVEL CHAPITRES 1 ET 2

EN SILENCE, MERCI !

- Est-ce que Dahmer est ta muse ? - Quoi ?

Dahmer est ta muse ?

On dirait que si.

C'est pas ma muse.

Tu veux voir ?

C'est Dahmer en forme de cintre.

Tu as du talent.

Merci.

Tu me dessinerais ?

Moi, oui.

OK, prouve-le.

D'accord.

Lève-toi et allonge-toi par terre.

Allonge-toi par terre.

Et fais le mort.

Continuez à lire.

Voilà. Tada !

Il y a du poisson-lune. On remet toutes nos prises à l'eau.

La mère de Victor Kramer l'a vu se masturber avec un aspirateur.

- Quoi ? - Oui.

- Il va bien ? - Je sais pas.

Comment ça, avec un aspirateur ?

Je sais pas. Il a sûrement...

Il a dû mettre sa teub dans le tuyau.

- Je vois pas d'autre façon de faire. - Ça doit faire mal.

Quelle est la différence entre du persil et une chatte ?

Quoi ?

Personne mange de persil.

T'en as attrapé un ? Tiens.

Oh, merde !

Libère-le avec ça et jette-le tout de suite dans l'eau.

Coupe la ligne.

Coupe la ligne, Jeff,

Jeff, merde ! J'ai dit de le rejeter.

Désolé.

Pourquoi tu as fait ça ?

Je voulais juste voir comment c'était, à l'intérieur.

Tu t'en débarrasses, OK ?

Je me sens trop exclu.

- Pourquoi ? - Je joue pas au morpion.

Tu veux qu'on y joue à trois ? Ah non, ça existe pas.

OK. Ça va.

Merci. Neil est là. Cool.

Oui, Ashley vient de me jeter en beauté. C'était drôle.

Quoi ?

Je suis allé la voir après les cours.

J'ai demandé si elle était au club de littérature, elle a dit oui.

Je lui demande son auteur favori, elle me sort James Joyce.

Je lui réponds : "Ouais, j'en ai lu pas mal."

Et demain, je la prends en photo pour l'album de la promo,

pour le club de littérature.

J'avais oublié que tu devais faire ça.

J'ai une idée.

Et si on me mettait dans toutes les photos ?

Tu veux qu'on t'incruste dans les photos de chaque club ?

Comme si tu étais dans tous les clubs ?

J'ai jamais rien entendu d'aussi drôle.

- T'es un génie, Jeff. - On le fait ?

Tout le monde sourit. Allez !

- Ce sera un vrai... - Photo !

- Attends. - J'adore.

Tout le club d'escalade est là, c'est ça ?

- Allez, pour ton père. - Superbes.

- Il y a pas assez de monde. - Allez !

Je fais la mise au point.

Vas-y !

OK, allez !

Vite. Reculez, encore.

Je fais la mise au point.

Prêt. Souriez !

Il fait pas partie des élites de la nation.

La ferme.

Tout le monde est prêt ? Un, deux, trois.

Salut, papa !

J'ai rejoint de nouveaux clubs. Tu peux être fier.

- Bonjour. - Excellente nouvelle.

Ça n'a rien à faire ici, ça.

Ça n'a rien à faire ici. Bonjour, les enfants.

- Pourquoi tu le fais pas, toi ? - Je travaille là-dessus.

Joyce, rends-moi ça. Rends-le-moi.

Je peux poser mes pieds là ?

- Le tabouret rose ! - Mes formules sont là.

Je travaille aussi !

- Mes formules. Écoute. - Je suis une thérapie de groupe.

- Une thérapie de groupe. - Je dois finir ça, s'il te plaît.

- J'ai pas fini. - Donne-le-moi !

C'est rien. Ça leur arrive souvent.

Il a dit quoi à tes parents, Brian ?

Lionel a dit quoi à tes parents ?

- Quoi ? - Toi ! Il a dit quoi à tes parents ?

Il a raconté un truc aux Stevens. Tu leur as dit quoi ?

Je suis pas un Stevens. Ce sont pas mes parents.

Oui, bien sûr. Il leur a dit quoi ?

- Maman. - Quoi ?

- Maman, c'est Derf. - Rien.

Joyce, s'il te plaît, laisse-les en dehors de ça !

Pas touche !

J'ai un travail. J'ai pas besoin de toi.

- Désolé. - T'inquiète.

J'avais oublié que je dois dîner avec mes parents.

On se voit en cours, Dahmer.

Prends pas trop la grosse tête.

Je suis responsable de la réception.

On t'a embauchée comme responsable de la réception ?

- Passe le bonjour à tes parents. - T'en es sûre ?

Regarde ça.

Passez une bonne journée !

Merci.

Juste à temps, les mecs. J'ai fini, là.

Oh, merde, alors ! Regarde ça.

Regarde ça. Regarde ça.

- C'est pas des bébés, hein. - Oh que si !

Vous pouvez faire quelque chose ? C'est dégoûtant ! S'il vous plaît.

C'est quoi, ça ? Et le respect, alors ?

Un peu de décence, jeune homme.

Dites-moi votre nom ! Vous allez devoir payer tout ça.

Monsieur...

Monsieur Backderf, c'était votre idée ?

Oh, la vache !

- Oh, le voilà. - Et merde.

Alors, tu t'es fait virer ?

Presque. Je les ai suppliés de me garder.

J'ai dit que j'y étais pour rien. Et que j'avais besoin d'argent.

On ne peut pas faire ça en public.

À l'école, ça va. Les profs sont des zombies,

mais ces adultes vont nous détruire.

D'accord.

- Pas mal, quand même. - Super.

Attends. Je connais ce type. Dr Matthews.

Dr Matthews, bonjour !

Salut, Michael. Comment vont tes parents ?

Gravement malades.

Pardon ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Rien, je rigole. Ils vont bien.

Ils sont en pleine forme. Ils vont bien.

Super, très bien.

- Et ta toux ? - Elle est passée assez vite.

C'est une bonne nouvelle.

Bon, Michael, messieurs. Soyez sages, d'accord ?

Il court près de chez moi les lundis, mercredis et vendredis.

Je vois.

Moi, il m'attrape les couilles quand je tousse. T'as mieux ?

Je monte devant !

T'as un invité, Jeff ? C'est un de tes amis ?

Je l'ai achetée.

Quoi ?

- Elle n'a que 3 200 km. - T'as payé ?

- Bien sûr, à crédit. - Comment ?

Comment ça ? Mon nom est sur le chéquier.

Oui, c'est ça. Je ne... Rends-moi le chéquier.

C'est pour les courses de la maison. J'en reviens pas.

Je savais que tu dirais non.

- Tu la ramènes demain. - Pas question. Jamais de la vie.

- Je l'ai achetée. - J'ai besoin d'un verre.

Elle est à moi.

Salut, chéri. Les cours se sont bien passés ?

C'était juste des cours.

J'aime ta voiture.

Ça, alors...

Merci.

Moi aussi.

Tu entends ?

C'est un viréo aux yeux rouges.

Ou un coulicou à bec noir.

Dans les deux cas, ils...

Ils ne gardent l'emplacement de leur nid que pendant un an.

Pas pour toute leur vie.

On n'utilise pas le système métrique.

Ce qui, en soi, nous isole du reste du monde.

C'est comme un microcosme de notre politique étrangère, non ?

Tu es un pseudo-intellectuel.

- Ça va, Dahmer ? - Salut.

Et ta trompette ?

J'ai arrêté.

Quoi ? Quand ?

Hier.

T'es sûr de toi ?

Salut, les frimeurs !

Salut, Figg ! Et les affaires ?

Tu veux que je te casse les dents ?

Hé, regardez.

Mon père l'a ramené d'Allemagne.

Il s'est battu contre les nazis ?

Non, c'en était un.

Il a égorgé un juif avec.

Hé, regardez.

- Bon, salut, Figg. - À plus.

Viens.

Viens !

Évite ce type. C'est un vrai psychopathe.

Alors, c'est où ?

Par là, plus loin.

Ouais, mais on va devoir trouver un animal, hein ?

Tiens ça. On va l'essayer.

On chasse des "lapinges".

C'est la saison des canards.

La saison des "lapinges", ouais.

Je l'ai piqué à mon père, il s'en sert pas.

Il s'en sert que pour menacer ma mère sans raison.

Il est à moi, maintenant. Je l'emmerde.

Ils nous ont coupé l'eau à la maison la semaine dernière.

Désolé.

Allez, c'est ton tour.

Allez.

Pas d'armes à feu.

Allez.

Allez.

Truman considérait la politique comme James Madison,

qui vivait 150 ans plus tôt. Comment ça se fait ?

Le président doit négocier jusqu'à ce qu'une loi aboutisse...

M. Dahmer. Ravi que vous ayez pu vous joindre à nous.

- Qu'est ce qu'il a ? - Allez-y, Scott.

Son premier pouvoir est de persuader et de négocier.

Mais quand un président en arrive...

- Tu sens ça ? - Ouais. Il pue.

Les autorisations pour le voyage de la semaine prochaine à Washington

doivent être sur mon bureau demain. Vos parents doivent la signer.

Ça craint d'être vierge.

Les mecs, je veux de la chatte.

Tu veux voir mon dessin ?

Pourquoi pas ?

Tu es King Kong sur le Washington Monument.

C'est pas juste une grosse queue.

Le symbole le plus phallique.

Le Washington Monument.

Steve Duda, Chris Purol.

On doit laisser notre marque à Washington.

T'as une idée ? Quelque chose de géant.

Quoi, alors ?

On fait les gogols devant la Maison-Blanche.

On ne peut pas y aller. Il y a des barrières.

- Mais bien trouvé. - J'ai une idée. Charlie...

Charlie.

Puisque tu es le Noir de service de la classe,

on peut utiliser la Super 8 de Neil

et te filmer déclamant le discours de Martin Luther King

au pied du mémorial de Lincoln.

Je fais du football américain, Backderf, pas le clown.

John Backderf et Neil Davis.

Jeffrey Dahmer et Charlie Smith.

On est à côté.

S'il essaie de te violer en pleine nuit, t'as qu'à frapper.

On est comme des colocs, hein ?

Cette sitcom est trop nulle.

M. Roper.

C'est un idiot.

Il y a "Taxi" juste après.

C'est dur d'être le seul Noir de la classe ?

Tes paumes sont moins noires.

Je me demande si tes organes sont comme les miens.

Tu crois...

que ton estomac est de la même couleur que le mien ?

C'est naze qu'on ait pas rencontré le président.

On aurait pu rester dans l'Ohio et rencontrer nos sénateurs.

- Je te mets au défi. - De faire quoi ?

- Appelle Carter pour le voir. - Jeff, arrête !

C'est quoi le pire qui peut arriver ?

Et le vice-président Mondale ?

C'est impossible.

Si tu veux...

Ça sert à rien. C'est notre dernier jour. On va déjeuner ?

Vous pouvez me passer le vice-président des États-Unis ?

Son bureau, s'il vous plaît.

Merci.

Ça sonne.

- Quoi ? - Ça sonne.

Le mémorial de Lincoln...

Bonjour.

Oui, on vient du lycée William Dawes dans l'Ohio.

Au milieu de nulle part.

On fait partie des meilleurs élèves et du journal de l'école.

On s'intéresse beaucoup à la politique.

Pourrions-nous vous interviewer

en tant qu'assistant du vice-président des États-Unis ?

Nous sommes...

Un instant,

Avenue de la Constitution.

Super.

- J'y crois pas ! - Ça a marché.

Ça a marché.

Quoi ? C'est une blague ?

Dahmer a des couilles. Il est malin.

On a rendez-vous dans une heure.

Vous assistez à des rencontres avec le vice-président ?

Parfois.

Vraiment ? Où est son bureau ?

Attendez. M. le vice-président. Désolée, excusez-moi.

Juste un instant. Ils s'occupent du journal.

Le journal de leur lycée dans...

- L'Ohio. - L'Ohio.

Un État formidable dans le Midwest comme le Minnesota d'où je viens.

Vous voulez faire carrière dans le journalisme, c'est ça ?

Eh bien... je veux devenir dessinateur.

Mais pas pour la télé. Je dessine des bandes dessinées.

Tant que ce ne sont pas des caricatures politiques de moi.

- Non. - Jeune fille ?

- Je veux être professeure. - C'est bien.

Je ne sais vraiment pas.

Vous avez tout le temps pour décider.

Peut-être professeur ? Mais mon père veut que je sois dans l'immobilier.

Et vous ?

La biologie.

Formidable. Une voie à suivre.

Vous serez heureux, quel que soit votre choix.

Et vous pourriez considérer la politique.

Une profession admirable, jeune fille.

- Profitez de Washington. - Merci, monsieur.

Ravis de vous avoir rencontré.

Merci.

- De rien. - Merci.

Merci.

Merci beaucoup.

Je suis le président Mondale, un très bel avenir vous attend.

Merci, mon petit.

C'était bien ?

Ça va ?

C'était génial.

Tu sais que c'est difficile avec ta mère.

Je ne veux rien dire de méchant sur elle.

Simplement...

Elle retourne à l'hôpital ?

Pas exactement. Quand tu étais plus jeune...

Mais la vie prend le dessus et le travail...

Pendant ton voyage, je me suis installé dans un motel.

Il est tout près de la maison.

J'ai pensé que ce serait plus facile pendant que tu n'étais pas là.

On fera ça à l'amiable.

Bonsoir, mon chéri.

Je sais que tu as parlé à ton père. Ça va ?

Tu veux en parler à quelqu'un, maintenant ?

Bon. Repose-toi, mon chéri.

Bonjour. Alors, tu as un rhume ?

Je crois.

J'ai des frissons.

Eh bien...

Ça fait plaisir d'accueillir de nouveaux patients.

Vous allez me faire un examen clinique ?

Tire la langue et dis "ah".

Bon. Les amygdales, ça va.

Tourne la tête, voyons voir ces oreilles.

Vous opérez les gens ?

Pourquoi ?

Tourne la tête.

J'aime soigner les gens,

mais ça me plaît pas d'ouvrir les gens.

Donc il y a ça. Mais je suis presque devenu pédiatre.

Il y a moins de sang.

Exactement.

Et ce qui préoccupe un patient ?

Tu veux dire un psychiatre ?

Détends-toi, d'accord ?

Respire profondément.

Bien.

Encore une fois.

Bon, tu me sembles en bonne santé.

Avant que je te pèse,

ça fait mal quand tu urines ?

Tu es actif sexuellement ?

Quel genre ?

En quelque sorte.

Tu as l'âge.

Bien, baisse ton caleçon.

Bien.

Tousse.

OK, bien, tousse encore.

Et tousse encore une fois.

J'ai fini. Tu peux remettre ton caleçon.

Jeff, le dîner.

Une minute.

Va-t'en.

- Jeff. - Va-t'en !

Derf, elle est bonne, ta mère !

La ferme. T'es dégueulasse.

- C'est pas vrai. - Si.

Oh que si !

Neil, ta mère dépote aussi.

Comme la voiture qu'elle conduit.

La Jaguar ? Ce tas de merde ?

Ta mère est une vraie bombe.

Je me suis branlé en pensant à elle.

T'es taré !

Dans ma chambre, je me suis déjà branlé en pensant à elle.

Je vais pas mentir, moi aussi.

- Je me la suis tapée. - C'est vrai.

- Tu te l'es tapée. - C'est faux.

Quoi, tu t'es pas tapé la mère de ton meilleur ami ?

Vous vous êtes pas vraiment tapé vos mères ?

Vous vous fichez de moi.

Évidemment !

J'aimerais avoir un meilleur ami.

La vache, Dahmer !

J'ai oublié que t'étais là. Tu m'as fait flipper.

On rentre dévaliser le frigo avant que mes vieux rentrent ?

- Éteins ça. - Encore une taf.

Allez.

Attends.

On arrive.

Deux secondes.

Qu'est-ce qu'il a Dahmer ?

Je sais pas.

Quelque chose m'a foutu la trouille le week-end dernier.

Jeff est un peu bizarre.

Oui, mais c'est ce qu'on apprécie, non ?

Les mecs, vous pensez qu'on est méchants avec lui ?

Quoi ? Non.

- Non. Pourquoi ? - T'es sûr ?

Je pense qu'il a l'air d'aimer ça. S'il voulait pas, il le ferait pas.

Non ? Toi, t'en penses quoi ?

Je sais pas. Ça me dérange pas.

Qui veut souffrir sur le siège arrière ?

Je vais devant !

Je l'ai dit en premier !

Elles sont là ?

Dieu merci !

- Enfin ! - Tu les as regardées ?

- J'y ai jeté un coup d'œil. - Non !

Désolé. Regardez-les !

Non, Derf, avant de l'ouvrir, on va chercher Jeff.

Neil les a déjà vues. Jeff est au...

T'as perdu. T'es en minorité. J'y crois pas !

J'y crois pas !

- Vous le voyez ? - Oui !

- Génial. - La vache !

- T'as trop l'air défoncé. - Ah, les voilà. Voyons voir.

Ça, c'est le club des élites de la nation.

Ah, non, le club d'éloquence. Les élites sont là.

Qu'est-ce que Jeff Dahm...

Il n'est dans aucun de ces clubs.

- Qui a fait ça ? - J'ai pris les photos, mais...

- Je crois qu'il... - Il fait pas de débats.

Il est pas dans celui-ci ni dans celui-là.

- Excusez-moi, qu'est-ce que vous... - Non...

C'est vraiment nécessaire ?

Merde.

Je ne suis pas irrationnelle. C'est juste qu'il ne peut pas...

Maman.

Il ne peut pas prendre mon fils.

Mais pourquoi il veut Dave ? Il ne peut pas s'en occuper.

Qu'est-ce qu'il va faire ? Il va en faire quoi ?

Je sais pas.

Je crois que vous vous êtes mélangé les pinceaux.

Vous pensez le représenter, lui, et pas moi.

Vous êtes l'avocat de qui ?

Je m'énerve pas, je veux juste savoir de qui vous êtes l'avocat.

Vous êtes pas censé me représenter ?

Non ! S'il a la maison, alors j'ai Dave.

Dégage !

Allez, va chercher !

Allez ! Va-t'en !

Je dois lui parler avant de vous laisser avec lui.

C'est ta surprise pour moi ? C'est ce que tu veux me faire...

Quelle surprise ! T'as 45 minutes de retard.

- C'est surprenant. - Les gosses...

- Les garçons, venez. - T'y connais quoi ?

T'es plus à la maison. C'est quoi, la surprise ?

C'est quoi ton problème ?

- Toi et tes copains avocats. - Qu'est-ce que tu racontes ?

Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ?

Je dois en faire quoi ? Tu veux la garde de David, c'est ça ?

Restez dans la voiture.

Donne-moi ça. J'en ai rien à faire !

C'est entre nous.

Les garçons, sortez de la voiture.

- Jeffrey, allez. - Trop tard.

Hé, mon pote.

Oh, que vois-je ? La super bande de tarés boit ?

- On devrait faire quoi d'autre ? - De la muscu ?

Ou jouer de la caisse claire chez vous ?

C'est toujours mieux que de rester sur la touche.

Elle est bonne ! Pas mal pour une merde.

Et votre mascotte, Dahmer ?

Il est pas là.

- Vous irez au bal ensemble ? - Non, ta mère ira avec lui.

Si elle rentre dans une robe de bal.

Dahmer, c'est le bouffon du roi.

Sauf que vous traînez plus trop avec lui, hein ?

Son fan-club existe toujours.

Ah bon ? On dirait pourtant qu'il vous a lâchés.

On va le faire revenir.

- Pour quoi ? - Pour sa représentation spéciale.

Il fera monter la mise, c'est sûr.

J'en doute.

En fait, on devrait lui faire faire son gogol à fond.

Mais ça fait des semaines qu'il l'a pas fait.

C'est plus son truc.

J'ai cinq dollars, je peux le payer, si ça le fait sortir samedi.

- Ça marche. Ce sera bath. - Ça déchire !

Cinq dollars. Cinq dollars.

Le fan-club de Dahmer a une nouvelle idée.

En gros, on va aller au centre commercial

et tu vas faire ton gogol comme un fou.

Le gogol le plus fou que t'aies fait.

Pourquoi on le lâche pas un peu ? C'est pas une bête de foire.

Le laisser tranquille ? Ça va être drôle.

J'ai 32 $, mais d'ici samedi, j'en aurai sûrement beaucoup plus.

Alors, prends ça, et ça pourra être, genre, ta représentation finale.

Ça va être super génial.

On partira avec panache.

D'accord ?

Super. T'es content ?

Super.

Alors, Cooper vient ?

Oui, il a dit que oui.

- Et Borowski et Guentlzer ? - Non, Borowski...

Borowski a pas payé.

Mais Guentlzer a dit qu'il venait.

Ce con de Guentlzer.

La vache, Dahmer.

Je t'ai jamais vu boire autant.

Et pourtant...

Où on retrouve ces idiots ?

Près des casiers chez Fatties.

Il était temps !

Désolé, les mecs. Vous avez le fric ?

Il a l'oseille, l'oseille, l'oseille...

Merci d'être venus.

Voilà ! Des sous, des sous...

OK. Ça fait environ 15 $. Pas mal.

Que le spectacle commence.

- Bien. Je vous présente Jeff. - Jeffrey.

Jeffrey, pour cette fois.

Je vous présente donc Jeffrey Dahmer pour sa représentation spéciale.

T'es sûr que tu veux y aller ?

Avec joie.

Mon Dieu !

On recule.

Oh, merde !

Hé, mec !

- Laisse-moi, mec. - C'est juste mon médicament.

Juste un médicament.

J'ai trop faim !

Hé, petit !

Va-t'en ! Dehors !

Ouste !

Fan-club !

Me voilà !

Bonjour. Vous voulez goûter ?

C'était super, Dahmer.

Coucou, mon chéri.

Devine quoi, le divorce est prononcé.

Ton père a eu la maison.

J'irai chez mamie avec ton frère,

mais ne le dis pas à ton père, d'accord ?

Je peux compter sur toi pour ne pas lui dire ?

Pour moi ?

Je lui dirai pas.

Il y a tout le temps des animaux morts.

Non, ça, c'était un incident spécifique.

- Et c'est glauque. - T'es pas parfait non plus.

- Sûrement un shabbat de sorcières. - Tu veux dire "sabbat" ?

On dit "sabbat" ?

Bref. Il paraît qu'il y a une augmentation de rites sataniques.

- D'après qui ? - Quand ? Où ?

Tout le monde le dit.

Tu sais quoi ? Demande à une secte de sorcières

de te faire apparaître un rencard pour le bal.

- Dégage. - Mike veut un rencard pour le bal.

Ouais et Derf veut te nommer roi du bal.

- Non. - On s'en fout.

Aucune fille dans un rayon de 80 km irait au bal avec Dahmer.

Bridget, bonjour.

Salut.

On se connaît pas très bien, je sais.

Non, pas vraiment.

Il paraît que ton amie Margaret va au bal ?

Oui, avec Brian Guentlzer.

Ils se connaissent du club d'éloquence.

Qu'est-ce que tu fais samedi ?

J'ai une dissertation à finir.

Eh bien, tu veux aller au bal ?

Avec qui ?

Moi.

Je sais pas.

Tu peux y aller avec moi, mais rester avec elle.

Je pense pas que ce soit une bonne idée.

Pourquoi ?

Écoute, je vais être en retard en cours. Alors...

On s'amusera bien.

Tu vas pas être bizarre ou...

boire ?

Certainement pas.

Écoute, beaucoup de terminales savent pas qui tu es.

Mais si tu vas au bal...

tu seras vachement en avance sur le reste de ta classe.

Tu veux avoir l'air normale, non ?

Je suppose.

Beaucoup de troisièmes rêvent qu'on les invite.

C'est tout à fait normal que j'aie pensé à toi.

Je sais pas. Laisse-moi réfléchir. Je vais en parler à mes parents.

Mettez-vous devant le fond. Vous êtes les derniers pour ce soir.

Rapprochez-vous.

N'aie pas peur. Elle va pas te mordre.

Et... souriez !

Regardez qui débarque.

- Incroyable. - Quoi ?

Regarde !

Merci.

C'était chou.

Je fais de mon mieux.

Tu peux aller nous chercher à boire ?

- Content de te voir ici. - Salut, Neil.

Je voulais juste...

m'excuser pour ce qui est arrivé au centre commercial.

T'y étais pas.

Je sais. J'ai pas pu.

T'étais pas obligé de faire ça.

C'était pas affreux.

Je sais pas. C'est juste que...

Je suis désolé.

T'es censé poser tes mains sur ma taille.

- Moi, c'est Penny. - Et moi, Bridget.

Félicitations.

Pour quoi ?

On a réussi.

Ah oui, c'est vrai.

Je dois aller aux toilettes.

- Je vais devant ! - Non, c'est moi.

- C'est Neil. - OK, laisse-le y aller.

- Laisse-le. - Je le laisse y aller !

Mesdames, on va faire un tour ?

Allez. Aide-moi.

- Prends la grande. - D'accord.

On va faire un tournoi de bowling en arrivant.

Mamie joue très bien au bowling.

- Vous allez où ? - Chez mamie.

Aujourd'hui ?

Elle sait bien y jouer.

Vous allez rater ma remise de diplôme.

Je peux y aller ?

On y va pas. On va chez mamie.

Chéri, ton père va être là. On peut plus se voir, tu le sais.

Un câlin ?

Allez. Même pas pour mon départ, hein ?

Allez, bonne journée. Et souris.

Chéri. Éteins ça pour maman.

Prends soin de ton père, d'accord ?

On sourit !

Où sont les clefs ?

- Tu as caché les clefs ? - Non !

Je les ai.

- Au revoir, mon chéri ! - Salut, Jeff !

- Salut, Dave. - Je t'aime !

- Merci beaucoup. - De rien. Félicitations.

Elle est à toi, maintenant !

Je suis fier de toi, fiston.

Maman, je dois aller à l'épicerie chercher des trucs.

On va manger. Tu adores le poulet à l'hawaïenne.

Je dois aller chercher ma dernière paie.

Mais toute la famille dîne ensemble.

On est tous ensemble.

Je dois y aller...

À plus, Beth. Salut.

Salut, mon pote.

Salutations...

Tu fais quoi ? Tu rentres chez toi à pied ?

OK. Je te dépose ?

Pourquoi pas ?

Et toi, qu'est-ce que tu fais là ?

J'ai fait un détour, parce que je pars à la fac demain.

Sérieux ?

Je suis des cours d'art cet été.

Tu veux entrer ?

Il fait noir chez toi.

Ouais, j'ai la maison pour moi.

- Mon père vit avec sa copine. - Tu saignes ?

Non. C'est juste...

de la peinture.

C'est de la peinture ?

Alors, tu vas à la fac de l'Ohio ?

Je vais à Pittsburgh, en fait.

Pour des cours d'art.

Alors, je suis très, très content.

Et toi ?

Je pense aller à la fac de l'Ohio.

Super. Mike y va aussi.

Vous allez vous éclater.

Tu vas étudier quoi ?

La "décowation" d'intérieur.

Je suis "décowateur".

Tu voulais pas étudier la biologie ?

Si.

Ça va ?

On pourrait boire une bière.

Il me reste un joint.

Je dois bientôt rentrer. On dîne en famille.

Hé, tu sais ce que j'ai ?

Regarde.

- C'est moi ? - Oui.

Toi en super-héros.

C'était pour la couverture de l'album de la promo,

mais elle a été rejetée.

Et ça, c'est toi en...

Je ne sais pas ce que j'ai fait. Oh, tu es...

une mangeoire à oiseaux.

Là, tu es en mât de drapeau.

Et ça, ce sont de vieux dessins.

Tu les veux ?

Non. J'en veux pas.

- On s'amusait juste, tu sais ? - Ouais.

- Je suis comme tout le monde. - Oui, je sais.

C'est super. Génial. On fait...

On fait tous des choses vraiment excitantes...

et amusantes.

C'est génial.

Viens boire une bière. Une seule.

Et tout est pardonné.

Je crois qu'il faut que j'y aille.

- Quoi ? - Oui, je crois...

Je crois que je devrais y aller.

Désolé, mec.

Ma mère va me tuer si je suis pas à l'heure pour dîner.

C'est juste...

Bref, à un de ces quatre, Dahmer.

Ici Denny Sander.

Le spectacle de Michael Stanley hier à Lake Chippewa était génial.

J'ai adoré vous y voir, on se refera ça bientôt.

Appelons T-Rex et Jason B. Sad de l'autre côté de l'Atlantique.

Vous écoutez WMMS: The Buzzard sur 101 FM.

Salut.

- T'étais au concert ? - Ouais, c'était l'éclate.

- Tu vas où ? - Je suis venu jusqu'ici.

Je rentre à Akron.

Tu veux continuer à faire la fête ?

- Bien sûr ! - Génial, monte.

- Je m'appelle Jeffrey. - Steven Hicks. Enchanté.

Le 18 juin 1978, Steven Hicks est allé chez Jeffrey Dahmer.

On ne l'a plus jamais revu.

En juillet 1991, Jeffrey Dahmer a été arrêté.

Il a avoué avoir assassiné 17 jeunes hommes.

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